Fanny Hensel Mendelssohn: Notes sur sa vie et ses œuvres

Aperçu

Fanny Hensel (née Mendelssohn, 1805-1847 ) était une compositrice et pianiste allemande de renom de l’époque romantique. Malgré son talent exceptionnel , elle resta longtemps dans l’ombre de son jeune frère Felix Mendelssohn Bartholdy, car une carrière de musicienne professionnelle était socialement inacceptable pour une femme à son époque.

Voici un aperçu de sa vie et de son œuvre :

Origine et éducation

Débuts musicaux : Née à Hambourg, fille aînée de la famille de banquiers juifs Mendelssohn , elle grandit à Berlin dans un milieu très cultivé. Elle fit preuve d’un talent prodigieux dès son plus jeune âge ; à 13 ans, elle jouait de mémoire les 24 préludes du Clavier bien tempéré de Bach.

Un parcours commun : elle a reçu la même formation musicale d’excellence que son frère Felix, notamment auprès de Carl Friedrich Zelter. Les deux frères et sœurs ont entretenu une relation artistique profonde et durable , au cours de laquelle ils ont été les conseillers et critiques les plus proches l’un de l’autre.

œuvre artistique

Les Concerts du dimanche : Son père et son frère ayant tous deux refusé une carrière publique , Fanny concentra ses efforts sur la sphère privée. À Berlin, elle dirigea les célèbres « Concerts du dimanche », une série de concerts donnés dans la maison familiale et devenus une importante institution culturelle. Elle s’y produisait comme pianiste et cheffe d’orchestre, interprétant ses propres œuvres ainsi que des pièces de son frère .

Compositions : Son œuvre complète comprend plus de 460 compositions. L’un de ses thèmes de prédilection était :

Chansons : Plus de 250 chansons avec accompagnement au piano.

Œuvres pour piano : Y compris l’important cycle L’Année (12 pièces de caractère ).

Musique de chambre : par exemple, le Trio pour piano en ré mineur, op. 11.

plus importantes : Elle a également composé des chants choraux et un oratorio inspirés d’images bibliques.

Obstacles et publication tardive

Son père insista très tôt sur le fait que la musique pouvait être une profession pour Felix, mais seulement un ornement pour elle . C’est pourquoi elle publia certaines de ses premières chansons sous le nom de son frère. Ce n’est que peu avant sa mort prématurée en 1847 qu’elle décida — encouragée par son mari, le peintre Wilhelm Hensel, et contre la volonté de son frère — de publier ses propres œuvres sous son nom (Op. 1 à Op. 7).

Héritage

Fanny Hensel mourut en 1847, à seulement 41 ans, des suites d’ une attaque cérébrale survenue lors d’une répétition musicale. Son œuvre ne fut redécouverte que dans les années 1970 et 1980, dans le cadre de recherches musicologiques sur les femmes, et est aujourd’hui considérée comme l’une des plus importantes de l’époque romantique.

Histoire

Fanny Mendelssohn Hensel naquit à Hambourg en 1805 dans une famille très cultivée. Dès son plus jeune âge, sa mère témoignait de son talent exceptionnel pour la fugue , et de fait, elle fit preuve, à l’instar de son jeune frère Felix, d’un don musical extraordinaire . À seulement 13 ans, elle joua de mémoire les 24 préludes du Clavier bien tempéré de Bach pour son père.

Bien que Fanny ait reçu la même excellente formation musicale que Felix, elle se heurta très tôt aux limitations de la société . Son père lui fit clairement comprendre que la musique pouvait être une profession pour son frère, mais seulement un « ornement » pour elle . Cette attitude reflétait les conventions de l’époque, qui interdisaient aux femmes d’exercer une carrière publique . Fanny sut composer avec cette situation en recentrant ses activités sur la sphère privée. Elle prit la direction des « concerts du dimanche » chez ses parents à Berlin, qui, sous son impulsion, devinrent une institution culturelle majeure. Elle s’y produisait comme pianiste et cheffe d’orchestre, présentant ses propres œuvres à un public trié sur le volet qui compta plus tard des personnalités telles que Franz Liszt et Clara Schumann .

Sa relation étroite avec Felix était marquée par un respect artistique mutuel , mais aussi par des tensions liées à leurs ambitions respectives. Longtemps, elle ne publia aucune de ses œuvres ou le fit sous le nom de son frère. Ce n’est que tard dans sa vie, encouragée par son mari, le peintre Wilhelm Hensel, et après un voyage inspirant en Italie, qu’elle osa se faire connaître du public . En 1846, elle commença à faire imprimer ses œuvres sous son propre nom.

Son histoire s’est cependant terminée brutalement : en mai 1847, elle fut victime d’un AVC lors d’une répétition musicale et mourut à l’âge de 41 ans. Son œuvre considérable, forte de plus de 460 compositions, tomba ensuite dans l’oubli pendant longtemps et ne fut redécouverte comme un héritage important du romantisme qu’à partir des années 1970.

Histoire chronologique

La vie de Fanny Mendelssohn Hensel fut caractérisée par une tension constante entre son talent extraordinaire et les attentes sociales restrictives du XIXe siècle.

L’histoire commence en novembre 1805 à Hambourg, où elle naît , aînée de la famille de banquiers Mendelssohn. Son génie musical est reconnu très tôt ; sa mère , Léa, décrit ses doigts comme « des doigts de fugue à la Bach » peu après sa naissance . En 1811, la famille fuit l’ occupation française pour Berlin, où Fanny, ainsi que son jeune frère Félix, reçoivent une excellente éducation . Un moment déterminant de sa jeunesse survient en 1816 lorsqu’elle et son frère prennent des leçons de musique à Paris, et peu après, elle devient l’ élève du célèbre Carl Friedrich Zelter à Berlin .

Sa jeunesse fut marquée par un développement artistique fulgurant : en 1819, à seulement 13 ans, elle impressionna son père en jouant de mémoire les 24 préludes du Clavier bien tempéré de Bach. Cependant, même à ce stade précoce, son avenir se dessinait . Dans une célèbre lettre de 1820, son père lui rappela que si la musique serait une profession pour Felix, pour elle, elle ne pourrait jamais être qu’un simple ornement . Malgré cette contrainte, elle se mit à composer intensivement les années suivantes ; en 1822, elle rencontra également son futur époux , le peintre Wilhelm Hensel.

Les années 1820 et 1830 furent une période d’ activité créative « privée ». Dès 1822, sa mère créa les concerts « Musique du dimanche » , que Fanny reprit plus tard , en faisant l’un des lieux culturels les plus importants de Berlin. N’étant pas autorisée à publier, certaines de ses chansons parurent anonymement en 1827 et 1830 sous le nom de son frère Felix dans ses recueils. Après le retour de Wilhelm Hensel d’un long voyage en Italie en 1828 , le couple se maria en octobre 1829. Un an plus tard , en juin 1830, leur fils Sebastian naquit.

Dans les années 1830, elle créa des œuvres importantes telles que l’oratorio inspiré de scènes bibliques (1831) et son quatuor à cordes (1834). Un tournant décisif fut le voyage de sa famille en Italie, de 1839 à 1840. La reconnaissance artistique qu’elle y reçut , notamment du compositeur Charles Gounod, l’ inspira profondément. À son retour, elle composa en 1841 son célèbre cycle pour piano, L’Année .

Ce n’est qu’en 1846, encouragée par son mari et malgré l’ opposition initiale de son frère, qu’elle décida de publier officiellement ses œuvres sous son nom. Ses sept premiers volumes parurent rapidement. Mais ce triomphe tardif fut de courte durée : le 14 mai 1847, Fanny Hensel fut victime d’une attaque cérébrale lors d’une répétition de la Première Nuit de Walpurgis de Félix et mourut le jour même à Berlin. Son frère ne lui survécut que quelques mois.

Style(s), mouvement ( s) et période(s) de la musique

Fanny Mendelssohn Hensel fut l’une des figures centrales, bien que longtemps incomprise, du romantisme. Son style est indissociable du courant esthétique du Haut Romantisme allemand, qui plaçait le sentiment , le lien à la nature et l’âme individuelle au cœur de l’art .

L’ époque et le courant

Sa musique s’inscrit clairement dans le courant romantique, et plus précisément dans la tradition de l’ École de Leipzig. Contrairement au baroque (caractérisé par une polyphonie rigoureuse ) ou au classicisme (qui privilégiait la symétrie et la clarté formelle), Fanny recherchait une expression subjective. Son éducation, cependant, était profondément ancrée dans le classicisme. Grâce à ses professeurs, elle se familiarisa si intimement avec la musique de Johann Sebastian Bach et de Wolfgang Amadeus Mozart que son style est souvent décrit comme un pont : elle utilisa les structures solides, presque architecturales, des périodes baroque et classique pour déployer les thèmes profondément émotionnels et souvent mélancoliques du romantisme.

Neuf ou ancien ? Traditionnel ou innovant ?

On ne peut répondre en un seul mot à la question de savoir si sa musique était « nouvelle » ou « ancienne » , car Fanny a su maintenir un équilibre magistral entre tradition et innovation.

À première vue, sa musique semble traditionnelle, puisqu’elle employait des genres classiques comme la mélodie, la pièce pour piano et la sonate. Elle n’était pas une « radicale » au sens de compositeurs postérieurs tels que Richard Wagner ou Franz Liszt, qui cherchaient à rompre avec les formes établies. Au contraire, elle travaillait au sein de structures existantes, mais les imprégnait d’un esprit profondément personnel .

Son innovation résidait dans les détails, notamment dans ses harmonies et le développement de ses « Chants sans paroles » . Elle expérimentait des modulations audacieuses et des envolées chromatiques très novatrices pour son époque. Son cycle pour piano *Das Jahr* (L’Année) est aujourd’hui considéré comme visionnaire . Il s’agit d’un exemple précoce de musique à programme : une œuvre qui non seulement joue des sonorités abstraites , mais retrace musicalement le cours des douze mois. Dans de telles œuvres, elle se révélait comme une compositrice qui transcendait largement les frontières de la musique traditionnelle .

Modéré ou radical.

Son style était généralement assez modéré. Elle ne recherchait pas une rupture radicale avec le passé, mais plutôt la perfection de la puissance expressive. Si l’histoire de la musique célèbre souvent les « rebelles », la force de Fanny résidait dans la densité de ses textes et la profondeur de ses compositions. Sa musique est d’une grande complexité et intellectuellement exigeante, tout en restant toujours fidèle à la qualité lyrique et à une certaine beauté sonore .

En résumé , Fanny Mendelssohn Hensel était une romantique ancrée dans la tradition classique. Sa musique, d’une grande modernité pour son époque par son émotion , restait profondément respectueuse de la tradition – une évolution subtile du potentiel musical, sans pour autant renoncer à l’harmonie sonore.

Genres musicaux

L’œuvre de Fanny Mendelssohn Hensel comprend plus de 460 compositions et se concentre principalement sur les « petites formes » particulièrement prisées à l’époque romantique . Son travail peut être divisé en plusieurs genres principaux :

Musique vocale (chansons et chants )

La chanson est au cœur de son œuvre. Elle a composé environ 250 chansons pour voix et piano.

Chansons solo : Celles-ci se caractérisent par un lien étroit entre le texte et la musique, l’artiste mettant souvent en musique des poèmes de contemporains tels que Goethe ou Heine.

Musique chorale : Un genre particulier est celui de ses Chants de jardin (op. 3) – des chansons pour soprano , alto, ténor et basse, qui étaient souvent interprétées en plein air ou dans le cadre de ses concerts de musique du dimanche a cappella .

Musique pour piano ( pièces de caractère et sonates)

Comme Fanny était elle-même une excellente pianiste, son œuvre pour piano est particulièrement vaste.

Chansons sans paroles : elle a considérablement influencé ce genre (souvent attribué à tort à son seul frère). Ce sont des pièces lyriques pour piano qui transposent une mélodie vocale à l’instrument .

de caractère : Son œuvre la plus importante dans ce domaine est le cycle L’Année (1841), qui se compose de 12 pièces , chacune décrivant un mois.

Sonates : Elle a écrit plusieurs sonates pour piano (par exemple en do mineur et en sol mineur) qui sont formellement plus complexes et techniquement plus exigeantes.

musique de chambre

En musique de chambre, Fanny a prouvé qu’elle maîtrisait également les ensembles plus importants.

Trio pour piano : Son Trio pour piano en ré mineur, op. 11, est considéré comme l’une de ses œuvres instrumentales les plus abouties.

Quatuor à cordes : Elle a composé un remarquable quatuor à cordes en mi bémol majeur (1834), ce qui était inhabituel pour les compositrices de son époque , car ce genre était considéré comme une « discipline royale » .

Autres compositions : Elle a également laissé un quatuor pour piano (en la bémol majeur) ainsi que des pièces pour violoncelle et piano (telles que la Fantaisie ou le Capriccio).

plus importants et œuvres sacrées

Bien qu’elle ait rarement écrit pour de grands orchestres, il existe des exceptions qui mettent en lumière sa polyvalence :

Oratorios et cantates : Il s’agit notamment de l’oratorio basé sur des images de la Bible, de la cantate de Job et de la cantate du choléra.

Œuvres orchestrales : Son ouverture en do majeur est l’une de ses rares œuvres purement orchestrales.

En résumé, on peut dire que Fanny Mendelssohn Hensel a perfectionné la mélodie et la pièce lyrique pour piano avant tout , mais a également apporté une contribution significative à la musique de chambre et à la musique sacrée.

Caractéristiques de la musique

La musique de Fanny Mendelssohn Hensel se caractérise par un fascinant mélange de rigueur intellectuelle et d’une grande expressivité émotionnelle. Son style est marqué par une connaissance approfondie de l’histoire de la musique, qu’elle a conjuguée à la sensibilité subjective de l’époque romantique.

Voici les principales caractéristiques de son travail de composition :

Poésie et mélodie

La caractéristique la plus frappante de sa musique est sans doute son caractère chantant . Comptant parmi les plus importantes compositrices de mélodies de son époque, elle a transposé au piano la dimension lyrique du chant. Ses mélodies, souvent amples et empreintes de nostalgie, possèdent une élégance naturelle . Même dans les passages techniquement exigeants, la ligne mélodique demeure le moteur, ce qui est particulièrement évident dans ses « Chants sans paroles ».

Audace harmonieuse

Alors que son frère Felix est souvent reconnu pour sa clarté classique, Fanny fait preuve d’un surprenant esprit d’expérimentation dans l’harmonie de ses œuvres . Elle utilise fréquemment :

Chromatique : L’incorporation de demi-tons pour créer de la tension et des nuances.

Modulations : Elle passe souvent à des tonalités éloignées, ce qui donne à sa musique une profondeur agitée, presque moderne.

Dissonances : Elle les utilise délibérément pour exprimer des états émotionnels ou de la douleur , ce qui confère à ses œuvres une touche très personnelle .

Référence à la polyphonie et à Bach

La musique de Fanny est d’une facture exceptionnelle . Sa formation initiale auprès de Zelter a fait d’elle une experte du contrepoint . Elle entremêlait souvent plusieurs mélodies indépendantes , conférant à sa musique une texture dense, presque architecturale. Cette prédilection pour la polyphonie témoigne de son profond respect pour Johann Sebastian Bach, dont l’influence est palpable dans la quasi-totalité de ses œuvres .

Rythme et dynamique
rythme énergique et entraînant . Elle privilégie les passages fluides en doubles croches et les figures d’accompagnement complexes qui confèrent au piano une sonorité orchestrale. Sa dynamique est rarement statique ; elle recourt abondamment aux crescendos et decrescendos pour créer des moments d’intensité dramatique et des retours soudains à l’ intimité .

La virtuosité sans autopromotion

Pianiste de grand talent, elle a composé des œuvres d’une virtuosité technique extrême . Cependant, contrairement à nombre de ses contemporains, sa virtuosité n’a jamais été une fin en soi ni un exercice de style. Les difficultés techniques étaient toujours mises au service de l’expression musicale. Sa musique représente un défi intellectuel et technique pour l’interprète, tout en conservant une profondeur indéniable.

Le « féminin » et le « privé »

Longtemps, son style a été perçu à tort comme « féminin et doux ». Pourtant, les recherches modernes révèlent que sa musique recèle souvent une puissance, une fougue et une détermination extraordinaires (comme dans le Trio pour piano en ré mineur). Son style reflète l’atmosphère des salons berlinois : raffiné, intime et conversationnel , il possède néanmoins une force émotionnelle qui dépasse largement la sphère privée.

Effets et influences

L’influence de Fanny Mendelssohn Hensel se déroule en deux phases : son impact immédiat sur son environnement berlinois au XIXe siècle et sa profonde signification pour l’historiographie musicale et le mouvement féministe depuis la fin du XXe siècle.

Voici les principaux domaines où elle a eu un impact et a laissé son empreinte :

1. Centre culturel de Berlin (Série de concerts du dimanche)

Fanny était la force motrice de l’une des institutions culturelles les plus importantes de Berlin. Chez elle, elle perpétuait la tradition des concerts du dimanche.

Plateforme d’innovation : Elle a créé un espace où de nouvelles compositions (les siennes et celles de son frère) étaient testées devant un public prestigieux composé de diplomates, de scientifiques et d’artistes tels qu’Alexander von Humboldt ou Franz Liszt .

Redécouverte des maîtres anciens : grâce à ses programmes, elle a apporté une contribution significative à la redécouverte et à l’appréciation de l’œuvre de J.S. Bach et de Haendel au XIXe siècle .

2. Influence sur Felix Mendelssohn Bartholdy

La relation entre Fanny et Felix était une symbiose artistique .

L’ autre moitié de son talent : Félix l’appelait sa « Minerve » et lui envoyait presque toutes ses partitions pour correction avant publication . Son jugement était essentiel pour lui .

Création du genre : L’invention des « chansons sans paroles » fut un processus collaboratif. Les contributions de Fanny à ce genre ont profondément influencé le style pianistique de Felix.

Publications anonymes : Comme certaines de ses chansons ont été publiées sous son nom, elle a contribué à façonner l’image du « style Mendelssohn », sans que le monde sache à l’époque quelle part de ce style venait réellement d’elle (comme la célèbre chanson Italien).

3. Pionnière pour les compositrices

publiquement de son vivant , son impact sur le rôle des femmes dans la musique d’aujourd’hui est monumental.

Briser les barrières : Sa décision en 1846 (peu avant sa mort) de faire publier officiellement ses œuvres contre la volonté de son frère fut un acte d’émancipation. Elle prouva qu’une femme pouvait maîtriser des formes complexes telles que les quatuors à cordes ou les oratorios à un niveau professionnel.

Figure emblématique de la musicologie : dans les années 1970, elle est devenue une figure centrale de la recherche féministe en musique. Son parcours et ses qualités ont conduit à une réécriture de l’histoire de la musique afin de reconnaître les contributions des femmes.

4. Innovation dans la musique à programme

Avec son cycle pour piano *Das Jahr* (douze pièces de caractère, une pour chaque mois), elle a laissé un exemple novateur de musique à programme . Elle y associait des impressions visuelles ( ses manuscrits étaient illustrés par son mari, Wilhelm Hensel) et des souvenirs de voyages personnels . Cette structure cyclique a influencé des compositeurs ultérieurs qui concevaient la musique comme un moyen d’expression narrative .

En résumé, on peut dire que de son vivant, Fanny fut l’ éminence grise qui a permis le succès de son frère et une figure incontournable du réseautage de l’époque romantique. Aujourd’hui, elle est une figure artistique majeure dont la redécouverte a transformé notre compréhension de toute cette période .

Activités musicales autres que la composition

Outre son travail de compositrice, Fanny Mendelssohn Hensel était une figure centrale de la vie musicale berlinoise, œuvrant comme interprète, organisatrice et mentor artistique . Ses activités étaient indissociables de la composition, puisqu’elle dirigeait souvent elle-même ses propres œuvres .

La série « Musique du dimanche » : Organisation et gestion

Son rôle le plus important en dehors de la composition fut celui d’organisatrice et de directrice des concerts du dimanche. À partir de 1831, elle dirigea elle-même ces concerts privés mais de grande qualité dans le hall du jardin de la maison Mendelssohn .

Cheffe d’orchestre : À ces occasions, Fanny dirigeait son propre chœur et son orchestre (souvent composé de musiciens professionnels du Royal Theatre ) . Elle était considérée comme une cheffe d’orchestre brillante par ses contemporains et fut l’une des premières femmes à diriger publiquement un orchestre.

Œuvres à vocation musicale : Elle a élaboré des programmes ambitieux qui dépassaient largement les goûts de salon alors en vigueur. Elle a dirigé des œuvres majeures de Bach, Haendel , Mozart et Beethoven, contribuant ainsi de manière significative à la renaissance de Bach à Berlin. Des créations mondiales d’œuvres de son frère Felix (comme l’oratorio Paulus) ont également eu lieu sous sa direction.

virtuosité pianistique

Fanny était l’une des pianistes les plus remarquables de son époque. Bien qu’elle se soit rarement produite dans les salles de concert publiques en raison des conventions sociales , son jeu était légendaire dans les milieux professionnels .

Réputation : Clara Schumann, elle-même pianiste de renommée mondiale , appréciait grandement le jeu de Fanny et a par la suite comparé d’autres pianistes à ce niveau d’excellence .

publiques : Parmi ses rares apparitions publiques figure l’ interprétation du Concerto pour piano n° 1 en sol mineur de son frère en 1838 au Schauspielhaus de Berlin.

artistique et correspondant

Fanny était la conseillère artistique la plus proche de son frère Felix . Cette « correspondance musicale » était l’une de ses activités musicales les plus intenses .

Critique et correction : Félix lui soumettait presque toutes ses nouvelles partitions pour relecture . Son avis était si crucial à ses yeux qu’il s’abstenait souvent de toute modification ou de toute publication sans son approbation .

Médiation culturelle : Lors de son voyage en Italie (1839/40), elle joua un rôle d’ambassadrice musicale. À Rome, elle fit découvrir la musique de Bach et de Beethoven à de jeunes musiciens comme Charles Gounod, influençant ainsi leur développement artistique .

Éducation et patrimoine

Dans sa vie privée, elle était également active en tant qu’enseignante et a façonné l’ éducation musicale de son fils Sebastian ainsi que l’atmosphère de son salon, qui servait d’ « université privée » pour l’échange d’ idées sur la musique, l’art et la philosophie.

musicienne complète qui a marqué la vie culturelle berlinoise autant par sa musique que par son travail de cheffe d’orchestre, de pianiste et de mentor intellectuelle.

Activités autres que la musique

Fanny Mendelssohn Hensel était une femme très cultivée dont les intérêts et les talents dépassaient largement le cadre de la musique. Elle menait une vie intellectuelle et sociale intense au sein du milieu très éduqué de la bourgeoisie berlinoise .

Voici leurs principales activités en dehors de la musique :

Salonnière et réseauteuse

Fanny était une hôtesse hors pair. Son salon n’était pas seulement un lieu dédié à la musique , mais un véritable centre intellectuel berlinois. Elle y réunissait des personnalités issues de disciplines très diverses. Parmi ses invités figuraient des naturalistes comme Alexander von Humboldt, des poètes comme Heinrich Heine, des philosophes comme Georg Wilhelm Friedrich Hegel et des sculpteurs comme Christian Daniel Rauch. Fanny animait ces rencontres , entretenait une correspondance avec les plus grands esprits de son temps et participait activement aux débats sur la littérature, la politique et les sciences .

Littérature et langues

Fanny bénéficiait d’une solide éducation littéraire. Elle lisait des classiques tels que Goethe et Shakespeare dans leur version originale et, outre l’allemand, parlait couramment le français , l’anglais , l’italien et le latin. Elle mettait ces compétences linguistiques à profit non seulement pour ses compositions musicales, mais aussi pour une exploration approfondie de la littérature mondiale. Elle rédigeait des lettres et des journaux intimes empreints d’esprit , aujourd’hui considérés comme d’importants documents historiques sur la vie au XIXe siècle et qui révèlent sa vive intelligence et sa perspicacité psychologique .

Recherche sur les voyages et l’éducation

un rôle déterminant dans sa vie, notamment son grand tour d’Italie (1839-1840). Ce périple était bien plus qu’un simple voyage de vacances ; c’était un véritable voyage d’études. Elle étudia les trésors artistiques de Venise, Florence et Rome, s’imprégna de l’architecture et de l’histoire de ces villes et consigna ses impressions dans des carnets détaillés . Ce voyage fut pour elle une véritable émancipation , car elle y fut reconnue comme une intellectuelle indépendante .

Art et dessin

Son mariage avec le peintre de la cour Wilhelm Hensel l’a étroitement liée au monde des arts visuels. Elle accompagnait souvent son époux au travail et développa ainsi son propre sens de la composition visuelle. Bien que n’étant pas elle-même peintre professionnelle, elle était une observatrice attentive et collabora étroitement avec Wilhelm à l’alliance de la musique et des arts visuels , notamment en illustrant leurs manuscrits musicaux.

Éducation et gestion familiale

Malgré ses ambitions artistiques , Fanny assumait la responsabilité de gérer une grande maisonnée. Elle se consacra pleinement à l’éducation de son fils Sebastian, qu’elle avait prénommé en hommage à son compositeur préféré (Johann Sebastian Bach). Elle supervisa son éducation et veilla à ce qu’il grandisse dans un environnement stimulant tant sur le plan artistique que scientifique.

En résumé , Fanny Mendelssohn Hensel était une femme aux talents multiples. Sa vie fut un constant échange entre les arts et les sciences, faisant d’elle l’une des figures féminines les plus marquantes du romantisme allemand.

En tant que joueur

Quand on considère Fanny Mendelssohn Hensel comme musicienne – c’est-à-dire comme pianiste interprète –, on décrit une femme qui était techniquement à la hauteur des plus grands virtuoses de son temps, mais qui jouait presque exclusivement dans des cadres privés ou semi – publics.

Le virtuose caché

Fanny a reçu la même formation que son frère Felix. Dès son plus jeune âge , elle était considérée comme l’enfant prodige du piano au sein de la famille. Son jeu se caractérisait par une technique phénoménale , qu’elle n’exhibait jamais comme un simple numéro d’épouvante. Tandis que des contemporains comme Franz Liszt « domptaient » souvent le piano et en faisaient un spectacle, le style de Fanny était marqué par une profonde compréhension intellectuelle . Elle ne se contentait pas de jouer des notes ; elle révélait la structure même de la musique.

Caractéristiques de son jeu de piano

La tradition bachienne : son jeu était profondément ancré dans l’étude de Johann Sebastian Bach. Cela conférait à son toucher une clarté et une précision qui ne sonnaient jamais brouillées, même dans les passages polyphoniques les plus complexes (où plusieurs mélodies sont jouées simultanément).

Force et énergie : les témoignages de ses contemporains soulignent souvent la force et la détermination surprenantes avec lesquelles Fanny jouait . Son jeu n’était en aucun cas « doux » ou « délicat », comme on l’attendait d’une femme à l’époque, mais fougueux, énergique et caractérisé par un puissant sens du rythme .

Cantabile : Compositrice de centaines de chansons, elle savait faire « chanter » le piano. Elle possédait le don de mettre en valeur une mélodie de façon à ce qu’elle flotte au-dessus de l’accompagnement – une technique qui faisait d’elle l’interprète idéale de ses propres chansons sans paroles.

La série « Sunday Music » comme scène

scènes internationales lui était socialement interdit, elle créa son propre espace dans le salon de jardin de la maison de ses parents. En tant qu’artiste lors de ces concerts du dimanche, elle était :

Soliste : Elle a interprété les œuvres les plus difficiles de Beethoven et de Bach.

Musicienne d’ensemble : Elle était le cœur de chaque ensemble de musique de chambre.

Chef d’orchestre depuis le piano : Comme c’était courant à l’époque , elle dirigeait souvent de grands ensembles et des chœurs directement depuis le piano , ce qui exigeait une concentration et une vision d’ensemble maximales .

Reconnaissance par les pairs

La qualité de son jeu se révèle pleinement dans les réactions de ses collègues. Clara Schumann, sans doute la pianiste la plus célèbre du XIXe siècle, l’ entendit jouer et fut profondément impressionnée. Bien que réputée pour son exigence, Clara reconnaissait en Fanny une artiste à part entière . Fanny était également la principale référence pour Félix : il se fiait aveuglément à son jugement pianistique et s’en inspirait souvent pour composer ses propres œuvres.

Un rare moment de visibilité publique survint en 1838 lorsqu’elle interpréta le Concerto pour piano n° 1 de son frère lors d’un concert de charité. Les critiques furent dithyrambiques, louant sa maîtrise et la puissance « masculine » de son jeu – un compliment discutable pour l’époque, mais qui soulignait son extraordinaire autorité sur l’ instrument.

Famille musicale

La famille Mendelssohn fut l’une des dynasties les plus extraordinaires de l’histoire intellectuelle et culturelle allemande. Musique, philosophie et finance s’y côtoyaient pour créer un environnement qui a façonné Fanny et ses frères et sœurs dès leur naissance .

Voici un aperçu de ses plus proches parents et ancêtres musiciens :

Le frère : Felix Mendelssohn Bartholdy

La relation musicale la plus importante dans la vie de Fanny fut celle qu’elle entretint avec son jeune frère Felix (1809-1847 ) . Enfants, ils étaient inséparables et reçurent exactement la même éducation.

artistique : ils s’appelaient mutuellement leur « Minerve » ou leur « autre moitié » . Felix était une star mondiale de l’histoire de la musique, mais il reconnaissait ouvertement que le jugement de Fanny était crucial pour ses compositions.

L’ambivalence : malgré leur relation étroite, c’est Felix qui, pendant des années, s’est opposé à la publication des œuvres de Fanny , craignant pour sa réputation de femme « respectable » dans la société . Il a néanmoins publié six de ses chansons sous son propre nom afin qu’elles puissent au moins être entendues .

Les parents : Abraham et Lea Mendelssohn

Lea Mendelssohn (née Salomon) : La mère de Fanny était elle-même une pianiste de grand talent et une élève d’ un disciple de Bach ( Kirnberger). C’est elle qui a découvert et encouragé le talent de ses enfants . Elle a donné à Fanny ses premières leçons de piano et a ainsi instauré la tradition musicale de Bach au sein de la famille.

Abraham Mendelssohn : Banquier et fils du philosophe Moses Mendelssohn, il soutint financièrement et idéologiquement l’éducation de ses enfants, mais traça une distinction stricte entre « profession » (pour Felix ) et « ornement » (pour Fanny ). Il forgea la célèbre phrase selon laquelle la musique ne devait être qu’un « accompagnement » dans la vie de Fanny .

Les ancêtres et la tradition de Bach

Moïse Mendelssohn : Le grand-père de Fanny était le célèbre philosophe des Lumières . Bien qu’il ne fût pas musicien, son engagement pour l’éducation et l’émancipation a posé les fondements intellectuels de la famille.

Bella Salomon (grand-mère ) et Sara Levy (grand-tante) : ces femmes ont joué un rôle essentiel dans la formation musicale de Fanny . Sara Levy était une claveciniste de grand talent qui avait étudié directement avec les fils de J.S. Bach (Wilhelm Friedemann et Carl Philipp Emanuel). Elle collectionnait les manuscrits de Bach à une époque où ce dernier était presque tombé dans l’oubli. Sans elles, la célèbre redécouverte de Bach par les frères et sœurs Mendelssohn n’aurait probablement jamais eu lieu.

La sœur et le mari

La sœur cadette de Fanny était elle aussi douée pour la musique et possédait une voix magnifique . Elle chantait souvent aux concerts du dimanche de Fanny et était un membre important de l’ ensemble familial .

Wilhelm Hensel, époux de Fanny, peintre de cour et non musicien, joua un rôle musical crucial en tant que mécène . Contrairement à son père et à son frère, il l’ encouragea à composer et à publier ses œuvres . Il illustra ses partitions ( comme dans le cycle « Das Jahr »), établissant ainsi un lien entre l’image et le son.

Relations avec les compositeurs

Bien que la vie de Fanny Mendelssohn Hensel se soit souvent déroulée géographiquement à Berlin , son milieu familial et ses célèbres « concerts du dimanche » l’ont placée au centre de l’un des réseaux musicaux les plus denses du XIXe siècle. Ses relations avec d’autres compositeurs allaient d’une profonde admiration et d’une amitié collégiale à une influence mutuelle.

Felix Mendelssohn Bartholdy : La Symbiose

Sans aucun doute, sa relation la plus étroite et la plus complexe était celle qu’il entretenait avec son frère. Ils étaient chacun le public principal et le plus important de l’autre. Fanny était souvent la première à découvrir son travail, et elle n’hésitait pas à formuler des critiques. En retour, elle a considérablement influencé son style. Un exemple célèbre est la chanson « Italy » , composée par Fanny mais publiée sous le nom de Felix . Lorsque Felix se produisit à Londres devant la reine Victoria , et que celle-ci déclara que la chanson était sa préférée , il dut avouer, un peu gêné, qu’il s’agissait en réalité de l’œuvre de sa sœur.

Johann Sebastian Bach : Le mentor spirituel

Bien que Bach fût décédé 55 ans avant sa naissance, Fanny entretenait une relation quasi personnelle avec son œuvre . Grâce à son professeur Carl Friedrich Zelter et à sa grand-tante Sara Levy, elle devint une experte de la musique de Bach . Elle « correspondait » avec ses œuvres en traduisant ses techniques polyphoniques dans un langage moderne qui lui était propre . Sans les connaissances approfondies de Fanny et le travail préparatoire qu’elle avait réalisé lors des concerts du dimanche, la célèbre reprise de la Passion selon saint Matthieu par son frère Felix en 1829 aurait été difficilement concevable.

Charles Gounod : L’admirateur à Rome

Lors de son voyage en Italie en 1839-1840 , Fanny rencontra à Rome le jeune compositeur français Charles Gounod , qui venait de remporter le Prix de Rome. Gounod fut profondément impressionné par le talent et le savoir de Fanny. Dans ses mémoires, il la décrivit comme une femme aux « dons rares » et à l’« esprit supérieur » . C’est Fanny qui fit découvrir à Gounod la musique allemande de Bach et de Beethoven, qui influença profondément son propre style. Pour Fanny , en retour, l’admiration sans bornes de Gounod fut un encouragement essentiel à prendre plus au sérieux son identité de compositrice.

Clara et Robert Schumann : Distance respectueuse

La relation avec les Schumann était empreinte d’un respect professionnel mutuel . Clara Schumann, elle-même enfant prodige et pianiste de renommée internationale, assistait aux concerts de Fanny à Berlin. Elle consigna dans son journal son admiration pour le jeu magistral de Fanny. Robert Schumann, quant à lui, avait une attitude plutôt ambivalente envers les compositrices, mais il appréciait les lieder de Fanny et publia des critiques élogieuses des quelques œuvres parues de son vivant.

Franz Liszt : Le virtuose irritant

Franz Liszt, incarnation même du virtuose romantique, était un invité du salon de Fanny. Leur relation était empreinte de respect, mais Fanny se montrait plutôt sceptique face à son style excentrique et souvent ostentatoire . Néanmoins, Liszt admirait profondément son talent au piano. Ces rencontres illustrent la position de Fanny : elle n’était pas une figure marginale, mais une autorité dont la reconnaissance était recherchée même par une star de renommée mondiale comme Liszt.

Ignaz Moscheles : Le professeur et l’ami

Le célèbre compositeur et pianiste Ignaz Moscheles était un ami proche de la famille et donnait occasionnellement des leçons à Fanny et Felix. Toute sa vie, il considéra Fanny comme l’une des musiciennes les plus douées de son temps. Leur correspondance témoigne d’un échange professionnel approfondi sur la technique pianistique et la composition.

Fanny Mendelssohn Hensel n’était donc nullement une amatrice isolée. Elle était une interlocutrice privilégiée de l’élite musicale. Tandis que des hommes comme Gounod ou son frère Felix occupaient la scène publique , Fanny tirait souvent les ficelles intellectuelles et esthétiques en coulisses.

Lien avec Felix Mendelssohn

La relation entre Fanny et Felix Mendelssohn fut l’une des plus intenses, productives et complexes de l’histoire de la musique. Elle se caractérisait par un amour inconditionnel, une dépendance artistique et les douloureuses limitations imposées par les rôles de genre de l’époque.

Une symbiose artistique

leur enfance, elles étaient inséparables. Elles reçurent exactement la même formation musicale, ce qui était très inhabituel pour une fille au début du XIXe siècle . Ce socle commun créa une sorte de « relation de jumelles musicales » . Elles développèrent un langage secret de mélodies et s’appelaient mutuellement « Minerve », en référence à la déesse romaine de la sagesse.

Félix a avoué toute sa vie que Fanny était sa critique la plus importante. Il lui envoyait presque toutes ses partitions avant publication et lui demandait son avis. Sans son approbation, il se sentait souvent en proie à l’incertitude. Fanny, quant à elle, vivait sa passion pour la composition à travers son frère, la reconnaissance publique lui restant inaccessible.

Le dilemme de la publication

Ce fut le moment le plus douloureux de leur relation. Félix était une star internationale, constamment sous les feux des projecteurs . Bien qu’il admirât le talent de Fanny, il partageait l’avis de son père : une femme de son rang ne devait pas embrasser une carrière professionnelle. Il craignait que la publication de ses œuvres ne compromette sa position sociale .

Un compromis fut néanmoins trouvé : Félix publia quelques chansons de Fanny (six au total) sous son nom dans ses recueils (Op. 8 et Op. 9). Ceci donna lieu à la célèbre anecdote concernant la reine Victoria : lorsqu’elle le complimenta sur la chanson « Italie » et la lui chanta , Félix dut avouer que le morceau était en réalité de sa sœur.

Le chemin de l’émancipation

Dans les années 1840, l’équilibre de leur relation commença à se fragiliser. Fanny, encouragée par son mari Wilhelm Hensel, ressentit un besoin de plus en plus fort de publier sa musique sous son propre nom. Felix, quant à lui, réagit d’abord par le silence ou un refus poli .

Ce n’est qu’en 1846 que cette tradition fut définitivement rompue : Fanny informa Felix qu’elle avait trouvé un éditeur. Felix finit par céder et lui écrivit une lettre formelle, presque froide, dans laquelle il lui accordait sa « bénédiction professionnelle ». Ce fut une victoire tardive pour Fanny , dont elle ne put profiter que brièvement.

Mort et conséquences

été . Lorsque Fanny mourut subitement lors d’une répétition musicale en mai 1847 , le monde de Felix s’écroula . La perte de sa « moitié » le plongea dans une profonde dépression dont il ne se remit jamais. En réaction, il composa son bouleversant Quatuor à cordes en fa mineur, op. 80 – un requiem pour Fanny . Six mois plus tard , Felix mourut à son tour, au même âge qu’elle, également des suites d’une attaque cérébrale.

En résumé, Felix était à la fois le lien de Fanny avec le monde et son bourreau . Sans l’autre, aucun des deux ne serait devenu le musicien qu’il était.

Compositeurs similaires

Lorsqu’on recherche des compositeurs qui ressemblent à Fanny Mendelssohn Hensel , il faut considérer deux aspects : l’ esthétique musicale (style, harmonie, forme) et les circonstances biographiques ( les femmes dans un monde musical dominé par les hommes) .

Voici des compositeurs qui lui sont proches de différentes manières :

1. Felix Mendelssohn Bartholdy (La plus proche parenté stylistique)

Aucun compositeur ne lui ressemble musicalement autant que son frère Félix. Ayant reçu la même formation et s’étant mutuellement corrigés, ils partagent un langage musical commun.

Similitudes : La préférence pour des formes claires et classiques empreintes de romantisme , ainsi que la maîtrise de la polyphonie (influence de Bach).

Différence : La musique de Fanny est souvent considérée comme harmoniquement plus audacieuse et plus expérimentale, tandis que celle de Felix tendait davantage vers la perfection formelle et l’élégance.

2. Clara Schumann (La partenaire contemporaine par l’esprit)

Clara Schumann est sans doute le parallèle le plus évident en ce qui concerne le rôle des femmes dans le romantisme.

Similitude : Toutes deux étaient des pianistes exceptionnelles qui plaçaient le piano au cœur de leur œuvre. À l’instar de Fanny, Clara a composé des mélodies profondes et une musique de chambre raffinée (par exemple son célèbre Trio pour piano en sol mineur).

La différence : Clara , virtuose itinérante, était sous les feux de la rampe , tandis que Fanny travaillait dans un salon privé. Le style de Clara est souvent assez austère et fortement influencé par Robert Schumann et Johannes Brahms.

3. Robert Schumann (Le lien poétique)

Fanny et Robert Schumann partagent des similitudes dans l’intensité de leur expression et leur amour pour la « pièce de caractère » pour piano.

Similitude : Tous deux excellaient dans l’art de traduire les ambiances littéraires en musique . Le cycle de Fanny, Das Jahr, vibre du même esprit que les cycles de Schumann (Papillons ou Carnaval). Leurs harmonies sont souvent empreintes d’une même agitation et d’une même nostalgie.

4. Johannes Brahms (Le sens de la structure )

Bien que Brahms appartînt à une génération plus tardive , il existe une profonde parenté spirituelle dans la manière dont ils ont tous deux abordé la tradition.

Similitude : La profonde vénération pour J.S. Bach et les formes baroques. À l’instar de Fanny, Brahms utilisait les techniques contrapuntiques non comme un simple exercice , mais comme un moyen d’exprimer une intensité émotionnelle. Les dernières œuvres de Fanny , telles que son Trio pour piano, annoncent en partie la texture dense et l’atmosphère grave que l’on retrouvera plus tard dans la musique de Brahms .

5. Louise Farrenc (La contemporaine structurale)

La Française Louise Farrenc était une contemporaine de Fanny qui a brisé des barrières similaires .

Similitudes : Farrenc composait dans les grands genres tels que les symphonies et la musique de chambre, généralement considérés comme inconvenants pour les femmes à l’époque. Son style, lui aussi, s’inscrit pleinement dans le classicisme viennois, mais enrichi d’une touche romantique – une démarche assez proche de celle de Fanny.

6. Gabriel Fauré ( Le Descendant Lyrique)

Bien qu’il ait été actif beaucoup plus tard , l’élégance harmonieuse et le talent de chanteur de Fauré rappellent les meilleurs moments de Fanny.

Similitudes : Les accompagnements pianistiques fluides et le don de rendre une mélodie presque infinie sans en altérer la tension. Les « Chants sans paroles » de Fanny sont les ancêtres spirituels des Barcarolles et Nocturnes de Fauré.

En résumé, on peut dire : si vous aimez Fanny Mendelssohn Hensel , vous retrouverez une grande familiarité dans la musique de son frère Felix, une profondeur émotionnelle chez Clara Schumann et une rigueur structurelle chez Brahms.

Relations

produire en public , ses contacts professionnels directs avec les musiciens, solistes et ensembles se concentraient dans le cadre de ses concerts du dimanche. Elle y agissait cependant comme une directrice et partenaire très professionnelle, collaborant avec l’élite de l’époque.

1. Collaboration avec des orchestres professionnels

Bien que leurs concerts aient eu lieu dans le hall privé du jardin, les musiciens qui s’y produisaient n’étaient souvent pas des amateurs.

Musiciens du Théâtre Royal : Pour les représentations d’envergure , comme la Cantate du Choléra qu’elle dirigeait ou les œuvres de son frère, Fanny faisait appel à des instrumentistes professionnels des orchestres berlinois. Elle assurait elle-même la direction, coordonnant et dirigeant ces professionnels – une situation absolument exceptionnelle pour une femme dans les années 1830.

Discipline orchestrale : Ses contemporains rapportent qu’elle avait un style de direction très spécifique et autoritaire. Elle n’était pas une musicienne amateur, mais exigeait la plus grande précision des musiciens professionnels .

2. Relations avec les solistes et les virtuoses

Dans son salon, elle recevait et accompagnait certains des artistes les plus importants de son époque :

Joseph Joachim : Le jeune virtuose du violon, alors tout jeune, se produisait dans son salon. Fanny était très proche de Joachim, qui devint par la suite l’un des amis les plus proches de Félix. Elle reconnut très tôt son talent exceptionnel .

Thérèse Behr-Schnabel (et d’autres chanteurs ) : Fanny a constamment collaboré avec des chanteurs professionnels pour interpréter ses plus de 250 chansons . Elle était non seulement compositrice, mais aussi coach vocal et accompagnatrice au piano, et possédait une conception très précise du phrasé et de l’expression.

Violoncellistes : Comme elle a composé d’importantes œuvres pour violoncelle et piano (par exemple la Fantaisie), elle était en contact avec les violoncellistes de l’orchestre de la cour de Berlin, qui travaillaient avec elle sur ces pièces exigeantes .

3. Diriger des chœurs

L’un de ses principaux domaines d’expertise était le travail avec des ensembles vocaux.

La chorale de la maison : Fanny dirigeait une chorale régulière d’une vingtaine à une trentaine de chanteurs qui se réunissaient chez elle. Elle en était non seulement la cheffe, mais aussi la coach vocale et la directrice musicale. Elle a composé ses « Chants du jardin » pour cette chorale , qu’elle répétait dans le parc de sa propriété.

La Sing-Akademie zu Berlin : grâce à son professeur Zelter, elle était étroitement liée à cette célèbre chorale . Bien qu’elle n’y fût pas employée officiellement, elle utilisa ses contacts avec les chanteurs pour s’assurer les services d’interprètes de premier ordre pour ses propres productions .

4. Contacts pédagogiques et étudiants

Fanny a également joué un rôle de mentor auprès de son entourage. Bien qu’elle n’ait pas donné de cours publics rémunérés , elle a apporté un soutien essentiel aux musiciens talentueux de sa communauté. Elle les a accompagnés dans la préparation de leurs concerts , leur transmettant sa profonde connaissance des œuvres de Bach et de Beethoven.

5. Rencontres avec des luthiers

Pianiste de grand talent , Fanny a été directement impliquée dans l’évolution du piano. Elle entretenait des relations avec des facteurs de pianos berlinois et veillait scrupuleusement à la qualité des pianos à queue de sa maison, instruments essentiels à ses concerts du dimanche. Son jeu exigeait des instruments capables de restituer aussi bien la délicatesse lyrique de ses mélodies que la puissance orchestrale de ses sonates.

En résumé , Fanny était à la fois une employeuse et une partenaire artistique pour la scène musicale berlinoise . Les musiciens professionnels venaient la voir car le niveau artistique de ses concerts « privés » était souvent supérieur à celui des programmes officiels de la ville .

Relations avec des non-musiciens

La vie de Fanny Mendelssohn Hensel ne se résumait pas à la musique ; elle était une figure centrale de la haute culture berlinoise et entretenait des liens étroits avec des personnalités éminentes du monde scientifique, artistique, philosophique et politique. Les grands esprits de son temps se réunissaient dans son salon , où elle était non seulement une hôtesse, mais aussi une interlocutrice précieuse .

Voici ses relations les plus importantes avec des personnes non musiciennes :

Wilhelm Hensel (époux et peintre)

Sa relation la plus importante en dehors de la musique était celle qu’elle entretenait avec son mari, le peintre de la cour de Berlin, Wilhelm Hensel. Il était son principal mécène et celui qui soutenait le plus fortement sa confiance en elle en tant qu’artiste .

artistique : contrairement au père et au frère de Fanny, Wilhelm a pleinement reconnu son génie. Il l’a encouragée à composer et à publier ses œuvres.

Collaboration : Il illustra ses manuscrits musicaux (comme le cycle « L’Année ») de délicats dessins et vignettes. Leur mariage était fondé sur l’égalité , et ils partageaient leurs progrès respectifs en peinture et en musique.

Alexander von Humboldt (naturaliste)

Le célèbre polymathe était un invité régulier chez Fanny et un ami proche de la famille.

Échanges intellectuels : Fanny admirait profondément Humboldt. Elle était l’une des rares personnes à suivre ses conférences complexes sur la description physique du monde (les conférences ultérieures sur le « Cosmos » ) avec une véritable compréhension .

Curiosité scientifique : ses lettres et son journal intime révèlent que Fanny s’intéressait beaucoup à ses découvertes. Lui, de son côté, appréciait son intelligence et l’atmosphère raffinée de son salon, où il discutait souvent des dernières découvertes scientifiques.

Karl August Varnhagen von Ense et Rahel Varnhagen

Le couple Varnhagen dirigeait l’un des salons littéraires les plus célèbres de Berlin.

Relations littéraires : Fanny était en contact étroit avec Rahel Varnhagen, l’une des intellectuelles juives les plus importantes de l’époque. Grâce à elle, Fanny s’intégra à un réseau militant pour l’émancipation et les Lumières . Après la mort de Rahel, Fanny resta en lien avec Karl August, chroniqueur important de la société berlinoise.

Georg Wilhelm Friedrich Hegel (philosophe)

Le philosophe le plus influent de son époque fut également l’invité des Mendelssohn.

Débats philosophiques : Fanny a découvert Hegel lors de réunions musicales le dimanche et au cours de conversations à table . Bien qu’elle ait parfois commenté dans ses lettres sa manière souvent complexe de s’exprimer, teintée d’un humour subtil, l’esprit hégélien de pensée critique et la recherche de l’ « absolu » ont façonné la profondeur intellectuelle de sa propre vision du monde.

Heinrich Heine (poète)

Durant son séjour à Berlin, le jeune Heine était souvent l’invité des Mendelssohn.

De simple invitée à parolière : Fanny décrivait Heine comme un personnage à la langue acérée mais fascinant. Bien qu’elle ait parfois trouvé sa personnalité difficile, elle était profondément marquée par sa poésie. Elle s’en est inspirée pour nombre de ses chansons, créant ainsi un lien direct entre sa poésie et sa musique.

La Famille (Émancipation et Bourgeoisie)

Abraham Mendelssohn (père) : Leur relation était empreinte de respect, mais aussi d’une douloureuse acceptation des limites imposées par son modèle patriarcal. Il la voyait avant tout dans le rôle d’épouse et de mère.

Moses Mendelssohn (grand-père) : Bien qu’il soit décédé avant sa naissance, son héritage des Lumières et de la tolérance est resté présent dans sa vie à travers ses écrits . Elle se considérait comme l’héritière de sa vision humaniste du monde.

En résumé , Fanny Mendelssohn Hensel a été une bâtisseuse de ponts entre les disciplines. Pour les scientifiques et les philosophes, elle n’était pas simplement « la sœur du musicien » , mais une femme très cultivée, capable d’analyser et de réfléchir avec précision aux courants esthétiques et intellectuels de son époque .

Œuvres importantes pour piano solo

Pour Fanny Mendelssohn Hensel, le piano était le moyen d’expression le plus direct. Virtuose de premier plan, ses œuvres pour piano solo témoignent de toute l’étendue de son talent , des moments lyriques et intimes aux structures d’ une grande virtuosité technique , presque orchestrales.

Voici ses œuvres pour piano solo les plus importantes :

L’année (1841)

Il s’agit sans aucun doute de son œuvre majeure et d’une étape importante de la musique à programme romantique. Le cycle se compose de 12 pièces de caractère , chacune dédiée à un mois, ainsi que d’un « Postlude » final .

Signification : Il s’agit d’une chronique musicale de son voyage en Italie. Chaque morceau capture une ambiance ou un événement spécifique (par exemple, le son des cloches dans « Mars » ou la chaleur dans « Juillet » ) .

Particularité unique : le manuscrit original, écrit sur papier coloré, est illustré par son époux, Wilhelm Hensel, qui y ajoute des vers de poésie. Il s’agit d’un exemple précoce d’ œuvre d’art totale (Gesamtkunstwerk) multimédia.

Chansons sans paroles

Fanny, avec son frère Felix, a développé davantage ce genre. Il se compose de pièces pour piano où une mélodie vocale se superpose à un accompagnement souvent vif.

Style : Ses Romances sans paroles ( publiées notamment dans les opus 2, 6 et 8) sont souvent plus complexes et harmoniquement audacieuses que celles de son frère. Elle y expérimente des modulations franches et une texture très dense.

Des exemples bien connus incluent la chanson en la bémol majeur (op. 2, n° 1) ou la pièce passionnée en sol mineur (op. 6, n° 2).

sonates pour piano

Bien que le genre de la sonate soit quelque peu tombé dans l’oubli durant l’époque romantique par rapport à la pièce de caractère, Fanny a laissé des contributions importantes qui témoignent de sa maîtrise de cette forme ample.

Sonate en sol mineur (1843) : Œuvre d’une grande puissance dramatique, presque une symphonie pour piano . Elle y démontre sa capacité à développer des thèmes sur de longues périodes.

Sonate en do mineur (1824) : Une œuvre de jeunesse encore fortement influencée par Ludwig van Beethoven, mais qui révèle déjà son propre langage musical passionné .

Sonate de Pâques (1828)

Cette œuvre possède une histoire particulièrement passionnante : elle a été considérée comme perdue pendant plus de 150 ans et, après sa redécouverte en 1970, elle a d’abord été attribuée par erreur à son frère Félix.

Redécouverte : Ce n’est qu’en 2010 que des recherches minutieuses ont permis de prouver définitivement que Fanny était la compositrice. Il s’agit d’une œuvre de grande envergure, d’une difficulté technique extrême, qui témoigne de la brillante maîtrise de Fanny en matière de fugue et de contrepoint.

Quatre Chansons pour piano (Op. 2)

Ce recueil fut l’une des premières œuvres que Fanny publia sous son propre nom peu avant sa mort .

Caractère : Ces œuvres témoignent de sa maturité. La seconde, en particulier , souvent intitulée « Notturno », illustre parfaitement son talent pour saisir, sans un mot, les ambiances nocturnes et mélancoliques .

En résumé , les œuvres pour piano de Fanny incarnent parfaitement la transition entre la forme classique (sonate) et les pièces à l’atmosphère romantique (Song Without Words, The Year) . Sa musique exige de l’interprète non seulement une grande maîtrise technique, mais aussi une profonde compréhension du phrasé lyrique .

Musique de chambre importante

En musique de chambre, Fanny Mendelssohn Hensel a démontré toute sa maîtrise de la composition . Alors que la mélodie et les pièces pour piano étaient souvent considérées comme des genres « féminins », elle s’est aventurée, en musique de chambre, dans les formes les plus exigeantes de l’histoire de la musique, alors considérées comme le domaine des compositeurs masculins .

Voici ses œuvres de musique de chambre les plus importantes :

Trio pour piano en ré mineur, op. 11 (1846/47)

Ce trio pour piano , violon et violoncelle est sans conteste son chef-d’œuvre de musique de chambre. Composé durant la dernière année de sa vie, il ne fut publié qu’à titre posthume .

caractérise par une passion et une force dramatique extraordinaires , aisément comparables aux trios de Felix Mendelssohn ou de Robert Schumann. Le premier mouvement, en particulier, est empreint d’une énergie indomptable.

Particularité : le troisième mouvement, intitulé « Lied » (Chant), rappelle ses célèbres pièces pour piano . Elle y démontre comment intégrer un thème intime et lyrique à la structure d’une vaste œuvre de musique de chambre. Ce trio pour piano est aujourd’hui considéré comme l’un des plus importants de l’époque romantique.

Quatuor à cordes en mi bémol majeur (1834)

Le fait que Fanny ait composé un quatuor à cordes fit sensation à l’ époque, car ce genre était considéré comme la discipline reine de la composition et les femmes en étaient presque totalement exclues.

Style : Ce quatuor est formellement très novateur. Au lieu de la structure classique en quatre mouvements , il débute par un premier mouvement très libre, presque improvisé.

Importance : Longtemps sous-estimée , cette œuvre est aujourd’hui reconnue comme témoignant de son profond attachement aux derniers quatuors à cordes de Beethoven . Elle prouve sa maîtrise exceptionnelle de l’interaction complexe entre quatre instruments à cordes d’égale importance.

Quatuor pour piano en la bémol majeur (1822)

Il s’agit d’une œuvre de jeunesse impressionnante , composée à l’âge de seulement 17 ans.

Influence : L’ influence de sa formation classique est ici clairement perceptible . L’interprétation est structurée, élégante et témoigne déjà de sa virtuosité au piano, où elle dirige l’ ensemble .

Importance : Cela témoigne de son génie précoce et montre que, même adolescente, elle était capable de gérer avec assurance des distributions importantes.

Adagio pour violon et piano (1823)

Cette œuvre illustre à merveille son talent lyrique. Loin d’être une pièce de virtuosité technique , elle est le fruit d’un dialogue profond entre les deux instruments. Le violon y fait office de voix humaine, en parfaite harmonie avec l’esprit de ses chansons.

Œuvres pour violoncelle et piano

Fanny avait un faible particulier pour le son profond et mélancolique du violoncelle.

Fantaisie en sol mineur : une œuvre libre en un seul mouvement qui exploite pleinement les possibilités sonores du violoncelle .

Capriccio en la bémol majeur : une pièce vivante et techniquement exigeante qui met l’accent sur le caractère dialogique entre le piano et le violoncelle.

En résumé , Fanny Mendelssohn Hensel a démontré toute sa maîtrise intellectuelle de la musique de chambre . Ses œuvres ne sont pas de la musique de salon agréable , mais des compositions complexes et profondes, d’une grande assurance formelle et d’une profonde intensité émotionnelle. Le Trio pour piano en ré mineur, en particulier, est aujourd’hui un incontournable du répertoire de concert des ensembles les plus renommés.

Œuvres orchestrales importantes

Du fait des contraintes sociales , le catalogue d’ œuvres orchestrales de Fanny Mendelssohn Hensel, destinées principalement à l’intimité des salons et des concerts du dimanche, est restreint comparé à ses compositions pour lieder et piano. Néanmoins, les quelques pièces qui nous sont parvenues témoignent de sa maîtrise absolue de l’orchestration et des formes orchestrales d’envergure .

Voici ses œuvres orchestrales les plus importantes :

1. Ouvertü re en do majeur (vers 1832)

Il s’agit de la seule œuvre purement instrumentale de Fanny pour un orchestre complet.

Caractère : L’ouverture est de style classique, rappelant par sa fraîcheur et son élégance Mozart ou les premières œuvres de Beethoven , mais elle présente déjà la coloration romantique qui était également caractéristique de son frère Félix.

Structure : L’œuvre débute par une introduction lente et solennelle, suivie d’une section principale (Allegro) vive et énergique. Elle démontre que Fanny était capable de concevoir des structures dépassant la simple complexité du chant, en termes de vastes arcs orchestraux de tension.

2. Oratorio basé sur des images de la Bible (1831)

Cette œuvre, souvent simplement appelée « Musique pour les morts de l’épidémie de choléra » ou « Cantate du choléra », est sa composition la plus ambitieuse pour solistes , chœur et orchestre.

Raison : Elle a été créée en réponse à la grave épidémie de choléra qui a frappé Berlin.

Importance : Cet oratorio témoigne de façon magistrale de sa maturité de compositrice. Fanny y allie son amour de la polyphonie baroque (influencée par Bach) à la force dramatique du romantisme. Les passages choraux et l’accompagnement orchestral, en particulier, possèdent une gravité et une profondeur qui dépassaient largement ce qui était considéré comme convenable pour les femmes musiciennes à cette époque.

3. « Travail » (Cantate) (1831)

Une autre œuvre importante pour solistes , chœur et orchestre.

Style : Dans cette cantate, Fanny intègre des textes bibliques. L’instrumentation orchestrale sert à renforcer sonorement les états émotionnels du personnage biblique de Job – du désespoir profond à la confiance inébranlable .

4. « Hymne de louange » (Cantate) (1831)

À ne pas confondre avec la symphonie-cantate du même nom composée par son frère Félix.

Contenu : Composée à l’ occasion du premier anniversaire de son fils Sebastian, cette œuvre festive pour voix solistes , chœur et orchestre met en valeur sa capacité à utiliser l’orchestration pour des occasions joyeuses et lumineuses , employant souvent l’orchestre comme un soutien coloré pour les voix .

5. Héro et Léandre (1832)

Il s’agit d’une scène dramatique pour soprano et orchestre, basée sur un texte de Schiller.

Une particularité unique : bien qu’il s’agisse formellement d’une cantate pour voix soliste, l’orchestre y est utilisé presque comme dans une scène d’opéra. L’instrumentation dépeint avec force la fureur de la mer et la tragédie du récit. C’est l’une des œuvres où Fanny se rapproche le plus du genre opératique .

Résumé de l’œuvre orchestrale

Les œuvres orchestrales de Fanny furent presque toutes composées durant une courte période d’une grande productivité, autour de 1831-1832. N’ayant pas eu l’occasion de les faire interpréter lors de concerts symphoniques publics , elles restèrent pour la plupart confinées aux représentations données dans sa propre salle de concert privée . Elles témoignent néanmoins que sa vision musicale ne se limitait pas au piano, mais embrassait toute la sonorité d’un orchestre.

Autres œuvres importantes

Outre ses œuvres instrumentales, le plus grand trésor de l’œuvre de Fanny Mendelssohn Hensel réside dans sa musique vocale. Son don exceptionnel pour transformer le lyrisme en musique y est manifeste, embrassant un large éventail de styles, des mélodies intimes en solo aux œuvres chorales monumentales.

Composition de chanson pour voix et piano

Avec plus de 250 mélodies, il s’agit de son œuvre la plus vaste. Fanny est considérée comme l’une des compositrices de mélodies les plus importantes de l’époque romantique. Ses mélodies se caractérisent par un équilibre parfait entre la ligne vocale et une partie de piano narrative , souvent très exigeante . Ses mises en musique de textes de Johann Wolfgang von Goethe, Heinrich Heine et Joseph von Eichendorff sont particulièrement remarquables. Un exemple célèbre est la mélodie « Italien » (sur un texte de Grillparzer), qui incarne si fidèlement le style de Mendelssohn que la reine Victoria elle-même la prit pour une œuvre de son frère Felix. Autre joyau : le cycle « Six mélodies pour voix et piano » (Op. 1), la première œuvre qu’elle publia officiellement sous son nom .

Les Chants du Jardin (Op. 3)

Ce recueil de six mélodies pour chœur mixte à quatre voix (soprano, alto, ténor, basse) compte parmi ses œuvres les plus charmantes. Elles étaient initialement destinées à être interprétées en plein air , dans le vaste parc du domaine de Mendelssohn . Des pièces telles que « Hörst du den Vogel singen » (Entends-tu le chant de l’oiseau) et « Im Wald » ( Dans la forêt) capturent à merveille l’atmosphère romantique de la nature. Ces œuvres constituent un exemple précoce du genre de la mélodie chorale profane, interprétée a cappella, qui crée une ambiance intime et conviviale.

Cantates sacrées et œuvres chorales

Dans ses œuvres sacrées, Fanny fait preuve d’une rigueur et d’une profondeur compositionnelles impressionnantes, fortement influencées par son étude de la musique de Johann Sebastian Bach .

La « Cantate de Job » (1831) : écrite pour solistes , chœur et orchestre (à considérer ici principalement comme une œuvre vocale avec accompagnement), elle relate l’histoire biblique dramatique de Job et de ses souffrances.

La « Cantate du choléra » (1831) : Cette œuvre pour solistes et chœur à huit voix a été composée sous l’effet de l’épidémie de choléra qui ravageait Berlin. C’est un témoignage poignant de lamentation et de foi en Dieu.

“Lobgesang” (1831) : Une cantate festive pour voix solistes et chœur, qu’elle a composée pour célébrer le premier anniversaire de son fils Sebastian.

Scènes dramatiques

Fanny s’est également aventurée dans des formes dramatiques, presque opératiques. « Héros et Léandre » (1832) en est un exemple significatif. Il s’agit d’une scène dramatique pour voix solo (soprano) avec accompagnement. S’inspirant du mythe antique et d’un texte de Friedrich Schiller, Fanny utilise ici la voix humaine comme un instrument pour exprimer des émotions extrêmes , de l’ attente ardente au désespoir tragique. C’est l’une des œuvres qui démontrent le plus clairement son talent pour la grande scène et le théâtre musical .

Duos et trios

Outre ses mélodies en solo, Fanny a composé de nombreuses œuvres pour deux ou trois voix. Ces pièces, souvent destinées à des récitals privés ou à des concerts du dimanche, se distinguent par leur écriture vocale raffinée . Elles témoignent de sa maîtrise dans l’art d’harmoniser les différents timbres des voix humaines.

Anecdotes et faits intéressants

La vie de Fanny Mendelssohn Hensel fut riche en moments remarquables qui illustrent à la fois son génie et les obstacles absurdes de son époque. Voici quelques-unes des anecdotes et des faits les plus fascinants :

Le « faux» compliment de la reine Victoria

Voici sans doute l’ anecdote la plus célèbre : lors d’une visite à Buckingham Palace, la reine Victoria chanta au jeune Felix Mendelssohn sa chanson « Italy », qu’elle affectionnait particulièrement . Cependant, Felix, rouge de confusion, dut avouer : « Cette chanson est en réalité de ma sœur Fanny. » La reine fut impressionnée, mais pour Fanny, ce fut un moment doux-amer : son œuvre était célébrée dans le monde entier, mais sous le nom de son frère.

Les « Doigts de la Fugue de Bach »

Dès sa naissance en 1805, sa mère Lea, en voyant les mains du nourrisson, se serait exclamée : « Cet enfant a les doigts de fugueur de Bach ! » C’était une prémonition presque prophétique, car Fanny devint en effet l’une des plus grandes expertes de la musique alors presque oubliée de Johann Sebastian Bach.

Une demande en mariage qui exige de la patience

Lorsque le peintre Wilhelm Hensel demanda la main de Fanny, sa mère, d’abord sceptique , leur interdit toute correspondance pendant cinq ans, le temps que Wilhelm séjourne en Italie. Wilhelm, cependant, ne se découragea pas. Il lui envoyait des dessins sans texte, et Fanny lui répondait par la musique. Cette relation artistique à distance perdura – ils finirent par se marier en 1829. Wilhelm devint le plus grand soutien de Fanny , plaçant chaque matin une feuille de papier à musique vierge sur le piano afin qu’elle puisse y noter immédiatement ses idées.

L’ énigme de la « Sonate de Pâques »

Pendant plus de 150 ans, la Sonate de Pâques, œuvre monumentale pour piano, a été attribuée à Felix Mendelssohn. Les musicologues admiraient la « puissance masculine » de la pièce . Ce n’est qu’en 2010, avec la découverte du manuscrit original de Fanny, que sa paternité a été définitivement établie. Cette histoire illustre de façon frappante combien la qualité de sa musique était souvent attribuée à son frère simplement parce qu’une telle complexité était considérée comme impossible pour une femme .

Le « Garden Hall » comme scène mondiale

La maison de Fanny à Berlin, au 3 de la Leipziger Straße, possédait un immense pavillon de jardin pouvant accueillir jusqu’à 300 invités . C’est là que se déroulaient ses célèbres « concerts du dimanche » . C’était le seul endroit à Berlin où l’on pouvait entendre la musique de Bach, Beethoven et les dernières œuvres des frères Mendelssohn interprétées au plus haut niveau . Pour l’élite berlinoise , une invitation chez Fanny était plus prestigieuse que d’assister aux concerts officiels de la cour.

Le jour fatidique au piano

Sa mort fut aussi dramatique que sa vie fut musicale : le 14 mai 1847, Fanny dirigeait une répétition d’ une œuvre de son frère. Au beau milieu de l’interprétation de « La Première Nuit de Walpurgis », ses mains la lâchèrent soudainement . Elle se rendit un instant dans la pièce voisine pour les rafraîchir avec de l’eau vinaigrée et lança à ses invités : « C’est magnifique , continuez ! » Peu après, elle fut victime d’une attaque cérébrale et mourut le soir même , la musique résonnant encore dans ses oreilles.

Le saviez-vous ? Fanny a composé le cycle « L’Année » sur du papier de différentes couleurs lors de son voyage en Italie : « Mars », par exemple, a été écrit sur du papier bleu, assorti au ciel printanier .

(La rédaction de cet article a été assistée et effectuée par Gemini, un grand modèle linguistique (LLM) de Google. Et ce n’est qu’un document de référence pour découvrir des musiques que vous ne connaissez pas encore. Le contenu de cet article n’est pas garanti comme étant totalement exact. Veuillez vérifier les informations auprès de sources fiables.)

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Fanny Mendelssohn Hensel (1805-1847): Mitschriften zu ihrem Leben und Werk

Überblick

Fanny Hensel (geborene Mendelssohn, 1805–1847) war eine herausragende deutsche Komponistin und Pianistin der Romantik. Trotz ihres außergewöhnlichen Talents stand sie lange im Schatten ihres jüngeren Bruders Felix Mendelssohn Bartholdy, da eine berufliche Laufbahn als Musikerin für Frauen in ihrer Zeit gesellschaftlich nicht vorgesehen war.

Hier ist ein Überblick über ihr Leben und Schaffen:

Herkunft und Ausbildung

Musikalische Anfänge: Als älteste Tochter der jüdischen Bankiersfamilie Mendelssohn in Hamburg geboren, wuchs sie in Berlin in einem hochgebildeten Umfeld auf. Schon früh zeigte sie eine geniale Begabung; mit 13 Jahren spielte sie alle 24 Präludien aus Bachs Wohltemperiertem Klavier auswendig.

Gemeinsamer Weg: Sie erhielt die gleiche erstklassige musikalische Ausbildung wie ihr Bruder Felix, unter anderem bei Carl Friedrich Zelter. Die Geschwister verband eine lebenslange, tiefe künstlerische Beziehung, in der sie sich gegenseitig als engste Ratgeber und Kritiker fungierten.

Künstlerisches Wirken

Die Sonntagsmusiken: Da ihr Vater und auch ihr Bruder eine öffentliche Karriere ablehnten, konzentrierte Fanny ihr Wirken auf den privaten Rahmen. Sie leitete in Berlin die berühmten „Sonntagsmusiken“ – eine Konzertreihe im Haus der Familie, die zu einer bedeutenden kulturellen Institution wurde. Dort trat sie als Pianistin und Dirigentin auf und brachte eigene Werke sowie Stücke ihres Bruders zur Aufführung.

Kompositionen: Ihr Gesamtwerk umfasst über 460 Kompositionen. Ein Schwerpunkt lag auf:

Liedern: Über 250 Lieder mit Klavierbegleitung.

Klavierwerken: Darunter der bedeutende Zyklus Das Jahr (12 Charakterstücke).

Kammermusik: Zum Beispiel das Klaviertrio d-Moll op. 11.

Größere Werke: Sie komponierte auch Chorlieder und das Oratorium nach Bildern der Bibel.

Hindernisse und späte Publikation

Ihr Vater betonte früh, dass Musik für Felix ein Beruf, für sie jedoch nur eine Zierde sein könne. Aus diesem Grund veröffentlichte sie einige ihrer frühen Lieder unter dem Namen ihres Bruders. Erst kurz vor ihrem frühen Tod im Jahr 1847 entschloss sie sich – ermutigt durch ihren Ehemann, den Maler Wilhelm Hensel, und gegen den Widerstand ihres Bruders – eigene Werke unter ihrem Namen herauszugeben (op. 1 bis op. 7).

Vermächtnis

Fanny Hensel starb 1847 im Alter von nur 41 Jahren während einer Musikprobe an einem Schlaganfall. Ihr Werk wurde erst ab den 1970er und 80er Jahren im Zuge der musikwissenschaftlichen Frauenforschung wiederentdeckt und gilt heute als eines der bedeutendsten der romantischen Epoche.

Geschichte

Fanny Mendelssohn Hensel wurde 1805 in Hamburg in eine hochgebildete Familie hineingeboren. Schon als Kleinkind attestierte ihr die Mutter „Bach’sche Fugenfinger“, und tatsächlich zeigte sie, ebenso wie ihr jüngerer Bruder Felix, eine außergewöhnliche musikalische Begabung. Mit gerade einmal 13 Jahren spielte sie ihrem Vater alle 24 Präludien aus Bachs Wohltemperiertem Klavier auswendig vor.

Obwohl Fanny die gleiche exzellente musikalische Ausbildung wie Felix erhielt, stieß sie früh an gesellschaftliche Grenzen. Ihr Vater machte ihr unmissverständlich klar, dass die Musik für den Bruder ein Beruf, für sie jedoch nur eine „Zierde“ sein könne. Diese Haltung spiegelte die damaligen Konventionen wider, die Frauen eine öffentliche Karriere untersagten. Fanny arrangierte sich damit, indem sie das Zentrum ihres Wirkens in den privaten Raum verlegte. Sie übernahm die Leitung der „Sonntagsmusiken“ im Berliner Elternhaus, die unter ihr zu einer bedeutenden kulturellen Institution wurden. Dort trat sie als Pianistin und Dirigentin auf und präsentierte ihre eigenen Werke vor einem exklusiven Publikum, zu dem später auch Größen wie Franz Liszt und Clara Schumann gehörten.

Ihre enge Bindung zu Felix war von gegenseitigem künstlerischem Respekt geprägt, aber auch von Spannungen bezüglich ihrer Ambitionen. Lange Zeit veröffentlichte sie ihre Kompositionen gar nicht oder unter dem Namen ihres Bruders. Erst spät im Leben, bestärkt durch ihren Ehemann, den Maler Wilhelm Hensel, und nach einer inspirierenden Italienreise, wagte sie den Schritt in die Öffentlichkeit. 1846 begann sie, ihre Werke unter eigenem Namen drucken zu lassen.

Ihre Geschichte endete jedoch abrupt: Im Mai 1847 erlitt sie während einer Musikprobe einen Schlaganfall und verstarb im Alter von 41 Jahren. Ihr umfangreiches Werk von über 460 Kompositionen geriet danach lange in Vergessenheit und wurde erst ab den 1970er Jahren als bedeutendes Erbe der Romantik wiederentdeckt.

Chronologische Geschichte

Fanny Mendelssohn Hensels Leben verlief in einer ständigen Spannung zwischen ihrem außergewöhnlichen Talent und den restriktiven gesellschaftlichen Erwartungen des 19. Jahrhunderts.

Die Geschichte beginnt im November 1805 in Hamburg, wo sie als ältestes Kind der Bankiersfamilie Mendelssohn geboren wird. Schon früh wird ihre musikalische Genialität erkannt; ihre Mutter Lea beschreibt ihre Finger bereits kurz nach der Geburt als „Bach’sche Fugenfinger“. Im Jahr 1811 flieht die Familie vor der französischen Besatzung nach Berlin, wo Fanny zusammen mit ihrem jüngeren Bruder Felix eine erstklassige Ausbildung erhält. Ein prägender Moment ihrer Jugend ereignet sich 1816, als sie mit ihrem Bruder in Paris Musikunterricht erhält und kurz darauf in Berlin Schülerin des berühmten Carl Friedrich Zelter wird.

Ihre Jugendjahre sind geprägt von einer rasanten künstlerischen Entwicklung: 1819, mit gerade einmal 13 Jahren, beeindruckt sie ihren Vater, indem sie ihm alle 24 Präludien aus Bachs Wohltemperiertem Klavier auswendig vorspielt. Doch bereits in dieser Zeit werden die Weichen für ihre Zukunft gestellt. In einem berühmten Brief von 1820 erinnert ihr Vater sie daran, dass die Musik für Felix zwar ein Beruf, für sie jedoch stets nur eine „Zierde“ bleiben könne. Trotz dieser Einschränkung beginnt sie in den folgenden Jahren intensiv zu komponieren; 1822 lernt sie zudem ihren späteren Ehemann, den Maler Wilhelm Hensel, kennen.

Die 1820er und 1830er Jahre sind eine Zeit des „privaten“ Schaffens. Ab 1822 etabliert ihre Mutter die „Sonntagsmusiken“, deren Leitung Fanny später übernimmt und die sie zu einer der wichtigsten kulturellen Adressen Berlins macht. Da sie selbst nicht öffentlich publizieren darf, erscheinen im Jahr 1827 und 1830 einige ihrer Lieder anonym unter dem Namen ihres Bruders Felix in dessen Sammlungen. Nachdem Wilhelm Hensel 1828 von einer langen Italienreise zurückkehrt, heiratet das Paar im Oktober 1829. Ein Jahr später, im Juni 1830, wird ihr Sohn Sebastian geboren.

In den 1830er Jahren entstehen bedeutende Werke wie das Oratorium nach Bildern der Bibel (1831) und ihr Streichquartett (1834). Einen entscheidenden Wendepunkt markiert die Italienreise der Familie in den Jahren 1839 bis 1840. Die dort erfahrene künstlerische Anerkennung, unter anderem durch den Komponisten Charles Gounod, beflügelt sie nachhaltig. Nach ihrer Rückkehr komponiert sie 1841 ihren berühmten Klavierzyklus Das Jahr.

Erst im Jahr 1846, bestärkt durch ihren Mann und gegen den anfänglichen Widerstand ihres Bruders, entschließt sie sich zur offiziellen Publikation ihrer Werke unter eigenem Namen. Ihre Opus-Zahlen 1 bis 7 erscheinen in rascher Folge. Doch dieser späte Triumph währt nur kurz: Am 14. Mai 1847 erleidet Fanny Hensel während der Probe zu einer Aufführung von Felix’ Erster Walpurgisnacht einen Schlaganfall und stirbt noch am selben Tag in Berlin. Ihr Bruder überlebt sie nur um wenige Monate.

Stil(en), Strömung(en) und Epoche(n) der Musik

Fanny Mendelssohn Hensel war eine der zentralen, wenn auch lange verkannten Gestalten der Romantik. Ihr Stil ist untrennbar mit der ästhetischen Strömung der deutschen Hochromantik verbunden, die das Gefühl, die Naturverbundenheit und die individuelle Seele in das Zentrum der Kunst rückte.

Die Epoche und die Strömung

Ihre Musik lässt sich eindeutig der Romantik zuordnen, wobei sie speziell in der Tradition der „Leipziger Schule“ stand. Im Gegensatz zum Barock (der durch strenge Polyphonie geprägt war) oder dem Klassizismus (der auf Symmetrie und klare Form setzte), strebte Fanny nach einem subjektiven Ausdruck. Dennoch war ihre Erziehung tief im Klassizismus verwurzelt. Durch ihre Lehrer lernte sie die Musik von Johann Sebastian Bach und Wolfgang Amadeus Mozart so intensiv kennen, dass ihr Stil oft als eine Brücke beschrieben wird: Sie nutzte die soliden, fast architektonischen Strukturen des Barock und der Klassik, um darin die hochemotionalen und oft melancholischen Inhalte der Romantik zu entfalten.

Neu oder alt? Traditionell oder innovativ?

Die Frage, ob ihre Musik „neu“ oder „alt“ war, lässt sich nicht mit einem Wort beantworten, da Fanny eine meisterhafte Balance zwischen Tradition und Innovation hielt.

Auf den ersten Blick wirkt ihre Musik traditionell, da sie sich klassischer Gattungen wie dem Lied, dem Klavierstück und der Sonate bediente. Sie war keine „Radikale“ im Sinne späterer Komponisten wie Richard Wagner oder Franz Liszt, die die alten Formen sprengen wollten. Stattdessen arbeitete sie innerhalb der bestehenden Strukturen, füllte diese aber mit einem sehr persönlichen Geist.

Ihre Innovation lag im Detail, insbesondere in ihrer Harmonik und der Entwicklung der „Lieder ohne Worte“. Sie experimentierte mit kühnen Modulationen und chromatischen Wendungen, die für ihre Zeit durchaus fortschrittlich waren. Besonders ihr Klavierzyklus Das Jahr gilt heute als visionär. Es handelt sich um ein frühes Beispiel für Programmmusik – ein Werk, das nicht nur abstrakte Töne spielt, sondern den Verlauf der zwölf Monate musikalisch nachzeichnet. In solchen Werken zeigte sie sich als eine Komponistin, die die Grenzen der häuslichen Musik weit überschritt.

Moderat oder radikal?

Ihr Stil war insgesamt eher moderat. Sie suchte nicht den radikalen Bruch mit der Vergangenheit, sondern die Perfektionierung der Ausdruckskraft. Während die Musikgeschichte oft die „Rebellen“ feiert, lag Fannys Stärke in der lyrischen Dichte und der kompositorischen Tiefe. Ihre Musik ist hochkomplex und intellektuell anspruchsvoll, bleibt aber immer der Sanglichkeit und einer gewissen klanglichen Schönheit verpflichtet.

Zusammenfassend lässt sich sagen: Fanny Mendelssohn Hensel war eine Romantikerin mit klassischem Fundament. Ihre Musik war für die damalige Zeit modern in ihrer Emotionalität, aber tief respektvoll gegenüber der Tradition – eine feinsinnige Weiterentwicklung dessen, was Musik sein konnte, ohne dabei die klangliche Harmonie aufzugeben.

Musikgenres

Das Werk von Fanny Mendelssohn Hensel umfasst über 460 Kompositionen und konzentriert sich primär auf die „kleinen Formen“, die in der Romantik besonders geschätzt wurden. Ihr Schaffen lässt sich in folgende zentrale Genres unterteilen:

Vokalmusik (Lieder und Gesänge)

Das Lied bildet das Herzstück ihres Schaffens. Sie komponierte etwa 250 Lieder für Singstimme und Klavier.

Solo-Lieder: Diese zeichnen sich durch eine enge Verbindung von Text und Musik aus, wobei sie oft Gedichte von Zeitgenossen wie Goethe oder Heine vertonte.

Chormusik: Ein besonderes Genre sind ihre Gartenlieder (op. 3) – Gesänge für Sopran, Alt, Tenor und Bass, die oft im Freien oder im Rahmen ihrer Sonntagsmusiken a cappella aufgeführt wurden.

Klaviermusik (Charakterstücke und Sonaten)

Da Fanny selbst eine exzellente Pianistin war, ist ihr Oeuvre für Klavier besonders umfangreich.

Lieder ohne Worte: Sie prägte dieses Genre (das oft fälschlicherweise allein ihrem Bruder zugeschrieben wird) entscheidend mit. Es handelt sich um lyrische Klavierstücke, die eine gesangliche Melodie auf das Instrument übertragen.

Charakterstücke: Ihr bedeutendstes Werk in diesem Bereich ist der Zyklus Das Jahr (1841), der aus 12 Stücken besteht, die jeweils einen Monat beschreiben.

Sonaten: Sie schrieb mehrere Klaviersonaten (z. B. in c-Moll und g-Moll), die formal komplexer und technisch anspruchsvoller sind.

Kammermusik

In der Kammermusik bewies Fanny, dass sie auch größere Besetzungen meisterhaft beherrschte.

Klaviertrio: Ihr Klaviertrio d-Moll op. 11 gilt als eines ihrer reifsten Instrumentalwerke.

Streichquartett: Sie komponierte ein bemerkenswertes Streichquartett in Es-Dur (1834), was für Komponistinnen ihrer Zeit ungewöhnlich war, da dieses Genre als „Königsdisziplin“ galt.

Weitere Besetzungen: Zudem hinterließ sie ein Klavierquartett (As-Dur) sowie Stücke für Violoncello und Klavier (wie die Fantasia oder das Capriccio).

Größere Besetzungen und geistliche Werke

Obwohl sie seltener für großes Orchester schrieb, gibt es Ausnahmen, die ihre Vielseitigkeit unterstreichen:

Oratorien und Kantaten: Dazu gehören das Oratorium nach Bildern der Bibel, die Hiob-Kantate und die Cholera-Kantate.

Orchesterwerke: Ihre Ouvertüre in C-Dur ist eines ihrer wenigen reinen Orchesterwerke.

Zusammenfassend lässt sich sagen, dass Fanny Mendelssohn Hensel vor allem das Lied und das lyrische Klavierstück perfektionierte, aber auch in der Kammermusik und Geistlichen Musik bedeutende Akzente setzte.

Merkmale der Musik

Die Musik von Fanny Mendelssohn Hensel zeichnet sich durch eine faszinierende Mischung aus intellektueller Strenge und hochemotionaler Ausdruckskraft aus. Ihr Stil ist geprägt von einer tiefen Kenntnis der Musikgeschichte, die sie mit dem subjektiven Empfinden der Romantik verband.

Hier sind die zentralen Merkmale ihres kompositorischen Schaffens:

Lyrik und Melodik

Das wohl markanteste Merkmal ihrer Musik ist die Kantabilität (Sanglichkeit). Da sie eine der bedeutendsten Liedkomponistinnen ihrer Zeit war, übertrug sie das lyrische Element des Gesangs auf das Klavier. Ihre Melodien sind oft weit gespannt, sehnsuchtsvoll und von einer natürlichen Eleganz. Selbst in technisch anspruchsvollen Passagen bleibt die melodische Linie das tragende Element, was besonders in ihren „Liedern ohne Worte“ deutlich wird.

Harmonische Kühnheit

Während ihr Bruder Felix oft für seine klassische Klarheit bekannt ist, zeigt Fanny in ihren Werken eine überraschende Experimentierfreude in der Harmonik. Sie nutzt häufig:

Chromatik: Das Einbauen von Halbtönen, um Spannungen und Schattierungen zu erzeugen.

Modulationen: Sie wechselt oft in entlegene Tonarten, was ihrer Musik eine rastlose, beinahe moderne Tiefe verleiht.

Dissonanzen: Diese setzt sie gezielt ein, um seelische Zustände oder Schmerz auszudrücken, was ihren Werken eine sehr persönliche Note gibt.

Polyphonie und Bach-Bezug

Fannys Musik ist handwerklich auf höchstem Niveau konstruiert. Durch ihre frühe Ausbildung bei Zelter war sie eine Expertin für den Kontrapunkt. Sie verwebte oft mehrere eigenständige Melodien miteinander, was ihrer Musik eine dichte, fast architektonische Textur verleiht. Diese Vorliebe für die Polyphonie zeigt ihren tiefen Respekt vor Johann Sebastian Bach, dessen Einfluss in fast all ihren Werken spürbar ist.

Rhythmik und Dynamik
In ihren Klavierwerken findet man oft eine energetische, drängende Rhythmik. Sie liebt fließende Sechzehntel-Bewegungen und komplexe Begleitfiguren, die dem Klavier einen orchestralen Klang verleihen. Ihre Dynamik ist selten statisch; sie arbeitet viel mit Crescendo und Decrescendo, um dramatische Steigerungen und plötzliche Rückzüge ins Private zu inszenieren.

Virtuosität ohne Selbstdarstellung

Als herausragende Pianistin schrieb sie Stücke, die technisch höchst anspruchsvoll sind. Doch im Gegensatz zu vielen Zeitgenossen diente die Virtuosität bei ihr nie dem reinen Selbstzweck oder der Show. Die technischen Schwierigkeiten sind stets in den Dienst der musikalischen Aussage gestellt. Ihre Musik fordert den Interpreten geistig wie technisch, bleibt dabei aber immer substanziell.

Das „Weibliche“ und das „Private“

Lange wurde ihr Stil als „weiblich-sanft“ missverstanden. Die moderne Forschung zeigt jedoch, dass ihre Musik oft eine enorme Kraft, Wildheit und Entschlossenheit besitzt (etwa im Klaviertrio d-Moll). Ihr Stil reflektiert die Atmosphäre der Berliner Salons: Er ist hochgebildet, intim, gesprächig und doch von einer emotionalen Wucht, die weit über den privaten Rahmen hinausreicht.

Auswirkungen und Einflüsse

Fanny Mendelssohn Hensels Einfluss ist eine Geschichte, die zwei Phasen hat: die unmittelbare Wirkung auf ihr Berliner Umfeld im 19. Jahrhundert und die tiefgreifende Bedeutung für die Musikgeschichtsschreibung und Frauenbewegung seit dem späten 20. Jahrhundert.

Hier sind die zentralen Bereiche, in denen sie Auswirkungen und Spuren hinterlassen hat:

1. Zentrum der Berliner Kultur (Die Sonntagsmusiken)

Fanny war die treibende Kraft hinter einer der bedeutendsten kulturellen Institutionen Berlins. In ihrem Haus führte sie die Tradition der Sonntagsmusiken fort.

Plattform für Innovation: Sie schuf einen Raum, in dem neue Kompositionen (ihre eigenen und die ihres Bruders) vor einem hochkarätigen Publikum aus Diplomaten, Wissenschaftlern und Künstlern wie Alexander von Humboldt oder Franz Liszt getestet wurden.

Wiederbelebung alter Meister: Durch ihre Programme trug sie maßgeblich dazu bei, dass das Werk von J.S. Bach und Händel im 19. Jahrhundert wiederentdeckt und geschätzt wurde.

2. Einfluss auf Felix Mendelssohn Bartholdy

Die Beziehung zwischen Fanny und Felix war eine künstlerische Symbiose.

Die „andere Hälfte“ des Talents: Felix nannte sie seine „Minerva“ und schickte ihr fast jede seiner Partituren zur Korrektur, bevor er sie veröffentlichte. Ihr Urteil war für ihn maßgeblich.

Genre-Schöpfung: Die Erfindung der „Lieder ohne Worte“ war ein gemeinschaftlicher Prozess. Fannys Beiträge zu diesem Genre beeinflussten Felix’ eigenen Klavierstil massiv.

Anonyme Veröffentlichungen: Da einige ihrer Lieder unter seinem Namen erschienen, prägte sie das Bild des „Mendelssohn-Stils“ mit, ohne dass die Welt damals wusste, wie viel davon tatsächlich von ihr stammte (wie etwa das berühmte Lied Italien).

3. Wegbereiterin für Komponistinnen

Obwohl Fanny zu Lebzeiten kaum öffentlich publizierte, ist ihre heutige Wirkung auf die Rolle der Frau in der Musik monumental.

Durchbrechen von Barrieren: Ihre Entscheidung, 1846 (kurz vor ihrem Tod) ihre Werke gegen den Willen des Bruders offiziell drucken zu lassen, war ein Akt der Emanzipation. Sie bewies, dass eine Frau komplexe Formen wie Streichquartette oder Oratorien auf professionellem Niveau beherrschen konnte.

Symbolfigur der Musikwissenschaft: In den 1970er Jahren wurde sie zur zentralen Figur der feministischen Musikforschung. Ihr Schicksal und ihre Qualität führten dazu, dass die Musikgeschichte umgeschrieben werden musste, um die Leistungen von Frauen anzuerkennen.

4. Innovation in der Programmmusik

Mit ihrem Klavierzyklus Das Jahr (12 Charakterstücke für die Monate) hinterließ sie ein wegweisendes Beispiel für die Programmmusik. Sie verknüpfte Musik mit visuellen Eindrücken (ihre Manuskripte waren von ihrem Mann Wilhelm Hensel illustriert) und persönlichen Reiseerinnerungen. Dieser zyklische Aufbau beeinflusste spätere Komponisten, die Musik als erzählendes Medium verstanden.

Zusammenfassend lässt sich sagen: Zu Lebzeiten war Fanny die „graue Eminenz“ hinter dem Erfolg ihres Bruders und eine zentrale Netzwerkerin der Romantik. Heute ist sie ein künstlerisches Vorbild, dessen Wiederentdeckung das Verständnis der gesamten Epoche verändert hat.

Musikalische Aktivitäten außer dem Komponieren

Neben ihrer Tätigkeit als Komponistin war Fanny Mendelssohn Hensel eine zentrale Figur des Berliner Musiklebens, die als Interpretin, Organisatorin und künstlerische Mentorin agierte. Ihre Aktivitäten ließen sich kaum vom Komponieren trennen, da sie ihre eigenen Werke oft selbst zur Aufführung brachte.

Die „Sonntagsmusiken“: Organisation und Leitung

Ihre bedeutendste Rolle außerhalb der Komposition war die der Veranstalterin und Leiterin der Sonntagsmusiken. Ab 1831 führte sie diese privaten, aber hochkarätigen Konzerte im Gartensaal des Mendelssohn’schen Hauses in eigener Regie.

Dirigentin: Fanny leitete bei diesen Gelegenheiten einen eigenen Chor und ein Orchester (oft zusammengesetzt aus Profimusikern des Königstädtischen Theaters). Sie galt unter Zeitgenossen als brillante Dirigentin und war eine der ersten Frauen, die öffentlich zum Taktstock griffen.

Programmatische Arbeit: Sie stellte anspruchsvolle Programme zusammen, die weit über den damals üblichen „Salon-Geschmack“ hinausgingen. Sie führte große Werke von Bach, Händel, Mozart und Beethoven auf und trug so maßgeblich zur Berliner Bach-Renaissance bei. Auch Uraufführungen von Werken ihres Bruders Felix (wie das Oratorium Paulus) fanden unter ihrer Leitung statt.

Pianistische Virtuosität

Fanny war eine der herausragenden Pianistinnen ihrer Epoche. Obwohl sie aufgrund gesellschaftlicher Konventionen nur selten in öffentlichen Konzertsälen auftrat, war ihr Spiel in Fachkreisen legendär.

Reputation: Clara Schumann, selbst eine weltberühmte Pianistin, schätzte Fannys Spiel außerordentlich und verglich andere Pianisten später an diesem hohen Maßstab.

Öffentliche Auftritte: Zu ihren seltenen öffentlichen Auftritten gehörte die Aufführung des Klavierkonzerts Nr. 1 g-Moll ihres Bruders im Jahr 1838 im Berliner Schauspielhaus.

Künstlerische Mentorin und Korrespondentin

Fanny fungierte als engste künstlerische Beraterin für ihren Bruder Felix. Diese „Korrespondenz in Tönen“ war eine ihrer intensivsten musikalischen Tätigkeiten:

Kritik und Korrektur: Felix legte ihr fast jede neue Partitur zur Prüfung vor. Ihr Urteil war für ihn so entscheidend, dass er ohne ihre Zustimmung oft keine Änderungen vornahm oder Werke veröffentlichte.

Kulturelle Vermittlung: Während ihrer Italienreise (1839/40) fungierte sie als eine Art musikalische Botschafterin. In Rom machte sie junge Musiker wie Charles Gounod mit der Musik von Bach und Beethoven bekannt und beeinflusste so deren künstlerische Entwicklung.

Pädagogik und Erbe

In ihrem privaten Umfeld war sie auch als Lehrerin tätig und prägte die musikalische Bildung ihres Sohnes Sebastian sowie die Atmosphäre in ihrem Salon, der als „private Universität“ für den Austausch über Musik, Kunst und Philosophie diente.

Zusammenfassend war Fanny Mendelssohn Hensel eine vollständige Musikerin, die das Berliner Kulturleben als Dirigentin, Pianistin und intellektuelle Mentorin ebenso stark prägte wie durch ihre Noten.

Aktivitäten außer Musik

Fanny Mendelssohn Hensel war eine Frau von umfassender Bildung, deren Interessen und Talente weit über die Musik hinausgingen. In der hochgebildeten Atmosphäre des Berliner Bürgertums pflegte sie ein reges intellektuelles und gesellschaftliches Leben.

Hier sind ihre zentralen Aktivitäten abseits der Musik:

Salonnière und Netzwerkerin

Fanny war eine begnadete Gastgeberin. Ihr Salon war nicht nur ein Ort für Musik, sondern ein intellektuelles Zentrum Berlins. Sie brachte Menschen aus den verschiedensten Disziplinen zusammen. Zu ihren Gästen gehörten Naturforscher wie Alexander von Humboldt, Dichter wie Heinrich Heine, Philosophen wie Georg Wilhelm Friedrich Hegel und Bildhauer wie Christian Daniel Rauch. Fanny moderierte diese Zusammenkünfte, führte Korrespondenzen mit den führenden Köpfen ihrer Zeit und beteiligte sich aktiv an den Debatten über Literatur, Politik und Wissenschaft.

Literatur und Sprachen

Fanny verfügte über eine profunde literarische Bildung. Sie las Klassiker wie Goethe und Shakespeare im Original und beherrschte neben Deutsch auch Französisch, Englisch, Italienisch und Latein. Diese Sprachkenntnisse nutzte sie nicht nur für ihre Vertonungen, sondern auch für eine intensive Beschäftigung mit der Weltliteratur. Sie verfasste geistreiche Briefe und Tagebücher, die heute als wichtige Zeitzeugnisse für das Leben im 19. Jahrhundert gelten und ihren scharfen Verstand sowie ihr psychologisches Gespür offenbaren.

Reisen und Bildungsforschung

Ein prägender Teil ihres Lebens waren ausgedehnte Reisen, insbesondere ihre große Italienreise (1839/40). Diese Reise war für sie weit mehr als Urlaub; es war eine Bildungsreise im klassischen Sinne. Sie studierte die Kunstschätze in Venedig, Florenz und Rom, setzte sich mit der Architektur und der Geschichte der Orte auseinander und hielt ihre Eindrücke in detaillierten Tagebüchern fest. Diese Reise bedeutete für sie eine persönliche Emanzipation, da sie dort als eigenständige Intellektuelle wahrgenommen wurde.

Kunst und Skizzieren

Durch ihre Ehe mit dem Hofmaler Wilhelm Hensel war sie eng mit der Welt der bildenden Kunst verbunden. Sie begleitete ihren Mann oft bei seiner Arbeit und entwickelte selbst ein Auge für visuelle Kompositionen. Während sie selbst keine professionelle Malerin war, war sie eine scharfe Beobachterin und arbeitete eng mit Wilhelm zusammen, wenn es darum ging, Musik und Bildende Kunst zu verbinden – etwa bei der Illustration ihrer Notenmanuskripte.

Erziehung und Familienmanagement

Trotz ihrer künstlerischen Ambitionen trug Fanny die Verantwortung für einen großen Haushalt. Sie widmete sich intensiv der Erziehung ihres Sohnes Sebastian, den sie nach ihren Lieblingskomponisten (Johann Sebastian Bach) benannt hatte. Sie überwachte seine Ausbildung und sorgte dafür, dass er in einem Umfeld aufwuchs, das sowohl künstlerisch als auch wissenschaftlich anregend war.

Zusammenfassend lässt sich sagen, dass Fanny Mendelssohn Hensel eine Universalgelehrte im Kleinen war. Ihr Leben war ein ständiger Austausch zwischen den Künsten und den Wissenschaften, was sie zu einer der profiliertesten Frauenfiguren der deutschen Romantik macht.

Als Spielerin

Wenn man Fanny Mendelssohn Hensel als Spielerin – also als ausführende Pianistin – betrachtet, beschreibt man eine Frau, die technisch auf Augenhöhe mit den größten Virtuosen ihrer Zeit stand, ihr Spiel jedoch fast ausschließlich im privaten oder halböffentlichen Raum entfaltete.

Die Virtuosin im Verborgenen

Fanny wurde von denselben Lehrern ausgebildet wie ihr Bruder Felix. Schon früh galt sie als das pianistische Wunderkind der Familie. Ihr Spiel zeichnete sich durch eine phänomenale Technik aus, die sie jedoch nie zur bloßen Schau stellte. Während Zeitgenossen wie Franz Liszt das Klavier oft “bezwangen” und ein Spektakel daraus machten, war Fannys Stil von einer tiefen intellektuellen Durchdringung geprägt. Sie spielte nicht nur Noten; sie legte die Struktur der Musik offen.

Merkmale ihres Klavierspiels

Die Bach-Tradition: Ihr Spiel war tief im Studium von Johann Sebastian Bach verwurzelt. Das verlieh ihrem Anschlag eine Klarheit und Präzision, die selbst in komplexesten polyphonen Passagen (wo mehrere Melodien gleichzeitig laufen) niemals matschig wirkte.

Kraft und Energie: Berichte von Zeitgenossen heben oft hervor, dass Fanny mit einer überraschenden Kraft und Bestimmtheit spielte. Ihr Spiel war keineswegs “lieblich” oder “zart”, wie man es damals von einer Frau erwartete, sondern feurig, energisch und von einem starken rhythmischen Drive geprägt.

Gesanglichkeit (Cantabile): Als Komponistin von Hunderten Liedern wusste sie, wie man das Klavier “singen” lässt. Sie besaß die Fähigkeit, eine Melodie so hervorzuheben, dass sie über der Begleitung schwebte – eine Technik, die sie zur idealen Interpretin ihrer eigenen Lieder ohne Worte machte.

Die “Sonntagsmusiken” als ihre Bühne

Da ihr der Weg auf die großen Konzertbühnen der Welt gesellschaftlich versperrt war, schuf sie sich im Gartensaal ihres Elternhauses ihre eigene Arena. Als Spielerin in diesen Sonntagsmusiken war sie:

Solistin: Sie spielte die schwierigsten Werke von Beethoven und Bach.

Ensemblemusikerin: Sie war das Herzstück jeder Kammermusikbesetzung.

Dirigentin vom Klavier aus: Wie es damals üblich war, leitete sie oft größere Ensembles und Chöre direkt vom Flügel aus, was höchste Konzentration und Übersicht erforderte.

Anerkennung durch Fachkollegen

Die Qualität ihres Spiels lässt sich am besten an der Reaktion ihrer Kollegen ablesen. Clara Schumann, die wohl berühmteste Pianistin des 19. Jahrhunderts, hörte Fanny spielen und war tief beeindruckt. Obwohl Clara als kritisch galt, erkannte sie in Fanny eine ebenbürtige Künstlerin. Auch für Felix war Fanny die wichtigste Instanz: Er vertraute ihrem pianistischen Urteil blind und ließ sich oft von ihrem Spiel inspirieren, wenn er seine eigenen Werke vollendete.

Ein seltener Moment öffentlicher Sichtbarkeit war ihr Auftritt 1838, als sie das 1. Klavierkonzert ihres Bruders für einen wohltätigen Zweck spielte. Die Kritiken waren euphorisch und bewunderten ihre Souveränität und die “männliche” Kraft ihres Vortrags – ein zweifelhaftes Kompliment der Zeit, das jedoch ihre außergewöhnliche Autorität am Instrument unterstrich.

Musikalische Familie

Die Familie Mendelssohn war eine der außergewöhnlichsten Dynastien der deutschen Geistes- und Kulturgeschichte. Musik, Philosophie und Bankwesen verschmolzen hier zu einem Umfeld, das Fanny und ihre Geschwister von Geburt an prägte.

Hier ist ein Überblick über ihre engsten musikalischen Verwandten und Vorfahren:

Der Bruder: Felix Mendelssohn Bartholdy

Die wichtigste musikalische Beziehung in Fannys Leben war die zu ihrem jüngeren Bruder Felix (1809–1847). Die beiden waren als Kinder unzertrennlich und erhielten die exakt gleiche Ausbildung.

Künstlerisches Echo: Sie nannten sich gegenseitig ihre “Minerva” oder “andere Hälfte”. Felix war ein Weltstar der Musikgeschichte, doch er gab offen zu, dass Fannys Urteil für seine Kompositionen entscheidend war.

Die Ambivalenz: Trotz ihrer engen Bindung war es Felix, der sich jahrelang dagegen aussprach, dass Fanny ihre Werke veröffentlichte, da er um ihren Ruf als “anständige” Frau der Gesellschaft fürchtete. Dennoch veröffentlichte er sechs ihrer Lieder unter seinem eigenen Namen, damit sie zumindest gehört werden konnten.

Die Eltern: Abraham und Lea Mendelssohn

Lea Mendelssohn (geb. Salomon): Fannys Mutter war selbst eine hochbegabte Pianistin und Schülerin eines Bach-Schülers (Kirnberger). Sie war es, die das Talent ihrer Kinder entdeckte und förderte. Sie gab Fanny den ersten Klavierunterricht und legte den Grundstein für die Bach-Tradition in der Familie.

Abraham Mendelssohn: Der Bankier und Sohn des Philosophen Moses Mendelssohn unterstützte die Ausbildung seiner Kinder finanziell und ideell, zog aber eine strikte Grenze zwischen dem “Beruf” (für Felix) und der “Zierde” (für Fanny). Er prägte den berühmten Satz, dass Musik für Fanny nur “Begleitung” ihres Lebens sein dürfe.

Die Vorfahren und die Bach-Tradition

Moses Mendelssohn: Fannys Großvater war der berühmte Philosoph der Aufklärung. Er war zwar kein Musiker, aber sein Streben nach Bildung und Emanzipation schuf das geistige Fundament der Familie.

Bella Salomon (Großmutter) und Sara Levy (Großtante): Diese Frauen waren entscheidend für Fannys musikalische DNA. Sara Levy war eine begnadete Cembalistin, die direkt bei den Söhnen von J.S. Bach (Wilhelm Friedemann und Carl Philipp Emanuel) gelernt hatte. Sie sammelte Bach-Manuskripte zu einer Zeit, als Bach fast vergessen war. Ohne diese Frauen hätte es die berühmte Bach-Renaissance der Mendelssohn-Geschwister wohl nie gegeben.

Die Schwester und der Ehemann

Rebecka Mendelssohn: Fannys jüngere Schwester war ebenfalls musikalisch begabt und besaß eine wunderschöne Stimme. Sie sang oft in Fannys Sonntagsmusiken und war ein wichtiger Teil des häuslichen Ensembles.

Wilhelm Hensel: Fannys Ehemann war zwar kein Musiker, sondern Hofmaler, spielte aber eine entscheidende musikalische Rolle als Unterstützer. Im Gegensatz zu ihrem Vater und Bruder drängte er Fanny dazu, ihre Werke zu komponieren und schließlich auch zu veröffentlichen. Er illustrierte ihre Notenblätter (wie beim Zyklus Das Jahr) und schuf so eine Verbindung zwischen Bild und Ton.

Beziehungen zu Komponisten

Fanny Mendelssohn Hensels Leben war zwar räumlich oft auf Berlin beschränkt, doch durch ihren familiären Hintergrund und ihre berühmten „Sonntagsmusiken“ stand sie im Zentrum eines der dichtesten musikalischen Netzwerke des 19. Jahrhunderts. Ihre Beziehungen zu anderen Komponisten reichten von tiefer Bewunderung über kollegiale Freundschaft bis hin zu gegenseitiger Beeinflussung.

Felix Mendelssohn Bartholdy: Die Symbiose

Die engste und komplexeste Beziehung bestand zweifellos zu ihrem Bruder. Sie waren füreinander das erste und wichtigste Publikum. Fanny war oft die Erste, die seine Werke sah, und sie sparte nicht mit Kritik. Umgekehrt beeinflusste sie seinen Stil maßgeblich. Ein berühmtes Beispiel ist das Lied „Italien“, das Fanny komponierte, aber unter Felix’ Namen veröffentlicht wurde. Als Felix in London vor Königin Victoria auftrat und sie das Lied als ihr Lieblingsstück bezeichnete, musste er beschämt gestehen, dass es eigentlich aus der Feder seiner Schwester stammte.

Johann Sebastian Bach: Der geistige Mentor

Obwohl Bach bereits 55 Jahre vor ihrer Geburt gestorben war, war die Beziehung zu seinem Werk fast persönlich. Durch ihren Lehrer Carl Friedrich Zelter und ihre Großtante Sara Levy wurde Fanny zur Expertin für Bachs Musik. Sie „korrespondierte“ mit seinen Werken, indem sie seine polyphonen Techniken in ihre eigene moderne Sprache übersetzte. Ohne Fannys fundiertes Wissen und ihre Vorarbeit bei den Sonntagsmusiken wäre die berühmte Wiederaufführung der Matthäus-Passion durch ihren Bruder Felix im Jahr 1829 kaum denkbar gewesen.

Charles Gounod: Der Verehrer in Rom

Während ihrer Italienreise 1839/40 lernte Fanny in Rom den jungen französischen Komponisten Charles Gounod kennen, der damals den Prix de Rome gewonnen hatte. Gounod war von Fannys Talent und ihrem Wissen vollkommen hingerissen. In seinen Memoiren beschrieb er sie als eine Frau von „seltenen Gaben“ und „überlegenem Geist“. Es war Fanny, die Gounod mit der deutschen Musik von Bach und Beethoven vertraut machte, was seinen eigenen Stil nachhaltig beeinflusste. Für Fanny wiederum war Gounods grenzenlose Bewunderung ein entscheidender Anstoß, ihre eigene Identität als Komponistin ernster zu nehmen.

Clara und Robert Schumann: Respektvolle Distanz

Die Beziehung zu den Schumanns war von gegenseitiger fachlicher Hochachtung geprägt. Clara Schumann, die selbst als Wunderkind und Pianistin Weltruhm erlangte, besuchte Fannys Konzerte in Berlin. Clara notierte in ihrem Tagebuch, wie sehr sie Fannys meisterhaftes Spiel bewunderte. Robert Schumann hingegen hatte ein eher ambivalentes Verhältnis zu komponierenden Frauen, schätzte aber Fannys Lieder und veröffentlichte positive Rezensionen über die wenigen Werke, die zu ihren Lebzeiten im Druck erschienen.

Franz Liszt: Der irritierende Virtuose

Franz Liszt, der Inbegriff des romantischen Virtuosen, war Gast in Fannys Salon. Die Beziehung war respektvoll, aber Fanny stand seinem exzentrischen und oft effekthascherischen Stil eher skeptisch gegenüber. Dennoch schätzte Liszt ihr Können am Klavier sehr. Diese Begegnungen verdeutlichen Fannys Stellung: Sie war keine Randfigur, sondern eine Instanz, deren Anerkennung selbst ein Weltstar wie Liszt suchte.

Ignaz Moscheles: Der Lehrer und Freund

Der berühmte Komponist und Pianist Ignaz Moscheles war ein enger Freund der Familie und gab Fanny und Felix zeitweise Unterricht. Er betrachtete Fanny zeitlebens als eine der begabtesten Musikerinnen seiner Zeit. Ihr Briefwechsel zeugt von einem tiefen fachlichen Austausch über Klaviertechnik und Kompositionslehre.

Fanny Mendelssohn Hensel war somit keineswegs eine isolierte Amateurin. Sie war eine zentrale Ansprechpartnerin der musikalischen Elite. Während Männer wie Gounod oder ihr Bruder Felix die öffentliche Bühne besetzten, war Fanny oft diejenige, die im Hintergrund die intellektuellen und ästhetischen Fäden zog.

Beziehung zu Felix Mendelssohn

Die Beziehung zwischen Fanny und Felix Mendelssohn war eine der intensivsten, produktivsten und zugleich komplexesten Geschwisterbeziehungen der Musikgeschichte. Sie war geprägt von bedingungsloser Liebe, künstlerischer Abhängigkeit und den schmerzhaften Grenzen der damaligen Rollenbilder.

Eine künstlerische Symbiose

Von Kindheit an waren die beiden unzertrennlich. Sie erhielten die exakt gleiche musikalische Ausbildung, was für ein Mädchen zu Beginn des 19. Jahrhunderts höchst ungewöhnlich war. Diese gemeinsame Basis schuf eine Art „musikalische Zwillingsschaft“. Sie entwickelten eine Geheimsprache in Tönen und nannten sich gegenseitig ihre „Minerva“ – nach der römischen Göttin der Weisheit.

Felix gestand zeitlebens, dass Fanny seine wichtigste Kritikerin war. Er schickte ihr fast jede Partitur vor der Veröffentlichung zu und bat um ihr Urteil. Ohne ihr „Imprimatur“ fühlte er sich oft unsicher. Fanny wiederum lebte ihre eigene kompositorische Leidenschaft durch ihren Bruder aus, da ihr der Weg in die Öffentlichkeit versperrt blieb.

Das Dilemma der Veröffentlichung

Hier lag der schmerzhafteste Punkt ihrer Beziehung. Felix war ein Weltstar und stand voll im Licht der Öffentlichkeit. Obwohl er Fannys Talent bewunderte, teilte er die Ansicht seines Vaters: Eine Frau ihres Standes durfte keine professionelle Karriere anstreben. Er befürchtete, dass eine Veröffentlichung ihrer Werke ihre gesellschaftliche Stellung gefährden könnte.

Dennoch gab es einen Kompromiss: Felix veröffentlichte einige von Fannys Liedern (insgesamt sechs) unter seinem eigenen Namen in seinen Sammlungen (op. 8 und op. 9). Dies führte zu der berühmten Anekdote bei Königin Victoria: Als diese ihm ein Kompliment für das Lied Italien machte und es für ihn sang, musste Felix gestehen, dass das Stück eigentlich von seiner Schwester stammte.

Der Weg zur Emanzipation

In den 1840er Jahren begann das Gleichgewicht der Beziehung zu schwanken. Fanny, bestärkt durch ihren Ehemann Wilhelm Hensel, verspürte einen immer stärkeren Drang, ihre Musik unter eigenem Namen herauszugeben. Felix reagierte darauf zunächst mit Schweigen oder höflicher Ablehnung.

Erst 1846 kam es zum entscheidenden Bruch mit dieser Tradition: Fanny informierte Felix, dass sie einen Verleger gefunden hatte. Felix gab schließlich seinen Widerstand auf und schrieb ihr einen formellen, fast unterkühlten Brief, in dem er ihr seinen „beruflichen Segen“ gab. Es war ein später Sieg für Fanny, den sie jedoch nur kurz genießen konnte.

Tod und Nachklang

Das Ende ihrer Beziehung war ebenso dramatisch wie ihre Verbindung tief war. Als Fanny im Mai 1847 völlig unerwartet während einer Musikprobe starb, brach für Felix eine Welt zusammen. Der Verlust seiner „anderen Hälfte“ stürzte ihn in eine tiefe Depression, von der er sich nicht mehr erholte. Er komponierte als Reaktion sein erschütterndes Streichquartett in f-Moll op. 80 – ein Requiem für Fanny. Nur sechs Monate später starb auch Felix, im selben Alter wie sie, ebenfalls an einem Schlaganfall.

Zusammenfassend kann man sagen: Felix war Fannys Brücke zur Welt, aber gleichzeitig auch ihr Käfigwärter. Ohne einander wären beide nicht die Musiker geworden, die sie waren.

Ähnliche Komponisten

Wenn man nach Komponisten sucht, die Fanny Mendelssohn Hensel ähneln, muss man zwei Aspekte berücksichtigen: die musikalische Ästhetik (Stil, Harmonie, Form) und die biografischen Umstände (Frauen in einer männlich dominierten Musikwelt).

Hier sind Komponisten, die ihr in unterschiedlicher Weise nahestehen:

1. Felix Mendelssohn Bartholdy (Die engste stilistische Verwandtschaft)

Kein Komponist ähnelt ihr musikalisch mehr als ihr Bruder Felix. Da sie die gleiche Ausbildung erhielten und ihre Werke gegenseitig korrigierten, teilen sie eine gemeinsame Klangsprache.

Ähnlichkeit: Die Vorliebe für klare, klassische Formen, die mit romantischem Gefühl gefüllt werden, sowie die Meisterschaft in der Polyphonie (Bach-Einfluss).

Unterschied: Fannys Musik gilt oft als harmonisch kühner und experimenteller, während Felix eher zur formalen Perfektion und Eleganz neigte.

2. Clara Schumann (Die zeitgenössische Partnerin im Geiste)

Clara Schumann ist die wohl naheliegendste Parallele, wenn es um die Rolle der Frau in der Romantik geht.

Ähnlichkeit: Beide waren herausragende Pianistinnen, die das Klavier ins Zentrum ihres Schaffens stellten. Wie Fanny komponierte Clara tiefgründige Lieder und anspruchsvolle Kammermusik (z. B. ihr berühmtes Klaviertrio in g-Moll).

Unterschied: Während Clara als reisende Virtuosin im Licht der Öffentlichkeit stand, wirkte Fanny im privaten Salon. Claras Stil ist oft etwas herber und orientiert sich stark an Robert Schumann und Johannes Brahms.

3. Robert Schumann (Die poetische Verbindung)

In der Intensität des Ausdrucks und der Liebe zum „Charakterstück“ für Klavier weisen Fanny und Robert Schumann Gemeinsamkeiten auf.

Ähnlichkeit: Beide waren Meister darin, literarische Stimmungen in Musik zu übersetzen. Fannys Zyklus Das Jahr atmet denselben Geist wie Schumanns Zyklen (Papillons oder Carnaval). Ihre Harmonik ist oft ähnlich rastlos und sehnsuchtsvoll.

4. Johannes Brahms (Der Sinn für Struktur)

Obwohl Brahms einer späteren Generation angehörte, gibt es eine tiefe geistige Verwandtschaft in der Art, wie beide mit der Tradition umgingen.

Ähnlichkeit: Die tiefe Verehrung für J.S. Bach und die barocken Formen. Wie Fanny nutzte Brahms kontrapunktische Techniken nicht als bloße Übung, sondern als Mittel zur emotionalen Verdichtung. Fannys Spätwerk, wie ihr Klaviertrio, nimmt teilweise die dichte Textur und die ernste Grundstimmung vorweg, die man später bei Brahms findet.

5. Louise Farrenc (Die strukturelle Zeitgenossin)

Die Französin Louise Farrenc war eine Zeitgenossin Fannys, die ähnliche Barrieren durchbrach.

Ähnlichkeit: Farrenc komponierte in den „großen“ Gattungen wie Sinfonien und Kammermusik, die Frauen damals eigentlich nicht zugetraut wurden. Ihr Stil ist ebenfalls fest im Wiener Klassizismus verwurzelt, aber romantisch erweitert – ganz ähnlich wie Fannys kompositorischer Ansatz.

6. Gabriel Fauré (Der lyrische Nachfahre)

Obwohl er viel später wirkte, erinnert die harmonische Eleganz und die feine Liedkunst von Fauré an Fannys beste Momente.

Ähnlichkeit: Die fließenden Klavierbegleitungen und die Gabe, eine Melodie fast unendlich scheinen zu lassen, ohne dass sie an Spannung verliert. Fannys „Lieder ohne Worte“ sind geistige Vorfahren von Faurés Barcarolles und Nocturnes.

Zusammenfassend lässt sich sagen: Wenn Sie Fanny Mendelssohn Hensel mögen, werden Sie in der Musik ihres Bruders Felix die größte Vertrautheit finden, in Clara Schumann die emotionale Tiefe und bei Brahms die strukturelle Ernsthaftigkeit.

Beziehungen

Da Fanny Mendelssohn Hensel die öffentliche Konzertbühne kaum betreten durfte, konzentrierten sich ihre direkten beruflichen Kontakte zu Musikern, Solisten und Ensembles auf den Rahmen ihrer Sonntagsmusiken. Hier agierte sie jedoch als hochprofessionelle Leiterin und Partnerin, die mit der Elite der damaligen Zeit zusammenarbeitete.

1. Zusammenarbeit mit Berufsorchestern

Obwohl ihre Konzerte im privaten Gartensaal stattfanden, waren die ausführenden Musiker oft keine Amateure.

Musiker des Königstädtischen Theaters: Für größere Aufführungen, wie etwa die von ihr dirigierte Cholera-Kantate oder Werke ihres Bruders, engagierte Fanny professionelle Instrumentalisten aus den Berliner Orchestern. Sie agierte dabei als Dirigentin, die diese Profis koordinierte und leitete – eine absolute Ausnahmeerscheinung für eine Frau in den 1830er Jahren.

Orchesterdisziplin: Zeitgenossen berichteten, dass sie eine sehr bestimmte und autoritäre Art der Leitung hatte. Sie war keine “Hobbymusikerin”, sondern forderte von den Profimusikern höchste Präzision ein.

2. Beziehungen zu Solisten und Virtuosen

In ihrem Salon empfing und begleitete sie einige der bedeutendsten Interpreten ihrer Epoche:

Joseph Joachim: Der damals noch sehr junge Geigenvirtuose trat in ihrem Salon auf. Die Verbindung zu Joachim war eng, da er später einer der engsten Freunde von Felix wurde. Fanny erkannte früh sein außergewöhnliches Talent.

Therese Behr-Schnabel (und andere Sängerinnen): Fanny arbeitete ständig mit professionellen Sängerinnen zusammen, um ihre über 250 Lieder aufzuführen. Sie fungierte dabei nicht nur als Komponistin, sondern als Korrepetitorin und Klavierbegleiterin, die genaueste Vorstellungen von Phrasierung und Ausdruck hatte.

Violoncellisten: Da sie bedeutende Werke für Cello und Klavier schrieb (z. B. die Fantasia), stand sie im Austausch mit Cellisten der Berliner Hofkapelle, die diese anspruchsvollen Stücke gemeinsam mit ihr erarbeiteten.

3. Leitung von Chören

Eines ihrer wichtigsten Standbeine war die Arbeit mit Vokalensembles.

Der Hauschor: Fanny leitete einen festen Chor aus etwa 20 bis 30 Sängern, der sich regelmäßig bei ihr traf. Sie war hier nicht nur die Dirigentin, sondern auch die Stimmbildnerin und musikalische Leiterin. Für diesen Chor schrieb sie ihre „Gartenlieder“, die sie im Park des Anwesens probte.

Die Sing-Akademie zu Berlin: Über ihren Lehrer Zelter war sie eng mit diesem berühmten Chor verbunden. Obwohl sie dort nicht offiziell angestellt war, nutzte sie die Kontakte zu den dortigen Sängern, um hochkarätige Besetzungen für ihre eigenen Aufführungen zu gewinnen.

4. Pädagogische Kontakte und Schüler

In ihrem Umfeld agierte Fanny auch als Mentorin. Sie unterrichtete zwar nicht öffentlich für Geld, gab aber talentierten Musikern aus ihrem Umkreis entscheidende Impulse. Sie fungierte als Coach für Musiker, die sich auf Aufführungen vorbereiteten, und vermittelte ihnen ihr tiefes Verständnis der Werke von Bach und Beethoven.

5. Begegnungen mit Instrumentenbauern

Als Pianistin auf höchstem Niveau hatte Fanny eine direkte Beziehung zur Entwicklung des Klaviers. Sie stand im Austausch mit Berliner Klavierbauern und achtete penibel auf die Qualität der Flügel in ihrem Haus, da diese den Kern ihrer Sonntagsmusiken bildeten. Ihr Spiel erforderte Instrumente, die sowohl die zarte Lyrik ihrer Lieder als auch die orchestrale Wucht ihrer Sonaten tragen konnten.

Zusammenfassend lässt sich sagen: Fanny war für die Berliner Musikerwelt eine Arbeitgeberin und künstlerische Partnerin. Profimusiker kamen zu ihr, weil das künstlerische Niveau ihrer “privaten” Konzerte oft höher war als das der offiziellen städtischen Programme.

Beziehungen zu Nicht-Musikern

Fanny Mendelssohn Hensels Leben war weit mehr als reine Musik; sie war eine zentrale Figur in der Berliner Hochkultur und pflegte intensive Kontakte zu den führenden Köpfen aus Wissenschaft, Kunst, Philosophie und Politik. In ihrem Salon trafen sich die „Geistesgrößen“ ihrer Zeit, wobei sie nicht nur Gastgeberin, sondern eine geschätzte Gesprächspartnerin war.

Hier sind ihre wichtigsten Beziehungen zu Nicht-Musikern:

Wilhelm Hensel (Ehemann und Maler)

Die wichtigste Beziehung außerhalb der Musik war die zu ihrem Mann, dem Berliner Hofmaler Wilhelm Hensel. Er war ihr wichtigster Förderer und derjenige, der ihr künstlerisches Selbstbewusstsein am stärksten stützte.

Künstlerische Symbiose: Wilhelm erkannte im Gegensatz zu Fannys Vater und Bruder ihr Genie voll an. Er ermutigte sie zum Komponieren und zum Veröffentlichen ihrer Werke.

Zusammenarbeit: Er illustrierte ihre Notenmanuskripte (wie den Zyklus Das Jahr) mit feinen Zeichnungen und Vignetten. Die beiden führten eine Ehe auf Augenhöhe, in der sie sich gegenseitig über ihre Fortschritte in Malerei und Musik austauschten.

Alexander von Humboldt (Naturforscher)

Der berühmte Universalgelehrte war ein regelmäßiger Gast in Fannys Haus und ein enger Freund der Familie.

Intellektueller Austausch: Fanny bewunderte Humboldt zutiefst. Sie war eine der wenigen Personen, die seinen komplexen Vorträgen über die physische Weltbeschreibung (den späteren „Kosmos“-Vorlesungen) mit echtem Verständnis folgte.

Wissenschaftliche Neugier: In ihren Briefen und Tagebüchern zeigt sich, dass Fanny großes Interesse an seinen Entdeckungen hatte. Er wiederum schätzte ihre Intelligenz und die kultivierte Atmosphäre ihres Salons, in dem er oft die neuesten wissenschaftlichen Erkenntnisse diskutierte.

Karl August Varnhagen von Ense und Rahel Varnhagen

Das Ehepaar Varnhagen leitete einen der berühmtesten literarischen Salons Berlins.

Literarische Vernetzung: Fanny stand in engem Kontakt zu Rahel Varnhagen, einer der bedeutendsten jüdischen Intellektuellen der Epoche. Durch sie war Fanny in ein Netzwerk eingebunden, das sich für die Emanzipation und die Aufklärung einsetzte. Nach Rahels Tod blieb Fanny mit Karl August verbunden, der ein wichtiger Chronist der Berliner Gesellschaft war.

Georg Wilhelm Friedrich Hegel (Philosoph)

Der einflussreichste Philosoph seiner Zeit war ebenfalls ein Gast der Mendelssohns.

Philosophische Debatten: Fanny erlebte Hegel bei den Sonntagsmusiken und bei Tischgesprächen. Obwohl sie seine oft komplizierte Ausdrucksweise gelegentlich mit leisem Humor in ihren Briefen kommentierte, prägte der hegelianische Geist des kritischen Denkens und der Suche nach dem „Absoluten“ die intellektuelle Tiefe ihrer eigenen Weltsicht.

Heinrich Heine (Dichter)

Der junge Heine war in seiner Berliner Zeit oft bei den Mendelssohns zu Gast.

Vom Gast zum Textlieferanten: Fanny beschrieb Heine als einen scharfzüngigen, aber faszinierenden Charakter. Obwohl sie seine Persönlichkeit manchmal als schwierig empfand, war sie von seiner Lyrik tief beeindruckt. Sie nutzte seine Gedichte als Vorlagen für viele ihrer Lieder und schaffte so eine direkte Verbindung zwischen seiner Poesie und ihrer Musik.

Die Familie (Emanzipation und Bürgertum)

Abraham Mendelssohn (Vater): Ihre Beziehung zu ihm war geprägt von Respekt, aber auch von der schmerzhaften Akzeptanz seiner patriarchalen Grenzen. Er sah sie primär in der Rolle der Hausfrau und Mutter.

Moses Mendelssohn (Großvater): Obwohl er vor ihrer Geburt starb, blieb sein Erbe der Aufklärung und der Toleranz durch seine Schriften in ihrem Leben präsent. Sie sah sich als Erbin seines humanistischen Weltbildes.

Zusammenfassend lässt sich sagen, dass Fanny Mendelssohn Hensel eine Brückenbauerin zwischen den Disziplinen war. Für die Wissenschaftler und Philosophen war sie nicht nur „die Schwester des Musikers“, sondern eine hochgebildete Frau, die die ästhetischen und intellektuellen Strömungen ihrer Zeit präzise analysieren und reflektieren konnte.

Bedeutende Klaviersolowerke

Das Klavier war für Fanny Mendelssohn Hensel das unmittelbarste Ausdrucksmittel. Da sie eine Virtuosin ersten Ranges war, spiegeln ihre Solowerke die gesamte Bandbreite ihres Könnens wider – von intimen lyrischen Momenten bis hin zu technisch höchst anspruchsvollen, fast orchestralen Strukturen.

Hier sind ihre bedeutendsten Klaviersolowerke:

Das Jahr (1841)

Dies ist zweifellos ihr Hauptwerk und ein Meilenstein der romantischen Programmmusik. Der Zyklus besteht aus 12 Charakterstücken, die jeweils einem Monat gewidmet sind, sowie einem abschließenden „Nachspiel“.

Bedeutung: Es ist eine musikalische Chronik ihrer Italienreise. Jedes Stück fängt eine spezifische Stimmung oder ein Ereignis ein (z. B. das Glockengeläut in „März“ oder die Hitze im „Juli“).

Besonderheit: Das Originalmanuskript war auf farbigem Papier geschrieben und mit Illustrationen ihres Mannes Wilhelm Hensel sowie begleitenden Gedichtzeilen versehen. Es ist ein frühes Beispiel für ein multimediales Gesamtkunstwerk.

Lieder ohne Worte

Zusammen mit ihrem Bruder Felix entwickelte Fanny dieses Genre weiter. Es handelt sich um Klavierstücke, die eine gesangliche Melodie über eine oft bewegte Begleitung legen.

Stil: Ihre Lieder ohne Worte (veröffentlicht unter anderem in op. 2, op. 6 und op. 8) sind oft komplexer und harmonisch gewagter als die ihres Bruders. Sie experimentiert hier mit kühnen Modulationen und einer sehr dichten Textur.

Bekannte Beispiele: Das Lied in As-Dur (op. 2, Nr. 1) oder das leidenschaftliche g-Moll-Stück (op. 6, Nr. 2).

Klaviersonaten

Obwohl das Genre der Sonate in der Romantik gegenüber dem Charakterstück etwas in den Hintergrund trat, hinterließ Fanny bedeutende Beiträge, die ihre Beherrschung der großen Form beweisen.

Sonate in g-Moll (1843): Ein Werk von großer dramatischer Wucht, das fast wie eine Sinfonie für das Klavier wirkt. Sie zeigt hier ihre Fähigkeit, Themen über weite Strecken zu entwickeln.

Sonate in c-Moll (1824): Ein frühes Werk, das noch stark unter dem Einfluss von Ludwig van Beethoven steht, aber bereits ihre eigene, leidenschaftliche Tonsprache erkennen lässt.

Ostersonate (1828)

Dieses Werk hat eine besonders spannende Geschichte: Es galt über 150 Jahre lang als verschollen und wurde nach seiner Wiederentdeckung im Jahr 1970 zunächst irrtümlich ihrem Bruder Felix zugeschrieben.

Wiederentdeckung: Erst im Jahr 2010 konnte durch akribische Forschung zweifelsfrei nachgewiesen werden, dass Fanny die Komponistin ist. Es ist ein groß angelegtes, technisch extrem schwieriges Werk, das Fannys geniale Beherrschung der Fuge und des Kontrapunkts zeigt.

Vier Lieder für das Pianoforte (op. 2)

Diese Sammlung war eines der ersten Werke, die Fanny kurz vor ihrem Tod unter ihrem eigenen Namen veröffentlichte.

Charakter: Die Stücke zeigen ihre Reife. Besonders das zweite Stück, oft „Notturno“ genannt, ist ein Beispiel für ihre Fähigkeit, nächtliche, sehnsuchtsvolle Stimmungen ohne Worte perfekt einzufangen.

Zusammenfassend lässt sich sagen, dass Fannys Klavierwerk den Übergang von der klassischen Form (Sonate) zum romantischen Stimmungsbild (Lied ohne Worte, Das Jahr) perfekt verkörpert. Ihre Musik fordert den Spieler nicht nur technisch, sondern verlangt ein tiefes Verständnis für die gesangliche Linienführung.

Bedeutende Kammermusik

In der Kammermusik zeigte Fanny Mendelssohn Hensel ihre ganze kompositorische Souveränität. Während das Lied und das Klavierstück oft als „weibliche“ Genres abgetan wurden, wagte sie sich in der Kammermusik an die anspruchsvollsten Formen der Musikgeschichte, die damals als Domäne der männlichen Komponisten galten.

Hier sind ihre bedeutendsten Kammermusikwerke:

Klaviertrio in d-Moll, op. 11 (1846/47)

Dieses Trio für Klavier, Violine und Violoncello ist zweifellos ihr kammermusikalisches Meisterwerk. Es entstand in ihrem letzten Lebensjahr und wurde erst nach ihrem Tod veröffentlicht.

Charakter: Das Werk ist von einer enormen Leidenschaft und dramatischen Wucht geprägt, die den Vergleich mit den Trios von Felix Mendelssohn oder Robert Schumann nicht scheuen muss. Besonders der erste Satz ist von einer rastlosen Energie durchzogen.

Besonderheit: Der dritte Satz trägt den Titel „Lied“ und erinnert an ihre berühmten Klavierstücke. Hier zeigt sie, wie man ein intimes lyrisches Thema in den Rahmen eines großen Kammermusikwerks integriert. Es gilt heute als eines der wichtigsten Klaviertrios der Romantik.

Streichquartett in Es-Dur (1834)

Dass Fanny ein Streichquartett schrieb, war für die damalige Zeit eine kleine Sensation, da dieses Genre als die „Königsdisziplin“ der Komposition galt und Frauen fast völlig davon ausgeschlossen waren.

Stil: Das Quartett ist formal sehr innovativ. Anstatt der klassischen viersätzigen Struktur beginnt es mit einem sehr freien, fast improvisatorischen ersten Satz.

Bedeutung: Lange Zeit wurde das Werk unterschätzt, doch heute erkennt man darin ihre tiefe Auseinandersetzung mit den späten Streichquartetten Beethovens. Es beweist, dass sie die komplexe Verwebung von vier gleichberechtigten Streichinstrumenten meisterhaft beherrschte.

Klavierquartett in As-Dur (1822)

Dies ist ein beeindruckendes Frühwerk, das sie im Alter von nur 17 Jahren komponierte.

Einfluss: Man hört hier deutlich die Einflüsse ihrer klassischen Ausbildung. Es ist klar strukturiert, elegant und zeigt bereits ihren virtuosen Umgang mit dem Klavierpart, der das Ensemble anführt.

Stellenwert: Es ist ein Zeugnis ihres frühen Genies und zeigt, dass sie bereits als Jugendliche in der Lage war, großformatige Besetzungen sicher zu handhaben.

Adagio für Violine und Klavier (1823)

Dieses Werk ist ein wunderbares Beispiel für ihre lyrische Begabung. Es ist kein technisch überladenes Bravourstück, sondern ein tief empfundenes Zwiegespräch zwischen den beiden Instrumenten. Die Violine übernimmt hier die Rolle der menschlichen Stimme, ganz im Sinne ihrer Lieder.

Werke für Violoncello und Klavier

Fanny hatte eine besondere Vorliebe für den tiefen, melancholischen Klang des Cellos.

Fantasia in g-Moll: Ein einsätziges, freies Werk, das die klanglichen Möglichkeiten des Cellos voll ausschöpft.

Capriccio in As-Dur: Ein lebhaftes, technisch anspruchsvolles Stück, das den dialogischen Charakter zwischen Klavier und Cello betont.

Zusammenfassend lässt sich sagen, dass Fanny Mendelssohn Hensel in der Kammermusik ihre intellektuelle Stärke bewies. Ihre Werke sind keine gefällige Salonmusik, sondern komplexe, ernsthafte Kompositionen, die eine enorme formale Sicherheit und emotionale Tiefe besitzen. Besonders das Klaviertrio in d-Moll ist heute fester Bestandteil des Konzertrepertoires namhafter Ensembles.

Bedeutende Orchesterwerke

Da Fanny Mendelssohn Hensel gesellschaftlich bedingt primär für den privaten Rahmen des Salons und der „Sonntagsmusiken“ komponierte, ist ihr Katalog an reinen Orchesterwerken im Vergleich zu ihrem Lied- und Klavierschaffen schmal. Dennoch beweisen die wenigen erhaltenen Stücke, dass sie die Instrumentation und die großen Formen des Orchesters absolut souverän beherrschte.

Hier sind ihre bedeutendsten Orchesterwerke:

1. Ouvertüre in C-Dur (ca. 1832)

Dies ist Fannys einziges rein instrumentales Werk für ein volles Orchester.

Charakter: Die Ouvertüre ist im klassischen Stil gehalten, erinnert in ihrer Frische und Eleganz an Mozart oder den frühen Beethoven, weist aber bereits die romantische Farbigkeit auf, die auch für ihren Bruder Felix typisch war.

Struktur: Sie beginnt mit einer langsamen, feierlichen Einleitung, gefolgt von einem lebhaften, energetischen Hauptteil (Allegro). Das Werk zeigt, dass Fanny fähig war, über die kleinteiligen Strukturen des Liedes hinaus in großen, orchestralen Spannungsbögen zu denken.

2. Oratorium nach Bildern der Bibel (1831)

Dieses Werk, oft auch einfach als „Musik für die Toten der Cholera-Epidemie“ oder „Cholera-Kantate“ bezeichnet, ist ihre umfangreichste Komposition für Soli, Chor und Orchester.

Anlass: Es entstand unter dem Eindruck der großen Cholera-Epidemie in Berlin.

Bedeutung: Das Oratorium ist ein monumentales Zeugnis ihrer kompositorischen Reife. Fanny verbindet hier ihre Liebe zur barocken Polyphonie (Bachs Einfluss) mit der dramatischen Wucht der Romantik. Besonders die Chorpassagen und die orchestrale Begleitung sind von einer Ernsthaftigkeit und Tiefe, die weit über das hinausgingen, was man Frauen in der Musik damals zutraute.

3. „Hiob“ (Kantate) (1831)

Ein weiteres bedeutendes Werk für Soli, Chor und Orchester.

Stil: In dieser Kantate verarbeitet Fanny biblische Texte. Die orchestrale Besetzung dient hier dazu, die emotionalen Zustände der biblischen Figur Hiob – von tiefer Verzweiflung bis hin zu gläubigem Vertrauen – klanglich zu verstärken.

4. „Lobgesang“ (Kantate) (1831)

Nicht zu verwechseln mit der gleichnamigen Sinfoniekantate ihres Bruders Felix.

Inhalt: Geschrieben anlässlich des ersten Geburtstags ihres Sohnes Sebastian. Es ist ein festliches Werk für Solostimmen, Chor und Orchester. Hier zeigt sich ihre Fähigkeit, Orchestrierung für freudige, lichtvolle Anlässe einzusetzen, wobei sie das Orchester oft als farbenprächtige Stütze für den Gesang nutzt.

5. Hero und Leander (1832)

Hierbei handelt es sich um eine dramatische Szene für Sopran und Orchester nach einem Text von Schiller.

Besonderheit: Obwohl es formal eine Kantate für eine Solostimme ist, wird das Orchester hier fast wie in einer Opernszene eingesetzt. Die Instrumentierung malt das tosende Meer und die Tragik der Geschichte plastisch nach. Es ist eines der Werke, in denen Fanny der Gattung der Oper am nächsten kam.

Zusammenfassung der orchestralen Arbeit

Fannys Orchesterwerke entstanden fast alle in einer kurzen, hochproduktiven Phase um das Jahr 1831/32. Da sie keine Möglichkeit hatte, diese Werke in öffentlichen Sinfoniekonzerten aufzuführen, blieben sie meist auf die Aufführungen in ihrem eigenen „Gartensaal“ beschränkt. Dennoch belegen sie, dass ihre musikalische Vision nicht am Klavier endete, sondern den vollen Klangapparat eines Orchesters umfasste.

Weitere Bedeutende Werke

Abgesehen von ihren Instrumentalwerken liegt der größte Schatz von Fanny Mendelssohn Hensels Schaffen in der Vokalmusik. Hier zeigt sich ihre besondere Gabe, Lyrik in Klang zu verwandeln, wobei sie ein Spektrum von intimen Sololiedern bis hin zu monumentalen Chorwerken abdeckte.

Das Liedschaffen für Singstimme und Klavier

Mit über 250 Liedern ist dies ihr umfangreichster Werkkomplex. Fanny gilt heute als eine der bedeutendsten Liedkomponistinnen der Romantik. Ihre Lieder zeichnen sich durch eine perfekte Balance zwischen der Singstimme und einem oft sehr anspruchsvollen, erzählenden Klavierpart aus. Besonders hervorzuheben sind ihre Vertonungen von Texten von Johann Wolfgang von Goethe, Heinrich Heine und Joseph von Eichendorff. Ein bekanntes Beispiel ist das Lied “Italien” (nach einem Text von Grillparzer), das so authentisch den „Mendelssohn-Stil“ verkörpert, dass sogar Königin Victoria es für ein Werk ihres Bruders Felix hielt. Ein weiteres Juwel ist der Zyklus “Sechs Lieder für eine Stimme mit Begleitung des Pianoforte” (op. 1), das erste Werk, das sie offiziell unter eigenem Namen veröffentlichte.

Die Gartenlieder (op. 3)

Diese Sammlung von sechs Liedern für vierstimmigen gemischten Chor (Sopran, Alt, Tenor, Bass) ist eines ihrer charmantesten Werke. Sie waren ursprünglich für die Aufführung im Freien gedacht – im weitläufigen Park des Mendelssohn’schen Anwesens. Stücke wie “Hörst du den Vogel singen” oder “Im Wald” fangen die Naturstimmung der Romantik perfekt ein. Diese Werke sind ein früher Beleg für die Gattung des weltlichen Chorliedes, das ohne Instrumentalbegleitung (a cappella) auskommt und eine intime, gesellige Atmosphäre schafft.

Geistliche Kantaten und Chorwerke

In ihren geistlichen Werken zeigt Fanny eine beeindruckende kompositorische Strenge und Tiefe, die stark von ihrem Studium der Musik Johann Sebastian Bachs geprägt ist.

Die “Hiob-Kantate” (1831): Geschrieben für Soli, Chor und Orchester (hier primär als Vokalwerk mit Begleitung zu betrachten). Sie verarbeitet darin die dramatische biblische Geschichte des leidenden Hiob.

Die “Cholera-Kantate” (1831): Dieses Werk für Soli und achtstimmigen Chor entstand unter dem Eindruck der Berliner Epidemie. Es ist ein erschütterndes Zeugnis von Klage und Gottvertrauen.

“Lobgesang” (1831): Eine festliche Kantate für Solostimmen und Chor, die sie zur Feier des ersten Geburtstages ihres Sohnes Sebastian komponierte.

Dramatische Szenen

Fanny wagte sich auch an dramatische, fast opernhafte Formen heran. Ein bedeutendes Beispiel ist “Hero und Leander” (1832). Dies ist eine dramatische Szene für eine Solostimme (Sopran) mit Begleitung. Basierend auf dem antiken Mythos und einem Text von Friedrich Schiller, nutzt Fanny die menschliche Stimme hier als Instrument für extreme Emotionen – von sehnsüchtiger Erwartung bis hin zur tragischen Verzweiflung. Es ist eines der Werke, die am deutlichsten zeigen, dass sie das Talent für die große Bühne und das Musiktheater besessen hätte.

Duette und Terzette

Neben Sololiedern komponierte Fanny zahlreiche Werke für zwei oder drei Singstimmen. Diese Stücke waren oft für den privaten Kreis oder die Sonntagsmusiken bestimmt und bestechen durch ihre kunstvolle Stimmführung. Sie zeigen, wie meisterhaft sie die verschiedenen Klangfarben menschlicher Stimmen miteinander verweben konnte, um eine harmonische Einheit zu bilden.

Anekdoten & Wissenswertes

Fanny Mendelssohn Hensels Leben war reich an bemerkenswerten Momenten, die sowohl ihr Genie als auch die absurden Hürden ihrer Zeit illustrieren. Hier sind einige der faszinierendsten Anekdoten und Fakten:

Das „falsche“ Kompliment von Königin Victoria

Dies ist wohl die berühmteste Geschichte: Bei einem Besuch im Buckingham Palace sang Königin Victoria dem jungen Felix Mendelssohn dessen Lied Italien vor, das sie über alles liebte. Felix musste jedoch mit rotem Kopf gestehen: „Das Lied ist eigentlich von meiner Schwester Fanny.“ Die Königin war beeindruckt, doch für Fanny blieb es ein bittersüßer Moment – ihr Werk wurde weltweit gefeiert, aber unter dem Namen ihres Bruders.

Die „Bach-Fugenfinger“

Schon bei ihrer Geburt im Jahr 1805 soll ihre Mutter Lea beim Blick auf die Hände des Säuglings ausgerufen haben: „Das Kind hat Bach’sche Fugenfinger!“ Es war eine fast prophetische Vorahnung, denn Fanny wurde tatsächlich eine der größten Expertinnen für die damals fast vergessene Musik von Johann Sebastian Bach.

Ein Heiratsantrag mit Geduld

Als der Maler Wilhelm Hensel um Fannys Hand anhielt, war ihre Mutter zunächst skeptisch und verbot den beiden fünf Jahre lang jeglichen Briefkontakt, während Wilhelm in Italien lebte. Wilhelm gab jedoch nicht auf. Er schickte ihr Zeichnungen ohne Text, und Fanny antwortete mit Musik. Diese rein künstlerische Fernbeziehung hielt stand – sie heirateten schließlich 1829. Wilhelm wurde Fannys größter Unterstützer und legte ihr jeden Morgen ein leeres Blatt Notenpapier auf den Flügel, damit sie ihre Ideen sofort notierte.

Das Rätsel der „Ostersonate“

Über 150 Jahre lang wurde ein gewaltiges Klavierwerk, die Ostersonate, Felix Mendelssohn zugeschrieben. Musikwissenschaftler bewunderten die „männliche Kraft“ des Stücks. Erst im Jahr 2010 wurde durch die Entdeckung von Fannys Originalmanuskript zweifelsfrei bewiesen, dass sie die Urheberin war. Die Geschichte zeigt eindrucksvoll, wie sehr die Qualität ihrer Musik oft nur deshalb dem Bruder zugeordnet wurde, weil man einer Frau solche Komplexität nicht zutraute.

Der „Gartensaal“ als Weltbühne

Fannys Haus in Berlin, in der Leipziger Straße 3, besaß einen riesigen Gartensaal, der bis zu 300 Gäste fasste. Dort fanden ihre berühmten „Sonntagsmusiken“ statt. Es war der einzige Ort in Berlin, an dem man die Musik von Bach, Beethoven und die neuesten Werke der Geschwister Mendelssohn auf höchstem Niveau hören konnte. Für die Berliner Elite war eine Einladung zu Fanny wichtiger als der Besuch der offiziellen Hofkonzerte.

Der Schicksalstag am Klavier

Ihr Tod war so dramatisch wie ihr Leben musikalisch: Am 14. Mai 1847 leitete Fanny eine Probe für ein Werk ihres Bruders. Mitten im Spiel der Ersten Walpurgisnacht versagten ihr plötzlich die Hände. Sie ging kurz in das Nebenzimmer, um sie in Essigwasser zu kühlen, und rief ihren Gästen zu: „Es klingt wunderschön, spielt nur weiter!“ Kurz darauf erlitt sie einen Schlaganfall und starb noch am selben Abend – buchstäblich mit der Musik in den Ohren.

Wussten Sie schon? Fanny komponierte während ihrer Italienreise den Zyklus Das Jahr auf verschiedenfarbigem Papier: Der „März“ war zum Beispiel auf blauem Papier notiert, passend zum Frühlingshimmel.

(Das Schreiben dieses Artikels wurde von Gemini, einem Google Large Language Model (LLM), unterstützt und durchgeführt. Es handelt sich lediglich um ein Referenzdokument zum Entdecken von Musik, die Sie noch nicht kennen. Es kann nicht garantiert werden, dass der Inhalt dieses Artikels vollständig korrekt ist. Bitte überprüfen Sie die Informationen anhand zuverlässiger Quellen.)

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Clara Schumann: Notatki o jej życiu i twórczości

Przegląd

Clara Schumann (1819–1896 ) była jedną z najwybitniejszych postaci w historii muzyki XIX wieku. Była nie tylko cenioną pianistką i kompozytorką, ale także wpływową nauczycielką i siłą napędową sukcesu swojego męża, Roberta Schumanna.

Oto przegląd jej wielowymiarowego życia i twórczości:

1. Wczesna kariera: cudowne dziecko

Clara urodziła się jako Clara Wieck w Lipsku. Jej ojciec, Friedrich Wieck, surowy nauczyciel gry na fortepianie , ukształtował ją na wirtuozkę, stosując rygorystyczny plan treningowy.

Debiut : Oficjalny debiut miała w wieku 9 lat w Gewandhaus w Lipsku.

Międzynarodowa gwiazda: W wieku nastoletnim koncertowała po Europie. W wieku 18 lat została mianowana „ Cesarskim i Królewskim Wirtuozem Kameralnym” w Wiedniu – rzadkie wyróżnienie dla obcokrajowca i tak młodej kobiety.

2. Małżeństwo z Robertem Schumannem

Historia miłosna Klary i Roberta Schumanna jest legendarna , ale i tragiczna. Jej ojciec stanowczo sprzeciwiał się temu związkowi, co doprowadziło do wieloletniej batalii prawnej . Ostatecznie pozwolono im na ślub w 1840 roku.

Partnerzy na równych prawach : Para prowadziła wspólny „ dziennik małżeński” i inspirowała się nawzajem muzycznie.

Ciężar codzienności: Clara łączyła karierę światowej gwiazdy z rolą matki ośmiorga dzieci. Często była głównym żywicielem rodziny, ponieważ Robert coraz bardziej cierpiał na problemy ze zdrowiem psychicznym.

Johannes Brahms: Po umieszczeniu Roberta w zakładzie psychiatrycznym (1854) i jego śmierci (1856), młody Johannes Brahms stał się jej najbliższym powiernikiem. Dokładny charakter ich relacji (czy platonicznej, czy romantycznej) do dziś pozostaje przedmiotem spekulacji.

3. Kompozytor

Choć często pozostawała w cieniu męża, a nawet wątpiła we własny talent ( „ Kobieta nie musi chcieć komponować ” ), pozostawiła po sobie znaczący dorobek twórczy.

Ważne prace:

Koncert fortepianowy a-moll, op. 7: Skomponowany w wieku 14–16 lat.

Trio fortepianowe g-moll, op. 17: Uważane za jej arcydzieło muzyki kameralnej.

Piosenki: Opracowała muzykę do wielu wierszy (m.in. do wierszy Rückerta i Heinego), często jako prezent urodzinowy dla Roberta.

Styl: Jej muzykę charakteryzuje harmoniczna śmiałość i głęboko odczuwalny romantyzm.

4. Dziedzictwo i wpływy

Clara Schumann wywarła trwały wpływ na współczesne życie koncertowe:

Gra z pamięci: Była jedną z pierwszych pianistek, które grały koncerty wyłącznie z pamięci, co jest dziś powszechną praktyką.

Repertuar: Była propagatorką dzieł Bacha, Beethovena, Chopina, a oczywiście Roberta Schumanna i Brahmsa, kształtując w ten sposób kanon muzyki klasycznej.

Pedagogika : Jako profesor w konserwatorium Hoch we Frankfurcie, wykształciła całe pokolenie międzynarodowych pianistów.

Historia

Życie Clary Schumann rozpoczęło się w Lipsku jako historia niezwykłego, cudownego dziecka. Pod rygorystycznym i metodycznym okiem ojca, Friedricha Wiecka, rozwijała się tak szybko, że zadebiutowała w słynnym Gewandhausie w wieku dziewięciu lat. Ojciec celowo ukształtował ją na międzynarodową wirtuozerkę, która w okresie dojrzewania odbywała tournée po Europie , a w Wiedniu przyniosła jej nawet tytuł cesarsko-królewskiego wirtuoza kameralnego .

Do tego świata sukcesu wkroczył Robert Schumann, uczeń jej ojca. Uczucie, które narastało między nimi, spotkało się jednak z zaciekłym oporem Friedricha Wiecka. Uważał on, że małżeństwo zagraża karierze córki . Dopiero po latach wyczerpujących batalii prawnych Clara i Robert uzyskali pozwolenie na zawarcie związku małżeńskiego i złożenie przysięgi małżeńskiej w 1840 roku.

Lata ich małżeństwa charakteryzowały się głęboką symbiozą artystyczną , ale także ogromnymi wyzwaniami. Podczas gdy Robert komponował, Clara łączyła karierę międzynarodowej gwiazdy z wychowywaniem ósemki dzieci. Często to ona zapewniała rodzinie utrzymanie poprzez trasy koncertowe. Pomimo talentu, często podporządkowywała własne kompozycje – takie jak ważne Trio fortepianowe g-moll – twórczości męża .

Tragedia w życiu Klary pogłębiła się , gdy Robert Schumann coraz bardziej cierpiał na chorobę psychiczną, co ostatecznie doprowadziło do jego uwięzienia w szpitalu psychiatrycznym i przedwczesnej śmierci w 1856 roku. W wieku zaledwie 36 lat Klara została wdową i sama była odpowiedzialna za siedmioro pozostałych przy życiu dzieci. W tym trudnym czasie znalazła dożywotnie wsparcie w młodym Johannesie Brahmsie. Ich relacja charakteryzowała się głębokim uczuciem i wzajemnym szacunkiem , choć później zniszczyli wiele listów , aby chronić swoją prywatność przed potomnością .

W późniejszych dekadach życia Klara Schumann ugruntowała swoją reputację jako „ Arcykapłanka muzyki ” . Niestrudzenie koncertowała , kształtowała współczesną kulturę koncertową poprzez grę bez nut i jako pierwsza kobieta profesor w Konserwatorium Frankfurckim przekazała swoją wiedzę następnemu pokoleniu . Aż do śmierci w 1896 roku pozostawała jedną z najbardziej wpływowych kobiet swoich czasów, zawsze opisując sztukę jako „ powietrze, którym oddychała ” .

Historia chronologiczna

Wczesne lata i cudowne dziecko (1819–1839 )

Urodziła się jako Clara Wieck 13 września 1819 roku w Lipsku. Po rozstaniu rodziców w 1824 roku, jej ojciec, Friedrich Wieck, przejął wyłączną opiekę nad jej wychowaniem i natychmiast rozpoczął systematyczne, niemal nieustanne lekcje gry na fortepianie. Swój publiczny debiut miała w 1828 roku w lipskim Gewandhausie. W kolejnych latach zyskała międzynarodową sławę; w 1838 roku cesarz mianował ją „ Cesarsko- Królewską Wirtuozerką Kameralną ” w Wiedniu . W tym czasie zaczęła również komponować, między innymi Koncert fortepianowy op. 7, który ukończyła w wieku 16 lat.

Walka o miłość i małżeństwo (1840–1854 )

Po wieloletniej batalii prawnej z ojcem, 12 września 1840 roku wyszła za mąż za Roberta Schumanna. Przez kolejne 14 lat godziła się z ogromnym obciążeniem pracą : w latach 1841–1854 urodziła ośmioro dzieci, jednocześnie kontynuując trasy koncertowe i komponowanie ważnych utworów, takich jak Trio fortepianowe g-moll (1846). Para przeprowadzała się kilkakrotnie, z Lipska do Drezna (1844), a ostatecznie do Düsseldorfu (1850), gdzie Robert objął stanowisko dyrektora muzycznego.

Kryzys i nowy początek (1854–1878 )

Rok 1854 był punktem zwrotnym : po próbie samobójczej Roberta i jego późniejszym umieszczeniu w zakładzie psychiatrycznym, Clara stanęła przed zadaniem samodzielnego utrzymania rodziny . W tym czasie jej przyjaźń z młodym Johannesem Brahmsem pogłębiła się. Po śmierci Roberta w 1856 roku Clara całkowicie zrezygnowała z komponowania i całkowicie skupiła się na karierze pianistycznej i publikacji utworów Roberta. Przeprowadziła się przez Berlin do Baden-Baden (1863), gdzie nabyła niewielki dom, który przez wiele lat stał się miejscem spotkań artystów takich jak Brahms .

Późniejsze lata pracy jako nauczycielka (1878–1896)

W 1878 roku została pierwszą kobietą mianowaną profesorem w konserwatorium dr. Hocha we Frankfurcie nad Menem – stanowisko to piastowała do 1892 roku. W tym czasie obchodziła ważne rocznice ( 50. i 60. rocznicę kariery scenicznej ) i jako nauczycielka wywarła wpływ na pokolenia muzyków. Jej ostatni publiczny występ miał miejsce w 1891 roku. Klara Schumann zmarła 20 maja 1896 roku we Frankfurcie nad Menem i, zgodnie z jej życzeniem, została pochowana obok męża w Bonn.

Styl(e), ruch ( y) i okres(y) muzyczny(e)

Clara Schumann była centralną postacią epoki dojrzałego romantyzmu. Jej twórczości i wpływu nie da się zaszufladkować, gdyż pełniła różnorodne role kompozytorki, artystki i pedagoga .

Epoka i teraźniejszość

Jej muzyka bez wątpienia przynależy do epoki romantyzmu. Żyła i tworzyła w czasach, gdy uczucia , subiektywna ekspresja oraz związek muzyki z literaturą (jak w pieśni artystycznej) były najważniejsze. W tym okresie była ściśle związana z tzw. szkołą lipską – kręgiem skupionym wokół Roberta Schumanna i Felixa Mendelssohna-Bartholdy’ego, który reprezentował poetycki , a zarazem formalnie świadomy romantyzm.

Styl: tradycyjny czy innowacyjny?

Styl Clary Schumann stanowił fascynującą mieszankę klasycznego rygoru i romantycznej swobody:

Tradycyjna w swej istocie: podziwiała dawnych mistrzów, takich jak Jan Sebastian Bach i Ludwig van Beethoven. Świadczy o tym jej zamiłowanie do przejrzystych struktur i technik kontrapunktycznych (np. w preludiach i fugach). W czasach, gdy wielu wirtuozów polegało wyłącznie na popisach, jej muzykę uważano za poważną i ugruntowaną.

Innowacyjność w ekspresji: Szczególnie w swoich wczesnych utworach , takich jak Koncert fortepianowy op. 7, prezentowała radykalizm zadziwiający jak na swój wiek (14-16 lat) . Eksperymentowała z przesunięciami harmonicznymi i śmiałą techniką gry na fortepianie , wykraczającą daleko poza ówczesne standardy. Jej utwory charakteryzują się subtelną psychologiczną eksploracją tekstów, które często podkreślała harmonicznie w nowoczesny i odważny sposób.

Umiarkowany czy radykalny?

W porównaniu z „ radykalnymi” kompozytorami Nowej Niemieckiej sceny muzycznej, skupionymi wokół Franza Liszta czy Richarda Wagnera, którzy dążyli do zerwania z tradycyjnymi formami (takimi jak sonata), Clara Schumann wydawała się raczej umiarkowana. Odrzucała przesadną muzykę programową i czysto zewnętrzny kult wirtuozerii. Niemniej jednak była pionierką nowoczesnego wykonawstwa koncertowego: jej wierne i wyuczone na pamięć interpretacje utworów wielkich kompozytorów stanowiły w jej czasach radykalną innowację, która dała początek koncepcji „ artysty – służącego ” .

Podsumowując , Clara Schumann była konserwatywną innowatorką. Zachowała dziedzictwo epoki klasycyzmu i baroku, ale wypełniła je namiętną, często melancholijną duszą romantyzmu. Jej muzyka była „nowa” w momencie powstania pod względem emocjonalnej głębi, ale pozostała „ tradycyjna” w szacunku do formy muzycznej.

Gatunki muzyczne

1. Muzyka fortepianowa (solo)

To jej najbardziej rozbudowany gatunek. Jej wczesne dzieła często charakteryzowały się wirtuozerią charakterystyczną dla okresu cudownego dziecka , ale szybko rozwinęły się w głębokie, charakterystyczne dzieła .

Formy wirtuozowskie: polonezy, kaprysy i wariacje (np. Wariacje na temat Roberta Schumanna, op. 20).

charakterystyczne : Szczególnie kultywowała gatunek romansu – małe, nastrojowe utwory o charakterze lirycznym (np. Trzy romanse, op. 11).

Formy ścisłe: Później komponowała także preludia i fugi (op. 16), co odzwierciedla jej dogłębne studia nad muzyką barokową.

2. Piosenka artystyczna

Clara Schumann była ważną kompozytorką pieśni. Jej utwory wpisują się w tradycję Schuberta i Roberta Schumanna, ale wyróżniają się bardzo charakterystycznym akompaniamentem fortepianowym , który interpretuje tekst psychologicznie.

Często komponowała muzykę do tekstów Heinricha Heinego i Friedricha Rückerta.

Znanym przykładem jest cykl Liebesfrühling , który wydała wspólnie z Robertem (w jego dorobku znalazły się trzy pieśni, m.in. Liebst du um Schönheit ) .

3. Muzyka kameralna

W tym gatunku stworzyła dzieła, które dziś uważane są za szczytowe osiągnięcie romantycznej muzyki kameralnej.

Trio fortepianowe g-moll, op. 17: Prawdopodobnie jej najważniejsze dzieło. W tym utworze artystka demonstruje swoje mistrzostwo w przeplataniu brzmień fortepianu, skrzypiec i wiolonczeli, a także w operowaniu klasyczną formą sonatową.

Trzy romanse na skrzypce i fortepian, op. 22: Standardowe dzieło dla skrzypków , wyróżniające się lirycznymi melodiami.

4. Utwory orkiestrowe i koncerty

Mimo że komponowała w tej dziedzinie rzadziej, pozostawiła po sobie znaczący, wczesny dorobek :

Koncert fortepianowy a-moll, op. 7: Ukończyła ten utwór w wieku 16 lat. Jest on nowatorski, ponieważ poszczególne części płynnie przechodzą jedna w drugą , i stanowi dowód na chęć zerwania z tradycyjną formą koncertu.

Podsumowując, można powiedzieć, że Clara Schumann doprowadziła do perfekcji przede wszystkim małe, kameralne formy (pieśni i utwory fortepianowe) , ale swoim triem fortepianowym udowodniła, że opanowała również formę dużą i złożoną.

Charakterystyka muzyki

1. Melodia: Cantabile i oddech

Kluczową cechą jej muzyki jest jej liryczność (cantabile ) . Clara Schumann często postrzegała fortepian jako głos ludzki.

Linie melodyczne: Ich melodie rzadko stanowią jedynie ozdobę techniki; są bardzo zróżnicowane i wymagają dobrego wyczucia frazowania i „ oddechu ” .

Wewnętrzność: Zamiast głośnych, triumfalnych tematów, często preferowała intymne, niemal tęskne motywy, które bezpośrednio odwoływały się do emocji .

2. Harmonia: wyrazista i chromatyczna

Clara Schumann często wykazywała się większą śmiałością harmoniczną, niż można by oczekiwać po kompozytorce jej czasów.

Dysonanse i zawieszenia: Wykorzystywała tarcie i nierozwiązane dysonanse , aby wywoływać chwile wewnętrznego zamieszania lub bólu.

Chromatyka: W późniejszych utworach (takich jak Trio fortepianowe g-moll) artystka świadomie stosuje chromatykę (stopnie półtonowe), aby zwiększyć napięcie harmoniczne i uzyskać ciemną , melancholijną kolorystykę .

3. Partia fortepianu: orkiestrowa i wymagająca

Ponieważ sama była jedną z najlepszych pianistek swoich czasów, jej aranżacja fortepianowa jest niezwykle przemyślana:

Polifonia: Pod wpływem intensywnych studiów nad J.S. Bachem, często splata ze sobą kilka niezależnych głosów . Jej muzyka nigdy nie jest „cienka ” ; często dwie ręce brzmią jak cała orkiestra.

Szeroki rejestr: wykorzystuje całą klawiaturę – od głębokich, dudniących basów po mieniące się wysokie tony w tonach wysokich.

Odrzucenie pustej wirtuozerii : W przeciwieństwie do współczesnych „ lwów klawiatury ” , jej technika zawsze służyła ekspresji. Szybkie biegi lub arpeggia zawsze miały dla niej funkcję poetycką.

4. Rytm: Żywotny i złożony

Ich rytmy często wykazują cechy typowe dla epoki Schumanna:

Synkopa i interpunkcja: Dzięki nim postać staje się dynamiczna , momentami wręcz zapierająca dech w piersiach .

Nakładanie się rytmów: Często ręce grają rytmy , które działają w kontrze do siebie (np. triole przeciwko ósemkom), co nadaje muzyce ulotny, niestabilny charakter .

Podsumowanie charakterystyki dźwięku

Słuchając muzyki Clary Schumann , doświadcza się kontrolowanej pasji. To jest:

Strukturalnie klarowne (jak muzyka klasyczna),

Głęboki emocjonalnie ( jak romantyzm),

Technicznie genialny, ale nigdy powierzchowny .

Efekty i wpływy

Clara Schumann była kimś znacznie więcej niż „ tylko” żoną słynnego kompozytora . Była jedną z najbardziej wpływowych postaci w historii muzyki europejskiej , której twórczość w decydujący sposób ukształtowała dzisiejsze życie koncertowe, grę na fortepianie i rozumienie tradycji muzycznej .

Ich skutki można podzielić na cztery główne obszary:

1. Rewolucja systemu koncertowego

Clara Schumann fundamentalnie zmieniła sposób prezentacji muzyki klasycznej . Przed nią recitale fortepianowe często przypominały cyrkowe przedstawienia, gdzie główną rolę odgrywały techniczne popisy i powierzchowne wariacje na temat melodii operowych .

Gra z pamięci: Była jedną z pierwszych, która grała koncerty wyłącznie z pamięci. To, co dziś jest standardem, wówczas uznawano za oznakę najwyższego kunsztu artystycznego .

Wierność dziełu: Zamiast odgrywać rolę teatralną, postrzegała siebie jako „ służącą dziełu ” . Utrwaliła poważny charakter solowego recitalu i uwypukliła intencję kompozytora.

Kształtowanie kanonu: Dzięki jej programowi dzieła J.S. Bacha, Beethovena, Chopina, a oczywiście Roberta Schumanna i Brahmsa zyskały status „ klasyki ” , jaką mają do dziś.

2. Opiekun spuścizny Roberta Schumanna

Gdyby nie Clara Schumann, twórczość jej męża Roberta byłaby prawdopodobnie znacznie mniej znana.

Ambasador: Po jego śmierci w 1856 roku poświęciła prawie cztery dekady swojej kariery na popularyzację jego muzyki. Była czołową interpretatorką jego utworów fortepianowych i dzięki swojej światowej sławie dała mu platformę do działania .

temu wytyczyła standardy naukowego wydawania partytur muzycznych.

3. Wpływ jako pedagog ( szkoła frankfurcka )

Jako profesor w konserwatorium dr. Hocha we Frankfurcie (od 1878 r.) wywarła wpływ na całe pokolenie pianistów z całego świata.

Jej idealny dźwięk: nauczała techniki, która stawiała „ śpiewający ton” i inteligencję muzyczną ponad zwykłą zręczność. Jej uczniowie kontynuowali ten „ styl Schumanna” aż do XX wieku (np. Fanny Davies czy Adelina de Lara).

4. Wzór do naśladowania dla kobiet w muzyce

W czasach, gdy społeczeństwo rzadko brało pod uwagę karierę zawodową kobiet , Clara Schumann była przykładem nowoczesnego, niemal rewolucyjnego modelu :

Działalność zawodowa : Była głównym żywicielem rodziny, organizowała własne wycieczki i stała się niekwestionowanym autorytetem w zdominowanej przez mężczyzn branży .

Kompozytorka: Mimo że często oceniała swoją twórczość skromnie, stworzyła dzieła (takie jak Trio fortepianowe), które do dziś uważane są za kamienie milowe i nadal inspirują współczesne kompozytorki.

Podsumowując: Klara Schumann była „ arcykapłanką muzyki ” , która uosabiała przejście od wirtuozowskiego spektaklu do głębokich , wiernych wykonań koncertowych. Była moralnym i artystycznym sumieniem romantyzmu.

Działalność muzyczna inna niż komponowanie

Clara Schumann była jedną z najbardziej wszechstronnych osobowości muzycznych swoich czasów. Oprócz twórczości kompozytorskiej, ukształtowała świat muzyki przede wszystkim poprzez cztery inne obszary działalności :

1. Wirtuoz fortepianu i kierownik koncertu

Klara Schumann była uważana za najważniejszą pianistkę XIX wieku. Jej kariera koncertowa trwała ponad 60 lat.

Trasy koncertowe po całym świecie: Podróżowała w najtrudniejszych warunkach (dyliżansem, statkiem lub saniami) po Europie, z Rosji do Anglii i z Paryża do Wiednia.

Samodzielność: W czasach bez agencji koncertowych często sama organizowała swoje występy. Zajmowała się wynajmem sal, reklamą, opłatami i planowaniem programu.

Pionierka recitalu: ustanowiła format wieczorów fortepianowych solowych i była jedną z pierwszych osób, które grały z pamięci dzieła wielkich mistrzów, takich jak Beethoven czy Bach.

2. Redaktor i wykonawca testamentu

Po śmierci męża Roberta w 1856 roku poświęciła wiele energii na zachowanie i upowszechnianie jego spuścizny.

Wydanie kompletne: Wraz z Johannesem Brahmsem opublikowała pierwsze krytyczne wydanie kompletne dzieł Roberta Schumanna w wydawnictwie Breitkopf & Härtel ( 1881–1893 ) . Dokonała przy tym korekt rękopisów oraz dodała oznaczenia tempa i palcowania.

Publikacja listów: Opublikowała „ Wczesne listy” Roberta (1885), aby utrwalić dla potomności obraz jego charakteru i rozwoju artystycznego .

3. Wpływowy edukator

Jako profesor ukształtowała całe pokolenie pianistów i przekazała im swoje wysokie standardy artystyczne .

dr. Hocha : W 1878 roku została mianowana pierwszą kobietą na stanowisko w Konserwatorium dr. Hocha we Frankfurcie nad Menem. Uczyła tam do 1892 roku.

„ Szkoła frankfurcka ” : Ich styl nauczania kładł nacisk na „ śpiewający ton ” , doskonałą technikę i przede wszystkim wierność utworowi – absolutną wierność partyturze kompozytora bez zbędnych efekciarskich udziwnień .

Networker i osoba wspierająca

Clara Schumann była centralną postacią życia kulturalnego. Wykorzystywała swoją sławę do promowania młodych talentów i tworzenia nowej muzyki.

Prawykonania światowe : miała okazję po raz pierwszy wykonać liczne utwory Roberta Schumanna i Johannesa Brahmsa (np. Kwintet fortepianowy f-moll ) .

artystyczna : Pozostawała w stałym kontakcie z czołowymi umysłami swoich czasów, m.in. z Felixem Mendelssohnem Bartholdym, Fryderykiem Chopinem i Franciszkiem Lisztem, i była cenionym doradcą w kwestiach interpretacji i kompozycji .

Podsumowując: Clara Schumann była nie tylko artystką, ale także strategicznym graczem w przemyśle muzycznym, która jako edukatorka i redaktorka kształtowała rozumienie muzyki romantycznej aż do XX wieku.

Aktywności poza muzyką

1. Kronikarz i pamiętnikarz

Jednym z jej najaktywniejszych zajęć było prowadzenie pamiętników .

Dokumentacja z całego życia: Jej ojciec zaczął pisać dla niej pamiętnik , gdy miała pięć lat . Później sama go kontynuowała , zapisując nie tylko sukcesy artystyczne , ale także najgłębsze osobiste refleksje .

Dziennik małżeński: Razem z Robertem prowadzili „ dziennik małżeński ” , w którym na zmianę wymieniali się informacjami o swoim życiu codziennym, lekturach i związku. Dla Clary pisanie było formą moralnej samoafirmacji i sposobem na radzenie sobie z pełnym wydarzeń życiem.

2. Zarządzanie rodziną i macierzyństwo

W czasach, gdy nie było nowoczesnych pomocy medycznych, zorganizowanie gospodarstwa domowego z ośmiorgiem dzieci było ogromnym zadaniem logistycznym.

Samotna matka: Po śmierci Roberta w 1856 r. wzięła na siebie wyłączną odpowiedzialność za wychowanie i zabezpieczenie finansowe siedmiorga pozostałych przy życiu dzieci.

Organizacja: Koordynowała pracę personelu (kucharzy , niań ) , dbała o edukację dzieci i dbała o to, by rodzina była spójna, mimo ciągłych podróży .

3. Obszerna korespondencja

Clara Schumann była pełną pasji i dyscypliny autorką listów.

Nawiązywanie kontaktów: Miała kontakt z najważniejszymi osobistościami swoich czasów – od muzyków, takich jak Brahms i Joachim, po pisarzy i aktorów.

Obciążenie pracą: W listach często skarżyła się, że odpowiadanie na korespondencję kosztuje ją „ siłę moralną i fizyczną ” , gdyż zdarzało się, że pisała setki listów rocznie.

4. Przyroda i podróże (poza wycieczką)

Mimo że większość jej podróży miała charakter służbowy, aktywnie szukała relaksu na łonie natury.

Letni wypoczynek w Baden-Baden: Kupiła dom w Lichtental niedaleko Baden-Baden, aby spędzić tam letnie miesiące z dziećmi. Ten czas spędzony na wsi był dla niej najważniejszą ucieczką od zgiełku koncertów.

Spacery : Podobnie jak wielu romantyków, ceniła sobie długie spacery na łonie natury , często w towarzystwie przyjaciół, takich jak Johannes Brahms, którzy pozwalali jej odzyskać siły.

5. Językoznawstwo i edukacja

odnosić sukcesy na międzynarodowych trasach koncertowych , stale poszerzała swoją wiedzę i kształcenie.

Języki obce: Uczęszczała na lekcje języka francuskiego i angielskiego, co było niezbędne podczas jej tras koncertowych w Paryżu i Londynie .

Czytanie : Była kobietą wykształconą, która chętnie zagłębiała się w literaturę swoich czasów, co znalazło odzwierciedlenie także w wyborze tekstów do jej piosenek.

Podsumowując, „ czas wolny” Clary Schumann był zazwyczaj nierozerwalnie związany z jej obowiązkami głowy rodziny i rolą osoby publicznej . Jej dom w Baden-Baden pozostawał rzadkim miejscem, w którym próbowała prowadzić pozory życia prywatnego z dala od blasku fleszy .

Jako pianista

wówczas powierzchownego kultu celebrytów .

Szkolenie i cudowne dziecko

Jej droga pianistki rozpoczęła się pod dyktatorskim panowaniem jej ojca, Friedricha Wiecka. Chciał on udowodnić, że jego metoda pedagogiczna może doprowadzić każdy talent do perfekcji .

Podstawy techniczne: Clara była trenowana do mocnego ataku i absolutnej precyzji . Jej gra od najmłodszych lat charakteryzowała się siłą i wytrzymałością, których w tamtych czasach często nie przypisywano kobietom.

sława : Podczas gdy inne dzieci grały, dawała koncerty Goethemu, Paganiniemu i Lisztowi. Ten ostatni głęboko podziwiał jej technikę, choć jej styl później stał się diametralnie różny od jego.

Styl i estetyka : „Najwyższa Kapłanka ”

Dojrzewając, Clara wypracowała ideał gry, który uważa się za początek współczesnej interpretacji. Nazywano ją „ Arcykapłanką Muzyki ”, ponieważ przeniosła uwagę z siebie na kompozytora.

Wierność partyturze: Podczas gdy inni pianiści dowolnie zmieniali utwory lub „ ulepszali” je ozdobnikami , Clara grała dokładnie to, co było zapisane w partyturze. Uważała się za medium twórcy .

„ Śpiewający ” ton : Jej gra słynęła ze śpiewnego brzmienia . Potrafiła dosłownie sprawić, że fortepian śpiewał , co było szczególnie widoczne w utworach lirycznych Chopina i Roberta Schumanna.

Unikała efektów: zbędnych ruchów ciała czy teatralnych gestów w stronę instrumentu. Jej postawa była spokojna i skupiona, co tylko podkreślało jej ogromną wewnętrzną intensywność.

Rewolucyjne innowacje w sali koncertowej

Clara Schumann zerwała z konwencjami XIX wieku i ukształtowała formaty , których do dziś doświadczamy na koncertach muzyki klasycznej:

Granie z pamięci: Przed Clarą granie bez nut było uważane za niemal aroganckie i niepewne siebie. Clara uznała granie z pamięci za oznakę głębokiego, intelektualnego zrozumienia utworu.

Wymagające programy: Na koncertach odmawiała grania wyłącznie „ przyjemnych ” utworów . Zmuszała publiczność do wykonywania trudnych utworów Bacha, Beethovena i Brahmsa, kształtując w ten sposób nową powagę u słuchaczy .

Kariera trwająca całe życie wbrew wszelkim przeciwnościom.

Jej kariera pianistki była nie tylko powołaniem artystycznym , ale często czystą koniecznością.

Główny żywiciel rodziny: Podczas gdy Robert z powodu choroby i późniejszej śmierci zarabiał bardzo mało , Clara dzięki swoim podróżom finansowała utrzymanie swojej ośmioosobowej rodziny .

fizyczne : Podróżowała po Europie aż do późnej starości (jej ostatni koncert odbył się w 1891 roku, w wieku 71 lat). Pomimo wystąpienia objawów reumatycznych i utraty słuchu , nigdy nie straciła mistrzostwa technicznego.

Clara Schumann pozostawiła po sobie dziedzictwo wykraczające poza jej własne występy. Przekształciła grę na fortepianie w przedsięwzięcie intelektualne i moralne.

Jako nauczyciel muzyki

pedagog muzyczny, co jako pianistka. Jej nauczanie charakteryzowało się bezkompromisowym rygorem artystycznym , głębokim szacunkiem dla partytury i dążeniem do poprowadzenia gry na fortepianie od czystej wirtuozerii do intelektualnej penetracji .

Poniżej znajduje się przegląd jej pracy i trwałego wkładu jako nauczycielki:

1. Nominacja do Frankfurtu

W 1878 roku Klara Schumann objęła stanowisko niezwykłe jak na tamte czasy : została pierwszą kobietą profesorem fortepianu w nowo założonym Konserwatorium Dr. Hocha we Frankfurcie nad Menem.

Prestiżowy projekt: Konserwatorium zapewniło jej obecność gwiazdy światowej klasy. Otrzymała specjalne warunki, pozwolono jej kontynuować trasę koncertową i sama wybrała sobie uczniów .

Międzynarodowa popularność: Dzięki jej nazwisku młode talenty z całej Europy, USA, a nawet Australii przybywały do Frankfurtu, aby się u niej uczyć.

2. „ Szkoła Schumanna ” : metoda i zasady

Clara Schumann reprezentowała bardzo jasną linię pedagogiczną , która znacząco różniła się od techniczno-mechanicznego systemu nauczania innych szkół.

„ Śpiewający ton ” : Ostatecznym celem było uzyskanie wyrafinowanego, lirycznego brzmienia. Wymagała, aby jej uczniowie nigdy nie „ uderzali ” w fortepian , ale zawsze go „ naciskali ” lub „ głaskali” , aby naśladować ludzki głos.

Przenikanie intelektualne: Zanim uczeń nacisnął pierwszy klawisz , musiał teoretycznie zrozumieć utwór. Wymagała, aby uchwycić istotę kompozycji, a nie tylko ćwiczyć palce.

Absolutny szacunek dla partytury: W czasach, gdy wielu pianistów modyfikowało utwory na swój własny , specyficzny sposób , ona była pionierką wierności zapisowi nutowemu. Palcowanie i frazowanie musiały być wykonywane dokładnie tak, jak zamierzył kompozytor (zwłaszcza Robert Schumann) .

3. Dyscyplina i surowość macierzyńska

Jej lekcje często odbywały się w prywatnym pokoju gościnnym, co tworzyło osobistą, a jednocześnie niezwykle skupioną atmosferę .

Dbałość o szczegóły: Studenci zgłaszali, że czasami spędzali godzinę pracując nad pojedynczym taktem lub nad konkretną frazą.

Promocja kobiet: Choć sama krytycznie wypowiadała się o kobietach w zawodzie kompozytora, to w znacznym stopniu promowała pianistki i umożliwiła wielu z nich rozpoczęcie kariery zawodowej.

4. Jej trwały wkład w świat muzyki

Jej pedagogiczne dziedzictwo trwa do dziś, gdyż stanowiła pomost między erą klasyczną a współczesną szkołą gry na fortepianie.

Zachowując tradycję: Przekazywała autentyczną interpretację dzieł Roberta Schumanna i Johannesa Brahmsa bezpośrednio swoim uczniom . Ponieważ często pracowała nad tymi dziełami z samymi kompozytorami, jej nauczanie uważano za „ źródło prawdy ” .

Znani uczniowie : Do jej najważniejszych uczennic należały Fanny Davies, Adelina de Lara i Ilona Eibenschütz . Muzycy ci tworzyli nagrania aż do XX wieku, które są dziś uważane za cenne dokumenty „ stylu Schumanna ”.

Profesjonalizacja: Dzięki swojej pracy we Frankfurcie udowodniła, że kobiety mogą odnosić sukcesy w nauczaniu akademickim na najwyższym poziomie , torując w ten sposób drogę kolejnym pokoleniom kobiet profesorek muzyki.

Podsumowując, można powiedzieć, że Klara Schumann nadała moralny wymiar pedagogice fortepianowej : uczyniła z lekcji gry na fortepianie naukę etyki artystycznej i pokory przed pracą.

Muzyczna rodzina

Rodzice: Fundacja

Jej muzyczne inspiracje zaczęły się od rodziców, których związek jednak nie był szczęśliwy.

Friedrich Wieck (ojciec): Był jednym z najsłynniejszych nauczycieli gry na fortepianie swoich czasów. Był właścicielem fabryki fortepianów i wypożyczalnią płyt . Jego ambicja była siłą napędową kariery Clary; chciał udowodnić za jej pośrednictwem, że jego metoda nauczania jest nieomylna.

Mariane Wieck, z domu Tromlitz (matka): Była utalentowaną śpiewaczką i pianistką , występującą jako solistka na koncertach w lipskim Gewandhausie. Sama pochodziła z rodziny muzyków; jej ojcem był słynny flecista Johann George Tromlitz. Mariane opuściła rodzinę, gdy Clara miała pięć lat, co dodatkowo wzmocniło jej więź z muzyką jako „ językiem zastępczym” .

Rodzeństwo: W cieniu pierworodnego

Clara miała kilku braci i przyrodniego rodzeństwa, którzy również otrzymali wykształcenie muzyczne, ale żadnemu z nich nie udało się zdobyć jej światowej sławy.

Alwin i Gustav Wieck: Ich bracia również pobierali lekcje u ojca, lecz pozostali raczej przeciętnymi muzykami.

Marie Wieck (przyrodnia siostra): Urodzona z drugiego małżeństwa ojca, Marie również kształciła się na pianistkę i śpiewaczkę. Przez całe życie pozostawała w cieniu swojej słynnej przyrodniej siostry , ale mimo to była szanowaną muzyczką i nauczycielką gry na fortepianie.

Małżeństwo z Robertem Schumannem

Jej małżeństwo z Robertem Schumannem w 1840 roku połączyło dwa największe talenty muzyczne epoki romantyzmu. Robert był pierwotnie uczniem jej ojca . W ich małżeństwie życie prywatne i artystyczne przeplatały się: razem studiowali partytury Bacha, wzajemnie inspirowali się kompozycjami i wzajemnie korygowali swoje dzieła.

Dzieci: Muzyka jako ciężar i dziedzictwo

i Robert mieli ośmioro dzieci, których życie często kształtowała muzyka i tragiczne okoliczności rodzinne .

Marie i Eugenie Schumann: Najsilniej poszły w ślady matki. Marie została najbliższą asystentką i prawą ręką Clary w nauczaniu. Eugenie została również pianistką i napisała ważne wspomnienia o matce i Johannesie Brahmsie.

Feliks Schumann: Najmłodsze dziecko było niezwykle uzdolnione muzycznie i literacko. Pisał wiersze, do których muzykę skomponował Johannes Brahms, ale zmarł tragicznie młodo na gruźlicę.

Ferdinand Schumann: Został handlarzem muzyki i dzięki temu pozostał związany ze światem muzyki, przynajmniej komercyjnie .

„ Powinowactwo elektywne ” : Johannes Brahms

Choć nie byli spokrewnieni biologicznie, Johannes Brahms musi być wymieniony jako członek rodziny muzyków. Od 1853 roku stał się najbliższym powiernikiem Schumannów. Po śmierci Roberta stał się dla Klary i jej dzieci swego rodzaju zastępczym ojcem i duchowym partnerem, pozostając ich doradcą artystycznym do końca jej życia .

Relacje z kompozytorami

1. Robert Schumann: Totalna symbioza

Jej najważniejszy związek łączył ją z mężem. Była to więź na równych prawach, wykraczająca daleko poza normalne małżeństwo.

artystyczna : Była jego najważniejszym doradcą i często pierwszą osobą, która widziała lub słyszała jego twórczość . Robert powiedział kiedyś, że żaden muzyk nie rozumiał go tak dobrze jak ona.

Muza: Poświęcił jej wiele dzieł (np. Fantazję C-dur), a ona sama , poprzez swoje trasy koncertowe , zadbała o to, aby jego muzyka stała się znana .

2. Johannes Brahms: Połączenie dusz na całe życie

Relacja z Brahmsem jest jedną z najbardziej zagadkowych i poruszających w historii muzyki. W 1853 roku młody Brahms zamieszkał z Schumannami i natychmiast został uznany za geniusza.

Filar wsparcia w trudnych chwilach: Podczas choroby Roberta i po jego śmierci Brahms był najważniejszym wsparciem dla Clary. Dbał o jej dzieci i finanse.

artystyczna : Wysyłali sobie nawzajem niemal wszystkie swoje nowe kompozycje do korekty. Brahms zabiegał o jej aprobatę przez całe życie; jeśli Clarze nie podobał się jakiś utwór, często wątpił w jego wartość.

3. Felix Mendelssohn Bartholdy: Podziw i przyjaźń

Mendelssohn był jednym z najbliższych przyjaciół i towarzyszy Klary podczas jej pobytu w Lipsku.

Mentor: Dyrygował wieloma jej koncertami w Gewandhaus. Clara podziwiała jego elegancję i formalną perfekcję.

Wspólne wartości: Obaj podzielali niechęć do powierzchownej sensacji i wspólnie opowiadali się za ponownym odkryciem J.S. Bacha. Jego nagła śmierć w 1847 roku głęboko ich poruszyła.

4. Fryderyk Chopin : Dystans pełen szacunku

Klara spotykała się z Chopinem kilkakrotnie, m.in. w Paryżu i Lipsku.

Pianistka: Chopin podziwiał jej grę i zadedykował jej swoje wariacje na temat „ La ci darem la mano ” .

Krytyk: Clara doceniała poezję Chopina, ale sceptycznie podchodziła do niektórych jego „ ekscentrycznych ” zwrotów harmonicznych . Niemniej jednak była jedną z pierwszych osób, które konsekwentnie włączały jego dzieła do swojego niemieckiego repertuaru.

5. Franz Liszt: Od podziwu do wrogości

Związek z Lisztem jest przykładem przełomu estetycznego w XIX wieku.

Wczesne lata: Jako mała dziewczynka Clara była zafascynowana technicznym geniuszem Liszta. Liszt z kolei nazywał ją „ kapłanką sztuki ” .

Przełom: Później Clara radykalnie odrzuciła jego ekstrawagancki styl życia i jego „ muzykę przyszłości” (Nową Szkołę Niemiecką). Uważała jego muzykę za pustą i sensacyjną. Kiedy Liszt zaaranżował utwory Roberta Schumanna w sposób, który jej się nie podobał, powstał trwały rozłam .

6. Józef Joachim: Muzyczny brat

Przez dziesięciolecia jej najbliższym partnerem w muzyce kameralnej był słynny skrzypek Joseph Joachim .

Duet: Razem z nim stworzyła legendarny zespół . Łączyła ich ta sama estetyka wykonania : pokora przed wykonaniem i techniczna perfekcja. Oprócz Brahmsa, był on jej najważniejszym powiernikiem w sprawach muzycznych.

jakość w romantycznym świecie muzycznym . Jej bliscy należeli do wąskiego kręgu muzyki „ poważnej”; tym, których odrzuciła, trudno było zaistnieć w kręgach konserwatywnych.

Związek z Robertem Schumannem

Związek Clary i Roberta Schumannów jest uważany za jeden z najważniejszych i najbardziej tragicznych związków miłosnych i zawodowych w historii kultury. Był to związek, w którym sztuka i życie były ze sobą całkowicie splecione.

Od relacji nauczyciel- uczeń do zakazanej miłości

Historia rozpoczęła się, gdy młody Robert Schumann wprowadził się w 1830 roku do domu ojca Klary, Friedricha Wiecka, aby rozpocząć naukę gry na fortepianie. Klara miała wówczas zaledwie jedenaście lat, ale była już uznaną pianistką. Z biegiem lat ich pierwotna relacja między rodzeństwem przerodziła się w głębokie, romantyczne uczucie.

Gdy Klara miała 16 lat, wymienili pierwsze pocałunki , co doprowadziło do bezprecedensowego konfliktu z jej ojcem . Friedrich Wieck uważał Roberta za przeciętnego kompozytora o wątpliwym stylu życia, który zrujnuje karierę jego najcenniejszego „ produktu ” – jego córki . Rozpoczęła się zacięta, wieloletnia walka, która ostatecznie zakończyła się w sądzie. Dopiero decyzją sądu otrzymali pozwolenie na ślub i pobrali się 12 września 1840 roku, dzień przed 21. urodzinami Klary.

Muzyczna symbioza

W swoim małżeństwie stworzyli unikatową w świecie muzyki jedność artystyczną . Prowadzili wspólny dziennik małżeński, w którym wymieniali się nie tylko codziennymi sprawami , ale przede wszystkim pomysłami muzycznymi .

„ roku pieśni” w 1840 roku Robert skomponował liczne utwory będące wyznaniami miłości do Klary. Ona z kolei była jego najważniejszą doradczynią i często jedyną osobą, która od razu rozumiała jego skomplikowane partytury.

Fortepian jako punkt konfliktu: Pomimo ich miłości, istniały napięcia. Kiedy Robert komponował, potrzebował ciszy, która często uniemożliwiała Clarze ćwiczenia do koncertów . Robert czuł się też czasami przyćmiony, gdy Clara była celebrowana jako prawdziwa gwiazda podczas tras koncertowych, a on postrzegany był jedynie jako „ mąż artystki ” .

Podział ról i obciążeń

Clara pełniła podwójną rolę w małżeństwie, które doprowadziło ją do granic możliwości. Była muzą i interpretatorką jego dzieł, ale także głównym żywicielem rodziny, która liczyła ośmioro dzieci. Robert, którego karierę pianisty przerwał uraz ręki , coraz częściej cierpiał na napady depresji i halucynacje. Clara zajmowała się domem, finansami i podróżami, jednocześnie starając się chronić wrażliwą naturę Roberta przed światem zewnętrznym .

Tragiczny koniec

Związek zakończył się katastrofą, gdy choroba psychiczna Roberta doprowadziła do próby samobójczej w Renie w 1854 roku. Został on umieszczony w zakładzie psychiatrycznym w Endenich. Za radą lekarzy , Klarze nie pozwolono odwiedzać go tam przez prawie dwa i pół roku, aby go nie rozgniewać. Zobaczyła go ponownie zaledwie dwa dni przed jego śmiercią w 1856 roku. Nadal ją rozpoznawał, ale ledwo mógł mówić.

Po jego śmierci Clara poświęciła resztę życia – kolejne 40 lat – niemal wyłącznie rozsławianiu muzyki Roberta w całej Europie . Ubierała się niemal wyłącznie na czarno i stała się „ egzekutorką” jego duszy. Miłość do niego pozostała filarem jej życia, mimo że później pielęgnowała głęboką przyjaźń z Johannesem Brahmsem.

Związek z Johannesem Brahmsem

Relacja między Clarą Schumann a Johannesem Brahmsem to jedna z najgłębszych , najbardziej zagadkowych i poruszających więzi w historii muzyki. Przez ponad 43 lata oscylowała między namiętnym uwielbieniem, więzią rodzinną a bezkompromisową współpracą artystyczną .

Spotkanie w pamiętnym roku (1853)

Historia rozpoczęła się we wrześniu 1853 roku, kiedy zupełnie nieznany wówczas, 20-letni Johannes Brahms stanął w drzwiach domu Schumannów w Düsseldorfie . Robert Schumann był natychmiast zelektryzowany talentem młodego człowieka i w swoim słynnym artykule „Nowe ścieżki ” ogłosił go przyszłym geniuszem . Dla Clary Brahms był początkowo młodym , przystojnym „ prorokiem ” . Jednak gdy Robert został przyjęty do zakładu psychiatrycznego w Endenich zaledwie kilka miesięcy później , w lutym 1854 roku, po próbie samobójczej, ich relacje uległy gwałtownej zmianie.

Wsparcie w katastrofie (1854–1856 )

Podczas dwuipółletniego pobytu Roberta w tej placówce Brahms stał się nieodzowną podporą w życiu Clary.

Pomoc praktyczna: Tymczasowo zamieszkał w domu Schumannów, pomagał w wychowaniu dzieci i uporządkował bibliotekę Roberta.

Bliskość emocjonalna : W tej fazie izolacji i żałoby jej uczucia pogłębiły się . Forma zwrotu w jej listach zmieniła się z formalnego „ Szanowna Pani” na zwyczajne „ Moja ukochana Klaro”, a w końcu na „Ty ” .

W tym czasie Brahms był namiętnie zakochany w kobiecie, która była od niego o 14 lat starsza. To, czy ta miłość kiedykolwiek się spełniła, pozostaje wielką zagadką historii muzyki, ponieważ obaj później, za obopólną zgodą, zniszczyli znaczną część swojej korespondencji.

Moment decyzji (1856)

Po śmierci Roberta w lipcu 1856 roku, Clara i Johannes spędzili razem letnie wakacje w Szwajcarii. Wielu biografów sugeruje, że ich związek wyklarował się w tym czasie . Rezultatem nie było jednak małżeństwo, lecz stopniowe oddalanie się: Brahms odszedł, a oboje wybrali życie w „ wolnym” związku. Clara pozostała „ wieczną wdową” po Robercie, a Brahms do końca życia pozostał kawalerem.

Świadomość artystyczna​

W kolejnych dekadach rozwinęła się bezprecedensowa symbioza zawodowa.

Krytyk: Brahms wysyłał niemal wszystkie swoje nowe dzieła Clarze przed ich opublikowaniem . Jej osąd był dla niego najważniejszym kryterium . Jeśli krytykowała jakiś fragment, często skrupulatnie go poprawiał .

Ambasador: Klara z kolei była najważniejszą interpretatorką jego utworów fortepianowych i wykorzystała swoją sławę , aby rozsławić jego muzykę w całej Europie.

Wiek i pożegnanie

Ich związek trwał aż do jego śmierci. Choć zdarzały się okresy rozłąki i ostre kłótnie (często z powodu niekiedy szorstkiego sposobu bycia Brahmsa), zawsze odnajdywali się na nowo. Brahms opisał Clarę jako „ najpiękniejsze doświadczenie ” swojego życia.

Kiedy Klara umierała w 1896 roku, Brahms zrozpaczony rzucił się jej na szyję, ale z powodu opóźnień pociągów przybył dopiero wkrótce po jej śmierci. Na jej pogrzebie był załamany. Przeżył ją zaledwie jedenaście miesięcy. Jego ostatnie ważne dzieło, Cztery pieśni poważne , jest uważane za jego muzyczne pożegnanie z nią.

Podobni kompozytorzy

1. Robert Schumann (1810 –1856)

Najbardziej oczywiste podobieństwo widać w jej mężu. Ponieważ wzajemnie na siebie wpływali i uczyli się razem, ich język muzyczny często jest ze sobą ściśle powiązany.

Podobieństwo : Oba utwory wykorzystują wysoce poetycką, fragmentaryczną formę fortepianu i gęstą, polifoniczną fakturę. Miłośnicy „ Scen z dzieciństwa” Roberta znajdą bardzo podobny świat emocjonalny w „ Romances ” Clary.

2. Fanny Hensel, z domu Mendelssohn (1805 –1847)

Jest najważniejszą kobiecą odpowiedniczką Klary Schumann w niemieckim romantyzmie.

Podobieństwa : Obie skomponowały wybitne utwory i wyrafinowaną muzykę fortepianową. Jednak podczas gdy Clara była znana jako wędrowna wirtuozka, Fanny tworzyła raczej w kameralnym otoczeniu ( „ niedzielne koncerty ” ). Jej styl, podobnie jak styl jej brata Felixa, jest nieco bardziej klasyczny i elegancki niż Clary, ale cechuje go ta sama romantyczna intymność.

Wskazówka słuchowa : Rok (cykl fortepianowy).

3. Johannes Brahms (1833 –1897)

Brahms był nie tylko jej najbliższym przyjacielem, ale także artystycznym krewnym.

Podobieństwa : Obaj darzyli głębokim szacunkiem Johanna Sebastiana Bacha i dawne formy (fugę, wariacje). Powaga i melancholijny nastrój, obecne w późnych dziełach Clary (np. w Trio fortepianowym), stanowią sedno twórczości Brahmsa .

Wskazówka dotycząca słuchania : Intermezzi na fortepian op. 117.

4. Fré déric Chopin (1810 –1849 )

Mimo że Chopin był z pochodzenia Polakiem, w dziedzinie muzyki fortepianowej można dostrzec liczne podobieństwa.

Podobieństwo : Podobnie jak Chopin, Clara Schumann rozumiała, jak sprawić, by fortepian „śpiewał ”. Jej wczesne polonezy i mazurki są wyraźnie inspirowane stylem Chopina. Obie wykorzystywały fortepian jako medium dla niezwykle delikatnych, pełnych niuansów emocji .

Wskazówka słuchowa : Nokturny.

5. Amy Beach (1867–1944 )

Pokolenie później , w USA, Amy Beach wykazuje podobny rozwój jak Clara.

Podobieństwo : Beach była również cudownym dzieckiem gry na fortepianie i musiała stawić czoła oporowi społecznemu . Jej styl jest późnoromantyczny , często o dużej skali i wykazuje podobne mistrzostwo strukturalne jak trio fortepianowe Clary.

Wskazówka dotycząca słuchania : Gaelic Symphony.

6. Louise Farrenc (1804–1875)

Francuski kompozytor był współczesnym Klary i dzielił z nią wiele wyzwań zawodowych.

Podobieństwo : Podobnie jak Klara, była znakomitą pianistką i pierwszą kobietą profesorem w dużym konserwatorium (Paryż). Muzycznie przypominała Klarę zamiłowaniem do czystych , niemal beethovenowskich struktur w muzyce kameralnej.

Wskazówka słuchowa : Nonet w tonacji Es-dur.

Relacje

1. Bliska współpraca z solistami

Clara Schumann wolała muzyków, którzy podzielali jej filozofię wierności oryginalnemu dziełu.

Joseph Joachim (skrzypek): Był jej najważniejszym partnerem artystycznym przez dekady. Razem stworzyli duet, który wyznaczał standardy muzyki kameralnej w całej Europie . Dali setki koncertów i łączyło ich odrzucenie czystej wirtuozerii. Joachim był dla niej jak bratnia dusza .

Julius Stockhausen (śpiewak ) : Baryton był jej najbliższym partnerem w dziedzinie pieśni artystycznych. Razem zapoczątkowali tradycję recitali pieśniarskich, które koncentrowały się na całych cyklach (takich jak Dichterliebe czy Magelone), a nie tylko na pojedynczych, przyjemnych ariach.

Alfred Piatti (wiolonczelista): Podczas regularnych pobytów w Londynie, wraz z wiolonczelistą Piattim i Joachimem , stworzyła legendarne trio . Ta współpraca ugruntowała jej reputację w wiktoriańskiej Anglii.

2. Relacje z orkiestrami i dyrygentami

Jako solistka występowała z najważniejszymi orkiestrami swoich czasów, a jej relacje często charakteryzowały się wzajemnym szacunkiem, ale także wysokimi wymaganiami Klary .

Orkiestra Gewandhaus w Lipsku: To był jej „ muzyczny dom ” . Zadebiutowała tu w wieku dziewięciu lat i wystąpiła tam ponad 70 razy w ciągu swojego życia . Utrzymywała bliskie relacje z poszczególnymi dyrygentami, zwłaszcza z Felixem Mendelssohnem Bartholdym, który ukształtował orkiestrę w jedną z najlepszych w Europie.

Filharmonicy Wiedeńscy: W Wiedniu była już entuzjastycznie witana jako młoda kobieta. Była jedną z niewielu zagranicznych artystek , które cieszyły się tam trwałym uznaniem instytucjonalnym.

Hermann Levi (dyrygent): Był jednym z dyrygentów, którym szczególnie ufała, zwłaszcza jeśli chodzi o wykonywanie utworów Roberta Schumanna. Należał do jej najbliższego kręgu przyjaciół we Frankfurcie.

3. Współpraca z producentami fortepianów

Clara Schumann była ekspertem w dziedzinie mechaniki swojego instrumentu i ściśle współpracowała z wiodącymi producentami , aby znaleźć idealne brzmienie.

Grotrian-Steinweg: Utrzymywała niemal przyjacielskie stosunki z tą rodziną z Brunszwiku. Doceniała trwałość i śpiewne brzmienie ich fortepianów .

Streicher (Wiedeń): W młodości preferowała instrumenty wiedeńskie firmy Streicher, które miały lżejsze brzmienie.

Broadwood i Erard: Podczas podróży po Londynie i Paryżu używała instrumentów tych firm, często udzielając szczegółowych informacji na temat stylu gry i głośności dźwięku.

4. Instytucje i konserwatoria

W dalszej swojej karierze stała się instytucją.

dr Hoch ( Frankfurt): Tutaj nie tylko pracowała jako nauczycielka, ale także kształtowała cały kierunek artystyczny instytutu. Zadbała o to, by Frankfurt stał się centrum „ tradycji schumanna ”.

Towarzystwo Przyjaciół Muzyki (Wiedeń): Pozostawała w stałym kontakcie z tą wpływową instytucją , aby promować publikację dzieł swojego męża i koordynować koncerty.

5. Wpływ na innych pianistów (współczesnych)

Choć często rywalizowała z innymi, jej wpływ na kolegów był ogromny.

Sigismund Thalberg i Franciszek Liszt: Choć dobrze dogadywała się z Thalbergiem, jej relacje z większością „klawiszowych lwów” jej czasów były napięte . Pośrednio zmusiła innych pianistów do przemyślenia repertuaru , udowadniając, że sale koncertowe można również zapełnić muzyką „ poważną” (Bach, Beethoven) .

Relacje z osobami niebędącymi muzykami

Choć Clara Schumann była głęboko zakorzeniona w świecie muzyki, utrzymywała rozległą sieć kontaktów z ważnymi osobistościami życia intelektualnego, polityki i sztuki. Relacje te często zapewniały jej niezbędny intelektualny odpoczynek od intensywnego tournée.

Oto najważniejsze bezpośrednie relacje z osobami niebędącymi muzykami:

1. Pisarze i poeci

Ponieważ Clara Schumann była wybitną kompozytorką piosenek, często szukała kontaktu z autorami tekstów, dla których komponowała muzykę.

Johann Wolfgang von Goethe: Jako dziewięcioletnie cudowne dziecko wystąpiła przed Goethem w Weimarze. Był pod tak wielkim wrażeniem, że wręczył jej medal ze swoim portretem i napisem „Dla utalentowanej artystycznie Clary Wieck”. To spotkanie pozostało dla Clary dumą i dumą na całe życie .

Heinrich Heine: Podczas swoich pobytów w Paryżu spotykała poetę kilkakrotnie. Chociaż Heine słynął z ciętego języka , podziwiał grę aktorską Klary. Do kilku jego wierszy skomponowała muzykę , w tym do słynnego „ Oni oboje się kochali ” .

Friedrich Rückert : Rodzina Schumannów utrzymywała bliskie kontakty z Rückertem . Z okazji jego srebrnej rocznicy ślubu Clara i Robert opracowali muzykę do wierszy z jego „ Liebesfrühling ” .

2. Lekarze i naukowcy

Ze względu na tragiczną historię choroby jej męża Roberta i jej własne cierpienie, lekarze często byli bliskimi powiernikami rodziny.

Dr Franz Richarz: Był dyrektorem sanatorium w Endenich, gdzie Robert spędził ostatnie lata życia. Korespondencja z nim była dla Clary ogromnym ciężarem emocjonalnym , ale stanowiła jej jedyną więź z ciężko chorym mężem.

lekarzy jako krąg przyjaciół: W miastach takich jak Düsseldorf i Frankfurt, Clara często należała do wyższej klasy średniej , na którą silny wpływ mieli lekarze i profesorowie . Rodziny te zapewniały jej stabilne wsparcie społeczne poza światem muzyki.

3. Artyści wizualni

Clara Schumann obracała się w kręgach, w których wymiana między sztukami była czymś naturalnym .

Adolph Menzel: Słynny malarz był wielkim wielbicielem jej gry i wielokrotnie ją szkicował. Te rysunki należą do najbardziej autentycznych zapisów jej gry na fortepianie.

Anselm Feuerbach: Malarz należał do bliskiego kręgu przyjaciół wokół Johannesa Brahmsa i Clary Schumann. Podzielali idealistyczne pojmowanie sztuki charakterystyczne dla romantyzmu i często spotykali się, by dyskutować o estetyce .

4. Szlachta i polityka

Jako gwiazda międzynarodowa Clara Schumann była częstym gościem na dworach europejskich .

Królowa Wiktoria i książę Albert: Clara regularnie podróżowała do Londynu i była wielokrotnie zapraszana przez królową do Pałacu Buckingham. Ponieważ książę Albert sam był bardzo muzykalny, utrzymywała z nim niemal profesjonalne relacje . Uznanie brytyjskiej rodziny królewskiej było kluczowe dla jej sukcesu finansowego w Anglii.

Dwór Cesarski w Wiedniu: Jak już wspomniano , została mianowana wirtuozem cesarsko- królewskiej kamery. To oficjalne uznanie zapewniło jej pozycję społeczną znacznie wykraczającą poza pozycję zwykłego „ zawodowego muzyka”.

5. Patroni i przyjaciele obywatelscy

Szczególnie podczas pobytu we Frankfurcie i Baden-Baden otaczała się bogatymi wielbicielami, którzy ułatwiali jej życie.

Rodzina Pauliny Viardot-García : Mimo że Paulina była piosenkarką , jej paryski salon Clara otworzył drzwi przed całą francuską elitą , w tym przed pisarzami, takimi jak Iwan Turgieniew.

Elisabeth von Herzogenberg: Mimo że była wszechstronnie wykształcona muzycznie, służyła Clarze przede wszystkim jako bliska przyjaciółka i korespondentka, u której mogła również zwierzyć się ze swoich prywatnych trosk.

Podsumowując: Osoby niebędące muzykami często były dla Clary Schumann oknem na świat. Choć muzycy byli przeważnie jej kolegami lub konkurentami, w poetach, malarzach i arystokratach znajdowała potwierdzenie swojego statusu społecznego i intelektualną stymulację, która wzbogacała jej interpretacje.

Ważne utwory na fortepian solo

Utwory fortepianowe Clary Schumann stanowią serce jej dorobku kompozytorskiego. Odzwierciedlają jej ewolucję od błyskotliwej wirtuozki do głębokiej romantyczki . Ponieważ komponowała głównie na własny użytek w salach koncertowych, często są one niezwykle wymagające technicznie.

Oto jej najważniejsze solowe utwory fortepianowe:

1. Quatre Pi è ces Fugitives, op. 15

Te „cztery ulotne utwory ” powstały w trudnym dla Klary okresie (około 1845 r.) i są uważane za arcydzieła krótkiej formy muzycznej .

Charakter: Są intymne, melancholijne i bardzo subtelne harmonicznie. Pierwszy utwór w tonacji F-dur jest szczególnie urzekający swoją tęskną melodią, a czwarty utwór niemal przywodzi na myśl późne Intermezzi Brahmsa .

Znaczenie: Pokazują Clarę jako kompozytorkę, która potrafi przelać „ wielkie emocje ” w małą, skoncentrowaną formę .

2. Trzy romanse, op. 11

Romans był ulubionym gatunkiem Clary. Opus 11 zadedykowała Robertowi Schumannowi, a on z entuzjazmem je chwalił.

Charakter: Romanse są niezwykle romantyczne i charakteryzują się „ śpiewającym ” stylem fortepianowym . Drugi romans w tonacji g-moll jest szczególnie znany z delikatnego , wręcz kruchego nastroju, który rozwija się w wirtuozowską namiętność.

Schumann był tak pod wrażeniem „ osobliwości ” tych utworów , że później wykorzystał temat pierwszego Romansu w swojej muzyce.

3. Wariacje na temat Roberta Schumanna, op. 20

To dzieło z 1853 roku jest wzruszającym świadectwem głębokiej więzi łączącej parę małżeńską.

Tło: Clara wybrała temat z Bunte Blätter , Op. 99 Roberta . Był to jej prezent urodzinowy dla niego , na krótko przed dramatycznym wybuchem jego choroby.

Styl: Wariacje są technicznie niezwykle złożone. Clara demonstruje swoje mistrzostwo w opracowywaniu tematu – od delikatnych, żartobliwych figur po potężne, orkiestrowe wybuchy .

po śmierci Roberta niemal całkowicie zrezygnowała z komponowania .

4. Soiré es Musicales, op. 6

Ten cykl , napisany w wieku około 15 lat , ukazuje ją jako młodą wirtuozę, która podbiła Europę.

Zawartość: Zawiera tańce takie jak Mazurek i Polonez, a także Nokturn .

Styl: Słychać wpływy Chopina, ale też bardzo charakterystyczną, niemiecką powagę. Utwór kipi rytmiczną energią i młodzieńczym ogniem.

5. Trzy preludia i fugi, op. 16

Utwory te są efektem intensywnych studiów nad twórczością Jana Sebastiana Bacha, które podjęła wspólnie z Robertem.

Charakter: Łączą w sobie surową, barokową formę fugi z romantyczną ekspresją XIX wieku.

Chciała pokazać, że opanowała nie tylko „ czucie ” , ale także „ konstrukcję”.

6. Scherzo nr 2 c-moll op. 14

Jeden z ich najpotężniejszych i najbardziej pełnych pasji utworów.

Styl: Jest dramatyczny, burzliwy i wymaga od pianisty ogromnej techniki i mocy w przechodzeniu przez oktawy. Radykalnie zrywa z utartym schematem „ delikatnej kompozycji kobiecej ” .

Utwory fortepianowe Clary Schumann stanowią dziś integralną część repertuaru i są cenione za swoją formalną przejrzystość i emocjonalną głębię .

Ważna muzyka kameralna

Choć Clara Schumann pozostawiła po sobie zaledwie kilka utworów w tym gatunku, jej wkład w muzykę kameralną należy do najwyższych w całej jej karierze. Świadczy on o jej doskonałym opanowaniu rozbudowanych, wieloczęściowych form i złożonej interakcji między różnymi instrumentami.

Oto jej najważniejsze dzieła muzyki kameralnej:

1. Trio fortepianowe g-moll, op. 17

Utwór ten, pochodzący z 1846 roku, jest bez wątpienia uważany za jej największe arcydzieło i jedno z najważniejszych triów fortepianowych całego romantyzmu.

Geneza: Clara skomponowała tę piosenkę w okresie ciężkich kryzysów osobistych , kiedy Robert był w złym stanie zdrowia, a ona zmagała się z czwartą ciążą .

Struktura: Utwór ma klasyczną strukturę, składającą się z czterech części . Szczególnie imponująca jest część trzecia (Andante), emanująca głęboką, wręcz bolesną melancholią, oraz finał, w którym kompozytorka mistrzowsko wykorzystuje techniki kontrapunktyczne (fugati).

Znaczenie: Trio było wysoko cenione przez współczesnych, takich jak Mendelssohn. Nawet Robert Schumann był pod tak wielkim wrażeniem, że wkrótce potem zainspirowało go to do napisania własnych pierwszych triów fortepianowych. Trio w imponujący sposób obala panujący stereotyp, że kobiety nie są zdolne do tworzenia złożonych, rozległych struktur.

2. Trzy romanse na skrzypce i fortepian, op. 22

Utwory te , skomponowane w 1853 roku, stanowią obecnie część standardowego repertuaru skrzypków i są doskonałym przykładem lirycznego talentu Clary .

Charakter: Wszystkie trzy utwory mają bardzo różny charakter: pierwszy jest oniryczny i namiętny, drugi raczej zabawny i melancholijny, a trzeci zachwyca płynną, rozległą melodią fortepianową.

Współpraca: Clara zadedykowała Romanse legendarnemu skrzypkowi Josephowi Joachimowi. Często wykonywała z nim te utwory ; były one stałym elementem ich wspólnych programów koncertowych.

widoczny jest ideał „ śpiewającego ” instrumentu, jaki wyznawała Clara . Skrzypce i fortepian grają na równych prawach w intymnym dialogu .

Koncert fortepianowy nr 3 a-moll op. 7 (w wersji kameralnej )

Mimo że jest to przede wszystkim utwór orkiestrowy, zasługuje na wzmiankę w tym kontekście , ponieważ Clara często wykonywała go w mniejszych zespołach lub traktowała fragmenty jako muzykę kameralną.

Wolna część środkowa (Romans) to czysty duet fortepianu i wiolonczeli solo. Ten kameralny zespół w ramach obszernego koncertu ukazuje zamiłowanie Clary do dialogów i delikatnej faktury muzyki kameralnej .

4. Niepublikowane i wczesne próby

W młodości i w trakcie studiów eksperymentowała z innymi instrumentami, w tym projektami na kwartety smyczkowe . Jednak będąc niezwykle samokrytyczną, zniszczyła wiele z tych prób lub pozostawiła je niedokończone, ponieważ uważała, że nie spełniają wysokich standardów Roberta czy Mendelssohna .

Podsumowując: muzykę kameralną Clary Schumann charakteryzuje idealna równowaga między instrumentami. Choć fortepian bywa wymagający, nigdy nie wysuwa się nadmiernie na pierwszy plan, lecz służy całościowej ekspresji muzycznej. Jej Trio fortepianowe op. 17 pozostaje olśniewającym świadectwem jej kompozytorskiej emancypacji.

Ważne dzieła orkiestrowe

Dorobek Klary Schumann w dziedzinie muzyki orkiestrowej jest niewielki, ale ma ogromne znaczenie historyczne i artystyczne . Ponieważ jako kobieta w XIX wieku miała ograniczony dostęp do kompleksowych szkoleń z zakresu kompozycji i orkiestracji, jej dzieła orkiestrowe świadczą o niezwykłym talencie i silnej woli.

Najważniejszym dziełem w tej kategorii jest:

I Koncert fortepianowy a-moll op. 7

To jej najważniejszy i jedyny ukończony utwór na orkiestrę . Zaczęła go komponować w wieku 13 lat, a ukończyła w wieku 16 lat (1835).

Struktura: Koncert składa się z trzech części , płynnie przechodzących jedna w drugą bez żadnych przerw ( Allegro maestoso, Romance, Finał: Allegro non troppo). Ta ciągła struktura była niezwykle innowacyjna jak na tamte czasy.

Kameralne jądro: W drugiej części, Romansie, Klara niemal całkowicie rezygnuje z orkiestry. Fortepian wchodzi w intymny dialog z solową wiolonczelą. Ten moment jest uważany za jeden z najbardziej poetyckich pomysłów wczesnego romantyzmu .

Finał: Ostatnia część to wirtuozowski popis w rytmie poloneza. Co ciekawe, Robert Schumann pomógł jej w orkiestracji tej części, podczas gdy treść muzyczna i dwie pierwsze części były w całości jej autorstwa.

Znaczenie: Clara stworzyła w ten sposób dzieło, które śmiało stawia je w jednym rzędzie z koncertami Chopina czy Mendelssohna. Sama wykonała premierę w lipskim Gewandhausie pod dyrekcją Felixa Mendelssohna-Bartholdy’ego.

Część 2 koncertu f-moll (1847)

Ponad dziesięć lat po swoim pierwszym koncercie Clara Schumann rozpoczęła pracę nad kolejnym koncertem fortepianowym.

Kontekst: Pozostał fragmentem jednoczęściowym . Przez długi czas utwór ten był niemal zapomniany, aż do jego rekonstrukcji i orkiestracji w XX wieku.

Styl: W porównaniu z młodzieńczym Op. 7, ta część jest znacznie dojrzalsza, mroczniejsza i bardziej złożona harmonicznie. Odzwierciedla doświadczenie kompozytorskie, jakie zdobyła pracując nad triem fortepianowym i ucząc się u Roberta.

3. Orkiestracja utworów i aranżacje

Mimo że nie napisała żadnych samodzielnych symfonii , była mocno zaangażowana w projektowanie brzmienia muzyki:

Współpraca z Robertem: Wiadomo, że pomagała Robertowi w przeglądaniu i korekcie jego partytur orkiestrowych (np. jego I Symfonii, „ Symfonii Wiosennej ” ). Jej wiedza na temat brzmienia orkiestry była zatem bardzo głęboka, choć rzadko wykorzystywała ją w swoich obszernych partyturach.

Uwertura koncertowa (projekt): W jej pamiętnikach można znaleźć wskazówki , że rozważała napisanie uwertury , ale ogromna presja związana z trasami koncertowymi i powiększającą się rodziną sprawiała, że nie miała wystarczająco dużo czasu na skomplikowaną pracę nad dużymi partyturami.

Inne ważne prace

Oprócz utworów instrumentalnych, Clara Schumann pozostawiła po sobie znaczący dorobek w dziedzinie muzyki wokalnej. Jej twórczość koncentruje się przede wszystkim na pieśniach artystycznych na głos i fortepian, a także na wymagających utworach chóralnych.

Pieśni na głos i fortepian

Piosenki Clary Schumann są dziś uznawane za równorzędne z utworami jej męża Roberta czy Franza Schuberta. Charakteryzują się one głęboką psychologiczną interpretacją tekstu, w którym fortepian jest czymś więcej niż tylko akompaniamentem – pełni rolę równorzędnego partnera, dodatkowo rozwijając nastrój tekstu.

Na szczególną uwagę zasługują Trzy Pieśni op. 12, które zostały wydane w ramach wspólnego projektu z Robertem Schumannem pod tytułem „Liebesfrühling” (Wiosna miłości). Clara skomponowała muzykę do wierszy Friedricha Rückerta . Utwory takie jak „ Er ist gekommen in Sturm und Regen” (Przyszedł w burzy i deszczu) i „ Liebst du um Schönheit ” (Czy kochasz piękno) należą do podstawowego repertuaru niemieckiej pieśni artystycznej i urzekają publiczność emocjonalną bezpośredniością i harmonicznym wyrafinowaniem.

Kolejnym ważnym dziełem jest sześć pieśni opus 13, dedykowanych królowej Danii . Zawierają one aranżacje wierszy Heinricha Heinego i Emanuela Geibela. Pieśń „ Ich stand in dunklen Träumen ” (Heine) w imponujący sposób demonstruje zdolność Klary do muzycznego uchwycenia melancholii i wewnętrznego niepokoju. Jej późne Sześć Pieśni opus 23, do tekstów Hermanna Rolletta, ostatecznie ukazują ją u szczytu kompozytorskiej dojrzałości, z bardzo gęstym, niemal kameralnym przeplataniem głosu i fortepianu.

Utwory chóralne

Choć rzadko komponowała na większe składy, tworzyła imponujące utwory a cappella ze swoim zespołem Three Mixed Choirs ( do wierszy Emanuela Geibela, 1848). Utwory te zostały skomponowane jako prezent urodzinowy dla Roberta . Utwór „ Evening Celebration in Venice” w szczególności świadczy o jej wyczuciu polifonicznych technik kompozytorskich i niemal nastrojowej , sugestywnej malarstwie dźwiękowym, które znacznie wykraczało poza ówczesne standardy . Te utwory chóralne dowodzą , że potrafiła tworzyć złożone struktury muzyczne, używając wyłącznie ludzkich głosów, nawet bez wsparcia fortepianu .

Anegdoty i ciekawostki

1. „Cichy ” cud

Trudno w to uwierzyć, ale przyszła pianistka światowej klasy prawie nie mówiła jako niemowlę. Do czwartego roku życia ledwo wypowiadała słowa i sprawiała wrażenie, jakby miała problemy ze słuchem lub opóźnienie rozwojowe . Dopiero gdy rozpoczęła systematyczne lekcje gry na fortepianie z ojcem, „ obudziła się ” psychicznie i językowo. Muzyka była dosłownie jej pierwszym językiem ojczystym.

2. „ Ucieczka” do Paryża

W wieku 19 lat Klara po raz pierwszy sprzeciwiła się dominującemu ojcu . Aby spotkać Roberta i zaplanować niezależną karierę, udała się samotnie do Paryża. Dla młodej kobiety w 1839 roku podróżowanie po Europie bez męskiej eskorty lub opiekuna było niesłychanym skandalem . Tam organizowała własne koncerty i udowodniła , że potrafi przetrwać bez menedżerskiej ręki ojca .

3. Odwaga w czasie rewolucji (1849)

Podczas powstania majowego w Dreźnie w 1849 roku Klara wykazała się niezwykłą odwagą. W miarę eskalacji walk początkowo uciekła z miasta z psychicznie niezrównoważonym Robertem. Jednak powróciła do oblężonego Drezna, stawiając czoła barykadom i strzelaninie , by odzyskać swoje dzieci, które zostawiła z pokojówką . Nieustraszenie przeszła obok żołnierzy i zapewniła bezpieczeństwo swojej rodzinie.

4. „ Twarz” D-Mark

Dla wielu Niemców Clara Schumann do dziś pozostaje „ twarzą muzyki ” , a jej portret ( na podstawie obrazu Andreasa Stauba) zdobił banknot 100 marek niemieckich. Była więc jedną z niewielu kobiet, których wizerunek na stałe widnieje na niemieckich banknotach . Co ciekawe, wyglądała na nim nieco surowo – wizerunek ten pasował do jej reputacji „ najwyższej kapłanki muzyki”.

5. Jesteś zapalonym palaczem cygar?

W późniejszych latach, zwłaszcza w towarzystwie Johannesa Brahmsa, Clara Schumann nie stroniła od przyjemności. Istnieją relacje, że okazjonalnie paliła cygaro, a przynajmniej delektowała się zapachem tytoniu w powietrzu , gdy Brahms był jej gościem. Nie pasowało to wcale do wizerunku cnotliwej wdowy , ale odsłaniało jej wyzwoloną i niezależną naturę.

6. Kwestia grania z pamięci

Dziś jest to obowiązkowe dla pianistów , ale w czasach Klary było to sensacją: kiedy zaczęła grać całe wieczory bez nut, wielu uznało to za aroganckie , a nawet „ niekobiece ” , ponieważ wydawało się, że chciała postawić się ponad utworem. W rzeczywistości robiła to z zupełnie odwrotnego powodu: chciała stać się jednością z muzyką. Franciszek Liszt był jednym z nielicznych, którzy od razu uznali jej osiągnięcie za genialne.

Szybka weryfikacja faktów:

Hobby: Uwielbiała długie wędrówki i była zapalonym pisarzem listów (szacuje się, że napisała ponad 20 000 listów).

Kulinarne rozkosze: Była znana z tego, że była doskonałą gospodynią. We Frankfurcie jej „ kawowe spotkania ” ze studentami i kolegami muzykami były legendarne .

Języki: Mówiła płynnie po francusku i angielsku, których to języków sama pieczołowicie uczyła się na potrzeby swoich podróży.

(Niniejszy artykuł został przygotowany przy wsparciu i udziale modelu Gemini, dużego modelu językowego (LLM) firmy Google. Jest to jedynie dokument referencyjny służący do odkrywania muzyki, której jeszcze nie znasz. Treść tego artykułu nie gwarantuje pełnej dokładności. Prosimy o weryfikację informacji w rzetelnych źródłach.)

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