Mémoires sur Juvenilia (1890-1893) de Reynaldo Hahn, information, analyse et tutoriel de performance

Aperçu général

“Juvenilia” de Reynaldo Hahn est un recueil de six pièces pour piano solo, composées entre 1890 et 1893. Le titre “Juvenilia” fait référence à l’idée d’œuvres de jeunesse, reflétant la période de composition où Hahn était encore un jeune homme, ayant intégré le Conservatoire de Paris à l’âge de 11 ans.

Voici un aperçu général de ces pièces :

Période de composition et style : Ces œuvres sont emblématiques du style de Hahn à ses débuts, marqué par le Romantisme français de la fin du XIXe siècle. Elles montrent déjà sa sensibilité mélodique, son élégance et sa maîtrise de l’écriture pianistique. Bien que s’inscrivant dans la tradition romantique, on y trouve aussi des prémices de nouvelles images musicales.

Contenu et atmosphère : Les six pièces qui composent “Juvenilia” sont :

1 Portrait

2 La Promenade

3 Demi-sommeil

4 Feuillage

5 Phœbé

6 Les Regards amoureux

Chaque pièce est une sorte de tableau musical, évoquant des scènes, des états d’âme ou des personnages, souvent avec une délicatesse et un charme caractéristiques de Hahn. On y retrouve des thèmes chers au compositeur, tels que des portraits de personnes, des paysages et des ambiances (comme le clair de lune, inspiré par Proust).

Importance dans l’œuvre de Hahn : Bien que Hahn soit surtout connu pour ses mélodies (dont la célèbre “Si mes vers avaient des ailes”, écrite encore plus jeune), “Juvenilia” offre un aperçu de son talent pour la musique instrumentale et de son raffinement stylistique dès ses premières années de création. Ces pièces ont un charme indéniable et sont souvent appréciées pour leur délicatesse et leur poésie.

Réception : Le public et les critiques ont souvent salué le “charme puissant” de la musique de piano de Hahn, notant son “goût raffiné” et son “absence de passion très colorée”. Les “Juvenilia” illustrent bien ces qualités, faisant d’elles des œuvres appréciées pour leur élégance discrète.

En somme, “Juvenilia” de Reynaldo Hahn est un cycle de pièces pour piano qui témoigne de la précocité et du talent du jeune compositeur, offrant une musique raffinée et poétique, imprégnée du charme de la belle époque parisienne.

Caractéristiques de la musique

Style(s), mouvement(s) et période de composition

Explorons le style des “Juvenilia” de Reynaldo Hahn, en le situant dans le contexte musical de la fin du XIXe siècle.

Le style des “Juvenilia” de Reynaldo Hahn est avant tout ancré dans le Romantisme tardif français, avec des touches qui annoncent des évolutions stylistiques sans s’y engager pleinement.

Décortiquons cela :

Ancienne ou nouvelle à ce moment-là ?

La musique des “Juvenilia” n’était pas radicalement “nouvelle” au sens d’une rupture complète avec le passé, mais elle était résolument “moderne” pour son époque, en ce qu’elle s’inscrivait dans les courants esthétiques dominants de la musique française de la fin du siècle. Elle ne cherchait pas à choquer ou à révolutionner, mais à perfectionner et à affiner un langage existant. C’est une continuation élégante et personnelle d’une tradition.

Traditionnelle ou novatrice ?

Elle est fondamentalement traditionnelle dans ses fondations harmoniques et formelles. Hahn respecte les principes de la tonalité, des structures claires (souvent A-B-A’), et de la primauté de la mélodie.
Cependant, elle est novatrice par sa sensibilité particulière et son raffinement sonore. La manière dont Hahn utilise l’harmonie (accords enrichis, dissonances résolues avec délicatesse) et la pédale pour créer des atmosphères subtiles et des couleurs sonores est un signe avant-coureur de nouvelles esthétiques. Elle préfigure, sans l’être pleinement, certains aspects de l’Impressionnisme par son évocation d’ambiances plutôt que de drames.

Polyphonie ou monophonie ?

Le style des “Juvenilia” est principalement homophone, c’est-à-dire qu’une mélodie principale est soutenue par un accompagnement harmonique. On parle de mélodie accompagnée. Bien que Hahn ait une excellente maîtrise de l’écriture et qu’on puisse trouver des lignes secondaires intéressantes ou des jeux contrapuntiques légers (ce qui est une forme de polyphonie), la polyphonie stricte (comme dans une fugue) n’est pas le trait dominant. La clarté de la ligne mélodique est primordiale.

Romantique, Nationaliste, Impressionniste, Néoclassique, Post-Romantique ou Moderniste ?

Romantique : Oui, principalement. C’est la catégorie la plus appropriée. Les “Juvenilia” incarnent l’esthétique romantique par leur expressivité individuelle, leur lyrisme mélodique, leur exploration des émotions (rêverie, tendresse, mélancolie), et leur caractère de “pièce de caractère” (miniature poétique). La primauté de la mélodie, l’harmonie riche et suggestive, et la quête de la beauté sont des marques du Romantisme.

Nationaliste : Non. Hahn, bien qu’ayant une forte identité culturelle française par adoption et imprégnation (il est né au Venezuela et naturalisé français), n’est pas un compositeur nationaliste au sens où l’auraient été Dvořák ou Grieg, utilisant des éléments folkloriques. Sa musique est profondément enracinée dans la tradition du salon parisien et de l’élégance française.

Impressionniste : Non, mais avec des préfigurations. Hahn n’est pas un impressionniste comme Debussy ou Ravel. Il ne s’intéresse pas aux modes exotiques, aux gammes par tons entiers, ou à l’abandon complet des fonctions tonales. Cependant, dans des pièces comme “Demi-sommeil”, l’attention portée aux timbre, aux nuances subtiles, à l’atmosphère éthérée et à l’utilisation suggestive de la pédale préfigurent certains aspects du langage impressionniste qui émergera plus fortement quelques années plus tard. On pourrait parler de “proto-impressionnisme” ou de “sensibilité pré-impressionniste”.

Néoclassique : Absolument pas. Le néoclassicisme est un mouvement qui apparaît beaucoup plus tard (début du XXe siècle, avec des compositeurs comme Stravinsky ou les derniers Fauré) et qui se caractérise par un retour à la clarté formelle, à des textures plus légères, et souvent à des éléments stylistiques des XVIIe et XVIIIe siècles. Le lyrisme et l’épaisseur harmonique des “Juvenilia” sont à l’opposé de cette esthétique.

Post-Romantique : Oui, dans une certaine mesure. Le terme “post-romantique” peut s’appliquer pour désigner le raffinement et l’évolution du langage romantique sans les explosions ou le gigantisme de la fin du Romantisme allemand. Hahn représente une branche plus intime, plus délicate du Romantisme fin-de-siècle, où la mélancolie se fait élégante et la passion est contenue.

Moderniste : Non. Le modernisme implique une rupture radicale avec les conventions passées (atonality, polytonalité, nouvelles formes, etc.), ce qui n’est pas le cas des “Juvenilia”.

En synthèse :

Le style des “Juvenilia” de Reynaldo Hahn est essentiellement romantique tardif français, caractérisé par :

Un lyrisme mélodique prédominant et une homophonie claire.

Une harmonie raffinée et consonante, enrichie d’accords étendus.

Une expressivité élégante et contenue, favorisant la suggestion et la poésie.

Une utilisation sophistiquée de la pédale pour les couleurs sonores.

Des formes brèves et poétiques (pièces de caractère).

Bien qu’ancrées dans la tradition romantique, ces pièces témoignent d’une sensibilité qui, par son attention aux atmosphères et aux sonorités délicates, préfigure subtilement l’émergence de l’Impressionnisme sans en adopter le langage complet. Elles représentent le charme et le raffinement de la musique de salon de la Belle Époque parisienne.

Analyse, Tutoriel, interprétation et points importants de jeu

Analyse Générale et Caractéristiques Techniques :

Comme mentionné précédemment, les “Juvenilia” sont des pièces courtes et poétiques. Techniquement, elles ne sont pas d’une virtuosité éclatante à la Liszt, mais elles exigent une maîtrise du toucher, de la sonorité et du phrasé pour en révéler toute la beauté.

Toucher legato et moelleux : Essentiel. Le son doit être chantant et fluide. Évitez toute attaque dure ou percussive.

Indépendance des mains : Souvent, la main droite porte la mélodie tandis que la main gauche assure l’accompagnement. L’équilibre sonore entre les deux est crucial.

Maîtrise de la pédale de sustain : C’est un outil expressif majeur chez Hahn. Elle sert à créer des nappes sonores, des résonances et des atmosphères. Une utilisation excessive ou trop tardive peut brouiller le son.

Gestion des nuances : Hahn privilégie les dynamiques douces (p, pp, ppp) et les crescendos/decrescendos subtils.

Sens du rythme interne et du rubato : Le rythme doit être souple, jamais rigide. Un léger rubato, guidé par la mélodie et l’expression, est souvent approprié, mais toujours avec goût et sans déformer la structure.

Tutoriel et Conseils de Jeu (Pièce par Pièce) :

Bien qu’il soit difficile de donner un tutoriel complet sans partitions ou démonstrations audio, voici des points clés pour chaque pièce :

1 “Portrait”

Analyse : Généralement en forme A-B-A’. Mélodie simple et élégante.

Points de jeu :

Main droite : Chanter la mélodie avec un legato impeccable. Penser à la “voix” d’un chanteur.

Main gauche : Accompagnement discret, souvent en accords arpégés ou brisés. Assurer la stabilité harmonique sans attirer l’attention.

Pédale : Utilisation légère et claire pour soutenir le son sans le surcharger. Changer à chaque changement d’harmonie.

2 “La Promenade”

Analyse : Plus vivante et rythmique, évoquant le mouvement.

Points de jeu :

Rythme : Assurer une pulsion constante mais flexible, comme une marche élégante.

Légèreté : Malgré le mouvement, le toucher doit rester léger et aérien. Éviter toute lourdeur.

Phrasé : Des phrases plus courtes et plus définies que dans “Portrait”.

3 “Demi-sommeil”

Analyse : La pièce la plus “impressionniste” de la collection, explorant des sonorités éthérées.

Points de jeu :

Pédale : Cruciale ici. Peut nécessiter des demi-pédales ou des pédales plus longues pour créer une ambiance vaporeuse. Expérimentez pour trouver la juste résonance.

Toucher : Extrêmement doux, pp ou ppp. Le son doit “flotter”.

Harmonies : Écoutez attentivement les accords pour apprécier leurs couleurs. Le mouvement est lent, méditatif.

4 “Feuillage”

Analyse : Souvent plus rapide et technique, évoquant le bruissement des feuilles ou des murmures.

Points de jeu :

Agilité : Exige une certaine agilité des doigts, notamment dans les passages rapides.

Légèreté du staccato et du legato : Alternance de passages liés et de notes plus détachées mais toujours légères.

Clarté : Même à vitesse, chaque note doit rester claire et définie.

5 “Phœbé”

Analyse : Retour à une mélodie plus lyrique et expressive. Souvent d’une grande tendresse.

Points de jeu :

Chant : Concentrez-vous sur le legato et le chant de la mélodie.

Soutien harmonique : La main gauche doit soutenir la mélodie avec chaleur et profondeur, mais sans la masquer.

Rubato : Un léger rubato peut être utilisé pour mettre en valeur certains sommets de la mélodie, mais avec parcimonie.

6 “Les Regards amoureux”

Analyse : Peut être la pièce la plus passionnée ou intense du recueil, tout en conservant la retenue de Hahn.

Points de jeu :

Expressivité : Cherchez une expressivité plus marquée, mais toujours avec élégance.

Sonorité pleine : Le son peut être plus plein que dans les autres pièces, mais sans jamais devenir agressif.

Équilibre : Maintenir l’équilibre entre la main droite mélodique et la main gauche souvent plus active harmoniquement.

Interprétations et Points Importants :

L’interprétation des “Juvenilia” repose sur la compréhension du monde de Reynaldo Hahn et de l’esthétique fin de siècle :

Poésie et Suggestion : Ces pièces sont des poèmes sonores. L’objectif n’est pas la démonstration de force, mais l’évocation. Pensez à des tableaux délicats, des souvenirs, des émotions fugaces.

Raffinement et Élégance : C’est la marque de fabrique de Hahn. Évitez toute vulgarité, tout excès dramatique. La beauté réside dans la subtilité, la retenue et le bon goût.

Le “Chant” Français : Même au piano, Hahn reste un maître du chant. Chaque phrase doit “respirer” comme une voix humaine.

L’Atmosphère : Chaque pièce a sa propre atmosphère. Travaillez à la créer et à la maintenir tout au long du morceau. Est-ce le rêve, la tendresse, la mélancolie, la vivacité ?

Les Relations entre les Pièces : Bien qu’elles puissent être jouées séparément, les “Juvenilia” forment un cycle. Pensez à la manière dont elles se complètent et s’équilibrent si vous les jouez en suite. Il y a une progression émotionnelle ou thématique.

Écoutez des Enregistrements Référents : Écouter des pianistes reconnus qui ont interprété Hahn (comme lui-même dans des enregistrements historiques, ou des interprètes modernes spécialistes de la musique française) peut donner des indications précieuses sur le style et l’approche.

En Résumé pour le Pianiste :

Jouer les “Juvenilia” de Reynaldo Hahn est une leçon d’humilité et de raffinement. C’est l’art de la suggestion plutôt que de l’affirmation. Concentrez-vous sur :

Un toucher exquis, toujours chantant.

Une utilisation intelligente et nuancée de la pédale.

Un phrasé expressif et respirant.

La création d’atmosphères délicates et poétiques.

L’élégance et la retenue, plutôt que la virtuosité.

Ces pièces, bien que “de jeunesse”, sont un témoignage magnifique de la sensibilité de Hahn et offrent un répertoire très gratifiant pour le pianiste soucieux de la beauté sonore et de l’expression poétique.

Histoire

L’histoire des “Juvenilia” de Reynaldo Hahn est indissociablement liée à la précocité et au talent exceptionnel de son compositeur. Imaginez un jeune homme, à peine adolescent, qui, à l’âge de onze ans, est admis au prestigieux Conservatoire de Paris. Ce prodige, c’est Reynaldo Hahn. Les pièces qui composent les “Juvenilia” – “Portrait”, “La Promenade”, “Demi-sommeil”, “Feuillage”, “Phœbé” et “Les Regards amoureux” – sont nées de sa plume entre 1890 et 1893, alors qu’il avait à peine 15 à 18 ans. Le titre même, “Juvenilia”, est une humble mais lucide désignation de l’auteur pour ces œuvres de sa prime jeunesse.

C’est une période de formation intense pour Hahn, où il côtoie des maîtres tels que Jules Massenet et Gabriel Fauré, ce dernier étant une influence majeure pour son style futur. Mais plus qu’un simple élève, Hahn est déjà un artiste en pleine éclosion. Ces pièces pour piano ne sont pas de simples exercices académiques ; elles révèlent déjà la sensibilité exquise et le sens inné de la mélodie qui feront sa renommée, particulièrement dans le domaine de la mélodie française.

L’inspiration derrière les “Juvenilia” est multiple, puisant dans le romantisme fin de siècle qui imprègne l’atmosphère artistique parisienne. Chaque pièce est comme une miniature musicale, un instantané émotionnel ou une esquisse poétique. On y ressent l’influence des salons littéraires et musicaux où Hahn, malgré son jeune âge, est déjà une figure appréciée. Il côtoie l’élite intellectuelle et artistique de son temps, et c’est dans cet environnement stimulant que son art s’épanouit.

Prenez par exemple “Demi-sommeil”, une pièce qui, selon certains, aurait pu être inspirée par les états de rêverie que le jeune Hahn partageait avec son ami Marcel Proust. Cette pièce, avec ses harmonies floues et ses résonances éthérées, est une invitation à l’introspection et à la contemplation, bien au-delà de ce que l’on pourrait attendre d’un adolescent. “Feuillage”, quant à elle, évoque la légèreté et le mouvement, comme une brise dans les arbres, tandis que “Portrait” ou “Phœbé” dessinent des figures délicates et intimes.

Ces “Juvenilia” sont donc plus qu’un simple recueil de pièces de jeunesse. Elles sont la preuve éclatante d’un génie précoce, une fenêtre ouverte sur l’âme d’un compositeur qui, dès ses débuts, possède une voix unique, faite de lyrisme, d’élégance et d’une poésie intemporelle. Elles marquent le début d’une carrière prolifique, jetant les bases d’un style qui allait charmer le public et faire de Reynaldo Hahn l’une des figures emblématiques de la musique française de la Belle Époque. Elles sont un témoignage sonore des années formatrices d’un maître, où le raffinement et la mélodie étaient déjà au cœur de son expression.

Episodes et anecdotes

Bien sûr, voici quelques épisodes et anecdotes qui éclairent la création et le contexte des “Juvenilia” de Reynaldo Hahn, offrant un aperçu plus personnel de cette période de sa vie :

1. La Précocité Étonnante et l’Entrée au Conservatoire :

Avant même les “Juvenilia”, l’anecdote la plus frappante concernant Reynaldo Hahn est sa précocité musicale. Il est admis au Conservatoire de Paris à l’âge de 11 ans (en 1886), ce qui est exceptionnel. Son jeune âge au milieu d’élèves souvent plus âgés, et sa capacité à composer déjà des mélodies de grande maturité comme “Si mes vers avaient des ailes” (écrite la même année que les premières “Juvenilia”, en 1890, à 15 ans !), ont fait de lui un véritable phénomène. Les “Juvenilia” sont donc le fruit de ce talent presque insolent. On raconte que Massenet, son professeur, était fasciné par la facilité avec laquelle Hahn composait des mélodies aussi abouties dès son plus jeune âge.

2. Le Salon de Madame de Saint-Marceaux et l’Effervescence Créative :

Les “Juvenilia” sont nées dans l’ambiance des salons parisiens de la fin du XIXe siècle, lieux de rencontre et d’échanges artistiques intenses. Reynaldo Hahn était un habitué, et plus tard un pilier, du célèbre salon de Madame de Saint-Marceaux. C’est là qu’il rencontrait des figures comme Gabriel Fauré (son professeur et ami), Camille Saint-Saëns, et surtout Marcel Proust. Dans ces salons, la musique n’était pas seulement écoutée, elle était vécue et souvent créée sur le vif. Il est facile d’imaginer le jeune Hahn s’asseyant au piano pour jouer ces nouvelles pièces, fraîchement composées, devant un public d’artistes et d’intellectuels avertis, cherchant leur approbation et leurs commentaires. Ces premières exécutions étaient des moments d’intimité artistique.

3. L’Influence de Proust et le “Demi-sommeil” :

L’amitié profonde et durable entre Reynaldo Hahn et Marcel Proust, qui débute vers 1894 (donc juste après la composition des “Juvenilia”, mais dans la même période de formation pour Hahn), jette une lumière intéressante sur certaines pièces. Bien que “Demi-sommeil” ait été écrite avant que leur amitié ne devienne fusionnelle, l’esprit de rêverie, de méditation et d’exploration des états intérieurs de cette pièce résonne étrangement avec l’univers proustien. On peut supposer que les atmosphères poétiques et introspectives que l’on retrouve dans cette pièce pour piano reflètent déjà une sensibilité partagée, même avant que leur relation ne se cimente. L’idée de la “musique de chambre intérieure” chère à Proust trouve un écho parfait dans la délicatesse et l’intimité de “Demi-sommeil”.

4. Le Choix du Titre “Juvenilia” : une humilité éclairée :

Le fait que Hahn lui-même ait choisi le titre “Juvenilia” (œuvres de jeunesse) pour ce recueil témoigne d’une certaine lucidité et humilité. Il reconnaissait que ces pièces étaient les fruits de sa prime jeunesse, peut-être moins abouties ou complexes que ce qu’il composerait plus tard. Cependant, ce n’est pas une dépréciation, mais plutôt une classification. Cela montre sa conscience de l’évolution de son propre style et de son cheminement artistique. Ce titre, loin d’être anodin, invite l’auditeur à écouter ces œuvres avec la tendresse due aux premières inspirations d’un grand artiste.

5. La Publication Tardive et la Reconnaissance :

Bien que composées entre 1890 et 1893, les “Juvenilia” n’ont été publiées qu’autour de 1902 par Heugel & Cie. Ce décalage temporel n’est pas rare pour des œuvres de jeunesse. Il suggère que Hahn, ou son éditeur, a estimé que le moment était venu de les rendre publiques, signe que le jeune compositeur avait déjà acquis une certaine renommée et que son œuvre pianistique, même ancienne, méritait d’être partagée. Cette publication a permis à un public plus large de découvrir cette facette de son talent, confirmant qu’il n’était pas seulement le maître des mélodies vocales, mais aussi un pianiste et compositeur raffiné pour son instrument.

Ces anecdotes et épisodes donnent vie à la genèse des “Juvenilia”, les plaçant dans le contexte d’une jeunesse brillante, d’un environnement artistique stimulant et d’une sensibilité déjà mûre, qui allait définir l’œuvre de Reynaldo Hahn.

Compositions similaires

Comprendre le style des “Juvenilia” de Reynaldo Hahn, c’est reconnaître son ancrage dans le Romantisme tardif français, sa délicatesse mélodique, son raffinement harmonique et sa poésie intimiste. En cherchant des compositions, suites ou collections similaires, on se tourne naturellement vers des compositeurs français de la même époque ou des esthétiques proches, privilégiant le charme, l’élégance et la profondeur émotionnelle sans emphase.

Voici quelques exemples de compositions, suites ou collections qui partagent des affinités stylistiques avec les “Juvenilia” de Reynaldo Hahn :

Gabriel Fauré (son professeur et grande influence) :

Barcarolles et Nocturnes : Ce sont probablement les collections les plus proches. Les Nocturnes de Fauré partagent la même atmosphère méditative, les mélodies chantantes et les harmonies riches mais subtiles. Les Barcarolles offrent une fluidité mélodique et rythmique qui rappelle parfois la légèreté de certaines pièces de Hahn.

Pièces brèves (Op. 84, Op. 85, etc.) : Des morceaux courts comme les “Impromptus”, “Préludes” ou “Romances sans paroles” de Fauré sont souvent d’une élégance et d’une tendresse comparables.

9 Préludes Op. 103 : Bien que plus tardifs, ils conservent le raffinement et l’exploration des climats émotionnels.

Claude Debussy (avant son virage radical vers l’Impressionnisme) :

Suite bergamasque (notamment “Clair de lune”) : Bien que “Clair de lune” soit un archétype de l’Impressionnisme, le reste de la suite (composée également dans les années 1890) conserve une clarté mélodique et une structure plus traditionnelles qui peuvent rappeler Hahn, tout en explorant déjà des sonorités nouvelles.

Deux Arabesques : Également des pièces de jeunesse de Debussy (début 1890), elles présentent une grâce et une fluidité qui sont des points communs avec Hahn.

Emmanuel Chabrier :

Pièces pittoresques : Bien que Chabrier puisse être plus audacieux harmoniquement ou rythmiquement, certaines de ces pièces courtes pour piano possèdent un charme et une fantaisie qui peuvent évoquer une atmosphère similaire, notamment dans leur évocation de scènes ou d’ambiances.

Camille Saint-Saëns :

Feuillets d’album Op. 81 : Ces petites pièces sont souvent charmantes, élégantes et montrent une grande maîtrise de l’écriture pianistique dans un style très clair et mélodique, caractéristique du romantisme français.

Études de concert, Op. 52 et Op. 111 (certaines) : Certaines études de Saint-Saëns sont moins axées sur la virtuosité pure et plus sur l’expression et le développement mélodique.

Cécile Chaminade :

Nombreuses pièces de salon (ex: Scarf Dance, Automne) : Chaminade était une compositrice très populaire à l’époque, et ses pièces pour piano sont souvent mélodiques, charmantes et accessibles, très représentatives du répertoire de salon du XIXe siècle, tout comme les “Juvenilia”.

Ces compositeurs, bien qu’ayant chacun leur propre voix, partagent avec Reynaldo Hahn un attachement à la beauté mélodique, une harmonie raffinée et une prédilection pour des formes courtes et expressives, idéales pour la pratique du piano en salon. Ils représentent la quintessence du “goût français” en musique de cette période.

(Cet article est généré par Gemini. Et ce n’est qu’un document de référence pour découvrir des musiques que vous ne connaissez pas encore.)

Best Classical Recordings
on YouTube

Best Classical Recordings
on Spotify

Jean-Michel Serres Apfel Café Apfelsaft Cinema Music QR Codes Centre Français 2024.

Appunti su Maurice Ravel e le sue opere

Panoramica

Maurice Ravel (1875-1937) è stato un importante compositore francese della fine del XIX e dell’inizio del XX secolo , spesso associato all’impressionismo musicale, sebbene il suo stile si sia evoluto verso elementi del neoclassicismo e persino del jazz. Noto per la sua padronanza dell’orchestrazione e il suo spiccato senso della precisione, Ravel ha lasciato un segno indelebile nella musica classica.

Ecco una panoramica della sua vita e delle sue opere:

Infanzia ed educazione

Nato a Ciboure, in Francia, da padre svizzero e madre basca , Ravel mostrò fin da piccolo un talento per la musica. Entrò al Conservatorio di Parigi all’età di 14 anni , dove studiò , tra gli altri , con Gabriel Fauré . Nonostante il suo genio, faticò a conformarsi alle rigide aspettative del Conservatorio, spesso criticandolo per la sua originalità e la “pigrizia” nel produrre rapidamente un gran numero di opere. Ciononostante, sviluppò un approccio meticoloso alla composizione, perfezionando ogni dettaglio .

Stile musicale

Lo stile di Ravel è caratterizzato da:

Un’orchestrazione brillante e colorata: era un maestro nel combinare i timbri strumentali per creare tessiture ricche e variegate .

Precisione e chiarezza formale: nonostante armonie spesso complesse, la sua musica conserva una struttura logica e un’eleganza classica .

Diverse influenze: le sue opere contengono reminiscenze della musica spagnola (eredità della madre basca ) , elementi della musica barocca e del neoclassicismo e, più tardi, tocchi di jazz, che scoprì durante una tournée negli Stati Uniti.

Una certa sensualità ed espressività, anche se lui stesso talvolta definiva il suo distacco come ” insensibilità ” , preferendo il rigore e il lavoro all’effusione .

Opere iconiche

Ravel ha composto un repertorio vario e di fama mondiale. Tra le sue opere più famose ci sono :

Bolero (1928): probabilmente il suo pezzo più iconico , un balletto che è diventato un capolavoro orchestrale, famoso per la sua progressione ritmica ipnotica e il suo crescendo costante.

Dafni e Cloe (1912): un balletto di grande ricchezza orchestrale e sontuosa bellezza, spesso eseguito come suite da concerto.

Pavane for a Dead Princess (1899): un’opera per pianoforte delicata e malinconica, che in seguito orchestrerà .

Jeux d’eau (1901): Un brano pianistico virtuoso, pioniere della scrittura pianistica ” impressionista”.

La Valse (1920): Un’opera orchestrale che evoca l’opulenza e la decadenza di un valzer viennese, con un tocco oscuro.

Concerto in sol maggiore (1931) e Concerto per la mano sinistra (1930): due concerti per pianoforte che dimostrano il suo virtuosismo nella scrittura strumentale e la sua esplorazione delle sonorità jazz.

Eredità

Maurice Ravel è considerato uno dei compositori francesi più importanti e popolari. La sua influenza si estende oltre la musica classica , toccando anche il jazz e le colonne sonore. Era un artigiano perfezionista, la cui musica continua a essere ammirata per la sua bellezza, complessità e originalità. La sua vita, sebbene discreta a livello personale (rimase single e molto legato alla madre ), fu interamente dedicata alla musica, come lui stesso affermò : “L’unica storia d’amore che abbia mai avuto è con la musica” .

Storia

Maurice Ravel nacque nel 1875 a Ciboure, un piccolo villaggio basco, da padre ingegnere svizzero ed eccentrico inventore, e da madre basca di origine spagnola. Questa doppia ascendenza, al crocevia di culture, avrebbe senza dubbio influenzato la sensibilità del futuro compositore. La famiglia si trasferì rapidamente a Parigi, dove il giovane Maurice, fin da piccolo , mostrò un evidente talento musicale. Aveva solo sette anni quando iniziò a suonare il pianoforte e a quattordici anni entrò nel prestigioso Conservatorio di Parigi.

Lì , Ravel fu uno studente brillante ma atipico . Era meno interessato a conformarsi alle rigide regole dell’istituzione che a esplorare la propria strada. I suoi insegnanti, tra cui il grande Gabriel Fauré, ne riconobbero il talento, ma a volte si preoccuparono della sua indipendenza di pensiero. Ravel era un perfezionista nato , ossessionato dalla precisione e dai dettagli. Trascorreva ore a cesellare ogni frase musicale, lucidando ogni sonorità, un requisito che gli sarebbe valso da alcuni il soprannome di “orologiaio svizzero”. Questa ricerca della perfezione era lontana dall’ardore romantico di alcuni dei suoi contemporanei; Ravel prediligeva chiarezza , equilibrio e rigore formale.

A cavallo tra il XIX e il XX secolo , Ravel iniziò a farsi un nome. Le sue prime opere per pianoforte, come Jeux d’eau, rivelano uno stile innovativo, intriso di una delicata sensualità e di una ricchezza armonica che lo avvicinarono all’Impressionismo, sebbene egli rifiutò sempre questa etichetta. Esplorò le possibilità del timbro, cercando di evocare immagini e sensazioni piuttosto che narrazioni. Fu l’inizio di un periodo di intensa creatività. Si distinse per il suo genio per l’orchestrazione, una padronanza assoluta dei colori strumentali che gli permise di trasformare una semplice melodia in una sinfonia di tessiture e sfumature.

La Prima Guerra Mondiale fu un periodo difficile per Ravel. Sebbene avesse tentato di arruolarsi, la sua debole costituzione glielo impedì e si rassegnò a prestare servizio come autista di ambulanza. La perdita di molti amici, tra cui il compositore Déodat de Séverac, lo colpì profondamente e segnò una pausa nella sua produzione.

Dopo la guerra, Ravel trovò nuova energia creativa, ma il suo stile si evolse. Si allontanò dall’Impressionismo verso un certo neoclassicismo, ricercando chiarezza formale e purezza di linea. Fu durante questo periodo che compose opere importanti come La Valse, una grandiosa e vorticosa visione di un valzer viennese che sembra collassare su se stesso , e il celebre Boléro. Quest’ultimo, commissionato da Ida Rubinstein, ballerina e mecenate , è un’opera affascinante con la sua progressione ipnotica e il suo crescendo incessante, diventando uno dei brani più riconoscibili della musica classica. Lo stesso Ravel , con il suo umorismo asciutto, lo descrisse come “un’opera orchestrale di quattordici minuti senza musica”.

Durante gli anni ’20, Ravel viaggiò, in particolare negli Stati Uniti, dove fu accolto come una vera star . Lì scoprì il jazz, di cui apprezzò il ritmo e l’energia, e che avrebbe influenzato alcune delle sue opere successive , come i concerti per pianoforte, in cui incorporò elementi di blues e sincope .

Gli ultimi anni della sua vita furono segnati da una malattia neurologica degenerativa che gli impedì di comporre . Le sue capacità cognitive diminuirono gradualmente, privandolo della capacità di scrivere musica, il che rappresentò per lui una tortura insopportabile. Nonostante un intervento chirurgico al cervello nel 1937, le sue condizioni non migliorarono e morì quello stesso anno , lasciando un catalogo di opere relativamente limitato ma di eccezionale qualità .

La vita di Ravel fu quella di un uomo discreto, persino riservato, interamente dedito alla sua arte. Non si sposò mai, non ebbe figli e la sua passione più profonda fu la musica stessa . La sua eredità è quella di un maestro dell’orchestrazione , di un melodista raffinato e di un instancabile esploratore di sonorità, la cui opera continua ad affascinare con la sua bellezza senza tempo e la sua perfezione formale.

Cronologia

1875

7 marzo: Nascita di Joseph Maurice Ravel a Ciboure, nei Pirenei Atlantici . Suo padre , Joseph Ravel, è un ingegnere svizzero e sua madre , Marie Delouart, è di origine basca.

1876

La famiglia Ravel si stabilisce a Parigi.

1882

Maurice Ravel inizia a prendere lezioni di pianoforte .

1889

Entrò al Conservatorio di Parigi, dove studiò pianoforte, armonia e contrappunto.

1897

Entrò nella classe di composizione di Gabriel Fauré al Conservatorio.

1899

Composizione della famosa Pavana per un’infanta morta per pianoforte (orchestrata più tardi nel 1910).

1901

Composizione di Jeux d’eau per pianoforte, un’opera innovativa che segna una svolta nella scrittura pianistica.

prima volta il Prix de Rome , ma non ci riuscì.

1902-1905

Tentò diverse volte il Prix de Rome , senza successo . Lo “scandalo Ravel” scoppiò nel 1905, quando la sua eliminazione causò proteste e le dimissioni del direttore del Conservatorio.

1905

Composizione della suite per pianoforte Miroirs, comprendente “Uccelli tristi” e “Una barca sull’oceano “.

1908

Composizione della suite per pianoforte Gaspard de la Nuit, considerata uno dei brani più difficili del repertorio pianistico .

1909

Creazione dell’opera comica L’Heure espagnole.

1912

Prima esecuzione del balletto Dafni e Cloe dei Balletti Russi di Sergej Djagilev, con la coreografia di Michel Fokine. Quest’opera è uno dei suoi massimi successi orchestrali.

1914-1918

Prima guerra mondiale. Ravel tentò di arruolarsi, ma fu respinto a causa della sua fragile costituzione . Alla fine prestò servizio come autista di ambulanza al fronte, un’esperienza che lo segnò profondamente .

1919

una suite per pianoforte (successivamente orchestrata ) dedicata agli amici caduti durante la guerra .

1920

Composizione de La Valse, poema coreografico per orchestra , che evoca la Vienna imperiale in un’atmosfera di sfarzo e decadenza .

1922

Arrangiò e orchestrò i Quadri di un’esposizione di Musorgskij, una versione che oggi è più famosa dell’originale per pianoforte.

1928

Viaggio trionfale negli Stati Uniti, dove incontrò in particolare George Gershwin.

Composizione del Boléro, commissionata dalla ballerina Ida Rubinstein. Quest’opera, caratterizzata da un’unica melodia ripetuta e da un crescendo costante, divenne rapidamente una delle sue opere più famose e riconoscibili .

1930-1931

Compose due concerti per pianoforte: il Concerto in Sol maggiore (brillante e scintillante) e il Concerto per la mano sinistra in Re maggiore (scuro e potente, commissionato dal pianista Paul Wittgenstein, che aveva perso un braccio durante la guerra). Queste opere dimostrano la sua assimilazione delle influenze jazz.

1932

Un incidente in taxi a Parigi segnò l’inizio di problemi neurologici che avrebbero gradualmente compromesso le sue facoltà cognitive e la sua capacità di comporre .

1937

28 dicembre : Maurice Ravel muore a Parigi dopo un intervento chirurgico per alleviare i suoi problemi neurologici. È sepolto nel cimitero di Levallois-Perret .

Caratteristiche della musica

Padronanza dell’orchestrazione e del timbro: Ravel è universalmente riconosciuto come un maestro ineguagliabile dell’orchestrazione . Possedeva un incredibile senso del colore strumentale, combinando i timbri con precisione chirurgica per creare suoni ricchi, brillanti e spesso innovativi. Ogni strumento è utilizzato al massimo delle sue potenzialità, sfruttandone registri e peculiarità. Le sue orchestrazioni sono chiare, equilibrate e straordinariamente trasparenti, anche nei passaggi più densi (si pensi naturalmente al Boléro, ma anche a Dafni e Cloé o alla sua orchestrazione dei Quadri di un’esposizione di Musorgskij).

Precisione , Chiarezza e Perfezionismo Formale: a differenza di alcuni dei suoi contemporanei più “romantici”, Ravel era un perfezionista assoluto. Ogni nota, ogni frase, ogni sfumatura era meticolosamente elaborata. La sua musica è di grande chiarezza formale, anche quando utilizza armonie complesse. Prediligeva l’eleganza e il rigore costruttivo, ereditati in parte dalla tradizione classica, e ricercava una perfezione tecnica che considerava il fine ultimo dell’artista. Questo “scrupolo di non fare qualsiasi cosa” è una celebre citazione dello stesso Ravel .

Raffinatezza armonica e modalità: sebbene associato all’impressionismo, Ravel non abbandonò mai completamente la tonalità . Tuttavia, arricchì il linguaggio armonico utilizzando accordi non convenzionali, sottili dissonanze e modi antichi o esotici. Le sue armonie sono spesso complesse e raffinate, contribuendo a un’atmosfera evocativa e onirica senza sacrificare la chiarezza melodica . Era particolarmente appassionato di progressioni di accordi paralleli e dissonanze irrisolte, che conferiscono alla sua musica un suono distintivo.

Molteplici influenze ed eclettismo:

Impressionismo: Pur rifiutando l’etichetta, Ravel condivideva con Debussy il gusto per i colori sonori, le atmosfere eteree e l’ evocazione di paesaggi o sensazioni (Jeux d’eau, Miroirs) .

Musica spagnola: le origini basche della madre hanno profondamente influenzato il suo lavoro. Ritmi e melodie di ispirazione spagnola si ritrovano in molti brani, come l’Habanera, L’Heure espagnole e, naturalmente, il Boléro .

Neoclassicismo : nella seconda parte della sua carriera , Ravel si orientò verso una chiarezza e un rigore formale che ricordavano l’estetica classica e barocca (Le Tombeau de Couperin, Concerto in sol maggiore). Ammirava la semplicità e l’equilibrio delle forme antiche.

Jazz: Affascinato dal jazz durante i suoi viaggi negli Stati Uniti, incorporò elementi ritmici e armonici di questo genere nelle sue ultime opere, in particolare nei due concerti per pianoforte e nella Sonata per violino.

Importanza della melodia e della danza: Ravel attribuiva grande importanza alla melodia . I suoi temi sono spesso caratterizzati dalla loro eleganza e dalla capacità di catturare l’ascoltatore. La danza, stilizzata o direttamente coreografata, occupa un posto centrale nella sua opera. Dalla Pavana al Bolero, passando per Il Valzer e Dafni e Cloe, movimento e ritmo sono motori essenziali della sua creatività .

Sensibilità ed espressività contenuta: nonostante la sua reputazione di compositore “freddo” o “intellettuale”, la musica di Ravel è intrisa di una profonda sensibilità e di un’espressività spesso velata . L’emozione non è espressa in modo esplosivo, ma si rivela attraverso tessiture delicate , armonie sottili e una discreta malinconia , lasciando all’ascoltatore il compito di interpretarne le sfumature. Vi è spesso un contrasto tra il rigore formale e una tenerezza di fondo.

In breve, la musica di Ravel è un mix unico di virtuosismo tecnico, raffinatezza estetica e profonda musicalità , in cui ogni elemento è realizzato con magistrale precisione per creare opere di una bellezza senza tempo.

Impatti e influenze

Maurice Ravel, attraverso il suo genio creativo e il suo rigore artistico, ha lasciato un segno indelebile nella storia della musica, influenzando molti compositori e segnando profondamente il XX secolo . Il suo impatto e le sue influenze possono essere osservati da diverse angolazioni:

1. L’impatto sull’orchestrazione e sul suono sinfonico:

Questa è forse l’eredità più ovvia e potente di Ravel . La sua impareggiabile padronanza dell’orchestrazione ha ridefinito le possibilità sonore dell’orchestra. Ha dimostrato come combinare gli strumenti in modi innovativi , utilizzando i timbri con una precisione e una chiarezza rivoluzionarie . La sua orchestrazione dei Quadri di un’esposizione di Musorgskij è diventata uno standard , spesso eseguita più frequentemente dell’esecuzione pianistica originale. Molti compositori dopo di lui hanno studiato le sue partiture per apprendere l’arte della strumentazione, e la sua influenza si percepisce nella musica da film, dove i ricchi colori orchestrali sono fondamentali. Ha elevato l’orchestrazione a una forma d’arte a sé stante .

2. Influenza sui compositori del XX secolo :

Ravel influenzò una generazione di compositori che ammiravano il suo rigore formale e il suo senso dell’innovazione.

Compositori francesi : Naturalmente, fu una figura chiave per molti dei suoi compatrioti, ispirando chiarezza ed eleganza nella scrittura francese . Sebbene a volte avesse rapporti complessi con alcuni membri del gruppo Les Six, la sua ricerca della perfezione e la sua raffinatezza armonica lasciarono il segno.

L’ integrazione del jazz: Ravel fu uno dei primi compositori “classici” ad abbracciare e integrare pienamente gli elementi del jazz (ritmi sincopati, armonie blues) nella sua musica. I suoi Concerti per pianoforte e la Sonata per violino ne sono la prova. Questa apertura aprì la strada ad altri compositori (come Darius Milhaud) per esplorare questa fusione, e ebbe persino un impatto reciproco su alcuni musicisti jazz che trovarono ispirazione nelle sue armonie e melodie .

Neoclassicismo: il passaggio a uno stile più raffinato e formale dopo la prima guerra mondiale , denominato neoclassicismo, contribuì a questa importante tendenza dei primi anni del XX secolo , favorendo un ritorno alle forme classiche con un linguaggio armonico moderno.

3. La rinascita della musica dance:

L’importanza della danza nell’opera di Ravel è considerevole. I suoi balletti, in particolare Dafni e Cloe e Bolero, dimostrarono la capacità della musica di creare mondi sonori ricchi ed evocativi per il movimento. Infuse nuova vita a forme di danza stilizzate (pavane, valzer), elevandole al rango di capolavori da concerto.

4. La ricerca della perfezione e dell’abilità musicale:

Il perfezionismo di Ravel ha lasciato un’eredità di rigore e standard elevati. Ha dimostrato che un compositore può realizzare le sue opere con la precisione di un artigiano, rifiutando le opzioni facili e ricercando l’espressione più accurata. Questo approccio ha ispirato coloro che cercavano di padroneggiare la propria arte con disciplina esemplare. Igor Stravinskij lo soprannominò persino “orologiaio svizzero”, riferendosi alla complessità e alla precisione delle sue opere.

5. L’ ampliamento del repertorio pianistico:

Le sue opere per pianoforte, come Jeux d’eau, Miroirs e Gaspard de la nuit, hanno spinto i limiti tecnici ed espressivi dello strumento, creando nuove tessiture e sonorità. Sono pilastri del repertorio pianistico e hanno influenzato la scrittura pianistica di generazioni di compositori.

6. L’influenza sulla musica cinematografica e sull’immaginario collettivo:

La capacità di Ravel di creare atmosfere potenti e immagini sonore vivide trovò naturale eco nel cinema. Le sue tecniche di orchestrazione e il suo senso di drammaticità latente sono stati fonte di ispirazione per i compositori cinematografici, e brani tratti dalle sue opere sono spesso utilizzati per il loro potere evocativo (Boléro ne è l’esempio più eclatante).

In breve, Maurice Ravel non è stato solo un grande compositore, ma anche un innovatore e un meticoloso artigiano che ha arricchito il linguaggio musicale del suo tempo. Il suo impatto risiede nella capacità di fondere tradizione e modernità , di padroneggiare l’orchestrazione come nessun altro e di infondere una precisione artistica che continua ad affascinare e ispirare musicisti e ascoltatori di tutto il mondo.

Stile di musica

Sebbene Maurice Ravel sia spesso associato all’impressionismo musicale, il suo stile è in realtà più sfumato e in continua evoluzione, incorporando influenze diverse e caratterizzato da grande originalità. Può essere definito da diversi tratti distintivi:

Impressionismo (e oltre ) :

Colore sonoro e atmosfera : come Debussy, Ravel era affascinato dalla capacità della musica di evocare colori, luci , stati d’animo e paesaggi. I suoi brani come Jeux d’eau e Miroirs (in particolare “Oiseaux tristes” e “Une barque sur l’océan”) sono esempi perfetti di questa ricerca di un suono cangiante ed evanescente , dove le armonie sono spesso suggestive piuttosto che strettamente funzionali.

Utilizzo di modi e scale esotici: spesso utilizzava modi antichi, scale pentatoniche o suoni ispirati all’Estremo Oriente o alla Spagna, il che conferisce alla sua musica una qualità eterea e talvolta misteriosa , lontana dalle convenzioni armoniche tradizionali.

Rifiuto dell’etichetta: È importante notare che Ravel stesso rifiutò l’etichetta di impressionista, preferendo considerarsi un artigiano preciso e rigoroso, attento alla chiarezza formale .

Precisione e chiarezza formale:

Rigore e struttura: questo è un punto chiave che lo distingue da Debussy. Ravel è un “orologiaio”, un compositore di estrema meticolosità . Le sue opere, anche le più armonicamente complesse, sono sempre di grande chiarezza strutturale. Ogni nota, ogni frase è cesellata con meticolosa precisione. Non c’è spazio per l’improvvisazione o la vaghezza.

Eleganza classica : eredita il senso dell’equilibrio e delle proporzioni da compositori classici francesi come Couperin e Rameau. Questa eleganza si riflette nella finezza delle sue linee melodiche e nella logica delle sue costruzioni .

Padronanza dell’orchestrazione :

Virtuosismo strumentale : Ravel è senza dubbio uno dei più grandi orchestratori della storia della musica. Aveva una conoscenza approfondita delle possibilità di ogni strumento e sapeva come combinarle per creare tessiture sonore di ineguagliabile ricchezza e trasparenza .

Colori e texture: usava l’orchestra come la tavolozza di un pittore, creando effetti di luce e ombra, contrasti sorprendenti e sottili dissolvenze. La sua orchestrazione dei Quadri di un’esposizione di Musorgskij è un capolavoro di questa abilità.

Influenze ed eclettismo:

Musica spagnola: profondamente radicata nella sua eredità materna, l’influenza spagnola è onnipresente nella sua opera, da brani come La Habanera o Alborada del gracioso al famoso Boléro , intriso di ritmi, melodie e atmosfere iberiche .

Neoclassicismo : dopo la prima guerra mondiale , Ravel si rivolse a uno stile più puro , con un ritorno alla chiarezza delle forme del XVII e XVIII secolo . Le Tombeau de Couperin ne è un perfetto esempio, dove le forme barocche vengono rivisitate con un linguaggio armonico moderno.

Jazz: i suoi viaggi negli Stati Uniti lo avvicinarono al jazz, di cui integrò le sincopi, i ritmi e alcune inflessioni armoniche (in particolare le “blue note”) in opere come i Concerti per pianoforte e la Sonata per violino.

Sensibilità ed espressività contenuta:

Sebbene abbia la reputazione di compositore “obiettivo” o “distaccato ” , la musica di Ravel è permeata da una profonda sensibilità, spesso velata dalle sue esigenze formali. Una certa malinconia, una tenerezza o una discreta nostalgia emerge da molte delle sue opere (Pavane pour une infante dé funte, “Le Jardin féerique” da Ma Mère l’Oye). L’emozione è suggerita piuttosto che espressa in modo effusivo.

In sintesi , lo stile di Maurice Ravel è una sintesi unica di raffinatezza armonica e melodica, orchestrazione brillante e precisa, grande rigore formale ereditato dal classicismo e apertura a diverse influenze (spagnolo, jazz). È l’artefice di una musica di una bellezza senza tempo , dove la chiarezza espressiva compete con la ricchezza del colore e la sottigliezza delle emozioni.

Il rapporto tra Ravel e Debussy

Il rapporto tra Maurice Ravel e Claude Debussy è al tempo stesso complesso e affascinante, segnato da un’iniziale reciproca ammirazione, da una certa rivalità esacerbata dai rispettivi sostenitori e, infine, da un crescente allontanamento. Sebbene siano spesso raggruppati sotto l’etichetta di impressionisti, le loro personalità e i loro approcci musicali differivano notevolmente.

Un’ammirazione iniziale e un’amicizia altalenante:

All’inizio della loro carriera , Ravel, di 13 anni più giovane di Debussy, ammirava profondamente il suo predecessore . Lo considerava un pioniere e un genio che stava aprendo nuove strade nella musica francese . Ravel faceva persino parte del gruppo degli “Apaches”, un circolo di artisti e intellettuali che sostenevano con entusiasmo la musica innovativa di Debussy, in particolare la sua opera Pelléas et Mélisande. Si dice che Ravel abbia assistito a ogni rappresentazione di quest’opera nel 1902. La loro amicizia, sebbene mai eccessivamente stretta , durò più di un decennio.

Punti di contesa e rivalità :

Tuttavia, diversi fattori hanno gradualmente avvelenato la loro relazione:

Lo “Scandalo Ravel” del Prix de Rome (1905): i ripetuti fallimenti di Ravel nel vincere il prestigioso Prix de Rome, inclusa la sua eliminazione nel 1905 nonostante fosse già un compositore affermato , causarono un’ondata di indignazione pubblica. Critici e sostenitori di Ravel puntarono il dito contro l’establishment conservatore del Conservatorio e spesso paragonarono Ravel a Debussy, sostenendo che il sistema impediva l’ emergere di nuovi talenti ” alla maniera di Debussy”. Sebbene Debussy non fosse direttamente coinvolto nella giuria, questa vicenda creò una certa tensione.

Gelosia e sospetti di plagio: ammiratori di entrambe le parti iniziarono a formare fazioni, creando una rivalità artificiale. Scoppiarono discussioni sulla cronologia delle loro opere e su chi avesse influenzato chi. Alcuni critici accusarono Ravel di copiare lo stile di Debussy, soprattutto per quanto riguarda la scrittura pianistica o l’uso dei modi. Ravel si difese enfatizzando le proprie innovazioni e il proprio rigore formale. Questo continuo confronto li infastidì entrambi.

Le “Tre poesie di Stéphane Mallarmé ” (1913): un evento degno di nota fu la composizione simultanea, da parte dei due compositori, di cicli di melodie basati sulle stesse poesie di Stéphane Mallarmé . Ravel aveva iniziato a lavorare a “Soupir”, “Placet futile” e “Surgi de la croup et du bond”, e Debussy annunciò poco dopo che stava componendo anche lui su questi stessi testi . Ciò fu percepito come una provocazione o una competizione diretta.

Differenze personali e sostegno per l’ex moglie di Debussy: le loro personalità erano molto diverse . Debussy era più estroverso e le sue relazioni personali erano spesso tumultuose. Ravel, d’altra parte , era notoriamente silenzioso e riservato . Un dettaglio rivelatore della loro tensione personale è il fatto che quando Debussy lasciò la sua prima moglie , Lilly Texier, per andare a vivere con Emma Bardac nel 1904, Ravel, insieme ad amici comuni, contribuì finanziariamente per sostenere Lilly. Questo gesto, motivato dalla compassione per Lilly, potrebbe essere stato percepito da Debussy come un’interferenza o un giudizio.

Distanza e ammirazione mantenute nonostante tutto:

Col tempo, i rapporti tra Ravel e Debussy si fecero tesi. Non interagivano più allo stesso modo e i commenti diretti tra loro divennero rari e talvolta aspri (si dice che Debussy abbia criticato la scrittura orchestrale di Ravel, definendola troppo meccanica, mentre Ravel a volte trovava lo stile di Debussy “vago”).

Tuttavia, nonostante questa rivalità e questo distacco, perdurò una reciproca ammirazione professionale. Ravel riconobbe sempre il genio di Debussy. Lo definì addirittura ” il genio più fenomenale nella storia della musica francese “. Dopo la morte di Debussy nel 1918, Ravel gli rese omaggio, e si può osservare nel suo Concerto per la mano sinistra (1930), o persino nel crescente rigore del suo stile tardo, una forma di dialogo postumo con l’opera del suo predecessore , in cui Ravel spinge più avanti certe indagini sul timbro e sulla struttura.

In breve, il loro rapporto fu un complesso mix di ispirazione, rivalità e rispetto reciproco, alimentato dal pubblico e dalla critica che cercavano di metterli l’uno contro l’altro. Rimasero le due figure tutelari dell’Impressionismo musicale francese , le cui differenze finirono per arricchire e diversificare il paesaggio sonoro del loro tempo.

Rapporto tra Ravel e Satie

Il rapporto tra Maurice Ravel ed Erik Satie è complesso e sfumato quanto quello di Ravel con Debussy. Era caratterizzato da reciproca ammirazione, da un certo sostegno artistico, ma anche da divergenze estetiche e, a volte, da un pizzico di ironia o rivalità .

Ammirazione e sostegno iniziali:

Erik Satie, nato nel 1866, aveva nove anni più di Ravel . All’inizio del XX secolo , Satie era già una figura piuttosto marginale ma affascinante nella vita musicale parigina, noto per il suo umorismo eccentrico, il suo umorismo anticonformista e le sue composizioni essenziali che sfidavano le convenzioni accademiche.

Ravel, allora giovane compositore al Conservatorio, era molto incuriosito e ammirava il carattere innovativo di Satie. Vedeva in lui uno spirito libero che osava rompere con il romanticismo e l’opulenza dell’epoca. Ravel fu persino uno dei primi, insieme ad altri musicisti del gruppo “Apaches”, a interessarsi seriamente alla musica di Satie e a difenderla pubblicamente . In particolare, contribuì a far conoscere opere come le Gymnopédies e le Sarabande, considerate oggi emblematiche dello stile di Satie. Ravel stesso orchestrava due delle Gymnopédies (la prima e la terza ) e una delle Sarabande, contribuendo così a farle eseguire in contesti più ampi e a renderle accessibili a un pubblico più vasto. Questo gesto di orchestrazione dimostra il suo rispetto per il materiale musicale di Satie.

Divergenze estetiche e critiche:

Nonostante questa iniziale ammirazione, i loro approcci musicali divergevano fondamentalmente.

Satie ricercava semplicità , chiarezza , un umorismo a volte assurdo e un certo distacco emotivo in forme spesso molto brevi e ripetitive . La sua musica era spesso deliberatamente “piccola” e antiromantica.

Ravel, pur essendo attento alla chiarezza , era un perfezionista meticoloso, ossessionato dal virtuosismo tecnico, dalla brillante orchestrazione e dalla rigorosa struttura formale. La sua musica è molto più densa ed elaborata di quella di Satie.

Queste differenze hanno talvolta dato origine a commenti caustici. La critica più famosa di Satie a Ravel è senza dubbio: “Ravel ha appena rifiutato la Legion d’Onore, ma tutta la sua musica l’accetta”. Questa frase, al tempo stesso arguta e acidula, riassume bene la percezione di Satie: vedeva Ravel come qualcuno che, nonostante le sue proteste di indipendenza (Ravel rifiutò la Legion d’Onore), produceva musica che in definitiva era troppo “ben fatta”, troppo perfetta accademicamente e quindi, in un certo senso , conformista agli occhi dell’iconoclasta Satie.

Un’influenza reciproca, ma asimmetrica:

L’influenza più notevole sul giovane Ravel fu Satie. Brani come la Pavane pour une infante morte (1899) di Ravel sono spesso paragonati alle Gymnopédies (1888) di Satie per la loro delicatezza e apparente semplicità melodica . Presentano una certa forma di “falsa” nota fondamentale e accordi di settima o nona irrisolti , caratteristiche stilistiche che Satie aveva esplorato molto prima di Ravel.

Tuttavia, l’influenza di Ravel su Satie fu meno diretta e meno evidente, poiché Satie aveva già forgiato il suo stile unico e molto personale .

In sintesi :

Il rapporto tra Ravel e Satie fu quello di due menti brillanti e innovative sulla scena musicale parigina. Il giovane Ravel fu inizialmente un fervente difensore di Satie e della sua visione avanguardistica, arrivando persino ad orchestrare alcune delle sue opere. Tuttavia , le loro personalità e la loro estetica divergenti portarono a una distanza e a scambi talvolta venati di ironia, con Satie che criticava Ravel per un certo eccessivo perfezionismo. Ciononostante, entrambi contribuirono, ciascuno a modo suo , a liberare la musica francese dalle convenzioni post-romantiche e ad aprire la strada a nuove sonorità nel XX secolo .

Il rapporto tra Ravel e Koechlin

Il rapporto tra Maurice Ravel e Charles Koechlin, sebbene meno famoso o conflittuale di quello di Ravel con Debussy o Satie, era quello di rispettosi colleghi , a volte amici, che condividevano l’attaccamento alla musica francese e all’arte della composizione.

Un rapporto di mentoring e ammirazione reciproca

Charles Koechlin (1867-1950) era di otto anni più grande di Ravel . Probabilmente si incontrarono al Conservatorio di Parigi, dove entrambi studiarono , sebbene in momenti leggermente diversi . Koechlin, noto per la sua erudizione e la sua padronanza del contrappunto, dell’armonia e dell’orchestrazione, era una figura rispettata nei circoli musicali parigini .

dimostrò fin da subito una grande ammirazione per Ravel e fu uno dei suoi ferventi difensori. Fu persino uno dei primi a riconoscere e lodare pubblicamente il genio di Ravel . Si dice che Koechlin sia rimasto particolarmente colpito dal Quartetto per archi in Fa maggiore di Ravel ( completato nel 1903) e lo abbia vivamente incoraggiato .

Questa ammirazione era reciproca. Ravel, sempre alla ricerca della perfezione tecnica, nutriva un profondo rispetto per Koechlin per la sua vasta conoscenza della teoria musicale e dell’orchestrazione. Si dice persino che Ravel abbia talvolta consultato Koechlin su questioni tecniche di orchestrazione o armonia, riconoscendone la competenza.

Affinità estetiche e differenze temperamentali

Sebbene le loro personalità fossero diverse ( Ravel più riservato e attento alla forma concisa, Koechlin più prolifico, espansivo e talvolta più sperimentale), condividevano diverse affinità estetiche :

Rifiuto dell’enfasi romantica: entrambi cercarono di allontanarsi dagli eccessi del Romanticismo tedesco e francese della fine del XIX secolo , privilegiando chiarezza , sobrietà e una certa finezza.

La ricerca del colore strumentale: come Ravel, Koechlin era un maestro dell’orchestrazione e dell’uso dei timbri. I suoi trattati sull’orchestrazione sono, inoltre , dei punti di riferimento .

Interesse per la modalità e le sonorità non tradizionali: entrambi esplorarono armonie e modalità arricchite, ampliando il linguaggio tonale.

Legame con la musica francese : Entrambi seguivano la tradizione musicale francese , caratterizzata da eleganza , precisione e chiarezza .

Tuttavia, c’erano anche delle differenze . Koechlin fu forse più audace in alcuni dei suoi esperimenti armonici e formali, e molto più prolifico di Ravel, producendo una quantità colossale di opere, molte delle quali rimangono inesplorate . Ravel, d’altra parte, era un artigiano meticoloso che lucidava ogni opera al massimo .

relazione discreta ma duratura
Il loro rapporto non fu mai costellato da scandali o grandi dichiarazioni pubbliche, come nel caso di Debussy. Fu più discreto , basato sul rispetto reciproco per le rispettive competenze e i rispettivi approcci artistici. Koechlin continuò a difendere e analizzare la musica di Ravel per tutta la vita, sottolineando sempre la bellezza e la perfezione della sua opera .

In breve, il rapporto tra Maurice Ravel e Charles Koechlin fu di profonda stima professionale, dove il maggiore riconosceva e sosteneva il talento del fratello minore, e dove quest’ultimo rispettava l’erudizione e la competenza del collega . Un’amicizia discreta , ma radicata in un amore condiviso per l’arte della composizione.

Il rapporto tra Ravel e Fauré

Il rapporto tra Maurice Ravel e Gabriel Fauré fu di fondamentale importanza nella vita e nella formazione del giovane Ravel. Più che un semplice incontro, fu un rapporto maestro – allievo che si trasformò in una profonda stima reciproca e in un’amicizia profonda, sebbene Ravel avrebbe poi sviluppato uno stile diverso da quello del suo maestro.

Un incontro decisivo al Conservatorio

Gabriel Fauré (1845-1924), allora professore di composizione e figura influente nella musica francese , ebbe un ruolo decisivo nella formazione di Ravel. Maurice Ravel entrò al Conservatorio di Parigi nel 1889 e nel 1897 si unì alla classe di composizione di Fauré . Fauré era rinomato per il suo approccio aperto all’insegnamento, che incoraggiava l’originalità e la personalità dei suoi studenti piuttosto che imporre uno stile rigido.

Questa libertà fu cruciale per Ravel, che, nonostante il suo genio, faticò a conformarsi alle aspettative conservatrici del Conservatorio. Fauré riconobbe l’ eccezionale talento di Ravel , la sua sensibilità armonica e il suo innato senso per l’orchestrazione, sebbene il giovane studente fosse spesso percepito come “pigro” o “troppo originale” dagli altri insegnanti.

Lo “scandalo Ravel” e il sostegno incrollabile di Fauré
Il rapporto tra Ravel e Fauré fu messo a dura prova dai celebri insuccessi di Ravel al Prix de Rome, prestigioso concorso di cui anche Fauré fu vincitore. Nel 1905, l’eliminazione di Ravel al primo turno del concorso, nonostante avesse già scritto opere importanti come Jeux d’eau e il Quartetto per archi , suscitò un enorme scandalo. L’opinione pubblica e gran parte della stampa denunciarono l’ingiustizia e il conservatorismo dell’istituzione.

Nel cuore di questa tempesta , Gabriel Fauré difese il suo allievo con fermezza e integrità . Divenuto direttore del Conservatorio quello stesso anno , Fauré non esitò a difendere Ravel e a mettere in discussione il sistema di selezione . Questo sostegno incondizionato, sebbene non fece vincere direttamente a Ravel il premio , rafforzò il loro legame e dimostrò la stima di Fauré per il suo ex allievo . Questo episodio portò anche alle dimissioni di diversi membri della giuria e a una parziale riforma dei criteri di valutazione .

Un’influenza profonda ma un’individualità decisa

L’influenza di Fauré su Ravel è innegabile, in particolare in:

La chiarezza e l’eleganza della scrittura: Fauré, con il suo stile raffinato , trasmise a Ravel il gusto per la chiarezza delle linee, la concisione e l’equilibrio formale, lontano dalle effusioni romantiche.

Armonia e modalità : Ravel ereditò da Fauré una certa audacia armonica , l’uso sottile dei modi e una sensibilità agli accordi di settima o di nona , che danno un colore particolare alla sua musica.

Il trattamento della melodia: Sebbene le loro melodie fossero diverse , Fauré instillò in Ravel l’importanza della cantilena e di una linea melodica lirica ed espressiva.

Tuttavia, Ravel sviluppò rapidamente una propria voce. Fauré, grazie alla sua apertura mentale, permise a Ravel di fiorire senza confinarlo nel suo stile. Ravel spinse la finezza dell’orchestrazione ben oltre Fauré e incorporò influenze (come il jazz o i ritmi spagnoli) che erano assenti nel suo maestro .

Un’amicizia duratura e rispettosa

Fino alla morte di Fauré , nel 1924, i due uomini mantennero un rapporto di profondo rispetto e affetto. Ravel espresse sempre la sua gratitudine a Fauré, considerandolo un padre spirituale e una guida essenziale nella sua carriera di compositore. Partecipò attivamente anche a tributi ed eventi in suo onore .

In sintesi, il rapporto tra Maurice Ravel e Gabriel Fauré fu esemplare: quello di un maestro illuminato che, riconoscendo il genio del suo allievo , seppe incoraggiarlo a forgiare la propria identità musicale, e quello di un allievo grato che, pur tracciando la propria strada, conservò sempre stima e amore filiale per colui che lo aveva formato .

Relazioni con altri compositori

Maurice Ravel, uomo riservato e artista esigente, interagiva con molti compositori del suo tempo, instaurando rapporti che andavano dalla profonda ammirazione a una certa cortese distanza, fino a scambi proficui. Oltre a figure iconiche come Debussy, Satie e Koechlin (di cui abbiamo già parlato ), ecco alcuni dei suoi rapporti diretti con altri compositori:

Igor Stravinsky (1882-1971): stima e ammirazione reciproche
Ravel e Stravinsky, pur rappresentando estetiche diverse (raffinatezza francese per l’uno, forza primitiva russa per l’altro), condividevano una reciproca ammirazione e una profonda comprensione della musica dell’altro. Si incontrarono a Parigi all’inizio del XX secolo , un periodo vibrante per la creazione artistica.

Stravinsky riconobbe il genio di Ravel, arrivando persino a soprannominarlo ” orologiaio svizzero” per la sua precisione e la perfezione meccanica della sua scrittura, un complimento venato di ammirazione. Si dice che abbia assistito alla tempestosa prima de La Sagra della Primavera di Stravinsky nel 1913, e Stravinsky avrebbe affermato che Ravel fu uno dei pochi ad aver compreso immediatamente l’opera. Ravel, da parte sua , era affascinato dall’energia e dall’originalità di Stravinsky .

Il loro rapporto si evolse da una certa vicinanza a una certa distanza, dovuta alle loro diverse origini personali ed estetiche. Tuttavia, il rispetto reciproco tra questi due giganti della musica del XX secolo rimase intatto. Stravinsky partecipò persino al funerale di Ravel nel 1937.

George Gershwin (1898-1937): ammirazione transatlantica e opportunità mancata
L’incontro tra Ravel e George Gershwin è uno dei più celebri e rivelatori dell’apertura mentale di Ravel. Nel 1928, durante la sua trionfale tournée negli Stati Uniti, Ravel incontrò il giovane e dinamico Gershwin. Ravel era affascinato dal jazz americano, un genere che considerava una forza musicale vitale e innovativa , e di cui aveva già incorporato elementi nelle sue composizioni .

A una festa a New York, si dice che Gershwin abbia suonato la Rapsodia in blu di Ravel e il brano “The Man I Love”. Ravel rimase profondamente colpito dall’innato talento melodico di Gershwin e dalla sua padronanza del linguaggio jazz. Quando Gershwin, desideroso di approfondire la sua conoscenza della composizione classica, chiese a Ravel di prendere lezioni , Rashwin rifiutò gentilmente. La sua risposta divenne leggendaria: “Perché vuoi diventare un Ravel di seconda categoria quando sei già un Gershwin di prima categoria ?” O, secondo un’altra versione, “Sarebbe meglio scrivere un buon Gershwin che un cattivo Ravel”.

Questo rifiuto non era un segno di disprezzo, ma piuttosto un segno di rispetto per l’originalità di Gershwin, poiché Ravel riteneva di non dover diluire il proprio genio cercando di imitare uno stile che non gli apparteneva. Questo aneddoto sottolinea la reciproca ammirazione tra i due uomini, morti nello stesso anno , il 1937, entrambi per problemi neurologici .

I Sei (Darius Milhaud, Francis Poulenc, Arthur Honegger, Georges Auric, Louis Durey, Germaine Tailleferre): Un’influenza indiretta e un rispetto lontano
Il Gruppo dei Sei, attivo negli anni ’20, cercò di allontanarsi dall’estetica impressionista di Debussy e Ravel, che a volte consideravano troppo eterea o complessa, per promuovere una musica più semplice e diretta, radicata nella vita quotidiana. Guidati da Jean Cocteau, abbracciarono uno spirito antiromantico e moderno, spesso influenzato dal music-hall, dal circo e dal jazz (molto prima che Ravel lo incorporasse ).

Nonostante il loro desiderio di prendere le distanze, l’influenza di Ravel, figura di spicco della musica francese , fu inevitabile. Alcuni membri, come Francis Poulenc e Darius Milhaud, mostrarono un certo rispetto per Ravel, riconoscendone la perfezione compositiva. Si possono persino individuare legami con Milhaud nell’interesse per il jazz (come ne La Création du Monde, che precede i concerti di Ravel). Germaine Tailleferre, unica donna del gruppo, fu particolarmente attenta a Ravel e Satie nella sua esplorazione di stili musicali.

Ravel, da parte sua , osservava questo nuovo movimento con una certa curiosità. Pur non aderendo a tutte le loro provocazioni, ne riconosceva indubbiamente la vitalità e il desiderio di rinnovamento. Il suo rapporto con loro era quello di una figura affermata di fronte a una nuova generazione , caratterizzato da un rispetto distaccato piuttosto che da una stretta collaborazione o da una rivalità diretta .

Arnold Schoenberg (1874-1951): ammirazione coraggiosa e riconoscimento intellettuale
Sebbene i loro linguaggi musicali fossero agli estremi opposti dello spettro (Ravel legato alla tonalità arricchita , Schoenberg pioniere dell’atonalità e della dodecafonia), Maurice Ravel dimostrò un notevole coraggio intellettuale e una mentalità aperta nei confronti di Arnold Schoenberg.

Negli anni Venti, la musica tedesca, e in particolare quella di compositori più “radicali” come Schoenberg, fu spesso bandita dalle sale da concerto parigine a causa delle tensioni del primo dopoguerra . Eppure Ravel, che si interessava principalmente all’arte, non alle nazionalità, difese pubblicamente Schoenberg. Quando l’École Normale de Musique di Parigi invitò Schoenberg a tenere una conferenza, Ravel fu uno dei pochi musicisti francesi di rilievo a sostenerlo apertamente, denunciando il dilagante nazionalismo artistico.

Ravel considerò sempre Schoenberg un compositore importante e un profondo pensatore musicale, sebbene non adottò mai il suo sistema ecafonico dodecafonico . Questo rapporto si basava quindi più sul rispetto intellettuale e sul riconoscimento dell’innovazione, piuttosto che sull’amicizia personale o sull’influenza stilistica diretta.

Questi esempi illustrano la posizione unica di Maurice Ravel nel panorama musicale del suo tempo: quella di un artista rigoroso, profondamente radicato nella sua tradizione, ma anche incredibilmente aperto alle novità e ai talenti del suo tempo, qualunque ne fosse l’origine o l’estetica.

Maurice Ravel, compositore meticoloso e perfezionista, manteneva rapporti complessi e spesso precisi con esecutori e orchestre. Era noto per la sua esigenza nel rispettare le sue partiture e le sue intenzioni, ma sapeva anche riconoscere e valorizzare il talento di coloro che si mettevano al servizio della sua musica.

Rapporti con gli interpreti : una richiesta di perfezione
Ravel era estremamente rigoroso nell’interpretazione delle sue opere. Detestava qualsiasi forma di eccesso sentimentale o di eccessiva libertà. Per lui, la partitura era sacra e l’esecutore doveva fare un passo indietro di fronte alla musica. Tuttavia, questo requisito non escludeva la collaborazione e i consigli.

Ricardo Viñes (1875-1943): l’amico di una vita e il “primo raveliano”
Ricardo Viñes , pianista spagnolo e amico d’infanzia di Ravel, fu probabilmente l’interprete più intimo e importante di Ravel. Come compagni di corso, condividevano affinità musicali e letterarie. Viñes fu il primo interprete di molte delle opere per pianoforte di Ravel, tra cui Jeux d’eau (1902), la suite Miroirs (1906) e Gaspard de la Nuit (1909). Il loro rapporto era di profonda fiducia reciproca. Viñes comprendeva intuitivamente il linguaggio di Ravel, e Ravel si affidava al suo amico per dare vita alle sue partiture . Fu grazie a Viñes che le opere per pianoforte di Ravel furono ampiamente diffuse e riconosciute fin dall’inizio .

Marguerite Long (1874-1966): la musa dei concerti
Marguerite Long, rinomata pianista francese e influente insegnante, ebbe un rapporto professionale molto stretto con Ravel , soprattutto negli ultimi anni della sua vita . Ravel si dedicò a lei e collaborò strettamente alla prima esecuzione dei suoi due capolavori concertistici: il Concerto in sol maggiore (1931) e il Concerto per la mano sinistra (1930). Ravel lavorò direttamente con Long, spiegandone le intenzioni, il fraseggio e i tempi, assicurandosi che l’esecutore catturasse accuratamente lo spirito delle sue composizioni. Marguerite divenne l’ interprete principale di questi concerti e una fervente promotrice della sua musica.

Vlado Perlemuter ( 1904-2001 ) : lo studioso privilegiato dell’opera completa
Vlado Perlemuter, pianista franco-polacco, ricevette una serie di lezioni intensive da Ravel nel 1927, durante le quali studiò l’ opera completa per pianoforte del compositore . Ravel rimase colpito dal rigore e dalla serietà di Perlemuter. Queste sessioni di lavoro furono cruciali per Perlemuter, che registrò accuratamente tutte le istruzioni di Ravel, fornendo una preziosa testimonianza delle intenzioni del compositore. Successivamente, Perlemuter registrò l’opera completa per pianoforte di Ravel, che divenne un punto di riferimento per decenni .

Alfred Cortot (1877-1962): Rispetto reciproco nonostante i diversi temperamenti
Cortot, un altro grande pianista dell’epoca, eseguì anche la musica di Ravel . Sebbene le loro personalità siano talvolta viste come opposte (Cortot più romantico, Ravel più “classico” e riservato ) , tra i due esisteva un reciproco rispetto professionale. Cortot era un musicista immenso e Ravel ne riconobbe il talento, anche se non nutriva la stessa affinità personale che aveva con Viñes o Long.

Rapporti con orchestre e direttori: Un compositore che ha anche diretto
Ravel era un geniale orchestratore, e quindi era naturalmente molto coinvolto nell’esecuzione delle sue opere orchestrali . Ebbe l’opportunità di dirigere le proprie composizioni, in particolare durante la sua trionfale tournée negli Stati Uniti nel 1928, dove diresse orchestre prestigiose come la Boston Symphony Orchestra e la Chicago Symphony Orchestra.

Serge Koussevitzky (1874-1951): il mecenate dei “Tableaux”
Serge Koussevitzky, direttore d’orchestra e mecenate russo , ebbe un ruolo cruciale nella diffusione della musica di Ravel. Commissionò a Ravel l’orchestrazione dei Quadri di un’esposizione di Musorgskij nel 1922. Koussevitzky sostenne con fervore la versione di Ravel, eseguendone la prima mondiale a Parigi e successivamente con la Boston Symphony Orchestra (di cui fu direttore musicale). Detenne i diritti esclusivi su questa orchestrazione per diversi anni, contribuendo notevolmente alla sua popolarità e a quella di Ravel.

Pierre Monteux (1875-1964): Il creatore di “Dafni e Cloe ”
direttore d’ orchestra francese , è famoso per aver diretto la prima mondiale del balletto Dafni e Cloe dei Balletti Russi di Diaghilev nel 1912. La collaborazione con Ravel fu intensa, con quest’ultimo molto coinvolto nella coreografia e nella messa in scena . Monteux, con la sua precisione e il suo senso del ritmo, era il direttore ideale per un’opera così complessa e innovativa.

Manuel Rosenthal (1904-2003): Lo studente e l’assistente
Manuel Rosenthal, compositore e direttore d’orchestra, fu uno dei pochi studenti privati di composizione di Ravel. Divenne il suo assistente e confidente negli ultimi anni della sua vita , aiutandolo persino a scrivere i suoi appunti e a comunicare con lui mentre la malattia del compositore peggiorava. Rosenthal fu un fervente difensore e interprete dell’opera di Ravel, fungendo da garante dei suoi desideri esecutivi .

In breve, Ravel mantenne un rapporto esigente da maestro d’arte con interpreti e orchestre . Non cercava l’ego di un solista o di un direttore d’orchestra, ma una fedele incarnazione del suo pensiero musicale. Questa esigenza, unita alla chiarezza della sua scrittura, rese le sue partiture punti di riferimento e le sue collaborazioni momenti chiave che plasmarono la storia dell’esecuzione musicale.

Rapporti con gli artisti e le orchestre

Maurice Ravel, compositore meticoloso e perfezionista, manteneva rapporti complessi e spesso precisi con esecutori e orchestre. Era noto per la sua esigenza nel rispettare le sue partiture e le sue intenzioni, ma sapeva anche riconoscere e valorizzare il talento di coloro che si mettevano al servizio della sua musica.

Rapporti con gli interpreti : una richiesta di perfezione

Ravel era estremamente rigoroso nell’interpretazione delle sue opere. Detestava qualsiasi forma di eccesso sentimentale o di eccessiva libertà. Per lui, la partitura era sacra e l’esecutore doveva fare un passo indietro di fronte alla musica. Tuttavia, questo requisito non escludeva la collaborazione e i consigli.

Ricardo Viñes (1875-1943): l’amico di una vita e il “primo raveliano”

Ricardo Viñes , pianista spagnolo e amico d’infanzia di Ravel, fu probabilmente l’interprete più intimo e importante di Ravel. Come compagni di corso, condividevano affinità musicali e letterarie. Viñes fu il primo interprete di molte delle opere per pianoforte di Ravel, tra cui Jeux d’eau (1902), la suite Miroirs (1906) e Gaspard de la Nuit (1909). Il loro rapporto era di profonda fiducia reciproca. Viñes comprendeva intuitivamente il linguaggio di Ravel, e Ravel si affidava al suo amico per dare vita alle sue partiture . Fu grazie a Viñes che le opere per pianoforte di Ravel furono ampiamente diffuse e riconosciute fin dall’inizio .

Marguerite Long (1874-1966): la musa dei concerti

Marguerite Long, rinomata pianista francese e influente insegnante, ebbe un rapporto professionale molto stretto con Ravel , soprattutto negli ultimi anni della sua vita . Ravel si dedicò a lei e collaborò strettamente alla prima esecuzione dei suoi due capolavori concertistici: il Concerto in sol maggiore (1931) e il Concerto per la mano sinistra (1930). Ravel lavorò direttamente con Long, spiegandone le intenzioni, il fraseggio e i tempi, assicurandosi che l’esecutore catturasse accuratamente lo spirito delle sue composizioni. Marguerite divenne l’ interprete principale di questi concerti e una fervente promotrice della sua musica.

Vlado Perlemuter ( 1904-2001 ) : lo studioso privilegiato dell’opera completa

Vlado Perlemuter, pianista franco-polacco, ricevette una serie di lezioni intensive da Ravel nel 1927, durante le quali studiò l’ opera completa per pianoforte del compositore . Ravel rimase colpito dal rigore e dalla serietà di Perlemuter. Queste sessioni di lavoro furono cruciali per Perlemuter, che registrò accuratamente tutte le istruzioni di Ravel, fornendo una preziosa testimonianza delle intenzioni del compositore. Successivamente, Perlemuter registrò l’opera completa per pianoforte di Ravel, che divenne un punto di riferimento per decenni .

Alfred Cortot (1877-1962): Rispetto reciproco nonostante i diversi temperamenti

Cortot, un altro grande pianista dell’epoca, eseguì anche la musica di Ravel . Sebbene le loro personalità siano talvolta viste come opposte (Cortot più romantico, Ravel più “classico” e riservato ) , tra i due esisteva un reciproco rispetto professionale. Cortot era un musicista immenso e Ravel ne riconobbe il talento, anche se non nutriva la stessa affinità personale che aveva con Viñes o Long.

Rapporti con orchestre e direttori: Un compositore che ha anche diretto

Ravel era un geniale orchestratore, e quindi era naturalmente molto coinvolto nell’esecuzione delle sue opere orchestrali . Ebbe l’opportunità di dirigere le proprie composizioni, in particolare durante la sua trionfale tournée negli Stati Uniti nel 1928, dove diresse orchestre prestigiose come la Boston Symphony Orchestra e la Chicago Symphony Orchestra.

Serge Koussevitzky (1874-1951): il mecenate dei “Tableaux”

Serge Koussevitzky, direttore d’orchestra e mecenate russo , ebbe un ruolo cruciale nella diffusione della musica di Ravel. Commissionò a Ravel l’orchestrazione dei Quadri di un’esposizione di Musorgskij nel 1922. Koussevitzky sostenne con fervore la versione di Ravel, eseguendone la prima mondiale a Parigi e successivamente con la Boston Symphony Orchestra (di cui fu direttore musicale). Detenne i diritti esclusivi su questa orchestrazione per diversi anni, contribuendo notevolmente alla sua popolarità e a quella di Ravel.

Pierre Monteux (1875-1964): Il creatore di “Dafni e Cloe ”

direttore d’ orchestra francese , è famoso per aver diretto la prima mondiale del balletto Dafni e Cloe dei Balletti Russi di Diaghilev nel 1912. La collaborazione con Ravel fu intensa, con quest’ultimo molto coinvolto nella coreografia e nella messa in scena . Monteux, con la sua precisione e il suo senso del ritmo, era il direttore ideale per un’opera così complessa e innovativa.

Manuel Rosenthal (1904-2003): Lo studente e l’assistente

Manuel Rosenthal, compositore e direttore d’orchestra, fu uno dei pochi studenti privati di composizione di Ravel. Divenne il suo assistente e confidente negli ultimi anni della sua vita , aiutandolo persino a scrivere i suoi appunti e a comunicare con lui mentre la malattia del compositore peggiorava. Rosenthal fu un fervente difensore e interprete dell’opera di Ravel, fungendo da garante dei suoi desideri esecutivi .

In breve, Ravel mantenne un rapporto esigente da maestro d’arte con interpreti e orchestre . Non cercava l’ego di un solista o di un direttore d’orchestra, ma una fedele incarnazione del suo pensiero musicale. Questa esigenza, unita alla chiarezza della sua scrittura, rese le sue partiture punti di riferimento e le sue collaborazioni momenti chiave che plasmarono la storia dell’esecuzione musicale.

Rapporti tra Ravel e personaggi di altri generi

Maurice Ravel, sebbene il cuore della sua vita battesse al ritmo della musica, non era un artista solitario. Coltivò relazioni significative con figure esterne al rigore della musica, collaborazioni che a volte alimentarono il suo lavoro e amicizie che arricchirono la sua vita.

Sergej Diaghilev e i Balletti Russi: una danza complicata

Forse la collaborazione più clamorosa di Ravel con il mondo non musicale fu quella con Sergej Diaghilev, il brillante e visionario impresario dei Balletti Russi. Diaghilev fu un catalizzatore artistico, capace di riunire i talenti più brillanti del suo tempo – compositori, ballerini, coreografi, pittori – per creare spettacoli che avrebbero rivoluzionato il palcoscenico mondiale.

Fu Diaghilev a commissionare a Ravel la scrittura del balletto Dafni e Cloe nel 1909 (la cui prima fu nel 1912). Quest’impresa fu al tempo stesso un’intensa fonte di ispirazione e una sfida. Ravel, noto per la sua lentezza e meticolosità , faticò a rispettare le scadenze di Diaghilev, uomo frettoloso ed esigente. Nacquero tensioni, in particolare riguardo alla lunghezza dell’opera e ai vincoli imposti dal coreografo Michel Fokine. Nonostante queste tensioni, il risultato fu un capolavoro assoluto, in cui la sontuosa musica di Ravel si fondeva perfettamente con la coreografia e le scenografie .

Questa collaborazione non solo diede vita a una delle partiture più importanti di Ravel, ma lo immerse anche nel cuore dell’avanguardia artistica parigina. Lì, entrò in contatto con figure iconiche come il ballerino Vaslav Nijinsky, il pittore e scenografo Léon Bakst e lo scrittore Jean Cocteau, ampliando così i suoi orizzonti artistici.

Colette: la poetessa delle parole e dei suoni

-Gabrielle Colette, l’illustre letterata francese , instaurò una deliziosa collaborazione artistica con Maurice Ravel. Scrisse il libretto per l’opera – fiaba L’Enfant et les Sortilèges ( debuttata nel 1925).

Colette scrisse originariamente questa “fantasia lirica” nel 1918, con il titolo “Balletto per mia figlia”. Ravel, profondamente colpito dalla poesia, dalla sconfinata immaginazione e dall’umorismo del testo, decise di musicarlo. La loro collaborazione fu armoniosa e rispettosa. Colette ammirò il modo in cui Ravel riuscì a tradurre in musica il mondo onirico e a dare vita ai personaggi di oggetti e animali (la tazza cinese, il fuoco, il gatto, la libellula, ecc.). L’opera è una brillante dimostrazione del genio di Ravel per la caratterizzazione musicale e l’orchestrazione evocativa .

Gli “Apache”: un cerchio di spiriti liberi

Prima che la fama lo raggiungesse , Ravel faceva parte di un gruppo informale di artisti e intellettuali chiamato “Apache”. Questo nome, che si erano dati scherzosamente in riferimento alle bande di delinquenti dell’epoca, si riferiva a una cerchia di amici che si incontravano regolarmente a cavallo tra il XIX e il XX secolo . Il gruppo comprendeva musicisti, ma anche molti non musicisti: scrittori, poeti e pittori.

Tra loro c’erano figure come il poeta Léon – Paul Fargue, con cui Ravel condivideva una profonda amicizia e un comune amore per Parigi. In questo contesto stimolante, Ravel poteva discutere liberamente di idee estetiche , condividere le sue scoperte musicali e letterarie e beneficiare di un supporto intellettuale e amichevole, cruciale per lo sviluppo del suo stile e del suo pensiero artistico.

Influenze letterarie e spirito parigino

Ravel, nonostante la sua naturale discrezione, era un assiduo frequentatore dei salotti parigini e dei circoli artistici del suo tempo. Il suo abbigliamento elegante , la sua vivace arguzia e il suo umorismo pungente lo resero popolare in questi circoli dell’alta società. Amava la compagnia di scrittori e artisti ed era curioso di tutte le forme d’arte. La sua passione per la meccanica e gli automi (ereditata dal padre ) , così come il suo amore per i viaggi, testimoniano una curiosità che si estendeva ben oltre la pura musica.

Fu in questi ambienti che avrebbe potuto immergersi nel mondo di poeti come Stéphane Mallarmé , i cui versi ispirarono le sue Tre Poesie di Stéphane Mallarmé . Naturalmente , Mallarmé era morto prima della composizione dell’opera, ma Ravel attinse all’essenza della sua poesia per trarne ispirazione musicale.

In breve, sebbene l’arte del suono fosse la sua unica vera passione, Maurice Ravel era comunque un uomo aperto al mondo, che coltivava relazioni arricchenti con figure di altre discipline. Queste interazioni non solo alimentarono la sua visione artistica, ma a volte ispirarono e plasmarono direttamente le sue opere più emblematiche, a dimostrazione che l’arte, in tutta la sua diversità, è un dialogo costante.

Jean Cocteau

Parentela: Ravel e il poeta , drammaturgo e regista Jean Cocteau si conoscevano bene e avevano scambi artistici. Cocteau espresse la sua ammirazione per la musica di Ravel e spesso ne fece riferimento nelle proprie opere.
Impatto: la loro relazione favorì un dialogo tra musica e arti visive, e Ravel partecipò ad alcune esecuzioni di brani di Cocteau .

Vaslav Nijinsky

Rapporto: Sebbene non avessero una collaborazione diretta, Nijinsky era una figura chiave nel mondo della danza e Ravel ammirava il suo lavoro. Le opere di Ravel, in particolare ” Bolero ” , sono state spesso utilizzate nei balletti contemporanei.
Impatto : la loro associazione simboleggia l’interconnessione tra musica e danza, influenzando il modo in cui la musica di Ravel è stata interpretata sul palco .

Maurizio Maeterlinck

Parentela: Il drammaturgo belga premio Nobel ebbe un impatto su Ravel, sebbene non ci fosse una collaborazione diretta. Ravel fu influenzato dai temi simbolisti presenti nelle opere di Maeterlinck.
Impatto: Questa relazione arricchì l’interesse di Ravel per l’opera e la musica teatrale , riflettendo temi poetici ed emozionali .
Conclusione
Maurice Ravel ebbe rapporti diretti e significativi con diverse figure di vari generi artistici. Queste interazioni arricchirono la sua musica e favorirono uno scambio creativo di idee tra musica, letteratura e danza, evidenziando l’interconnessione delle arti all’inizio del XX secolo .

Compositori simili

Claude Debussy (1862-1918): l’impressionista per eccellenza

Questo è il paragone più ovvio e frequente. Debussy è il fondatore dell’impressionismo musicale. Condivide con Ravel la ricerca di colori sonori, l’uso di modi non tradizionali, armonie eteree e il desiderio di suggerire piuttosto che descrivere . Tuttavia, Ravel è spesso percepito come più classico nella sua struttura, più preciso e rigoroso, mentre Debussy è più fluido e “sfocato” nelle sue forme.

Gabriel Fauré ( 1845-1924): Il Maestro e l’Influenza

Maestro di Ravel, Fauré influenzò il suo allievo con la sua eleganza , la chiarezza di scrittura e la raffinatezza armonica. Fauré incarna una certa essenza della musica francese , caratterizzata da melodie delicate e armonie sottili. La stessa attenzione per la bellezza della linea e la raffinatezza armonica si ritrova in Ravel , sebbene quest’ultimo abbia spinto l’orchestrazione e l’integrazione di influenze (come il jazz o la musica spagnola) molto più in là.

Emmanuel Chabrier (1841-1894): il precursore dell’esotismo e dei colori

Chabrier, sebbene precedente a Ravel, è spesso citato come precursore dei compositori francesi “moderni” . La sua opera España ( 1883) è un fulgido esempio del suo audace uso di ritmi e colori spagnoli, un’influenza fondamentale che anche Ravel abbracciò e sviluppò pienamente (si pensi a Boléro o L’ Heure espagnole). Chabrier apporta una certa freschezza e vitalità orchestrale che può ricordare Ravel.

Paul Dukas (1865-1935): Maestro di orchestrazione e fantasia

Noto principalmente per L’Apprendista Stregone, Dukas condivide con Ravel un’eccezionale padronanza dell’orchestrazione e un gusto per le sonorità fantastiche ed evocative . La sua musica è inoltre caratterizzata da grande rigore formale e da una scrittura brillante.

Compositori spagnoli influenzati dalla Francia:

Manuel de Falla (1876-1946): amico di Ravel, de Falla è il più grande compositore spagnolo della sua generazione . Condivide con Ravel una profonda affinità per i ritmi e le melodie spagnole, ma li tratta con un linguaggio armonico modernizzato e un’orchestrazione raffinata. Opere come Notti nei giardini di Spagna e Il cappello a tre punte risuonano di certi colori raveliani.

Isaac Albéniz (1860-1909): Sebbene più radicate nel Romanticismo, le sue suite per pianoforte come Iberia sono capolavori della scrittura pianistica di ispirazione spagnola, con ricche trame e colori che potrebbero aver influenzato Ravel.

Compositori del XX secolo influenzati dal neoclassicismo e dal jazz:

Francis Poulenc (1899-1963): membro dei Les Six, Poulenc si allontanò dall’Impressionismo, ma condivideva con Ravel la chiarezza di scrittura, l’ eleganza melodica e, a tratti, un senso di intrattenimento o un tocco di velata malinconia . Il suo interesse per il jazz e il music hall ricorda l’ouverture di Ravel.

Darius Milhaud (1892-1974): altro membro dei Les Six, Milhaud ha anche esplorato il jazz in modo significativo (La Création du Monde), a volte prima di Ravel, ma con un approccio diverso .

Igor Stravinsky (1882-1971): Stravinsky e Ravel condividevano una reciproca ammirazione. Sebbene i loro stili fossero molto diversi , Stravinsky esplorò anche il neoclassicismo e una scrittura orchestrale di grande precisione , a volte descritta come ” meccanica”, che risuona con l'”orologiaio svizzero” Ravel.

In definitiva, la musica di Ravel rimane unica nella sua combinazione di precisione , virtuosismo orchestrale , raffinatezza armonica e diverse influenze stilistiche. Tuttavia, esplorando i compositori sopra menzionati, si possono trovare echi e affinità che amplieranno la vostra comprensione del suo universo musicale.

Come pianista

Maurice Ravel, pur essendo uno dei compositori più innovativi e influenti del suo tempo, non fu un virtuoso pianista da concerto come Franz Liszt o Sergej Rachmaninov . Tuttavia, il pianoforte ebbe un ruolo centrale e profondo nella sua vita e nel suo processo compositivo.

Uno studente promettente ma anticonformista

Ravel iniziò a suonare il pianoforte all’età di sette anni ed entrò nel prestigioso Conservatorio di Parigi a quattordici. Vi vinse il primo premio per pianoforte nel 1891, dimostrando un certo talento e una buona tecnica. Tuttavia, non era uno studente convenzionale . Era più interessato alla sperimentazione musicale e alla composizione che alla pratica ripetitiva necessaria per diventare un pianista concertista di alto livello. I suoi insegnanti a volte lo consideravano “pigro” o troppo originale, ma ne riconoscevano l’intelligenza musicale .

Il pianoforte come laboratorio di composizione

Per Ravel, il pianoforte non era tanto uno strumento da virtuoso quanto un laboratorio essenziale per la sua creazione musicale. Lavorava costantemente alla tastiera, sperimentando armonie, tessiture e sonorità prima di fissarle sulla carta. Fu al pianoforte che la maggior parte delle sue idee prese forma e che le “nuove tendenze” del suo stile apparvero per la prima volta.

Le sue opere per pianoforte solo sono di formidabile complessità tecnica e di sorprendente ricchezza armonica e timbrica. Brani come Jeux d’eau (1901), Miroirs (1905) e soprattutto Gaspard de la Nuit (1908), con i suoi movimenti “Ondine”, “Le Gibet” e il terrificante “Scarbo”, spingono i confini del virtuosismo pianistico. Richiedono non solo una tecnica impeccabile, ma anche una padronanza del tocco, delle sfumature e del colore per rendere giustizia alle loro atmosfere suggestive .

Un interprete preciso ma tecnicamente limitato

Ravel eseguì le sue opere in privato e in alcune occasioni pubbliche, ma non fu un pianista concertista in senso lato. I suoi contemporanei lo descrissero come un esecutore molto preciso e fedele , che evitava effetti superflui o eccessivo sentimentalismo . Privilegiava la chiarezza , il fraseggio netto e l’evidenziazione delle strutture, riflettendo la sua estetica perfezionista.

Tuttavia, aveva dei limiti tecnici. Verso la fine della sua vita, i suoi problemi neurologici resero suonare il pianoforte molto difficile , se non impossibile. Si dice persino che scherzasse sul fatto che i suoi amici avrebbero potuto discutere se fosse peggio come pianista o come direttore d’orchestra.

Le registrazioni: testimoni preziosi ma controversi

Ravel fu uno dei primi compositori a comprendere l’importanza delle registrazioni per la diffusione della sua musica. Realizzò diverse registrazioni delle sue opere per pianoforte su rulli per pianoforte meccanico (Welte-Mignon e Duo-Art) negli anni Dieci e Venti, e alcune registrazioni acustiche in seguito.

Queste registrazioni hanno un immenso valore storico, poiché ci offrono una visione diretta delle sue intenzioni interpretative. Tuttavia, a volte sono controverse e non sempre riflettono un brillante virtuosismo tecnico. Evidenziano il suo rigore ritmico e la sua ricerca di chiarezza , sebbene la qualità tecnica della sua esecuzione non fosse sempre impeccabile su questi primi supporti.

Il pianista al servizio del compositore

In breve, Maurice Ravel non era il tipo di pianista che entusiasmava il pubblico con il suo spettacolare virtuosismo. Il suo rapporto con il pianoforte era quello di un compositore che rifletteva sullo strumento, usandolo come strumento essenziale per esplorare nuove sonorità, perfezionare le armonie e costruire le sue opere con una precisione da orologiaio. Era un “pianista del compositore” per eccellenza, il cui genio alla tastiera si manifestava meno nella brillantezza delle sue esecuzioni che nella profondità e nell’innovazione della sua scrittura.

Famose opere per pianoforte solo

Maurice Ravel ha composto diversi capolavori per pianoforte solo, tutti frutto di esplorazioni di colore, virtuosismo e innovazione. Ecco alcune delle sue opere più famose :

Jeux d’eau (1901): Ispirato alla poesia simbolista e all’acqua in movimento, questo brano è uno dei primi a mettere in mostra lo stile impressionista di Ravel. Con le sue texture scintillanti e il suo virtuosismo, Jeux d’eau è spesso paragonato a Reflets dans l’eau di Debussy .

Miroirs (1904-1905 ) : questa raccolta di cinque brani , ciascuno dedicato a un amico di Ravel, è un’esplorazione poetica di diverse atmosfere . I brani più noti sono Oiseaux tristes, che evoca la malinconia degli uccelli nella foresta , e Alborada del gracioso , che fonde ritmi spagnoli con un virtuosismo abbagliante. Une barque sur l’ océan è anch’esso rinomato per la sua complessità e l’evocazione del mare.

Sonatina (1903-1905 ) : Questo brano in tre movimenti (Moderato , Minuetto, Vivace) è breve ma ricco di delicatezza e raffinatezza. Presenta una scrittura classica venata di modernità, e la parte finale è piena di energia e dinamismo.

Gaspard de la nuit (1908): Ispirata alle poesie di Aloysius Bertrand, questa raccolta in tre movimenti (Ondine, Le Gibet e Scarbo) è una delle opere più difficili del repertorio pianistico. Scarbo, in particolare, è famoso per il suo estremo virtuosismo e il suo carattere misterioso e minaccioso . Ravel esplora nuove tessiture e atmosfere insolite .

Minuetto Antico (1895, rivisto nel 1903): Composto mentre Ravel era ancora studente, questo brano si rifà alle forme di danza barocca . Si distingue per la sua grazia ed eleganza , con un marcato stile neoclassico .

Pavana per una principessa morta (1899): originariamente scritto per pianoforte e successivamente orchestrato, questo brano è una nostalgica evocazione di una danza lenta ed elegante . Ravel lo descrisse come ” una danza che una piccola principessa potrebbe eseguire, nello spirito di un dipinto di Velázquez ” .

Valzer Nobili e Sentimentali (1911): Questa raccolta di otto valzer è un omaggio a Franz Schubert, autore a sua volta di Valzer Nobili e Sentimentali. Con armonie audaci e una struttura complessa, Ravel esplora sentimenti diversi, che spaziano dalla tenerezza all’esuberanza .

Le Tombeau de Couperin (1914–1917 ) : questa raccolta in sei movimenti, dedicata alla memoria degli amici caduti durante la Prima Guerra Mondiale , è un omaggio ai clavicembalisti francesi del XVIII secolo . Brani come il Prélude , la Forlane e la Toccata presentano una scrittura virtuosa e raffinata , integrando elementi barocchi in uno stile moderno.

“Alla maniera di… Chabrier” e “Alla maniera di… Borodin” (1913): due brevi brani in cui Ravel imita lo stile dei suoi colleghi compositori , Emmanuel Chabrier e Aleksandr Borodin. È un esercizio di umorismo e pastiche, leggero e virtuoso.

Preludio (1913): Composto come brano da concorso per il Conservatorio di Parigi, questo brevissimo preludio esplora armonie complesse e un tocco delicato, pur mantenendo una struttura relativamente semplice.

Queste opere dimostrano l’ingegno e la fantasia di Ravel, che amava integrare influenze diverse, dalla musica barocca ai ritmi spagnoli, sfruttando appieno le capacità espressive e tecniche del pianoforte.

Famosi pianisti hanno suonato Ravel

Le opere di Maurice Ravel sono state eseguite da molti pianisti famosi , che hanno contribuito alla fama della sua opera e alla diversità delle sue interpretazioni. Ecco alcuni dei grandi nomi che hanno segnato la storia delle sue interpretazioni :

Alfred Cortot: leggendario pianista francese, Cortot interpretò Ravel , sebbene il suo stile fosse più romantico. Tuttavia, apportò una sensibilità unica, conferendo all’opera di Ravel una particolare profondità poetica .

Marguerite Long: amica intima di Ravel, eseguì la prima esecuzione del suo Concerto per la mano sinistra e del Concerto in sol maggiore nel 1932. La sua interpretazione è diventata un punto di riferimento per l’autenticità e la fedeltà alle intenzioni del compositore. Ha persino pubblicato un libro intitolato “Al pianoforte con Ravel”, che offre preziosi spunti sull’interpretazione delle sue opere .

Samson François : pianista francese di grande talento , Samson François è rinomato per le sue interpretazioni delle opere di Ravel, tra cui Gaspard de la nuit e Miroirs. Ha suonato con un’espressività e una sensibilità che hanno messo in risalto le sfumature e l’atmosfera impressionistica della musica di Ravel.

Vlado Perlemuter: Anche lui vicino a Ravel, Perlemuter ha lavorato direttamente con il compositore, il che rende le sue interpretazioni uniche in termini di autenticità. Le sue interpretazioni di Jeux d’ eau , Gaspard de la nuit e Le Tombeau de Couperin sono considerate punti di riferimento .

Arturo Benedetti Michelangeli: famoso per la sua tecnica impeccabile e il suo approccio analitico, Michelangeli ha conferito un’incredibile chiarezza alle opere di Ravel, in particolare a Gaspard de la nuit. La sua padronanza del tocco e il suo perfezionismo lo hanno reso un interprete straordinario delle opere complesse e dettagliate di Ravel .

Martha Argerich: Pianista argentina dallo stile intenso ed energico, Argerich ha spesso eseguito Ravel , in particolare Gaspard de la nuit, che ha eseguito con un virtuosismo e una forza che ne sottolineano il carattere misterioso e poetico .

Jean-Yves Thibaudet: pianista francese contemporaneo , Thibaudet è rinomato per le sue interpretazioni delle opere di Ravel, che esegue con eleganza e una moderna sensibilità impressionista. La sua registrazione dell’opera pianistica completa di Ravel è molto apprezzata per la sua finezza e raffinatezza.

Alicia de Larrocha: pianista spagnola nota soprattutto per le sue interpretazioni di compositori spagnoli, ha interpretato anche Ravel con uno stile preciso e sottile, evidenziando i colori iberici di alcune opere, come la Rapsodia spagnola e l’Alborada del gracioso.

Ognuno di questi pianisti ha apportato una prospettiva unica alla musica di Ravel, affrontandola con stili diversi, che spaziano dalla profondità poetica allo smagliante virtuosismo , rafforzando l’impatto e la notorietà dell’opera di questo grande compositore francese .

Mia madre oca

Madre Oca per pianoforte a quattro mani: un viaggio magico

Ma Mère l’Oye è una delle opere più affascinanti e poetiche di Maurice Ravel, originariamente concepita per pianoforte a quattro mani nel 1910. Sebbene in seguito la orchestri e la adatti in un balletto, la versione originale per pianoforte a quattro mani conserva una particolare intimità e delicatezza che rivelano il genio di Ravel nella sua forma più pura.

Genesi dell’opera : Un dono per i bambini

L’idea di “Madre Oca” nacque dall’affetto di Ravel per i figli dei suoi amici Cipa e Ida Godebski: Mimi e Jean. Affascinato dal loro mondo giocoso e dalla loro innocenza, Ravel volle offrire loro una serie di brani ispirati alle fiabe che amavano leggere. Lui stesso descrisse l’opera come “cinque pezzi per bambini ” . A differenza di opere virtuose come “Gaspard de la Nuit”, Ravel progettò deliberatamente “Madre Oca” per essere tecnicamente accessibile , anche se l’espressione musicale rimase estremamente sottile. Voleva che Mimi e Jean fossero in grado di suonarle da soli .

La magia dei racconti musicali

L’ opera è composta da cinque brani , ognuno tratto da una famosa fiaba :

Pavana della Bella Addormentata: il primo brano , una pavana lenta e sognante , raffigura il sonno profondo della principessa. È un tema semplice ma molto tenero, che crea l’atmosfera fiabesca dell’insieme .

Pollicino: Questo brano evoca la storia di Pollicino e dei suoi sassolini. La melodia è esitante, quasi fragile, punteggiata da brevi silenzi che suggeriscono i passi cauti di Pollicino e il sentiero che si lascia alle spalle, con figure leggere che rappresentano gli uccelli che vengono a mangiare le sue briciole.

Laideronnette, Imperatrice delle Pagode: Ispirata a un racconto di Madame d’Aulnoy, quest’opera raffigura una principessa brutta ma affascinante, la cui vasca da bagno è decorata con statuette di porcellana a forma di pagoda che cantano e suonano. Ravel utilizza armonie esotiche, scale pentatoniche e suoni di gamelan per creare un’atmosfera orientale e leggermente kitsch, ricca di colori delicati .

Le conversazioni della Bella e della Bestia : un brano che illustra il dialogo tra la dolce ed elegante Bella (rappresentata da un leggiadro valzer) e la Bestia , la cui bruttezza è suggerita da frasi lente, profonde e a volte dissonanti, suonate nel registro più basso. La musica descrive la loro conversazione fino alla trasformazione finale della Bestia in un Principe.

Il Giardino delle Fate : conclusione della suite, questo brano è un tripudio di splendore luminoso e gioia traboccante . Rappresenta il momento in cui tutti gli incantesimi si spezzano e il giardino si illumina. Il tema finale , maestoso e lirico, offre una magnifica risoluzione e un senso di meraviglia.

Un capolavoro di musica per bambini

Ma Mère l’Oye per pianoforte a quattro mani è un perfetto esempio della capacità di Ravel di creare musica di grande raffinatezza armonica e orchestrale (anche al pianoforte), pur mantenendo una semplicità e un’accessibilità che la rendono comprensibile e toccante per un pubblico di tutte le età . Ogni brano è una miniatura finemente realizzata , in cui Ravel usa il suo genio per il colore e il dettaglio per descrivere i personaggi e le situazioni dei racconti con incredibile economia di mezzi e precisione. È un’opera che continua ad affascinare per la sua poesia, tenerezza e bellezza senza tempo .

Trio per pianoforte

I Trii per pianoforte di Maurice Ravel: un’opera unica ed eccezionale
Maurice Ravel compose un solo trio per pianoforte, ma quest’opera unica è considerata uno dei vertici del repertorio cameristico. Il Trio per pianoforte in la minore fu completato nel 1914 , proprio allo scoppio della Prima Guerra Mondiale , ed è il risultato di un intenso periodo di creatività per il compositore.

Contesto e Genesi
Ravel aveva iniziato a lavorare al suo trio per pianoforte nel 1914, poco prima dello scoppio della Prima Guerra Mondiale . L’imminenza del conflitto e il suo ardente desiderio di arruolarsi (effettuò numerosi tentativi di arruolarsi nell’esercito) infondevano senza dubbio all’opera una particolare intensità emotiva , sebbene Ravel fosse un compositore che rifuggiva l’espressionismo sfrenato . Lo compose rapidamente, con notevole concentrazione, completando il movimento finale mentre stava per arruolarsi nell’esercito come autista.

L’opera è dedicata al suo maestro e amico Gabriel Fauré, in segno di rispetto e ammirazione per l’uomo che tanto aveva sostenuto Ravel.

Struttura e caratteristiche musicali
il linguaggio armonico e l’inventiva ritmica propri di Ravel :

Moderato : Questo primo movimento si apre con un tema pianistico lirico e malinconico , sostenuto dalla malinconia del violino e del violoncello. Ravel esplora suoni eterei , con armonie ricche e complesse e una raffinata scrittura polifonica . Si percepisce già la padronanza timbrica di Ravel , con ogni strumento che ha una propria voce distinta pur fondendosi in un insieme coerente .

Pantoum (Abbastanza vivace): Il secondo movimento è una forma unica nella musica di Ravel, ispirata al pantoum, una forma poetica malese. Questa struttura prevede la ripetizione di versi in diverse strofe , creando un effetto di intreccio e variazione continua. Musicalmente, questo si traduce in temi che ritornano in forme modificate, con una scrittura piena di vitalità ritmica e virtuosismo. Pianoforte, violino e violoncello si scambiano motivi con grande agilità , creando un’atmosfera vivace e giocosa , ma con un tocco di stranezza .

Passacaglia (Molto Grande ): Questo è il cuore emotivo dell’opera. La passacaglia è una forma barocca basata sulla ripetizione ostinata di un motivo al basso, su cui si sviluppano variazioni melodiche e armoniche. Qui, Ravel utilizza un tema cupo e solenne al pianoforte, che viene ripreso e sviluppato con crescente profondità e intensità dal violoncello, poi dal violino. Questo movimento è di grande potenza espressiva, evocando un senso di fatalità o di profonda meditazione, forse influenzato dal contesto bellico.

Finale (Animato ): Il movimento finale è un turbine di energia e virtuosismo. È caratterizzato da ritmi vivaci, motivi vorticosi e armonie audaci. Ravel sfoggia un pianoforte e una musica da camera di grande impegno, facendo dialogare i tre strumenti con crescente intensità fino a una conclusione brillante e drammatica. Alcuni vi ravvisano elementi di ispirazione basca, in particolare nei ritmi dinamici.

Importanza e patrimonio
Il Trio in la minore di Ravel è un brano fondamentale del repertorio cameristico. È ammirato per:

La sua maestria strutturale : Ravel adotta un’architettura rigorosa e complessa, mescolando forme classiche e innovazioni.

La sua ricchezza armonica e melodica: le armonie sono di grande raffinatezza e le melodie sono sia melodiose che espressive.

Il suo genio per la scrittura strumentale: ogni strumento è trattato con una conoscenza approfondita delle sue possibilità , creando un perfetto equilibrio tra le tre voci. Ravel riesce a dare l’impressione di una ricchezza sonora quasi orchestrale con soli tre strumenti.

La sua profondità emotiva: nonostante la fama di Ravel per la sua distanza emotiva, questo trio rivela un’intensità e un’espressività nascoste che lo rendono profondamente toccante.

Si tratta di un’opera impegnativa per gli esecutori , ma immensamente gratificante, che continua ad affascinare musicisti e pubblico con la sua bellezza senza tempo e la perfezione della scrittura .

Concerto per pianoforte in sol maggiore

chiamato semplicemente “Concerto in sol”) è una delle opere più famose di Maurice Ravel. Fu composto tra il 1929 e il 1931.

Ecco alcuni punti chiave da ricordare riguardo a questo lavoro:

Genere: Concerto per pianoforte e orchestra.

Movimenti: È composto da tre movimenti:

Allegramente

Adagio Assai

Presto

Stile: Il concerto è rinomato per la sua miscela unica di influenze classiche (con echi mozartiani), jazz (in particolare nel primo e terzo movimento ) e il brillante e colorito stile orchestrale di Ravel . È caratterizzato da un virtuosismo pianistico, melodie liriche e ritmi incalzanti .

Contesto compositivo: Ravel inizialmente pensò di eseguirla lui stesso , ma problemi di salute glielo impedirono . La prima mondiale fu infine eseguita da Marguerite Long il 14 gennaio 1932 a Parigi, sotto la direzione dello stesso Ravel .

Accoglienza : Il concerto fu immediatamente acclamato e rimane ancora oggi una delle opere da concerto più eseguite e registrate del repertorio pianistico.

Concerto per la mano sinistra in re maggiore

Commissione e dedicatario: Fu commissionato dal pianista austriaco Paul Wittgenstein, che aveva perso il braccio destro durante la Prima Guerra Mondiale . È quindi concepito per essere suonato con la sola mano sinistra del solista, creando al contempo l’illusione sonora di una parte a due mani.

Composizione: Ravel la compose tra il 1929 e il 1931, contemporaneamente al Concerto in sol maggiore.

Struttura: A differenza della maggior parte dei concerti tradizionali, è in un unico movimento, sebbene comprenda più sezioni che si susseguono (Lento – Andante – Allegro – Più vivo ed accelerando – Tempo I° – Allegro).

Stile e atmosfera : l’opera è spesso descritta come più cupa, drammatica e seria del Concerto in Sol maggiore. Esplora sonorità ricche e profonde, e il virtuosismo della mano sinistra è spinto all’estremo , creando una trama densa e potente . Presenta elementi jazz , ma anche una certa ” veemenza tragica” e una qualità meditativa .

Prima rappresentazione : la prima mondiale ebbe luogo a Vienna il 5 gennaio 1932 , con Paul Wittgenstein al pianoforte e Robert Heger come direttore .

Questo concerto è una straordinaria testimonianza della capacità di Ravel di superare un vincolo tecnico (suonare con una sola mano) per creare un’opera di rara profondità e potenza musicale. È diventato un pilastro del repertorio pianistico e una sfida per i più grandi virtuosi.

Opere sinfoniche

Maurice Ravel non compose una sinfonia nel senso tradizionale e completo del termine (ovvero un’opera in più movimenti per orchestra in rigorosa forma sonata, come quelle di Beethoven o Brahms). Il suo genio orchestrale si espresse invece attraverso un’ampia varietà di opere sinfoniche , spesso sotto forma di poemi coreografici , suite di balletto, concerti o orchestrazioni di brani preesistenti .

un elenco delle sue opere sinfoniche più famose :

Famose opere sinfoniche di Maurice Ravel
Bolero (1928): probabilmente la sua opera più iconica e riconoscibile, è un balletto basato su un’unica melodia e un accompagnamento ritmico ripetuto più e più volte , con un crescendo orchestrale continuo che conduce a un climax clamoroso .

Dafni e Cloe (1912): Originariamente un balletto commissionato da Sergej Diaghilev per i Balletti Russi, Ravel ne compose due suite sinfoniche (Suite n. 1 e Suite n. 2 ), che vengono spesso eseguite in concerto. La Suite n. 2 , in particolare, è famosa per la luminosa “Alba”, la sensuale “Pantomima” e la frenetica “Danza Generale ” . È una delle opere di Ravel più ricche e sontuose dal punto di vista orchestrale .

La Valse, po è me chorégraphique (1920): descritto da Ravel come un ” poema coreografico per orchestra”, questo pezzo evoca la grandezza e la decadenza di un valzer viennese, con un’atmosfera che oscilla tra l’opulenza e una sorta di turbine infernale.

un’opera in quattro movimenti per orchestra, permeata dello spirito e dei ritmi della Spagna. Include sezioni celebri come l'”Habanera” e la “Feria”.

Mother Goose (Ballet Suite) (1911): Originariamente composta per pianoforte a quattro mani, Ravel orchestra questa suite fiabesca trasformandola in un balletto delicato e colorato. La suite orchestrale è molto apprezzata per la sua finezza e magia.

Le Tombeau de Couperin (suite orchestrale) (1919): Ravel orchestrò quattro dei sei movimenti della sua suite per pianoforte, un omaggio ai compositori barocchi francesi e ai loro amici caduti durante la Prima Guerra Mondiale . L’orchestrazione aggiunge una nuova dimensione di colore e trasparenza a queste danze stilizzate .

Concerto in sol maggiore per pianoforte e orchestra (1931): un concerto brillante, vivace ed elegante , che incorpora elementi jazz , in particolare nei movimenti esterni. Il movimento lento centrale è liricamente bello e di una semplicità commovente.

Una barca sull’oceano (1906): l’orchestrazione di Ravel di uno dei brani della sua suite per pianoforte “Miroirs”. Evoca il dolce movimento e i riflessi dell’acqua.

Alborada del Gracioso (1918): Anche questa è un’orchestrazione di Ravel di un brano tratto da Miroirs. È un brano brillante ed energico , ispirato alla figura del “gracioso” spagnolo, con ritmi di chitarra e colori vivaci.

Quadri di un’esposizione (orchestrazione di Mussorgsky) (1922): Sebbene non sia un’opera originale di Ravel, la sua orchestrazione del ciclo per pianoforte di Modest Mussorgsky è diventata la versione più famosa e più frequentemente eseguita . È un capolavoro di orchestrazione, che rivela la capacità di Ravel di arricchire l’opera di un altro compositore con il proprio genio timbrico.

Queste opere dimostrano l’incomparabile talento di Ravel per l’orchestrazione, la sua capacità di creare atmosfere diverse e la sua evoluzione stilistica nel corso della sua carriera .

Altre opere famose

Musica da camera

Quartetto per archi in Fa maggiore (1903): una delle opere cameristiche più importanti del primo Novecento . Di grande ricchezza armonica e melodica, questo quartetto è ammirato per la sua impeccabile struttura e raffinatezza.

Sonata per violino e violoncello (1922): Dedicata alla memoria di Claude Debussy, questa sonata è un’opera impegnativa e austera , che segna una svolta verso uno stile più scarno e contrappuntistico.

Sonata per violino n. 2 in sol maggiore (1927): questa sonata è notevole per il suo secondo movimento , il “Blues”, che incorpora in modo audace e stilizzato elementi del jazz americano , un’influenza che Ravel apprezzava molto .

Introduzione e Allegro per arpa, flauto, clarinetto e quartetto d’archi ( 1905): Un’opera scintillante e delicata, che mette in risalto i timbri dell’arpa e dei legni, con una scrittura virtuosa e raffinata .

Melodie (Canzoni )

Ravel è anche un compositore di melodie di grande finezza, nelle quali dimostra una sensibilità poetica e uno spiccato senso della prosodia francese .

Sheherazade (1903): Ciclo di tre melodie per voce e orchestra (o pianoforte), su poesie di Tristan Klingsor. Queste melodie evocano l’Oriente con colori lussureggianti e grande sensualità :

“Asia”

“Il flauto magico ”

“L’indifferenza ”

Racconti Naturali (1906): un ciclo di cinque melodie per voce e pianoforte su testi di Jules Renard. Ravel dimostra un sottile umorismo e una grande precisione nella descrizione musicale degli animali (Il Pavone, Il Grillo, Il Cigno, Il Martin Pescatore , La Faraona).

Tre poesie di Stéphane Mallarmé (1913): per voce, pianoforte, due flauti, due clarinetti e quartetto d’archi . Queste melodie sono esempi della raffinatezza armonica e della chiarezza contrappuntistica di Ravel , ispirate alla poesia simbolista di Mallarmé .

Opera

L’Heure espagnole (1911): un’opera comica in un atto. È una farsa ambientata a Tolèze , nel meccanismo dell’orologio di un marito tradito. L’opera è piena di arguzia, ritmi spagnoli e una brillante orchestrazione che mette in risalto l’agitazione dei meccanismi dell’orologio.

L’Enfant et les Sortilèges ( 1925): un’opera -fantasia in due parti, su libretto di Colette. È un’opera magica e fantasiosa in cui un bambino turbolento vede oggetti e animali ribellarsi contro di lui. Ravel dimostra un’incredibile capacità di caratterizzare musicalmente ogni personaggio (tazza, teiera , fuoco , gatto, orologio, ecc.) con un’orchestrazione piena di ingegno.

Attività al di fuori della musica

Maurice Ravel, nonostante la sua reputazione di compositore perfezionista e dandy riservato , aveva interessi e attività al di fuori della musica che rivelavano altri aspetti della sua personalità. Sebbene la musica fosse centrale nella sua vita, non era un artista chiuso nella sua torre d’avorio.

Un gusto spiccato per l’estetica e l’eleganza

Ravel era un vero dandy. Era noto per la sua impeccabile eleganza sartoriale, sempre vestito in modo impeccabile , anche a casa. Attribuiva grande importanza al suo aspetto, un tratto che a volte contrastava con la sua personalità discreta . Questa ricerca estetica si rifletteva nella sua vita quotidiana e nei suoi beni.

Passione per oggetti d’arte e curiosità

Aveva un gusto spiccato per gli oggetti d’arte, le curiosità e i ninnoli. La sua casa a Montfort -l’Amaury, che arredava con cura , rifletteva questa passione. Lì collezionava oggetti d’antiquariato, giocattoli meccanici, carillon e souvenir dei suoi viaggi. Questo interesse per gli automi e i meccanismi ingegnosi potrebbe anche essere legato all’influenza di suo padre , Joseph Ravel, ingegnere e inventore. Si dice che lo stesso Boléro , con il suo carattere ripetitivo e ipnotico , possa essere stato ispirato dalla ” folle bellezza delle macchine”.

L’amore per i gatti e il mondo dell’infanzia

Ravel era un grande amante dei gatti. Si dice che ne avesse sempre diversi al suo fianco in casa. Questo affetto per gli animali, unito al suo interesse per i giocattoli e le fiabe, rivela una tenerezza e un fascino per il mondo dell’infanzia che si ritrovano in opere come “Mamma Oca” e “Il bambino e gli incantesimi” .

Viaggi e scoperte culturali

Nonostante la sua natura solitaria, Ravel amava viaggiare. Le sue tournée di concerti, in particolare quella negli Stati Uniti del 1928, gli offrirono l’opportunità di scoprire nuove culture e di aprirsi a influenze inaspettate. Fu durante questo viaggio che venne particolarmente a contatto con il jazz , una musica che lo affascinò e i cui elementi incorporò nelle sue opere successive . Questi viaggi gli permisero di ampliare i suoi orizzonti e arricchire la sua tavolozza di ispirazione.

Un impegno discreto ma certo
Sebbene Ravel fosse un uomo molto riservato , non rimase del tutto indifferente agli eventi del suo tempo.

Prima guerra mondiale : tentò più volte di arruolarsi al fronte. Rifiutato come pilota a causa della sua fragilità fisica, prestò servizio come autista di ambulanza nell’esercito francese , un’esperienza che lo segnò profondamente e dimostrò il suo senso del dovere.

Sostegno artistico: dimostrò anche un certo impegno difendendo la musica dei compositori che ammirava (come Erik Satie agli esordi , o Arnold Schoenberg di fronte a un certo nazionalismo musicale) o prendendo parte al sostegno degli amici nei momenti difficili.

Insomma, al di là dell’immagine del compositore esigente chino sulle sue partiture, Maurice Ravel era un uomo sensibile alle bellezze del mondo, curioso delle innovazioni (anche tecnologiche), attento al suo ambiente personale, e capace di un impegno discreto ma sincero .

Episodi e aneddoti

Maurice Ravel, nonostante il suo carattere discreto e riservato , è stato protagonista di numerosi episodi e aneddoti che mettono in luce la sua personalità singolare , le sue esigenze artistiche e il suo sottile umorismo.

Lo “Scandalo Ravel” al Prix de Rome (1905)

È uno degli aneddoti più famosi e rivelatori del suo tempo . Ravel, già compositore di brani importanti come Jeux d’eau e il suo Quartetto per archi , tentò ripetutamente di aggiudicarsi il prestigioso Prix de Rome, una borsa di studio molto ambita . Nell’edizione del 1905, fu eliminato al primo turno , mentre furono selezionati candidati meno talentuosi. Questa assurda decisione provocò un clamore. Il quotidiano Le Figaro pubblicò un articolo virulento che denunciava lo “scandalo Ravel”, puntando il dito contro lo sclerotico accademismo del Conservatorio di Parigi e del suo direttore, Théodore Dubois. La vicenda si diffuse a tal punto da portare alle dimissioni di Dubois e alla nomina di Gabriel Fauré, professore di Ravel, a capo dell’istituzione. Questo episodio rafforzò l’immagine di Ravel come genio incompreso dall’establishment, ma anche come figura d’avanguardia.

L'”orologiaio svizzero” e la sua ricerca della perfezione

Ravel era leggendario per la sua meticolosità . Il compositore Igor Stravinskij, che lo ammirava molto, lo soprannominò affettuosamente “orologiaio svizzero”. Questo soprannome sottolineava la precisione chirurgica di Ravel nella sua composizione, la sua capacità di assemblare i minimi dettagli con una perfezione quasi meccanica. Ravel stesso riconobbe questa tendenza: si dice che trascorresse ore a perfezionare una singola battuta, lavorando alle sue partiture con la meticolosità di un artigiano. Quando gli veniva chiesto se avesse ispirazione, spesso rispondeva con umorismo: “Ispirazione? È il risultato di duro lavoro “.

Il rifiuto della Legion d’Onore e la frecciatina di Satie

Nel 1920, Maurice Ravel fu nominato per la Legion d’Onore, una delle più alte onorificenze francesi . Con sorpresa generale , Ravel rifiutò il premio. Questo gesto fu visto da molti come un segno del suo spirito indipendente e del suo rifiuto di sottomettersi alle istituzioni ufficiali. Il suo amico e collega Erik Satie, noto per il suo umorismo caustico, commentò l’ evento con una delle sue celebri frecciatine: “Ravel ha appena rifiutato la Legion d’Onore, ma tutta la sua musica l’accetta”. Questa frase, al tempo stesso ironica e pungente , riassumeva la percezione di Satie che, nonostante il gesto ribelle di Ravel, la sua musica fosse di una tale perfezione formale da risultare in definitiva molto ” accademica ” ai suoi occhi.

“Perché diventare un cattivo Ravel, quando sei un eccellente Gershwin?”

Durante il suo trionfale tour negli Stati Uniti nel 1928, Ravel incontrò George Gershwin, il talentuoso giovane compositore jazz americano. Gershwin, desideroso di approfondire la sua conoscenza della composizione classica, chiese lezioni a Ravel . La risposta di Ravel divenne leggendaria: “Perché vuoi diventare un cattivo Ravel, quando sei un eccellente Gershwin?”. Questo aneddoto illustra non solo l’umiltà di Ravel, ma anche il suo profondo rispetto per l’originalità e il genio di ogni artista. Riconobbe il valore del jazz e l’importanza per Gershwin di sviluppare un proprio stile unico piuttosto che imitare un altro compositore.

Amore per i gatti e le curiosità meccaniche

Ravel era un grande amante dei gatti. La sua casa di Montfort-l’Amaury, che decorò con gusto squisito, era nota per ospitare diversi felini. Apprezzava la loro discreta compagnia e la loro indipendenza. La sua casa era anche piena di giocattoli meccanici, automi e ninnoli, a dimostrazione di una passione per l’ingegneria e i meccanismi di precisione, forse ereditata dal padre inventore . Questa passione per gli ingranaggi e la precisione si rifletteva nella sua musica, dove ogni elemento sembrava incastrarsi perfettamente .

Questi aneddoti, sebbene non rivelino tutta la complessità dell’uomo, offrono uno spaccato delizioso della personalità di Maurice Ravel: un artista esigente, un uomo di spirito e una figura singolare nel mondo della musica.

(Questo articolo è stato generato da Gemini. È solo un documento di riferimento per scoprire la musica che non conoscete ancora.)

Best Classical Recordings
on YouTube

Best Classical Recordings
on Spotify

Jean-Michel Serres Apfel Café Apfelsaft Cinema Music Codici QR Centro Italiano Italia Svizzera 2024.

Apuntes sobre Maurice Ravel y sus obras

Descripción general

Maurice Ravel (1875-1937) fue un importante compositor francés de finales del siglo XIX y principios del XX , a menudo asociado con el impresionismo musical, aunque su estilo evolucionó hacia elementos del neoclasicismo e incluso del jazz. Conocido por su maestría orquestal y su agudo sentido de la precisión, Ravel dejó una huella imborrable en la música clásica.

He aquí una visión general de su vida y obra:

Infancia y educación

Nacido en Ciboure, Francia, de padre suizo y madre vasca , Ravel demostró un talento musical precoz . Ingresó en el Conservatorio de París a los 14 años , donde estudió con Gabriel Fauré, entre otros . A pesar de su genio, le costó adaptarse a las rígidas expectativas del Conservatorio, criticándolo a menudo por su originalidad y su “pereza” para producir rápidamente un gran número de obras. Sin embargo, desarrolló un enfoque meticuloso en la composición, perfeccionando cada detalle .

Estilo musical

El estilo de Ravel se caracteriza por:

Una orquestación brillante y colorida: era un maestro en la combinación de timbres instrumentales para crear texturas ricas y variadas .

Precisión formal y claridad: a pesar de las armonías a menudo complejas, su música conserva una estructura lógica y una elegancia clásica .

Influencias diversas: Sus obras contienen reminiscencias de la música española (legado de su madre vasca ) , elementos de la música barroca y del neoclasicismo y, posteriormente, toques de jazz, que descubrió durante una gira por Estados Unidos.

Una cierta sensualidad y expresividad, aunque él mismo calificaba a veces su desapego de ” insensibilidad ” , prefiriendo el rigor y el trabajo a la efusión.

Obras icónicas

Ravel compuso un repertorio variado y de renombre mundial . Entre sus obras más famosas se encuentran :

Bolero (1928): Posiblemente su pieza más emblemática , un ballet que se ha convertido en una obra maestra orquestal, famosa por su hipnótica progresión rítmica y su crescendo constante.

Dafnis y Cloe (1912): Un ballet de gran riqueza orquestal y exuberante belleza, a menudo interpretado como suite de concierto.

Pavana para una princesa muerta (1899): Una obra para piano suave y melancólica, que más tarde orquestó .

Jeux d’eau (1901): Una pieza virtuosa para piano, pionera de la escritura para piano ” impresionista”.

La Valse (1920): Una obra orquestal que evoca la opulencia y decadencia de un vals vienés, con un toque oscuro.

Concierto en sol mayor (1931) y Concierto para la mano izquierda (1930): Dos conciertos para piano que demuestran su virtuosismo en la escritura instrumental y su exploración de los sonidos del jazz.

Legado

Maurice Ravel es considerado uno de los compositores franceses más importantes y populares. Su influencia trasciende la música clásica , llegando incluso al jazz y a las bandas sonoras de cine. Fue un artesano perfeccionista, cuya música sigue siendo admirada por su belleza, complejidad y originalidad. Su vida, aunque discreta en lo personal (permaneció soltero y muy apegado a su madre ), estuvo dedicada por completo a la música, como él mismo declaró : «Mi única pasión ha sido la música».

Historia

Maurice Ravel nació en 1875 en Ciboure, un pequeño pueblo vasco, de padre ingeniero suizo e inventor excéntrico, y madre vasca de origen español. Esta doble ascendencia, en la encrucijada de culturas, sin duda influiría en la sensibilidad del futuro compositor. La familia se trasladó rápidamente a París, donde el joven Maurice, desde muy joven , demostró un evidente talento musical. Con tan solo siete años empezó a tocar el piano, y a los catorce ingresó en el prestigioso Conservatorio de París.

Allí , Ravel fue un estudiante brillante pero atípico . Le preocupaba menos ajustarse a las rígidas normas de la institución que explorar su propio camino. Sus maestros, incluido el gran Gabriel Fauré, reconocieron su talento, pero a veces se preocuparon por su independencia de criterio. Ravel era un perfeccionista nato , obsesionado con la precisión y el detalle. Dedicaba horas a cincelar cada frase musical, puliendo cada sonoridad, una exigencia que le valió el apodo de “relojero suizo”. Esta búsqueda de la perfección distaba mucho del ardor romántico de algunos de sus contemporáneos; Ravel priorizaba la claridad , el equilibrio y el rigor formal.

A principios del siglo XX , Ravel comenzó a labrarse un nombre. Sus primeras obras para piano, como Jeux d’eau, revelan un estilo innovador, imbuido de una delicada sensualidad y riqueza armónica que lo acercó al impresionismo, aunque siempre rechazó esta etiqueta. Exploró las posibilidades del timbre, buscando evocar imágenes y sensaciones en lugar de narrativas. Este fue el comienzo de un período de intensa creatividad. Se distinguió por su talento para la orquestación, un dominio absoluto de los colores instrumentales que le permitía transformar una simple melodía en una sinfonía de texturas y matices.

La Primera Guerra Mundial fue una época difícil para Ravel. Aunque intentó alistarse, su frágil constitución se lo impidió , y se resignó a servir como conductor de ambulancia. La pérdida de muchos amigos, entre ellos el compositor Déodat de Séverac, lo afectó profundamente y marcó una pausa en su producción.

Tras la guerra, Ravel encontró una nueva energía creativa, pero su estilo evolucionó. Se alejó del impresionismo hacia cierto neoclasicismo, buscando la claridad formal y la pureza de la línea. Fue durante este período que compuso obras importantes como La Valse, una visión grandiosa y ondulante de un vals vienés que parece desmoronarse , y el famoso Boléro. Este último, encargado por Ida Rubinstein, bailarina y mecenas de las artes , es una obra fascinante con su progresión hipnótica y su crescendo implacable, convirtiéndose en una de las piezas más reconocibles de la música clásica. El propio Ravel , con su humor mordaz, la describió como «una obra orquestal de catorce minutos sin música».

Durante la década de 1920, Ravel viajó, especialmente a Estados Unidos, donde fue recibido como una auténtica estrella . Allí descubrió el jazz, cuyo ritmo y energía apreciaba, y que influiría en algunas de sus obras posteriores , como sus conciertos para piano, en los que incorporó elementos de blues y síncopa.

Los últimos años de su vida se vieron ensombrecidos por una enfermedad neurológica degenerativa que le impidió componer . Sus capacidades cognitivas fueron decayendo gradualmente, privándolo de la capacidad de escribir música, lo cual fue una tortura insoportable para él. A pesar de una cirugía cerebral en 1937, su condición no mejoró y falleció ese mismo año , dejando tras de sí un catálogo de obras relativamente pequeño, pero de excepcional calidad.

La vida de Ravel fue la de un hombre discreto, incluso reservado, completamente dedicado a su arte. Nunca se casó ni tuvo hijos, y su mayor pasión fue la música . Su legado es el de un maestro de la orquestación, un melodista refinado y un incansable explorador de sonoridades, cuya obra sigue fascinando por su belleza atemporal y perfección formal.

Cronología

1875

7 de marzo: Nacimiento de Joseph Maurice Ravel en Ciboure, Pirineos Atlánticos . Su padre , Joseph Ravel, es ingeniero suizo y su madre , Marie Delouart, es de origen vasco.

1876

La familia Ravel se instala en París.

1882

Maurice Ravel comienza sus lecciones de piano .

1889

Ingresó en el Conservatorio de París, donde estudió piano, armonía y contrapunto.

1897

Ingresó en el Conservatorio en la clase de composición de Gabriel Fauré.

1899

Composición de la famosa Pavana para una infanta muerta para piano (orquestada más tarde en 1910).

1901

Composición de Jeux d’eau para piano, una obra innovadora que marca un punto de inflexión en la escritura para piano.

Ravel intentó el Prix de Rome por primera vez, pero fracasó.

1902-1905

Intentó el Premio de Roma varias veces, sin éxito . El «escándalo Ravel» estalló en 1905 cuando su eliminación provocó indignación y la dimisión del director del Conservatorio.

1905

Composición de la suite para piano Miroirs, que incluye “Sad Birds” y “A Boat on the Ocean “.

1908

Composición de la suite para piano Gaspard de la Nuit, considerada una de las piezas más difíciles del repertorio para piano .

1909

Creación de la ópera cómica L’Heure espagnole.

1912

Estreno del ballet Dafnis y Cloe de los Ballets Rusos de Serge Diaghilev, con coreografía de Michel Fokine. Esta obra es uno de sus mayores logros orquestales.

1914-1918

Durante la Primera Guerra Mundial, Ravel intentó alistarse, pero fue rechazado debido a su frágil constitución . Finalmente, sirvió como conductor de ambulancia en el frente, una experiencia que le dejó una profunda huella .

1919

una suite para piano (posteriormente orquestada ) dedicada a los amigos caídos durante la guerra .

1920

Composición de La Valse, poema coreográfico para orquesta , que evoca la Viena imperial en una atmósfera de pompa y decadencia .

1922

Arregló y orquestó Cuadros de una exposición de Mussorgsky, una versión que ahora es más famosa que el original para piano.

1928

Viaje triunfal a los Estados Unidos, donde conoció , entre otras cosas, a George Gershwin.

Composición de Boléro, encargada por la bailarina Ida Rubinstein. Esta obra, caracterizada por una melodía única y repetida y un crescendo constante, se convirtió rápidamente en una de sus obras más famosas y reconocibles .

1930-1931

Compuso dos conciertos para piano: el Concierto en Sol mayor (brillante y resplandeciente) y el Concierto para mano izquierda en Re mayor (oscuro y potente, encargado por el pianista Paul Wittgenstein, quien perdió un brazo durante la guerra). Estas obras demuestran su asimilación de las influencias del jazz.

1932

Un accidente de taxi en París marcó el inicio de problemas neurológicos que afectarían paulatinamente sus facultades cognitivas y su capacidad de composición .

1937

28 de diciembre : Maurice Ravel fallece en París tras una intervención quirúrgica para aliviar sus problemas neurológicos. Está enterrado en el cementerio de Levallois-Perret .

Características de la música

Dominio de la orquestación y el timbre: Ravel es reconocido universalmente como un maestro de la orquestación sin igual . Poseía un increíble sentido del color instrumental, combinando timbres con precisión quirúrgica para crear sonidos ricos, vibrantes y, a menudo, innovadores. Cada instrumento se utiliza al máximo de su potencial, explotando sus registros y particularidades. Sus orquestaciones son claras, equilibradas y notablemente transparentes, incluso en los pasajes más densos (pensamos, por supuesto, en el Bolero, pero también en Dafnis y Cloé o en su orquestación de Cuadros de una exposición de Músorgski).

Precisión , claridad y perfeccionismo formal: A diferencia de algunos de sus contemporáneos más románticos, Ravel era un perfeccionista absoluto. Cada nota, cada frase, cada matiz, estaba meticulosamente elaborado. Su música posee una gran claridad formal, incluso al utilizar armonías complejas. Privilegió la elegancia y el rigor constructivo, heredados en parte de la tradición clásica, y buscó la perfección técnica, que consideraba el objetivo final del artista. Este «escrúpulo de no hacer cualquier cosa» es una famosa cita del propio Ravel .

Refinamiento armónico y modalidad: Aunque asociado con el impresionismo, Ravel nunca abandonó por completo la tonalidad . Sin embargo, enriqueció el lenguaje armónico mediante el uso de acordes no convencionales, disonancias sutiles y modos antiguos o exóticos. Sus armonías son a menudo complejas y refinadas, contribuyendo a una atmósfera evocadora y onírica sin sacrificar la claridad melódica . Era especialmente aficionado a las progresiones de acordes paralelos y las disonancias no resueltas, que otorgan a su música un sonido distintivo.

Influencias múltiples y eclecticismo:

Impresionismo: Aunque rechazó la etiqueta, Ravel compartía con Debussy el gusto por los colores sonoros, las atmósferas etéreas y la evocación de paisajes o sensaciones (Jeux d’eau, Miroirs) .

Música española: La herencia vasca de su madre ha influido profundamente en su obra. Ritmos y melodías de inspiración española se pueden encontrar en numerosas piezas como la Habanera, La Hora Española y, por supuesto, el Bolero .

Neoclasicismo : En la segunda parte de su carrera , Ravel se inclinó hacia una claridad y un rigor formal que recordaban a la estética clásica y barroca (Le Tombeau de Couperin, Concierto en sol mayor). Admiraba la simplicidad y el equilibrio de las formas antiguas.

Jazz: Fascinado por el jazz durante sus viajes por Estados Unidos, incorporó elementos rítmicos y armónicos de este género en sus últimas obras, especialmente en sus dos conciertos para piano y su Sonata para violín.

Importancia de la melodía y la danza: Ravel concedió gran importancia a la melodía . Sus temas se caracterizan a menudo por su elegancia y su capacidad para cautivar al oyente. La danza, ya sea estilizada o directamente coreografiada, ocupa un lugar central en su obra. Desde la Pavana hasta el Bolero, pasando por el Vals y Dafnis y Cloe, el movimiento y el ritmo son motores esenciales de su creatividad .

Sensibilidad y expresividad contenida: A pesar de su reputación de compositor “frío” o “intelectual”, la música de Ravel está imbuida de una profunda sensibilidad y una expresividad a menudo velada . La emoción no se expresa de forma explosiva, sino que se revela a través de texturas delicadas , armonías sutiles y una discreta melancolía , dejando al oyente la capacidad de interpretar sus matices. A menudo se percibe un contraste entre el rigor formal y una ternura subyacente.

En resumen, la música de Ravel es una mezcla única de virtuosismo técnico, refinamiento estético y profunda musicalidad , donde cada elemento está elaborado con precisión magistral para crear obras de belleza atemporal.

Impactos e influencias

Maurice Ravel, con su genio creativo y rigor artístico, dejó una huella imborrable en la historia de la música, influyendo en numerosos compositores y marcando profundamente el siglo XX . Su impacto e influencia pueden observarse desde diversos ángulos:

1. El impacto en la orquestación y el sonido sinfónico:

Este es quizás el legado más evidente y poderoso de Ravel . Su dominio inigualable de la orquestación redefinió las posibilidades sonoras de la orquesta. Demostró cómo combinar instrumentos de forma innovadora , utilizando timbres con precisión y claridad revolucionarias . Su orquestación de Cuadros de una exposición de Músorgski se ha convertido en un referente , a menudo interpretada con mayor frecuencia que la versión original para piano. Muchos compositores posteriores a él han estudiado sus partituras para aprender el arte de la instrumentación, y su influencia se percibe en la música cinematográfica, donde la riqueza de los matices orquestales es primordial. Elevó la orquestación a una forma de arte por derecho propio .

2. Influencia en los compositores del siglo XX :

Ravel influyó en una generación de compositores que admiraban su rigor formal y su sentido de innovación.

Compositores franceses : Sin duda, fue una figura clave para muchos de sus compatriotas, inspirando claridad y elegancia en la escritura francesa . Si bien mantuvo relaciones a veces complejas con algunos miembros del grupo Les Six, su búsqueda de la perfección y su refinamiento armónico dejaron huella.

La integración del jazz: Ravel fue uno de los primeros compositores “clásicos” en abrazar e integrar plenamente los elementos del jazz (ritmos sincopados, armonías azules) en su música. Sus Conciertos para piano y su Sonata para violín son prueba de ello. Esta apertura allanó el camino para que otros compositores (como Darius Milhaud) exploraran esta fusión, e incluso tuvo un impacto recíproco en algunos músicos de jazz que se inspiraron en sus armonías y melodías .

Neoclasicismo: Su cambio hacia un estilo más refinado y formal después de la Primera Guerra Mundial , al que se denomina neoclasicismo, contribuyó a esta importante tendencia de principios del siglo XX , favoreciendo un retorno a las formas clásicas con un lenguaje armónico moderno.

3. El resurgimiento de la música de baile:

La importancia de la danza en la obra de Ravel es considerable. Sus ballets, en particular Dafnis y Cloé y Boléro, demostraron la capacidad de la música para crear mundos sonoros ricos y evocadores para el movimiento. Infundió nueva vida a las formas de danza estilizadas (pavanas, valses), elevándolas a la categoría de obras maestras del concierto.

4. La búsqueda de la perfección y la artesanía musical:

El perfeccionismo de Ravel dejó un legado de rigor y altos estándares. Demostró que un compositor puede crear sus obras con la precisión de un artesano, rechazando lo fácil y buscando la expresión más precisa. Este enfoque inspiró a quienes buscaban dominar su arte con una disciplina ejemplar. Igor Stravinsky incluso lo apodó el “relojero suizo”, en referencia a la complejidad y precisión de sus obras.

5. La ampliación del repertorio pianístico:

Sus obras para piano, como Jeux d’eau, Miroirs y Gaspard de la nuit, traspasaron los límites técnicos y expresivos del instrumento, creando nuevas texturas y sonoridades. Son pilares del repertorio pianístico y han influido en la escritura pianística de generaciones de compositores.

6. La influencia en la música cinematográfica y el imaginario colectivo:

La capacidad de Ravel para crear atmósferas impactantes e imágenes sonoras vívidas encontró eco en el cine. Sus técnicas de orquestación y su sentido del drama latente han sido fuente de inspiración para compositores cinematográficos, y fragmentos de sus obras se utilizan a menudo por su poder evocador (Boléro es el ejemplo más destacado).

En resumen, Maurice Ravel no solo fue un gran compositor, sino también un innovador y un artesano meticuloso que enriqueció el lenguaje musical de su época. Su impacto reside en su capacidad para fusionar tradición y modernidad , dominar la orquestación como nadie e inculcar una precisión artística que sigue fascinando e inspirando a músicos y oyentes de todo el mundo.

Estilo de música

Aunque a Maurice Ravel se le suele asociar con el impresionismo musical, su estilo es en realidad más matizado y evolutivo, incorporando diversas influencias y caracterizándose por una gran originalidad. Se puede definir por varios rasgos distintivos:

Impresionismo (y más allá ) :

Color y atmósfera sonora : Al igual que Debussy, Ravel se sentía fascinado por la capacidad de la música para evocar colores, luces , estados de ánimo y paisajes. Sus obras , como Jeux d’eau y Miroirs (en particular, “Oiseaux tristes” y “Une barque sur l’océan”), son ejemplos perfectos de esta búsqueda de un sonido brillante y evanescente , donde las armonías suelen ser sugerentes más que estrictamente funcionales.

Uso de modos y escalas exóticas: A menudo utiliza modos antiguos, escalas pentatónicas o sonidos inspirados en el Lejano Oriente o España, lo que le da a su música una calidad etérea y a veces misteriosa , lejos de las convenciones armónicas tradicionales.

Rechazo de la etiqueta: Es importante señalar que el propio Ravel rechazó la etiqueta de impresionista, prefiriendo verse como un artesano preciso y riguroso, preocupado por la claridad formal .

Precisión y claridad formal:

Rigor y estructura: Este es un punto clave que lo distingue de Debussy. Ravel es un «relojero», un compositor de extrema meticulosidad . Sus obras, incluso las más complejas armónicamente, son siempre de gran claridad estructural. Cada nota, cada frase, está cincelada con meticulosa precisión. No hay lugar para la improvisación ni la vaguedad.

Elegancia clásica : Hereda el sentido del equilibrio y la proporción de compositores clásicos franceses como Couperin y Rameau. Esta elegancia se refleja en la fineza de sus líneas melódicas y la lógica de sus construcciones .

Dominio de la orquestación:

Virtuosismo Instrumental : Ravel es, sin duda, uno de los más grandes orquestadores de la historia de la música. Conocía a la perfección las posibilidades de cada instrumento y sabía combinarlas para crear texturas sonoras de una riqueza y transparencia inigualables .

Colores y texturas: Utilizó la orquesta como la paleta de un pintor, creando efectos de luz y sombra, contrastes impactantes y sutiles desvanecimientos. Su orquestación de Cuadros de una exposición de Músorgski es una obra maestra de esta habilidad.

Influencias y eclecticismo:

Música española: Profundamente arraigada en su herencia materna, la influencia española está omnipresente en su obra, desde piezas como La Habanera o Alborada del gracioso hasta el famoso Boléro , impregnado de ritmos, melodías y atmósferas ibéricas .

Neoclasicismo : Tras la Primera Guerra Mundial , Ravel se inclinó hacia un estilo más puro , recuperando la claridad de las formas de los siglos XVII y XVIII . Le Tombeau de Couperin es un ejemplo perfecto, donde las formas barrocas se revisitan con un lenguaje armónico moderno.

Jazz: Sus viajes por Estados Unidos lo expusieron al jazz, cuyas síncopas, ritmos y ciertas inflexiones armónicas (notablemente las “blue notes”) integró en obras como sus Conciertos para piano y su Sonata para violín.

Sensibilidad y expresividad contenida:

compositor objetivo o distante , la música de Ravel está impregnada de una profunda sensibilidad, a menudo velada por sus exigencias formales. Hay cierta melancolía, ternura o una discreta nostalgia que emerge de muchas de sus obras (Pavana para un infante de duende, “El jardín fértil” de Ma Mère l’Oye). La emoción se sugiere más que se expresa con efusividad.

En resumen , el estilo de Maurice Ravel es una síntesis única de refinamiento armónico y melódico, orquestación brillante y precisa, gran rigor formal heredado del clasicismo y una apertura a diversas influencias (española, jazz). Es el creador de una música de belleza atemporal , donde la claridad expresiva compite con la riqueza del color y la sutileza de la emoción.

Relación entre Ravel y Debussy

La relación entre Maurice Ravel y Claude Debussy es compleja y fascinante, marcada por una admiración mutua inicial, cierta rivalidad exacerbada por sus partidarios y, finalmente, un creciente distanciamiento. Aunque a menudo se les clasifica bajo la etiqueta de impresionistas, sus personalidades y enfoques musicales diferían enormemente.

Una admiración inicial y una amistad fluctuante:

Al principio de sus carreras , Ravel, trece años menor que Debussy, admiraba profundamente a su padre . Lo consideraba un pionero y un genio que estaba abriendo nuevos caminos en la música francesa . Ravel incluso formó parte del grupo “Apaches”, un círculo de artistas e intelectuales que apoyaron con entusiasmo la música innovadora de Debussy, en particular su ópera Pelléas et Mélisande. Se dice que Ravel asistió a todas las representaciones de esta ópera en 1902. Su amistad, aunque nunca fue muy estrecha , duró más de una década.

Puntos de discordia y rivalidad :

Sin embargo, varios factores fueron envenenando poco a poco su relación:

El “Escándalo Ravel” del Premio de Roma (1905): Los repetidos fracasos de Ravel en ganar el prestigioso Premio de Roma, incluyendo su eliminación en 1905 a pesar de ser ya un compositor reconocido , provocaron la indignación pública. Críticos y partidarios de Ravel criticaron duramente al estamento conservador del Conservatorio y a menudo lo compararon con Debussy, alegando que el sistema impedía la aparición de nuevos talentos ” a la manera de Debussy”. Aunque Debussy no participó directamente en el jurado, este asunto generó cierta tensión.

Celos y sospechas de plagio: Los admiradores de ambos bandos comenzaron a formar facciones, creando una rivalidad artificial. Surgieron discusiones sobre la cronología de sus obras y quién había influido en quién. Algunos críticos acusaron a Ravel de copiar el estilo de Debussy, especialmente en la escritura para piano o el uso de los modos. Ravel se defendió enfatizando sus propias innovaciones y rigor formal. Esta constante comparación los irritó a ambos.

Los “Tres poemas de Stéphane Mallarmé ” (1913): Un incidente notable fue la composición simultánea, por parte de ambos compositores, de ciclos de melodías basados en los mismos poemas de Stéphane Mallarmé . Ravel había comenzado a trabajar en “Soupir”, “Placet futile” y “Surgi de la croup et du bond”, y Debussy anunció poco después que también componía sobre estos mismos textos . Esto se percibió como una provocación o una competencia directa.

Diferencias personales y apoyo a la exesposa de Debussy: Sus personalidades eran muy diferentes . Debussy era más extrovertido y sus relaciones personales a menudo eran turbulentas. Ravel, en cambio , era notoriamente reservado y reservado . Un detalle revelador de su tensión personal es el hecho de que, cuando Debussy dejó a su primera esposa , Lilly Texier, para irse a vivir con Emma Bardac en 1904, Ravel, junto con amigos en común, contribuyó económicamente al apoyo de Lilly. Este gesto, motivado por la compasión hacia Lilly, podría haber sido percibido por Debussy como una intromisión o un juicio.

Distancia y admiración mantenidas a pesar de todo:

Con el tiempo, la relación entre Ravel y Debussy se volvió tensa. Ya no interactuaban de la misma manera , y los comentarios directos entre ellos se volvieron escasos y, a veces, mordaces (se dice que Debussy criticó la escritura orquestal de Ravel por ser demasiado mecánica, mientras que Ravel a veces consideraba el estilo de Debussy «vago»).

Sin embargo, a pesar de esta rivalidad y distanciamiento, perduró una admiración profesional mutua. Ravel siempre reconoció el genio de Debussy. Incluso lo llamó « el genio más fenomenal de la historia de la música francesa ». Tras la muerte de Debussy en 1918, Ravel le rindió homenaje, y se puede apreciar en su Concierto para la mano izquierda (1930), o incluso en el mayor rigor de su estilo tardío, una especie de diálogo póstumo con la obra de su predecesor , donde Ravel profundiza en ciertas investigaciones sobre el timbre y la estructura.

En resumen, su relación fue una compleja mezcla de inspiración, rivalidad y respeto mutuo, alimentada por el público y la crítica, que buscaban enfrentarlos . Siguieron siendo las dos figuras tutelares del impresionismo musical francés , cuyas diferencias acabaron enriqueciendo y diversificando el paisaje sonoro de su época.

Relación entre Ravel y Satie

La relación entre Maurice Ravel y Erik Satie es tan compleja y llena de matices como la de Ravel con Debussy. Se caracterizó por la admiración mutua, cierto apoyo artístico, pero también por divergencias estéticas y, en ocasiones, un toque de ironía o rivalidad .

Admiración y apoyo inicial:

Erik Satie, nacido en 1866, era nueve años mayor que Ravel . A principios del siglo XX , Satie ya era una figura marginal, pero fascinante, en la vida musical parisina, conocido por su ingenio excéntrico, su humor excéntrico y sus composiciones sobrias que desafiaban las convenciones académicas.

Ravel, entonces un joven compositor en el Conservatorio, sentía una gran curiosidad y admiraba el carácter innovador de Satie. Veía en él un espíritu libre que se atrevía a romper con el romanticismo y la opulencia de la época. Ravel fue incluso uno de los primeros, junto con otros músicos del grupo “Apaches”, en interesarse seriamente por la música de Satie y defenderla públicamente . En particular, contribuyó a la difusión de obras como las Gymnopédies y las Sarabandes, consideradas hoy emblemáticas del estilo de Satie. El propio Ravel orquestó dos Gymnopédies (la 1.ª y la 3.ª ) y una Sarabandes, contribuyendo así a su interpretación en grandes escenarios y haciéndolas accesibles a un público más amplio. Este gesto orquestal demuestra su respeto por la obra musical de Satie.

Divergencias estéticas y críticas:

A pesar de esta admiración inicial, sus enfoques musicales divergieron fundamentalmente.

Satie buscaba la simplicidad , la claridad , el humor a veces absurdo y cierto desapego emocional en formas a menudo muy breves y repetitivas . Su música era a menudo deliberadamente “pequeña” y antirromántica.

Ravel, aunque preocupado por la claridad , era un perfeccionista meticuloso, obsesionado con el virtuosismo técnico, la brillante orquestación y la rigurosa estructura formal. Su música es mucho más densa y elaborada que la de Satie.

Estas diferencias han dado lugar en ocasiones a comentarios mordaces. La crítica más famosa de Satie a Ravel es, sin duda: «Ravel acaba de rechazar la Legión de Honor, pero toda su música la acepta». Esta frase, ingeniosa y ácida a la vez , resume bien la percepción de Satie: veía a Ravel como alguien que, a pesar de sus protestas de independencia (Ravel rechazó la Legión de Honor), producía música que, en última instancia, era demasiado «bien hecha», demasiado perfecta académicamente y, por lo tanto, en cierto modo , conformista a ojos del iconoclasta Satie.

Una influencia recíproca, pero asimétrica:

La influencia más notable en el joven Ravel fue Satie. Piezas como la Pavana para un infante muerto (1899) de Ravel se comparan a menudo con las Gymnopédies (1888) de Satie por su delicadeza y aparente simplicidad melódica . Presentan una especie de nota fundamental “falsa” y acordes de séptima o novena sin resolver , características estilísticas que Satie había explorado mucho antes que Ravel.

Sin embargo, la influencia de Ravel sobre Satie fue menos directa y menos evidente, pues Satie ya había forjado su estilo único y muy personal .

En resumen :

La relación entre Ravel y Satie fue la de dos mentes brillantes e innovadoras de la escena musical parisina. El joven Ravel fue inicialmente un ferviente defensor de Satie y su visión vanguardista, llegando incluso a orquestar algunas de sus obras. Sin embargo , sus personalidades y estéticas divergentes propiciaron un distanciamiento y diálogos a veces teñidos de ironía, con Satie criticando a Ravel por cierto perfeccionismo excesivo. A pesar de ello, ambos contribuyeron, cada uno a su manera , a liberar la música francesa de las convenciones posrománticas y a allanar el camino para nuevos sonidos en el siglo XX .

Relación entre Ravel y Koechlin

La relación entre Maurice Ravel y Charles Koechlin, aunque menos famosa o conflictiva que la de Ravel con Debussy o Satie, fue la de colegas respetuosos , a veces amigos, que compartían un apego a la música francesa y al arte de la composición.

Una relación de mentoría y admiración mutua

Charles Koechlin (1867-1950) era ocho años mayor que Ravel . Probablemente se conocieron en el Conservatorio de París , donde ambos estudiaron , aunque en momentos ligeramente distintos . Koechlin, conocido por su erudición y su dominio del contrapunto, la armonía y la orquestación, era una figura respetada en los círculos musicales parisinos .

mostró desde el principio una gran admiración por Ravel y fue uno de sus fervientes defensores. Incluso fue uno de los primeros en reconocer y elogiar públicamente el genio de Ravel . Se dice que Koechlin quedó particularmente impresionado por el Cuarteto de cuerda en fa mayor de Ravel ( terminado en 1903) y que lo promovió con vehemencia .

Esta admiración era mutua. Ravel, siempre en busca de la perfección técnica, respetaba profundamente a Koechlin por su vasto conocimiento de teoría musical y orquestación. Incluso se dice que, en ocasiones, Ravel consultaba a Koechlin sobre cuestiones técnicas de orquestación o armonía, reconociendo su experiencia.

Afinidades estéticas y diferencias temperamentales

Aunque sus personalidades diferían ( Ravel más reservado y preocupado por la forma concisa, Koechlin más prolífico, expansivo y a veces más experimental), compartían varias afinidades estéticas :

Rechazo del énfasis romántico: Ambos buscaron alejarse de los excesos del romanticismo alemán y francés de finales del siglo XIX , favoreciendo la claridad , la sobriedad y cierta delicadeza.

La búsqueda del color instrumental: Al igual que Ravel, Koechlin fue un maestro de la orquestación y el uso de los timbres. Sus tratados sobre orquestación son, además , referencias .

Interés por la modalidad y sonoridades no tradicionales: Ambos exploraron armonías y modos enriquecidos, ampliando el lenguaje tonal.

Apego a la música francesa : Ambos siguieron la tradición musical francesa , caracterizada por la elegancia , la precisión y la claridad .

Sin embargo, también hubo diferencias . Koechlin fue quizás más audaz en algunos de sus experimentos armónicos y formales, y mucho más prolífico que Ravel, produciendo una cantidad colosal de obras, muchas de las cuales permanecen sin descubrir . Ravel, en cambio, fue un artesano meticuloso que pulía cada obra al máximo .

relación discreta pero duradera
Su relación nunca se vio salpicada de escándalos ni grandes declaraciones públicas, como en el caso de Debussy. Fue más discreta , basada en el respeto mutuo por las habilidades y los enfoques artísticos de cada uno. Koechlin continuó defendiendo y analizando la música de Ravel a lo largo de su vida, destacando siempre la belleza y la perfección de su obra .

En resumen, la relación entre Maurice Ravel y Charles Koechlin fue de profunda estima profesional, donde un mayor reconocía y apoyaba el talento de un hermano menor, y este respetaba la erudición y la experiencia de su colega . Una amistad discreta , pero arraigada en un amor compartido por el arte de la composición.

Relación entre Ravel y Fauré

La relación entre Maurice Ravel y Gabriel Fauré fue fundamental en la vida y la formación del joven Ravel. Más que un simple encuentro, fue una relación maestro – alumno que culminó en una profunda estima y amistad mutuas, aunque Ravel con el tiempo desarrollaría un estilo distinto al de su maestro.

Un encuentro decisivo en el Conservatorio

Gabriel Fauré (1845-1924), entonces profesor de composición y figura influyente de la música francesa , desempeñó un papel decisivo en la formación de Ravel. Maurice Ravel ingresó en el Conservatorio de París en 1889 y en 1897 se unió a la clase de composición de Fauré . Fauré era reconocido por su enfoque abierto en la enseñanza, fomentando la originalidad y la personalidad de sus alumnos en lugar de imponer un estilo rígido.

Esta libertad fue crucial para Ravel, quien, a pesar de su genio, tuvo dificultades para adaptarse a las expectativas conservadoras del Conservatorio. Fauré reconoció el talento excepcional de Ravel , su sensibilidad armónica y su innato sentido de la orquestación, a pesar de que otros profesores a menudo lo percibían como ” perezoso ” o “demasiado original”.

El “escándalo Ravel” y el apoyo incondicional a Fauré
La relación entre Ravel y Fauré se puso a prueba durante los famosos fracasos de Ravel en el Prix de Rome, un prestigioso concurso del que Fauré también fue galardonado. En 1905, la eliminación de Ravel en la primera ronda del concurso, a pesar de haber escrito ya obras importantes como Jeux d’eau y el Cuarteto de Cuerdas , provocó un gran escándalo. La opinión pública y gran parte de la prensa denunciaron la injusticia y el conservadurismo de la institución.

En medio de esta tormenta , Gabriel Fauré defendió a su alumno con firmeza e integridad . Tras asumir la dirección del Conservatorio ese mismo año , Fauré no dudó en defender a Ravel y cuestionar el sistema de selección . Este apoyo incondicional, si bien no le otorgó directamente el premio a Ravel , fortaleció su vínculo y demostró la estima de Fauré por su antiguo alumno . Este episodio también provocó la dimisión de varios miembros del jurado y una reforma parcial de los criterios de evaluación .

Una influencia profunda pero una individualidad asertiva

La influencia de Fauré en Ravel es innegable, especialmente en:

La claridad y la elegancia de la escritura: Fauré, con su estilo propio y refinado , transmitió a Ravel el gusto por la línea clara, la concisión y el equilibrio formal, lejos de las efusiones románticas.

Armonía y modalidad : Ravel heredó de Fauré una cierta audacia armónica , el uso sutil de los modos y una sensibilidad para los acordes de séptima o novena , que dan un color particular a su música.

El tratamiento de la melodía: Aunque sus melodías eran diferentes , Fauré inculcó en Ravel la importancia de la cantilena y de una línea melódica lírica y expresiva.

Sin embargo, Ravel desarrolló rápidamente su propia voz. Fauré, gracias a su mentalidad abierta, le permitió florecer sin limitarlo a su propio estilo. Ravel llevó la fineza de la orquestación mucho más allá que Fauré e incorporó influencias (como el jazz o los ritmos españoles) ausentes en su maestro .

Una amistad duradera y respetuosa

Hasta el fallecimiento de Fauré en 1924, ambos mantuvieron una profunda relación de respeto y afecto. Ravel siempre expresó su gratitud a Fauré, considerándolo un padre espiritual y una guía esencial en su carrera como compositor. También participó activamente en homenajes y eventos en su honor .

En resumen, la relación entre Maurice Ravel y Gabriel Fauré fue ejemplar: la de un maestro ilustrado que, reconociendo el genio de su alumno , supo animarlo a forjar su propia identidad musical, y la de un alumno agradecido que, mientras trazaba su propio camino, conservó siempre una estima y un amor filial por quien lo había formado .

Relaciones con otros compositores

Maurice Ravel, hombre reservado y artista exigente, interactuó con muchos compositores de su época, forjando relaciones que iban desde la profunda admiración hasta cierta distancia cortés, incluyendo intercambios fructíferos. Más allá de figuras icónicas como Debussy, Satie y Koechlin (de quienes ya hemos hablado ), estas son algunas de sus relaciones directas con otros compositores:

Igor Stravinsky (1882-1971): Estima mutua y admiración
Ravel y Stravinsky, aunque representaban estéticas diferentes (el refinamiento francés por un lado, la fuerza primitiva rusa por el otro), compartían una admiración mutua y una profunda comprensión de la música del otro. Se conocieron en París a principios del siglo XX , una época vibrante para la creación artística.

Stravinsky reconoció el genio de Ravel, llegando incluso a apodarlo el «relojero suizo» por su precisión y la perfección mecánica de su escritura, un elogio con tintes de admiración. Se dice que asistió al emocionante estreno de La consagración de la primavera de Stravinsky en 1913, y Stravinsky afirmó que Ravel fue uno de los pocos que comprendió la obra de inmediato. Ravel, por su parte , quedó fascinado por la energía y la originalidad de Stravinsky .

Su relación evolucionó desde cierta cercanía hasta distanciarse debido a sus distintos orígenes personales y estéticos. Sin embargo, el respeto mutuo entre estos dos gigantes de la música del siglo XX se mantuvo intacto. Stravinsky incluso asistió al funeral de Ravel en 1937.

George Gershwin (1898-1937): Admiración transatlántica y oportunidad perdida
El encuentro entre Ravel y George Gershwin es uno de los más famosos y reveladores de la apertura mental de Ravel. En 1928, durante su triunfal gira por Estados Unidos, Ravel conoció al joven y dinámico Gershwin. Ravel estaba fascinado por el jazz estadounidense, un género que consideraba una fuerza musical vital e innovadora, y del que ya había incorporado elementos en sus propias composiciones .

en una fiesta en Nueva York, Gershwin tocó la Rapsodia en Azul de Ravel y la canción “El hombre que amo”. Ravel quedó profundamente impresionado por su innato talento melódico y su dominio del jazz . Cuando Gershwin, deseoso de profundizar en su conocimiento de la composición clásica, le pidió clases , Ravel declinó cortésmente. Su respuesta se hizo legendaria: “¿Por qué quieres convertirte en un Ravel de segunda si ya eres un Gershwin de primera ?”. O, según otra versión, “Sería mejor escribir un buen Gershwin que un mal Ravel”.

Esta negativa no fue una muestra de desdén, sino más bien una muestra de respeto por la originalidad de Gershwin, pues Ravel creía que no debía diluir su propio genio intentando imitar un estilo ajeno. Esta anécdota subraya la admiración mutua entre ambos, quienes fallecieron el mismo año , 1937, ambos por problemas neurológicos .

Los Seis (Darius Milhaud, Francis Poulenc, Arthur Honegger, Georges Auric, Louis Durey, Germaine Tailleferre): una influencia indirecta y un respeto lejano
El Grupo de los Seis, activo en la década de 1920, buscó distanciarse de la estética impresionista de Debussy y Ravel, que a veces consideraban demasiado etérea o compleja, para abogar por una música más sencilla y directa, arraigada en la vida cotidiana. Liderados por Jean Cocteau, abrazaron un espíritu antirromanticista y modernista, a menudo influenciado por el music hall, el circo y el jazz (mucho antes de que Ravel lo incorporara ).

A pesar de su deseo de distanciarse, la influencia de Ravel, como figura clave de la música francesa , fue inevitable. Algunos miembros, como Francis Poulenc y Darius Milhaud, mostraron cierto respeto por Ravel, reconociendo la perfección de su escritura. Incluso se pueden observar conexiones en el interés de Milhaud por el jazz (como en La Création du Monde, anterior a los conciertos de Ravel). Germaine Tailleferre, la única mujer del grupo, se mostró especialmente atenta a Ravel y Satie en su exploración de estilos musicales.

Ravel, por su parte , observaba este nuevo movimiento con cierta curiosidad. Si bien no compartía todas sus provocaciones, sin duda reconocía su vitalidad y su afán de renovación. Su relación con ellos era la de una figura consolidada frente a una nueva generación , marcada por el respeto distante más que por la colaboración estrecha o la rivalidad directa .

Arnold Schoenberg (1874-1951): Admiración valiente y reconocimiento intelectual
Aunque sus lenguajes musicales estaban en extremos opuestos del espectro (Ravel se inclinaba por la tonalidad enriquecida , Schoenberg era pionero de la atonalidad y la dodecafonía), Maurice Ravel mostró un coraje intelectual y una apertura mental notables hacia Arnold Schoenberg.

En la década de 1920, la música alemana, y en particular la de compositores más radicales como Schoenberg, fue frecuentemente prohibida en las salas de conciertos parisinas debido a las tensiones posteriores a la Primera Guerra Mundial . Sin embargo, Ravel, quien se preocupaba principalmente por el arte, no por las nacionalidades, defendió públicamente a Schoenberg. Cuando la Escuela Normal de Música de París lo invitó a dar una conferencia, Ravel fue uno de los pocos músicos franceses de renombre que lo apoyaron abiertamente, denunciando el nacionalismo artístico desenfrenado.

Ravel siempre consideró a Schoenberg un compositor importante y un profundo pensador musical, aunque nunca adoptó su sistema ecafónico dodecafónico . Por lo tanto, esta relación se basaba más en el respeto intelectual y el reconocimiento de la innovación que en la amistad personal o la influencia estilística directa.

Estos ejemplos ilustran la posición única de Maurice Ravel en el panorama musical de su tiempo: la de un artista riguroso, profundamente arraigado en su tradición, pero también increíblemente abierto a las novedades y talentos de su tiempo, sea cual sea su origen o estética.

Maurice Ravel, compositor meticuloso y perfeccionista, mantuvo relaciones complejas y a menudo muy precisas con intérpretes y orquestas. Era conocido por su exigencia en el respeto a sus partituras y sus intenciones, pero también supo reconocer y valorar el talento de quienes sirvieron a su música.

Relaciones con los intérpretes : una exigencia de perfección
Ravel era extremadamente riguroso en la interpretación de sus obras. Detestaba cualquier forma de exceso sentimental o de libertad excesiva. Para él, la partitura era sagrada, y el intérprete debía tomar distancia ante la música. Sin embargo, esta exigencia no excluía la colaboración y el asesoramiento.

Ricardo Viñes (1875-1943): El amigo de toda la vida y el «primer raveliano»
Ricardo Viñes , pianista español y amigo de la infancia de Ravel, fue posiblemente su intérprete más íntimo e importante. Como compañeros de clase, compartieron afinidades musicales y literarias. Viñes fue el primer intérprete de muchas de las obras para piano de Ravel, incluyendo Jeux d’eau (1902), la suite Miroirs (1906) y Gaspard de la Nuit (1909). Su relación fue de profunda confianza mutua. Viñes comprendía intuitivamente el lenguaje de Ravel, y Ravel confiaba en su amigo para dar vida a sus partituras . Fue gracias a Viñes que las obras para piano de Ravel se difundieron y reconocieron ampliamente desde el principio .

Marguerite Long (1874-1966): La musa de los conciertos
Marguerite Long, reconocida pianista francesa e influyente profesora, mantuvo una estrecha relación profesional con Ravel , especialmente en sus últimos años . Ravel se dedicó por completo a ella y colaboró estrechamente en el estreno de sus dos obras maestras: el Concierto en sol mayor (1931) y el Concierto para la mano izquierda (1930). Ravel trabajó directamente con Long, explicándole sus intenciones, fraseo y tempos, asegurándose de que el intérprete captara con precisión el espíritu de sus composiciones. Se convirtió en la principal intérprete de estos conciertos y en una ferviente promotora de su música.

Vlado Perlemuter ( 1904-2001 ) : El estudioso privilegiado de las obras completas
Vlado Perlemuter, pianista franco-polaco, recibió una serie de clases intensivas con Ravel en 1927, donde trabajó la obra completa para piano del compositor . Ravel quedó impresionado por el rigor y la seriedad de Perlemuter. Estas sesiones de trabajo fueron cruciales para Perlemuter, quien grabó cuidadosamente todas las instrucciones de Ravel, proporcionando un testimonio invaluable de las intenciones del compositor. Posteriormente, Perlemuter grabó la obra completa para piano de Ravel, que se convirtió en una referencia durante décadas .

Alfred Cortot (1877-1962): Respeto mutuo a pesar de los diferentes temperamentos
Cortot, otro gran pianista de la época, también interpretó la música de Ravel . Aunque sus personalidades a veces se consideran opuestas (Cortot más romántico, Ravel más “clásico” y reservado ) , existía un respeto profesional mutuo. Cortot era un músico excepcional y Ravel reconoció su talento, aunque no compartiera la misma afinidad personal que con Viñes o Long.

Relaciones con orquestas y directores: Un compositor que también dirigió
Ravel fue un orquestador genial, por lo que, naturalmente, se involucró mucho en la interpretación de sus obras orquestales . Tuvo la oportunidad de dirigir sus propias composiciones, especialmente durante su triunfal gira por Estados Unidos en 1928, donde dirigió prestigiosas orquestas como la Orquesta Sinfónica de Boston y la Orquesta Sinfónica de Chicago.

Serge Koussevitzky (1874-1951): El mecenas de los “Tableaux”
Serge Koussevitzky, director de orquesta y mecenas ruso , desempeñó un papel crucial en la difusión de la música de Ravel. En 1922, le encargó la orquestación de Cuadros de una exposición de Músorgski. Koussevitzky defendió fervientemente la versión de Ravel, presentándola en su estreno mundial en París y posteriormente con la Orquesta Sinfónica de Boston (de la que fue director musical). Mantuvo los derechos exclusivos de esta orquestación durante varios años, contribuyendo enormemente a su popularidad y a la de Ravel.

Pierre Monteux (1875-1964): El creador de “Dafnis y Cloe ”
director de orquesta francés , es famoso por haber dirigido el estreno mundial del ballet Dafnis y Chloé de los Ballets Rusos de Diaghilev en 1912. La colaboración con Ravel fue intensa, y Ravel participó activamente en la coreografía y la puesta en escena . Monteux, con su precisión y sentido del ritmo, fue el director ideal para una obra tan compleja e innovadora.

Manuel Rosenthal (1904-2003): El estudiante y el ayudante
Manuel Rosenthal, compositor y director de orquesta, fue uno de los pocos alumnos particulares de composición de Ravel. Se convirtió en su asistente y confidente en sus últimos años , incluso ayudándolo a escribir sus notas y comunicarse a medida que la enfermedad del compositor empeoraba. Rosenthal fue un firme defensor e intérprete de la obra de Ravel, garante de sus deseos interpretativos .

En resumen, Ravel mantuvo una relación exigente y magistral con intérpretes y orquestas . No buscaba el ego de un solista o director, sino una fiel representación de su pensamiento musical. Esta exigencia, combinada con la claridad de su escritura, convirtió sus partituras en referentes y sus colaboraciones en momentos clave que marcaron la historia de la interpretación musical.

Relaciones con intérpretes y orquestas

Maurice Ravel, compositor meticuloso y perfeccionista, mantuvo relaciones complejas y a menudo muy precisas con intérpretes y orquestas. Era conocido por su exigencia en el respeto a sus partituras y sus intenciones, pero también supo reconocer y valorar el talento de quienes sirvieron a su música.

Relaciones con los intérpretes : una exigencia de perfección

Ravel era extremadamente riguroso en la interpretación de sus obras. Detestaba cualquier forma de exceso sentimental o de libertad excesiva. Para él, la partitura era sagrada, y el intérprete debía tomar distancia ante la música. Sin embargo, esta exigencia no excluía la colaboración y el asesoramiento.

Ricardo Viñes (1875-1943): El amigo de toda la vida y el «primer raveliano»

Ricardo Viñes , pianista español y amigo de la infancia de Ravel, fue posiblemente su intérprete más íntimo e importante. Como compañeros de clase, compartieron afinidades musicales y literarias. Viñes fue el primer intérprete de muchas de las obras para piano de Ravel, incluyendo Jeux d’eau (1902), la suite Miroirs (1906) y Gaspard de la Nuit (1909). Su relación fue de profunda confianza mutua. Viñes comprendía intuitivamente el lenguaje de Ravel, y Ravel confiaba en su amigo para dar vida a sus partituras . Fue gracias a Viñes que las obras para piano de Ravel se difundieron y reconocieron ampliamente desde el principio .

Marguerite Long (1874-1966): La musa de los conciertos

Marguerite Long, reconocida pianista francesa e influyente profesora, mantuvo una estrecha relación profesional con Ravel , especialmente en sus últimos años . Ravel se dedicó por completo a ella y colaboró estrechamente en el estreno de sus dos obras maestras: el Concierto en sol mayor (1931) y el Concierto para la mano izquierda (1930). Ravel trabajó directamente con Long, explicándole sus intenciones, fraseo y tempos, asegurándose de que el intérprete captara con precisión el espíritu de sus composiciones. Se convirtió en la principal intérprete de estos conciertos y en una ferviente promotora de su música.

Vlado Perlemuter ( 1904-2001 ) : El estudioso privilegiado de las obras completas

Vlado Perlemuter, pianista franco-polaco, recibió una serie de clases intensivas con Ravel en 1927, donde trabajó la obra completa para piano del compositor . Ravel quedó impresionado por el rigor y la seriedad de Perlemuter. Estas sesiones de trabajo fueron cruciales para Perlemuter, quien grabó cuidadosamente todas las instrucciones de Ravel, proporcionando un testimonio invaluable de las intenciones del compositor. Posteriormente, Perlemuter grabó la obra completa para piano de Ravel, que se convirtió en una referencia durante décadas .

Alfred Cortot (1877-1962): Respeto mutuo a pesar de los diferentes temperamentos

Cortot, otro gran pianista de la época, también interpretó la música de Ravel . Aunque sus personalidades a veces se consideran opuestas (Cortot más romántico, Ravel más “clásico” y reservado ) , existía un respeto profesional mutuo. Cortot era un músico excepcional y Ravel reconoció su talento, aunque no compartiera la misma afinidad personal que con Viñes o Long.

Relaciones con orquestas y directores: Un compositor que también dirigió

Ravel fue un orquestador genial, por lo que, naturalmente, se involucró mucho en la interpretación de sus obras orquestales . Tuvo la oportunidad de dirigir sus propias composiciones, especialmente durante su triunfal gira por Estados Unidos en 1928, donde dirigió prestigiosas orquestas como la Orquesta Sinfónica de Boston y la Orquesta Sinfónica de Chicago.

Serge Koussevitzky (1874-1951): El mecenas de los “Tableaux”

Serge Koussevitzky, director de orquesta y mecenas ruso , desempeñó un papel crucial en la difusión de la música de Ravel. En 1922, le encargó la orquestación de Cuadros de una exposición de Músorgski. Koussevitzky defendió fervientemente la versión de Ravel, presentándola en su estreno mundial en París y posteriormente con la Orquesta Sinfónica de Boston (de la que fue director musical). Mantuvo los derechos exclusivos de esta orquestación durante varios años, contribuyendo enormemente a su popularidad y a la de Ravel.

Pierre Monteux (1875-1964): El creador de “Dafnis y Cloe ”

director de orquesta francés , es famoso por haber dirigido el estreno mundial del ballet Dafnis y Chloé de los Ballets Rusos de Diaghilev en 1912. La colaboración con Ravel fue intensa, y Ravel participó activamente en la coreografía y la puesta en escena . Monteux, con su precisión y sentido del ritmo, fue el director ideal para una obra tan compleja e innovadora.

Manuel Rosenthal (1904-2003): El estudiante y el ayudante

Manuel Rosenthal, compositor y director de orquesta, fue uno de los pocos alumnos particulares de composición de Ravel. Se convirtió en su asistente y confidente en sus últimos años , incluso ayudándolo a escribir sus notas y comunicarse a medida que la enfermedad del compositor empeoraba. Rosenthal fue un firme defensor e intérprete de la obra de Ravel, garante de sus deseos interpretativos .

En resumen, Ravel mantuvo una relación exigente y magistral con intérpretes y orquestas . No buscaba el ego de un solista o director, sino una fiel representación de su pensamiento musical. Esta exigencia, combinada con la claridad de su escritura, convirtió sus partituras en referentes y sus colaboraciones en momentos clave que marcaron la historia de la interpretación musical.

Relaciones entre Ravel y personajes de otros géneros

Maurice Ravel, aunque el corazón de su vida latía al ritmo de la música, no fue un artista solitario. Cultivó relaciones significativas con figuras fuera del estricto marco de la música, colaboraciones que a veces nutrieron su obra y amistades que enriquecieron su vida.

Serge Diaghilev y los Ballets Rusos: una danza complicada

Quizás la colaboración más impactante de Ravel con el mundo no musical fue con Sergei Diaghilev, el brillante y visionario empresario de los Ballets Rusos. Diaghilev fue un catalizador artístico, reuniendo a los talentos más brillantes de su época —compositores , bailarines, coreógrafos, pintores— para crear espectáculos que revolucionarían la escena mundial.

Fue Diaghilev quien encargó a Ravel la composición del ballet Daphnis et Chloé en 1909 (que se estrenó en 1912). Esta tarea fue a la vez una intensa fuente de inspiración y un desafío. Ravel, conocido por su lentitud y meticulosidad , tuvo dificultades para cumplir con los plazos de Diaghilev, un hombre apresurado y exigente. Surgieron tensiones, especialmente en torno a la duración de la obra y las limitaciones del coreógrafo Michel Fokine. A pesar de estas fricciones, el resultado fue una obra maestra absoluta, en la que la exuberante música de Ravel se integró a la perfección con la coreografía y la escenografía .

Esta colaboración no solo dio origen a una de las partituras más importantes de Ravel, sino que también lo sumergió en el corazón de la vanguardia artística parisina. Allí, colaboró con figuras icónicas como el bailarín Vaslav Nijinsky, el pintor y escenógrafo Léon Bakst y el escritor Jean Cocteau, ampliando así sus horizontes artísticos.

Colette: La poetisa de las palabras y los sonidos

-Gabrielle Colette, la ilustre escritora francesa , forjó una encantadora colaboración artística con Maurice Ravel. Escribió el libreto de la ópera – cuento de hadas El niño y los sortilegios ( estrenada en 1925).

Colette escribió originalmente esta “fantasía lírica” en 1918, bajo el título “Ballet para mi hija”. Ravel, profundamente conmovido por la poesía, la imaginación desbordante y el humor del texto, decidió musicalizarlo. Su colaboración fue armoniosa y respetuosa. Colette admiraba la forma en que Ravel lograba traducir el mundo onírico a la música y dar vida a los personajes de objetos y animales (la taza china, el fuego, el gato, la libélula, etc.). La obra es una brillante demostración del talento de Ravel para la caracterización musical y la orquestación evocadora .

Los “Apaches”: Un círculo de espíritus libres

Antes de que la fama lo alcanzara , Ravel formó parte de un grupo informal de artistas e intelectuales llamados los “Apaches”. Este nombre, que se dieron a sí mismos en broma en referencia a las bandas de matones de la época, se refería a un círculo de amigos que se reunían regularmente a principios del siglo XX . El grupo incluía músicos, pero también a muchos no músicos: escritores, poetas y pintores.

Entre ellos se encontraban figuras como el poeta Léon – Paul Fargue, con quien Ravel compartía una profunda amistad y un amor común por París. En este estimulante entorno, Ravel pudo debatir libremente ideas estéticas , compartir sus descubrimientos musicales y literarios y beneficiarse de un apoyo intelectual y amistoso crucial para el desarrollo de su estilo y pensamiento artístico.

Influencias literarias y el espíritu parisino

Ravel, a pesar de su natural discreción, era un asiduo visitante de los salones parisinos y los círculos artísticos de su época. Su elegante vestimenta , su ingenio vivaz y su humor mordaz lo hicieron popular en estos círculos de la alta sociedad. Disfrutaba de la compañía de escritores y artistas y sentía curiosidad por todas las formas de arte. Su pasión por la mecánica y los autómatas (heredada de su padre ) , así como su amor por los viajes, dan testimonio de una curiosidad que iba mucho más allá de la pura música.

Fue en estos círculos donde pudo sumergirse en el mundo de poetas como Stéphane Mallarmé , cuyos versos inspiraron sus Tres poemas de Stéphane Mallarmé . Si bien Mallarmé falleció antes de la composición de la obra, Ravel se inspiró en la esencia de su poesía para extraer inspiración musical.

En resumen, si bien el arte del sonido fue su única y verdadera pasión, Maurice Ravel fue un hombre abierto al mundo, que cultivó relaciones enriquecedoras con figuras de otras disciplinas. Estas interacciones no solo nutrieron su visión artística, sino que en ocasiones inspiraron y moldearon directamente sus obras más emblemáticas, demostrando que el arte, en toda su diversidad, es un diálogo constante.

Jean Cocteau

Relación: Ravel y el poeta , dramaturgo y cineasta Jean Cocteau se conocían bien y mantenían intercambios artísticos. Cocteau expresó su admiración por la música de Ravel y a menudo mencionaba su influencia en sus propias obras.
Impacto: Su relación fomentó un diálogo entre la música y las artes visuales, y Ravel participó en algunas interpretaciones de piezas de Cocteau .

Vaslav Nijinsky

Relación: Aunque no tuvieron una colaboración directa, Nijinsky fue una figura clave en el mundo de la danza, y Ravel admiraba su obra. Las obras de Ravel, en particular ” Bole é ro” , se han utilizado con frecuencia en ballets contemporáneos.
Impacto : Su asociación simboliza la interconexión entre la música y la danza, influyendo en la forma en que la música de Ravel ha sido interpretada en el escenario .

Mauricio Maeterlinck

Relación: El dramaturgo belga, ganador del Premio Nobel, influyó en Ravel, aunque no hubo una colaboración directa. Ravel se vio influenciado por los temas simbolistas presentes en la obra de Maeterlinck.
Impacto: Esta relación enriqueció el interés de Ravel por la ópera y la música escénica , reflejando temas poéticos y emocionales .
Conclusión
Maurice Ravel mantuvo relaciones directas y significativas con diversas figuras de diversos géneros artísticos. Estas interacciones enriquecieron su música y fomentaron un intercambio creativo de ideas entre la música, la literatura y la danza, destacando la interconexión de las artes a principios del siglo XX .

Compositores similares

Claude Debussy (1862-1918): el impresionista por excelencia

Esta es la comparación más obvia y frecuente. Debussy es el fundador del impresionismo musical. Comparte con Ravel la búsqueda de colores sonoros, el uso de modos no tradicionales, armonías etéreas y un deseo de sugerir más que de describir . Sin embargo, a menudo se percibe a Ravel como más clásico en su estructura, más preciso y riguroso, mientras que Debussy es más fluido y difuso en sus formas.

Gabriel Fauré ( 1845-1924): El maestro y la influencia

Fauré, maestro de Ravel, influyó en su alumno con su elegancia , claridad de escritura y refinamiento armónico. Fauré encarna cierta esencia de la música francesa , caracterizada por una melodía delicada y armonías sutiles. Esta misma preocupación por la belleza de la línea y la sofisticación armónica se encuentra en Ravel, aunque Ravel llevó la orquestación y la integración de influencias ( como el jazz o el español) mucho más lejos.

Emmanuel Chabrier (1841-1894): El precursor del exotismo y los colores

Chabrier, aunque anterior a Ravel, se cita a menudo como precursor de los compositores franceses “modernos” . Su obra España ( 1883) es un ejemplo brillante de su audaz uso de los ritmos y colores españoles, una influencia fundamental que Ravel también adoptó y desarrolló plenamente (pensemos en Boléro o L’ Hore espagnole). Chabrier aporta una cierta frescura y vitalidad orquestal que puede recordar a Ravel.

Paul Dukas (1865-1935): Maestro de la orquestación y la fantasía

Conocido principalmente por El aprendiz de brujo, Dukas comparte con Ravel una excepcional maestría orquestal y un gusto por los sonidos fantásticos y evocadores . Su música también se caracteriza por un gran rigor formal y una brillante composición.

Compositores españoles influenciados por Francia:

Manuel de Falla (1876-1946): Amigo de Ravel, de Falla es el compositor español más grande de su generación . Comparte con Ravel una profunda afinidad por los ritmos y melodías de España, pero los trata con un lenguaje armónico modernizado y una orquestación refinada. Obras como Noches en los jardines de España y El sombrero de tres picos resuenan con ciertos matices ravelianos.

Isaac Albéniz (1860-1909): Aunque más arraigadas en el Romanticismo, sus suites para piano como Iberia son obras maestras de la escritura para piano de inspiración española, con ricas texturas y colores que pueden haber influido en Ravel.

Compositores del siglo XX influenciados por el neoclasicismo y el jazz:

Francis Poulenc (1899-1963): Miembro de Les Six, Poulenc se alejó del impresionismo, pero compartió con Ravel la claridad de su escritura, la elegancia melódica y, en ocasiones, un sentido del entretenimiento o un toque de melancolía velada . Su interés por el jazz y el music hall evoca la obertura de Ravel.

Darius Milhaud (1892-1974): Otro miembro de Les Six, Milhaud también exploró el jazz de manera significativa (La Création du Monde), a veces antes que Ravel, pero con un enfoque diferente .

Igor Stravinsky (1882-1971): Stravinsky y Ravel compartían una admiración mutua. Aunque sus estilos eran muy diferentes , Stravinsky también exploró el neoclasicismo y una escritura orquestal muy precisa , a veces descrita como ” mecánica”, que evoca al “relojero suizo” Ravel.

En definitiva, la música de Ravel sigue siendo única por su combinación de precisión , virtuosismo orquestal , refinamiento armónico y diversas influencias estilísticas. Sin embargo, al explorar los compositores mencionados, se pueden encontrar ecos y afinidades que ampliarán la apreciación de su universo musical.

Como pianista

virtuoso del piano de concierto como Franz Liszt o Sergei Rachmaninoff . Sin embargo, el piano desempeñó un papel central e íntimo en su vida y su proceso compositivo.

Un estudiante prometedor pero inconformista

Ravel comenzó a tocar el piano a los siete años e ingresó en el prestigioso Conservatorio de París a los catorce. Allí ganó el primer premio de piano en 1891, lo que demostró cierto talento y buena técnica. Sin embargo, no era un estudiante convencional . Le interesaba más la experimentación musical y la composición que la práctica repetitiva necesaria para convertirse en un pianista de concierto de élite. Sus profesores a veces lo consideraban “perezoso” o demasiado original, pero reconocían su inteligencia musical .

El piano como laboratorio de composición

Para Ravel, el piano no era tanto un instrumento de interpretación virtuosa como un laboratorio esencial para su creación musical. Trabajaba constantemente al teclado, experimentando con armonías, texturas y sonoridades antes de plasmarlas en papel. Fue en el piano donde la mayoría de sus ideas cobraron forma y donde surgieron las “nuevas tendencias” de su estilo.

Sus obras para piano solo poseen una formidable complejidad técnica y una asombrosa riqueza armónica y tímbrica. Piezas como Jeux d’eau (1901), Miroirs (1905) y, especialmente, Gaspard de la Nuit (1908), con sus movimientos «Ondine», «Le Gibet» y el aterrador «Scarbo», traspasan los límites del virtuosismo pianístico. Requieren no solo una técnica impecable, sino también un dominio del toque, los matices y el color para hacer justicia a sus evocadoras atmósferas .

Un intérprete preciso pero técnicamente limitado

Ravel interpretó sus propias obras en privado y en algunas ocasiones públicas, pero no era un pianista de concierto en sentido amplio. Sus contemporáneos lo describieron como un intérprete muy preciso y fiel , que evitaba cualquier efecto superfluo o un sentimentalismo excesivo . Privilegiaba la claridad , la precisión del fraseo y la realce de las estructuras, reflejo de su estética perfeccionista.

Sin embargo, tenía limitaciones técnicas. Hacia el final de su vida, sus problemas neurológicos le dificultaron mucho , si no lo hicieron imposible, tocar el piano. Incluso se dice que bromeaba con que sus amigos podrían discutir sobre si era peor como pianista o director.

Testigos valiosos pero controvertidos

Ravel fue uno de los primeros compositores en comprender la importancia de las grabaciones para la difusión de su música. Realizó varias grabaciones de sus obras para piano en rollos de pianola (Welte-Mignon y Duo-Art) en las décadas de 1910 y 1920, y algunas grabaciones acústicas posteriormente.

Estas grabaciones tienen un inmenso valor histórico, ya que nos ofrecen una visión directa de sus intenciones interpretativas. Sin embargo, a veces resultan controvertidas y no siempre reflejan un virtuosismo técnico brillante . Destacan su rigor rítmico y su búsqueda de la claridad , aunque la calidad técnica de su interpretación no siempre fue impecable en estos primeros acompañamientos.

El pianista al servicio del compositor

En resumen, Maurice Ravel no era el tipo de pianista que deslumbraba al público con su espectacular virtuosismo. Su relación con el piano era la de un compositor que reflexionaba sobre el instrumento, utilizándolo como herramienta esencial para explorar nuevos sonidos, refinar sus armonías y construir sus obras con precisión de relojero. Era un “pianista de compositor” por excelencia, cuyo genio al teclado se manifestaba menos en la brillantez de sus interpretaciones que en la profundidad e innovación de su propia escritura.

Obras famosas para piano solo

Maurice Ravel compuso varias obras maestras para piano solo, todas ellas exploraciones del color, el virtuosismo y la innovación. Estas son algunas de sus obras más famosas :

Jeux d’eau (1901): Inspirada en la poesía simbolista y el movimiento del agua, esta pieza es una de las primeras en mostrar el estilo impresionista de Ravel. Con sus texturas brillantes y su virtuosismo, Jeux d’eau se compara a menudo con Reflets dans l’eau de Debussy .

Miroirs (1904-1905 ) : Esta colección de cinco piezas , cada una dedicada a un amigo de Ravel, es una exploración poética de diferentes atmósferas . Las piezas más conocidas son “Oiseaux tristes”, que evoca la melancolía de los pájaros en el bosque , y “Alborada del gracioso” , que fusiona ritmos españoles con un virtuosismo deslumbrante. “Une barque sur l’ océan ” también es famosa por su complejidad y su evocación del mar.

Sonatina (1903-1905 ) : Esta pieza en tres movimientos (Moderado , Minueto, Animado) es breve pero rica en delicadeza y refinamiento. Presenta una escritura clásica con matices de modernidad, y la parte final está llena de energía y dinamismo.

Gaspard de la nuit (1908): Inspirada en poemas de Aloysius Bertrand, esta colección de tres movimientos (Ondina, Le Gibet y Scarbo) es una de las obras más difíciles del repertorio para piano. Scarbo, en particular, es famoso por su extremo virtuosismo y su carácter misterioso y amenazante . Ravel explora nuevas texturas y atmósferas extrañas .

Minueto Antiguo (1895, revisado en 1903): Compuesta durante la época de Ravel, esta pieza evoca las formas de danza barrocas . Se distingue por su gracia y elegancia , con un marcado estilo neoclásico .

Pavana para una princesa muerta (1899): Originalmente escrita para piano y posteriormente orquestada, esta pieza es una evocación nostálgica de una danza lenta y elegante . Ravel la describió como « una danza que una princesita podría interpretar, al estilo de una pintura de Velázquez » .

Valses nobles y sentimentales (1911): Esta colección de ocho valses es un homenaje a Franz Schubert, autor de Valses nobles y sentimentales. Con armonías audaces y una estructura compleja, Ravel explora diversos sentimientos, desde la ternura hasta la exuberancia .

Le Tombeau de Couperin (1914-1917 ) : Esta colección de seis movimientos, dedicada a la memoria de los amigos fallecidos durante la Primera Guerra Mundial , es un homenaje a los clavecinistas franceses del siglo XVIII . Obras como el Preludio , el Forlane y la Toccata presentan una escritura virtuosa y refinada , integrando elementos barrocos en un estilo moderno.

A la manera de… Chabrier y A la manera de… Borodin (1913): Dos piezas cortas en las que Ravel imita el estilo de sus compañeros compositores , Emmanuel Chabrier y Alexander Borodin. Es un ejercicio de humor y pastiche, ligero y virtuoso.

Preludio (1913): Compuesto como pieza de competición para el Conservatorio de París, este preludio muy breve explora armonías complejas y un toque delicado, manteniendo al mismo tiempo una estructura relativamente simple.

Estas obras demuestran el ingenio y la imaginación de Ravel, ya que le encantaba integrar influencias variadas, desde la música barroca hasta los ritmos españoles, explotando al máximo las capacidades expresivas y técnicas del piano.

Pianistas famosos interpretaron a Ravel

Las obras de Maurice Ravel han sido interpretadas por numerosos pianistas famosos , quienes han contribuido a la fama de su obra y a la diversidad de sus interpretaciones. A continuación, se presentan algunos de los grandes nombres que han marcado la historia de sus interpretaciones :

Alfred Cortot: El legendario pianista francés, Cortot, interpretó a Ravel , aunque su estilo era más romántico. Sin embargo, aportó una sensibilidad única, dotando a la obra de Ravel de una particular profundidad poética .

Marguerite Long: Amiga íntima de Ravel, estrenó su Concierto para mano izquierda y su Concierto en sol mayor en 1932. Su interpretación se ha convertido en un referente de autenticidad y fidelidad a las intenciones del compositor. Incluso publicó un libro titulado “Al piano con Ravel”, que ofrece valiosas perspectivas sobre la interpretación de su obra.

Samson François : El extravagante pianista francés , Samson François, es reconocido por sus interpretaciones de obras de Ravel, como “Gaspard de la nuit” y “Miroirs”. Tocaba con una expresividad y sensibilidad que realzaba los matices y la atmósfera impresionista de la música de Ravel.

Vlado Perlemuter: También cercano a Ravel, Perlemuter trabajó directamente con el compositor, lo que hace que sus interpretaciones sean únicas en cuanto a autenticidad. Sus interpretaciones de Jeux d’ eau , Gaspard de la nuit y Le Tombeau de Couperin son consideradas referentes .

Arturo Benedetti Michelangeli: Famoso por su impecable técnica y enfoque analítico, Michelangeli aportó una claridad increíble a las obras de Ravel, especialmente a Gaspard de la nuit. Su maestría del tacto y su perfeccionismo lo convirtieron en un intérprete impresionante de las complejas y detalladas obras de Ravel .

Martha Argerich: Pianista argentina de estilo intenso y enérgico, Argerich interpretó a menudo obras de Ravel , en particular Gaspard de la nuit, que interpretó con un virtuosismo y una fuerza que subrayan su carácter misterioso y poético .

Jean-Yves Thibaudet: Pianista francés contemporáneo , Thibaudet es reconocido por sus interpretaciones de las obras de Ravel, las cuales interpreta con elegancia y una sensibilidad impresionista moderna. Su grabación de la obra completa para piano de Ravel es muy apreciada por su sutileza y refinamiento.

Alicia de Larrocha: Pianista española más conocida por su interpretación de compositores españoles, también interpretó a Ravel con un estilo preciso y sutil, resaltando los colores ibéricos de ciertas obras, como Rapsodie espagnole y Alborada del gracioso.

Cada uno de estos pianistas aportó una perspectiva única a la música de Ravel, que abordaron con estilos variados que iban desde la profundidad poética hasta un virtuosismo deslumbrante , reforzando el impacto y la notoriedad de la obra de este gran compositor francés .

Mi Mamá Ganso

Mamá Ganso para cuatro manos de piano: Un viaje mágico

Ma Mère l’Oye es una de las obras más encantadoras y poéticas de Maurice Ravel, concebida originalmente para piano a cuatro manos en 1910. Aunque posteriormente la orquestó y adaptó como ballet, la versión original para piano a cuatro manos conserva una intimidad y delicadeza particulares que revelan el genio de Ravel en su forma más pura.

Génesis de la obra: Un regalo para los niños

La idea de Mamá Ganso surgió del cariño de Ravel por los hijos de sus amigos Cipa e Ida Godebski: Mimi y Jean. Fascinado por su mundo lúdico e inocencia, Ravel quiso ofrecerles una serie de piezas inspiradas en los cuentos de hadas que les encantaba leer. Él mismo describió la obra como “cinco piezas infantiles ” . A diferencia de obras virtuosas como Gaspard de la Nuit, Ravel diseñó Mamá Ganso deliberadamente para que fuera técnicamente accesible , aunque la expresión musical permaneciera muy sutil. Quería que Mimi y Jean pudieran interpretarlas ellos mismos .

La magia de los cuentos musicales

La obra consta de cinco piezas , cada una extraída de un famoso cuento de hadas :

Pavana de la Bella Durmiente: La primera pieza , una pavana lenta y soñadora , representa el sueño profundo de la princesa. Es un tema sencillo pero muy tierno, que crea la atmósfera de cuento de hadas del conjunto .

Pulgarcito: Esta pieza evoca la historia de Pulgarcito y sus piedritas. La melodía es vacilante, casi frágil, interrumpida por pequeños silencios que sugieren los pasos cautelosos de Pulgarcito y el camino que deja tras de sí, con figuras ligeras que representan a los pájaros que vienen a comer sus migajas.

Laideronnette, Emperatriz de las Pagodas: Inspirada en un cuento de Madame d’Aulnoy, esta pieza representa a una princesa fea pero encantadora, cuya bañera está decorada con figuras de pagodas de porcelana que cantan y tocan música. Ravel utiliza armonías exóticas, escalas pentatónicas y sonidos de gamelán para crear una atmósfera oriental y ligeramente kitsch, llena de delicados colores .

Las Conversaciones de la Bella y la Bestia : Una pieza que ilustra el diálogo entre la dulce y elegante Bella (representada por un elegante vals) y la Bestia , cuya fealdad se sugiere mediante frases lentas, profundas y a veces disonantes, interpretadas en el registro más grave. La música describe su conversación hasta la transformación final de la Bestia en Príncipe .

El Jardín de las Hadas : Concluyendo la suite, esta pieza es de un esplendor luminoso y una alegría desbordante . Representa el momento en que se rompen todos los hechizos y el jardín se ilumina. El tema final , majestuoso y lírico, ofrece una magnífica resolución y una sensación de asombro.

Una obra maestra de la música infantil

Ma Mère l’Oye para piano a cuatro manos es un ejemplo perfecto de la capacidad de Ravel para crear música de gran sofisticación armónica y orquestal (incluso al piano), manteniendo una simplicidad y accesibilidad que la hacen inteligible y conmovedora para públicos de todas las edades . Cada pieza es una miniatura finamente elaborada , en la que Ravel utiliza su ingenio para el color y el detalle para representar los personajes y las situaciones de los cuentos con increíble economía de recursos y precisión. Es una obra que sigue fascinando por su poesía, ternura y belleza atemporal .

Trío con piano

Los Tríos para piano de Maurice Ravel: una obra única y excepcional
Maurice Ravel compuso solo un trío para piano, pero esta obra única se considera una de las cumbres del repertorio de música de cámara. El Trío para piano en la menor se completó en 1914 , justo al comienzo de la Primera Guerra Mundial , y es el resultado de un intenso período creativo del compositor.

Contexto y Génesis
Ravel había comenzado a trabajar en su trío para piano en 1914, poco antes del estallido de la Primera Guerra Mundial . La inminencia del conflicto y su ardiente deseo de alistarse (intentó en numerosas ocasiones unirse al ejército) sin duda impregnaron la obra de una particular intensidad emocional , a pesar de que Ravel era un compositor que rehuía el expresionismo desenfrenado . La compuso con rapidez, con notable concentración, completando el último movimiento justo cuando estaba a punto de incorporarse al ejército como chófer.

La obra está dedicada a su maestro y amigo, Gabriel Fauré, una muestra de respeto y admiración hacia el hombre que tanto apoyó a Ravel.

Estructura y características musicales
el lenguaje armónico y la inventiva rítmica propios de Ravel :

Moderado : Este primer movimiento se abre con un tema de piano lírico y lastimero , apoyado por la melancolía del violín y el violonchelo. Ravel explora sonidos etéreos , con armonías ricas y complejas , y una refinada escritura polifónica . Ya percibimos la maestría tímbrica de Ravel , donde cada instrumento posee su propia voz distintiva, fundiéndose en un todo coherente .

Pantoum (Muy Animado): El segundo movimiento es una forma única en la música de Ravel, inspirada en el pantoum, una forma poética malaya. Esta estructura implica la repetición de versos en diferentes estrofas , creando un efecto de entrelazamiento y variación continua. Musicalmente, esto da como resultado temas que regresan en formas modificadas, con una escritura llena de vitalidad rítmica y virtuosismo. El piano, el violín y el violonchelo intercambian motivos con gran agilidad , creando una atmósfera vivaz y lúdica , pero con un toque de extrañeza .

Pasacalle ( Grande ): Este es el corazón emocional de la obra. Una pasacalle es una forma barroca basada en la repetición obstinada de un motivo en el bajo, sobre el cual se desarrollan variaciones melódicas y armónicas. Aquí, Ravel utiliza un tema oscuro y solemne en el piano, que es retomado y desarrollado con creciente profundidad e intensidad por el violonchelo y luego por el violín. Este movimiento es de gran fuerza expresiva, evocando una sensación de fatalidad o profunda meditación, quizás influenciada por el contexto bélico.

Final (Animado ): El movimiento final es un torbellino de energía y virtuosismo. Se caracteriza por ritmos vibrantes, motivos vibrantes y armonías audaces. Ravel despliega una música de cámara y piano muy exigente, dialogando los tres instrumentos con creciente intensidad hasta una conclusión brillante y dramática. Algunos ven elementos de inspiración vasca, especialmente en los ritmos dinámicos.

Importancia y Patrimonio
El Trío en La menor de Ravel es una pieza fundamental del repertorio de música de cámara. Es admirado por:

Su dominio estructural : Ravel despliega una arquitectura rigurosa y compleja, mezclando formas clásicas e innovaciones.

Su riqueza armónica y melódica: Las armonías son de gran sofisticación y las melodías son a la vez melodiosas y expresivas.

Su genio para la escritura instrumental: cada instrumento es tratado con un profundo conocimiento de sus posibilidades , creando un equilibrio perfecto entre las tres voces. Ravel logra transmitir la impresión de una riqueza sonora casi orquestal con solo tres instrumentos.

Su profundidad emocional: A pesar de la reputación de Ravel de distanciamiento emocional, este trío revela una intensidad y expresividad ocultas que lo hacen profundamente conmovedor.

Es una obra exigente para los intérpretes , pero inmensamente gratificante, que continúa fascinando a músicos y público por igual con su belleza atemporal y la perfección de su escritura .

Concierto para piano en sol mayor

simplemente “Concierto en sol”) es una de las obras más famosas de Maurice Ravel. Fue compuesto entre 1929 y 1931.

A continuación se presentan algunos puntos clave para recordar sobre este trabajo:

Género: Concierto para piano y orquesta.

Movimientos: Se compone de tres movimientos:

Alegremente

Adagio Assai

Presto

Estilo: El concierto es reconocido por su singular combinación de influencias clásicas (con ecos de Mozart), jazz (particularmente en el primer y tercer movimiento ) y el brillante y colorido estilo orquestal de Ravel . Se caracteriza por una interpretación virtuosa al piano, melodías líricas y ritmos vibrantes .

Contexto compositivo: Ravel inicialmente consideró interpretarla él mismo , pero problemas de salud se lo impidieron . Finalmente , Marguerite Long la estrenó mundialmente el 14 de enero de 1932 en París, bajo la dirección del propio Ravel .

Recepción : El concierto fue aclamado inmediatamente y sigue siendo hoy una de las obras de concierto más interpretadas y grabadas del repertorio para piano.

Concierto para la mano izquierda en re mayor

Encargo y dedicatoria: Fue un encargo del pianista austriaco Paul Wittgenstein, quien perdió el brazo derecho durante la Primera Guerra Mundial . Por lo tanto, está diseñado para ser interpretado únicamente con la mano izquierda del solista, creando la ilusión sonora de una pieza a dos manos.

Composición: Ravel la compuso entre 1929 y 1931, simultáneamente con su Concierto en sol mayor.

Estructura: A diferencia de la mayoría de los conciertos tradicionales, es de un solo movimiento, aunque incluye varias secciones que se suceden una tras otra (Lento – Andante – Allegro – Pi ù vivo ed accelerando – Tempo I° – Allegro).

Estilo y atmósfera : La obra suele describirse como más oscura, dramática y seria que el Concierto en sol mayor. Explora sonoridades ricas y profundas, y el virtuosismo de la mano izquierda se lleva al extremo , creando una textura densa y poderosa . Contiene elementos de jazz, pero también cierta vehemencia trágica y una cualidad meditativa .

Estreno : El estreno mundial tuvo lugar en Viena el 5 de enero de 1932, con Paul Wittgenstein al piano y Robert Heger dirigiendo .

Este concierto es un testimonio extraordinario de la capacidad de Ravel para superar una limitación técnica (tocar con una sola mano) y crear una obra de una profundidad y una fuerza musicales excepcionales. Se ha convertido en un pilar del repertorio pianístico y un reto para los más grandes virtuosos.

Obras sinfónicas

Maurice Ravel no compuso una sinfonía en el sentido tradicional y completo del término (es decir , una obra de varios movimientos para orquesta en forma sonata estricta, como las de Beethoven o Brahms). Su genio orquestal se plasmó, en cambio, a través de una amplia variedad de obras sinfónicas , a menudo en forma de poemas coreográficos , suites de ballet, conciertos u orquestaciones de piezas preexistentes .

una lista de sus obras sinfónicas más famosas :

Obras sinfónicas famosas de Maurice Ravel
Bolero (1928): Posiblemente su obra más emblemática y reconocible, es un ballet basado en una única melodía y acompañamiento rítmico repetido una y otra vez , con un crescendo orquestal continuo que conduce a un clímax rotundo .

Dafnis y Cloe (1912): Originalmente un ballet encargado por Sergei Diaghilev para los Ballets Rusos, Ravel compuso dos suites sinfónicas a partir de él (Suite n.º 1 y Suite n.º 2 ), que se interpretan con mucha frecuencia en concierto. La Suite n.º 2 , en particular, es famosa por su luminosa “Amanecer”, su sensual “Pantomima” y su frenética “Danza General ” . Es una de las obras de Ravel con mayor riqueza orquestal y suntuosidad .

La Valse, po è me chorégraphique (1920): Descrita por Ravel como un ” poema coreográfico para orquesta”, esta pieza evoca la grandeza y la decadencia de un vals vienés, con una atmósfera que va de la opulencia a una especie de torbellino infernal.

Obra para orquesta en cuatro movimientos, impregnada del espíritu y los ritmos de España. Incluye secciones famosas como la “Habanera” y la “Feria”.

Mamá Ganso (Suite de Ballet) (1911): Originalmente compuesta para piano a cuatro manos, Ravel orquestó esta suite de cuento de hadas en un ballet delicado y colorido. Esta suite orquestal es muy popular por su delicadeza y magia.

Le Tombeau de Couperin (suite orquestal) (1919): Ravel orquestó cuatro de los seis movimientos de su suite para piano, un homenaje a los compositores y amigos del Barroco francés fallecidos durante la Primera Guerra Mundial . La orquestación añade una nueva dimensión de color y transparencia a estas danzas estilizadas .

Concierto en sol mayor para piano y orquesta (1931): Un concierto brillante, vivaz y elegante , que incorpora elementos del jazz, especialmente en sus movimientos finales. El movimiento lento central es líricamente hermoso y conmovedoramente sencillo.

Un barco en el océano (1906): Orquestación de Ravel de una de las piezas de su suite para piano Miroirs. Evoca el suave movimiento y los reflejos del agua.

Alborada del Gracioso (1918): También una orquestación de Ravel de una pieza de Miroirs. Es una pieza brillante y enérgica , inspirada en la figura del “gracioso” español, con ritmos de guitarra y vibrantes colores.

Cuadros de una exposición (Orquestación de Músorgski) (1922): Aunque no es una obra original de Ravel, su orquestación del ciclo para piano de Modest Músorgski se ha convertido en la versión más famosa y más interpretada . Es una obra maestra de orquestación que revela la capacidad de Ravel para realzar la obra de otro compositor con su propio genio tímbrico.

Estas obras demuestran el incomparable talento de Ravel para la orquestación, su capacidad para crear atmósferas variadas y su evolución estilística a lo largo de su carrera .

Otras obras famosas

Música de cámara

Cuarteto de cuerdas en fa mayor (1903): Esta es una de las obras de música de cámara más importantes de principios del siglo XX . De gran riqueza armónica y melódica, este cuarteto es admirado por su impecable estructura y refinamiento.

Sonata para violín y violonchelo (1922): Dedicada a la memoria de Claude Debussy, esta sonata es una obra exigente y austera , que marca un punto de inflexión hacia un estilo más despojado y contrapuntístico.

Sonata para violín n.º 2 en sol mayor (1927): Esta sonata es notable por su segundo movimiento , el “Blues”, que incorpora con audacia y estilización elementos del jazz americano , una influencia que Ravel apreciaba mucho .

Introducción y Allegro para arpa, flauta, clarinete y cuarteto de cuerdas ( 1905): Una obra brillante y delicada, que resalta los timbres del arpa y los instrumentos de viento, en una escritura virtuosa y refinada .

Melodías (Canciones )

Ravel es también un compositor de melodías de gran finura, en las que demuestra una sensibilidad poética y un agudo sentido de la prosodia francesa .

Sherazade (1903): Ciclo de tres melodías para voz y orquesta (o piano), sobre poemas de Tristan Klingsor. Estas melodías evocan Oriente con exuberante colorido y gran sensualidad .

“Asia”

“La flauta mágica ”

“La indiferencia ”

Cuentos Naturales (1906): Un ciclo de cinco melodías para voz y piano con textos de Jules Renard. Ravel muestra un humor sutil y gran precisión en la descripción musical de animales (El pavo real, El grillo, El cisne, El martín pescador , La gallina de Guinea).

Tres poemas de Stéphane Mallarmé (1913): Para voz, piano, dos flautas, dos clarinetes y cuarteto de cuerda . Estas melodías son ejemplos de la sofisticación armónica y la claridad contrapuntística de Ravel , inspiradas en la poesía simbolista de Mallarmé .

Ópera

L’Heure espagnole (1911): Una ópera cómica de un solo acto. Es una farsa ambientada en Tolèze , en la mecánica de un marido infiel. La obra está llena de ingenio, ritmos españoles y una brillante orquestación que realza la agitación de los mecanismos.

El niño y los sortilegios ( 1925): Una ópera-fantasía en dos partes, con libreto de Colette. Es una obra mágica e imaginativa en la que un niño turbulento ve cómo objetos y animales se rebelan contra él. Ravel demuestra una increíble habilidad para caracterizar musicalmente cada personaje (taza, tetera , fuego , gato, reloj, etc.) con una orquestación llena de ingenio.

Actividades fuera de la música

Maurice Ravel, a pesar de su reputación de compositor perfeccionista y dandi reservado , tenía intereses y actividades fuera de la música que revelaban otras facetas de su personalidad. Si bien la música era fundamental en su vida, no era un artista encerrado en su torre de marfil.

Un gusto pronunciado por la estética y la elegancia.

Ravel era un auténtico dandi. Era conocido por su impecable elegancia en el vestir, siempre impecablemente vestido , incluso en casa. Le daba gran importancia a su apariencia, un rasgo que a veces contrastaba con su personalidad discreta . Esta búsqueda de la estética se reflejaba en su vida diaria y sus posesiones.

Pasión por los objetos de arte y las curiosidades

Tenía un marcado gusto por los objetos de arte, las curiosidades y las baratijas. Su casa en Montfort -l’Amaury, cuidadosamente amueblada , reflejaba esta pasión. Allí coleccionaba antigüedades, juguetes mecánicos, cajas de música y recuerdos de sus viajes. Este interés por los autómatas y los ingeniosos mecanismos también podría estar vinculado a la influencia de su padre , Joseph Ravel, ingeniero e inventor. Se dice que el propio Boléro , con su carácter repetitivo e hipnótico , pudo haberse inspirado en la « loca belleza de las máquinas».

El amor por los gatos y el mundo de la infancia.

Ravel era un gran amante de los gatos. Se dice que siempre tenía varios a su lado en casa. Este cariño por los animales, sumado a su interés por los juguetes y los cuentos de hadas, revela una ternura y fascinación por el mundo de la infancia que se puede encontrar en obras como Mamá Oca y El Niño y los Hechizos .

Viajes y descubrimientos culturales

A pesar de su carácter solitario, a Ravel le encantaba viajar. Sus giras de conciertos, en particular la que realizó en Estados Unidos en 1928, le brindaron la oportunidad de descubrir nuevas culturas y abrirse a influencias inesperadas. Fue durante este viaje que conoció especialmente el jazz , una música que le fascinó y cuyos elementos incorporó a sus obras posteriores . Estos viajes le permitieron ampliar sus horizontes y enriquecer su paleta de inspiración.

Un compromiso discreto pero seguro
Aunque Ravel era un hombre muy reservado , no era totalmente indiferente a los acontecimientos de su tiempo.

Primera Guerra Mundial : Intentó en repetidas ocasiones alistarse en el frente. Rechazado como piloto debido a su fragilidad física, finalmente sirvió como conductor de ambulancia en el ejército francés , una experiencia que lo impactó profundamente y demostró su sentido del deber.

Apoyo artístico: También demostró cierto compromiso defendiendo la música de compositores que admiraba (como Erik Satie en sus inicios , o Arnold Schoenberg frente a cierto nacionalismo musical) o participando en el apoyo a amigos en momentos difíciles.

En resumen, más allá de la imagen del compositor exigente inclinado sobre sus partituras, Maurice Ravel fue un hombre sensible a las bellezas del mundo, curioso de las innovaciones (incluidas las tecnológicas), atento a su entorno personal y capaz de un compromiso discreto pero sincero .

Episodios y anécdotas

Maurice Ravel, a pesar de su carácter discreto y reservado , fue protagonista de varios episodios y anécdotas que arrojan luz sobre su personalidad singular , sus exigencias artísticas y su humor sutil.

El “Escándalo Ravel” en el Premio de Roma (1905)

Es una de las anécdotas más famosas y reveladoras de su época . Ravel, ya compositor de obras importantes como Jeux d’eau y su Cuarteto de Cuerdas , intentó repetidamente obtener el prestigioso Prix de Rome, una beca muy solicitada . En la edición de 1905, fue eliminado en la primera ronda , mientras que se seleccionaron candidatos menos talentosos. Esta absurda decisión provocó una gran indignación. El periódico Le Figaro publicó un virulento artículo denunciando el «escándalo Ravel», señalando el academicismo esclerótico del Conservatorio de París y a su director, Théodore Dubois. El asunto se extendió tanto que provocó la dimisión de Dubois y el nombramiento de Gabriel Fauré, profesor del propio Ravel, como director de la institución. Este episodio reforzó la imagen de Ravel como un genio incomprendido por el establishment, pero también como una figura de la vanguardia.

El «relojero suizo» y su búsqueda de la perfección

Ravel era legendario por su meticulosidad . El compositor Igor Stravinsky, quien lo admiraba profundamente, lo apodó cariñosamente el «relojero suizo». Este apodo enfatizaba la precisión quirúrgica de Ravel en sus composiciones, su capacidad para ensamblar los detalles más pequeños con una perfección casi mecánica. El propio Ravel reconocía esta tendencia: se dice que pasaba horas refinando un solo compás, trabajando en sus partituras con la meticulosidad de un artesano. Cuando le preguntaban si sentía inspiración, solía responder con humor: «¿Inspiración? Es el resultado del trabajo duro ».

El rechazo de la Legión de Honor y la excavación de Satie

En 1920, Maurice Ravel fue nominado a la Legión de Honor, una de las más altas distinciones de Francia . Para sorpresa de todos , Ravel rechazó el premio. Este gesto fue visto por muchos como una muestra de su espíritu independiente y su negativa a someterse a las instituciones oficiales. Su amigo y colega Erik Satie, conocido por su ingenio cáustico, comentó el evento con una de sus famosas bromas: «Ravel acaba de rechazar la Legión de Honor, pero toda su música la acepta». Esta frase, a la vez divertida y mordaz , resumía la percepción de Satie de que, a pesar del gesto rebelde de Ravel, su música era de tal perfección formal que, en última instancia, resultaba muy « académica » a sus ojos.

“¿Por qué convertirte en un mal Ravel, cuando eres un excelente Gershwin?”

Durante su triunfal gira por Estados Unidos en 1928, Ravel conoció a George Gershwin, el joven y talentoso compositor de jazz estadounidense. Gershwin, deseoso de profundizar en sus conocimientos de composición clásica, le pidió clases . La respuesta de Ravel se hizo legendaria: “¿Por qué quieres ser un mal Ravel, si eres un excelente Gershwin?”. Esta anécdota ilustra no solo la humildad de Ravel, sino también su profundo respeto por la originalidad y el genio de cada artista. Reconocía el valor del jazz y la importancia que para Gershwin tenía desarrollar su propio estilo único en lugar de imitar a otro compositor.

Amor por los gatos y curiosidades mecánicas

Ravel era un gran amante de los gatos. Su casa en Montfort-l’Amaury, que decoró con exquisito gusto, tenía fama de albergar varios felinos. Disfrutaba de su discreta compañía e independencia. Su casa también estaba llena de juguetes mecánicos, autómatas y baratijas, lo que reflejaba su afición por la ingeniería y los mecanismos precisos, quizá heredada de su padre inventor . Esta fascinación por los engranajes y la precisión se reflejaba en su propia música, donde cada elemento parece encajar a la perfección .

Estas anécdotas, aunque no revelan toda la complejidad del hombre, ofrecen una deliciosa visión de la personalidad de Maurice Ravel: un artista exigente, un hombre de ingenio y una figura singular en el mundo musical.

(Este artículo ha sido generado por Gemini. Es sólo un documento de referencia para descubrir música que aún no conoce.)

Best Classical Recordings
on YouTube

Best Classical Recordings
on Spotify

Jean-Michel Serres Apfel Café Apfelsaft Cinema Music Códigos QR Centro Español 2024.