Mémoires sur François Couperin (1668-1733) et ses ouvrages

Aperçu

François Couperin (1668-1733), surnommé “Couperin le Grand”, est l’un des compositeurs et clavecinistes français les plus influents de l’époque baroque. Issu d’une célèbre dynastie de musiciens, il est particulièrement connu pour ses œuvres pour clavecin, mais il a également composé de la musique vocale et de la musique de chambre.

Aperçu de sa vie :

Origines familiales : Couperin est né à Paris dans une famille de musiciens. Son oncle Louis Couperin et son père Charles Couperin étaient également de talentueux clavecinistes et organistes.
Rôle à la cour : François Couperin a servi comme organiste de la Chapelle Royale pour Louis XIV et a également été le musicien attitré de la cour, ce qui a influencé le style raffiné de ses compositions.
Publications : Il a publié quatre livres de pièces pour clavecin entre 1713 et 1730, regroupant des suites qu’il appelait “ordres”. Ces pièces sont des miniatures pleines d’inventivité, souvent accompagnées de titres poétiques ou descriptifs.

Son style :

Élégance française : Couperin incarne parfaitement le style galant et la subtilité française, avec une attention particulière au raffinement mélodique et à l’ornementation.
Liens avec l’Italie : Bien qu’il ait été fortement ancré dans la tradition française, il admirait également les compositeurs italiens comme Corelli. Il a tenté de marier les styles français et italien dans des œuvres comme les Concerts royaux et Les goûts réunis.
Clavecin et musique de chambre : Ses pièces pour clavecin sont réputées pour leur expressivité et leur diversité de caractères. Il a aussi excellé dans la composition de sonates et de trios.
Œuvres célèbres :
“Les Barricades mystérieuses” (une des pièces pour clavecin les plus célèbres, pleine de charme et d’ambiguïté).
“Le Rossignol en amour” (reflétant une sensibilité mélodique et expressive).
“Concerts royaux” (œuvres de musique de chambre raffinées pour la cour).
“Messe pour les couvents” et “Messe pour les paroisses” (œuvres pour orgue, riches en contrepoint).
Héritage :
François Couperin a influencé des générations de musiciens, notamment Debussy et Ravel, qui ont admiré son style délicat et poétique. Il est aujourd’hui reconnu comme l’un des piliers de la musique française baroque.

Histoire

François Couperin, souvent appelé “Couperin le Grand,” est né le 10 novembre 1668 à Paris dans une famille profondément enracinée dans la tradition musicale française. Les Couperin étaient déjà célèbres pour leur talent musical, et François allait porter leur renommée à un tout autre niveau. Son père, Charles Couperin, était organiste à l’église Saint-Gervais à Paris, un poste prestigieux que François reprit plus tard.

Très jeune, François perdit son père, mais sa formation musicale fut confiée à des mentors compétents, notamment à Jacques Thomelin, organiste de la Chapelle Royale. Ce dernier joua un rôle décisif en perfectionnant le talent de François pour l’orgue et le clavecin. À l’âge de 18 ans, François succéda officiellement à son père comme organiste de Saint-Gervais, débutant ainsi une carrière qui allait le placer au sommet de la vie musicale parisienne.

Son génie attira rapidement l’attention de Louis XIV. En 1693, il fut nommé organiste de la Chapelle Royale, un honneur qui confirmait son statut de maître de l’orgue. Sous le “Roi-Soleil”, la musique jouait un rôle central à la cour, et François Couperin s’intégra parfaitement à cet univers, combinant élégance et raffinement dans ses compositions.

Mais Couperin n’était pas seulement un musicien de cour : il était aussi un compositeur prolifique. Ses œuvres pour clavecin, regroupées en quatre livres publiés entre 1713 et 1730, témoignent de son génie pour traduire en musique des caractères et des émotions humaines. Il donna à ses pièces des titres évocateurs comme Les Barricades mystérieuses ou Le Rossignol en amour, reflétant un univers poétique et imagé. Ces pièces étaient destinées à la fois à la cour et à des amateurs éclairés, consolidant sa réputation comme l’un des plus grands compositeurs pour clavecin de son époque.

François Couperin admirait aussi profondément la musique italienne, notamment celle d’Arcangelo Corelli. Il chercha à réunir les styles italien et français, deux traditions musicales souvent perçues comme opposées. Cette ambition transparaît dans des œuvres comme Les goûts réunis et les Concerts royaux, où il fusionne virtuosité italienne et grâce française.

Malgré son succès, Couperin était un homme discret, plus préoccupé par son art que par la gloire. Sa santé fragile le contraignit à se retirer de ses fonctions à la Chapelle Royale en 1723, bien qu’il continuât à composer. Il mourut le 11 septembre 1733 à Paris, laissant un héritage monumental.

L’art de Couperin influença profondément la musique française, non seulement au XVIIIe siècle mais aussi bien plus tard. Claude Debussy et Maurice Ravel, par exemple, lui rendirent hommage dans leurs propres œuvres. Couperin reste aujourd’hui un symbole d’élégance, de profondeur et de finesse dans l’histoire de la musique.

Chronologie

1668 : Naissance de François Couperin le 10 novembre à Paris, dans une famille de musiciens renommés.
1679 : Mort de son père, Charles Couperin. François commence sa formation musicale sous la tutelle de Jacques Thomelin.
1685 : Succède officiellement à son père comme organiste de l’église Saint-Gervais, à l’âge de 17 ans.
1693 : Devient organiste de la Chapelle Royale de Louis XIV, un poste prestigieux à la cour.
1713 : Publication de son Premier Livre de pièces de clavecin, marquant le début d’une série de recueils qui définiront son style.
1716 : Publie L’Art de toucher le clavecin, un traité pédagogique qui codifie l’art du jeu au clavecin.
1722 : Publie son Troisième Livre de pièces de clavecin. Il poursuit son exploration des styles musicaux et des formes.
1723 : Se retire de son poste d’organiste à la Chapelle Royale pour des raisons de santé.
1733 : Décès le 11 septembre à Paris, laissant un riche héritage musical.

Caractéristiques musicales

Les caractéristiques musicales de François Couperin reflètent son génie pour l’élégance et l’expressivité, tout en incarnant l’essence du style baroque français. Voici les principales particularités de son œuvre :

1. Élégance et raffinement français

Couperin est un maître du style galant, marqué par une grâce et une subtilité inégalées. Ses œuvres privilégient des textures légères et fluides, évitant l’excès dramatique souvent associé à d’autres traditions baroques.

2. Ornementation sophistiquée

Ses œuvres pour clavecin regorgent d’ornements soigneusement codifiés, tels que les trilles, mordants, appogiatures et coulés. Ces ornements ne sont pas de simples embellissements, mais des éléments intégrés qui enrichissent l’expressivité de la musique.

3. Descriptivité et poésie

Couperin excelle dans la musique à programme, où chaque pièce pour clavecin porte un titre évocateur (Les Barricades mystérieuses, Le Rossignol en amour, etc.). Ces titres reflètent souvent des images, des scènes ou des caractères, ce qui donne à ses œuvres une dimension narrative et poétique.

4. Fusion des styles français et italien

Couperin était un admirateur de la musique italienne, notamment de Corelli. Il a cherché à combiner la grandeur et la virtuosité italiennes avec le raffinement et la délicatesse françaises. Cette fusion est particulièrement visible dans ses Concerts royaux et dans sa série Les goûts réunis.

5. Formes innovantes

Dans ses Ordres (équivalents des suites de danses), Couperin dépasse les conventions des formes baroques traditionnelles. Il remplace les titres de danses classiques (allemande, courante, etc.) par des noms descriptifs ou fantaisistes, mettant l’accent sur la liberté d’expression.

6. Polyphonie et contrepoint

Bien qu’il privilégie souvent l’élégance mélodique, Couperin démontre une maîtrise impressionnante du contrepoint dans ses pièces d’orgue et dans certaines de ses compositions pour clavecin.

7. Expressivité et subtilité émotionnelle

La musique de Couperin est avant tout destinée à toucher l’âme. Il savait exploiter la richesse des registres du clavecin pour créer une large palette d’émotions, de la joie légère à la mélancolie profonde.

8. Instruction et pédagogie

Couperin a codifié son art dans L’Art de toucher le clavecin (1716), un traité qui expose ses principes de jeu et son approche de l’interprétation. Ce document est une ressource précieuse pour comprendre son esthétique musicale.

9. Utilisation des timbres

Dans ses œuvres de musique de chambre, Couperin montre une sensibilité exceptionnelle à l’interaction des timbres. Ses Concerts royaux et autres pièces instrumentales exploitent habilement les qualités sonores des violes, flûtes, basses de violon et clavecins.

Relations des autre compositeurs

François Couperin, bien qu’il soit un personnage plutôt discret et attaché à la tradition française, entretenait des relations musicales importantes, qu’elles soient directes ou indirectes, avec d’autres compositeurs de son époque et au-delà. Voici un aperçu de ses interactions et de ses influences :

1. Jean-Baptiste Lully (1632-1687)

Bien que Couperin ait été trop jeune pour avoir une relation personnelle avec Lully, il fut profondément influencé par lui. Lully, en tant que figure centrale de la musique française sous Louis XIV, a posé les bases du style baroque français que Couperin a perfectionné. Couperin s’inscrit dans cette tradition en intégrant l’élégance et la clarté du style lullyste dans ses œuvres, notamment dans ses Concerts royaux.

2. Arcangelo Corelli (1653-1713)

Couperin admirait la musique italienne, en particulier celle de Corelli. Même s’il n’y a pas de preuve d’une rencontre directe, Couperin cite Corelli comme une source majeure d’inspiration dans sa tentative de fusionner les styles français et italien. Cette admiration se manifeste dans des œuvres comme Les goûts réunis, où Couperin explore l’idée d’unir la virtuosité italienne et le raffinement français.

3. Jean-Philippe Rameau (1683-1764)

Couperin et Rameau sont souvent comparés comme les deux figures majeures de la musique baroque française. Bien qu’il n’y ait aucune preuve d’une interaction directe, leurs œuvres témoignent d’une évolution parallèle. Rameau a probablement été influencé par la sophistication du clavecin de Couperin, bien que leurs styles diffèrent : Couperin est plus lyrique et poétique, tandis que Rameau est plus théorique et dramatique.

4. Marin Marais (1656-1728)

Marin Marais, célèbre pour sa musique pour viole de gambe, était contemporain de Couperin. Tous deux partageaient un rôle à la cour de Louis XIV et faisaient partie du cercle des musiciens au service du roi. Bien qu’il n’y ait pas de collaborations documentées, leur musique reflète une sensibilité commune pour la couleur et l’expressivité instrumentale.

5. Domenico Scarlatti (1685-1757)

Scarlatti, bien que plus jeune, pourrait avoir été influencé par la musique de Couperin, en particulier dans ses pièces pour clavecin. Les deux compositeurs partageaient un intérêt pour l’exploration des textures et des couleurs instrumentales, même si leurs approches différaient stylistiquement.

6. Relation avec les compositeurs de la famille Couperin

François Couperin appartenait à une dynastie de musiciens. Il s’inspira des travaux de son oncle Louis Couperin, qui joua un rôle crucial dans l’établissement du style français pour l’orgue et le clavecin. François développa et raffina cet héritage, surpassant ses prédécesseurs en renommée et en innovation.

7. Influence mutuelle avec les musiciens de cour

En tant que compositeur officiel de la cour de Louis XIV, Couperin collaborait indirectement avec d’autres musiciens influents de l’époque, comme André Campra et Michel-Richard de Lalande. Ces compositeurs partageaient un environnement musical commun qui façonnait leurs créations.

8. Influence sur les compositeurs ultérieurs

Bien qu’il n’ait pas eu de relations directes avec eux, Couperin a marqué des compositeurs comme Claude Debussy et Maurice Ravel. Ces derniers, fascinés par son style poétique et raffiné, lui ont rendu hommage dans des œuvres comme Le Tombeau de Couperin (Ravel).

François Couperin en tant que Joueur de clavecin

François Couperin était non seulement un compositeur de génie, mais aussi un claveciniste virtuose qui a marqué son époque par son style de jeu raffiné, sa sensibilité musicale et sa pédagogie. Voici un portrait de Couperin en tant que joueur de clavecin :

1. Un style subtil et poétique

Couperin était reconnu pour la délicatesse et l’élégance de son jeu, qui reflétaient son idéal esthétique. Contrairement à certains clavecinistes plus démonstratifs, Couperin privilégiait une expressivité subtile, axée sur l’émotion et le raffinement. Ses œuvres demandent une attention minutieuse à la dynamique et aux ornements, témoignant de son approche lyrique et introspective du clavecin.

2. L’ornementation comme langage musical

Son traité, L’Art de toucher le clavecin (1716), reste une référence majeure pour comprendre son style de jeu. Il y codifie l’utilisation des ornements, tels que les trilles, mordants et coulés, qui sont essentiels pour interpréter ses pièces. Pour Couperin, ces ornements ne sont pas de simples embellissements, mais un langage musical à part entière, destiné à enrichir l’expression et à donner vie à la musique.

3. Une maîtrise technique remarquable

Bien qu’il ait mis l’accent sur la musicalité plutôt que sur la virtuosité pure, Couperin possédait une maîtrise technique exceptionnelle. Ses pièces demandent un contrôle rigoureux des nuances et une grande précision dans le toucher, tout en restant fluides et naturelles.

4. Un sens de la narration musicale

Couperin abordait le clavecin comme un instrument capable de raconter des histoires et de peindre des émotions. Ses Ordres (suites de pièces pour clavecin) sont pleins de miniatures musicales qui évoquent des personnages, des scènes ou des humeurs. Jouer Couperin, c’est interpréter un théâtre musical subtil et imagé.

5. La fusion des styles dans son jeu

Son admiration pour la musique italienne transparaît également dans son style de jeu. Bien qu’il reste ancré dans la tradition française, il incorpore une fluidité mélodique et une virtuosité italienne, ce qui enrichit sa palette expressive.

6. Le clavecin comme instrument central de son art

Pour Couperin, le clavecin était au cœur de son identité musicale. Ses pièces sont écrites spécifiquement pour exploiter les capacités expressives de l’instrument. Il utilisait les différents registres du clavecin pour créer des contrastes de couleur et de texture, montrant une compréhension intime de l’instrument.

7. Un pédagogue visionnaire

Avec L’Art de toucher le clavecin, Couperin a laissé un héritage précieux pour les générations futures. Ce traité ne se contente pas de donner des instructions techniques : il guide l’interprète sur l’art de jouer avec goût et sensibilité, montrant l’importance de la connexion émotionnelle avec la musique.

8. Son impact sur l’interprétation du clavecin

Son style de jeu a influencé de nombreux clavecinistes de son époque et bien au-delà. Aujourd’hui, ses œuvres continuent de défier les interprètes, non seulement par leurs exigences techniques, mais aussi par leur profondeur musicale.

En somme, François Couperin était bien plus qu’un simple virtuose : il était un poète du clavecin, capable de transformer cet instrument en un véhicule d’émotions infinies.

Compositeurs similaires

François Couperin est une figure unique de la musique baroque française, mais plusieurs compositeurs de son époque ou proches de son style partagent des similitudes avec lui, que ce soit dans leur raffinement, leur poésie ou leur approche instrumentale. Voici quelques compositeurs que l’on peut considérer comme similaires, avec des points de convergence :

1. Jean-Philippe Rameau (1683-1764)

Similarités : Comme Couperin, Rameau est un pilier de la musique baroque française. Ses œuvres pour clavecin partagent une sophistication harmonique et une richesse ornementale. Bien qu’il mette davantage l’accent sur la théorie et l’innovation harmonique, ses pièces pour clavecin, comme Les Sauvages ou Le Rappel des oiseaux, évoquent un univers imagé et poétique proche de celui de Couperin.
Différences : Rameau est plus dramatique et théorique, tandis que Couperin est plus introspectif et lyrique.

2. Marin Marais (1656-1728)

Similarités : Spécialiste de la viole de gambe, Marais partage avec Couperin un sens profond de l’élégance et une capacité à peindre des émotions subtiles à travers la musique. Ses œuvres, comme Les Folies d’Espagne, rappellent le raffinement des Ordres de Couperin.
Différences : Marais se concentre principalement sur la musique de viole, tandis que Couperin excelle au clavecin.

3. Louis Couperin (1626-1661)

Similarités : L’oncle de François, Louis Couperin, a posé les bases du style claveciniste français que François a perfectionné. Ses préludes non mesurés et ses pièces de danse pour clavecin témoignent d’une sensibilité similaire et d’une exploration des textures et des formes.
Différences : François développe un style plus varié et poétique, avec une fusion des goûts français et italiens.

4. Jacques Champion de Chambonnières (1601-1672)

Similarités : Précurseur du clavecin français, Chambonnières a influencé la tradition que Couperin incarne. Ses pièces, souvent élégantes et dansantes, posent les fondations du style galant français.
Différences : Le langage musical de Chambonnières est moins élaboré que celui de Couperin, qui atteint une maturité expressive plus profonde.

5. Domenico Scarlatti (1685-1757)

Similarités : Bien que Scarlatti soit italien, ses pièces pour clavecin, souvent courtes et imaginatives, évoquent une approche similaire à celle des miniatures de Couperin. Tous deux explorent le clavecin avec virtuosité et créativité.
Différences : Scarlatti se concentre davantage sur la virtuosité et les contrastes rythmiques, tandis que Couperin privilégie la finesse et la poésie.

6. Arcangelo Corelli (1653-1713)

Similarités : Corelli a influencé Couperin dans sa tentative de fusionner les styles français et italien. Ses sonates en trio et ses concerti grossi partagent avec Couperin une clarté structurelle et une beauté mélodique.
Différences : Corelli est exclusivement italien et se concentre sur la musique d’ensemble, alors que Couperin est plus centré sur le clavecin solo.

7. Michel-Richard de Lalande (1657-1726)

Similarités : Lalande, compositeur de musique sacrée pour Louis XIV, partage avec Couperin une sensibilité à la couleur et au raffinement musical. Ses grands motets et ses œuvres pour la cour témoignent d’un style proche de l’élégance française de Couperin.
Différences : Lalande se spécialise dans la musique religieuse et orchestrale, tandis que Couperin explore davantage la musique de chambre et le clavecin.

8. Claude-Bénigne Balbastre (1724-1799)

Similarités : Balbastre prolonge l’héritage de Couperin dans ses œuvres pour clavecin et orgue, tout en conservant une légèreté et une élégance qui rappellent Couperin.
Différences : Balbastre évolue à la charnière du style classique, avec des influences moins baroques.

Compositeurs influencés par Couperin :

Bien que plus tardifs, des compositeurs comme Claude Debussy (Hommage à Rameau) et Maurice Ravel (Le Tombeau de Couperin) ont puisé dans l’esthétique poétique et élégante de Couperin pour enrichir leur propre langage musical.

Œuvres célèbres de clavecin solo

Les œuvres pour clavecin de François Couperin sont parmi les plus raffinées et poétiques de la musique baroque française. Elles sont regroupées dans ses quatre Livres de pièces de clavecin, publiés entre 1713 et 1730, qui contiennent des “ordres” (équivalents des suites). Voici une sélection des pièces les plus célèbres et emblématiques de son répertoire pour clavecin solo :

1. “Les Barricades mystérieuses” (6e Ordre, Premier Livre, 1717)

Une des œuvres les plus célèbres de Couperin.
Caractérisée par un motif répétitif hypnotique et une richesse harmonique, cette pièce évoque un mystère poétique et symbolique, souvent interprété comme une métaphore musicale ou littéraire.
Réputée pour sa fluidité et son charme mystérieux.

2. “Le Tic-Toc-Choc ou Les Maillotins” (18e Ordre, Troisième Livre, 1722)

Une pièce vive et rythmée, démontrant la virtuosité technique du clavecin.
Son titre évoque un mouvement mécanique ou une danse pleine d’énergie.
Très populaire parmi les clavecinistes, c’est une démonstration de la légèreté et de l’agilité caractéristiques du style de Couperin.

3. “La Favorite” (3e Ordre, Premier Livre, 1713)

Une pièce noble et élégante, empreinte de douceur et de majesté.
Illustrative de la capacité de Couperin à créer des atmosphères expressives avec simplicité.

4. “La Logivière” (5e Ordre, Premier Livre, 1713)

Une pièce au caractère pastoral et gracieux.
Elle illustre la capacité de Couperin à peindre des scènes ou des personnages dans ses pièces.

5. “La Couperin” (23e Ordre, Quatrième Livre, 1730)

Une pièce qui porte le nom de la famille Couperin, probablement écrite en hommage à son propre héritage.
Elle est majestueuse et brillante, reflétant l’élégance française de son style.

6. “L’Engageante” (6e Ordre, Premier Livre, 1717)

Une pièce délicate et captivante, qui joue sur des nuances expressives.
Le titre reflète une qualité attirante ou séduisante, et cela se ressent dans son écriture musicale.

7. “Les Tricoteuses” (14e Ordre, Troisième Livre, 1722)

Une pièce qui évoque le mouvement rapide des aiguilles à tricoter.
Démonstration d’un style descriptif et vif, propre au clavecin baroque.

8. “La Ménetou” (8e Ordre, Deuxième Livre, 1716)

Une pièce charmante et gracieuse, souvent considérée comme un exemple parfait du style galant.
Typique de Couperin, avec un équilibre entre simplicité et raffinement.

9. “Les Bergeries” (2e Ordre, Premier Livre, 1713)

Une pièce pastorale et légère, évoquant des scènes bucoliques.
L’une des pièces les plus représentatives de la douceur et de l’élégance du style français.

10. “La Muse victorieuse” (13e Ordre, Troisième Livre, 1722)

Une pièce triomphante et énergique, pleine d’élan.
Elle illustre le côté plus brillant et affirmé de Couperin.

Particularités des Pièces de clavecin de Couperin :

Titres évocateurs : Les titres des pièces de Couperin reflètent souvent des personnages, des humeurs ou des scènes, comme Les Ondes ou Les Papillons.
Variété expressive : Chaque pièce est unique, passant de l’introspection à la virtuosité.
Ornementation sophistiquée : Les ornements jouent un rôle clé dans la réalisation de la musique et nécessitent une maîtrise technique et stylistique.

Œuvres célèbres

François Couperin, bien qu’il soit surtout célèbre pour ses œuvres pour clavecin, a également composé de nombreuses pièces remarquables dans d’autres genres. Voici un aperçu de ses œuvres célèbres hors clavecin solo :

1. Œuvres pour musique de chambre

Couperin a écrit des œuvres instrumentales élégantes et sophistiquées, souvent destinées à la cour royale ou à des cercles aristocratiques :

a. “Les Goûts réunis” (1724)
Une série de concerts (pièces instrumentales) dans laquelle Couperin tente de concilier les styles musicaux français et italien.
Mélange subtil de la grâce française et de la virtuosité italienne.

b. “Les Nations” (1726)
Un ensemble de quatre suites pour instruments, combinant des sonates italiennes et des danses françaises.
Chaque suite porte un nom symbolique (La Française, L’Espagnole, L’Impériale, etc.), reflétant une aspiration cosmopolite.

c. “Concerts royaux” (1722)
Quatre suites écrites pour la cour de Louis XIV.
Ces œuvres exploitent une instrumentation flexible et mettent en valeur une musique de chambre élégante, adaptée aux goûts royaux.

2. Œuvres pour voix et instruments

Couperin a également composé des œuvres vocales, souvent empreintes d’une profonde sensibilité et d’une spiritualité élégante :

a. “Leçons de Ténèbres” (1714)
Une série de motets pour voix solistes et basse continue, destinés à être chantés durant la Semaine Sainte.
Ces œuvres sont d’une beauté poignante, caractérisées par un lyrisme intense et des ornements délicats.
Elles comptent parmi les chefs-d’œuvre de la musique vocale baroque française.

b. Motets sacrés
Couperin a écrit plusieurs motets destinés à l’usage de la chapelle royale, comme Quatre versets d’un motet.
Bien qu’ils soient moins célèbres que ses Leçons de Ténèbres, ces motets témoignent de sa capacité à allier expressivité et piété.

3. Œuvres pour orgue

a. “Messe à l’usage ordinaire des paroisses” (1690)
Une collection de pièces pour orgue écrites pour accompagner la liturgie catholique.
Bien que moins souvent jouées que celles de son oncle Louis Couperin, ces œuvres montrent son talent pour créer des textures riches et majestueuses.

4. Œuvres orchestrales

a. “Apothéoses”
Couperin a composé deux œuvres orchestrales célèbres qui célèbrent des figures musicales emblématiques :

“L’Apothéose de Corelli” (1724)
Hommage à Arcangelo Corelli, cette pièce illustre le voyage imaginaire du compositeur italien vers le Parnasse pour rejoindre les muses.
Mélange le style italien (virtuosité et lyrisme) avec une élégance française.

“L’Apothéose de Lully” (1725)
Hommage à Jean-Baptiste Lully, cette œuvre explore également le dialogue entre les styles français et italien.
Couperin imagine la réconciliation des deux maîtres (Lully et Corelli) sur le Parnasse.

5. Œuvres pédagogiques et théoriques

a. “L’Art de toucher le clavecin” (1716)
Bien que principalement destiné aux clavecinistes, ce traité comprend aussi des conseils pour d’autres instruments et offre un aperçu de la philosophie musicale de Couperin.

Caractéristiques générales de ses œuvres hors clavecin :

Fusion des styles : Couperin était fasciné par le mélange des styles français et italien, qu’il a appelé les goûts réunis.
Élégance et subtilité : Ses œuvres, quelle que soit leur instrumentation, mettent en avant une esthétique raffinée et expressive.
Rôle à la cour royale : Nombre de ses pièces étaient destinées à la cour, reflétant les goûts sophistiqués de l’aristocratie française.

Famille musicale

François Couperin appartient à une célèbre dynastie musicale française, la famille Couperin, qui a profondément marqué la musique baroque, en particulier dans le domaine de la musique d’orgue, de clavecin et de composition liturgique. Voici un aperçu de cette riche lignée musicale :

1. Origines de la famille Couperin

La famille Couperin trouve ses racines dans la région de Chaumes-en-Brie, en France. François Couperin est souvent appelé “le Grand” pour le distinguer de ses prédécesseurs et successeurs, mais il n’était pas le seul génie musical de la famille. Les Couperin ont servi dans des fonctions musicales prestigieuses pendant plusieurs générations.

2. Les membres célèbres de la famille Couperin

a. Louis Couperin (1626-1661)
Oncle de François Couperin et l’un des premiers membres éminents de la famille.
Compositeur, claveciniste et organiste, il a été un pionnier du style français d’orgue et de clavecin.
Innovateur dans la forme des préludes non mesurés, qui influencèrent François Couperin.
Organiste à l’église Saint-Gervais de Paris, une fonction que la famille conservera pendant près de deux siècles.

b. Charles Couperin (1638-1679)

Père de François Couperin.
Également organiste à Saint-Gervais, il a probablement transmis son savoir musical à François avant son décès, alors que ce dernier n’avait que 10 ans.
Après sa mort, François a été pris en charge musicalement par d’autres membres de la famille et collègues.

c. Marguerite-Antoinette Couperin (1705-1778)

Fille de François Couperin.
Elle était claveciniste et a joué à la cour du roi Louis XV.
Bien que ses œuvres ne soient pas connues, elle perpétuait l’héritage familial au clavecin.

d. Armand-Louis Couperin (1727-1789)

Petit-neveu de François Couperin (arrière-petit-fils de Louis Couperin).
Compositeur, organiste et claveciniste, il a poursuivi la tradition musicale familiale.
Armand-Louis a composé des œuvres dans un style transitoire entre le baroque et le classique.

3. L’église Saint-Gervais à Paris : un héritage familial

L’église Saint-Gervais a été au cœur de la carrière musicale de la famille Couperin.
Louis Couperin y est devenu organiste en 1653, et cette fonction est restée dans la famille jusqu’à la Révolution française.
François Couperin a succédé à son père Charles à ce poste à seulement 18 ans, en 1685.

4. Transmission de l’héritage musical

Formation musicale rigoureuse : Les Couperin se formaient souvent en famille ou auprès de proches collaborateurs, perpétuant une tradition musicale d’excellence.
Fusion des styles : François Couperin a porté à son apogée le style français tout en intégrant des influences italiennes, mais il s’appuyait sur les bases posées par ses prédécesseurs.
Claviers et orgue : Toute la famille était étroitement liée aux instruments à clavier, en particulier l’orgue et le clavecin.

5. Une dynastie influente mais discrète

Contrairement à d’autres grandes familles musicales comme les Bach en Allemagne, les Couperin ont laissé un héritage presque exclusivement ancré en France.
François Couperin est aujourd’hui la figure la plus célèbre de la famille, mais son succès repose en partie sur les fondations posées par ses oncles et son père.

(Cet article est généré par ChatGPT. Et ce n’est qu’un document de référence pour découvrir des musiques que vous ne connaissez pas encore.)

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Översättning | Dagarnas skugga av Anna de Noailles (1902)

Sånger i natten

Sidan är de stänkta blå och gröna eldarna,
Luminös och fridfull Genève denna kväll
Sov i sjöns vatten, rörlig och spilld,
Halvmånen anländer till bergets höjd och stannar

— Besvimning av den fuktiga och bleknande luften
Som faller depilerad på flödena trötta och svaga;
Ett skepp väntar på att få sova i vägkanten,
Det hör en korsning, sedan minskande virvel.

De förbipasserande går, sjunger till äventyrs braves,
Hör det sömniga vattnet lappande
I den stora och vanliga natten där squishy vagn
Gör ett dämpat ljud av fotsteg och klockor.

En liten vind faller på de närliggande kullarna
Vid det här laget vindar myror upp till trötta träd,
Det flödar mjukt en doft av kök
Vid dörrar till hotell öppna på hamnen.

— Och detta är plötsligt, konstig burst
Violinerna ropar i skuggan som håller tyst,
Det är som om natten var upplyst i scharlakansrött
Och som alla stadens önskningar sjöng…

Av violiner, av sånger från Napoli eller Venise,
Musik av elände och av förbluffande,
Det är som om natten skulle ha en kris
Av skratt, av suckar, av tårar, märkligt!

Hjärtat som är mest utvalt i denna stund flödar över
Som en bunden fånge som andas så högt,
Att hans andedräkt ser ut att göra repet lättare
Tills all upproriskhet är ute;

Oh sjungande mediants av rötter till Italien,
Som följer ljudet flygande och lite levande av silver,
Vackra medlemmar av melankolin
Under nätterna som gör lyckan mer angelägen,

Låt skaka för oss deras lasciva musik,
Medan den tunga fronten i mörkret av våra händer,
Vi känner att hjärtat är sprucket till tandköttet.
Och njutningen i genom att sträcka ut en övermänsklig båge.

Brist på lust, drömsk surhet,
Förvirring av nerverna och av det sentimentala…
— Berätta om önskningarna, ångerfullheten, den modiga tiden,
Båten, kyssen, den otacksamma glömska slutet.

Sjung flitigt, så att den heta natten
Ni är alla rörda och svimmar vid era vändningar,
Stackars älskare som stärks av all kärlek som lurar,
Desperata givare av den sorgliga, söta kyssen…

Förundran

Min Gud, jag kan inte säga hur starkt det är
Mitt hjärta av denna morgon blir den gyllene solen,
Innan allt som skiner och gnistrar utanför.

Måste jag aldrig uttömma min glädje
Av detta vatten skiner, de denna luft som dränker mig,
Av allt som av tiden i min pulveriserade själ!

Ska de komma en dag, i något paradis,
Dessa kullar för vilka jag har gjort mycket och sagt mycket,
Ge mig värmen av middagens parfym,

Kommer mitt naiva jag att belönas
Att träden med sina grenar som kliver fram
Ger mig blommor av självbelåtenhet?

Väntar jag på slutet och tålmodig turbulens
Från sommarens krattor som passerar i stenarna
Som händer som utfört ett långt och känsligt arbete.

Skall jag ha hus med rosa tegeltak,
Med himlen runt omkring, som glider och vilar
På trädgårdarna, på vägarna, på allting…

Kommer jag att se, när den gula dagen går till stigande,
På rötterna, vid sidan av den vita muren av ett kloster,
Att passera av vagnar med tjurarna före,

Och kommer jag att se en lycklig by, avec deras folkmassa
Av söndagarna, promenader och bäckar som rinner
Nära paddockar planterade med hampa och gräslök;

Kommer jag att kunna, i en reprint smaka lukten av tiden,
Och göra mig hjärtat så ömt och så uppgivet,
Att fåglarna i luften kommer att rymmas inuti?

Åh lilla, gudomliga, ädla och storslagna jord,
Spelens tempo, dagarnas plats och mysteriets,
Eftersom den mänskliga önskan i dig släcker din törst,

Varför måste jag? Jag har inte gjort det än,
Detta goda lugnande av kropparna strider och trötta,
Och att alltid mitt hjärta mot dig är krossat…

Regn på sommaren

Åh, kväll tvättad av regn och sept av vind,
_ _ _ Åh, kväll och måne!
En timme drar sig tillbaka och den andra går framåt,
_ _ Vackra alla;

Den friska luften verkar lätt alla bleknar,
_ _ Of their distresses
Som i sommarkvällen ser många hjärtan
_ _ Som ett hjärta förtrycker;

Dessa drömmar, dessa suckar, i luften sentimentala
_ _ Of the twilights,
Som de sträcker sig, som de glider och gör ont,
_ _ Som de cirklar!

Men det vackra molnet gör i mörkret låt
_ _ Flow its wave
På kvällens ljumma, av för mycket sårad kärlek,
_ _ Oh profond peace;

Vilket lugn! Tystnaden och den goda friskheten…
_ _ Trädet droppar;
Inget buller i husen, stängda som blommor,
_ _ Ingenting på roten;

Och i den vattendränkta luften där mer ingenting sitter
_ _ Av den mänskliga själen
Det står upp en lukt av murgröna och persilja
_ _ Som fortsätter…

Rådet

Gå, var rädd för ödet:
Som inte var i morse.
Kommer denna kväll som pilen,
I den önskan som inte bryter nästan …
Morgondagen är inte spårad :
Du är inte säker på det förflutna.
Det är till dig, du kan ta det:
Men i mörkret som kommer att gå ner,
Inget av hasard är inte känt honom;
Jag känner att hans hjärta är naket,
ömt, brutalt och tyst;
Jag fruktar dig inte för natten, Vénus,
Och de som påverkas av kärlek.
Som kommer djärvt, till sin dag,
Och leder det glittrande,
Ah! Många av plaisir och av tårar.

Eternitet

Mélissa:

Ô Rhodon, våra två värmer i vi är spillda,
Som om vi njöt av deras livfulla vatten
Så att vi biter frukterna av låga grenar,
_ _ _ Lutade oss mot persikoträdet.

Rhodon:

Alla dina dagar fram till nu, leendena och danserna,
Och de plötsliga sorgerna, hoppet och avvikelserna,
Förväntat min ankomst och förberett kärleken.
Men kyssarna äger många andra skrikigheter.

Mélissa:

På vägarna där mina ögon såg dig komma,
En dag följde jag dig, ögonlocket stängdes,
För att återvända i tankens skugga
_ _ _ All kraft av njutning.

Rhodon:

Följande säsong kommer inte att bli vackrare.
Kom, låt ditt hus, dina systrar, dina spridda uppsättningar,
Se, det finns inte av dig, av mig, av våra utseenden
Som som hackspettarna i skogen kallar.

Mélissa:

Jag skakar, allt bleknar bort, det finns mer än oss;
Himlen vacklar, utrymmet stramas åt.

Rhodon:

Det finns inte mer av dig och av mig på jorden.
Och det lilla universumet för våra knän närmare.

Mélissa:

Runt min kropp trött av din bild
Jag tar med mig hela dagen ditt passionerade minne
Rullat som ett band av ångest och åtrå
_ _ _ Som griper tag i mig och rusar mig…

Rhodon:

Ah! vilken gudomlig fruktan i min djärvhet tvekar!

Mélissa

Mitt hjärta är som en skog där gudar kommer att komma!…

Sången om Daphnis

Jag vet inte mer att luften är mjuk, att dagen
Är glänsande, det ljusa saltet, den doftande kanelen,
Min själ i alla saker flyter nu
Utom i certifiering av lycka av kärleken

–När för att ta en citron, du böjer en gren
Och stiger upp lite till stenar av vägen,
Jag ser inte den gyllene frukten som så jag ser din hand,
Och färgen på dagen som av ditt vita ben.

Jag vet att inte existerar minst där inte blandas
Din önskan et gruvan förslavade och våldsamma,
Och jag har inte törstig av vattnet om du lägger din mun
På kanten av skönheten bäck full av småsten rullar.

Jag tror inte på tiden, på solen, på stormarna,
Jag tror inte att till den sorgliga och ljuva kärleken bara.
— Det är dagen när du skrattar och natten när du ligger,
Och oändligheten är uttömd vid sjön med två ansikten
När min plåga avundas sträva efter din plåga …

Förföljelsen

Hjärtan skulle vilja veta väl,
Men kärleken dansar mellan varelserna,
Den går från den ena till den andra och väntar
Och som vinden påverkar växter
Den blandar ljuvliga essenser;
Men de själar som distanserar sig
Är snabbare i sitt lopp
Att luften, parfymen och källan
Och lär förgäves att erhålla,
Kärleken är inte varken lycklig eller öm…

Arianes Växter

Vinden som får plommonen att falla,
_ _ De gröna kvittenfrukterna,
Som får månen att vackla,
Vinden som leder till havet,

Vinden som bryter och river,
_ _ Den kalla vinden,
Som den kommer och som rasar vidare
På mitt hjärta i oordning,

Som den kommer som i löven,
_ _ Den klara vinden,
På mitt hjärta, et som han plockar det.
Mitt hjärta och dess bittra saft.

Ah! att stormen wii komma
_ _ Leap by leap.
Som den tar i mitt huvud
Min smärta som böjer sig i rundningen.

Ah! att den kommer och att den tar bort
_ _ Springande bort,
Mitt tunga hjärta som en dörr
Som öppnas och fladdrar i vinden.

Vilket det bing det ant vilket det är en knockout
_ _ Bitarna
Till månen, till trädet, till djuren,
I luften, i skuggan, i vattnet,

För vilka kommer tillbaka till mig färre
_ _ För evigt,
Av min själ och av den egna
_ _ Som jag älskade…

Inspirationen

När den brinnande önskan i botten av hjärtat sjunker ner,
Den vackra hållningen föds och förlänger blodet.

Och när den gröna skogen vid kanten av den darrande drömmen,
Den gröna som flyttas att imitera och likna honom.

Avvisar knappast den fruktade förlägenhet
Det nära samtalet avstängt som armarna;

Och, studsande så att de våldsamma källorna,
Orden går, pressar, gråter comme munnarna,

Beväpnad med sporre, vingar och dart
Orden sjunker eller livligt blinkar som en blick,

Så binder vi dessa blommor högst upp på axeln,
Exaltation röker och slår som tiden,

Och detta är det som ler åt att bli iakttagen
Önskningarna på alla platser leder sina gudomliga fötter.

Ju mer oförskämda sånger, desto starkare är de
Som den levande spänningen med drömmar gör;

Allt är ljust för tänkaren som hans plåga trakasserar,
Stramar hennes fingrar i hennes djupa hår,
Uttagningar brända av mänskliga gnistor.

Den första hjärtesorgen

Vi går på sommaren i det höga dammet
Av vita vägar, kanter av gräs och av tvålört.

Den nedåtgående susen vecklade ut sig på oss,
Jag såg ditt hår, dina armar och dina knän.

Den enorma parfymen av dröm och av annanhet
var som en rosenbuske som blommar och som välsignar.

Jag suckade många gånger på grund av det
För att en liten del av min själ i slaget gick bort.

Kvällen flög bort, kvällen så lutande och så sorglig,
Det var som slutet på allt som existerar.

Jag kunde se att ingenting om mig störde dig,
I mitt hus denna ångest och i ditt hus denna frid!

Jag kände, inklusive att min smärta var förgäves,
Något som slutade och försvann i mina ådror.

Och som barnen garde deras allvar,
Jag talade med dig, med detta sår vid sidan…

–Jag sköt undan de taggiga näten när jag gick.
För det kom de inte för att riva ditt ansikte,

Vi gick, jag suckade av kylan de dina fingrar nakna,
Och när kvällen var slut…

Jag lyssnade, utan att se något på roten som följde,
Dina fotspår darrar i mig och går

Vi återvände så vid den prasslande trädgården,
Luftfuktigheten flög, jag hörde i förbifarten

–Ah! som det ljudet tillåter i mitt minne–
I den rörliga och varma luften, gnisslande gunga

Och jag återvände så, berusad av sommarens tid,
Trött på allt, på att ha en sommar som försvann.

Jag, pojken, djärv och livlig, och du, kvinnan,
Och att ta med dig hela dagen på min själ…

Du går, du jag ser

Du går, du jag ser, min skugga, ô mig själv,
Finn lite utmattning och underbar lycka,
Men hoppet darrar, luften är avtröttad, livet är rädsla,
Du går, alltid mer älskad än vi inte älskar dig.

Mer älskad, eller åtminstone mer bittert älskad,
Av en mer överhängande och krigisk nöd,
Så trött på att se hur allt ger vika och upphör,
Du korsar dina armar över ditt slutna hjärta.

Bara och gråtande bredvid din stolta själ,
Du lider smärtan utan like,
För hoppet, på gott och ont
Av din onda tur, brinnande och farlig

Varje dag finner du dig ha glömt allt
Av den meningslösa ansträngningen och att ta andetag.
Ändå kommer du inte att ha glädje av din sorg
En demon som avleder ditt öde är bunden.

Med åtminstone en glädje som du inte avundades,
Sjunger du om kärlek till tiderna som rullar fram,
Kanske var det nödvändigt att tala väl om den
Du visste inte det bästa av livet…

Lista över poesiöversättningar
(Français, English, Español, Italiano, Deutsch, Nederlands, Svenska)
W. B. Yeats, Rupert Brooke, Anna de Noailles, Léon-Paul Fargue

Vertaling | De schaduw van dagen door Anna de Noailles (1902)

Zangen in de nacht

De zijkant is het spetterende blauwe en groene vuur,
Lichtgevend en vredig Genève deze avond
Slaap in het water van het meer, bewegend en gemorst,
De halve maan arriveert op de hoogte van de berg en blijft

— Flauw van de vochtige en vervagende lucht
Die onthaard op de vermoeide en zwakke stromen valt;
Een schip wacht om te gaan slapen op de rede,
Het hoort een oversteek, dan afnemende werveling.

De voorbijgangers gaan, zingen voor avontuurlijke dapperen,
Hoor het slaperige water kabbelen
In de grote en vlakke nacht, waar wriemelende koetsen
Een gedempt geluid maken van voetstappen en bellen.

Een beetje wind valt op de nabije heuvels
Mier kronkelt nu naar vermoeide bomen,
Het stroomt zachtjes een geur van keuken
Op deuren van hotels open op de dokken.

— En dit is plotseling, vreemde uitbarsting
De schreeuw van violen in de schaduw die zwijgt,
Het is alsof de nacht werd verlicht in scharlaken
En dat alle verlangen van de stad zong…

Door violen, door zingt van Napoli of van Venise,
Muziek van ellende en van verdoving,
Het is alsof de nacht deze crisis heeft
Van lachen, van zuchten, van tranen, vreemd!

Het hart dat in dit ogenblik het meest overstroomt
Als een gebonden gevangene die zo luid ademt,
Dat zijn adem het touw lijkt te verlichten
Tot al het opstandige eruit is;

Oh zingende medianen van wortels naar Italië,
Dat volgt het geluid vliegen en beetje levendig van zilver,
Mooie leden van de melancholie
Tijdens de nachten die het geluk dringender maken,

Laat voor ons hun wulpse muziek schudden,
Terwijl de zware voorkant in de duisternis van onze handen,
We voelen het hart worden gekraakt om het tandvlees.
En het plezier in door het uitrekken van een bovenmenselijke boog.

Breken van verlangen, dromerige zuurgraad,
Verstrengeling van de zenuwen en het sentimentele…
— Vertel ons de verlangens, de spijt, de dappere tijd,
De boot, de kus, het ondankbare vergeten einde.

Zing ijverig, zodat de hete nacht
Be by you’re all moved and swooning at your turns,
Arme geliefden versterken door alle liefde die op de loer ligt,
Wanhopige gevers van de droevige, zoete kus…

Wonderen

Mijn God, ik kan niet zeggen hoe sterk is
Mijn hart van deze ochtend wordt de gouden zon,
Voor alles wat schijnt en schittert buiten.

Moet ik nooit mijn vreugde uitputten
Van dit water schijnt, de deze lucht die mij verdrinken,
Waarvan alles van de tijd in mijn gepoederde ziel!

Zullen ze op een dag komen, in een of ander paradijs,
Deze heuvels waarvoor ik veel heb gedaan en veel heb gezegd,
Breng me de warmte van het parfum van de middag,

Zal mijn naïeve zelf worden beloond
Dat de bomen met hun takken die naar voren stappen
Mij bloemen van zelfgenoegzaamheid presenteren?

Wacht ik op het einde et geduldige onrust
Van harken van de zomer die voorbijgaan in de kiezels
Als de handen die een lang en delicaat werk deden.

Zal ik huizen hebben met roze pannendaken,
Met de hemel rondom, die glijdt en rust
Op de tuinen, op de wegen, op alle dingen…

Zal ik zien, wanneer de gele dag opkomt,
Op de wortels, aan de zijkant van de witte muur van een klooster,
de wagens met de stieren voorbijkomen,

En zal ik een gelukkig dorp zien, met hun menigte
Van de zondagen, flanerend, en kreken die stromen
In de buurt van paddocks beplant met hennep en bieslook;

Zal ik, in en herdruk de geur van de tijd proeven,
Et make me the heart so tender et so ceded,
Dat de vogels van de lucht zullen worden ondergebracht binnen?

Oh kleine, goddelijke, nobele en grootse aarde,
Tempo van spelen, plaats van dagen en van het mysterie,
Sinds het menselijk verlangen in je lest je dorst,

Waarom moet ik, ik heb dit nog niet,
Deze goede kalmering van de lichamen strijden en moe,
En dat altijd mijn hart naar u toe zijn verbrijzeld…

Regen in de zomer

Oh, avond gewassen door regen en sept door wind,
_ _ Oh, avond en maan!
Een uur trekt zich terug en de ander gaat vooruit,
_ _ Mooi iedereen;

De frisse lucht lijkt licht alle vervagen,
van hun zorgen
Die in de zomeravond vele harten bewaken
Die een hart benauwen;

Deze dromen, deze zuchten, in de lucht sentimenteel
Van de schemering,
Zoals ze zich uitstrekken, zoals ze glijden en pijn doen,
Zoals ze cirkelen!

Maar de mooie wolk laat in de duisternis
haar golf stromen
Op het lauwe van de avond, van te veel gewonde liefde,
Oh diepe vrede;

Wat een rust! De stilte en de goede frisheid…
De boom druipt;
Geen geluid in de huizen, gesloten als bloemen,
Niets op de wortel;

En in de met water doordrenkte lucht waar meer niets zit
Van de menselijke ziel
Staat een geur op van klimop en peterselie
Die doorgaat…

De Raad

Ga, wees bang voor het lot:
Dat vanmorgen niet was.
Komt deze avond als de pijl,
In het verlangen dat bijna niet breekt…
De morgen is niet getraceerd:
Je bent niet zeker van het verleden.
Het is aan jou, je kunt het nemen:
Maar, in de duisternis die ten onder zal gaan,
Niets van hasard is hem niet bekend;
Ik voel dat zijn hart naakt is,
Teder, brutaal en stil;
Wees niet bang voor de nacht Vénus,
En zij die getroffen zijn door liefde.
Die komt vrijmoedig, naar zijn dag,
Leidt de sprankelende,
Ah! Veel plezier en tranen.

Eeuwigheid

Mélissa:

Ô Rhodon, onze twee heats in we zijn gemorst,
Alsof we genoten van hun levendige water
Zodat we bijten in de vruchten van lage takken,
Leunend op de perzikboom.

Rhodon:

Al je dagen tot nu toe, de glimlachen en de dansen,
En het plotselinge verdriet, de hoop en de afwijkingen,
Verschenen mijn komst en bereidde de liefde.
Maar de kussen bezitten vele andere schellen.

Mélissa:

Op de wegen door waar mijn ogen je zagen komen,
Een dag volgde ik je, het ooglid gesloten,
Om terug te keren in de schaduw van het denken.
Alle kracht van plezier.

Rhodon:

Het volgende seizoen zal niet mooier zijn.
Kom, laat je huis, je zusters, je verstrooide sets,
Zie, er is niet van jou, van mij, van onze blikken
Die als de spechten in het bos roepen.

Mélissa:

Ik tril, alles vervaagt, er is meer dat wij;
De hemel wiebelt, de ruimte wordt krapper.

Rhodon:

Er is niet meer van jou et van mij op de aarde.
En het kleine universum brengt onze knieën dichterbij.

Mélissa:

Om het mijn lichaam vermoeid van uw beeld
Ik breng de hele dag jouw gepassioneerde herinnering
Gerold als een lint van angst en verlangen
Dat me grijpt en me opjaagt…

Rhodon:

Ah! wat een goddelijke angst in mijn vrijmoedigheid aarzelt!

Mélissa

Mijn hart is als een bos waar goden komen!…

Het lied van Daphnis

Ik weet niet meer dat de lucht zacht is, dat de dag
Glanzend is, het heldere zout, de geurende kaneel,
Mijn ziel in alle dingen stroomt nu
Behalve in de zekerheid van geluk van de liefde

–Wanneer je voor het nemen van een citroen een tak kromt
En stijgt een beetje naar stenen van de weg,
Ik zie niet de gouden vrucht die zo zie ik je hand,
En de kleur van de dag die door je witte been.

Ik weet dat niet bestaan minst waar niet vermengd
Jouw verlangen et de mijn slaafs en hevig,
En ik heb geen dorst van het water als je je mond
Aan de rand van de schoonheid beek vol kiezels rolt.

Ik geloof niet dat aan de tijd, aan de zon, aan de stormen,
Ik geloof niet dat aan de trieste en zoete liefde alleen.
–Het is de dag wanneer je lacht, en de nacht wanneer je ligt,
En de oneindigheid is uitgeput bij het meer van twee gezichten
Wanneer mijn kwelling gretig jouw kwelling nastreeft…

De achtervolging

De harten willen graag goed weten,
Maar de liefde danst tussen de wezens,
Het gaat van de ene naar de andere wachtend
En zoals de wind planten beïnvloedt
Het mengt zoete essenties;
Maar de zielen die afstand nemen
Zijn sneller in hun loop
Dat de lucht, het parfum en de bron
En leren tevergeefs te verkrijgen,
De liefde is noch gelukkig noch teder…

De Planten van Ariane

De wind die de pruimen laat vallen,
_ _ De groene kweeperen,
Die de maan wiegt,
De wind die naar de zee leidt,

De wind die breekt en scheurt,
_ _ De koude wind,
Die komt en die raast
Op mijn hart in wanorde,

Die komt als in de bladeren,
_ _ De heldere wind,
Op mijn hart, et die hij plukt.
Mijn hart et zijn bittere sap.

Ah! dat de storm komt
_ _ Sprong voor sprong.
Die het in mijn hoofd neemt
Mijn pijn die buigt in de ronde.

Ah! Dat het komt en dat het wegtrekt.
_ _ Wegrennen,
Mijn zware hart als een deur
Die opengaat et wappert in de wind.

Welke het bing het ant welke het is een knock-out
_ _ De stukken
Naar de maan, naar de boom, naar beesten,
In de lucht, in de schaduw, in het water,

Waarvoor terugkomen naar mij minder
_ _ Voor altijd,
Door mijn ziel en haar eigen
_ _ Dat ik liefhad…

De inspiratie

Wanneer het brandende verlangen op de bodem van het hart neerdaalt,
De mooie houding wordt geboren en verlengt het bloed.

En wanneer het groene bos aan de rand van de bevende droom,
Het groen dat wordt bewogen dat imiteert en lijkt op hem.

Nauwelijks de angstige verlegenheid afwijzend
Het nauwe gesprek afgewend als de armen;

En, stuiterend zodat de felle bronnen,
De woorden gaan, persen, huilen comme de monden,

Gewapend met spoor, vleugels en dart
De woorden dalen of levendige knipperen als een blik,

Dus, het binden van deze bloemen op het hoogste van de schacht,
Exaltatie rookt en slaat als de tijd,

En dit is dat glimlachen om bekeken te worden
De verlangens in alle plaatsen leiden hun goddelijke voeten.

Hoe meer ruwe liederen, hoe sterker zijn die
Die de levende sensatie met dromen doen;

Alles is helder de denker die zijn kwelling kwelt,
Haar vingers verstrengelend in haar diepe haar,
Terugtrekken verschroeid door menselijke vonken.

Het eerste liefdesverdriet

We lopen in de zomer in het hoge stof
Van witte wegen, randen van gras en zeepkruid.

De dalende sus rafelde over ons heen,
Je zag je haar, je armen en je knieën.

Het enorme parfum van droom en anders-zijn
Was als een rozenstruik die bloeit en zegent.

Ik zuchtte vaak daardoor
Om dat een beetje van mijn ziel in blazen wegging.

De avond vloog weg, de avond zo neigend en zo droevig,
Het was als het einde van alles wat bestaat.

Ik kon zien dat niets van mij jou stoorde,
In mijn huis dit leed en in jouw huis deze vrede!

Ik voelde, ook dat mijn pijn tevergeefs was,
Iets eindigend en weggaand in mijn aderen.

En net als de kinderen garde hun ernst,
sprak ik met jou, met deze wond aan mijn zijde…

-Ik schoof de doornige netwerken opzij terwijl ik ging.
Daarvoor kwamen ze niet om je gezicht te verscheuren,

We gingen, ik zuchtte van de kou de je vingers naakt,
En toen aan het eind de avond werd bezocht

Ik luisterde, zonder iets te zien op de wortel die volgde,
Uw voetstappen trillen in mij en lopen

We kwamen zo terug bij de ruisende tuin,
De vochtigheid vloog, hoorde ik in het voorbijgaan

–Ah ! zoals dat geluid toestaan in mijn geheugen -.
In de bewegende en hete lucht, piepende schommel

En ik keerde terug, dronken van de zomertijd,
zat van alles, het voorbijgaan van de zomer.

Ik, de jongen brutaal en levendig, en jij, de vrouw,
En van breng je de hele dag op mijn ziel…

Ga jij, ik zie

Ga jij, ik zie, mijn schaduw, ikzelf,
vind wat uitputting en wonderbaarlijk geluk,
maar de hoop beeft, de lucht is verdoofd, het leven is angst,
ga jij, altijd meer bemind dan wij jou beminnen.

Meer bemind, of in ieder geval bitterder bemind,
van een meer dreigende en oorlogszuchtige nood,
zo moe van het zien hoe alles wegzakt en ophoudt,
kruis je je armen op je gesloten hart.

Enkel en huilend naast je trotse ziel,
lijd je de pijn die zijn gelijke niet kent,
voor de sprong, voor goed en kwaad
van je kwade geluk, vurig en gevaarlijk

elke dag vergeet je alles
van de nutteloze inspanning en het ademhalen.
Maar je zult geen plezier beleven aan je verdriet
een demon die je lot afwendt is gebonden.

Met tenminste een vreugde die je niet benijdde,
zul je de liefde bezingen tot de seizoenen die zich aandienen,
misschien was het nodig om er goed over te spreken
je wist niet wat het beste was in het leven…

Lijst met vertalingen van gedichten
(Français, English, Español, Italiano, Deutsch, Nederlands, Svenska)
W. B. Yeats, Rupert Brooke, Anna de Noailles, Léon-Paul Fargue