Anatoly Lyadov: Mémoires sur sa vie et ses œuvres

Aperçu

🇷🇺 Anatoly Lyadov : Le miniaturiste russe

Lyadov était un musicien très respecté de l’école nationaliste russe, lié à l’héritage des Cinq et un membre éminent du cercle Belyayev.

🎶 Aspects clés de sa vie et de sa carrière

Jeunesse et formation : Né à Saint-Pétersbourg dans une famille de musiciens, il étudie au Conservatoire de Saint-Pétersbourg. Il est l’élève de Nikolaï Rimski-Korsakov, qui reconnaît son immense talent mais remarque aussi sa nature « incroyablement paresseuse », allant jusqu’à l’expulser brièvement pour absentéisme.

Professeur et mentor : Liadov fut professeur d’harmonie et de composition au Conservatoire de Saint-Pétersbourg de 1878 jusqu’à sa mort. Instructeur rigoureux et méticuleux, il compta parmi ses élèves des personnalités majeures telles que Sergueï Prokofiev et Nikolaï Miaskovski.

Recherche sur la musique folklorique : Il s’est profondément impliqué dans la collecte et l’arrangement de chansons folkloriques russes pour la Société géographique impériale, ce qui a conduit à des œuvres comme ses Huit chansons folkloriques russes pour orchestre, op. 58.

L’anecdote de L’Oiseau de feu : Liadov est souvent resté célèbre pour la commande importante qu’il n’a jamais pu mener à bien. L’impresario Serge Diaghilev lui avait initialement commandé la musique du ballet L’Oiseau de feu. Sa procrastination notoire a poussé Diaghilev à se tourner vers le jeune Igor Stravinsky, ce qui a permis à ce dernier de connaître son premier grand succès.

🎼 Style musical et œuvres majeures

Liadov excellait comme miniaturiste, se spécialisant dans des pièces courtes et d’une grande finesse plutôt que dans des compositions de grande envergure (il n’a laissé aucune symphonie ni aucun opéra achevé). Sa musique est réputée pour son raffinement, son orchestration exquise et ses liens avec le folklore et le fantastique russes.

Miniatures orchestrales

Baba Yaga, Op. 56 Un poème symphonique coloré et programmatique basé sur la sorcière russe.

Le Lac Enchanté, Op. 62 Une « image de conte de fées » chatoyante et atmosphérique, connue pour ses couleurs tonales à la Debussy.

Kikimora, Op. 63 Un portrait rapide, fantaisiste et imaginatif d’un esprit maléfique de la maison.

Huit chansons folkloriques russes, op. 58. Arrangements orchestraux très soignés et évocateurs de mélodies traditionnelles.

Miniatures pour piano

Une tabatière musicale, op. 32 Une de ses pièces les plus célèbres, une charmante et légère “valse-badinage” qui imite le son d’une boîte à musique mécanique.

Préludes et Mazurkas. Nombreuses pièces courtes et poétiques pour piano, dans la tradition romantique.

Histoire

Anatoly Liadov naquit à Saint-Pétersbourg en 1855 dans une famille de musiciens, son père étant chef d’orchestre au théâtre Mariinsky. Dès son plus jeune âge, il fut initié à la musique russe et entra au Conservatoire de Saint-Pétersbourg en 1870 pour étudier le piano et le violon, bien qu’il se soit rapidement spécialisé dans le contrepoint et la fugue.

Étudiant et professeur

Malgré ses dons naturels, loués par des personnalités comme Modeste Moussorgski, Liadov avait la réputation d’être peu fiable et fut brièvement exclu des cours de composition de Nikolaï Rimski-Korsakov en 1876 pour absentéisme. Il fut réintégré en 1878 pour terminer ses études et, aussitôt diplômé, il rejoignit le corps professoral du Conservatoire comme professeur de théorie élémentaire, poste qu’il occupa jusqu’à la fin de sa vie.

En tant que professeur, Liadov était réputé pour son exigence et sa méticulosité excessive, et comptait parmi ses élèves des personnalités telles que Sergueï Prokofiev et Nikolaï Miaskovski. Si ses étudiants le trouvaient parfois inconstant, il était reconnu pour la précision et la concision de ses analyses.

Le cercle Beliyav et le nationalisme

Liadov devint une figure centrale du Cercle Belyayev, un groupe de compositeurs nationalistes qui succéda au groupe des « Mighty Handful ». Ce groupe était dirigé par le magnat du bois et mécène Mitrofan Belyayev, à qui Liadov fit découvrir la musique du jeune Alexandre Glazounov. Liadov, aux côtés de Glazounov et de son ancien professeur Rimski-Korsakov, siégea au conseil consultatif de la maison d’édition de Belyayev et des Concerts symphoniques russes. Le Cercle Belyayev adopta le style nationaliste russe, puisant son inspiration dans la musique folklorique et les contes, mais, contrairement au groupe précédent, il reconnaissait également l’importance d’une formation académique. Liadov contribua de manière significative au mouvement national en réalisant un important travail d’arrangement de chants folkloriques russes pour la Société géographique impériale.

Un maître de la miniature

Tout au long de sa carrière, la maîtrise technique de Liadov fut unanimement reconnue, pourtant il composa peu d’œuvres d’envergure, ne terminant jamais ni symphonie ni opéra. Son esprit d’autocritique et son manque notoire de régularité expliquent que sa production se compose principalement de courtes pièces poétiques pour piano et, plus tard, de brillantes miniatures orchestrales.

Ses œuvres les plus célèbres, telles que les pièces orchestrales descriptives Baba Yaga, Le Lac enchanté et Kikimora, puisent toutes dans le folklore russe et témoignent de son talent exceptionnel pour l’orchestration et la création d’atmosphères musicales. Dans ces œuvres, il associe le romantisme flamboyant de ses maîtres à une complexité harmonique naissante, à l’instar de son contemporain Alexandre Scriabine.

L’anecdote et l’héritage de l’Oiseau de Feu

L’illustration ultime du caractère de Liadov – son talent exceptionnel allié à son manque de fiabilité – survint vers la fin de sa vie. En 1909, l’impresario Serge Diaghilev lui commanda la musique du ballet L’Oiseau de feu. Cependant, la procrastination chronique de Liadov l’empêcha de livrer l’œuvre, ce qui amena Diaghilev à se tourner vers le compositeur alors relativement inconnu Igor Stravinsky, dont le ballet lança sa carrière internationale.

Anatoly Liadov mourut en 1914 à Polinovka, près de Novgorod. Malgré le nombre restreint de ses œuvres achevées, le savoir-faire exquis et le charme intemporel de ses miniatures lui assurent une place permanente, quoique modeste, dans l’histoire de la musique russe.

Histoire chronologique

La vie d’Anatoly Lyadov en tant que compositeur, professeur et chef d’orchestre s’est déroulée principalement à Saint-Pétersbourg, à commencer par sa naissance dans une famille de musiciens en 1855.

Sa formation musicale débuta en 1870 lorsqu’il entra au Conservatoire de Saint-Pétersbourg. Il y étudia le piano et le violon avant de se consacrer à la composition sous la direction de Nikolaï Rimski-Korsakov. Cependant, son talent naturel était souvent contrebalancé par un manque d’assiduité, ce qui lui valut une exclusion temporaire pour absentéisme en 1876.

Après sa réadmission, il obtint son diplôme en 1878 avec sa composition « Scène finale de La Mariée de Messine de Schiller » et intégra aussitôt le corps professoral du Conservatoire comme professeur de théorie élémentaire. Ce poste d’enseignement devint la constante de sa carrière, qu’il occupa pendant les 36 années suivantes. Parmi ses élèves durant cette période figuraient de futurs géants de la musique tels que Sergueï Prokofiev et Nikolaï Miaskovski.

À partir de la fin des années 1870, Liadov s’impliqua profondément dans le mouvement nationaliste, collaborant d’abord avec Balakirev et Rimski-Korsakov à l’édition des œuvres de Glinka. Plus important encore, il devint un membre influent du Cercle Belyayev, un groupe de compositeurs soutenu par l’éditeur Mitrofan Belyayev, qui contribua à promouvoir de nouvelles compositions russes. Durant cette période, il s’imposa comme un miniaturiste de grand talent, se consacrant principalement à des œuvres pour piano telles que les Quatre Arabesques, op. 4 (1878) et sa célèbre Tabatière musicale, op. 32 (publiée en 1893).

Une contribution nationale essentielle est venue à partir de 1897, lorsqu’il a consacré beaucoup d’efforts à arranger et à éditer des chansons folkloriques collectées par la Société géographique impériale, ce qui a donné lieu à des œuvres comme la suite orchestrale Huit chansons folkloriques russes, op. 58.

L’apogée de sa renommée en tant qu’orchestrateur survint vers 1904, avec la publication des œuvres orchestrales descriptives inspirées du folklore russe : Baba Yaga, Op. 56 (achevée vers 1904), suivies du poème symphonique atmosphérique Le Lac enchanté, Op. 62 et de la fantaisiste Kikimora, Op. 63, toutes deux datant de 1909.

L’année 1909 fut également marquée par un événement charnière dans sa carrière : Serge Diaghilev lui commanda la musique du ballet L’Oiseau de feu. Incapable de mener à bien l’œuvre, en raison de sa procrastination habituelle, il amena Diaghilev à confier la commande au jeune Igor Stravinsky, qui connut une renommée internationale grâce à ce ballet.

Liadov continua de composer des œuvres courtes et d’enseigner jusqu’à la fin de sa vie, sans toutefois parvenir à achever les œuvres d’envergure, comme un opéra, que ses collègues lui souhaitaient. Il mourut en août 1914, à l’âge de 59 ans, dans sa propriété de campagne près de Novgorod.

Style, mouvement et période de la musique

Le style musical, le mouvement et l’époque d’Anatoly Lyadov l’inscrivent résolument dans la tradition russe, faisant le lien entre le romantisme tardif et le début du XXe siècle.

🕰 ️ Période musicale : Romantisme tardif / Début du XXe siècle

Liadov vécut de 1855 à 1914, ce qui situe sa période de composition active entre la fin du XIXe et le tout début du XXe siècle. Il est généralement considéré comme une figure du romantisme tardif, mais son œuvre, vers la fin de sa vie, témoigne de tendances de plus en plus impressionnistes, notamment dans l’orchestration.

🎭 Mouvement : Nationalisme et Cercle Belyayev

Son principal mouvement artistique était le nationalisme russe.

Associations : Il fut l’élève de Nikolaï Rimski-Korsakov et fréquenta les compositeurs du groupe « Les Cinq ». Surtout, il fut un membre clé du Cercle Belyayev, un groupe voué à la promotion de la musique russe, souvent inspirée du folklore et des contes de fées, mais privilégiant une technique académique rigoureuse.

Thèmes abordés : Ses œuvres les plus célèbres, telles que les poèmes symphoniques Baba Yaga, Kikimora et Le Lac enchanté, sont des compositions à programme qui puisent directement dans le folklore et les contes de fées russes.

🎶 Style : Traditionnel, Miniaturiste raffiné avec une orchestration innovante
Le style de Liadov se caractérise par un mélange de structure traditionnelle (dans ses nombreuses miniatures pour piano) et de coloration novatrice (dans ses œuvres orchestrales).

Traditionnel contre innovant :

Traditionnel : Liadov était connu pour son conservatisme musical – Prokofiev a noté que « même les innovations musicales les plus innocentes rendaient fou le conservateur Liadov ». Ses premières œuvres étaient souvent composées dans des formes traditionnelles comme les préludes, les mazurkas et les canons.

Innovant : Malgré son conservatisme personnel, son art de la composition, notamment son orchestration dans des œuvres comme Le Lac enchanté, était d’une grande finesse et témoignait d’un talent exceptionnel pour les nuances sonores. Ces œuvres plus tardives révèlent l’utilisation d’harmonies changeantes et d’effets atmosphériques, qui le rattachent aux expérimentations harmoniques de son jeune contemporain Alexandre Scriabine.

Caractéristiques stylistiques spécifiques :

Il était un miniaturiste reconnu, excellant dans les pièces courtes et soignées plutôt que dans les œuvres de grande envergure (il n’a réalisé aucune symphonie ni aucun opéra).

Sa musique révèle l’influence de compositeurs comme Chopin et Schumann dans ses œuvres pour piano, et de Wagner et des compositeurs français dans ses compositions orchestrales.

Il possédait un sens très développé des couleurs orchestrales, à l’instar de son professeur Rimski-Korsakov, ce qui donnait à sa production, pourtant restreinte, une finition éclatante et précieuse.

En résumé, la musique de Liadov est structurellement traditionnelle mais imprégnée de thèmes nationalistes et romantiques, réalisés grâce à une palette orchestrale de plus en plus novatrice/impressionniste.

Vous pouvez écouter l’une de ses œuvres les plus appréciées, Le Lac enchanté, qui illustre parfaitement son style raffiné de miniaturiste.

Genres

La musique d’Anatoly Lyadov est surtout connue pour sa grande qualité d’exécution dans un éventail limité de genres, car il excellait dans les formes plus courtes et n’a pas réalisé d’œuvres de grande envergure comme des opéras ou des symphonies.

Ses compositions se répartissent en plusieurs genres principaux :

1. Œuvres orchestrales

Les œuvres qui lui assurent une place permanente dans la musique russe sont ses pièces orchestrales, qui prennent souvent la forme de courts poèmes symphoniques descriptifs ou de tableaux symphoniques.

Poèmes symphoniques / Poèmes symphoniques : Ce sont ses œuvres les plus populaires, puisant souvent leur inspiration dans des sujets et le folklore russes. On peut citer comme exemples les œuvres à programme Baba Yaga, Kikimora et Le Lac enchanté.

Arrangements et suites de chansons folkloriques : Il a composé des arrangements orchestraux de matériel préexistant, dont le plus célèbre est les Huit chansons folkloriques russes pour orchestre, op. 58.

Autres genres orchestraux : Il a également écrit des pièces dans des formes comme le Scherzo, la Polonaise (par exemple, À la mémoire de Pouchkine), la Mazurka (Scène de village près de l’auberge) et les Élégies (Nénie ) .

2. Miniatures pour piano

Le plus grand corpus publié d’œuvres de Liadov est destiné au piano et se compose principalement de courtes pièces de caractère.

Formes courtes : La majeure partie de sa musique pour piano se compose d’une succession de petites pièces, souvent classées en préludes (il en a composé une trentaine), mazurkas, valses (dont la célèbre « Une tabatière musicale », sous-titrée « Valse-badinage »), arabesques, bagatelles et études . On les appelle souvent « pièces de salon ».

Variations : Ses œuvres pour piano les plus importantes sont des variations sur des thèmes, comme les Variations sur un thème folklorique polonais, op. 51 et les Variations sur un thème de Glinka, op. 35.

3. Musique chorale

Liadov a également composé de la musique pour chœur, que l’on peut diviser en trois catégories :

Chants religieux

Arrangements de chants folkloriques (pour chœur, par exemple les 15 chants folkloriques russes pour voix féminines)

Compositions chorales originales

Sa musique se caractérise globalement par le savoir-faire exquis et la beauté délicate que l’on attend d’un miniaturiste.

Caractéristiques de la musique

La musique d’Anatoly Liadov se définit par plusieurs caractéristiques clés qui lui assurent une place dans l’histoire du romantisme russe, malgré une production relativement restreinte.

Voici les principales caractéristiques de son style de composition :

1. L’art de la miniature

Liadov est surtout connu comme miniaturiste.

Œuvres de petite envergure : Il composait presque exclusivement des pièces courtes et très soignées, et était notoirement incapable d’achever des œuvres de grande envergure (il n’a laissé aucun opéra, symphonie ou concerto achevé). Sa composition la plus longue dure moins de 15 minutes.

Le souci du détail : sa musique est élaborée avec méticulosité, une grande précision et une attention méticuleuse aux détails, ce qui donne des pièces à la finition impeccable, sans aucune note ni geste superflu.

2. Couleur orchestrale exceptionnelle

Ses œuvres les plus marquantes sont les poèmes symphoniques pour orchestre, qui témoignent d’une maîtrise exceptionnelle de l’orchestration, héritant de la tradition de son maître, Rimski-Korsakov.

Peinture sonore : Son orchestration est extrêmement raffinée, vivante et concise, excellant dans la création d’ambiance et d’atmosphère.

Effets atmosphériques : Dans des œuvres comme Le Lac enchanté, il utilise des harmonies délicates, le célesta, la harpe et des cordes étouffées pour créer un sentiment de sérénité mystique, des « trilles scintillantes » et une « merveilleuse impression de stase magique ».

3. Lien avec le folklore et le nationalisme russes

Sa musique est profondément ancrée dans la tradition nationaliste russe, puisant son inspiration dans la culture folklorique.

Musique à programme : Nombre de ses œuvres majeures sont à programme (elles racontent une histoire) et sont basées sur des sujets et des contes de fées profondément russes, tels que la sorcière Baba Yaga et l’esprit de la maison Kikimora.

Utilisation de chansons folkloriques : Il a réalisé de nombreux arrangements de chansons folkloriques russes pour la Société géographique impériale, et ces mélodies traditionnelles ont souvent servi de base à ses compositions, comme ses Huit chansons folkloriques russes pour orchestre.

4. Style harmonique

Son harmonie comble le fossé entre l’École nationale russe et les tendances modernes.

Fondements traditionnels : Ses premières œuvres pour piano, ainsi que nombre de ses œuvres plus récentes, sont structurellement ancrées dans des formes traditionnelles (préludes, fugues, mazurkas) et une harmonie conservatrice.

Innovations de la dernière période : Dans ses dernières œuvres orchestrales, Liadov a expérimenté une tonalité étendue et des harmonies suggestives, évoluant vers une ambiance impressionniste avec l’utilisation de changements de tierce majeure et mineure et d’accords de neuvième, montrant une influence de son jeune contemporain, Alexandre Scriabine.

En substance, la musique de Liadov se caractérise par sa forme concise, son exécution exquise, son atmosphère imaginative et ses thèmes folkloriques typiquement russes.

Activités musicales autres que la composition

Anatoly Lyadov était une figure très active et importante de la scène musicale russe, impliqué dans plusieurs activités clés qui allaient au-delà de son travail de compositeur.

Ses principaux rôles non liés à la composition étaient ceux d’éducateur, de chef d’orchestre et de chercheur/éditeur de musique folklorique russe.

1. 🧑 ‍ 🏫 Enseignant et professeur

L’activité la plus régulière de Lyadov était l’enseignement de la théorie musicale et de la composition au Conservatoire de Saint-Pétersbourg.

Longue carrière : Il a rejoint le corps professoral en 1878, immédiatement après avoir obtenu son diplôme, et y est resté jusqu’à la fin de sa vie, devenant un professeur respecté (quoique parfois excentrique).

Influence sur les futurs compositeurs : Il fut un mentor essentiel pour toute une génération de compositeurs russes. Parmi ses élèves les plus notables figurent Sergueï Prokofiev, Nikolaï Miaskovski et Boris Asafiev.

Instruction rigoureuse : Il était connu pour être méticuleux et exigeant dans ses critiques, exigeant de ses élèves une grande précision, ce qui reflétait l’approche qu’il adoptait dans ses propres compositions.

2. 🎼 Conducteur

Liadov a également été actif comme chef d’orchestre, notamment dans la promotion de la nouvelle musique russe.

Prestations en concert : Il a dirigé des orchestres à Saint-Pétersbourg, participant à diverses séries de concerts, notamment les Concerts symphoniques populaires créés par Anton Rubinstein et les concerts de l’École libre de musique.

Cercle Belyayev : Ses activités de chef d’orchestre étaient souvent liées au Cercle Belyayev, un groupe de compositeurs nationalistes. Liadov a contribué à promouvoir la musique d’avant-garde de son époque, notamment les œuvres d’Alexandre Scriabine, en tant que conseiller et chef d’orchestre associé à la maison d’édition Belyayev.

3. 📝 Chercheur et éditeur de musique folklorique

Une partie importante, et souvent négligée, de sa carrière a été son travail en ethnomusicologie russe.

Recherche sur le terrain : À partir de 1893, il fut chargé par la Société géographique impériale d’effectuer des missions de terrain pour collecter et transcrire des chansons folkloriques russes provenant de différentes régions.

Édition : Ces recherches l’ont amené à arranger et à publier des centaines de chansons folkloriques, contribuant ainsi grandement à la préservation et à la diffusion de la musique nationale russe. Son œuvre orchestrale la plus célèbre, les Huit chansons folkloriques russes pour orchestre, op. 58, est le fruit direct de ce travail de collecte.

Collaboration : Il a également collaboré avec Mily Balakirev et Rimski-Korsakov à la préparation et à l’édition des opéras de Mikhaïl Glinka.

En résumé, Liadov était une figure centrale du monde musical de Saint-Pétersbourg, non seulement comme compositeur de miniatures délicates, mais aussi comme éducateur essentiel, chef d’orchestre engagé et défenseur dévoué des traditions folkloriques russes.

Activités en dehors de la musique

📖 Intérêts en lecture et littérature

Liadov nourrissait de profonds intérêts personnels pour la littérature et le fantastique, qui ont influencé son œuvre, mais qui ne constituaient pas en eux-mêmes des activités liées à la musique.

Goûts littéraires : Il prenait plaisir à lire et à discuter des auteurs de contes fantastiques et oniriques, notamment Pouchkine (par-dessus tout), E.T.A. Hoffmann, Hans Christian Andersen, et plus tard, Oscar Wilde et Maurice Maeterlinck. Il préférait les « choses tendres et fantastiques ».

En tant que professeur de musique

🧑 ‍ 🏫 Longue carrière et influence au Conservatoire

Liadov intégra le corps professoral du Conservatoire de Saint-Pétersbourg en 1878 en tant que professeur de théorie élémentaire, poste qu’il occupa jusqu’à sa mort en 1914.

Élèves éminents : Sa plus grande contribution a été de former la nouvelle génération de compositeurs russes. Parmi ses élèves figuraient des personnalités majeures qui allaient marquer la musique russe du XXe siècle, notamment :

Sergueï Prokofiev

Nikolaï Miaskovski

Boris Asafyev

✍️ Style et méthodologie d’enseignement

La méthode de Liadov se caractérisait par sa méticulosité, sa précision et son attachement à la tradition, reflétant ses propres habitudes de composition.

Précision et concision : le chef d’orchestre Nikolaï Malko, qui a étudié l’harmonie avec Liadov, a noté que ses « commentaires critiques étaient toujours précis, clairs, compréhensibles, constructifs et brefs ».

Exigence méticuleuse : Igor Stravinsky a fait remarquer que Liadov était aussi strict avec lui-même qu’avec ses élèves, « écrivant avec une grande précision et exigeant une grande attention aux détails ».

Conservatisme : Malgré sa technique méticuleuse, Liadov était musicalement conservateur. Prokofiev se souvenait que « même les innovations musicales les plus innocentes rendaient fou le conservateur Liadov ». Ce conservatisme amenait parfois Miaskovski et Prokofiev à partager une aversion pour les goûts musicaux de leur professeur.

📈 Un héritage à travers ses élèves

Bien que Liadov lui-même n’ait souvent pas réussi à achever des œuvres de grande envergure, son enseignement approfondi et rigoureux sur le plan académique a fourni les bases essentielles à deux des plus grands symphonistes et compositeurs russes du XXe siècle :

Transmission des fondamentaux techniques : Il a inculqué une compréhension approfondie du contrepoint et des formes traditionnelles, ce qui a permis à ses élèves d’acquérir la maîtrise technique nécessaire pour réaliser leurs propres visions musicales, plus radicales.

Une expérience partagée : L’expérience commune d’étudier auprès de Liadov a contribué à consolider l’amitié indéfectible entre les deux élèves les plus célèbres, Prokofiev et Miaskovski. Miaskovski composa même un jour des variations sur un thème d’Edvard Grieg pour contrarier Liadov, qui n’appréciait guère la musique de Grieg, illustrant ainsi l’influence forte, quoique parfois conflictuelle, de la relation maître-élève.

Le rôle de Lyadov était donc de servir de pilier technique à l’école de composition russe, reliant la génération du Groupe des Grands et du Cercle de Belyayev au mouvement moderniste à venir grâce aux compositeurs qu’il avait formés.

Relations avec les compositeurs

La vie d’Anatoly Lyadov s’est déroulée principalement à Saint-Pétersbourg, ce qui lui a permis d’entretenir des relations directes et significatives avec de nombreux compositeurs russes de premier plan, à la fois comme étudiant et comme professeur.

Voici ses relations directes avec d’autres compositeurs, classées selon leur nature :

1. Enseignant et mentor (étudiants)

Liadov fut professeur au Conservatoire de Saint-Pétersbourg de 1878 jusqu’à sa mort. Son enseignement a posé les fondements techniques d’une nouvelle génération de maîtres russes.

Sergueï Prokofiev : Liadov était le professeur de composition de Prokofiev. Bien qu’il admirât le talent de Prokofiev, il était conservateur et exprimait souvent sa désapprobation face aux idées musicales novatrices de ce dernier, lui disant parfois sur le ton de la plaisanterie : « Va écouter Richard Strauss. Va écouter Debussy. »

Nikolaï Miaskovski : Miaskovski était un ami proche de Prokofiev et un condisciple de Liadov.

Igor Stravinsky : Bien que Stravinsky ait principalement étudié avec Rimski-Korsakov, il était le cadet de Liadov au Conservatoire et le connaissait. Plus tard, Stravinsky bénéficia de la fameuse procrastination de Liadov lorsque la commande du ballet L’Oiseau de feu lui fut confiée, lançant ainsi sa carrière internationale.

Autres élèves notables : Parmi ses élèves figuraient également Mikhaïl Gnessine et Boris Asafiev.

2. Étudiant, collègue et conseiller (enseignants/pairs)

Liadov était professionnellement et personnellement lié aux figures clés du mouvement nationaliste russe.

Nikolaï Rimski-Korsakov (Professeur et collègue) : Il s’agissait sans doute de la relation professionnelle la plus importante de Liadov. Rimski-Korsakov était son professeur de composition au Conservatoire de Saint-Pétersbourg, l’ayant même brièvement expulsé pour absentéisme en 1876 avant de le réintégrer. Ils furent collègues toute leur vie au sein du corps professoral du Conservatoire et siégèrent ensemble, aux côtés de Glazounov, au conseil consultatif du Cercle Beliaïev, déterminant de fait quels jeunes compositeurs bénéficieraient d’un mécénat. Liadov démissionna brièvement du Conservatoire en 1905 pour protester contre le renvoi de Rimski-Korsakov, et y revint lorsque son mentor fut réintégré.

Alexandre Glazounov (collègue et collaborateur) : Liadov fit découvrir la musique du jeune Glazounov au magnat du bois et philanthrope Mitrofan Belyayev. Liadov, Glazounov et Rimski-Korsakov formèrent le trio musical central du Cercle de Belyayev, se conseillant mutuellement et promouvant leurs œuvres respectives par le biais de la maison d’édition de Belyayev.

Piotr Ilitch Tchaïkovski (Relation) : Liadov rencontra Tchaïkovski en 1887. Bien que Tchaïkovski ait initialement eu une opinion négative sur l’une des premières pièces pour piano de Liadov, leur relation changea après leur rencontre, et Tchaïkovski devint un visiteur fréquent de Liadov et du cercle Belyayev.

Modeste Moussorgski (Admirateur) : Moussorgski fut l’un des premiers admirateurs du talent musical naturel de Liadov dans les années 1870, à l’époque où Liadov était associé à La Poignée Puissante (Les Cinq).

Mily Balakirev (collaboratrice) : Lyadov a collaboré avec Balakirev et Rimsky-Korsakov à la préparation et à l’édition des éditions des opéras de Mikhaïl Glinka.

En substance, Liadov a servi de lien entre l’ancienne génération de nationalistes russes (Moussorgski, Balakirev, Rimski-Korsakov) et les modernistes émergents (Prokofiev, Stravinsky), principalement grâce à sa longue carrière de professeur et à son rôle d’intermédiaire influent au sein du cercle de Belyayev.

Compositeurs similaires

1. 🇷🇺 Nationalistes russes et coloristes d’orchestre (Les pairs les plus proches)

Ces compositeurs sont les plus semblables, car ils partagent son mouvement culturel et son intérêt pour une palette orchestrale brillante et des sujets folkloriques.

Nikolaï Rimski-Korsakov (1844–1908) :

Similitude : Rimski-Korsakov, ancien professeur et collaborateur de toujours de Liadov, est le maître incontesté de l’orchestration et du fantastique en Russie. Les poèmes symphoniques de Liadov (Baba Yaga, Le Lac enchanté) s’inscrivent dans la continuité directe du style folklorique et coloré que l’on retrouve dans les œuvres de Rimski-Korsakov, comme Shéhérazade et ses opéras fantastiques.

Alexandre Glazounov (1865 –1936) :

Similitudes : Membre du cercle de Belyayev et contemporain proche, Glazounov se distingue par la grande maîtrise de sa musique, son raffinement et sa connaissance approfondie des formes, à l’instar de celle de Liadov. Il a également composé des pièces orchestrales descriptives et de nombreuses miniatures pour piano, mais a abordé les formes d’envergure avec plus de succès que Liadov.

Alexandre Borodine (1833-1887) :

Similitude : Membre du groupe des « Mighty Handful ». La musique de Borodine, notamment son poème symphonique Dans les steppes d’Asie centrale et la musique du Prince Igor, partage avec Liadov un attachement au nationalisme russe et à la création de paysages orchestraux vivants, atmosphériques et riches en couleurs.

2. 🎹 Maîtres de la miniature (Forme similaire et finition polonaise)

Ces compositeurs se ressemblent par leur intérêt pour des pièces courtes et très abouties, souvent pour piano.

Frédéric Chopin (1810-1849 ) / Robert Schumann (1810-1856 ) :

Similitude : Bien que séparées par le temps et l’espace, l’œuvre pianistique abondante de Liadov – comprenant ses préludes, ses mazurkas et divers morceaux courts – s’inscrit dans la tradition établie par ces deux maîtres romantiques de la pièce de caractère. Liadov a insufflé une sensibilité russe aux formes miniatures qu’ils ont perfectionnées.

Erik Satie (1866 –1925) :

Similitude : Bien que son langage musical soit totalement différent (français, avant-gardiste), Satie s’est spécialisé dans la miniature musicale, créant des pièces brèves, souvent fantaisistes et pleines de caractère pour piano. Son œuvre reflète le souci de concision et de charme de Liadov, bien que ce dernier soit ancré dans le romantisme tandis que Satie est souvent considéré comme un précurseur du modernisme.

3. ✨ Compositeurs de fantasy romantique tardive (atmosphère similaire)

Ces compositeurs partagent une esthétique qui consiste à utiliser la couleur orchestrale pour créer une ambiance intangible, mystique ou fantastique.

Alexandre Scriabine (1872 –1915) :

Similitude : Un contemporain plus jeune. La musique plus tardive de Liadov, comme Le Lac enchanté, était réputée pour son utilisation d’une tonalité étendue et d’effets chatoyants, qui recoupent l’univers sonore mystérieux des débuts de Scriabine (avant que Scriabine ne s’enracine pleinement dans son langage harmonique mystique).

Paul Dukas (1865–1935) :

Similitude : Le compositeur français de L’Apprenti sorcier (1897). L’œuvre de Dukas partage avec celle de Liadov le même souci de créer des œuvres orchestrales spectaculaires, détaillées et brillantes, inspirées de programmes littéraires ou fantastiques spécifiques.

Relations

Les relations directes d’Anatoly Lyadov s’étendent à un large éventail de personnalités du monde musical russe, de sa propre famille à des mécènes influents et à des élèves célèbres.

👨 ‍ 👩 ‍ 👧 ‍ 👦 Famille (Musiciens)

Liadov est né dans une famille de musiciens, ce qui a influencé le début de sa carrière :

Konstantin Lyadov (Père) : Il était chef d’orchestre au théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg et a dirigé le premier opéra de Wagner mis en scène en Russie, Lohengrin, en 1868. La jeunesse de Lyadov, en tant que « gamin de théâtre espiègle », s’est déroulée dans les coulisses en raison de la position de son père.

V. Antipova (Mère) : Elle était pianiste.

Alexandre Liadov (oncle) : Il était chef d’orchestre de l’orchestre de la salle de bal impériale.

Vera Lyadova-Ivanova (cousine) : C’était une actrice et chanteuse très connue.

🎶 Musiciens, interprètes et chefs d’orchestre non compositeurs

Lyadov était lié à plusieurs musiciens et chefs d’orchestre :

Konstantin Lyadov (chef d’orchestre) : Le métier de son père l’a initié à la direction d’orchestre.

Nikolaï Tcherepnine (chef d’orchestre) : Tcherepnine, membre du cercle de Rimski-Korsakov, a dirigé la première du poème symphonique de Liadov, Le Lac enchanté, huit mois après la mort de Rimski-Korsakov.

Nikolaï Malko (chef d’orchestre) : Malko a étudié l’harmonie avec Lyadov au Conservatoire et a rapporté que les commentaires critiques de Lyadov étaient « toujours précis, clairs, compréhensibles, constructifs et brefs ».

Mily Balakirev (chef d’orchestre) : Liadov a collaboré avec Balakirev à l’édition des opéras de Glinka.

💼 Mécènes et impresarios non musiciens

Ces individus ont joué un rôle crucial dans le financement et la promotion des travaux de Liadov et du mouvement nationaliste russe.

Mitrofan Belyayev (mécène, éditeur, marchand de bois) : Cette relation fut déterminante pour la carrière de Liadov. Belyayev était un riche marchand de bois et musicien amateur (altiste) qui devint le mécène de Liadov.

Liadov fit découvrir à Belyayev la musique du jeune Alexandre Glazounov, ce qui amena Belyayev à financer l’intégralité du Cercle Belyayev.

Liadov a siégé avec Rimski-Korsakov et Glazounov au conseil consultatif de la maison d’édition de Belyaïev, sélectionnant de nouvelles œuvres russes à publier.

Belyayev publia la musique de Lyadov et lui accorda une pension dans son testament, lui assurant ainsi un soutien matériel.

Sergueï Diaghilev (Impresario) : Diaghilev, fondateur des Ballets russes, avait commandé à Liadov la musique du ballet L’Oiseau de feu. L’incapacité de Liadov à livrer l’œuvre, due à sa procrastination, incita Diaghilev à confier la composition au jeune Igor Stravinsky, donnant ainsi naissance à l’une des anecdotes les plus célèbres de l’histoire de la musique.

Œuvres remarquables pour piano solo

L’œuvre la plus importante d’Anatoly Liadov est constituée de ses miniatures pour piano solo. Maître de la courte pièce de caractère, il écrivait avec délicatesse, charme et un raffinement impeccable.

Voici quelques-unes de ses œuvres pour piano solo les plus remarquables et les plus appréciées :

1. Une tabatière musicale, op. 32

Il s’agit sans doute de l’œuvre pour piano la plus célèbre de Liadov.

Genre/Forme : Valse-badinage (une valse fantaisiste).

Caractéristique : Elle reproduit à la perfection le son d’une boîte à musique mécanique délicate et ornée. Elle est réputée pour sa mélodie légère, répétitive et cristalline, son accompagnement simple et sa sonorité charmante et raffinée. C’est un exemple typique de la miniature de salon de l’époque romantique.

2. Préludes (Numéros d’opus divers)

Au cours de sa carrière, Liadov a composé près de 40 préludes, témoignant de sa maîtrise de l’expression musicale concentrée.

Caractéristique : Dans la lignée de Chopin, ces courtes pièces explorent une vaste palette d’émotions et de défis techniques. Modèles de concision et de profondeur expressive, elles révèlent souvent le langage harmonique raffiné qui le rattache à la période romantique tardive.

3. Mazurkas (Numéros d’opus divers)

Comme beaucoup de compositeurs russes, Liadov a adopté la forme de danse polonaise popularisée par Chopin.

Caractéristique : Ses mazurkas, souvent très rythmées et entraînantes, dégagent une saveur nationale particulière. Raffinées, souvent mélancoliques, elles témoignent d’une maîtrise sophistiquée de l’harmonie et du contrepoint, et figurent parmi les plus belles œuvres russes du genre.

4. Arabesques, op. 4

Il s’agissait là de quelques-unes de ses premières œuvres publiées, datant d’environ 1878, qui ont contribué à asseoir sa réputation de miniaturiste.

Genre/Forme : Quatre pièces courtes et richement décorées.

Caractéristique : Le terme « arabesque » désigne un style orné, fluide et décoratif, qui se reflète dans la délicatesse des figures et l’atmosphère poétique de ces pièces.

5. Variations sur un thème folklorique polonais, op. 51

Il s’agit de l’une de ses œuvres les plus importantes pour piano.

Genre/Forme : Thème et variations.

Caractéristique : Bien que la plupart de ses œuvres se présentent sous forme de courtes pièces de caractère, ce travail lui permet de démontrer son habileté technique dans le développement et la transformation d’une simple mélodie folklorique à travers plusieurs variations distinctes.

Autres miniatures remarquables

Le catalogue de Liadov regorge de dizaines d’autres pièces courtes, dont beaucoup sont fréquemment interprétées et enregistrées :

Idylle, op. 25 : Une douce pièce pastorale.

Birulki (Babilités), Op. 2 : Un ensemble de 14 petites pièces.

Études et Bagatelles : Pièces axées sur l’étude technique ou sur une charmante légèreté.

Ces œuvres pour piano solo illustrent collectivement le point fort de Liadov : une capacité magistrale à composer des pièces courtes et très détaillées, à la fois techniquement irréprochables et empreintes d’un charme distinct, souvent fantaisiste.

Musique de chambre remarquable

L’œuvre d’Anatoly Liadov est principalement composée de miniatures pour piano et de poèmes symphoniques, ce qui explique sa contribution relativement mineure à la musique de chambre. De fait, il n’a laissé aucune œuvre majeure de musique de chambre achevée (comme des quatuors à cordes, des trios pour piano ou des sonates pour cordes).

Les rares exemples de son œuvre de musique de chambre consistent principalement en des pièces collaboratives ou en des compositions de jeunesse, datant de ses années d’études :

1. Travaux de la Chambre de Commerce en collaboration

Liadov a contribué à plusieurs œuvres collectives créées par les compositeurs du Cercle Belyayev, démontrant ainsi sa relation de collaboration avec ses pairs, notamment Rimski-Korsakov et Glazounov.

Paraphrases sur un thème immuable (1878) :

Genre : Pièces pour piano à quatre mains (deux pianistes).

Contexte : Il s’agissait d’un projet collaboratif conçu par Liadov et d’autres, où plusieurs compositeurs russes (dont Liadov, Rimski-Korsakov, Borodine et Cui) composaient chacun une variation sur la même mélodie triviale (Les Baguettes ou La Tartine beurrée ) . C’était une forme populaire de plaisanterie musicale à l’époque.

Contribution de Lyadov : Il a contribué à plusieurs variations et à une coda finale.

Scherzo pour quatuor à cordes (1886) :

Genre : Quatuor à cordes.

Contexte : Liadov, ainsi que Rimski-Korsakov et Glazounov, ont chacun contribué un mouvement à un quatuor à cordes collectif (souvent appelé le quatuor « B-La-F » d’après les initiales des compositeurs, Belyayev).

Contribution de Liadov : Il a composé le Scherzo. Bien qu’il n’ait composé qu’un seul mouvement, c’est ce qui se rapproche le plus de sa participation au genre du quatuor à cordes.

2. Pièces de chambre anciennes

Ses premières œuvres comprennent quelques pièces pour des combinaisons spécifiques :

Trois pièces pour violon et piano, op. 3 (1886) :

Genre : Violon et piano.

Caractéristique : Ce sont des pièces courtes et introspectives — un Prélude, une Mazurka et un Impromptu — dont le style se rapproche davantage de ses miniatures pour piano que de ses sonates de grande envergure.

En résumé, lorsqu’on aborde l’œuvre de Liadov, la musique de chambre est un genre qu’il néglige. Son talent résidait dans l’univers concis du piano solo et la richesse des sonorités de l’orchestre symphonique, et il a largement fait l’impasse sur les complexités de l’écriture pour ensemble de chambre.

Œuvres orchestrales notables

La contribution la plus importante et la plus durable d’Anatoly Liadov à l’histoire de la musique réside dans ses œuvres orchestrales, et plus particulièrement dans sa série de poèmes symphoniques descriptifs et brillants inspirés du folklore russe. Ces œuvres sont reconnues pour leur raffinement et leur orchestration inventive.

Voici ses œuvres orchestrales les plus remarquables :

1. Le Lac enchanté, op. 62 (1909)

Genre : Tableau symphonique / Poème symphonique.

Caractéristique : Il s’agit peut-être de son œuvre orchestrale la plus acclamée. Purement descriptive et atmosphérique, elle capture l’image d’un lac immobile et serein au cœur de la forêt. Liadov l’a décrite ainsi : « Qu’elle est pittoresque, si claire, si sombre et si profonde ! Mais surtout, si étoilée, si paisible et si magique. » Elle est réputée pour ses harmonies délicates et impressionnistes, ses textures de cordes chatoyantes et l’utilisation d’instruments comme le célesta et la harpe pour créer un sentiment de stase mystique et de tranquillité.

Durée : Courte (généralement moins de 8 minutes).

2. Baba Yaga, op. 56 (vers 1904)

Genre : Poème symphonique.

Caractéristique : Cette œuvre musicale, à la fois vivante et colorée, illustre la légende de la sorcière russe Baba Yaga, volant à travers la forêt avec son mortier et son pilon. La musique se caractérise par son rythme incessant et impétueux, ses passages rapides aux cordes, ses cuivres sombres et ses brusques changements de dynamique et de rythme, créant une impression de fuite furieuse et de magie inquiétante.

Durée : Courte (généralement moins de 4 minutes).

3. Kikimora, Op. 63 (1909)

Genre : Poème tonal / “Image de conte de fées”.

Caractéristique : Composée immédiatement après Le Lac enchanté, cette œuvre offre un contraste d’atmosphère. Elle met en scène la malicieuse et espiègle Kikimora, un esprit domestique russe. La pièce est très descriptive : elle débute lentement par une introduction berceuse relatant sa naissance et son développement, avant de se lancer dans un mouvement rapide, à la manière d’un scherzo, empli de vents stridents et d’effets grotesques illustrant ses farces malicieuses.

Durée : Courte (généralement moins de 8 minutes).

4. Huit chansons folkloriques russes pour orchestre, op. 58 (1906)

Genre : Suite orchestrale / Arrangements.

Caractéristique : Il s’agit de l’arrangement le plus réussi de Liadov pour le folklore russe. La suite se compose de huit courtes pièces, magistralement orchestrées, sur des mélodies folkloriques traditionnelles. L’ensemble témoigne de son talent pour l’instrumentation, chaque morceau bénéficiant d’une couleur unique et évocatrice, allant des hymnes mélancoliques aux airs de danse entraînants. Cette œuvre est directement issue de ses recherches pour la Société impériale de géographie.

Autres pièces orchestrales notables

Deux Polonaises, Op. 49 et 55 : La plus célèbre d’entre elles est la Polonaise en do majeur, Op. 49, écrite à la mémoire du poète Alexandre Pouchkine, connue pour sa grandeur solennelle.

De l’Apocalypse, op. 66 (1910) : Un poème symphonique plus tardif, plus ouvertement dramatique et religieux.

Ces œuvres représentent collectivement l’esthétique unique de Liadov : un attachement à la tradition nationaliste russe, exprimé par une maîtrise exceptionnelle de l’orchestration et une préférence inébranlable pour la miniature concise et soignée.

Autres œuvres notables

Les autres œuvres notables d’Anatoly Lyadov se répartissent principalement dans les catégories de musique vocale/chorale et d’arrangements de matériel folklorique pour divers ensembles.

Ces œuvres soulignent encore davantage son rôle de gardien du patrimoine musical russe et d’artisan raffiné.

1. 🎤 Œuvres chorales et vocales

Liadov a composé un certain nombre de pièces pour chœur, a cappella et avec accompagnement, ainsi que des chansons pour voix solo :

15 chansons folkloriques russes pour voix féminines, op. 53 :

Genre : Arrangements choraux.

Caractéristique : Ce recueil constitue une contribution majeure au répertoire choral russe. Il témoigne de son talent pour l’arrangement de mélodies traditionnelles pour voix, et révèle la clarté et l’élégance caractéristiques de son style.

10 arrangements tirés des chants sacrés de l’Église orthodoxe russe :

Genre : Musique chorale religieuse.

Caractéristique : Ces œuvres témoignent de son attachement aux traditions anciennes de l’Église orthodoxe russe, appliquant son sens harmonique méticuleux aux mélodies liturgiques.

Chants pour voix et piano (numéros d’opus variés) :

Genre : Mélodies.

Caractéristique : Il s’agit généralement de pièces lyriques plus courtes, semblables à ses miniatures pour piano, mais enrichies par la voix humaine. Elles se caractérisent par un sens poétique et une atmosphère raffinés.

2. 🎶 Recueils et arrangements de musique folklorique (publiés)

Une part importante de l’activité de Lyadov consistait à collecter et à éditer des chansons folkloriques russes, ce qui a donné lieu à plusieurs recueils publiés, distincts de la suite orchestrale « Huit chansons folkloriques russes ».

Recueil de chansons folkloriques russes (Recueils divers) :

Genre : Publications ethnomusicologiques.

Caractéristique : Liadov fut chargé par la Société géographique impériale de collecter et d’arranger des centaines de chansons provenant de différentes régions de Russie. Ces recueils publiés, comprenant des partitions pour voix et parfois pour piano, furent essentiels à la préservation de la musique nationale russe. Ce travail lui fournit la matière première qu’il transforma plus tard en ses célèbres œuvres orchestrales.

3. 🩰 Œuvres pour la scène (inachevées)

Bien qu’il n’ait laissé aucun opéra achevé, son imagination était fréquemment attirée par des thèmes dramatiques, ce qui a donné lieu à quelques œuvres inachevées remarquables :

Zoriushka (La Petite Aube) :

Genre : Opéra/Ballet inachevé.

Caractéristique : Liadov travaillait sur ce projet dramatique inspiré d’un conte russe, qui aurait mêlé des éléments d’opéra et de ballet, mais comme beaucoup de ses projets d’envergure, il ne fut jamais achevé.

Épisodes et anecdotes

🌟 La légende de la procrastination : L’oiseau de feu

L’épisode le plus célèbre impliquant Liadov est son échec à composer la musique du ballet L’Oiseau de feu.

La Commande (1909) : Le grand impresario Sergueï Diaghilev, fondateur des Ballets russes, commanda à Liadov une nouvelle partition spectaculaire pour un ballet russe, inspirée de la légende de l’Oiseau de feu. Liadov, qui excellait dans la fantaisie orchestrale, était considéré comme le choix idéal.

Le retard : Liadov accepta la commande et les honoraires généreux, mais fit peu de progrès, déclarant notamment qu’il était trop occupé à « arranger le livret » et à « acheter du papier ».

Résultat : Frustré par le manque de musique à quelques mois de la première prévue, Diaghilev se tourna frénétiquement vers le jeune et quasi inconnu Igor Stravinsky (alors âgé de seulement 27 ans). Stravinsky acheva la partition en quelques mois, et l’œuvre qui en résulta, L’Oiseau de feu (1910), marqua son ascension internationale et changea fondamentalement le cours de la musique du XXe siècle.

Anecdote : Cette occasion manquée a hanté Liadov. Son collègue, le compositeur Nikolaï Miaskovski, a écrit dans une lettre : « Liadov ne rêve que d’un Oiseau de feu… et c’est tout. »

🎓 L’élève indiscipliné et le professeur

La carrière universitaire de Liadov fut marquée à la fois par son génie et son manque de fiabilité.

Expulsion par Rimski-Korsakov : Jeune étudiant en composition au Conservatoire de Saint-Pétersbourg, Liadov était reconnu pour son intelligence brillante, mais aussi pour sa paresse chronique. Son professeur, Nikolaï Rimski-Korsakov, finit par l’expulser en 1876, le qualifiant de « paresseux à faire vomir ». Il ne fut réadmis qu’en 1878 pour obtenir son diplôme.

Enseignement aux jeunes maîtres : Malgré ses écarts de conduite durant ses études, il devint professeur au Conservatoire dès l’obtention de son diplôme. Son élève, Sergueï Prokofiev, se souvint plus tard de leurs cours. Liadov plaisantait souvent sur les harmonies modernes de Prokofiev, lui disant : « Va écouter Richard Strauss. Va écouter Debussy », sous-entendant que cette musique était trop novatrice pour ses goûts traditionnels.

💰 Le Cercle Belyayev et le Mécénat

Liadov était une figure centrale du puissant groupe de mécénat musical de Saint-Pétersbourg, connu sous le nom de Cercle Belyayev.

Rôle de conseiller : Le fondateur du groupe, le marchand de bois Mitrofan Belyayev, confia à Liadov, Rimski-Korsakov et Glazounov le rôle de « régents » de son empire de l’édition. Ils décidaient quels jeunes compositeurs publier et promouvoir.

Une pension pour un compositeur : Belyayev avait reconnu le talent de Liadov, mais aussi son manque de rigueur dans la gestion de ses finances. À sa mort, il légua à Liadov une pension annuelle conséquente, lui assurant ainsi une stabilité financière, indépendamment de sa production musicale.

🎵 Anecdotes sur sa musique

Baba Yaga et Kikimora : Liadov considérait ces deux poèmes symphoniques, ainsi que Le Lac enchanté, comme une trilogie de « tableaux de contes de fées ». Il en rédigea des « programmes » détaillés, celui de Kikimora décrivant la sorcière élevée par un magicien dans une montagne de verre.

Une tabatière musicale (Op. 32) : Cette célèbre miniature pour piano (à l’origine une petite pièce pour violon et piano) s’inspire d’une véritable boîte à musique mécanique, délicate et ornée, que possédait Liadov. Il chercha à reproduire à la perfection dans sa partition le son charmant, tintant et répétitif de ses tintamarres.

Absence de grandes œuvres : L’incapacité de Liadov à mener à bien des projets de grande envergure explique qu’il n’existe aucun opéra, symphonie ou concerto achevé de Liadov dans le répertoire standard, témoignant de son processus créatif autocritique et souvent bloqué.

(La rédaction de cet article a été assistée et effectuée par Gemini, un grand modèle linguistique (LLM) de Google. Et ce n’est qu’un document de référence pour découvrir des musiques que vous ne connaissez pas encore. Le contenu de cet article n’est pas garanti comme étant totalement exact. Veuillez vérifier les informations auprès de sources fiables.)

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Anatoly Lyadov (1855-1915): Notes on His Life and Works

Overview

🇷🇺 Anatoly Lyadov: The Russian Miniaturist

Lyadov was a highly respected musician of the Russian Nationalist school, connected to the legacy of The Mighty Handful (The Five) and a prominent member of the Belyayev Circle.

🎶 Key Aspects of his Life and Career

Early Life and Education: Born in St. Petersburg into a musical family, he studied at the St. Petersburg Conservatory. He was a student of Nikolai Rimsky-Korsakov, who recognized his immense talent but also famously noted his “incredibly lazy” nature, even briefly expelling him for absenteeism.

Teacher and Mentor: Lyadov was a Professor of Harmony and Composition at the St. Petersburg Conservatory from 1878 until his death. He was a strict and fastidiously detailed instructor whose pupils included major figures like Sergei Prokofiev and Nikolai Myaskovsky.

Folk Music Research: He was deeply involved in collecting and arranging Russian folk songs for the Imperial Geographical Society, leading to works like his Eight Russian Folksongs for Orchestra, Op. 58.

The Firebird Anecdote: Lyadov is often remembered for the major commission he famously failed to complete. The impresario Serge Diaghilev initially commissioned him to write the score for the ballet The Firebird. His notorious procrastination led Diaghilev to turn to the young Igor Stravinsky instead, which resulted in Stravinsky’s first great success.

🎼 Musical Style and Major Works

Lyadov excelled as a miniaturist, specializing in short, beautifully crafted pieces rather than large-scale compositions (he left no completed symphony or opera). His music is known for its refinement, exquisite orchestration, and connection to Russian folklore and fantasy.

Orchestral Miniatures

Baba Yaga, Op. 56 A colorful, programmatic tone poem based on the Russian witch.

The Enchanted Lake, Op. 62 A shimmering, atmospheric “fairy-tale picture” known for its Debussy-like tone colors.

Kikimora, Op. 63 A fast, whimsical, and imaginative portrait of a wicked house spirit.

Eight Russian Folksongs, Op. 58 Highly polished and evocative orchestral arrangements of traditional melodies.

Piano Miniatures

A Musical Snuffbox, Op. 32 One of his most famous pieces, a charming, light “valse-badinage” that imitates the sound of a mechanical music box.

Preludes and Mazurkas Numerous short, poetic piano pieces in the Romantic tradition.

History

Anatoly Lyadov was born in St. Petersburg in 1855 into a highly musical family, with his father serving as a conductor at the Mariinsky Theatre. His early life exposed him to the world of Russian music, and he entered the St. Petersburg Conservatory in 1870 to study piano and violin, although he soon focused on counterpoint and fugue.

Student and Professor

Despite his natural gifts, which were praised by figures like Modest Mussorgsky, Lyadov had a reputation for being unreliable and was briefly expelled from the composition classes of Nikolai Rimsky-Korsakov in 1876 for absenteeism. He was readmitted in 1878 to complete his graduation, and immediately upon graduating, he joined the Conservatory faculty as a teacher of elementary theory, a position he held for the rest of his life.

As a teacher, Lyadov was known for his demanding and fastidiously pedantic nature, with notable pupils including Sergei Prokofiev and Nikolai Myaskovsky. While students found him to be a variable instructor, he was known for the precision and brevity of his critical comments.

The Belyayev Circle and Nationalism

Lyadov became a central figure in the Belyayev Circle, a group of nationalist composers that succeeded The Mighty Handful. This group was led by the timber millionaire and music philanthropist Mitrofan Belyayev, whom Lyadov introduced to the music of the teenage Alexander Glazunov. Lyadov, alongside Glazunov and his former teacher Rimsky-Korsakov, served on the advisory council for Belyayev’s publishing house and the Russian Symphony Concerts. The Belyayev Circle embraced the Russian nationalist style, drawing inspiration from folk music and fairy tales, but, unlike the preceding group, it also accepted the necessity of academic training. Lyadov contributed significantly to the national movement by undertaking extensive work in arranging Russian folk songs for the Imperial Geographical Society.

A Master of the Miniature

Throughout his career, Lyadov’s technical facility was highly respected, yet he composed few large-scale works, never completing a symphony or an opera. His self-critical nature and notorious lack of consistency meant his output consists mainly of short, poetic piano pieces and, later, brilliant orchestral miniatures.

His most famous works, such as the descriptive orchestral pieces Baba Yaga, The Enchanted Lake, and Kikimora, all draw on Russian folklore and showcase his exceptional gift for orchestration and musical atmosphere. In these works, he linked the highly colored Romanticism of his teachers with an emerging harmonic complexity, much like his contemporary Alexander Scriabin.

The Firebird Anecdote and Legacy

The ultimate illustration of Lyadov’s character—his combination of high talent and unreliability—came toward the end of his life. In 1909, the impresario Serge Diaghilev commissioned him to compose a ballet score for The Firebird. Lyadov’s chronic procrastination, however, caused him to fail to deliver the work, leading Diaghilev to famously turn to the relatively unknown Igor Stravinsky, whose resulting ballet launched his international career.

Anatoly Lyadov died in 1914 in Polinovka, near Novgorod. Despite the small scale of his completed works, the exquisite craft and enduring charm of his miniatures secure his permanent, if modest, place in the history of Russian music.

Chronological History

Anatoly Lyadov’s life as a composer, teacher, and conductor unfolded primarily in St. Petersburg, starting with his birth into a musical family in 1855.

His formal training began in 1870 when he entered the St. Petersburg Conservatory. There, he studied piano and violin before concentrating on composition under the guidance of Nikolai Rimsky-Korsakov. However, his natural talent was often offset by a lack of diligence, leading to his temporary expulsion for absenteeism in 1876.

After being readmitted, he successfully completed his graduation in 1878 with his composition Final scene from Schiller’s Die Braut von Messina and immediately joined the Conservatory faculty as a professor of elementary theory. This teaching post became the constant of his career, lasting for the next 36 years. His students during this time included future musical giants like Sergei Prokofiev and Nikolai Myaskovsky.

From the late 1870s onwards, Lyadov became deeply connected to the nationalist movement, initially collaborating with Balakirev and Rimsky-Korsakov on editing the works of Glinka. More significantly, he became a core member of the Belyayev Circle, a group of composers supported by the publisher Mitrofan Belyayev, which helped promote new Russian compositions. This period saw him establish himself as a refined miniaturist, largely focusing on piano works such as the four Arabesques, Op. 4 (1878) and his famous Musical Snuffbox, Op. 32 (published 1893).

A key national contribution came from 1897 onward, as he devoted much effort to arranging and editing folk songs collected by the Imperial Geographical Society, resulting in works like the orchestral suite Eight Russian Folksongs, Op. 58.

The peak of his fame as an orchestrator came around 1904, with the publication of the descriptive orchestral works inspired by Russian folklore: Baba Yaga, Op. 56 (completed around 1904), followed by the atmospheric tone poem The Enchanted Lake, Op. 62 and the whimsical Kikimora, Op. 63, both dating from 1909.

The year 1909 also featured the pivotal event of his career, when he was commissioned by Serge Diaghilev to compose the score for The Firebird ballet. His inability to complete the work due to his characteristic procrastination led Diaghilev to transfer the commission to the young Igor Stravinsky, who achieved international fame with the resultant ballet.

Lyadov continued to compose short works and teach in the remaining years of his life, though he never managed to complete the large-scale works, such as an opera, that his colleagues wished for. He died in August 1914, at the age of 59, at his country estate near Novgorod.

Style, Movement and Period of Music

Anatoly Lyadov’s musical style, movement, and period place him firmly within the Russian tradition, bridging the gap between late Romanticism and the early 20th century.

🕰️ Musical Period: Late Romanticism / Early 20th Century

Lyadov lived from 1855 to 1914, making his active composing period the late 19th and very early 20th centuries. He is best classified as a figure of Late Romanticism, but one whose work exhibited increasingly Impressionist tendencies, especially in orchestration, toward the end of his life.

🎭 Movement: Nationalism and the Belyayev Circle

His primary artistic movement was Russian Nationalism.

Association: He was a student of Nikolai Rimsky-Korsakov and associated with the composers of The Mighty Handful (The Five). Crucially, he was a key member of the subsequent Belyayev Circle, a group dedicated to promoting Russian music, often based on folk and fairy-tale themes, but with a greater emphasis on solid academic technique.

Subject Matter: His most famous works, such as the tone poems Baba Yaga, Kikimora, and The Enchanted Lake, are programmatic compositions that draw directly from Russian folklore and fairy tales.

🎶 Style: Traditional, Refined Miniaturist with Innovative Orchestration
Lyadov’s style is characterized by a mix of traditional structure (in his many piano miniatures) and innovative coloring (in his orchestral works).

Traditional vs. Innovative:

Traditional: Lyadov was known to be musically conservative—Prokofiev noted that “even the most innocent musical innovations drove the conservative Lyadov crazy.” His early works were often composed in traditional forms like preludes, mazurkas, and canons.

Innovative: Despite his personal conservatism, his compositional craft, particularly his orchestration in pieces like The Enchanted Lake, was highly refined and demonstrated an exceptional flair for tone color. These later works exhibit the use of shifting harmonies and atmospheric effects, which link him to the harmonic experimentation of his younger contemporary Alexander Scriabin.

Specific Style Traits:

He was an acclaimed miniaturist, excelling in short, polished pieces rather than large-scale works (he completed no symphony or opera).

His music shows influences of composers like Chopin and Schumann in his piano works, and Wagner and French composers in his orchestral writing.

He possessed a highly developed sense of orchestral color, echoing his teacher Rimsky-Korsakov, which resulted in a vivid, gem-like finish to his small output.

In summary, Lyadov’s music is structurally traditional but infused with Nationalist and Romantic themes, realized through an increasingly innovative/Impressionistic orchestral palette.

You can listen to one of his most beloved works, The Enchanted Lake, which exemplifies his sophisticated style as a miniaturist.

Genres

Anatoly Lyadov’s music is known primarily for its high-quality craftsmanship within a limited range of genres, as he excelled in smaller forms and failed to complete any large-scale works like operas or symphonies.

His compositions fall into several main genres:

1. Orchestral Works

The works that assure him a permanent niche in Russian music are his orchestral pieces, which often take the form of short, descriptive tone poems or symphonic pictures.

Symphonic Poems / Tone Poems: These are his most popular works, often drawing on intensely Russian subjects and folklore. Examples include the programmatic works Baba Yaga, Kikimora, and The Enchanted Lake.

Arrangements and Folk Song Suites: He composed orchestral arrangements of pre-existing material, most famously the Eight Russian Folksongs for Orchestra, Op. 58.

Other Orchestral Genres: He also wrote pieces in forms like the Scherzo, Polonaise (e.g., In Memory of Pushkin), Mazurka (Village Scene by the Inn), and Elegies (Nénie).

2. Piano Miniatures

The largest published body of Lyadov’s work is for the piano, consisting mainly of short, character pieces.

Short Forms: The majority of his piano music comprises a succession of tiny pieces, often categorized as Preludes (he composed around 30 of them), Mazurkas, Waltzes (including the famous A Musical Snuffbox, which he subtitled Valse-badinage), Arabesques, Bagatelles, and Études. These are often referred to as “salon pieces.”

Variations: His most substantial piano works are variations on themes, such as Variations on a Polish folk theme, Op. 51 and Variations on a theme by Glinka, Op. 35.

3. Choral Music

Lyadov also composed music for chorus, which can be divided into three categories:

Religious Chants

Folksong Arrangements (for chorus, e.g., the 15 Russian Folksongs for Female Voices)

Original Choral Compositions

His music overall is characterized by the exquisite craftsmanship and delicate beauty expected of a miniaturist.

Characteristics of Music

The music of Anatoly Lyadov is defined by several key characteristics that secure his place in the history of Russian Romanticism, despite his relatively small output.

Here are the primary characteristics of his compositional style:

1. The Art of the Miniature

Lyadov is foremost known as a miniaturist.

Small Scale: He almost exclusively composed short, highly polished pieces, and was famously unable to complete large-scale works (he left no completed opera, symphony, or concerto). The longest of his compositions lasts less than 15 minutes.

Focus on Detail: His music is meticulously crafted, with great precision and a fastidious attention to detail, leading to pieces with a “gem-like finish” and “no wasted notes or wasted gestures.”

2. Exceptional Orchestral Color

His most enduring works are the orchestral tone poems, which demonstrate a masterful skill in orchestration, inheriting the tradition of his teacher, Rimsky-Korsakov.

Tone Painting: His orchestration is highly refined, vivid, and succinct, excelling at creating mood and atmosphere.

Atmospheric Effects: In works like The Enchanted Lake, he uses delicate harmonies, celesta, harp, and muted strings to create a sense of mystical serenity, “shimmering trills,” and a “wonderful sense of magical stasis.”

3. Connection to Russian Folklore and Nationalism

His music is deeply rooted in the Russian Nationalist tradition, drawing inspiration from folk culture.

Programmatic Music: Many of his major pieces are programmatic (tell a story) and are based on intensely Russian subjects and fairy tales, such as the witch Baba Yaga and the house spirit Kikimora.

Folk Song Use: He extensively arranged Russian folk songs for the Imperial Geographical Society, and these traditional melodies often served as the basis for his compositions, such as his Eight Russian Folksongs for Orchestra.

4. Harmonic Style

His harmony bridges the gap between the Russian National School and modern trends.

Traditional Foundation: His early and many of his piano works are structurally rooted in traditional forms (preludes, fugues, mazurkas) and conservative harmony.

Late Period Innovation: In his later orchestral works, Lyadov experimented with extended tonality and suggestive harmonies, moving towards an Impressionistic mood with the use of major and minor third shifts, and ninth chords, showing an influence from his younger contemporary, Alexander Scriabin.

In essence, Lyadov’s music is characterized by its small form, exquisite craftsmanship, imaginative atmosphere, and distinctly Russian, folkloric themes.

Activities of Music Except Composition

Anatoly Lyadov was a highly active and important figure in the Russian musical scene, involved in several key activities that went beyond his work as a composer.

His main non-compositional roles were as an educator, a conductor, and a researcher/editor of Russian folk music.

1. 🧑‍🏫 Teacher and Professor

Lyadov’s most consistent activity was teaching music theory and composition at the St. Petersburg Conservatory.

Long Tenure: He joined the faculty in 1878 immediately after graduating and remained there for the rest of his life, becoming a respected (if sometimes peculiar) professor.

Influence on Future Composers: He was a crucial mentor for a subsequent generation of Russian composers. His notable students included Sergei Prokofiev, Nikolai Myaskovsky, and Boris Asafyev.

Meticulous Instruction: He was known for being fastidious and meticulous in his critiques, demanding precision from his pupils, which mirrored the approach he took in his own compositions.

2. 🎼 Conductor

Lyadov was also active as a conductor, particularly in promoting new Russian music.

Concert Appearances: He conducted in St. Petersburg, participating in various concert series, including the Popular Symphonic Concerts established by Anton Rubinstein and concerts of the Free School of Music.

Belyayev Circle: His conducting activities were often intertwined with the Belyayev Circle, a group of nationalist composers. Lyadov helped champion the avant-garde music of his time, notably works by Alexander Scriabin, as an advisor and conductor associated with the Belyayev publishing firm.

3. 📝 Folk Music Researcher and Editor

A significant, and often overlooked, part of his career was his work in Russian ethnomusicology.

Field Research: From 1893 onward, he was commissioned by the Imperial Geographical Society to go on field trips to collect and transcribe Russian folk songs from various districts.

Publishing: This research led him to arrange and publish hundreds of folk songs, contributing immensely to the preservation and dissemination of Russian national music. His most famous orchestral work, the Eight Russian Folksongs for Orchestra, Op. 58, is a direct result of this collecting activity.

Collaboration: He also collaborated with Mily Balakirev and Rimsky-Korsakov on preparing and editing editions of the operas of Mikhail Glinka.

In summary, Lyadov was a central figure in the St. Petersburg music world, not just as the composer of delicate miniatures, but as a vital educator, a championing conductor, and a dedicated preserver of Russian folk traditions.

Activities Outside of Music

📖 Reading and Literary Interests

Lyadov had deep personal interests in literature and fantasy that informed his work but were not music-related activities in themselves.

Literary Tastes: He relished reading and discussing authors of fantasy and whimsical tales, including Pushkin (above all), E.T.A. Hoffmann, Hans Christian Andersen, and later, Oscar Wilde and Maurice Maeterlinck. His preference was for “tender, fantastical things.”

As a Music Teacher

🧑‍🏫 Long Tenure and Influence at the Conservatory

Lyadov joined the faculty of the St. Petersburg Conservatory in 1878 as a teacher of elementary theory immediately after graduating, a post he held until his death in 1914.

Prominent Students: His greatest contribution was mentoring the next generation of Russian composers. His pupils included major figures who would define 20th-century Russian music, most notably:

Sergei Prokofiev

Nikolai Myaskovsky

Boris Asafyev

✍️ Teaching Style and Methodology

Lyadov’s approach was characterized by his fastidiousness, precision, and adherence to tradition, reflecting his own compositional habits.

Precision and Brevity: Conductor Nikolai Malko, who studied harmony with Lyadov, noted that his “critical comments were always precise, clear, understandable, constructive, and brief.”

Meticulous Standards: Igor Stravinsky remarked that Lyadov was as strict with himself as he was with his pupils, “writing with great precision and demanding fine attention to detail.”

Conservatism: Despite his meticulous technique, Lyadov was musically conservative. Prokofiev recalled that “even the most innocent musical innovations drove the conservative Lyadov crazy.” This conservatism led Myaskovsky and Prokofiev to sometimes share a dislike of their professor’s musical tastes.

📈 Legacy Through His Students

While Lyadov himself often failed to complete large-scale works, his thorough, academically grounded instruction provided the crucial foundation for two of the 20th century’s great Russian symphonists and composers:

Providing Foundational Craft: He instilled a deep understanding of counterpoint and traditional forms, which gave his students the technical mastery to realize their own, more radical, musical visions.

A Shared Experience: The shared experience of studying under Lyadov helped solidify the lifelong friendship between the two most famous students, Prokofiev and Myaskovsky. Myaskovsky even once composed variations on a theme by Edvard Grieg to spite Lyadov, who disliked Grieg’s music, demonstrating the strong, even if sometimes contentious, influence of the teacher-student relationship.

Thus, Lyadov’s role was to act as a technical anchor for the Russian composition school, linking the generation of The Mighty Handful and the Belyayev Circle to the coming Modernist movement through the composers he trained.

Relationships with Composers

Anatoly Lyadov’s life was centered in St. Petersburg, giving him direct and meaningful relationships with many of the leading Russian composers, both as a student and as a professor.

Here are his direct relationships with other composers, categorized by their nature:

1. Teacher and Mentor (Students)

Lyadov was a Professor at the St. Petersburg Conservatory from 1878 until his death. His instruction provided the foundational craft for a new generation of Russian masters.

Sergei Prokofiev: Lyadov was Prokofiev’s composition teacher. While Lyadov admired Prokofiev’s talent, he was conservative and often expressed disapproval of Prokofiev’s innovative musical ideas, sometimes jokingly telling him to “Go to Richard Strauss. Go to Debussy.”

Nikolai Myaskovsky: Myaskovsky was a close friend of Prokofiev and a fellow student of Lyadov.

Igor Stravinsky: Though Stravinsky primarily studied with Rimsky-Korsakov, he was Lyadov’s junior at the Conservatory and knew him. Stravinsky was later the beneficiary of Lyadov’s famous procrastination when the commission for the ballet The Firebird was transferred from Lyadov to the young Stravinsky, launching Stravinsky’s international career.

Other Notable Students: His pupils also included Mikhail Gnesin and Boris Asafyev.

2. Student, Colleague, and Advisor (Teachers/Peers)

Lyadov was professionally and personally intertwined with the key figures of the Russian Nationalist movement.

Nikolai Rimsky-Korsakov (Teacher & Colleague): This was arguably Lyadov’s most important professional relationship. Rimsky-Korsakov was Lyadov’s composition teacher at the St. Petersburg Conservatory, even briefly expelling him for absenteeism in 1876 before readmitting him. They were lifelong colleagues on the Conservatory faculty and served together, alongside Glazunov, on the advisory council for the Belyayev Circle, effectively determining which young composers received patronage. Lyadov briefly resigned from the Conservatory in 1905 in protest over Rimsky-Korsakov’s dismissal, returning when his mentor was reinstated.

Alexander Glazunov (Colleague & Collaborator): Lyadov introduced the timber millionaire and philanthropist Mitrofan Belyayev to the music of the teenage Glazunov. Lyadov, Glazunov, and Rimsky-Korsakov formed the core musical triumvirate of the Belyayev Circle, acting as advisors and promoting each other’s works through Belyayev’s publishing house.

Pyotr Ilyich Tchaikovsky (Acquaintance): Lyadov met Tchaikovsky in 1887. Although Tchaikovsky had initially held a negative opinion of one of Lyadov’s early piano pieces, their relationship changed after they met, and Tchaikovsky became a frequent visitor to Lyadov and the Belyayev Circle.

Modest Mussorgsky (Admirer): Mussorgsky was an early admirer of Lyadov’s natural musical talent during the 1870s, at the time Lyadov was associated with The Mighty Handful (The Five).

Mily Balakirev (Collaborator): Lyadov collaborated with Balakirev and Rimsky-Korsakov on preparing and editing editions of the operas of Mikhail Glinka.

In essence, Lyadov served as a link between the older generation of Russian Nationalists (Mussorgsky, Balakirev, Rimsky-Korsakov) and the emerging Modernists (Prokofiev, Stravinsky), primarily through his long tenure as a professor and his role as a power broker within the Belyayev Circle.

Similar Composers

1. 🇷🇺 Russian Nationalists and Orchestral Colorists (The Closest Peers)

These composers are the most similar, as they share his cultural movement and his emphasis on brilliant orchestral color and folk subjects.

Nikolai Rimsky-Korsakov (1844–1908):

Similarity: Lyadov’s former teacher and lifelong colleague, Rimsky-Korsakov is the ultimate Russian master of orchestration and fantasy. Lyadov’s tone poems (Baba Yaga, The Enchanted Lake) are direct continuations of the colorful, folkloric style found in Rimsky-Korsakov’s works like Scheherazade and his fantasy operas.

Alexander Glazunov (1865–1936):

Similarity: A fellow member of the Belyayev Circle and a close contemporary. Glazunov’s music is often characterized by its high level of craftsmanship, polish, and mastery of form, much like Lyadov’s. He also wrote descriptive orchestral pieces and many piano miniatures, though he tackled large-scale forms more successfully than Lyadov.

Alexander Borodin (1833–1887):

Similarity: A member of The Mighty Handful. Borodin’s music, particularly his tone poem In the Steppes of Central Asia and the music from Prince Igor, shares Lyadov’s dedication to Russian nationalism and the creation of vivid, atmospheric, and highly colored orchestral landscapes.

2. 🎹 Masters of the Miniature (Similar Form and Polish)

These composers are similar in their focus on short, highly perfected pieces, often for the piano.

Frédéric Chopin (1810–1849) / Robert Schumann (1810–1856):

Similarity: While separated by time and geography, Lyadov’s extensive output of piano works—including his preludes, mazurkas, and various short Morceaux (pieces)—follows the tradition established by these two Romantic masters of the character piece. Lyadov brought a Russian sensibility to the miniature forms they perfected.

Erik Satie (1866–1925):

Similarity: Though his musical language is completely different (French, avant-garde), Satie specialized in the short-form musical miniature, creating brief, often whimsical, and characterful pieces for piano. His output mirrors Lyadov’s focus on concision and charm, though Lyadov is rooted in Romanticism while Satie is often seen as a precursor to modernism.

3. ✨ Composers of Late-Romantic Fantasy (Similar Atmosphere)

These composers share the aesthetic of using orchestral color to create an intangible, mystical, or fantastical mood.

Alexander Scriabin (1872–1915):

Similarity: A younger contemporary. Lyadov’s later music, such as The Enchanted Lake, was noted for its use of extended tonality and shimmering effects, which overlap with the early, mysterious sound world of Scriabin (before Scriabin became fully entrenched in his mystical harmonic language).

Paul Dukas (1865–1935):

Similarity: The French composer of The Sorcerer’s Apprentice (1897). Dukas’s work shares Lyadov’s dedication to crafting spectacular, detailed, and brilliant orchestral works that are based on specific literary or fantastical programs.

Relationships

Anatoly Lyadov’s direct relationships span a wide range of individuals in the Russian music world, from his own family to influential patrons and famous students.

👨‍👩‍👧‍👦 Family (Musicians)

Lyadov was born into a highly musical family, which shaped his early career:

Konstantin Lyadov (Father): He was the conductor at the Mariinsky Theatre in St. Petersburg, and conducted the first Wagner opera staged in Russia, Lohengrin, in 1868. Lyadov’s early life as a “mischievous theater brat” was spent backstage due to his father’s position.

V. Antipova (Mother): She was a pianist.

Alexander Lyadov (Uncle): He was a conductor for the Imperial Ballroom orchestra.

Vera Lyadova-Ivanova (Cousin): She was a well-known actress and singer.

🎶 Non-Composer Musicians, Players, and Conductors

Lyadov was connected to several performing musicians and conductors:

Konstantin Lyadov (Conductor): His father’s professional role exposed him to conducting.

Nikolai Tcherepnin (Conductor): Tcherepnin, a member of the Rimsky-Korsakov circle, conducted the premiere of Lyadov’s tone poem The Enchanted Lake, eight months after Rimsky-Korsakov’s death.

Nikolai Malko (Conductor): Malko studied harmony with Lyadov at the Conservatory and recorded that Lyadov’s critical comments were “always precise, clear, understandable, constructive, and brief.”

Mily Balakirev (Conductor): Lyadov collaborated with Balakirev on editing Glinka’s operas.

💼 Non-Musician Patrons and Impresarios

These individuals were critical in funding and promoting Lyadov’s work and the Russian Nationalist movement.

Mitrofan Belyayev (Patron, Publisher, Wood Dealer): This was a foundational relationship for Lyadov’s career. Belyayev was a wealthy timber merchant and amateur musician (viola player) who became Lyadov’s patron.

Lyadov introduced Belyayev to the music of the young Alexander Glazunov, leading Belyayev to fund the entire Belyayev Circle.

Lyadov served with Rimsky-Korsakov and Glazunov on the advisory council for Belyayev’s publishing house, selecting new Russian works for publication.

Belyayev published Lyadov’s music and granted him a pension in his will, providing Lyadov with material support.

Sergei Diaghilev (Impresario): Diaghilev, the founder of the Ballets Russes, commissioned Lyadov to write the score for the ballet The Firebird. Lyadov’s failure to deliver the work due to procrastination led Diaghilev to commission the young Igor Stravinsky instead, resulting in one of the most famous anecdotes in music history.

Notable Piano Solo Works

Anatoly Lyadov’s largest body of work consists of his solo piano miniatures. He was a master of the short character piece, writing with delicacy, charm, and immaculate polish.

Here are some of his most notable and well-regarded piano solo works:

1. A Musical Snuffbox, Op. 32

This is arguably Lyadov’s single most famous piano work.

Genre/Form: Valse-badinage (a whimsical waltz).

Characteristic: It perfectly captures the sound of a delicate, ornate, mechanical music box. It is known for its light, repetitive, and tinkling melody, simple accompaniment, and charming, polished tone. It is a quintessential example of the Romantic-era salon miniature.

2. Préludes (Various Opus Numbers)

Lyadov composed nearly 40 preludes throughout his career, showcasing his mastery of concentrated musical expression.

Characteristic: Following in the tradition of Chopin, these short pieces explore a wide range of moods and technical challenges. They are models of conciseness and expressive depth, often displaying the refined harmonic language that links him to the Late Romantic period.

3. Mazurkas (Various Opus Numbers)

Like many Russian composers, Lyadov embraced the Polish dance form popularized by Chopin.

Characteristic: His mazurkas are often highly rhythmic and spirited, evoking a distinct national flavor. They are refined, often melancholy, and exhibit a sophisticated use of harmony and counterpoint, standing among the best Russian examples of the genre.

4. Arabesques, Op. 4

These were some of his early published works, dating from around 1878, and helped establish his reputation as a miniaturist.

Genre/Form: Four short, highly decorated pieces.

Characteristic: The term “arabesque” refers to an ornate, flowing, and decorative style, which is reflected in the delicate figurations and poetic mood of these pieces.

5. Variations on a Polish Folk Theme, Op. 51

This is one of his most substantial works for the piano.

Genre/Form: Theme and Variations.

Characteristic: While most of his output is in the form of short character pieces, this work allows him to display his technical skill in developing and transforming a simple folk melody across several distinct variations.

Other Notable Miniatures

Lyadov’s catalog is filled with dozens of other short pieces, many of which are frequently performed and recorded:

Idyll, Op. 25: A gentle, pastoral piece.

Birulki (Trifles), Op. 2: A set of 14 small pieces.

Études and Bagatelles: Pieces focused on technical study or charming lightheartedness.

These solo piano works collectively illustrate Lyadov’s strength: a masterful ability to compose short, highly detailed pieces that are both technically impeccable and imbued with a distinct, often whimsical, charm.

Notable Chamber Music

Anatoly Lyadov’s output is heavily weighted towards piano miniatures and orchestral tone poems, meaning his contribution to the chamber music genre is significantly smaller. In fact, he left no completed major chamber works (such as string quartets, piano trios, or sonatas for strings).

The few instances of his chamber work largely consist of collaborative pieces or very early, student-era compositions:

1. Collaborative Chamber Works

Lyadov contributed to several collective works created by the composers of the Belyayev Circle, demonstrating his collaborative relationship with his peers, especially Rimsky-Korsakov and Glazunov.

Paraphrases on an Unchangeable Theme (1878):

Genre: Piano pieces for four hands (two pianists).

Context: This was a collaborative project conceived by Lyadov and others, where several Russian composers (including Lyadov, Rimsky-Korsakov, Borodin, and Cui) each composed a variation on the same trivial melody (Chopsticks or La Tartine beurrée). This was a popular form of musical jest at the time.

Lyadov’s Contribution: He contributed several variations and a concluding coda.

Scherzo for String Quartet (1886):

Genre: String Quartet.

Context: Lyadov, along with Rimsky-Korsakov and Glazunov, each contributed one movement to a collective String Quartet (often referred to as the “B-La-F” Quartet based on the initials of the composers, Belyayev).

Lyadov’s Contribution: He composed the Scherzo movement. While he composed only one movement, this is the closest he came to participating in the string quartet genre.

2. Early Chamber Pieces

His earlier works include a few pieces for specific combinations:

Three Pieces for Violin and Piano, Op. 3 (1886):

Genre: Violin and Piano.

Characteristic: These are short, reflective pieces—a Prelude, a Mazurka, and an Impromptu—which are more similar in style to his piano miniatures than to large-scale sonatas.

In summary, when discussing Lyadov’s work, chamber music is a genre of omission. His skill lay in the concise world of the solo piano and the vast colors of the symphony orchestra, and he largely bypassed the complexities of chamber ensemble writing.

Notable Orchestral Works

Anatoly Lyadov’s most important and enduring contribution to music history lies in his orchestral works, specifically his series of brilliant, descriptive tone poems based on Russian folklore. These works are celebrated for their exquisite craftsmanship and imaginative orchestration.

Here are his most notable orchestral works:

1. The Enchanted Lake, Op. 62 (1909)

Genre: Symphonic Picture / Tone Poem.

Characteristic: This is perhaps his most acclaimed orchestral work. It is purely descriptive and atmospheric, capturing the image of a still, serene lake in the forest. Lyadov famously described it: “How picturesque it is, how clear, dark, and deep. But primarily, starry, peaceful, and magical.” It is noted for its delicate, Impressionistic harmonies, shimmering string textures, and use of instruments like the celesta and harp to create a sense of mystical stasis and tranquility.

Duration: Short (typically under 8 minutes).

2. Baba Yaga, Op. 56 (c. 1904)

Genre: Tone Poem.

Characteristic: This is a vivid, colorful musical illustration of the legendary Russian witch, Baba Yaga, flying through the forest in her mortar and pestle. The music is characterized by its restless, moto perpetuo (perpetual motion) quality, rapid string passages, dark brass, and sudden changes in dynamics and rhythm, creating a sense of furious flight and sinister magic.

Duration: Short (typically under 4 minutes).

3. Kikimora, Op. 63 (1909)

Genre: Tone Poem / “Fairy-tale Picture.”

Characteristic: Composed immediately after The Enchanted Lake, this work offers a contrast in mood. It depicts the wicked, mischievous Kikimora, a Russian house spirit. The piece is highly descriptive, starting slowly with a lullaby-like introduction detailing her birth and growth, before launching into a fast, scherzo-like movement full of shrill winds and grotesque effects that portray her malicious pranks.

Duration: Short (typically under 8 minutes).

4. Eight Russian Folksongs for Orchestra, Op. 58 (1906)

Genre: Orchestral Suite / Arrangements.

Characteristic: This is Lyadov’s most successful arrangement of Russian folk material. The suite consists of eight short, masterfully orchestrated settings of traditional folk melodies. The collection showcases his skill at instrumentation, with each song receiving a unique and evocative color, ranging from melancholic hymns to lively dance tunes. This work directly stems from his research for the Imperial Geographical Society.

Other Notable Orchestral Pieces

Two Polonaises, Op. 49 & 55: The most famous of these is the Polonaise in C major, Op. 49, written in memory of the poet Alexander Pushkin, known for its solemn grandeur.

From the Apocalypse, Op. 66 (1910): A later, more overtly dramatic and religious tone poem.

These works collectively represent Lyadov’s unique aesthetic: a commitment to the Russian nationalist tradition, expressed through a masterful command of orchestration and an unwavering preference for the concise, polished miniature.

Other Notable Works

Anatoly Lyadov’s other notable works primarily fall into the categories of vocal/choral music and arrangements of folk material for various ensembles.

These works further emphasize his role as a preserver of Russian musical heritage and a refined craftsman.

1. 🎤 Choral and Vocal Works

Lyadov composed a number of pieces for chorus, both a cappella and accompanied, as well as songs for solo voice:

15 Russian Folksongs for Female Voices, Op. 53:

Genre: Choral Arrangements.

Characteristic: This collection is a significant contribution to the Russian choral repertoire. It showcases his skill in arranging traditional melodies for voices, demonstrating the clarity and elegance typical of his style.

10 Arrangements from the Sacred Chants of the Russian Orthodox Church:

Genre: Religious Choral Music.

Characteristic: These demonstrate his engagement with the ancient traditions of the Russian Orthodox Church, applying his meticulous harmonic sense to liturgical melodies.

Songs for Voice and Piano (Various Opus Numbers):

Genre: Art Songs.

Characteristic: These are generally shorter, lyric pieces, similar to his piano miniatures but with the added element of the human voice. They are characterized by a refined sense of poetry and mood.

2. 🎶 Folk Music Collections and Arrangements (Published)

A major portion of Lyadov’s activity was the collection and editing of Russian folk songs, which resulted in several published collections distinct from the orchestral suite, Eight Russian Folksongs.

A Collection of Russian Folksongs (Various Collections):

Genre: Ethnomusicological Publications.

Characteristic: Lyadov was commissioned by the Imperial Geographical Society to collect and arrange hundreds of songs from different Russian regions. These published collections, which contain music for voice and sometimes piano accompaniment, were crucial for preserving Russian national music. These activities provided the raw material that he later transformed into his famous orchestral works.

3. 🩰 Works for Stage (Unfinished)

While he left no completed opera, his imagination was frequently drawn to dramatic themes, resulting in a few notable incomplete works:

Zoriushka (The Little Dawn):

Genre: Unfinished Opera / Ballet.

Characteristic: Lyadov worked on this dramatic project based on a Russian fairy tale, which would have blended operatic and balletic elements, but like many of his large-scale visions, it was never completed.

Episodes & Trivia

🌟 The Legend of Procrastination: The Firebird

The most famous episode involving Lyadov is his failure to compose the music for the ballet The Firebird.

The Commission (1909): The great impresario Sergei Diaghilev, founder of the Ballets Russes, commissioned Lyadov to write a new, spectacular Russian ballet score based on the Firebird legend. Lyadov, who excelled at orchestral fantasy, was considered the perfect choice.

The Delay: Lyadov accepted the commission and the generous fee but made little progress, famously remarking that he was too busy “arranging the libretto” and “buying paper.”

The Outcome: Frustrated by the lack of music just months before the scheduled premiere, Diaghilev frantically turned to the young, largely unknown Igor Stravinsky (then only 27). Stravinsky completed the score in months, and the resulting work, The Firebird (1910), became his international breakthrough, fundamentally altering the course of 20th-century music.

Trivia: The missed opportunity haunted Lyadov. His colleague, the composer Nikolai Myaskovsky, wrote in a letter: “Lyadov only dreams of a Firebird… and that’s it.”

🎓 The Unruly Student and Professor

Lyadov’s academic career was marked by both brilliance and unreliability.

Expulsion by Rimsky-Korsakov: As a young composition student at the St. Petersburg Conservatory, Lyadov was recognized as brilliant but habitually lazy. His teacher, Nikolai Rimsky-Korsakov, finally expelled him in 1876, stating he was “sickeningly lazy.” He was only readmitted in 1878 to graduate.

Teaching the Young Masters: Despite his student indiscretions, he became a professor at the Conservatory immediately upon graduation. His student, Sergei Prokofiev, later recalled their lessons. Lyadov often joked about Prokofiev’s modern harmonies, telling him: “Go to Richard Strauss. Go to Debussy,” implying the music was too radical for his traditional tastes.

💰 The Belyayev Circle and Patronage

Lyadov was a central figure in the powerful musical patronage group in St. Petersburg, known as the Belyayev Circle.

Advisor Role: The group’s founder, the timber merchant Mitrofan Belyayev, trusted Lyadov, Rimsky-Korsakov, and Glazunov to act as the “Regents” of his publishing empire. They decided which young composers to publish and promote.

A Composer’s Pension: Belyayev recognized Lyadov’s talent and his unreliable financial management. When Belyayev died, he left Lyadov a considerable annual pension in his will, ensuring the composer’s financial stability regardless of his compositional output.

🎵 Trivia about his Music

Baba Yaga and Kikimora: Lyadov considered these two tone poems, along with The Enchanted Lake, as a trilogy of “fairy-tale pictures.” He wrote detailed “programs” for them, with Kikimora’s description detailing the witch being raised by a magician in a glass mountain.

A Musical Snuffbox (Op. 32): The inspiration for this famous piano miniature (originally a small piece for violin and piano) came from a real, delicate, and ornate mechanical music box Lyadov owned. He sought to perfectly replicate its charming, tinkling, repetitive sound in his score.

Lack of Large Forms: Lyadov’s inability to complete large projects means that there is no finished Lyadov opera, symphony, or concerto in the standard repertoire, a testament to his self-critical and often stalled process.

(The writing of this article was assisted and carried out by Gemini, a Google Large Language Model (LLM). And it is only a reference document for discovering music that you do not yet know. The content of this article is not guaranteed to be completely accurate. Please verify the information with reliable sources.)

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Arnold Bax: Note sulla sua vita e opere

Panoramica

Sir Arnold Edward Trevor Bax (1883–1953 ) è stato un compositore, poeta e scrittore inglese, riconosciuto come una figura di spicco del movimento neoromantico britannico tra le due guerre mondiali.

La sua opera è caratterizzata da un’orchestrazione lussureggiante, da un’evocatività romantica e da un linguaggio armonico ricco, spesso cromatico, che lo portano a definirsi un “romantico sfacciato”.

🎵 Aspetti chiave della sua vita e del suo lavoro

Influenze musicali e stile:

Celtic Revival: il fascino che durò tutta la vita per la cultura irlandese, suscitato dalla poesia di W.B. Yeats, fu una profonda influenza iniziale. Trascorse molto tempo in Irlanda, scrisse racconti e poesie sotto lo pseudonimo di Dermot O’Byrne e incorporò una distintiva “curva celtica” nelle sue melodie.

Influenza nordica/russa: in seguito sviluppò un’affinità per la cultura nordica (ad esempio, Sibelius) e assorbì brevemente influenze russe dopo una visita a San Pietroburgo.

Orchestrazione: Bax era un maestro orchestratore, noto per la sua capacità di creare trame complesse, scintillanti e atmosferiche, che a volte conferiscono alla sua musica una qualità “impressionistica”.

Composizioni principali: la produzione più significativa di Bax è la musica orchestrale, in particolare:

Sette Sinfonie (1921-1939 ): queste opere sono considerate il fulcro della sua produzione e sono spesso cicli di tre movimenti. Particolarmente apprezzate sono la Sinfonia n. 3 e la Sinfonia n. 6.

Poemi sinfonici (poemi sinfonici): queste opere suggestive spesso raffigurano paesaggi e mitologia e sono tra i suoi pezzi più noti, tra cui:

Tintagel (1919)

Il giardino di Fand (1916)

Bosco di novembre (1917)

Altre opere: Produsse anche un vasto corpus di musica da camera (in particolare la Sonata per viola), musica per pianoforte solo (molta scritta per la sua amante di lunga data, la pianista Harriet Cohen) e opere vocali/corali.

Carriera ed eredità:

Mezzi indipendenti: nato in una famiglia benestante, Bax aveva mezzi privati che gli consentirono di seguire il suo percorso creativo senza dover dipendere dall’insegnamento o dalla moda.

Maestro di Musica del Re: fu nominato a questo prestigioso incarico nel 1942, succedendo a Sir Henry Walford Davies.

Negligenza e rinascita postuma: la sua musica fu considerata un po’ fuori moda verso la fine della sua vita e fu ampiamente trascurata dopo la sua morte. A partire dagli anni ’60, tuttavia, un flusso costante di registrazioni ha portato a una graduale, seppur incompleta, rinascita dell’interesse per il suo vasto catalogo.

Storia

Sir Arnold Edward Trevor Bax nacque a Streatham, Londra, nel 1883, in una famiglia benestante la cui ricchezza gli permise di intraprendere la carriera di compositore senza la necessità di guadagnarsi da vivere. Dimostrò un talento musicale fin da giovane, iniziando a comporre profusamente già nel 1896.

Primi anni di vita e influenza celtica

La formazione musicale formale di Bax iniziò quando entrò alla Royal Academy of Music nel 1900, studiando composizione e pianoforte. Durante gli studi, sviluppò un profondo e duraturo fascino per la cultura irlandese e il Celtic Revival, suscitato dalla lettura delle poesie di W.B. Yeats. Dichiarò che l’opera di Yeats “significava per me più di tutta la musica dei secoli”.

Questa passione lo portò a trascorrere lunghi periodi in Irlanda, tra cui Dublino e Glencolumcille, nella contea di Donegal, prima della Prima Guerra Mondiale. Imparò la lingua irlandese, frequentò i circoli letterari di Dublino e pubblicò racconti e poesie ispirati alla mitologia celtica con lo pseudonimo di Dermot O’Byrne. Musicalmente, assorbì questa influenza, creando opere con una distinta “curva celtica” nelle loro melodie.

Nel 1910, la relazione con una donna ucraina di nome Natalia Skarginska lo portò in Russia, dove si arricchì musicalmente e ispirò brani di argomento russo e slavo, sebbene la relazione si rivelò infruttuosa. Al ritorno, sposò la pianista Elsita Sobrino nel 1911 e si trasferirono a Dublino, dove ebbero due figli.

Prima guerra mondiale e maturità artistica
Lo scoppio della Prima Guerra Mondiale costrinse Bax e la sua famiglia a tornare in Inghilterra. Una malattia cardiaca lo rese inabile al servizio militare, il che gli permise di comporre un’ampia raccolta di musica durante gli anni della guerra, raggiungendo la sua maturità tecnica e artistica. Tuttavia, la rivolta di Pasqua irlandese del 1916 lo turbò profondamente, spingendolo a scrivere opere come il lamento In Memoriam Padraig Pearse.

In questo periodo, iniziò una relazione appassionata con la pianista Harriet Cohen, che divenne fonte d’ispirazione per molte delle sue opere e sostenitrice della sua musica per pianoforte. Bax lasciò la moglie nel 1918 per stare con Cohen, e il suo conflitto interiore di quel periodo si riflette spesso nei suoi poemi sinfonici come November Woods e Tintagel (1919), che gli consacrarono la fama.

L’apice della sua carriera

Gli anni ’20 segnarono l’apice della sua fama, durante i quali fu ampiamente considerato il principale sinfonista britannico. Compose la maggior parte delle sue sette Sinfonie tra il 1921 e il 1939. La sua prolifica produzione si estese a generi orchestrali, cameristici, per pianoforte solo e vocali.

Intorno al 1928, Bax iniziò una nuova tradizione annuale: svernare a Morar, nelle Highlands scozzesi, spesso accompagnato dalla sua futura compagna, Mary Gleaves, per orchestrare le opere che aveva abbozzato a Londra. In questo periodo, anche le influenze nordiche, in particolare quelle di Sibelius, divennero evidenti nella sua musica.

Ultimi anni e eredità

Nel 1942, Bax fu nominato Maestro della Musica del Re, un ruolo prestigioso che mantenne fino alla morte, sebbene compose poco in tale veste. Era stato nominato cavaliere nel 1937. Verso la fine della sua vita, il suo stile neoromantico e rigoglioso stava iniziando a essere considerato antiquato rispetto alle nuove tendenze musicali, e la sua musica fu ampiamente trascurata dopo la sua morte.

Arnold Bax morì a Cork, in Irlanda, nel 1953, il paese che aveva ispirato gran parte della sua opera. Dagli anni ’60, un rinnovato interesse, principalmente attraverso le registrazioni commerciali, ha riportato in auge il suo vasto catalogo.

Storia cronologica

Arnold Edward Trevor Bax nacque a Streatham, Londra, l’8 novembre 1883, in una famiglia benestante, la cui agiatezza economica gli permise di dedicare la sua vita interamente alla composizione. La sua formazione musicale formale iniziò nel 1900, quando entrò alla Royal Academy of Music, dove studiò composizione e pianoforte.

All’inizio della sua carriera, sviluppò un profondo e formativo interesse per la cultura irlandese e il Celtic Revival, diventando fluente in gaelico irlandese e pubblicando poesie e racconti con lo pseudonimo di Dermot O’Byrne. Questa influenza fu evidente nella sua prima opera orchestrale, il poema sinfonico In the Faëry Hills (1909).

Nel 1910 si recò in Russia, un viaggio che infuse nella sua scrittura influenze slave, evidenti nella sua musica per pianoforte e nel suo balletto La verità sui ballerini russi, la cui prima fu nel 1920. Sposò Elsita Sobrino nel 1911.

Il periodo a cavallo della Prima Guerra Mondiale (1914-1918) si rivelò cruciale per la sua maturità artistica. Impossibilitato a prestare servizio militare a causa di una malattia cardiaca, fu in grado di comporre in modo prolifico, creando alcuni dei suoi poemi sinfonici più famosi, tra cui Il giardino di Fand (1916), Bosco di novembre (1916) e il celebre Tintagel (1917-19).

Gli anni Venti e Trenta rappresentarono l’apice della sua produzione compositiva e della sua fama. Divenne riconosciuto come una figura di spicco della musica britannica, in particolare per le sue opere sinfoniche. Completò la maggior parte delle sue principali composizioni orchestrali, scrivendo le sue sette Sinfonie tra il 1921 e il 1939. Fu insignito del titolo di cavaliere nel 1937.

Nel 1942 fu nominato Maestro di Musica del Re, incarico che mantenne fino alla morte. Tuttavia, la sua produzione creativa rallentò significativamente negli ultimi anni. A quel tempo, il suo stile neoromantico e rigoglioso iniziava a essere considerato datato rispetto alle nuove tendenze compositive.

Sir Arnold Bax morì il 3 ottobre 1953 a Cork, in Irlanda, il paese che aveva ispirato gran parte della sua opera. Dopo la sua morte, la sua musica fu ampiamente trascurata per un periodo, sebbene un rinnovato interesse per il suo vasto catalogo abbia iniziato a manifestarsi con vigore nella seconda metà del XX secolo.

Stile(i), movimento(i) e periodo(i) della musica

🎼 Stile musicale, movimento e periodo di Arnold Bax

Arnold Bax (1883–1953) è generalmente classificato nel periodo musicale dei primi anni del XX secolo, rappresentando in particolare la tendenza neoromantica nella musica britannica tra le due guerre mondiali.

Movimento

Post-romantico / Neoromantico / Nazionalista (in particolare Celtic Revival)

Stile

Romantico, impressionista, con una forte influenza celtica e nordica.

Periodo

Inizio del XX secolo (la sua principale produzione sinfonica si estende dal 1921 al 1939).

Analisi approfondita

Stile ed estetica

Lo stile di Bax è caratterizzato da un “Romanticismo sfacciato”, caratterizzato da:

Orchestrazione rigogliosa: era un maestro orchestratore, capace di creare trame ricche, scintillanti e suggestive.

Impressionismo: il suo uso di armonie complesse e ondulate e l’attenzione all’atmosfera e al colore (in particolare nei suoi poemi sinfonici come Tintagel e Il giardino di Fan) mostrano l’influenza di compositori come Debussy.

Evocazione programmatica: la sua musica è spesso romanticamente evocativa, ispirata ai paesaggi (Highlands scozzesi) e alla mitologia (celtica e nordica).

Linguaggio armonico: utilizza un vocabolario armonico altamente cromatico ed espansivo, una tarda estensione della tradizione romantica.

Movimento e contesto

Post-romantico/neoromantico: la musica di Bax ha sostanzialmente portato avanti la tradizione romantica del XIX secolo, con la sua enfasi sull’emozione, la melodia espressiva e la scala drammatica, fino al XX secolo, ponendolo in contrapposizione con l’ondata crescente del Modernismo.

Nazionalista (celtico): Un’influenza profonda e duratura fu l’Irish Literary and Celtic Revival, che ispirò molte delle sue prime opere e conferì alle sue melodie una caratteristica “curva celtica”.

Vecchio o nuovo? Tradizionale o innovativo?

Tradizionale negli obiettivi, individuale nel linguaggio: Bax fu principalmente un compositore tradizionale nel contesto del movimento modernista europeo. Rifiutò le innovazioni radicali dell’atonalità (Schönberg) e dell’alto modernismo che cominciavano a dominare il continente.

All’antica all’epoca: alla fine della sua vita (anni ’40 e ’50), il suo stile era già ampiamente considerato antiquato rispetto alle tendenze prevalenti dei suoi contemporanei come Britten e Walton, che abbracciavano approcci più austeri e moderni. Tuttavia, la sua fusione di struttura wagneriana/lisztiana con colori impressionisti e materiale celtico/nordico diede vita a un suono fortemente individuale.

Le etichette più ricorrenti per la sua musica sono post-romantica e impressionista, fortemente influenzata da un personale spirito nazionalista.

Generi

Sir Arnold Bax è stato un compositore molto prolifico che ha scritto in quasi tutti i generi musicali classici, sebbene sia noto soprattutto per le sue opere orchestrali e da camera su larga scala.

La sua produzione può essere ampiamente suddivisa nelle seguenti categorie:

1. Musica orchestrale (il suo genere più famoso)

Questa categoria rappresenta il fulcro della sua produzione musicale ed è quella in cui il suo stile sontuoso, romantico e suggestivo trova la sua massima espressione.

Sinfonie: compose sette sinfonie complete (1922-1939), che costituiscono il cuore delle sue opere principali. Era considerato il principale sinfonista britannico del suo tempo.

Poemi sinfonici (Poemi sinfonici): sono le sue opere più evocative e probabilmente più popolari. Sono brani composti da un unico movimento che spesso raccontano una storia o descrivono una scena, fortemente influenzati dalla mitologia e dai paesaggi celtici e nordici.

Esempi chiave: Tintagel, Il giardino di Fand e November Woods.

Opere concertanti (Concerti): opere per strumento solista e orchestra, tra cui:

Concerti per violoncello, viola, violino e pianoforte. Le sue Variazioni sinfoniche per pianoforte e orchestra ne sono un esempio particolarmente ampio e significativo.

Ouverture e brani orchestrali più brevi: tra cui opere come Ouverture a una commedia picaresca e Mediterranea.

Musica per film: in particolare, scrisse la colonna sonora per il film Oliver Twist del 1948.

2. Musica da camera

La musica da camera di Bax è ampia e riflette il suo stile privato, spesso più introspettivo, che spesso include l’arpa (uno dei suoi strumenti preferiti):

Sonate: Un gran numero di sonate per vari duetti, tra cui:

Sonata per viola (considerata un capolavoro del repertorio).

Sonate per violoncello e sonate per violino.

Sonata per clarinetto e sonata per corno.

Trii, quartetti e quintetti: scrisse tre quartetti per archi e numerose opere che incorporano il pianoforte e/o l’arpa, come il quintetto per oboe e il quintetto per arpa.

Un altro esempio ben noto è il Trio elegiaco per flauto, viola e arpa.

3. Musica strumentale solista

Era un pianista di grande talento e la sua musica per pianoforte solo è tecnicamente impegnativa e profondamente espressiva:

Sonate per pianoforte: Scrisse quattro sonate numerate.

Brani caratteristici: un vasto catalogo di brani per pianoforte più brevi e suggestivi, spesso evocativi di temi irlandesi o russi (A Hill Tune, Mediterranean, Toccata).

Altri strumenti solisti: scrisse anche alcuni pezzi per arpa solista e violoncello solista.

4. Musica vocale e corale

Bax era molto prolifico nell’ambientare poesie, spesso ispirato dai suoi amici letterati del Celtic Revival:

Canzoni: Centinaia di canzoni per voce e pianoforte.

Opere corali: brani sia sacri che profani, tra cui mottetti e cantate di grandi dimensioni, come Mater, ora Filium e This Worldes Joie.

Fu anche uno dei pochi compositori britannici a scrivere un’opera significativa per pianoforte (mano sinistra) e orchestra (Concertante per pianoforte (mano sinistra) e orchestra), in seguito all’infortunio della sua amica Harriet Cohen.

Caratteristiche della musica

Sir Arnold Bax si definiva un “romantico sfacciato”, e questa singola frase racchiude il nucleo della sua identità musicale. Il suo stile è una ricca e tarda fioritura della tradizione romantica, fortemente influenzata sia dall’Impressionismo che dal Nazionalismo.

1. Colore orchestrale e impressionismo

Bax era un maestro supremo dell’orchestra e il suo stile è spesso definito dalle sue trame e dall’atmosfera:

Orchestrazione rigogliosa: le sue partiture sono densamente intrecciate, con linee d’archi ricche e slanciate, fanfare di ottoni prominenti e delicati assoli di fiati. Sapeva esattamente come rendere l’orchestra sontuosa e potente.

Texture impressionistiche: il suo uso di tremoli di archi scintillanti e acuti, glissando d’arpa e colori dei venti delicatamente cangianti crea un senso di “ultraterreno”, evocativo di paesaggi naturali e antichi miti. Opere come Tintagel e Il giardino di Fan sono ottimi esempi di questo “paesaggio marino musicale”.

Ricchezza armonica: sebbene fondamentalmente tonale, la sua armonia è altamente cromatica e complessa, e spesso utilizza gli accordi per il loro effetto coloristico piuttosto che per la loro trazione funzionale, una caratteristica condivisa con Debussy e Ravel.

2. Nazionalismo celtico e nordico

La sua musica è profondamente intrecciata con ispirazioni letterarie e paesaggistiche, riflettendo un forte senso di identità culturale:

Influenza celtica: una passione che dura da una vita per il Celtic Revival (ispirata da W.B. Yeats e dal suo soggiorno in Irlanda) ha portato a melodie con una caratteristica “curva celtica”, spesso modale, rapsodica e malinconica. Temi di antiche leggende, crepuscolo e malinconia sono pervasivi.

Temi nordici/pagani: le opere successive, in particolare le sinfonie, incorporarono influenze provenienti dai paesaggi aspri delle Highlands scozzesi e dalla mitologia nordica (come Sibelius), dando vita a linee musicali più rigide, spigolose e talvolta turbolente.

Scrittura programmatica: molti dei suoi pezzi più famosi sono poemi sinfonici che descrivono direttamente stati d’animo, luoghi o storie, dando priorità all’evocazione emotiva e pittorica rispetto allo sviluppo astratto.

3. Forma e struttura

Sebbene la sua musica possa suonare spontanea e rapsodica, è spesso tenuta insieme da chiari espedienti strutturali:

Melodia rapsodica: le sue melodie sono spesso ampie, fluide e molto espressive, il che conferisce alla sua musica una qualità libera e improvvisata.

Conflitto e dualità: molti commentatori notano che la sua musica è costruita sul conflitto, riflettendo le contraddizioni della sua vita. Questo si manifesta in rapidi passaggi tra momenti di turbolenta intensità e passaggi di serena e idilliaca contemplazione.

La sinfonia in tre movimenti: una caratteristica degna di nota delle sue sette sinfonie è la sua preferenza per una struttura in tre movimenti, piuttosto che per i quattro standard.

In sintesi, la musica di Bax è una magnifica miscela di intensità emotiva romantica e colori impressionisti, guidata da uno spirito nazionalista unico che ha cercato di catturare l’atmosfera e le leggende delle isole britanniche e del Nord.

Attività musicali eccetto composizione e/o musica

La vita di Arnold Bax non fu dedicata esclusivamente alla composizione musicale; era un individuo di talento che, parallelamente alla sua carriera principale, si dedicò anche ad attività letterarie, artistiche e cerimoniali.

Ecco le principali attività svolte da Bax al di fuori del suo lavoro compositivo:

1. Attività letterarie (scrittura e poesia)

Bax era uno scrittore e poeta che scrisse molto su argomenti celtici sotto pseudonimo, a dimostrazione del suo profondo legame con la cultura irlandese.

Pseudonimo: Pubblicò poesie e racconti, spesso legati al revival letterario irlandese e alla mitologia celtica, usando lo pseudonimo Dermot O’Byrne.

Giornalismo ed editoria: con il nome di “Dermot O’Byrne”, era attivo nei circoli letterari di Dublino e pubblicava le sue opere su vari media.

Autobiografia: Scrisse l’arguta e scorrevole autobiografia Farewell My Youth (pubblicata nel 1943), che copre la sua vita fino al 1920 circa, sebbene contenga omissioni intenzionali e nomi falsi per proteggere la sua privacy.

Studio della lingua: la sua passione per il celtico lo ha portato a imparare il gaelico irlandese e a immergersi nelle leggende e nel folklore irlandesi.

2. Esecuzione delle attività

Nonostante avesse una certa avversione per la direzione d’orchestra, Bax era un pianista molto abile.

Pianista: Bax era un pianista eccezionale, avendo studiato strumento alla Royal Academy of Music (RAM) con Tobias Matthay. Era noto per la sua eccezionale capacità di lettura a prima vista e per la sua abilità nell’eseguire complesse partiture orchestrali al pianoforte.

Accompagnatore: Da giovane, ha lavorato come accompagnatore per il coro privato del padre. Ha anche suonato spesso la sua musica da solista e da camera, soprattutto con la sua musa ispiratrice di lunga data, la pianista Harriet Cohen.

3. Doveri ufficiali e cerimoniali

Più avanti nella vita, Bax ricoprì una delle posizioni più prestigiose nella musica britannica.

Maestro di Musica del Re (1942-1953): nominato a questo incarico, svolse il ruolo di consigliere del sovrano in materia musicale e gli fu chiesto di comporre musica per importanti occasioni reali e statali, come incoronazioni, compleanni e anniversari.

Opere chiave in questa veste (sebbene limitate): compose la Marcia dell’Incoronazione per l’ascesa al trono della Regina Elisabetta II nel 1953, poco prima della sua morte. Gli aspetti amministrativi e cerimoniali del ruolo divennero una parte significativa della sua vita pubblica nel suo ultimo decennio.

4. Formazione e tutoraggio

Studente: I suoi primi anni di vita furono caratterizzati da cinque anni come studente illustre alla Royal Academy of Music, dove vinse vari premi sia per il pianoforte che per la composizione.

Rapporti con i compositori

Sir Arnold Bax intrattenne una serie di importanti relazioni professionali, personali e artistiche con altre figure del mondo musicale, sebbene la sua vita sociale spesso coinvolgesse tanto i compositori quanto personaggi letterari e politici.

1. Musa personale e professionale: Harriet Cohen (pianista)

Questa è stata probabilmente la sua relazione più significativa nel mondo della musica, sebbene lei fosse un’artista e non una compositrice:

Ispirazione e dedizione: Bax iniziò una relazione con la pianista Harriet Cohen intorno al 1914, che si trasformò in una stretta collaborazione professionale e in un’amicizia che durò tutta la vita dopo la separazione dalla moglie nel 1918. Cohen fu la sua musa (“Tania”) e l’ispirazione per numerose opere, tra cui le Variazioni sinfoniche e la Concertante per pianoforte (mano sinistra) e orchestra.

Promotore della sua musica: Cohen divenne il principale sostenitore ed esecutore della musica per pianoforte di Bax durante la sua vita, facendo forse più di chiunque altro per promuovere il suo lavoro.

2. Predecessore e modello riconosciuto: Sir Edward Elgar

Sebbene non si trattasse di un rapporto diretto e amichevole (Elgar era notevolmente più anziano e morì nel 1934), Bax lo ammirava apertamente.

Ammirazione e tradizione: Bax dichiarò esplicitamente la sua ammirazione per Elgar, osservando che era “molto lieto di seguire Elgar” quando fu nominato Master of the King’s Musick nel 1942, succedendo a Sir Walford Davies, che era succeduto a Elgar.

Allusione musicale: è stato dimostrato che le opere di Bax, come il Primo Quartetto per archi (1918), contengono riferimenti musicali ed echi stilistici di Elgar, dimostrando un cenno consapevole alla precedente generazione di grandi compositori britannici.

3. Collegamento con la figura principale di un’epoca: Jean Sibelius

La loro relazione era probabilmente indiretta, facilitata principalmente da Harriet Cohen.

Dedica: Bax dedicò la sua Sinfonia n. 5 (1932) al compositore finlandese Jean Sibelius, a dimostrazione della sua grande stima e della forte influenza nordica presente nella sua successiva scrittura sinfonica.

Conoscenza personale: Harriet Cohen, sostenitrice della musica di entrambi, favorì un certo livello di conoscenza tra i due. Bax trasse una significativa ispirazione estetica dai suggestivi paesaggi sonori e dai processi sinfonici di Sibelius.

4. Legame familiare diretto con un altro compositore: Gustav Holst

Il fratello di Bax fornì un collegamento chiave con Holst.

Il ruolo di Clifford Bax: Fu il fratello di Bax, lo scrittore Clifford Bax, a introdurre Gustav Holst al tema dell’astrologia. Questo incontro e il conseguente interesse intellettuale che ne derivò divennero il concetto centrale e l’ispirazione diretta per l’opera più famosa di Holst, la suite orchestrale “I Pianeti”.

Circolo condiviso: sebbene il rapporto tra Arnold Bax e Holst fosse meno centrale di quello tra suo fratello e Holst, i due si muovevano in una cerchia simile di artisti e pensatori britannici.

Bax, convinto post-romantico che preferiva guardare al passato, non sentiva alcun obbligo di unirsi ai movimenti compositivi radicali del suo tempo, il che lo distingueva da figure come Stravinskij o Schoenberg. I suoi rapporti si basavano quindi spesso su interessi esecutivi condivisi (Cohen) o su ammirazione artistica tra generazioni (Elgar, Sibelius).

Compositori simili

Lo stile unico di Arnold Bax, un mix di tardo romanticismo, orchestrazione impressionista e profonde influenze celtiche e nordiche, lo colloca tra i compositori che condividono una o più di queste caratteristiche.

Ecco i compositori più spesso citati come simili ad Arnold Bax:

1. I contemporanei britannici (la “scuola pastorale/romantica inglese”)

Questi compositori operavano nello stesso contesto nazionale e temporale, sviluppando una voce inglese che spesso incorporava musica folk o immagini naturali:

Ralph Vaughan Williams (1872–1958): condivide il senso di nazionalismo inglese di Bax, sebbene lo stile di Vaughan Williams sia più apertamente pastorale e modale (ispirato alla canzone popolare inglese), mentre Bax è più celtico ed emotivamente turbolento. Ascoltate la Sinfonia n. 4 di Vaughan Williams o la Fantasia di Tallis per un punto di confronto sulla voce sinfonica britannica.

Frederick Delius (1862–1934): forse il parallelo più vicino in termini di colori e atmosfere impressioniste. La musica di Delius è notoriamente lussureggiante, sensuale e atmosferica, spesso raffigurante la natura, sebbene la sua consistenza sia meno densa e la sua forma più fluida rispetto a quella di Bax. Provate Brigg Fair.

John Ireland (1879–1962) ed E.J. Moeran (1894–1950): entrambi condividono un temperamento post-romantico e un interesse per l’atmosfera del paesaggio britannico (anche Moeran aveva un forte legame con l’Irlanda). La loro musica è spesso introspettiva e liricamente bella.

Frank Bridge (1879–1941): condivide l’iniziale radicamento di Bax nel tardo Romanticismo, ma la sua musica (soprattutto dopo la prima guerra mondiale) divenne più audace dal punto di vista armonico e spesso oscura, mostrando una complessità che richiama i passaggi spesso “selvaggi” o turbolenti dello stesso Bax.

2. Personaggi europei influenti (romantici e nazionalisti)

Questi sono i compositori che hanno influenzato direttamente Bax e ne condividono gli obiettivi artistici:

Jean Sibelius (1865–1957): Bax lo ammirava profondamente e gli dedicò la Quinta Sinfonia. Condividevano l’amore per i temi nordici/mitologici, l’attenzione alla struttura sinfonica e una voce nazionalista forte, spesso aspra, soprattutto nelle loro opere orchestrali.

Sergej Rachmaninov (1873-1943 ): condivide lo “sfacciato romanticismo” di Bax. Entrambi sono compositori tardo-romantici con un linguaggio armonico ricco ed espressivo, melodie memorabili e una profonda tristezza o malinconia che permea la loro musica. La scrittura pianistica di Bax ha spesso una profondità e un virtuosismo rachmaninoviani.

Alexander Skrjabin (1872–1915 ): Bax fu brevemente influenzato dalla musica russa dopo una visita a San Pietroburgo. La musica di Skrjabin presenta una simile ricchezza cromatica e armonica e un’attenzione particolare a temi mistici o spirituali, espressi attraverso complesse e scintillanti tessiture orchestrali e pianistiche.

In breve, se apprezzate i poemi sinfonici atmosferici e le sinfonie lussureggianti e cromatiche di Bax, probabilmente apprezzerete il colore orchestrale di Delius e Sibelius e il dramma ricco ed espressivo degli altri post-romantici britannici.

Relazioni

🎹 Musicisti e suonatori (Collaboratori e Muse)

I rapporti di Bax con gli artisti erano spesso sia personali che professionali:

Harriet Cohen (pianista e musa ispiratrice): fu una relazione che durò tutta la vita e che la segnò profondamente. Iniziata come una relazione extraconiugale intorno al 1914, mentre Bax era sposato, si trasformò in una stretta collaborazione professionale e personale. Cohen fu la sua musa ispiratrice (“Tania”) e sostenitrice, eseguendo in prima assoluta e promuovendo gran parte della sua impegnativa musica per pianoforte in tutta Europa. Bax le dedicò molte opere, tra cui la Concertante per pianoforte (mano sinistra) e orchestra (scritta dopo un infortunio).

Elsita Sobrino (pianista e moglie): Bax sposò la pianista Elsita Sobrino nel 1911. Ebbero due figli, ma il matrimonio finì di fatto quando Bax la lasciò intorno al 1918 per stare con Harriet Cohen.

Tobias Matthay (insegnante di pianoforte): Bax studiò pianoforte con Matthay alla Royal Academy of Music (RAM) dal 1900 al 1905.

Carlos Sobrino (pianista e suocero): Elsita Sobrino era la figlia del “distinto pianista spagnolo” Carlos Sobrino.

🎼 Compositori e insegnanti

Frederick Corder (insegnante di composizione): Corder, un appassionato di Wagner, insegnò composizione a Bax alla RAM. Questa influenza iniziale portò Bax a “crogiolarsi nella musica di Wagner” in gioventù.

Jean Sibelius (compositore): Bax nutriva una grande ammirazione per il compositore finlandese, dedicandogli la sua Sinfonia n. 5, un gesto che rifletteva l’influenza nordica nelle sue successive opere sinfoniche.

Richard Wagner e Richard Strauss (prime influenze): Bax fu fortemente influenzato dalla musica di Wagner e in seguito da Strauss, entrambi sostenuti da Corder e che furono le principali ispirazioni musicali dei suoi primi anni.

🎭 Non musicisti e personaggi letterari (L’influenza celtica)

L’alter ego di Bax, “Dermot O’Byrne”, mette in luce il suo profondo legame con il Rinascimento letterario irlandese:

WB Yeats (poeta): La lettura delle poesie di Yeats fu la scintilla iniziale che diede a Bax il fascino che durò tutta la vita per la cultura irlandese, che, a suo dire, significava per lui più di tutta la musica dei secoli.

Padraig Colum (poeta e scrittore): Bax era un caro amico del poeta Padraig Colum e frequentava i circoli letterari di Dublino, che includevano personaggi come Yeats e George Russell.

Thomas MacDonagh e Padraig Pearse (nazionalisti irlandesi): Bax strinse amicizia con molti nazionalisti durante il suo soggiorno a Dublino, tra cui Thomas MacDonagh e Padraig Pearse (uno dei leader della Rivolta di Pasqua del 1916). La successiva esecuzione di Pearse colpì profondamente Bax, che espresse i suoi sentimenti in opere come il brano orchestrale In Memoriam, dedicato alla memoria di Pearse.

Mary Gleaves: Bax iniziò una relazione con Mary Gleaves a metà degli anni ’20. Lei divenne la sua compagna inseparabile per il resto della sua vita e spesso lo accompagnava nei suoi viaggi annuali di orchestrazione nelle Highlands scozzesi.

👑 Rapporti ufficiali e professionali

Re Giorgio VI e la regina Elisabetta II (monarchi): Bax fu nominato Maestro della Musica del Re nel 1942, prestando servizio sotto Giorgio VI e poi sotto Elisabetta II fino alla sua morte nel 1953. Questa carica ufficiale gli imponeva di comporre per occasioni di stato, come la marcia dell’incoronazione della regina Elisabetta II.

I Balletti Russi di Sergej Diaghilev: nel 1919, a Bax fu commissionata la scrittura di musica orchestrale da utilizzare come intermezzo per la compagnia londinese dei Balletti Russi, per la quale arrangiò le sue opere per pianoforte di tematica russa nella sua Suite russa.

Notevoli opere per pianoforte solo

Arnold Bax era lui stesso un pianista di grande talento e la sua produzione pianistica solista è sostanziale, virtuosistica e profondamente caratteristica del suo stile complessivo, ricco di emozioni rapsodiche, colori evocativi e complessità armonica.

Le sue opere più note per pianoforte solo rientrano in due categorie principali: le Sonate di grandi dimensioni e i Quadri sonori più brevi e suggestivi.

1. Le Sonate per pianoforte

Bax scrisse quattro sonate per pianoforte numerate (e diverse opere giovanili, non numerate o inedite). Queste sono considerate pietre miliari della sua produzione solistica, esprimono un Romanticismo travolgente, epico e spesso turbolento.

Sonata per pianoforte n. 1 in fa diesis minore (1910; riveduta tra il 1917 e il 1920): spesso definita la sua Sonata “russa”. Trasse ispirazione dalla sua visita a San Pietroburgo e dal suo amore per una donna ucraina. È un’opera molto appassionata, con una struttura di ampio respiro in un unico movimento, e presenta un’ampia e trionfale coda punteggiata da una brillante impressione pianistica delle campane delle cattedrali russe.

Sonata per pianoforte n. 2 in Sol maggiore (1919; riveduta nel 1920): un’opera più cupa, eroica e immensamente drammatica, anch’essa dalla struttura continua e complessa. Si ritiene che rifletta il suo tumulto emotivo dopo la Rivolta di Pasqua e le conseguenze della Prima Guerra Mondiale. Bax ammise che era “incentrata sulle forze in lotta tra luce e oscurità”.

Sonata per pianoforte n. 3 in sol diesis minore (1926): questa sonata è forse la più formalmente tradizionale del complesso, composta da tre movimenti distinti. È considerata una delle sue opere più potenti, con un movimento iniziale maestoso e coinvolgente, seguito da un sereno movimento lento e da un finale vivace e drammatico.

Sonata per pianoforte n. 4 in sol maggiore (1932): quest’opera ha un tono più leggero, è più concisa e meno apertamente drammatica delle precedenti, riflettendo uno spostamento verso una struttura più classicamente equilibrata, pur mantenendo il calore lirico che la contraddistingue.

2. Immagini tonali più brevi ed evocative (pezzi dei personaggi)

Queste opere mettono in risalto il suo talento impressionista e sono spesso collegate al suo amore per il folklore irlandese e russo o per i paesaggi scozzesi.

A Hill Tune (1920): Un brano splendido e rapsodico che cattura l’atmosfera e la malinconia di un paesaggio irlandese o scozzese solitario e spazzato dal vento.

In a Vodka Shop (1915): un pezzo colorato e caratteristico ispirato al suo breve soggiorno in Russia, notevole per la sua energia ritmica e il sapore un po’ esotico.

Mediterraneo (1920): un contrasto più luminoso e solare con le sue opere di ispirazione celtica, che riflette uno stato d’animo più rilassato e rivolto all’esterno.

P æ an (c. 1928): Un potente pezzo celebrativo pensato per l’esecuzione pubblica, costruito su un motivo persistente, ritmico e simile a una fanfara.

Due quadri sonori russi (1912): questa coppia comprende Notte di maggio in Ucraina e Gopak, a dimostrazione della precoce influenza di compositori russi come Scriabin.

Queste opere, in particolare le quattro sonate e i brani più popolari, sono difficili da suonare e richiedono un esecutore che sappia padroneggiare appieno lo stile tastieristico spesso denso e orchestrale di Bax.

Musica da camera degna di nota

Arnold Bax è stato un compositore prolifico e di grande talento di musica da camera, un genere in cui il suo talento lirico, le sue tessiture atmosferiche e le sue inclinazioni celtiche trovavano spesso la loro espressione più intima. Le sue opere da camera sono molto apprezzate e costituiscono una parte significativa del repertorio cameristico inglese del primo Novecento.

Ecco le sue opere di musica da camera più note:

1. Il capolavoro: Sonata per viola (1921–1922)

Strumentazione: Viola e pianoforte

Significato: Questo è ampiamente considerato il capolavoro della produzione cameristica di Bax e un’opera fondamentale nel repertorio per viola.

Contesto: Fu dedicato al grande violista britannico Lionel Tertis, che incoraggiò molti compositori a scrivere per questo strumento.

Caratteristiche: Si tratta di un’opera in tre movimenti profondamente espressiva e suggestiva. Presenta uno scherzo centrale turbolento che evoca sfrenate danze irlandesi, una malinconia autunnale che pervade l’intera opera e un ritorno del tema iniziale del primo movimento nei tranquilli momenti finali, creando un senso di unità.

2. Opere con l’arpa

Bax aveva una particolare affinità per l’arpa, utilizzandola per creare le texture luccicanti e coloristiche caratteristiche del suo stile impressionista.

Trio elegiaco (1916):

Strumentazione: flauto, viola e arpa.

Contesto: Scritta sulla scia della Rivolta di Pasqua del 1916 a Dublino, l’opera è un lamento doloroso e bellissimo. La sua atmosfera inquietante cattura perfettamente il senso di perdita che Bax provò a causa di quegli eventi.

Sonata fantastica (1927):

Strumentazione: viola e arpa.

Caratteristiche: Si tratta di un’opera tarda e innovativa che sfrutta brillantemente le possibilità sonore di questa insolita coppia, presentando una scrittura sia rapsodica che virtuosistica per entrambi gli strumenti.

Quintetto per arpa e archi (1919):

Strumentazione: arpa e quartetto d’archi (due violini, viola, violoncello).

Caratteristiche: Un’opera lussureggiante, composta da un unico movimento, in cui l’arpa è utilizzata non solo come accompagnamento, ma come voce essenziale e integrata che conferisce un colore e una consistenza unici.

3. Opere per oboe e fiati

Quintetto per oboe (1922):

Strumentazione: oboe e quartetto d’archi.

Contesto: Dedicato al celebre oboista Leon Goossens.

Caratteristiche: Si tratta di un’opera affascinante e lirica che contrappone la qualità lamentosa e spesso improvvisativa dell’oboe alla ricca scrittura per archi di Bax.

Sonata per clarinetto (1934):

Strumentazione: clarinetto e pianoforte.

Caratteristiche: Un brano in due movimenti, simile a una serenata, generalmente più rilassato e apertamente lirico rispetto alle sue opere precedenti, più turbolente, che mostra il suo stile più morbido degli ultimi anni.

4. Combinazioni di archi e pianoforte

Quintetto per pianoforte in sol minore (1915): un’opera potente e ampia, che riflette la tensione drammatica e l’intensa emozione dei primi anni della guerra.

Sonate per violino (n. 1, 2 e 3): queste opere coprono un ampio arco della sua carriera, passando dalla passione influenzata dalla musica russa dei primi lavori al lirismo più strutturato della Terza Sonata.

Quartetti per archi (n. 1, 2 e 3): i suoi tre quartetti numerati mostrano la sua evoluzione come compositore, passando dall’atmosfera celtica del n. 1 alle strutture più mature e rigorose del n. 3.

La musica da camera di Bax si distingue per la sua miscela di calore romantico, virtuosismo tecnico e un profondo senso del paesaggio e dell’atmosfera, a dimostrazione che il suo stile caratteristico non era limitato all’orchestra sinfonica.

Opere orchestrali degne di nota

Arnold Bax è famoso e importante soprattutto per la sua produzione orchestrale su larga scala, dominata dalle sinfonie e dai poemi sinfonici (poemi sinfonici). Queste opere mettono in risalto il suo “Romanticismo sfacciato”, la sua orchestrazione rigogliosa e il suo profondo legame con la mitologia e i paesaggi celtici e nordici.

Ecco le sue opere orchestrali più note:

1. Poemi sinfonici (poemi sinfonici)

Si può dire che queste opere siano le più apprezzate e immediatamente accessibili, note per la loro atmosfera e il loro colore.

Tintagel (1917-1919 ):

Tema: Una potente e drammatica evocazione del castello di Tintagel, in Cornovaglia, leggendario luogo di nascita di Re Artù. La musica raffigura le scogliere selvagge, il mare in tempesta e incorpora una melodia centrale che si dice rappresenti il mito arturiano. È una delle sue opere più eseguite e famose.

Il giardino di Fand (1913–1916):

Tema: Ispirato a una leggenda celtica sulla dea del mare Fand. L’opera è un luccicante “paesaggio marino” che cattura magnificamente le qualità impressionistiche del suo stile, raffigurando le onde, il giardino incantato e il culmine selvaggio di una tempesta.

Bosco di novembre (1917):

Tema: Un’opera più cupa e intensamente emotiva che trasmette la sensazione di una foresta desolata e spazzata dal vento nel tardo autunno. Riflette il tumulto emotivo nella vita di Bax in quel periodo e l’atmosfera degli anni della guerra, caratterizzata da rapidi passaggi tra momenti di agitazione e momenti di profonda e cupa quiete.

2. Le Sette Sinfonie

di Bax , composto tra il 1922 e il 1939, costituisce il fulcro del suo successo come compositore, affermandolo come il principale sinfonista britannico della sua epoca.

Sinfonia n. 3 (1929):

Significato: Spesso considerata la sua sinfonia migliore e quella più frequentemente eseguita.

Caratteristiche: È intensamente atmosferico, con un primo movimento lungo e lirico e uno scherzo brillante ed energico. È famoso per il suo Epilogo (una lunga coda lenta) inquietante e suggestivo che descrive un sereno paesaggio, forse scozzese, all’alba.

Sinfonia n. 5 (1932):

Significato: Dedicato a Jean Sibelius, la cui influenza è evidente nello sviluppo tematico e nella portata drammatica dell’opera.

Caratteristiche: È particolarmente cupo e aspro, e incarna un forte senso di lotta e di climax. Include un bellissimo movimento lento che è stato descritto come un “notturno nordico”.

Sinfonia n. 6 (1934):

Significato: Un’opera di vasta portata, nota per la sua potente energia drammatica e la sua complessità formale.

Caratteristiche: Il finale è particolarmente degno di nota, strutturato come un’introduzione lenta e rapsodica che conduce a uno scherzo selvaggio, prima di concludersi con un sublime epilogo.

3. Opere concertanti

Bax scrisse diversi concerti, combinando strumenti solisti con la sua ricca tavolozza orchestrale:

Concerto per violoncello (1932):

Caratteristiche: Un’opera profondamente poetica e malinconica, scritta per il grande violoncellista Gaspar Cassadó . Presenta un bellissimo movimento centrale, molto personale ed emotivamente toccante.

Variazioni sinfoniche (1918):

Strumentazione: pianoforte e orchestra.

Caratteristiche: Essenzialmente un concerto di grandi dimensioni in forma di variazione, dedicato alla sua musa ispiratrice, Harriet Cohen. È un’opera imponente e virtuosistica che mette in risalto la peculiare scrittura pianistica di Bax, unita alla sua maestria orchestrale.

Queste opere orchestrali, in particolare i poemi sinfonici e la Terza e la Sesta Sinfonia, sono essenziali per comprendere il ruolo di Arnold Bax come grande voce neoromantica nella musica del XX secolo.

Altre opere degne di nota

Escludendo la musica per pianoforte solo, la musica da camera e la musica sinfonica (che comprende le sue sette sinfonie numerate, i poemi sinfonici non numerati come Tintagel, The Garden of Fand e November Woods, nonché le sue numerose sonate, quartetti e trii), le sue altre opere degne di nota si trovano principalmente nei settori delle opere concertanti, della musica corale e delle colonne sonore per film e teatro.

Ecco alcune delle altre opere degne di nota di Arnold Bax:

🎻 Opere concertanti (Concerti/Opere per solista e orchestra)
Presentano un solista ma non sono classificati come musica sinfonica.

Concerto per viola (più correttamente intitolato Fantasia per viola e orchestra) (1920)

Concerto per violoncello (1932)

Concerto per violino (1938)

Concertante per pianoforte mano sinistra e orchestra (1949) – Nota: sebbene contenga il pianoforte, evita le categorie di pianoforte solo e concerto standard, essendo specificamente per la mano sinistra e l’orchestra, scritto per Harriet Cohen.

Variazioni sinfoniche per pianoforte e orchestra (1918) – Spesso considerato un concerto per pianoforte di grandi dimensioni, ma il titolo lo classifica diversamente.

🎤 Opere corali

Bax fu un prolifico autore di musica vocale e corale, spesso basandosi su testi o poesie medievali con influenze celtiche/irlandesi.

Mater, ora Filium (1921)

Un importante mottetto a cappella per doppio coro non accompagnato (SSAATTBB), notevole per la sua complessità e la sua ricca trama.

Questa gioia del mondo (1922)

Per coro non accompagnato, un’altra versione di un testo medievale.

Corazza di San Patrizio (1924)

Un’importante opera per coro e orchestra (o organo), che rielabora l’antica preghiera irlandese.

Walsinghame (1926)

Una ballata per tenore, soprano obbligato e orchestra, oppure tenore e pianoforte.

🎬 Musica per film e teatro

Il suo lavoro come Maestro di Musica del Re lo portò ad alcune commissioni di alto profilo più avanti nella sua carriera.

Colonna sonora: Oliver Twist (1948)

Musica per il famoso adattamento cinematografico di David Lean.

Colonna sonora: Malta GC (1942)

Una colonna sonora per il documentario di guerra Malta GC

Balletti:

Dal tramonto all’alba (1917)

La verità sulle ballerine russe (1920)

Episodi e curiosità

La vita di Arnold Bax fu ricca di intrighi letterari e musicali, drammi personali e un tocco di bohémien. Ecco alcuni episodi degni di nota e curiosità sul compositore:

🎭 La doppia vita letteraria: Dermot O’Byrne

Lo pseudonimo: per quasi due decenni, Bax mantenne l’identità segreta di scrittore e poeta Dermot O’Byrne. Scrisse racconti, poesie e polemiche politiche sull’Irlanda con questo pseudonimo. L’esistenza di questo alter ego letterario fu rivelata al pubblico solo più avanti nella sua vita, e gli permise di esprimere la sua intensa simpatia politica e culturale per il nazionalismo irlandese senza compromettere la sua carriera di compositore inglese.

Uno shock politico: il suo profondo coinvolgimento nei circoli letterari irlandesi lo portò a stringere amicizia con personaggi che divennero centrali nella Rivolta di Pasqua del 1916, tra cui Padraig Pearse. Quando Pearse fu giustiziato, Bax ne fu profondamente colpito. Espresse il suo dolore non attraverso la voce di Arnold Bax, ma attraverso l’emozionante elegia orchestrale In Memoriam, originariamente intitolata In Memoriam Padraig Pearse nel suo sketch per pianoforte.

💖 Il dramma personale e la musa

La storia d’amore e la musa: la passionale relazione che Bax iniziò con la celebre pianista Harriet Cohen nel 1914 portò alla rottura del suo matrimonio. Cohen divenne la musa musicale centrale della sua vita, ispirando e presentando in anteprima molte delle sue più grandi opere per pianoforte e concertanti.

Il Concerto per la Mano Sinistra: quando Harriet Cohen si infortunò alla mano in un incidente d’auto, interrompendo temporaneamente la sua carriera concertistica, Bax reagì con un sentito gesto professionale. Compose per lei l’imponente Concertante per pianoforte (mano sinistra) e orchestra, permettendole di continuare a esibirsi come solista.

👑 Il Maestro della Musica del Re

Onorato riluttante: quando a Bax fu offerto l’incarico di Maestro di Musica del Re nel 1942, inizialmente fu riluttante ad accettare, considerandolo una distrazione dalla composizione. Tuttavia, accettò il cavalierato e la posizione, considerandoli un onore per l’arte della musica.

Produzione limitata: a differenza di alcuni predecessori, Bax compose molto poco nella sua veste ufficiale, trovando spesso tediose le esigenze cerimoniali. Dichiarò notoriamente che l’unico brano che gli fu chiesto di comporre fu un brano per il cane preferito del Re, cosa che rifiutò. La sua opera principale come Maestro fu la Marcia dell’Incoronazione per la Regina Elisabetta II nel 1953, che completò pochi mesi prima della sua morte.

Morte a Cork: dopo aver trascorso una vita a romanticizzare l’Irlanda, Bax morì a Cork, in Irlanda, nel 1953, proprio il paese che aveva fornito l’ispirazione spirituale per gran parte del suo lavoro.

🏡 Curiosità sulle influenze

Mezzi privati: Bax nacque in una famiglia benestante, il che gli garantì la rara libertà tra i compositori di perseguire la propria visione creativa senza dover insegnare o dirigere per guadagnarsi da vivere. Questo gli permise di rimanere al di fuori delle mode musicali e di perseguire il suo stile individuale, tardo-romantico.

Il legame con Sibelius: la sua ammirazione per il compositore finlandese era immensa. Non solo dedicò la sua Sinfonia n. 5 a Jean Sibelius, ma assorbì consapevolmente parte della compattezza strutturale e della cupa qualità paesaggistica nordica del maestro finlandese nelle sue sinfonie successive.

(La stesura di questo articolo è stata assistita e realizzata da Gemini, un Google Large Language Model (LLM). Ed è solo un documento di riferimento per scoprire la musica che ancora non conosci. Non si garantisce che il contenuto di questo articolo sia completamente accurato. Si prega di verificare le informazioni con fonti affidabili.)

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