Mémoires sur Images oubliées, CD 94 ; L. 87 (1894) de Claude Debussy, information, analyse et tutoriel de performance

Aperçu général

Images oubliées (ou parfois appelées Images inédites) est un recueil de trois pièces pour piano composées par Claude Debussy en 1894.

🗓️ Contexte et Publication

Composition : Hiver 1894.

Dédicace : Mademoiselle Yvonne Lerolle.

Publication : Bien que composées en 1894, elles ne furent publiées intégralement qu’à titre posthume en 1977 chez Theodore Presser, ce qui explique leur titre d’oubliées ou inédites.

🎶 Structure du Recueil

L’ensemble se compose de trois morceaux, chacun avec son propre caractère :

Lent (mélancolique et doux) (en fa dièse mineur)

C’est la pièce la plus oubliée de la collection et sert de prélude. Elle est caractérisée par une grande sensibilité harmonique et une grâce rêveuse, avec des rythmes souples et un sentiment de mélancolie délicate.

Souvenir du Louvre (en do dièse mineur)

Porte l’indication : « Dans le mouvement d’une “Sarabande”, c’est-à-dire avec une élégance grave et lente, même un peu vieux portrait, souvenir du Louvre, etc. ». C’est une version antérieure et moins épurée de la célèbre “Sarabande” que Debussy intégrera plus tard dans sa suite Pour le piano (1901).

Quelques aspects de « Nous n’irons plus au bois » parce qu’il fait un temps insupportable. (en ré mineur)

C’est la pièce la plus développée et la plus alerte. Elle est une version embryonnaire de ce qui deviendra l’une des pièces les plus célèbres de Debussy, “Jardins sous la pluie” de ses Estampes (1903). Elle s’appuie sur la chanson populaire « Nous n’irons plus au bois » et est pleine de figuralismes musicaux évoquant la pluie.

💡 Importance

Ces pièces sont cruciales car elles représentent une étape importante dans l’évolution du langage pianistique de Debussy. Elles montrent le compositeur à un moment charnière, travaillant sur des idées qui se retrouveront plus tard dans certaines de ses œuvres majeures (la Sarabande et Jardins sous la pluie), tout en possédant déjà une atmosphère et une richesse harmonique typiques de son style. Elles offrent un aperçu précieux de son atelier de composition.

Liste des titres

Les trois pièces composant les Images oubliées de Claude Debussy (composées en 1894 et dédiées à Mademoiselle Yvonne Lerolle) sont :

1. Lent (mélancolique et doux) (en fa dièse mineur)

2. Souvenir du Louvre (en do dièse mineur)

Sous-titre / indication : Dans le mouvement d’une “Sarabande”, c’est-à-dire avec une élégance grave et lente, même un peu vieux portrait, souvenir du Louvre, etc.

3. Quelques aspects de « Nous n’irons plus au bois » parce qu’il fait un temps insupportable. (en ré mineur)

Histoire

L’Histoire des Images oubliées de Claude Debussy

Les Images oubliées, également désignées parfois comme Images inédites, sont un ensemble de trois pièces pour piano qui tiennent une place singulière dans l’œuvre de Claude Debussy, principalement en raison de leur histoire de publication.

La Création et l’Oubli (1894)

Ces pièces ont été composées en 1894, à une période cruciale pour Debussy où il travaillait sur des œuvres majeures qui allaient définir son style, notamment la première version de son opéra Pelléas et Mélisande et le célèbre Prélude à l’Après-midi d’un faune.

Debussy dédia ce triptyque pour piano à Mademoiselle Yvonne Lerolle. Cependant, pour des raisons inconnues, l’ensemble ne fut jamais publié de son vivant sous cette forme. Il semble que Debussy, cherchant constamment la perfection et l’épuration de son style, ait décidé de mettre ces esquisses de côté, les laissant dans ses tiroirs. C’est de là que leur vient leur nom évocateur d’oubliées.

L’Atelier du Compositeur

Le plus fascinant dans l’histoire de ces Images oubliées réside dans leur statut de laboratoire de création :

La deuxième pièce, “Souvenir du Louvre”, est la version initiale, plus ancienne et moins retravaillée, de la “Sarabande” que Debussy allait plus tard intégrer à sa célèbre Suite pour le piano (publiée en 1901). La confrontation entre les deux versions montre le chemin parcouru par le compositeur vers la concision et la clarté.

La troisième pièce, au titre pittoresque, “Quelques aspects de « Nous n’irons plus au bois » parce qu’il fait un temps insupportable”, est une ébauche thématique et stylistique de la virtuosité et de l’imaginaire que l’on retrouvera dans “Jardins sous la pluie”, la dernière pièce de ses Estampes (publiées en 1903). Elle utilise la mélodie populaire tout en la noyant dans une écriture pianistique pleine de clapotis et de murmures, illustrant la pluie avec une force expressive déjà caractéristique.

La première pièce, “Lent (mélancolique et doux)”, reste, quant à elle, une « image » plus purement oubliée, un prélude teinté d’une grande sensibilité harmonique et d’une grâce rêveuse, offrant un aperçu intime de l’esthétique du jeune Debussy.

La Résurrection (1977)

Ce n’est que longtemps après la mort du compositeur (survenue en 1918) que ces manuscrits refirent surface. Les Images oubliées furent finalement publiées intégralement à titre posthume en 1977 par l’éditeur Theodore Presser.

Cette publication tardive a enrichi le répertoire pianistique de Debussy et a permis aux musicologues et aux interprètes de mieux comprendre les sources et l’évolution de deux de ses chefs-d’œuvre. Elles sont aujourd’hui considérées comme des pièces essentielles pour saisir la genèse de l’impressionnisme musical français.

Caractéristiques de la musique

🎧 Caractéristiques Musicales des Images oubliées de Claude Debussy

Les Images oubliées, bien qu’antérieures aux grandes œuvres définitives de Debussy, possèdent déjà les germes des caractéristiques musicales qui feront sa renommée, inscrivant la collection dans la mouvance de l’impressionnisme musical.

🎨 Harmonie et Tonalité

Expérimentation Modale et Diatonique : Debussy utilise l’harmonie avec une grande fluidité. On trouve un usage prononcé des accords non fonctionnels (c’est-à-dire qui ne respectent pas la progression classique dominante-tonique), privilégiant la couleur de l’accord sur sa fonction.

Glissements Harmoniques : Les pièces présentent des glissements d’accords parallèles, donnant une impression de rêve ou d’émerveillement, caractéristique typique de son style futur.

Couleur du Son : La tonalité n’est pas toujours fermement établie, créant une atmosphère d’ambiguïté et de suspension. Par exemple, la première pièce est en fa dièse mineur, tonalité éloignée et riche en dièses, favorisant une couleur sonore particulière.

🌬️ Rythme et Forme

Souplesse Métrique : Le rythme est souvent libre et fluctuant, notamment dans la première pièce (“Lent”), évitant les carrés rythmiques rigides. Cela contribue à l’atmosphère de rêverie et d’improvisation.

Influence des Danses Anciennes : La deuxième pièce, “Souvenir du Louvre”, est clairement basée sur le rythme d’une Sarabande (danse lente et grave à trois temps), conférant à l’ensemble une élégance archaïque et posée.

Éléments Précurseurs : Le troisième mouvement est une démonstration de virtuosité descriptive. Il utilise des traits rapides et des motifs répétitifs pour évoquer musicalement le vent et la pluie incessante, posant les bases de la technique de figuralisme que Debussy perfectionnera dans “Jardins sous la pluie”.

🎹 Écriture Pianistique

Pédale et Résonance : La technique de la pédale est essentielle pour mêler les sons et créer des timbres flous et voilés, renforçant l’aspect “impressionniste”. Le piano est traité comme une source de résonance subtile.

Changement d’Atmosphère : Chaque pièce explore un caractère distinct : mélancolie rêveuse dans la première, gravité cérémoniale et ancienne dans la Sarabande, et animation virtuose et descriptive dans la dernière.

Clarté et Délicatesse : Même dans les passages les plus rapides, Debussy exige une attaque délicate et non percussive, cherchant la lumière et non la force. Les mélodies sont souvent insérées dans des textures harmoniques complexes mais légères.

En somme, les Images oubliées représentent le laboratoire stylistique où Debussy a testé et affiné ses techniques d’écriture les plus novatrices, marquant une transition nette vers son style de maturité.

Style(s), mouvement(s) et période de composition

🎶 Style, Mouvement et Période des Images oubliées

Les Images oubliées de Claude Debussy, composées en 1894, se situent à la charnière de la fin du XIXe siècle et incarnent une période de transition cruciale vers la modernité musicale.

🧭 Mouvement et Période

Le mouvement principal auquel on rattache cette œuvre est l’Impressionnisme musical.

Période : Les Images oubliées se situent à la fin de la période Romantique (ou plus précisément Post-Romantique) et marquent le début de l’ère Moderniste (ou de la Musique contemporaine).

Mouvement : Elles sont un exemple précoce de l’Impressionnisme musical. Debussy cherchait à évoquer des impressions sensorielles et atmosphériques plutôt que de développer des thèmes narratifs ou formels traditionnels. Les titres évocateurs des pièces reflètent cette approche.

💡 Style : Novateur et Post-Romantique

À l’époque de leur composition (1894), la musique des Images oubliées était résolument novatrice.

Rupture avec la Tradition : Debussy s’éloignait clairement des structures et du langage harmonique du Classicisme et du Romantisme germanique. Il rejetait la Symphonie et la Sonate comme formes suprêmes et cherchait à créer un langage purement français.

Influence Post-Romantique : On retrouve encore dans l’intensité expressive et le raffinement de l’harmonie des traces du Post-Romantisme, notamment dans l’utilisation de couleurs harmoniques riches.

Novateur (Impressionnisme) : L’innovation majeure réside dans l’accent mis sur la couleur (le timbre) et l’atmosphère plutôt que sur le développement thématique classique. L’utilisation des modes anciens, des échelles pentatoniques et des accords parallèles non fonctionnels était radicale. Il s’agissait d’une musique qui visait la suggestion et l’ambiguïté.

En résumé, les Images oubliées sont novatrices pour leur époque, relevant du style Impressionniste et marquant un tournant décisif entre le Post-Romantisme finissant et l’émergence du Modernisme musical. Elles préfigurent le langage que Debussy allait parfaire dans ses œuvres les plus célèbres.

Analyse: Forme, Technique(s), texture, harmonie, rythme

✨ Analyse Musicale des Images oubliées de Claude Debussy (1894)

Les Images oubliées révèlent un style déjà très personnel, marquant le passage de Debussy de l’esthétique romantique tardive vers l’Impressionnisme.

🎼 Texture et Structure

Texture : La texture est principalement homophone ou, plus précisément, de type mélodie accompagnée, mais avec une complexité et une richesse harmonique qui donnent souvent l’impression d’une polyphonie latente ou d’un entrelacement de plans sonores. Il ne s’agit ni de monophonie pure (une seule ligne mélodique) ni de polyphonie contrapuntique stricte (comme chez Bach), mais d’une écriture où la mélodie est fondue dans un nuage d’accords et de figures pianistiques (texture plutôt polyphonique en termes de densité, mais pas en termes de lignes indépendantes).

Forme et Structure : Les pièces sont de forme libre, typique des préludes ou des pièces de caractère de l’époque.

Le “Lent” est une pièce d’atmosphère, suivant une structure souple.

Le “Souvenir du Louvre” (la Sarabande) suit la structure ternaire A-B-A d’une danse de caractère.

Le troisième morceau est plus proche d’une forme rondo-variations (ou d’une forme libre) où le thème de la chanson populaire est constamment réintroduit et transformé dans un contexte descriptif.

🎶 Méthodes et Techniques

Méthodes : La méthode principale est l’évocation et la suggestion (Impressionnisme). Debussy utilise le piano pour peindre des paysages et des atmosphères.

Techniques :

Accords parallèles : L’usage de chaînes d’accords parallèles (sans respect des règles d’enchaînement tonal) est une technique novatrice fondamentale pour l’époque. Ces accords enrichis se déplacent ensemble, créant une impression de glissement harmonique et abolissant le sentiment de fonction.

Figuralisme descriptif : Dans le troisième morceau, la technique consiste à utiliser des figures pianistiques rapides (arpèges, notes répétées) pour imiter des phénomènes naturels, ici la pluie et les gouttes d’eau.

🎹 Harmonie, Gamme et Rythme

Harmonie : L’harmonie est riche, dissonante (par rapport aux règles classiques) mais douce. Debussy fait un usage intensif des neuvièmes, onzièmes et treizièmes non résolues. L’harmonie est utilisée pour sa couleur (timbre) plutôt que pour sa fonction directionnelle.

Gamme (Échelles) :

Il y a un usage fréquent des modes anciens (par exemple, le mode éolien dans le “Lent”) et de l’échelle pentatonique (cinq notes), qui donnent une couleur exotique ou rêveuse.

L’échelle diatonique est bien sûr toujours présente, mais enrichie par ces traitements modaux.

Tonalité : La tonalité est souvent flottante ou ambiguë. Même si les pièces ont des tonalités de base (par exemple fa dièse mineur pour le premier), l’usage constant d’accords altérés, de modulations imprévues et de gammes modales affaiblit la sensation de centre tonal fort, la rendant plus impressionniste que classique.

Rythme : Le rythme est généralement souple et libéré dans les mouvements lents, cherchant une déclamation naturelle. Dans le mouvement Sarabande, le rythme est grave et lent (basé sur un triple mètre avec une pulsation accentuée ou tenue sur le deuxième temps). Dans le dernier morceau, le rythme est rapide et virtuose pour créer le mouvement de la pluie.

Voulez-vous écouter un extrait du “Souvenir du Louvre” pour entendre l’effet des accords parallèles et du rythme de Sarabande ?

Tutoriel, conseils d’interprétation et points importants de jeu

Jouer les Images oubliées de Debussy au piano demande plus qu’une simple maîtrise technique ; cela requiert une approche poétique et une sensibilité aiguë à la couleur et à l’atmosphère que le compositeur cherche à peindre.

🌟 Conseils Généraux d’Interprétation

Privilégier la Couleur au Trait : Le plus grand piège est de tomber dans une lecture purement virtuose, surtout pour le troisième mouvement. Debussy n’écrit pas pour montrer la vitesse, mais pour évoquer une sensation (le souvenir, la pluie). Chaque accord doit être un instant coloré.

Maîtrise de la Pédale : La pédale de sustain est votre pinceau principal. Elle doit être utilisée pour fusionner les harmonies et créer une résonance vaporeuse, mais avec parcimonie pour éviter l’opacité. Changez-la souvent pour “nettoyer” l’harmonie lorsque les accords deviennent trop lourds ou dissonants. L’objectif est le voile, pas la boue sonore.

Le Rubato Intérieur : Même dans les sections Lent, laissez le temps respirer. Le rythme n’est pas mécanique. Utilisez de légers rubato (flexibilité du temps) pour mettre en valeur les lignes mélodiques ou les changements harmoniques, comme un peintre qui suspendrait son geste pour mieux observer la lumière.

🎼 Points Clés par Pièce

I. Lent (mélancolique et doux)

Mélancolie et Douceur : L’indication est clé. Cherchez une sonorité profonde mais douce dans les basses. La main gauche doit établir un socle harmonique riche, mais jamais écrasant.

Lignes Mélodiques : La mélodie, souvent chantante et sinueuse, doit chanter au-dessus de l’accompagnement. Laissez-la s’épanouir avec une belle courbe de phrase.

II. Souvenir du Louvre (Dans le mouvement d’une “Sarabande”)

Élégance Grave et Lente : C’est une danse. Le mouvement de Sarabande impose un rythme ternaire solennel. Maintenez une pulsation lente et digne.

Le “Vieux Portrait” : Pour évoquer le “vieux portrait”, jouez avec une certaine épaisseur dans les accords, surtout dans les moments forte, mais sans perdre la noblesse. Les accords doivent être articulés avec poids mais sans dureté. C’est un hommage qui demande de la retenue.

III. Quelques aspects de « Nous n’irons plus au bois » parce qu’il fait un temps insupportable.

Le Jeu des Textures : C’est la pièce la plus exigeante techniquement. Les sections rapides doivent alterner entre des moments de clapotis léger (figures en doubles croches) et des moments plus denses qui évoquent l’orage ou les sons plus forts.

La Cloche et l’Harmonie : Dans la conclusion, lorsque la cloche tinte, le phrasé doit devenir plus clair, presque cristallin. Soyez attentif aux modulations subites (comme l’oreille tirée vers fa dièse majeur) ; elles doivent être des éclaircies ou des changements soudains de perspective.

La Fin : Le retour au calme (“la pluie a peut-être cessé, mais l’enfant s’est endormi”) exige un diminuendo progressif et convaincant vers le silence, comme si le son s’éteignait doucement dans la ouate.

En somme, interpréter ces Images oubliées c’est se souvenir que Debussy est un peintre sonore : vos doigts doivent être aussi souples et nuancés que le pinceau d’un maître impressionniste.

Interpréter les Images oubliées de Debussy nécessite de maîtriser non seulement la technique, mais surtout l’art de la suggestion et de la couleur. Debussy lui-même disait que ces morceaux étaient des « conversations entre le Piano et Soi ; il n’est pas défendu d’y mettre sa petite sensibilité des jours de pluie. »

1. Conseils Généraux (Pour les trois pièces)

Le Rôle de la Pédale : La pédale ne doit pas être un simple outil de liaison, mais un outil de résonance et de mélange harmonique. Le but est de créer un flou harmonique sans jamais devenir indistinct ou boueux. Écoutez attentivement et changez la pédale rapidement, souvent sur les temps faibles ou les contretemps, pour conserver la pureté du son tout en profitant des harmoniques.

Toucher et Poids : Le son de Debussy doit être non percussif et léger, même dans les forte. Jouez avec une main lourde et détendue pour enfoncer les notes sans les frapper. Recherchez la profondeur et non le volume.

Phrasé Atmosphérique : Le phrasé doit être dicté par l’image ou l’atmosphère du moment, et non par la simple structure rythmique. Pensez en termes de vagues qui montent et descendent, et non de mesures.

2. Conseils Pièce par Pièce

I. Lent (mélancolique et doux)

Caractère : Introspection, mélancolie douce, murmure. Le début est l’exemple parfait de la conversation intime entre le pianiste et lui-même.

Technique : La main droite doit chanter la mélodie avec une grande souplesse (rubato), tandis que l’accompagnement de la main gauche maintient une stabilité calme et profonde.

Point Clé : Maintenir une sensation de suspension. Laissez les accords résonner dans la pédale, en évitant toute précipitation. La délicatesse des nuances (souvent ppp ou p) est primordiale.

II. Souvenir du Louvre (Sarabande)

Caractère : Élégance grave et lente, dignité d’un “vieux portrait”. Cette pièce nécessite une approche très contrôlée et solennelle.

Technique : Le rythme de Sarabande (triple mètre, avec un accent ou une pause sur le deuxième temps de la mesure) doit être très clair, mais sans lourdeur. Le défi est de jouer les accords parallèles (main droite) avec une homogénéité parfaite.

Point Clé : Assurez une liaison parfaite entre les accords de la main droite. Le son doit être épais et soutenu (soutenu est souvent indiqué), comme si les notes étaient jouées par un ensemble d’instruments à vent lents.

III. Quelques aspects de « Nous n’irons plus au bois » parce qu’il fait un temps insupportable.

Caractère : Alerte, primesautier, imitation du vent et de la pluie. C’est le mouvement le plus technique et le plus descriptif.

Technique : Maîtriser les passages en doubles croches (évoquant la pluie) demande une légèreté et une égalité absolue dans les doigts. Les motifs doivent “clapotis” sans être agressifs.

Point Clé : La clarté rythmique est essentielle ici pour rendre l’aspect enfantin et capricieux de la pièce, malgré la pluie. Lorsque le thème de “Nous n’irons plus au bois” apparaît, il doit émerger clairement de la texture pluvieuse, puis y être à nouveau absorbé. La conclusion, avec ses effets de carillon et d’amortissement progressif, doit s’éteindre dans le silence (pianissimo).

Enregistrements célèbres

💿 Enregistrements Célèbres et Notables des Images oubliées de Debussy

Les Images oubliées, publiées tardivement en 1977, ne bénéficient pas d’enregistrements historiques directs par les contemporains de Debussy. Néanmoins, elles ont été intégrées aux intégrales majeures du répertoire pianistique debussyste, donnant lieu à des interprétations essentielles.

🏛️ Enregistrements de la Grande Tradition et Standards

Aldo Ciccolini : Pianiste français d’origine italienne, Ciccolini est considéré comme une référence pour la musique française. Son intégrale de Debussy est souvent citée, et ses interprétations des Images oubliées se distinguent par une clarté structurelle et une élégance qui respectent l’écriture précoce de Debussy.

Philippe Cassard : Son travail sur Debussy est très respecté. Son approche est souvent saluée pour sa sensibilité aux couleurs et son phrasé poétique, rendant justice à l’aspect contemplatif du premier mouvement (“Lent”).

François-Joël Thiollier : Son intégrale des œuvres pour piano de Debussy, notamment chez Naxos, propose une interprétation standard, fiable et bien analysée, qui met en lumière les liens avec les œuvres de maturité (Sarabande et Jardins sous la pluie).

💫 Interprétations Modernes et Contemporaines

Jean-Efflam Bavouzet : Dans son intégrale acclamée pour Chandos, Bavouzet apporte une précision rythmique et une vitalité sonore caractéristiques de sa lecture du répertoire français. Son interprétation du troisième mouvement (“Quelques aspects…”) est particulièrement énergique et met en évidence la virtuosité.

Steven Osborne : Récemment, Steven Osborne a inclus ces pièces dans son exploration des œuvres de Debussy (chez Hyperion). Son style est marqué par une grande profondeur de son et une attention aux détails harmoniques, offrant une lecture à la fois réfléchie et lyrique.

Noriko Ogawa : Son enregistrement des œuvres complètes pour piano offre une perspective minutieuse et une grande délicatesse de toucher, qualités essentielles pour saisir les nuances et la fragilité de ces pièces oubliées.

📜 Note sur l’Historique

Il est important de noter que le pianiste et musicologue Alfred Cortot, qui a possédé l’autographe de l’œuvre pendant un temps, a joué un rôle clé dans la préservation et la connaissance de ces manuscrits avant leur publication tardive. Bien qu’il n’ait pas laissé d’enregistrement complet, son influence sur l’interprétation de la Sarabande reste majeure.

Episodes et anecdotes

Les Images oubliées (composées en 1894) sont un recueil riche en anecdotes, principalement liées à leur histoire de manuscrits perdus et retrouvés et à leur statut d’ébauches géniales.

1. Le Cadeau Oublié et l’Éventail Japonais

La Dédicataire : Les trois pièces sont dédiées à Mademoiselle Yvonne Lerolle. Yvonne était la fille du peintre Henri Lerolle, dans le salon duquel Debussy était souvent reçu. Cet environnement artistique et social a nourri l’inspiration du compositeur.

L’Anecdote du Cadeau : L’anecdote la plus célèbre concerne la deuxième pièce, le “Souvenir du Louvre” (la Sarabande). Debussy aurait offert le manuscrit de ces Images oubliées à Yvonne Lerolle, accompagné d’un éventail japonais. Ce geste est très symbolique de l’attrait de Debussy pour l’art et les influences japonaises de l’époque, et il renforce le caractère intime et personnel de ce cadeau musical, destiné à rester dans la sphère privée.

La Publication Tardive : C’est parce que ces manuscrits sont restés dans la collection privée de la famille de Yvonne Lerolle (devenue Madame Rouart) qu’ils ont été “oubliés” du grand public pendant des décennies. L’ensemble n’a été publié qu’en 1977, bien après la mort du compositeur, par l’éditeur Theodore Presser.

2. Le Laboratoire Secret de la Sarabande

Le “Vieux Portrait” du Louvre : La deuxième pièce, “Souvenir du Louvre”, porte une indication évocatrice : « Dans le mouvement d’une “Sarabande”, c’est-à-dire avec une élégance grave et lente, même un peu vieux portrait, souvenir du Louvre… ». Cette référence au Louvre et au “vieux portrait” souligne l’importance de l’art visuel pour Debussy et son intention de créer une atmosphère archaïsante et picturale, rappelant une peinture ancienne de musée.

La Réécriture du Génie : L’histoire de cette Sarabande montre l’exigence de Debussy. Après l’avoir offerte à Yvonne Lerolle, il la retravaillera, l’épurera harmoniquement et la publiera séparément en 1901 dans sa Suite pour le piano. Le fait d’avoir deux versions de cette pièce (l’originale des Images oubliées et la version publiée) est une aubaine pour l’analyse : cela permet aux musicologues de voir comment Debussy composait, allégeant souvent la texture et rendant l’harmonie plus concise dans la version finale.

3. La Pluie Insoutenable et l’Enfant Endormi

Le Titre à Rallonge : La troisième pièce est remarquable pour son titre humoristique et descriptif : “Quelques aspects de « Nous n’irons plus au bois » parce qu’il fait un temps insupportable.” Ce titre reflète la volonté de Debussy de lier étroitement la musique à des scènes de la vie quotidienne et à des états d’âme, tout en annonçant l’humour que l’on retrouvera dans certaines de ses œuvres ultérieures.

Le Clocheton Final : Dans la conclusion de ce morceau, après la tempête de doubles croches évoquant la pluie, la musique s’adoucit et un motif de cloche lointaine (tinter une cloche) apparaît, s’éteignant progressivement. Certains analystes suggèrent que cette fin progressive et apaisante dépeint l’image de la pluie qui s’arrête et de l’enfant (ou du compositeur) qui s’est finalement endormi, absorbé par le murmure des gouttes et de la mélodie. C’est une fin douce et onirique pour cette pièce initialement turbulente.

Compositions similaires

Voici des compositions, suites ou collections pour piano qui sont stylistiquement ou historiquement similaires aux Images oubliées de Claude Debussy (1894), en raison de leur style impressionniste précoce, de leur forme de pièce de caractère ou de leur importance dans l’œuvre de leur compositeur :

🇫🇷 Claude Debussy (Lui-même)

Ces œuvres montrent une continuité ou un aboutissement des idées des Images oubliées :

Suite bergamasque (c. 1890–1905) : Composée à peu près à la même époque, elle contient des pièces célèbres comme le “Clair de Lune” qui partagent la même atmosphère rêveuse et mélancolique que le “Lent” des Images oubliées.

Pour le piano (1894–1901) : Cette suite est cruciale car elle contient la version définitive et retravaillée de la “Sarabande”, dont l’ébauche est le “Souvenir du Louvre” des Images oubliées.

Estampes (1903) : Cette collection contient “Jardins sous la pluie”, la pièce qui développe et perfectionne le concept de figuralisme descriptif et le thème de la chanson populaire, dont le troisième morceau des Images oubliées est le précurseur.

🇫🇷 Autres Compositeurs Français

Ces œuvres représentent l’apogée ou des équivalents de l’Impressionnisme musical français :

Maurice Ravel – Jeux d’eau (1901) : Souvent considérée comme une œuvre fondatrice de l’Impressionnisme pianistique. Elle partage avec les Images oubliées l’idée de figuralisme liquide et la recherche de nouvelles résonances.

Maurice Ravel – Miroirs (1905) : Une autre collection essentielle de pièces de caractère impressionnistes et descriptives, allant de la contemplation à la virtuosité.

Gabriel Fauré – Nocturnes (fin XIXe / début XXe) : Bien que plus traditionnel dans la forme, Fauré partage avec le Debussy des Images oubliées une délicatesse harmonique et une sophistication du phrasé, représentant l’élégance du style français.

(La rédaction de cet article a été assistée et effectuée par Gemini, un grand modèle linguistique (LLM) de Google. Et ce n’est qu’un document de référence pour découvrir des musiques que vous ne connaissez pas encore. Le contenu de cet article n’est pas garanti comme étant totalement exact. Veuillez vérifier les informations auprès de sources fiables.)

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Appunti su Hommage à Haydn CD 123 ; L. 115 di Claude Debussy, informazioni, analisi e tutorial di interpretazione

Panoramica

L’Omaggio a Haydn di Claude Debussy è un breve brano per pianoforte solo, composto nel maggio del 1909.

Ecco i punti chiave che definiscono questo pezzo :

Contesto della commissione: Fu scritto come parte di un lavoro collettivo commissionato da Jules Écorcheville per la rivista musicale SIM ( International Music Society). L’obiettivo era celebrare il centenario della morte di Joseph Haydn nel 1909. Anche altri compositori francesi , come Ravel, Dukas e d’Indy, contribuirono .

Crittogramma musicale: la caratteristica più notevole dell’opera è l’uso di un motivo musicale imposto, costruito sulla trasposizione in note del nome HAYDN (HAYDN).

Secondo il procedimento del crittogramma musicale (simile al modello di BACH), le lettere sono associate alle note musicali . Lo schema è: Si bemolle – La – Re – Re – Sol (utilizzando la convenzione tedesca per H = Si bemolle).

Forma e stile: il brano è scritto in un movimento di valzer lento (movimento di valzer lento). È relativamente breve , con una durata di esecuzione di circa due minuti.

Analisi: Debussy utilizza questo motivo di Haydn come punto di partenza, variandolo e integrandolo nel suo linguaggio armonico e pianistico, tipico dell’Impressionismo. L’opera è talvolta considerata da alcuni musicologi un “esercizio di scrittura ” , a dimostrazione dell’abilità di Debussy nell’integrare un vincolo formale nel suo stile.

In sintesi , Omaggio a Haydn è un elegante e breve contributo di Debussy a un omaggio collettivo , notevole per la sua ingegnosa costruzione attorno al nome di Haydn trasformato in un motivo musicale.

Storia

Fu nella primavera del 1909 che la storia di questo breve brano ebbe inizio , non per un’ispirazione improvvisa, ma per una commissione ben precisa. Quell’anno ricorreva il centenario della morte di Joseph Haydn (avvenuta il 31 maggio 1809) e, per onorare questo gigante della musica classica, Jules Écorcheville, allora direttore della Revue musicale SIM (Société Internationale de Musique), concepì l’ idea di un omaggio collettivo.

Écorcheville sollecitò sei dei più eminenti compositori francesi dell’epoca a contribuire con un brano per pianoforte solo: Debussy, Ravel, Dukas, d’Indy, Hahn e Widor. L’iniziativa fu tanto più importante in quanto si svolse in un contesto di grande effervescenza culturale in Francia, dove la questione della “vera musica francese ” a fronte dell’influenza tedesca era oggetto di un acceso dibattito .

L’ elemento centrale e il vincolo di questa commissione era l’uso di un crittogramma musicale, una tecnica che consiste nel tradurre le lettere di un nome in note musicali. Per il nome HAYDN, i compositori dovettero attenersi allo schema Si bemolle – La – Re – Re – Sol (utilizzando la convenzione tedesca in cui H indica Si bemolle).

Debussy si mise al lavoro nel maggio del 1909 e compose il suo Omaggio a Haydn. Anziché comporre una semplice trascrizione del motivo, scelse di trasformarlo in un breve valzer lento (Slow Waltz Movement). Con il suo caratteristico senso dell’armonia e dell’atmosfera , tipico del suo stile impressionista, avvolse questo tema imposto , facendolo apparire e scomparire attraverso modulazioni e variazioni. L’opera è spesso considerata dai musicologi un riuscito “esercizio di composizione”, in cui Debussy dimostra la sua abilità nel trasformare un vincolo formale in un’opera elegante e personale.

Il brano fu pubblicato per la prima volta sulla rivista, con il titolo “Sul nome di Haydn ” , nel numero speciale del 15 gennaio 1910. Fu poi pubblicato separatamente dall’editore Durand lo stesso anno , con il titolo più semplice di Omaggio a Haydn.

La prima esecuzione pubblica di tutti e sei i brani ebbe luogo a Parigi, alla Salle Pleyel, l’11 marzo 1911, durante un concerto della Société Nationale de Musique, con Ennemond Trillat al pianoforte.

a Haydn è quindi un’opera nata in un contesto di celebrazione accademica , ma che, nelle mani di Debussy, è diventata una sottile testimonianza del suo genio nel coniugare l’ingegnosità della costruzione ( il motivo di HAYDN) con la delicatezza del suo linguaggio musicale.

Caratteristiche della musica

Caratteristiche musicali dell’omaggio a Haydn di Claude Debussy

L’Omaggio a Haydn è un’opera breve e concentrata , caratteristica del modo in cui Claude Debussy ha saputo trasformare un vincolo formale in un’espressione sottile del proprio linguaggio musicale. Possiede diversi tratti distintivi.

1. Il crittogramma musicale obbligatorio

Il fulcro della composizione è l’uso del motivo di HAYDN come tema principale .

Il motivo: il nome di HAYDN viene convertito in note musicali utilizzando un processo di crittogramma musicale (o anagramma musicale) che impiega la notazione tedesca, dove H corrisponde a Si naturale. Il motivo è quindi: Si naturale – La – Re – Re – Sol.

Il trattamento di Debussy: anziché limitarsi a enunciarlo, Debussy lo integra e lo varia armonicamente fin dalle prime battute . Il motivo appare più volte, ma è spesso nascosto o avvolto da armonie tipiche dell’Impressionismo, il che dimostra l’abilità del compositore nel coniugare il rigore classico con la sua modernità .

2. Forma e movimento: il valzer lento

Sebbene l’opera sia un omaggio a un maestro del classicismo, Debussy le conferisce una forma moderna e un carattere elegante tutto suo .

Forma Valzer Lento: L’opera è contrassegnata dall’indicazione di movimento “Movimento Valzer Lento ” (L. 115 o L. 123 nei cataloghi). La scelta di una danza moderna, anche lenta , è un modo per allontanarsi da forme più strettamente classiche come il Minuetto o la Fuga scelte da altri autori dell’omaggio .

Ritmo: Il ritmo ternario del valzer conferisce al brano un’atmosfera morbida e leggermente ondeggiante , lontana dall’energia o dal rigore che ci si potrebbe aspettare da una tomba (omaggio musicale) .

3. Colore armonico e atmosfera

L’opera è una dimostrazione concisa dello stile pianistico di Debussy.

Armonia fluttuante: la tonalità non è sempre chiaramente definita, privilegiando sfumature delicate e accordi arricchiti (none , undicesime ) che creano un’atmosfera nebbiosa e sognante . Il musicologo Guy Sacre ha descritto questo pezzo come un “esercizio di composizione ” , il che sottolinea la sua ingegnosa struttura.

Sfumature e fraseggio: La scrittura privilegia le sfumature del pianoforte e del pianissimo, esigendo grande finezza di esecuzione. I fraseggi sono flessibili, con arpeggi discreti e figurazioni che ricordano il carattere evanescente di un valzer sognante .

Tonalità : Sebbene a volte venga associata alla tonalità di Sol maggiore o Mi minore, l’uso frequente di accordi senza una forte funzione tonale (irrisolti, che aggiungono colori) è tipico dello stile De Bussy, in cui il colore ha la precedenza sulla rigida struttura tonale.

In breve, Omaggio a Haydn è una miniatura per pianoforte in cui Debussy utilizza il motivo imposto come spina dorsale, che avvolge immediatamente con la sua poesia armonica e la sua eleganza impressionistica .

Stile(i), movimento(i) e periodo di composizione

L’Omaggio a Haydn, composto nel 1909, si inserisce perfettamente nel periodo del Modernismo musicale e più precisamente nel movimento impressionista di cui Claude Debussy fu il maestro indiscusso .

Periodo : Modernista (inizio del XX secolo )

L’opera apparve in un momento cruciale in cui la musica si stava liberando dai dogmi del XIX secolo . È quindi considerata musica nuova per la sua epoca. Debussy, ben lontano dai canoni della scuola tedesca dominante, cercò di creare una musica distintamente francese , che conferì al suo stile una dimensione innovativa rispetto alla pesante eredità del Romanticismo.

Movimento: Impressionismo musicale

L’opera è un gioiello dell’impressionismo debussyano. Questo stile privilegia il colore sonoro, l’atmosfera e il timbro rispetto alla struttura classica e allo sviluppo tematico.

Armonia: l’armonia è la forza trainante dell’Impressionismo. Debussy utilizza accordi arricchiti (none , undicesime ) e scale esotiche (come la scala tonale) che creano una sensazione di fluttuazione e di evasione .

Atmosfera : Il brano , un valzer breve e lento, è caratterizzato da morbide sfumature di pianoforte e da una scrittura delicata che suggerisce più di quanto affermi, creando un’atmosfera eterea e contemplativa .

Posizionamento stilistico

Se passiamo in rassegna le principali categorie stilistiche, ecco come si colloca questa composizione:

Vecchio o nuovo? È decisamente nuovo per la sua epoca. Rompe con il gigantismo romantico e con uno sviluppo tematico che non ha nulla di speciale.

Tradizionale o innovativo? È fondamentalmente innovativo nel suo linguaggio armonico e nell’uso del pianoforte, anche se il suo punto di partenza (l’omaggio) è tradizionale e adotta la forma di una danza (il valzer).

Barocco, classico, romantico? Non appartiene a nessuno di questi periodi. È un omaggio alla musica classica, ma scritto in uno stile completamente estraneo a Haydn.

Post-romantico? Sì, nel senso che appare dopo l’ epoca romantica e reagisce ai suoi eccessi .

Nazionalista? Nel contesto francese dell’epoca , in cui la musica di Debussy era vista come un’alternativa “francese” a quella tedesca , essa possiede una leggera sfumatura nazionalista per associazione, anche se il tema è universale.

Neoclassico ? No. Il Neoclassicismo (che ricercava una chiarezza assoluta e forme classiche ) fu una strada che altri compositori (come Stravinskij o talvolta Ravel) avrebbero seguito. Debussy, in questo caso, rimane all’interno della poetica dell’Impressionismo.

Avanguardia? No. È modernista, perché introduce nuove tecniche, ma non è considerata avanguardia radicale nel senso di esperimenti che hanno completamente distrutto la tonalità ( come fece Schoenberg nello stesso periodo).

In conclusione, Omaggio a Haydn è un’opera innovativa, modernista e profondamente impressionista, in cui il vincolo formale del motivo di HAYDN viene utilizzato da Debussy come trampolino di lancio per esprimere la sua poesia armonica unica.

Analisi: Forma, Tecnica/e, Trama, Armonia, Ritmo

🎹 Metodo , Tecnica e Struttura

L’opera è un breve brano per pianoforte solo (L. 115 o L. 123), che si inserisce nella tecnica del modernismo e dell’impressionismo musicale di Debussy.

Metodo e tecnica: il crittogramma

Il metodo principale è l’uso del crittogramma musicale, una tecnica intellettuale che funge da fondamento tematico per l’ intero brano :

Il nome HAYDN si traduce in un motivo musicale: Si bemolle – La – Re – Re – Sol.

Debussy utilizza questo motivo in modo onnipresente ma velato. Non compare solo nella melodia principale, ma è spesso integrato nell’accompagnamento o distorto da variazioni ritmiche e melodiche, dimostrando l’abilità del compositore nell’integrare un rigido vincolo formale nel suo stile fluido.

Forma e struttura: un valzer in miniatura

Il brano è strutturato come una miniatura in semplice metro ternario o come un valzer lento. L’indicazione del tempo è chiara: Movimento di Valzer Lento.

Non adotta una rigida forma classica (sonata, rondò), ma segue una struttura flessibile e lirica, tipica dei brevi pezzi di Debussy . È molto breve , durando poco più di due minuti.

Il ritmo lento, nonostante il ritmo del valzer, conferisce all’insieme un’atmosfera di sogno piuttosto che di danza energica .

🎼 Elementi musicali chiave

Texture: polifonia o monofonia?

L’Omaggio a Haydn non è né puramente monofonico (una singola linea melodica) né puramente polifonico (più voci indipendenti), ma è essenzialmente omofonico con elementi di contrappunto:

Omofonia dominante: la trama è costituita da una melodia chiara (spesso il motivo di HAYDN) nella parte superiore, supportata da un accompagnamento armonico nella parte inferiore (il valzer).

Contrappunto/Polifonia: Ci sono, tuttavia, momenti in cui emergono linee melodiche secondarie , in particolare nelle voci interne, che possono dialogare brevemente con la melodia principale, creando una trama leggermente più ricca e talvolta polifonica in alcuni punti, ma l’omofonia rimane la base.

Armonia, scala e tonalità

È in questi elementi che l’impressionismo di Debussy si esprime più chiaramente:

Tonalità : sebbene generalmente considerata compresa nell’intervallo Sol maggiore/Mi minore, la tonalità è spesso ambigua e fluida. Debussy ritarda o evita cadenze e risoluzioni tonali chiare.

Armonia: Utilizza accordi arricchiti (none , undicesime ) e accordi senza una forte funzione tonale (cioè quelli che non puntano chiaramente verso una tonalità specifica), privilegiando il colore tonale puro rispetto alla tensione e alla risoluzione romantica. L’armonia è a volte diatonica , ma spesso orientata modalmente .

antichi ) e tocchi di scala tonale, che contribuiscono all’effetto di sospensione armonica e all’atmosfera nebbiosa .

Ritmo

Il ritmo è regolato dal movimento del valzer:

Metro : L’opera è scritta in 3/4, il tipico tempo del valzer, che dà una sensazione di ritmo regolare ed equilibrato .

Carattere : Nonostante il metro rigoroso, le sincopi discrete e l’allungamento delle frasi impediscono al ritmo di essere troppo meccanico , mantenendo la fluidità e il carattere sognante del valzer lento.

Un pezzo o una collezione di successo all’epoca ?

Il successo al momento: un successo di stima e contesto

L’Omaggio a Haydn non fu un ” pezzo di successo ” nel senso popolare del termine, come lo sarebbero state una melodia o un’opera dell’epoca. Il suo successo fu piuttosto un successo di stima e un successo legato al suo contesto intellettuale e collettivo.

Una miniatura, non un’opera monumentale: si tratta di un brano molto breve ( circa due minuti), commissionato appositamente per una rivista. Le brevi opere per pianoforte, anche quelle di Debussy, in genere non attiravano l’ attenzione del grande pubblico quanto le sue grandi opere orchestrali (La Mer, Nocturnes) o la sua opera (Pelléas et Mélisande ).

Un progetto intellettuale: l’importanza del brano risiedeva meno nella sua natura spettacolare che nell’ingegnosità della sua scrittura (l’ integrazione del crittogramma di HAYDN) e nel prestigio della raccolta di omaggi. La rivista musicale della SIM e i concerti della Société Nationale de Musique (dove fu fondata nel 1911) erano rivolti principalmente a una cerchia di iniziati, musicisti e critici illuminati .

Accoglienza critica: L’accoglienza è stata positiva , riconoscendo la sottigliezza e l’eleganza con cui Debussy ha affrontato questa sfida formale, trasformandola in un valzer lento intriso del suo personale stile impressionista. È stato probabilmente un successo tra musicologi e compositori, ma non necessariamente tra il comune amante della musica.

Vendite di spartiti per pianoforte: buona distribuzione, senza essere un bestseller

Per quanto riguarda la vendita di spartiti musicali:

rivista : il brano fu inizialmente pubblicato nel numero speciale della rivista musicale SIM nel gennaio 1910, il che ne garantì già la diffusione nella comunità musicale.

Pubblicazione separata : fu pubblicata separatamente dall’editore Durand nello stesso anno . Essendo opera di Claude Debussy, compositore di fama mondiale e molto stimato , la partitura ha indubbiamente beneficiato di un’ampia circolazione tra pianisti professionisti, studenti di conservatorio e seri amanti della musica moderna.

Fattore chiave (l’ editore): all’epoca, le opere di Debussy si vendevano generalmente bene nelle edizioni in spartiti, perché era un compositore di spicco. Tuttavia, la natura stessa dell’opera – un breve brano di carattere e non una vasta raccolta come i Preludi, pubblicati nello stesso periodo ( 1909-1910) – fa sì che probabilmente non abbia raggiunto le cifre di vendita dei suoi più grandi successi pianistici, come Clair de Lune o Arabesques.

In sintesi , “Omaggio a Haydn” fu un successo artistico e intellettuale all’interno della ristretta cerchia di musicisti e critici, confermando il posto di Debussy tra i maestri francesi moderni . Le partiture ebbero certamente un buon successo di vendite per un’opera di questo calibro, ma l’opera non raggiunse l’ immediata popolarità di un successo musicale.

Registrazioni famose

Registrazioni storiche e la grande tradizione

Queste registrazioni sono spesso caratterizzate da una vicinanza stilistica al periodo di composizione o da un’eredità diretta della scuola francese :

Walter Gieseking: un pianista leggendario legato alla grande tradizione francese e impressionista . Le sue registrazioni di Debussy, sebbene realizzate a metà del XX secolo , sono considerate punti di riferimento per la chiarezza del pedale, la delicatezza dei colori tonali e il senso dell’atmosfera . La sua interpretazione dell’Omaggio a Haydn, come il resto del suo Debussy, è un punto di riferimento storico.

Monique Haas: pianista francese le cui interpretazioni delle opere di Debussy sono celebrate per la loro eleganza , chiarezza strutturale e lirismo misurato , fedeli alla tradizione francese .

Jean Doyen: Un altro pilastro della scuola francese , le cui registrazioni complete di Debussy offrono una prospettiva tradizionale e autorevole sul brano .

Registrazioni standard e contemporanee

Queste interpretazioni rappresentano spesso l’approccio moderno, più analitico o, al contrario, più sensuale alla musica di Debussy:

Pascal Rogé : pianista francese , la cui registrazione dell’opera completa per pianoforte è spesso citata come riferimento moderno per il suo suono cristallino e il suo equilibrio tra rigore e poesia .

Jean-Efflam Bavouzet: il suo ciclo di registrazioni delle opere per pianoforte di Debussy è stato elogiato dalla critica per il suo approccio estremamente dettagliato e vivace e per la sua approfondita esplorazione di trame e ritmi, che rendono il pezzo intimo e strutturalmente affascinante.

Krystian Zimerman: pianista rinomato per la sua precisione tecnica e il suo approccio intellettuale. Sebbene celebrato per altri repertori, le sue interpretazioni di Debussy sono molto apprezzate per la loro chiarezza e il controllo del suono, offrendo una lettura molto meditata di questo valzer lento .

Maurizio Pollini: noto per il suo approccio rigoroso e spesso più percussivo al repertorio moderno, le sue interpretazioni di Debussy possono offrire una prospettiva più modernista e meno “confusa” sul brano .

Tutti questi pianisti hanno lasciato delle versioni straordinarie di questa miniatura, evidenziandola come un ponte tra l’eredità classica e l’innovativo linguaggio armonico di Debussy.

Episodi e aneddoti

1. Il vincolo del crittogramma: una sfida per il maestro

L’aneddoto più famoso riguarda il vincolo iniziale. Quando Jules Écorcheville, della Revue musicale SIM, commissionò il pezzo nel 1909, non lasciò ai compositori alcuna scelta sul tema : dovettero usare il crittogramma musicale del nome HAYDN (Si bemolle – La – Re – Re – Sol).

L’aneddoto: Debussy, spesso restio ai vincoli accademici, affrontò questo “esercizio” con la sua caratteristica finezza. La difficoltà stava nell’integrare un motivo imposto, quasi accademico, nel suo linguaggio armonico, tutt’altro che rigido. L’aneddoto divertente è che riuscì a nascondere il motivo a tal punto che, pur essendo strutturalmente centrale, appariva e scompariva come un sussurro nel suo lento valzer. Trasformò il vincolo in un gioco di luci e ombre , dimostrando di poter manipolare tecniche sofisticate senza sacrificare il suo stile impressionista.

2. Il Concorso d’Eleganza con Ravel

L’Omaggio a Haydn era solo uno dei sei brani che componevano l’opera collettiva. Tra gli altri compositori figuravano Maurice Ravel (Minuetto sul nome di Haydn) e Paul Dukas.

L’episodio: Questo omaggio si trasformò in una sorta di informale gara di eleganza tra i grandi compositori francesi . Ravel, noto per il suo senso della struttura neoclassica e del virtuosismo, scelse il Minuetto, una forma molto classica , e integrò il motivo in un modo più visibile e architettonico . Debussy, d’altra parte, scelse il Valzer Lento, più evocativo e armonicamente più libero.

Morale: il contrasto tra i loro due approcci allo stesso vincolo (il motivo di HAYDN) è un’eccellente illustrazione della rivalità artistica, spesso cortese, ma reale, tra le due principali figure del modernismo francese .

3. “Tristezza sorridente” di Debussy

Sebbene il brano sia un omaggio a un compositore classico, ha un carattere tipicamente Debussy . Il musicologo Guy Sacre ha riassunto in modo appropriato l’ atmosfera del brano .

L’aneddoto: Descrisse l’opera come permeata da una “tristezza sorridente ” (o “triste e sorridente ” ), evidenziando il delicato equilibrio tra la gravità dell’omaggio (la tomba musicale) e la leggerezza della forma (il valzer lento). Si tratta di un’elegante malinconia , lontana dalla pesantezza romantica. Questa frase è diventata un modo classico per caratterizzare la sottile emozione trasmessa da questo breve brano .

4. Un pezzo pubblicato due volte

Anche il processo di pubblicazione ha vissuto un piccolo episodio.

fu pubblicata per la prima volta nel numero speciale della rivista SIM nel gennaio 1910. Pochi mesi dopo, il brano fu ripubblicato dall’editore Durand in un’edizione separata , aumentando così la sua visibilità e distribuzione tra i pianisti .

Questi aneddoti dimostrano che Omaggio a Haydn è un’opera che deve la sua esistenza sia a una sfida intellettuale (il crittogramma) sia a un contesto sociale (l’omaggio collettivo dei musicisti francesi ) , ma che resta soprattutto una testimonianza dell’arte sottile di Debussy.

Composizioni simili

1. Le opere dell’omaggio collettivo a Haydn (1909)

L’analogia più diretta è con gli altri brani commissionati contemporaneamente a Debussy per celebrare il centenario della morte di Joseph Haydn. Tutti questi brani sono per pianoforte solo e utilizzano lo stesso motivo crittografico HAYDN (Si bemolle – La – Re – Re – Sol).

Il Minuetto di Ravel sul nome di Haydn: è il brano più spesso paragonato a quello di Debussy. Ravel adotta uno stile neoclassico più chiaro e strutturato (il Minuetto), integrando il motivo in modo più visibile e architettonico rispetto a Debussy.

Preludio elegiaco sul nome di Haydn di Paul Dukas : un’opera più oscura e sviluppata, che utilizza il motivo in uno stile post-romantico e accademico .

Un tema vario sul nome di Haydn di Reynaldo Hahn: un brano dal carattere elegante e più conservatore .

Minuetto sul nome di Haydn di Vincent d’Indy: D’Indy, spesso più conservatore e legato alla scuola di Franck, ne propone una versione più classica.

Fuga sul nome di Haydn di Charles-Marie Widor: un’opera accademica in forma di fuga, che contrasta nettamente con l’approccio impressionistico di Debussy.

2. Famosi crittogrammi musicali

L’uso di un motivo musicale derivato da un cognome è una tradizione antica. Queste opere sono simili nel metodo di composizione (vincolo tematico):

Motivo di Bach: il più famoso di tutti (Si bemolle – La – Do – Si bemolle in notazione tedesca).

L’Arte della Fuga (ultimo movimento incompiuto) di Johann Sebastian Bach: l’esempio storico in cui Bach integra il proprio nome nella sua musica.

Variazioni e fuga sul tema BACH di Max Reger: un esempio tardo romantico e virtuoso dell’uso di questo motivo.

Preludio e fuga su Bach di Franz Liszt: un’altra monumentale opera romantica.

Motivo DSCH: Crittogramma di Dmitri Shostakovich (Re – Mi bemolle – Do – Si bemolle):

Quartetto per archi n. 8 di Dmitri Shostakovich: questo motivo è la firma e il cuore emotivo dell’opera, simile al ruolo centrale svolto da Haydn in Debussy, sebbene lo stile e l’atmosfera siano radicalmente diversi .

Motivo ASCH / SCHA: utilizzato da Robert Schumann nel suo Carnevale per indicare il luogo di nascita della sua fidanzata (Asch) e il suo nome (SCHumAnn).

3. Altri tributi/tombe a Debussy

Lo stesso Debussy scrisse tributi che condividono un carattere e un intento simili, sebbene senza il crittogramma:

Omaggio a Rameau (in Images, Libro I, 1905): Simile nell’intento di rendere omaggio a un maestro francese (Jean-Philippe Rameau), è una Sarabanda lenta che esplora anche una forma di danza antica con un’armonia moderna .

La tomba di Claude Debussy (opera collettiva postuma): Dopo la morte di Debussy , diversi compositori, tra cui Stravinsky, Ravel e Satie, scrissero pezzi in omaggio, perpetuando questa tradizione iniziata con l’omaggio a Haydn.

composizioni sono simili all’Omaggio a Haydn o perché fanno parte dello stesso progetto intellettuale (Omaggio collettivo), o perché utilizzano lo stesso procedimento compositivo ( Crittogramma musicale ), o infine perché appartengono al genere dell’omaggio funebre o musicale.

(La stesura di questo articolo è stata assistita e realizzata da Gemini, un Google Large Language Model (LLM). Ed è solo un documento di riferimento per scoprire la musica che ancora non conosci. Non si garantisce che il contenuto di questo articolo sia completamente accurato. Si prega di verificare le informazioni con fonti affidabili.)

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Apuntes sobre Hommage à Haydn CD 123 ; L. 115 de Claude Debussy, información, análisis y tutorial de interpretación

Resumen

El Homenaje a Haydn de Claude Debussy es una obra corta para piano solo, compuesta en mayo de 1909.

Aquí están los puntos clave que definen esta pieza :

Contexto del encargo: Fue escrita como parte de una obra colectiva encargada por Jules Écorcheville para la revista musical SIM ( International Music Society). El objetivo era celebrar el centenario de la muerte de Joseph Haydn en 1909. Otros compositores franceses , como Ravel, Dukas y d’Indy, también contribuyeron .

Criptograma musical: La característica más notable de la obra es su uso de un motivo musical impuesto construido sobre la transposición en notas del nombre HAYDN (HAYDN).

Según el proceso del criptograma musical (similar al patrón de Bach), las letras se asocian a notas musicales . El patrón es: Si bemol – La – Re – Re – Sol (utilizando la convención alemana para Si = Si bemol).

Forma y estilo: La pieza está escrita en un movimiento de vals lento. Es relativamente corta , con una duración aproximada de dos minutos.

Análisis: Debussy utiliza este motivo de Haydn como punto de partida, variándolo e integrándolo en su propio lenguaje armónico y pianístico, típico del impresionismo. Algunos musicólogos consideran la obra un «ejercicio de escritura » , que demuestra la habilidad de Debussy para integrar una restricción formal en su estilo.

En resumen , Homenaje a Haydn es una elegante y breve contribución de Debussy a un tributo colectivo , destacable por su ingeniosa construcción en torno al nombre de Haydn transformado en un motivo musical.

Historia

Fue en la primavera de 1909 cuando comenzó la historia de esta breve pieza , no con una inspiración repentina, sino con un encargo muy concreto. Ese año se conmemoraba el centenario de la muerte de Joseph Haydn (ocurrida el 31 de mayo de 1809), y para honrar a este gigante de la música clásica, Jules Écorcheville, entonces director de la Revue musicale SIM (Société Internationale de Musique), concibió la idea de un homenaje colectivo.

Écorcheville encargó a seis de los compositores franceses más eminentes de la época que contribuyeran con una pieza para piano solo: Debussy, Ravel, Dukas, d’Indy, Hahn y Widor. La iniciativa cobró mayor relevancia al desarrollarse en un contexto de gran efervescencia cultural en Francia, donde la cuestión de la «verdadera música francesa » frente a la influencia alemana era objeto de un apasionado debate .

El elemento central y la limitación de este encargo fue el uso de un criptograma musical, una técnica que consiste en traducir las letras de un nombre a notas musicales. Para el nombre HAYDN, los compositores debían ceñirse al patrón Si bemol – La – Re – Re – Sol (siguiendo la convención alemana donde la H representa Si bemol).

Debussy se puso a trabajar en mayo de 1909 y compuso su Homenaje a Haydn. En lugar de una simple transcripción del motivo, optó por convertirlo en un breve y lento vals (Movimiento de Vals Lento). Con su característico sentido de la armonía y la atmósfera , típico de su estilo impresionista, envolvió este tema impuesto , haciéndolo aparecer y desaparecer mediante modulaciones y variaciones. La obra es considerada por los musicólogos como un exitoso «ejercicio de composición», en el que Debussy demuestra su habilidad para transformar una restricción formal en una obra elegante y personal.

El artículo se publicó por primera vez en la revista, bajo el título “En nombre de Haydn ” , en el número especial del 15 de enero de 1910. Posteriormente, ese mismo año , la editorial Durand lo publicó por separado bajo el título más sencillo de Homenaje a Haydn.

El estreno público de las seis piezas tuvo lugar en París, en la Salle Pleyel, el 11 de marzo de 1911, durante un concierto de la Société Nationale de Musique, con Ennemond Trillat al piano.

Así pues, el Homenaje a Haydn es una obra que surgió en un contexto de celebración académica , pero que, en manos de Debussy, se convirtió en un sutil testimonio de su genio al combinar el ingenio de la construcción ( el motivo HAYDN) con la delicadeza de su propio lenguaje musical.

Características de la música

Características musicales del Homenaje a Haydn de Claude Debussy

El Homenaje a Haydn es una obra breve y concisa , característica de la manera en que Claude Debussy supo transformar una limitación formal en una sutil expresión de su propio lenguaje musical. Posee varios rasgos distintivos.

1. El criptograma musical obligatorio

La piedra angular de la composición es el uso del motivo de HAYDN como tema principal .

El motivo: El nombre de HAYDN se convierte en notas musicales mediante un criptograma musical (o anagrama musical) que emplea la notación alemana, donde H corresponde a Si natural. El motivo es, por lo tanto: Si natural – La – Re – Re – Sol.

El tratamiento de Debussy: En lugar de simplemente enunciarlo, Debussy lo integra y lo varía armónicamente desde los primeros compases . El motivo aparece varias veces, pero a menudo queda oculto o envuelto por armonías típicas del impresionismo, lo que demuestra la habilidad del compositor para combinar la sobriedad clásica con su modernidad .

2. Forma y movimiento: El vals lento

Aunque la obra es un homenaje a un maestro del clasicismo, Debussy le confiere una forma moderna y un carácter elegante propio .

Forma de vals lento: La obra se designa con la indicación de movimiento «Movimiento de vals lento » (L. 115 o L. 123 en los catálogos). Esta elección de una danza moderna, incluso una lenta, supone una forma de alejarse de formas más estrictamente clásicas como el minueto o la fuga, elegidas por otros participantes en el homenaje.

Ritmo: El ritmo ternario del vals le da a la pieza una atmósfera suave y ligeramente ondulante , lejos de la energía o el rigor que uno podría esperar de una tumba (tributo musical).

3. Color y atmósfera armónicos

La obra es una demostración concisa del estilo pianístico de Debussy.

Armonía flotante: La tonalidad no siempre está claramente establecida, favoreciendo matices delicados y acordes enriquecidos (novenas , undécimas ) que crean una atmósfera brumosa y onírica . El musicólogo Guy Sacre describió esta pieza como un «ejercicio de composición » , lo que subraya su ingeniosa estructura.

Matices y fraseo: La escritura favorece los matices de piano y pianissimo, exigiendo una gran delicadeza en la ejecución. Las frases son flexibles, con discretos arpegios y figuraciones que evocan el carácter evanescente de un vals onírico .

Clave : Aunque a veces se asocia con la tonalidad de sol mayor o mi menor, el uso frecuente de acordes sin una función tonal fuerte (sin resolver, que añaden colores) es típico del estilo de De Bussy, donde el color tiene prioridad sobre la estructura tonal estricta.

En resumen, Homenaje a Haydn es una miniatura para piano donde Debussy utiliza el motivo impuesto como columna vertebral, que inmediatamente envuelve con su propia poesía armónica y elegancia impresionista .

Estilo(s), movimiento(s) y período de composición

El Homenaje a Haydn, compuesto en 1909, encaja perfectamente en el período del Modernismo Musical, y más precisamente en el movimiento Impresionista del que Claude Debussy fue el maestro indiscutible .

Periodo : Modernista (principios del siglo XX )

La obra surgió en un momento crucial en el que la música se liberaba de los dogmas del siglo XIX . Por ello, se considera música nueva para su época. Debussy, alejado de los cánones de la escuela alemana dominante, buscó crear una música netamente francesa , lo que confiere a su estilo una dimensión innovadora en relación con el importante legado del Romanticismo.

Movimiento: Impresionismo musical

La obra es una joya del impresionismo debussiano. Este estilo prioriza el color sonoro, la atmósfera y el timbre sobre la estructura clásica y el desarrollo temático.

Armonía: La armonía es la fuerza motriz del impresionismo. Debussy utiliza acordes enriquecidos (novenas , undécimas ) y escalas exóticas (como la escala de tonos enteros) que crean una sensación de flotar y escapar .

Atmósfera : La pieza , un vals corto y lento, se caracteriza por suaves matices de piano y una escritura delicada que sugiere más de lo que dice, creando una atmósfera etérea y contemplativa .

Posicionamiento estilístico

Si repasamos las principales categorías estilísticas, así es como encaja esta composición:

¿Antiguo o nuevo? Sin duda, es nuevo para su época. Rompe con el gigantismo romántico y un desarrollo temático que no tiene nada de especial.

¿Tradicional o innovadora? Es fundamentalmente innovadora en su lenguaje armónico y en su uso del piano, aunque su punto de partida (el homenaje) sea tradicional y adopte la forma de un baile (el vals).

¿Barroco, clásico, romántico? No pertenece a ninguno de estos períodos. Es un homenaje a la música clásica, pero escrito en un estilo completamente ajeno a Haydn.

¿Postromántico? Sí, en el sentido de que aparece después de la era romántica y reacciona contra sus excesos .

¿Nacionalista? En el contexto francés de la época, donde la música de Debussy se consideraba una alternativa “francesa” a la música alemana , posee un ligero matiz nacionalista por asociación, aunque el tema sea universal.

Neoclásico ? No. El neoclasicismo (que buscaba una claridad austera y formas clásicas ) fue una senda que otros compositores (como Stravinsky o, en ocasiones, Ravel) seguirían. Debussy, en este caso, se mantiene dentro de la poesía del impresionismo.

¿Vanguardista? No. Es modernista, porque introduce nuevas técnicas, pero no se considera vanguardista radical en el sentido de experimentos que destruyeron por completo la tonalidad ( como los de Schoenberg en la misma época).

En conclusión, Homenaje a Haydn es una obra innovadora, modernista y profundamente impresionista, donde la restricción formal del motivo HAYDN es utilizada por Debussy como trampolín para expresar su singular poesía armónica.

Análisis: Forma, Técnica(s), Textura, Armonía, Ritmo

🎹 Método , técnica y estructura

La obra es una pieza corta para piano solo (L. 115 o L. 123), que se ajusta a la técnica del Modernismo y el Impresionismo Musical de Debussy.

Método y técnica: El criptograma

El método principal es el uso del criptograma musical, una técnica intelectual que sirve como fundamento temático de toda la pieza :

El nombre HAYDN se traduce en un motivo musical: Si bemol – La – Re – Re – Sol.

Debussy utiliza este motivo de forma omnipresente pero sutil. No solo aparece en la melodía principal, sino que también se integra a menudo en el acompañamiento o se distorsiona mediante variaciones rítmicas y melódicas, lo que demuestra la habilidad del compositor para integrar una restricción formal rígida en su estilo fluido.

Forma y estructura: un vals en miniatura

La pieza está estructurada como una miniatura en compás ternario simple o como un vals lento. La indicación de tempo es clara: Movimiento de Vals Lento.

No adopta una forma clásica estricta (sonata, rondó), sino que sigue una estructura flexible y lírica, típica de las piezas breves de Debussy . Es muy corta , apenas dura dos minutos.

El tempo lento, a pesar del ritmo de vals, le confiere a todo el conjunto una atmósfera de ensueño en lugar de un baile enérgico .

🎼 Elementos musicales clave

Textura: ¿Polifonía o monofonía?

El Homenaje a Haydn no es ni puramente monofónico (una sola línea melódica) ni puramente polifónico (varias voces independientes), sino esencialmente homofónico con elementos de contrapunto:

Homofonía dominante: La textura consiste en una melodía clara (a menudo el motivo HAYDN) en la parte superior, sostenida por un acompañamiento armónico en la parte inferior (el vals).

Contrapunto/Polifonía: Sin embargo, hay momentos en los que emergen líneas melódicas secundarias , particularmente en las voces internas, que pueden dialogar brevemente con la melodía principal, creando una textura ligeramente más rica y a veces polifónica en algunos pasajes, pero la homofonía sigue siendo la base.

Armonía, escala y tonalidad

Es en estos elementos donde el impresionismo de Debussy se expresa con mayor claridad:

Tonalidad : Si bien generalmente se considera que pertenece al rango de sol mayor/mi menor, la tonalidad suele ser ambigua y fluida. Debussy retrasa o evita las cadencias claras y las resoluciones tonales.

Armonía: Utiliza acordes enriquecidos (novenas , undécimas ) y acordes sin una función tonal marcada (es decir , aquellos que no apuntan claramente a una tonalidad específica ), privilegiando el color tonal puro sobre la tensión y la resolución romántica. La armonía es diatónica en ocasiones, pero a menudo tiene una orientación modal .

Escala: Debussy utiliza la escala diatónica (mayor/menor) como punto de partida, pero añade pasajes modales (que evocan modos antiguos) y toques de la escala de tonos enteros, lo que contribuye al efecto de suspensión armónica y a la atmósfera brumosa .

Paso

El ritmo viene regido por el movimiento del vals:

Métrica : La obra está escrita en compás de 3/4, el compás típico del vals, lo que le confiere una sensación de pulso regular y equilibrado .

Carácter : A pesar del estricto compás, las discretas síncopas y el alargamiento de las frases impiden que el ritmo sea demasiado mecánico , manteniendo la fluidez y el carácter onírico del vals lento.

¿Una obra o colección exitosa en su momento?

Éxito en su momento: Un éxito de estima y contexto

El Homenaje a Haydn no fue un éxito comercial en el sentido popular del término, como lo habría sido una melodía o una ópera de la época. Su éxito fue más bien un éxito de prestigio , un éxito ligado a su contexto intelectual y colectivo .

Una miniatura, no una obra monumental: Se trata de una pieza muy breve ( de unos dos minutos), encargada específicamente para una revista. Las obras cortas para piano, incluso las de Debussy, generalmente no atrajeron tanta atención del público como sus grandes obras orquestales (La Mer, Nocturnos) o su ópera (Pelléas et Mélisande ).

Un proyecto intelectual: La importancia de la obra radicaba menos en su espectacularidad que en el ingenio de su escritura (la integración del criptograma de Haydn) y el prestigio de la colección de homenajes. La revista musical SIM y los conciertos de la Société Nationale de Musique (donde se fundó en 1911) estaban dirigidos principalmente a un círculo de iniciados, músicos y críticos ilustrados .

Recepción de la crítica: La recepción fue positiva , reconociendo la sutileza y elegancia con que Debussy abordó este desafío formal, transformándolo en un vals lento impregnado de su estilo impresionista personal. Podría decirse que fue un éxito entre musicólogos y compositores, pero no necesariamente entre el aficionado medio a la música.

Ventas de partituras para piano: Buena distribución, sin ser un éxito de ventas.

En lo que respecta a la venta de partituras:

revista : La pieza se publicó inicialmente en el número especial de la revista musical SIM en enero de 1910, lo que ya aseguró su difusión en la comunidad musical.

Publicación independiente : Fue publicada por separado por la editorial Durand ese mismo año . Al tratarse de una obra de Claude Debussy, compositor de renombre mundial y gran prestigio , la partitura sin duda gozó de una amplia difusión entre pianistas profesionales, estudiantes de conservatorio y aficionados a la música moderna.

Factor clave (La editorial): En aquella época, las obras de Debussy solían venderse bien en partituras debido a su renombre como compositor. Sin embargo, la naturaleza misma de la obra —una pieza breve de carácter y no una colección extensa como los Preludios, publicados durante el mismo período ( 1909-1910) — probablemente impidió que alcanzara las cifras de ventas de sus mayores éxitos para piano, como Clair de Lune o Arabesques.

En resumen , Homenaje a Haydn fue un éxito artístico e intelectual dentro del reducido círculo de músicos y críticos, confirmando la posición de Debussy entre los maestros franceses modernos . Si bien las partituras se vendieron bien para una obra de esta categoría, no alcanzó la popularidad inmediata de un éxito musical.

Grabaciones famosas

Registros históricos y la gran tradición

Estas grabaciones se caracterizan a menudo por una proximidad estilística al período de composición o por una herencia directa de la escuela francesa :

Walter Gieseking: Un pianista legendario vinculado a la gran tradición francesa e impresionista . Sus grabaciones de Debussy, aunque realizadas a mediados del siglo XX , se consideran referentes por la claridad de su uso del pedal, la delicadeza de sus matices tonales y la atmósfera que transmiten . Su interpretación del Homenaje a Haydn, al igual que el resto de su obra de Debussy, es un clásico histórico.

Monique Haas: Pianista francesa cuyas interpretaciones de las obras de Debussy son célebres por su elegancia , claridad estructural y lirismo mesurado , fieles a la tradición francesa .

Jean Doyen: Otro pilar de la escuela francesa , cuyas grabaciones completas de Debussy ofrecen una perspectiva tradicional y autorizada sobre la pieza .

Grabaciones estándar y contemporáneas

Estas interpretaciones a menudo representan el enfoque moderno, más analítico o, por el contrario, más sensual, de la música de Debussy:

Pascal Rogé : pianista francés cuya grabación de la obra completa para piano se cita a menudo como una referencia moderna por su sonido cristalino y su equilibrio entre rigor y poesía .

Jean-Efflam Bavouzet: Su ciclo de grabaciones de las obras para piano de Debussy ha sido elogiado por la crítica por su enfoque extremadamente detallado y vivaz, y por su minuciosa exploración de texturas y ritmos, lo que hace que la pieza sea a la vez íntima y estructuralmente fascinante.

Krystian Zimerman: Pianista reconocido por su precisión técnica y su enfoque intelectual. Si bien es célebre por otros repertorios, sus interpretaciones de Debussy son muy apreciadas por su claridad y control del sonido, ofreciendo una lectura muy reflexiva de este vals lento .

Maurizio Pollini: Conocido por su enfoque riguroso y a menudo más percusivo del repertorio moderno, sus interpretaciones de Debussy pueden ofrecer una perspectiva más modernista y menos “vaga” de la pieza .

Todos estos pianistas han dejado versiones notables de esta miniatura, destacándola como un puente entre la herencia clásica y el innovador lenguaje armónico de Debussy.

Episodios y anécdotas

1. La restricción del criptograma: un desafío para el maestro

La anécdota más famosa se refiere a la restricción inicial. Cuando Jules Écorcheville, de la Revue musicale SIM, encargó la pieza en 1909, no dejó a los compositores ninguna opción de tema : tenían que usar el criptograma musical del nombre HAYDN (Si bemol – La – Re – Re – Sol).

Anécdota: Debussy, a menudo reacio a las restricciones académicas, abordó este «ejercicio» con su característica sutileza. La dificultad radicaba en integrar un motivo impuesto, casi académico, en su propio lenguaje armónico, que distaba mucho de ser rígido. Lo curioso es que logró disimular el motivo hasta tal punto que, aunque estructuralmente central, aparecía y desaparecía como un susurro en su lento vals. Transformó la restricción en un juego de luces y sombras , demostrando que podía manejar técnicas sofisticadas sin sacrificar su estilo impresionista.

2. El Concours d’Élégance con Ravel

El Homenaje a Haydn fue solo una de las seis piezas que componían la obra colectiva. Entre los demás compositores figuraban Maurice Ravel (Minueto en honor a Haydn) y Paul Dukas.

El episodio: Este homenaje se transformó en una suerte de concurso informal de elegancia entre los grandes compositores franceses . Ravel, conocido por su sentido de la estructura neoclásica y su virtuosismo, eligió el minueto, una forma muy clásica , e integró el motivo de una manera más visible y arquitectónica . Debussy, por su parte, optó por el vals lento, más evocador y armónicamente más libre.

La moraleja: El contraste entre sus dos enfoques de la misma restricción (el motivo HAYDN) es una excelente ilustración de la rivalidad artística, a menudo cortés, pero real, entre las dos figuras principales del modernismo francés .

3. “Sonrisa Triste” de Debussy

Aunque la pieza es un homenaje a un compositor clásico, tiene el carácter típicamente debussiano . El musicólogo Guy Sacre resumió acertadamente la atmósfera de la obra .

Anécdota: Describió la obra como imbuida de una «tristeza sonriente » (o «triste y sonriente » ), resaltando el delicado equilibrio entre la solemnidad del homenaje (la tumba musical) y la ligereza de la forma (el vals lento). Es una melancolía elegante , alejada de la pesadez romántica. Esta frase se ha convertido en una manera clásica de caracterizar la sutil emoción que transmite esta breve pieza .

4. Una pieza publicada dos veces

El proceso de publicación también experimentó un pequeño contratiempo.

se publicó por primera vez en el número especial de la revista SIM en enero de 1910. Unos meses más tarde, la pieza fue republicada por la editorial Durand como una edición separada , aumentando así su visibilidad y distribución entre los pianistas .

Estas anécdotas demuestran que Homenaje a Haydn es una obra que debe su existencia tanto a un desafío intelectual (el criptograma) como a un contexto social (el homenaje colectivo de los músicos franceses ) , pero que sigue siendo, sobre todo, un testimonio del sutil arte de Debussy.

Composiciones similares

1. Obras del Homenaje Colectivo a Haydn (1909)

La analogía más directa se encuentra en las demás obras encargadas al mismo tiempo que la de Debussy para conmemorar el centenario de la muerte de Joseph Haydn. Todas estas piezas son para piano solo y utilizan el mismo motivo criptográfico HAYDN (Si bemol – La – Re – Re – Sol).

El Minueto de Ravel sobre el nombre de Haydn: Esta es la pieza que más se compara con la de Debussy. Ravel adopta un estilo neoclásico más claro y estructural (el Minueto), integrando el motivo de una manera más visible y arquitectónica que Debussy.

El Preludio Elegíaco sobre el Nombre de Haydn de Paul Dukas: Una obra más oscura y elaborada, que utiliza el motivo en un estilo postromántico y académico .

Un tema variado en honor a Haydn, de Reynaldo Hahn: Una pieza de carácter elegante y más conservador .

Minueto en nombre de Haydn de Vincent d’Indy: D’Indy, a menudo más conservador y vinculado a la escuela de Franck, ofrece una versión más clásica.

Fuga sobre el nombre de Haydn, de Charles-Marie Widor: Una obra académica en forma de fuga, que contrasta marcadamente con el enfoque impresionista de Debussy.

2. Criptogramas musicales famosos

El uso de un motivo musical derivado de un apellido es una tradición antigua. Estas obras son similares en su método de composición (restricción temática):

Motivo de Bach: El más famoso de todos (Si bemol – La – Do – Si bemol en notación alemana).

El arte de la fuga (último movimiento inacabado) de Johann Sebastian Bach: El ejemplo histórico en el que Bach integra su propio nombre en su música.

Variaciones y fuga sobre el tema BACH de Max Reger: Un ejemplo virtuoso y propio del Romanticismo tardío en el uso de este motivo.

Preludio y fuga sobre Bach de Franz Liszt: Otra obra romántica monumental.

Motivo DSCH: Criptograma de Dmitri Shostakovich (D – Mi bemol – Do – Si bemol):

Cuarteto de cuerdas n.° 8 de Dmitri Shostakovich: Este motivo es la seña de identidad y el corazón emocional de la obra, similar al papel central que desempeña Haydn en Debussy, aunque el estilo y el ambiente son radicalmente diferentes .

Motivo ASCH / SCHA: Utilizado por Robert Schumann en su Carnaval para designar el lugar de nacimiento de su prometida (Asch) y su propio nombre (SCHumAnn).

3. Otros homenajes/tumbas a Debussy

El propio Debussy escribió homenajes que comparten un carácter e intención similares, aunque sin el criptograma:

Homenaje a Rameau (en Imágenes, Libro I, 1905): Similar en su intención de honrar a un maestro francés (Jean-Philippe Rameau). Es una sarabanda lenta que también explora una forma de danza antigua con una armonía moderna .

La tumba de Claude Debussy (obra colectiva póstuma): Tras la muerte de Debussy , varios compositores, entre ellos Stravinsky, Ravel y Satie, escribieron piezas en su homenaje, perpetuando esta tradición iniciada por el homenaje a Haydn.

Estas composiciones son similares al Homenaje a Haydn ya sea porque forman parte del mismo proyecto intelectual (Homenaje Colectivo), o porque utilizan el mismo proceso compositivo ( Criptograma Musical ), o finalmente porque pertenecen al género de la tumba o el homenaje musical.

(La redacción de este artículo fue asistida y realizada por Gemini, un modelo de lenguaje grande (LLM) de Google. Y es solo un documento de referencia para descubrir música que aún no conoce. No se garantiza que el contenido de este artículo sea completamente exacto. Verifique la información con fuentes confiables.)

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