Mémoires sur Danse (Tarentelle styrienne), CD 77 ; L. 69 (1891) de Claude Debussy, information, analyse et tutoriel de performance

Aperçu général

L’œuvre pour piano de Claude Debussy, intitulée Danse (ou Tarentelle styrienne, L 77 (69)), composée en 1890, est une pièce vive et entraînante, caractéristique de son style de jeunesse.

Aperçu Général

Titre et Ambigüité : Initialement publiée en 1891 sous le titre surprenant de Tarentelle styrienne (mélangeant une danse italienne avec une province autrichienne), l’œuvre a été renommée Danse par Debussy lui-même lors de l’édition de 1903.

Genre et Caractère : C’est un scherzo vif en mi majeur, marqué par un tempo Allegretto. L’œuvre est pleine de joie de vivre et de saltation (sautillement), évoquant l’effervescence et la transe d’une danse endiablée, notamment par ses rythmes syncopés et ses notes répétées.

Style : La pièce fait preuve d’une grande élaboration tant dans sa forme (souvent décrite comme un rondo ABACA) que dans sa virtuosité pianistique. Elle annonce les futures innovations de Debussy, notamment par ses harmonies audacieuses, ses glissements chromatiques, et l’entrelacement libre de septièmes et de neuvièmes.

Structure et Motifs : Le motif principal, simple et euphorique, revient comme un refrain. Les parties contrastantes offrent des développements et des ruptures de climat et de métrique. La musique peut alterner l’allégresse bruyante avec des moments plus poétiques, voire mystiques, marqués par un accord dissonant au centre du piano.

Orchestration de Ravel : L’œuvre a acquis une popularité supplémentaire grâce à l’orchestration réalisée par Maurice Ravel en 1922, après la mort de Debussy, qui a été créée en 1923.

Cette pièce est un excellent exemple de l’audace harmonique de Debussy à ses débuts, tout en conservant un caractère très dansant et populaire.

Histoire

L’histoire de la pièce pour piano de Claude Debussy, connue sous le titre de Danse ou plus anciennement Tarentelle styrienne, débute en 1890.

À cette époque, Debussy, jeune compositeur encore en quête de son style le plus personnel mais déjà plein d’audace, compose cette œuvre. Elle est dédiée à l’une de ses élèves fortunées de piano et d’harmonie, Madame Philippe Hottinger. Cette pièce s’inscrit dans le style de la “musique de salon” à la mode, mais Debussy la transcende avec sa patte harmonique et rythmique distinctive.

Sa première édition, en 1891 chez l’éditeur Choudens, porte le titre curieux de Tarentelle styrienne. Cette association est intrigante, mêlant la tarentelle, une danse italienne vive et frénétique (souvent associée à un état de transe), à l’adjectif styrienne, faisant référence à la Styrie, une région autrichienne traditionnellement associée au Ländler ou à la Styrienne (un type de danse de salon). Ce titre original, un peu exotique ou paradoxal, mettait en évidence le caractère vif et haletant de l’œuvre, fait de notes répétées et de rythmes syncopés.

Cependant, Debussy ne fut apparemment pas satisfait de ce titre composite. Vers 1901, il révise la partition et, lors de sa réédition en 1903 chez l’éditeur Fromont, il simplifie le titre en le rebaptisant simplement Danse pour le piano. Ce nouveau titre est celui qui fait autorité aujourd’hui, bien que l’appellation originale soit souvent conservée entre parenthèses (Danse (Tarentelle styrienne)) pour des raisons historiques.

La pièce elle-même, malgré son caractère de jeunesse, contient déjà les germes du style debussyste, notamment par l’usage audacieux d’accords de septième et de neuvième et des modulations fluides.

Après la mort de Debussy en 1918, la pièce a connu une nouvelle vie. En guise d’hommage, Maurice Ravel fut sollicité pour orchestrer l’œuvre pour grand orchestre. La version orchestrale de Ravel, créée en 1923, a contribué à la popularité durable de la Danse et est souvent interprétée de nos jours.

Caractéristiques de la musique

La Danse (Tarentelle styrienne) de Claude Debussy est une pièce pour piano vive et virtuose qui, bien que datant de sa jeunesse (1890), présente déjà des caractéristiques musicales annonciatrices de son style futur.

Caractéristiques Rythmiques et Formelles

Tempo et Caractère : La pièce est marquée par un mouvement vif (Allegretto) qui lui confère l’allure d’un scherzo haletant. Elle est remplie d’une joie de vivre exubérante et d’un sentiment de saltation (de danse sautillante).

Rythme de Danse : L’énergie du morceau provient de ses éléments rythmiques de danse, notamment par l’usage constant de triolets de croches répétées et volubiles, créant une texture dense et tourbillonnante. Les rythmes syncopés sont fondamentaux, contribuant au côté déséquilibré et endiablé, rappelant l’état de “transe” associé à la tarentelle.

Structure : Bien qu’elle soit une pièce de danse, sa structure est élaborée, s’apparentant souvent à un rondo (ABACA), où un motif principal revient comme un refrain. Ce motif est d’une simplicité étonnante et d’une euphorie presque populaire, offrant un point d’ancrage rassurant dans le tourbillon de la pièce.

Caractéristiques Harmoniques et Mélodiques

Tonalité : L’œuvre est principalement polarisée autour de la tonalité de Mi majeur, qui lui confère son caractère brillant et allègre.

Harmonies Audacieuses : Debussy utilise déjà une grande liberté dans son langage harmonique. Il module avec une aisance audacieuse, et l’écriture est riche en glissements chromatiques et en enchaînements d’accords inattendus.

Aperçus du Futur : L’œuvre préfigure clairement l’écriture harmonique de la période de maturité de Debussy par son entrelacement libre de septièmes et de neuvièmes. Certains passages sont cités par les musicologues comme annonçant la “couleur harmonique” d’œuvres ultérieures, comme l’opéra Pelléas et Mélisande.

Contraste et Poétique : Les sections contrastantes (les épisodes du rondo) offrent des ruptures de climats et de caractères. Ces moments peuvent se figer sur un accord tendrement dissonant, laissant place à une poétique du fragment et de la résonance, typique du futur style impressionniste du compositeur.

Virtuosité : L’écriture pianistique est très virtuose, demandant une technique agile et légère, notamment dans les figurations rapides de la main droite, pour traduire l’énergie débordante de la danse.

Style(s), mouvement(s) et période de composition

La composition de Danse (Tarentelle styrienne) a été écrite par Claude Debussy en 1890. Cette date la place à la fin de la période romantique et à l’aube du modernisme musical, juste avant que Debussy ne fonde véritablement le mouvement de l’impressionnisme musical.

Style et Mouvement
À ce moment-là (1890), la musique est une œuvre de transition. Elle n’est pas considérée comme de l’avant-garde radicale, mais elle est déjà novatrice et s’éloigne de la tradition purement romantique.

Style : La pièce relève du style de jeunesse de Debussy. Elle est marquée par un caractère de musique de salon virtuose et populaire, rappelant par certains aspects l’élégance et la verve de compositeurs français comme Chabrier.

Mouvement : Elle ne peut pas être rangée dans le style baroque ou classique. Elle est postérieure à la période romantique et en porte l’héritage dans sa forme de danse de caractère et sa virtuosité pianistique. Cependant, elle est surtout un prélude à l’impressionnisme (mouvement que Debussy lui-même n’aimait pas comme étiquette, préférant parler de symbolisme musical).

Novatrice et Préfiguratrice
Malgré ses racines dans la musique de danse et de caractère, la pièce est novatrice par ses audaces harmoniques :

Harmonie : L’entrelacement libre des accords de septième et de neuvième et les glissements chromatiques audacieux sont des éléments qui annoncent clairement les techniques qui définiront son langage mature, celui de l’impressionnisme (que l’on retrouvera pleinement quelques années plus tard dans des œuvres comme le Prélude à l’Après-midi d’un faune, composé en 1894).

Couleur et Fragment : Les passages contrastés, avec leurs accords dissonants qui se figent, montrent une préoccupation pour la couleur sonore et une poétique du fragment et de la résonance, des éléments clés du style musical moderne.

En résumé, la Danse (Tarentelle styrienne) est une œuvre charnière. Elle est écrite dans une période post-romantique, s’appuie sur une forme de danse traditionnelle (tarentelle/styrienne), mais est profondément novatrice et préfigure le langage impressionniste et moderniste que Debussy allait définir au début du XXe siècle.

Analyse: Forme, Technique(s), texture, harmonie, rythme

L’analyse de la Danse (Tarentelle styrienne) de Claude Debussy révèle une œuvre de jeunesse qui utilise des structures traditionnelles pour explorer des techniques et des sonorités nouvelles, préfigurant son style mature.

Structure et Forme

La pièce est structurée sur une forme de rondo libre de type ABACA ou ABA’ Coda, caractéristique des pièces de caractère et des danses de l’époque.

Section A (Thème principal) : Elle présente le thème principal, très vif et rythmé, qui revient à plusieurs reprises comme un refrain.

Sections Contrastantes (B et C) : Ces épisodes apportent des ruptures de caractère et de climat, avec des passages plus lyriques ou des changements harmoniques audacieux avant le retour du motif initial.

Mouvement : La pièce porte l’indication d’Allegretto (assez rapide), ce qui lui confère son caractère de scherzo ou de danse endiablée (tarentelle).

Texture et Méthode

Texture : La texture générale est principalement homophonique, avec une mélodie claire et virtuose soutenue par un accompagnement rythmique et harmonique riche. Cependant, les lignes de l’accompagnement et les figurations rapides créent une densité et un entrelacement de plans sonores qui suggèrent une richesse que l’on pourrait presque qualifier de polyphonique par moments.

Méthode et Technique : Debussy utilise une technique pianistique exigeante et brillante, caractérisée par des notes répétées rapides et des figurations en triolets de croches qui créent une sensation de tourbillon et d’excitation constante.

Harmonie, Tonalité et Rythme

Tonalité et Gamme : La tonalité principale est le Mi majeur, qui donne à la pièce son éclat et son caractère joyeux. Bien que la pièce soit encore fermement ancrée dans le système tonal, elle s’en affranchit par des audaces harmoniques. Les gammes sont diatoniques (Mi majeur), mais le chromatisme joue un rôle essentiel.

Harmonie : C’est dans l’harmonie que réside le côté le plus novateur de la pièce. Debussy utilise avec une grande liberté des accords de septième et de neuvième non résolus de manière conventionnelle, ainsi que des glissements chromatiques. Ces enchaînements et dissonances (souvent douces et colorées) sont précurseurs du langage impressionniste qu’il développera plus tard.

Rythme : Le rythme est l’élément moteur de la Danse. Il est dominé par l’énergie des triolets et l’usage fréquent de la syncope, qui vient déstabiliser et dynamiser la métrique (souvent un 3/4 ou un 6/8 implicite dans le rythme de tarentelle), contribuant à l’état de “transe” ou d’allégresse du morceau.

Polyphonie ou Monophonie ?

La musique de la Danse n’est ni strictement monophonique (une seule ligne mélodique) ni strictement polyphonique (plusieurs lignes indépendantes de valeur égale). Elle est avant tout homophonique : elle présente une ligne mélodique claire (la “Danse”) soutenue par un accompagnement qui donne le rythme et l’harmonie. Cependant, l’épaisseur de la texture, la superposition des figurations, et la richesse des voix intérieures dans l’accompagnement confèrent à l’œuvre une densité qui va bien au-delà de la simple homophonie de la musique de salon.

Tutoriel, conseils d’interprétation et points importants de jeu

Pour interpréter la Danse (Tarentelle styrienne) de Claude Debussy au piano, il faut allier une virtuosité brillante à la sensibilité harmonique typique du compositeur, même dans cette œuvre de jeunesse.

Conseils d’Interprétation et Points Importants

1. Le Rythme et le Caractère (L’Énergie de la Tarentelle)

Le point le plus crucial est de capturer l’énergie vive et le caractère de danse endiablée de la tarentelle, tout en évitant la précipitation brute.

Maintenir l’Allégresse : Le tempo doit être vif (Allegretto), donnant l’impression d’un scherzo joyeux et bondissant. L’œuvre doit danser de bout en bout, sans lourdeur.

Les Triolets : Les nombreuses figures en triolets de croches qui forment le motif principal doivent être jouées avec une légèreté et une égalité absolues. Elles créent la sensation de tourbillon et exigent une grande agilité du poignet et des doigts.

Syncopes et Accents : Soyez précis avec les syncopes et les accents rythmiques. Ils sont essentiels pour donner du piquant et de l’élan à la danse, évitant la monotonie des motifs répétés.

2. La Sonorité et la Touche (La Clarté Debussyste)

Même dans sa jeunesse, Debussy cherche des couleurs sonores. Votre touche doit refléter cela.

Clarté et Légèreté : Malgré la rapidité, la sonorité doit rester claire et cristalline. Le jeu doit être pétillant, surtout dans le thème principal. Les accords doivent être attaqués avec précision, mais sans dureté.

Contrastes Dynamiques : Exploitez les contrastes entre les moments forte et piano pour sculpter les différentes sections du rondo. La Section A principale est souvent éclatante (en Mi majeur), tandis que les sections contrastantes demandent une touche plus mystérieuse, plus douce ou même mystique, où l’harmonie novatrice de Debussy est mise en évidence.

Utilisation de la Pédale : La pédale de sustain doit être utilisée avec discernement. Elle peut aider à lier les harmonies et à créer une résonance chatoyante, mais un excès rendra les figurations rapides boueuses et fera perdre la clarté rythmique. Il faut changer la pédale fréquemment et brièvement.

3. Les Difficultés Techniques (Tutoriel ciblé)

L’écriture est virtuose et demande de travailler des techniques spécifiques.

Passages de Triolets Répétés : Travaillez ces passages à des tempos lents pour assurer l’égalité des doigts, puis augmentez progressivement la vitesse en vous concentrant sur la légèreté du poignet pour éviter la tension et garantir l’endurance.

Glissements Chromatiques et Accords : Les passages de modulations, où les accords de septième et de neuvième s’enchaînent librement, doivent être travaillés pour une transition fluide. Pensez-y comme à des nuances de couleur, et non comme à des obstacles harmoniques. Assurez-vous que les accords complets sont bien frappés ensemble.

Dernières Pages : La coda exige souvent un regain d’énergie et de virtuosité. Levez le niveau de l’exécution pour un final brillant et efficace, culminant dans la joie.

Points Clés de l’Analyse pour l’Interprétation

Tonalité Lumineuse : Le Mi majeur est une tonalité brillante et joyeuse au piano. Jouez les passages dans cette tonalité avec une sonorité particulièrement éclatante.

Anticipation Harmonique : Reconnaissez la nature pré-impressionniste de l’harmonie. Lorsque vous rencontrez les accords audacieux de neuvième ou les glissements chromatiques, traitez-les non pas comme des dissonances à camoufler, mais comme des teintes délicates ou des surprises, en les laissant résonner subtilement pour créer de la profondeur.

Forme Rondo : La forme Rondo (ABACA) exige de bien différencier le caractère de chaque section pour éviter la répétitivité. Le retour du thème principal (A) doit toujours être accueilli avec un élan renouvelé.

Jouer la Danse de Debussy, c’est trouver l’équilibre entre la vitalité populaire et la sophistication harmonique naissante de la musique française de la fin du XIXe siècle.

Pièce ou collection à succès à l’époque?

La Danse (Tarentelle styrienne) de Claude Debussy (composée en 1890 et publiée en 1891) n’a pas connu un succès retentissant ni des ventes de partitions massives immédiatement à sa sortie, mais elle a gagné en popularité au fil du temps.

Succès à l’Époque

Accueil Mesuré mais Présence : La pièce, initialement publiée en 1891 sous le titre quelque peu incongru de Tarentelle styrienne (mélangeant une danse du sud de l’Italie et une province autrichienne), était représentative de la musique de salon en vogue à l’époque, ce qui lui garantissait une certaine présence mais pas un succès de masse comme pouvaient l’avoir les mélodies populaires ou les œuvres des grands maîtres romantiques. Elle a été créée publiquement à Paris en 1900, près de dix ans après sa composition.

Insatisfaction de Debussy : Debussy lui-même n’était certainement pas entièrement satisfait du titre initial ni peut-être du style trop “de salon”. Il a d’ailleurs retouché l’œuvre et l’a fait rééditer en 1903 sous le titre définitif et plus simple de Danse chez son nouvel éditeur, Fromont. Ce remaniement et cette nouvelle publication suggèrent une volonté de repositionner l’œuvre, indiquant que la première version n’avait pas connu un succès éclatant.

Ventes de Partitions

Pas un “Best-Seller” immédiat : Il n’existe pas de données précises qui indiquent des ventes exceptionnellement élevées de la première édition (1891). Le véritable succès populaire de Debussy est survenu plus tard, notamment après la création de son opéra Pelléas et Mélisande en 1902.

Gain de Popularité Ulérieur : L’œuvre a acquis une popularité significative, notamment grâce à son caractère vif et virtuose. Son succès posthume a été largement assuré lorsque Maurice Ravel en a réalisé une orchestration en 1922, peu après la mort de Debussy, en signe d’hommage. Cette version orchestrale, créée en 1923, a contribué à la notoriété de la pièce, assurant la pérennité et la vente des partitions pour piano et pour orchestre.

La Danse est considérée aujourd’hui comme l’une des pièces de jeunesse les plus brillantes de Debussy, mais son succès et ses ventes ont été graduels, culminant principalement dans les décennies suivant sa publication initiale.

Episodes et anecdotes

1. L’Anecdote du Titre Bâtard : Tarentelle… Styrienne ?

L’histoire la plus célèbre de cette pièce concerne son titre original, qui est une véritable bizarrerie géographique : Tarentelle styrienne.

Le Mélange Incongru : Une tarentelle est une danse rapide et endiablée du sud de l’Italie (des Pouilles notamment), souvent associée à une frénésie thérapeutique (le tarentisme). Une styrienne est, en revanche, une danse de salon à la mode de l’époque, qui tire son nom de la Styrie, une province de l’Autriche.

L’Explication : Ce titre étrange et peu approprié pour une pièce qui est un scherzo nerveux en Mi Majeur vient de l’éditeur de l’époque, Choudens (qui la publia en 1891). La “Styrienne” était un genre populaire dans la musique de salon française, et l’éditeur aurait pu ajouter ce terme pour rendre l’œuvre plus commerciale ou pour la lier à une mode.

Le Regret de Debussy : Debussy n’était probablement pas satisfait de ce titre. Lorsqu’il changea d’éditeur pour Fromont en 1903, il fit quelques retouches à la partition et la publia à nouveau sous le titre plus neutre et plus simple de Danse. C’est sous ce nom que l’œuvre est le plus souvent connue aujourd’hui.

2. Le Hommage Posthume par Maurice Ravel

L’un des épisodes les plus marquants de l’histoire de cette pièce est lié à son orchestration et à la collaboration entre deux géants de la musique française.

L’Admiration de Ravel : La Danse était l’une des pièces de jeunesse de Debussy que Maurice Ravel appréciait particulièrement pour sa brillance et son invention rythmique.

L’Orchestration : Après la mort de Debussy en 1918, Ravel fut sollicité, ou prit l’initiative, d’orchestrer la pièce pour en faire une version pour grand orchestre. C’était un véritable acte d’hommage à son aîné.

Un Succès Orchestral : L’orchestration de Ravel, donnée pour la première fois en 1923, est célèbre pour sa richesse et son instrumentation colorée, et elle a grandement contribué à la popularité de la Danse auprès du public, bien plus que l’originale pour piano ne l’avait fait de son vivant.

3. La Dédicace à l’Élève

L’œuvre est associée à l’une des élèves de piano et d’harmonie de Debussy, ce qui est typique de la vie du compositeur à cette période.

Dédicace : La Danse est dédiée à Mme Philippe Hottinger (connue aussi comme Madame A. de S. F. Hottinger sur certaines éditions), une de ses riches élèves.

Contexte : Ces dédicaces à des élèves fortunées faisaient partie des moyens par lesquels Debussy parvenait à subvenir à ses besoins, lui garantissant à la fois des leçons payantes et une visibilité pour ses œuvres de salon. La pièce elle-même, avec sa virtuosité et son style engageant, était parfaitement adaptée à être jouée dans les salons parisiens.

Compositions similaires

La Danse (Tarentelle styrienne) de Claude Debussy est une pièce charnière de son catalogue : à la fois une pièce de virtuosité romantique tardive (style salon) et une œuvre annonçant ses audaces harmoniques futures.

Pour citer des compositions similaires, il faut cibler celles qui partagent cette combinaison de style dansant entraînant, de virtuosité, et d’une esthétique française naissante (pré-impressionniste).

Voici une sélection d’œuvres qui présentent des similitudes :

I. Autres Pièces de Jeunesse de Claude Debussy (Même Période et Style)

Ces pièces sont de la même époque (vers 1890) et partagent avec la Danse un style encore très ancré dans la tradition de la musique de salon, avec une structure claire et une écriture lyrique ou brillante.

Valse Romantique (1890) : Partage le format de pièce de salon, avec une écriture élégante et une mélodie fluide.

Mazurka (1890) : Une autre danse de caractère stylisée pour piano, même si son rythme est moins frénétique que la Tarentelle.

Ballade (Slave) (vers 1890) : Pièce également de style romantique, avec une virtuosité et une forme plus traditionnelles.

II. Musique de Caractère et de Virtuosité Française (Fin XIXe)

Ces œuvres de compositeurs français contemporains de Debussy présentent un goût pour la danse stylisée et la virtuosité éclatante, sans être encore pleinement impressionnistes.

Emmanuel Chabrier :

Bourrée fantasque (1891) : Très similaire dans son esprit, avec une énergie rythmique débordante, des accents forts, et une écriture pianistique vive et colorée. On dit souvent que la Danse de Debussy évoque l’esprit de Chabrier.

Camille Saint-Saëns :

Valse-Caprice (sur des motifs d’Alceste) Op. 84 ou Étude en forme de valse, Op. 52, No. 6 : Elles partagent la même ambition de combiner la forme de danse (valse) avec une grande virtuosité et une écriture scintillante.

Gabriel Fauré :

Certaines Impromptus (comme le No. 2, Op. 31) : Bien que plus subtiles et moins démonstratives, elles offrent un mélange de virtuosité en arpèges et de mélodies entraînantes dans un langage harmonique fin-de-siècle.

III. Pièces Début de l’Impressionnisme (Précurseurs)
Ces compositions représentent la prochaine étape dans le style de Debussy, mais conservent parfois un élément de danse ou de virtuosité tout en développant une couleur harmonique nouvelle.

Claude Debussy :

Sarabande (de Pour le piano, 1901) : Bien que son tempo soit lent, elle est le premier grand exemple du Debussy impressionniste (accords parallèles, sonorités de cloche) et a la même origine de “danse stylisée”.

L’Isle joyeuse (1904) : Partage l’éclat, l’énergie rapide et la virtuosité, mais dans un langage harmonique et une structure bien plus révolutionnaires, inspirés de la fête.

Maurice Ravel :

Jeux d’eau (1901) : Représente la virtuosité et la clarté, mais orientée vers l’évocation des sons de l’eau, marquant l’apogée du style pianistique français au tournant du siècle. C’est le Ravel le plus proche de l’esprit de Debussy.

(Cet article est généré par Gemini. Et ce n’est qu’un document de référence pour découvrir des musiques que vous ne connaissez pas encore.)

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Appunti su Danse bohémienne, CD 4 ; L. 9 di Claude Debussy, informazioni, analisi e tutorial di interpretazione

Panoramica

La Danse bohémienne è un’opera per pianoforte di Claude Debussy composta nel 1880, il che la rende una delle sue composizioni più antiche per questo strumento.

Panoramica generale

Composizione e contesto: Fu scritto nella tarda estate del 1880 , quando Debussy era ancora giovane e in fase di sviluppo musicale. È una delle poche opere di questo periodo ad essere sopravvissute .

Stile e carattere : nonostante il titolo, l’opera ha l’aspetto di una polka (una danza originaria della Boemia ) o potrebbe avere le caratteristiche di una krakowiak polacca. È caratterizzata da un ritmo vivace , un tempo Allegro ed è scritta nella tonalità principale di Si minore. Ha un carattere leggero e un po’ gitano, forse riecheggiando la musica che Debussy potrebbe aver ascoltato durante un soggiorno in Russia.

Forma: Il brano è in forma ternaria (ABA), tipica dei pezzi di danza o da sala .

Durata e pubblicazione: La durata media di esecuzione è di circa due minuti. Fu pubblicata postuma solo nel 1932 , quattordici anni dopo la morte del compositore.

Un aneddoto degno di nota è che il compositore Čajkovskij espresse un giudizio severo sul pezzo nel 1880, descrivendolo come ” una cosa molto bella ma in realtà troppo breve; non c’è nulla di sviluppato e la forma è sciatta ” .

Storia

La storia della Danse bohémienne ci riporta agli inizi della carriera di Claude Debussy , molto prima che diventasse la figura dell’impressionismo musicale che conosciamo oggi.

Genesi in Russia (1880)

Il brano fu composto alla fine dell’estate del 1880 ed è riconosciuto come una delle prime opere per pianoforte del compositore giunte fino a noi .

A quel tempo, il giovane Debussy, che aveva solo diciotto anni, lavorava come pianista per la ricca mecenate russa Nadezhda von Meck ( famosa anche per essere stata la mecenate di Čajkovskij ). Viaggiava con lei in Europa e fu probabilmente durante un soggiorno in Russia che il pezzo venne concepito , forse ispirato dalla musica popolare o gitana a cui era stato esposto a Mosca .

Il benvenuto di Čajkovskij

L’aneddoto più famoso che circonda quest’opera riguarda il parere di Pëtr Il’ič Čajkovskij . Debussy , tramite Madame von Meck, inviò la sua partitura al maestro russo per un suo parere. La risposta di Čajkovskij , datata ottobre 1880, fu cortese ma inequivocabile: la descrisse come “una cosa molto bella ma in realtà troppo breve ; non c’è nulla di sviluppato e la forma è sciatta ” .

Questo giudizio, seppur severo , rivela lo stile dell’epoca e lo status del pezzo . Čajkovskij lo considerava un bel pezzo da salotto, ma non un’opera pienamente sviluppata degna di un grande compositore. Questa critica potrebbe aver influenzato Debussy, spingendolo successivamente ad allontanarsi dalle forme tradizionali e a forgiare un proprio linguaggio, sebbene quest’opera rimanga un brano giovanile con forme classiche (ternario) e uno stile di danza (polka).

Post – rilascio e pubblicazione tardiva

La Danse bohémien rimase inedita durante la vita di Debussy. Il compositore, forse scoraggiato dalle critiche di Čajkovskij o semplicemente desideroso di concentrarsi sulle sue opere più innovative, non la pubblicò mai. Vide la luce solo molto tempo dopo la sua morte, con la prima pubblicazione della partitura nel 1932. Oggi è considerata dai musicologi una preziosa testimonianza dei primi anni di vita di Debussy e delle sue influenze giovanili.

Caratteristiche della musica

La Danse bohémienne è un’opera giovanile (1880) che rivela un Debussy ancora legato alle forme e al linguaggio musicale del periodo romantico, lontano dall’estetica impressionista che avrebbe sviluppato in seguito. Le sue caratteristiche musicali sono le seguenti:

1. Struttura e forma tradizionali

Forma ternaria semplice: il brano adotta una struttura classica ABA’ (esposizione – sezione centrale contrastante – riesposizione ) , tipica delle danze dell’epoca. Questa semplicità formale è ciò che fece dire a Čajkovskij che la forma era ” sciatta ” e “troppo corta”.

Tempo e carattere : il brano è contrassegnato come Allegro (veloce e vivace) e ha un carattere leggero , vivace e orecchiabile , in linea con il titolo della danza.

Ritmo di danza europeo

Tempo binario: il brano è scritto in 2/4, un tempo tipico delle danze di coppia.

Stili Polka/Krakowiak: Sebbene intitolato “Danza Boema “, il ritmo del brano ricorda fortemente la polka, una danza vivace originaria della Boemia , o potenzialmente la Krakowiak, una danza veloce polacca. Presenta elementi ritmici accentuati sul tempo debole e figure sincopate che conferiscono all’opera il suo slancio “danzante” e la sua leggera atmosfera “zingara” .

3. Tono classico

Tonalità stabile : l’armonia è saldamente ancorata al sistema tonale. Il brano è principalmente in Si minore (sezione A), modulando verso la tonalità relativa maggiore (Re maggiore) o la tonalità omonima (Si maggiore) nella sezione centrale (Si) prima di tornare al Si minore iniziale. Questo schema tonale è molto classico per un’opera di questo periodo.

Mancanza di innovazioni armoniche: a differenza delle opere mature di Debussy (in cui utilizza scale esotiche, accordi di nona e sovrapposizioni audaci), Danse bohémienne utilizza un vocabolario armonico convenzionale, basato su triadi e dominanti, che mostra l’influenza dei compositori romantici.

4. Stile pianoforte

Scrittura da salotto: la scrittura per pianoforte è brillante e virtuosa, nello stile della musica da salotto o da concerto dell’epoca romantica.

Chiarezza del tema : il tema principale è chiaramente enunciato e spesso affidato alla mano destra, mentre la mano sinistra fornisce l’accompagnamento ritmico e armonico (accordi di fagotto e staccato).

Figurazioni: Il brano contiene rapide figurazioni in sedicesimi, contrasti dinamici ben marcati ( che vanno dal piano (p) al forte (f)) e accordi ripetuti che rafforzano l’ energia della danza.

In sintesi , la Danse bohémienne è un brano di carattere romantico che illustra il talento pianistico giovanile di Debussy, ma che non possiede ancora la ricchezza armonica e l’ambiguità poetica che avrebbero definito il suo stile successivo.

Stile(i), movimento(i) e periodo di composizione

La Danse bohémien di Claude Debussy (composta nel 1880) è ambientata in un momento molto particolare della storia della musica, il che rende la sua classificazione sfumata .

Periodo e movimento

Periodo : La composizione è tipica del tardo periodo romantico (fine del XIX secolo ) .

Movimento: Sebbene il nome di Debussy sia indissolubilmente legato all’impressionismo musicale, quest’opera ne è ancora molto lontana . La Danse bohémien appartiene più allo stile della musica da salotto romantica, influenzata da compositori come Čajkovskij o dai maestri della danza di carattere (Chopin, Liszt).

Stile e posizione

La danza boema è decisamente un pezzo tradizionale per la sua epoca.

Stile: Romantico (Musica da salotto)

Presenta le caratteristiche delle danze di carattere romantiche : una forma chiara (ABA’), una tonalità ben definita (si minore), un ritmo vivace e regolare (polka o krakowiak) e una scrittura pianistica brillante e virtuosa.

Si tratta di un’opera di assimilazione di forme consolidate, che dimostra come il giovane Debussy fosse ancora in fase di padronanza del linguaggio dei suoi predecessori .

Stato: Antico e Tradizionale (per il compositore)

Vecchio/Tradizionale: nel 1880, questo stile era considerato tradizionale e persino un po’ superato dagli esponenti dell’avanguardia. Per questo motivo, lo stesso Čajkovskij lo criticò per la sua mancanza di sviluppo e la sua forma semplice.

Non innovativo: il brano non contiene nessuno degli elementi innovativi che avrebbero definito lo stile maturo di Debussy: nessuna armonia modale, nessuna scala pentatonica, nessuna foschia sonora o rottura di tonalità .

In conclusione, Danse bohé mienne appartiene allo stile romantico ed è un brano tradizionale che precede di almeno dieci anni il vero ingresso di Debussy nel modernismo musicale (che inizierà con opere come Prélude à l’ Aprrès – midi d’un faune nel 1894) e l’affermazione del movimento impressionista da lui incarnato .

Analisi: Forma, Tecnica/e, Trama, Armonia, Ritmo

Un’analisi della Danse bohémienne di Claude Debussy rivela un’opera della sua giovinezza saldamente ancorata alle tradizioni musicali della fine del XIX secolo , prima che il compositore sviluppasse il suo linguaggio innovativo.

Forma e struttura

Il brano utilizza una forma ternaria (ABA’) molto chiara , tipica delle danze di carattere e della musica da salotto romantica.

Sezione A (Si minore): Presenta il tema principale , vivace e ritmato.

Sezione B (Contrasto): Offre una melodia più lirica in una tonalità vicina (spesso la relativa maggiore, Re maggiore, o la tonalità omonima, Si maggiore), fornendo un contrasto di carattere .

Sezione A’ ( Riepilogo): Ritorna il tema di apertura della sezione A, seguito da una coda concisa e brillante.

Metodo e consistenza

Il metodo di composizione è tradizionale e rientra nello stile omofonico.

Tessitura omofonica: la tessitura dominante è quella di una melodia accompagnata (omofonia). Una linea melodica chiara è affidata alla mano destra (o talvolta alle voci interne), mentre la mano sinistra fornisce l’accompagnamento armonico e ritmico, spesso sotto forma di bassi pulsanti e accordi staccati. La musica non è quindi polifonica (nessuna sovrapposizione di linee melodiche indipendenti), né monofonica (una singola linea melodica senza accompagnamento), ma piuttosto omofonica.

La scrittura pianistica è di tipo brillante e richiede leggerezza e agilità , in particolare negli abbellimenti e nelle rapide figurazioni in sedicesimi.

Armonia e tonalità

L’opera è interamente costruita sul sistema dell’armonia tonale classica.

Tonalità : Si minore. La tonalità principale è chiaramente stabilita e le modulazioni rimangono all’interno del cerchio delle tonalità vicine (dominante, relativa maggiore).

Scala: La scala principale è la scala minore armonica o naturale di Si, sebbene i prestiti e il cromatismo utilizzati siano in linea con le pratiche del Romanticismo. Non troviamo ancora le scale esotiche (pentatoniche, per toni interi) che caratterizzeranno l’Impressionismo.

Armonia: Si basa sulla successione dei gradi (accordi di tonica, sottodominante, dominante) con un uso convenzionale degli accordi di settima e delle progressioni tipiche dell’epoca.

Ritmo

Il ritmo è l’ elemento essenziale che definisce il carattere dell’opera .

Metro : Il brano è in 2/4 (due battiti per misura).

Carattere della danza : il ritmo ricorda una polka o un krakowiak (una danza polacca veloce in 2/4), con un battito molto chiaro, spesso accentuato da staccati e leggere sincopi che danno l’ impressione di vitalità e movimento “zingaro” ( bohémien ) . L’energia è mantenuta dalla regolarità dello swing ritmico.

Tutorial, suggerimenti sulle prestazioni e punti importanti per giocare

La Danse bohémien (1880) di Claude Debussy è un brano virtuoso e caratteristico in stile romantico, vicino a una vivace polka . La sua esecuzione al pianoforte richiede sia chiarezza ritmica che leggerezza .

I. Consulenza interpretativa (carattere e sfumature)

Carattere della danza e slancio ritmico :

Il movimento: il brano è contrassegnato come Allegro (veloce). È necessario mantenere un tempo vivace e stabile, che dia l’impressione di una danza sfrenata, senza mai diventare pesante.

Accentuazione: enfatizzare il carattere della polka o del Krakowiak accentuando nettamente i battiti forti nel tempo 2/4 e sottolineando accenti occasionali sui battiti deboli (sincopi) per dare swing ed energia alla melodia . Il ritmo dovrebbe essere sia costante che elastico.

“Vellutato e distintivo”: cercate un carattere vellutato nei passaggi teneri e lirici, garantendo al contempo un’esecuzione distintiva e chiara nelle sezioni più forti e virtuose.

Chiarezza e contrasti di sfumature:

Chiarezza della trama: assicuratevi che la melodia (spesso eseguita dalla mano destra) sia sempre distinta e cantabile, anche nei passaggi veloci. La parte di accompagnamento (mano sinistra) dovrebbe rimanere leggera e pulsante .

Sfumature estreme : Debussy utilizza forti contrasti di sfumature, dal pianissimo (pp) al forte (f). Rispettateli molto chiaramente per enfatizzare la struttura ternaria (ABA’) e il mutevole stato d’animo della danza.

Crescendo/Diminuendo: i cambiamenti dinamici (crescendo e diminuendo) devono essere eseguiti molto gradualmente per creare una vera tensione espressiva , soprattutto quando ci si avvicina o ci si allontana dai picchi del suono .

II. Tutorial e punti tecnici importanti

La mano sinistra : leggerezza e staccato

La mano sinistra suona spesso accordi staccati e note di basso ritmiche, che dovrebbero rimanere leggere e vivaci. Evitate il “martellamento”: il basso dovrebbe essere breve e preciso, fornendo il motore ritmico senza mai prevalere sulla melodia .

Lavora sui salti con la mano sinistra e sui cambi di posizione per garantire la massima fluidità ritmica e precisione.

La mano destra: agilità e chiarezza

Figurazioni strette: l’inizio include figure veloci e talvolta “compatte” nella mano destra che richiedono un pollice leggero e veloce. Lavorate questi passaggi molto lentamente , accentuando le note melodiche principali.

Passaggi virtuosi: le rapide salite e discese di arpeggi e scale devono essere eseguite con flessibilità di polso e regolarità . L’obiettivo è “volare” sopra i tasti.

La sezione lirica (sezione B):

Man mano che la tonalità si alleggerisce (modulando verso il maggiore), il carattere diventa più lirico. La melodia dovrebbe essere suonata con un tocco più legato e cantato, in contrasto con l’esecuzione più staccata della sezione A.

Utilizza il pedale sustain con giudizio per supportare la voce, ma fai attenzione a non confondere i bassi.

La fine (Coda): Il glissando spettrale

La conclusione è particolarmente suggestiva. Il glissando (glissando spettrale) che “svanisce nel buio” è un punto chiave. Deve essere eseguito molto velocemente , con leggerezza e smaterializzazione (spesso pianissimo), utilizzando il pedale del piano (una corda), per creare un’atmosfera arcaica e quasi spettrale , che segna la fine inaspettata di questa danza animata .

Riferimento storico

Per l’esecuzione, ricordate che questo brano è vicino allo stile da salotto di Čajkovskij o Grieg, non all’impressionismo di “Chiaro di luna”. L’obiettivo è un’esecuzione brillante, chiara e vivace, che celebri il ritmo della danza.

Episodi e aneddoti

Danse bohémienne (1880) di Claude Debussy è un’opera giovanile breve ma ricca di aneddoti, spesso legati ai primi anni di vita del compositore e a un grande maestro russo.

1. L’Ordine della Baronessa Russa

La storia della danza boema è strettamente legata al soggiorno di Debussy in Russia, che segnò una tappa cruciale nella sua formazione.

Il Tutor: Nel 1880, all’età di 18 anni , Debussy fu assunto dalla ricca baronessa russa Nadezhda von Meck, famosa per essere stata mecenate e amica di penna di Čajkovskij . Debussy fu impiegato come insegnante di pianoforte e musicista da salotto per la famiglia, accompagnandola nei viaggi in Europa (Arcachon, Firenze, Mosca).

Contesto compositivo: Fu durante l’estate del 1880, mentre prestava servizio presso i von Meck in Russia (o forse subito dopo il suo ritorno), che Debussy compose Danse bohémienne. È considerata la sua prima opera nota per pianoforte solo, prima che si allontanasse dalla tastiera per quasi dieci anni per concentrarsi sulla melodia .

2. Il giudizio severo di Čajkovskij

L’ aneddoto più famoso riguarda le critiche rivolte a Debussy da una delle maggiori personalità dell’epoca: Pëtr Il’ič Čajkovskij .

L’ intermediario: Nadezhda von Meck mostrò la partitura del giovane Debussy a Čajkovskij , chiedendogli un parere.

La risposta: In una lettera datata 8 ottobre 1880, Čajkovskij esprime un giudizio piuttosto contrastante , descrivendolo come:

“È una cosa molto bella, ma davvero troppo corta; non è sviluppato nulla e la forma è sciatta . ”

L’ambito : questa recensione è un’eccellente testimonianza dello stile dell’opera: dimostra che a quel tempo Debussy scriveva ancora musica romantica da salotto, ma senza l’ambizione strutturale richiesta dai maestri della grande tradizione russa.

3. La scoperta tardiva del rosso

Nonostante il suo carattere affascinante , l’opera è stata dimenticata per molto tempo, cosa comune per le opere giovanili .

Pubblicazione postuma: La Danse bohémienne non fu pubblicata prima del 1932 , ben dopo la morte di Debussy (avvenuta nel 1918).

Titolo e personaggio : Il titolo evoca il gusto dell’epoca per le danze esotiche o ispirate alle culture nomadi (come la polka, originaria della Boemia , o le atmosfere “gitane”). L’opera rimane quindi una traccia affascinante e brillante del giovane “Achille de Bussy” (come a volte si definiva), prima di diventare il maestro dell’impressionismo , Claude Debussy.

Composizioni simili

Danse bohémien è un’opera giovanile di Debussy, saldamente radicata nella tradizione della musica da salotto romantica e delle danze di carattere . Si distingue dallo stile impressionista che Debussy avrebbe poi sviluppato.

Ecco alcune composizioni simili, classificate in base alla pertinenza:

I. Altri primi pezzi di Debussy (stesso periodo e stile)

Questi pezzi presentano uno stile ancora tonale e romantico, prima della svolta impressionista:

Valzer romantico (1890): un altro pezzo da salotto, leggero e in stile sentimentale , tipico dell’influenza romantica.

Mazurka (1890): Condivide con la Danse bohémienne il formato di una danza di carattere stilizzata per pianoforte, con un ritmo ben marcato e un accento nazionale .

Rêverie (circa 1890): sebbene più calmo, condivide una struttura semplice e una scrittura lirica che lo collega a questo periodo formativo.

Danza (Tarantella stiriana) (1890): Sebbene sia successiva e abbia colori armonici più avanzati, è anche una danza virtuosa e vivace , che condivide l’energia della Danse bohé mienne.

Carattere e musica da salotto del periodo

Lo stile della danza boema è vicino a quello dei compositori di musica da salotto della fine del XIX secolo , spesso ispirati a danze straniere :

Pëtr Il’ič Čajkovskij :

Pezzi da salotto per pianoforte (come quelli nella sua raccolta Les Saisons, Op. 37b): la loro consistenza omofonica ( melodia accompagnata ) e il semplice lirismo sono simili a quelli che Debussy cercava per la baronessa von Meck.

Frédéric Chopin :

Polacche o Mazurche: sebbene più sofisticate, condividono l’idea di una danza nazionale stilizzata per pianoforte virtuoso. Il ritmo della Danse bohémienne è spesso collegato al Krakowiak, una danza polacca veloce in 2/4.

Edvard Grieg:

Brani lirici : i pezzi di Grieg , sebbene più nordici nello stile, hanno anch’essi una struttura semplice, un forte lirismo e un carattere spesso basato sulle danze popolari.

III. Altre danze di Debussy

Sebbene scritti in uno stile più moderno, questi brani dimostrano la costante attrazione di Debussy per la danza:

Le Petit Nègre (Cakewalk, circa 1909): Più tardo e ispirato al jazz, è anch’esso un ballo veloce in 2/4, che richiede leggerezza e un ritmo marcato .

La Plus que Lente (Valzer, 1910): Un valzer dal carattere malinconico , ma che resta un pezzo di danza nello spirito del salotto .

(Questo articolo è stato generato da Gemini. È solo un documento di riferimento per scoprire la musica che non conoscete ancora.)

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Notizen über Danse bohémienne, CD 4 ; L. 9 von Claude Debussy, Informationen, Analyse, Eigenschaften und Anleitung

Übersicht

La Danse bohémienne ist ein 1880 komponiertes Klavierwerk von Claude Debussy und damit eines seiner ältesten Stücke für dieses Instrument.

Allgemeine Übersicht

Komposition und Kontext: Es entstand im Spätsommer 1880 , als Debussy noch jung war und sich musikalisch noch in der Entwicklung befand. Es ist eines der wenigen Werke aus dieser Zeit, die noch erhalten sind .

Stil und Charakter : Trotz seines Titels erinnert das Werk an eine Polka (einen Tanz mit Ursprung in Böhmen ) oder könnte Merkmale eines polnischen Krakowiak aufweisen. Es zeichnet sich durch einen lebhaften Rhythmus und ein Allegro-Tempo aus und ist in der Haupttonart h-Moll geschrieben. Es hat einen leichten und etwas zigeunerhaften Charakter und erinnert möglicherweise an Musik , die Debussy während eines Aufenthalts in Russland gehört haben könnte .

Form: Das Stück hat die für Tanz- oder Gesellschaftsstücke typische dreiteilige Form (ABA) .

Dauer und Veröffentlichung: Die durchschnittliche Aufführungsdauer beträgt etwa zwei Minuten. Die Veröffentlichung erfolgte erst posthum im Jahr 1932 , vierzehn Jahre nach dem Tod des Komponisten.

Eine bemerkenswerte Anekdote ist, dass der Komponist Tschaikowski im Jahr 1880 ein hartes Urteil über das Stück fällte und es als „ sehr schönes Stück, aber eigentlich zu kurz; nichts ist ausgearbeitet und die Form ist schlampig “ beschrieb .

Geschichte

Die Geschichte des Danse Bohémienne führt uns zurück zu den Anfängen der Karriere von Claude Debussy , lange bevor er zu der Figur des musikalischen Impressionismus wurde, die wir heute kennen.

Genesis in Russland (1880)

Das Stück wurde im Spätsommer 1880 komponiert und gilt als eines der frühesten erhaltenen Klavierwerke des Komponisten .

Zu dieser Zeit arbeitete der junge Debussy, der erst 18 Jahre alt war, als Pianist für die reiche russische Mäzenin Nadezhda von Meck (die auch als Mäzenin Tschaikowskis bekannt war ) . Er reiste mit ihr durch Europa, und das Stück entstand vermutlich während eines Aufenthalts in Russland , vielleicht inspiriert von der Volks- oder Zigeunermusik , mit der er in Moskau in Berührung kam .

Die Begrüßung durch Tschaikowsky

Die bekannteste Anekdote zu diesem Werk betrifft die Meinung von Pjotr Iljitsch Tschaikowski . Debussy schickte seine Partitur über Madame von Meck an den russischen Meister , um dessen Meinung einzuholen. Tschaikowskis Antwort vom Oktober 1880 war höflich, aber unmissverständlich: Er beschrieb sie als „eine sehr schöne Sache, aber eigentlich zu kurz ; nichts ist ausgearbeitet und die Form ist schlampig . “

Dieses Urteil ist zwar hart , sagt aber viel über den Stil der Zeit und den Status des Stücks aus . Tschaikowsky hielt es für eine nette Salonnummer, aber nicht für ein voll entwickeltes Werk, das eines großen Komponisten würdig gewesen wäre. Diese Kritik könnte Debussy beeinflusst und ihn dazu veranlasst haben, sich von traditionellen Formen zu entfernen und seine eigene Sprache zu entwickeln , obwohl dieses Werk ein frühes Stück mit klassischen Formen (ternär) und einem Tanzstil (Polka) bleibt.

Nachveröffentlichung und Spätveröffentlichung​​

La Danse Bohémien blieb zu Debussys Lebzeiten unveröffentlicht . Der Komponist, vielleicht entmutigt durch Tschaikowskys Kritik oder einfach aus dem Wunsch heraus, sich auf seine innovativeren Werke zu konzentrieren, veröffentlichte es nie. Erst lange nach seinem Tod erblickte das Werk das Licht der Welt; die Partitur wurde erstmals 1932 veröffentlicht . Heute gilt es unter Musikwissenschaftlern als wertvolles Zeugnis von Debussys frühem Leben und den Einflüssen seiner Jugend.

Merkmale der Musik

Der Danse boh émienne ist ein Frühwerk (1880), das einen Debussy offenbart, der noch immer den Formen und der Musiksprache der Romantik verhaftet war, weit entfernt von der impressionistischen Ästhetik, die er später entwickeln sollte. Seine musikalischen Merkmale sind wie folgt:

1. Traditionelle Struktur und Form

Einfache dreiteilige Form: Das Stück verwendet die klassische ABA-Struktur (Exposition – kontrastierender Mittelteil – Reexposition ) , die typisch für die Tänze dieser Zeit war. Diese formale Einfachheit veranlasste Tschaikowsky zu der Aussage, die Form sei „ schlampig “ und „zu kurz“.

Tempo und Charakter : Das Stück ist mit Allegro (schnell und lebhaft) bezeichnet und hat einen leichten , lebhaften und eingängigen Charakter , passend zu seinem Tanztitel.

Europäischer Tanzrhythmus

Binärtakt: Das Stück ist im 2/4-Takt geschrieben, einem für Paartänze typischen Takt.

Polka/Krakowiak-Stil: Obwohl der Titel „Böhmischer Tanz “ lautet, erinnert der Rhythmus des Stücks stark an die Polka, einen lebhaften Tanz aus Böhmen , oder möglicherweise an den Krakowiak, einen schnellen polnischen Tanz. Es enthält rhythmische Elemente , die auf dem schwachen Takt und den synkopierten Figuren betont werden, die dem Werk seinen „tänzerischen“ Schwung und seine leichte „Zigeuner“ -Atmosphäre verleihen .

3. Klassischer Ton

Stabile Tonalität : Die Harmonie ist fest im Tonsystem verankert. Das Stück steht überwiegend in h-Moll (Abschnitt A), moduliert im Mittelteil (B) zur Paralleltonart D-Dur oder zur gleichnamigen Tonart H-Dur und kehrt dann zum ursprünglichen h-Moll zurück. Dieses Tonschema ist für ein Werk dieser Zeit sehr klassisch .

Fehlende harmonische Neuerungen: Anders als Debussys reife Werke (in denen er exotische Tonleitern, Nonenakkorde und kühne Überlagerungen verwendet) verwendet Danse bohémienne ein konventionelles harmonisches Vokabular, das auf Dreiklängen und Dominanten basiert und den Einfluss romantischer Komponisten zeigt.

4. Klavierstil

Salonschrift: Die Klavierschrift ist brillant und virtuos, im Stil der Salon- oder Konzertmusik der Romantik.

Klarheit des Themas : Das Hauptthema ist klar formuliert und wird oft der rechten Hand anvertraut, während die linke Hand die rhythmische und harmonische Begleitung (Fagott und Staccato-Akkorde) übernimmt.

Figurationen: Das Stück enthält schnelle Figurationen in Sechzehntelnoten, deutlich ausgeprägte Dynamikkontraste (von Piano (p) bis Forte (f)) und wiederholte Akkorde , die die Energie des Tanzes verstärken.

Zusammenfassend lässt sich sagen, dass die Danse Bohémienne ein Stück romantischen Charakters ist, das Debussys frühes pianistisches Talent veranschaulicht, dem jedoch noch der harmonische Reichtum und die poetische Mehrdeutigkeit fehlen , die seinen späteren Stil prägen sollten .

Stil(e), Bewegung(en) und Kompositionszeitraum

Danse Bohémien (komponiert 1880) ist an einem ganz besonderen Punkt der Musikgeschichte angesiedelt, was seine Einordnung differenziert macht .

Zeitraum und Bewegung

Epoche : Die Komposition ist typisch für die Spätromantik (Ende des 19. Jahrhunderts ) .

Satz: Obwohl Debussys Name untrennbar mit dem musikalischen Impressionismus verbunden ist, ist dieses Werk dennoch sehr weit davon entfernt . Danse Bohémien gehört eher zum Stil der romantischen Salonmusik, beeinflusst von Komponisten wie Tschaikowsky oder den Meistern des Charaktertanzes ( Chopin, Liszt).

Stil und Position

Der Böhmische Tanz ist für seine Zeit eindeutig ein traditionelles Stück.

Stil: Romantisch (Salonmusik)

Es weist die Merkmale romantischer Charaktertänze auf : eine klare Form (ABA’), eine gut etablierte Tonalität (h-Moll), einen lebhaften und regelmäßigen Rhythmus (Polka oder Krakowiak) und eine brillante und virtuose Klavierkomposition.

Es handelt sich um ein Werk der Aneignung etablierter Formen, das zeigt, dass der junge Debussy noch dabei war, die Sprache seiner Vorgänger zu meistern .

Status: Alt und traditionell (für den Komponisten)

Alt/Traditionell: Um 1880 galt dieser Stil unter Avantgarde-Persönlichkeiten als traditionell und sogar etwas überholt . Aus diesem Grund kritisierte Tschaikowsky selbst ihn für seine mangelnde Entwicklung und seine einfache Form.

Nicht innovativ: Das Stück enthält keines der innovativen Elemente , die Debussys reifen Stil ausmachen würden: keine modale Harmonie, keine pentatonischen Tonleitern, kein klanglicher Dunst oder Bruch mit der Tonalität .

Zusammenfassend lässt sich sagen, dass Danse bohé mienne zum romantischen Stil gehört und ein traditionelles Stück ist, das Debussys wahrem Eintritt in die musikalische Moderne (die mit Werken wie Prélude à l’ Aprrès – midi d’un faune im Jahr 1894 beginnen sollte ) und der Gründung der von ihm verkörperten impressionistischen Bewegung um mindestens zehn Jahre vorausgeht .

Analyse: Form, Technik(en), Textur, Harmonie, Rhythmus

Eine Analyse von Claude Debussys Danse bohémienne offenbart ein Werk seiner Jugend, das fest in den musikalischen Traditionen des späten 19. Jahrhunderts verankert ist , bevor der Komponist seine innovative Sprache entwickelte.

Form und Struktur

Das Stück verwendet eine sehr klare dreiteilige Form (ABA’) , die typisch für Charaktertänze und romantische Salonmusik ist.

Abschnitt A (h-Moll): Stellt das Hauptthema lebhaft und rhythmisch vor.

Abschnitt B (Kontrast): Bietet eine lyrischere Melodie in einer benachbarten Tonart (oft die relative Dur-Tonart D-Dur oder die gleichnamige Tonart H-Dur) und sorgt so für einen Kontrast im Charakter .

Abschnitt A‘ ( Rekapitulation): Rückkehr des Eröffnungsthemas von Abschnitt A, gefolgt von einer prägnanten und brillanten Coda.

Methode und Textur

Die Kompositionsmethode ist traditionell und fällt in den homophonen Stil.

Homophone Struktur: Die dominante Struktur ist die einer begleiteten Melodie (Homophonie). Der rechten Hand (oder manchmal den Mittelstimmen) wird eine klare Melodielinie anvertraut , während die linke Hand die harmonische und rhythmische Begleitung übernimmt, oft in Form von pulsierenden Bässen und Staccato-Akkorden. Die Musik ist daher weder polyphon (keine Überlagerung unabhängiger Melodielinien) noch monophon (eine einzelne Melodielinie ohne Begleitung), sondern homophon.

Der Klaviersatz ist von brillanter Art und erfordert Leichtigkeit und Beweglichkeit , insbesondere bei den Verzierungen und schnellen Figurationen in Sechzehntelnoten.

Harmonie und Tonalität

Das Werk basiert vollständig auf dem System der klassischen Tonharmonie.

Tonart : h-Moll. Die Haupttonart ist klar festgelegt und die Modulationen bleiben im Kreis der benachbarten Tonarten (Dominante, Parallel-Dur).

Tonleiter: Die Haupttonleiter ist die harmonische oder natürliche Moll-Tonleiter B, wobei die verwendeten Anleihen und die Chromatik den Praktiken der Romantik entsprechen. Die exotischen Tonleitern (pentatonisch, mit Ganztönen), die den Impressionismus charakterisieren, sind noch nicht vorhanden.

Harmonie: Sie basiert auf der Abfolge von Stufen (Tonika-, Subdominant-, Dominant-Akkorde) mit einer konventionellen Verwendung von Septakkorden und für die Zeit typischen Progressionen.

Tempo

Der Rhythmus ist das wesentliche Element , das den Charakter des Werkes bestimmt .

Takt : Das Stück ist im 2/4-Takt (zwei Schläge pro Takt).

Tanzcharakter : Der Rhythmus erinnert an eine Polka oder einen Krakowiak (einen schnellen polnischen Tanz im 2/4 – Takt), mit einem sehr klaren Puls, oft akzentuiert durch Stakkatos und leichte Synkopen , die den Eindruck von Vitalität und „ Zigeuner “ -Bewegung vermitteln . Die Energie wird durch die Regelmäßigkeit des rhythmischen Schwungs aufrechterhalten.

Tutorial, Performance-Tipps und wichtige Spielpunkte

Danse bohémien (1880) ist ein virtuoses Charakterstück im romantischen Stil, nahe einer schwungvollen Polka . Seine Ausführung am Klavier erfordert sowohl rhythmische Klarheit als auch Leichtigkeit .

I. Interpretationshinweise (Charakter und Nuancen)

Tanzcharakter und rhythmischer Schwung :

Der Satz: Das Stück ist mit Allegro (schnell) bezeichnet. Es gilt, ein lebendiges und stabiles Tempo einzuhalten, das den Eindruck eines wilden Tanzes vermittelt, ohne jemals schwer zu werden.

Akzentuierung: Betonen Sie den Polka- bzw. Krakowiak-Charakter, indem Sie die starken Schläge im 2/4-Takt deutlich betonen und gelegentlich Akzente auf den schwachen Schlägen (Synkopen) setzen, um der Melodie Schwung und Energie zu verleihen . Der Rhythmus sollte dabei gleichmäßig und elastisch sein .

„Samtig und markant“: Achten Sie auf einen samtigen Spielcharakter in den zarten und lyrischen Passagen, während Sie in den lauteren und virtuosen Abschnitten auf ein markantes und klares Spiel achten.

Klarheit und Kontraste der Nuancen:

Klarheit der Textur: Stellen Sie sicher, dass die Melodie (oft in der rechten Hand) auch in schnellen Passagen immer deutlich und singbar ist. Der Begleitpart (linke Hand) sollte leicht und pulsierend bleiben .

Extreme Nuancen : Debussy verwendet scharfe Nuancenkontraste, von Pianissimo (pp) bis Forte (f). Beachten Sie diese sehr deutlich , um die ternäre Struktur (ABA’) und die wechselnde Stimmung des Tanzes hervorzuheben .

Crescendo/Diminuendo: Dynamische Änderungen (Crescendos und Diminuendos) sollten sehr allmählich ausgeführt werden, um eine echte Ausdrucksspannung zu erzeugen , insbesondere beim Annähern an die Klanghöhepunkte oder beim Entfernen von ihnen .

II. Tutorial und wichtige technische Punkte

Die linke Hand : Leichtigkeit und Staccato

Die linke Hand spielt oft Staccato-Akkorde und rhythmische Basstöne, die leicht und federnd bleiben sollten. Vermeiden Sie „Hämmern“: Der Bass sollte kurz und präzise sein und den rhythmischen Motor liefern, ohne jemals die Melodie zu dominieren .

Arbeiten Sie an Sprüngen und Positionswechseln mit der linken Hand, um maximale rhythmische Flüssigkeit und Präzision zu gewährleisten.

Die rechte Hand: Beweglichkeit und Klarheit

Enge Figurationen: Der Anfang enthält schnelle und manchmal „kompakte“ Figuren in der rechten Hand, die einen leichten und flinken Daumen erfordern . Arbeiten Sie diese Passagen sehr langsam und betonen Sie die wichtigsten Melodienoten.

Virtuose Passagen: Die schnellen Anstiege und Abstiege von Arpeggios und Tonleitern müssen mit Flexibilität des Handgelenks und Regelmäßigkeit ausgeführt werden . Ziel ist es , über den Tasten zu „fliegen“.

Der lyrische Teil (Teil B):

Wenn die Tonart heller wird (Modulation in Richtung Dur), wird der Charakter lyrischer. Die Melodie sollte mit einem eher legato und singenden Touch gespielt werden , im Gegensatz zum eher staccato gespielten A-Teil.

Verwenden Sie das Haltepedal umsichtig, um den Gesang zu unterstützen, aber achten Sie darauf, den Bass nicht zu verwischen .

Das Ende (Coda): Das geisterhafte Glissando

Der Schluss ist besonders eindrucksvoll. Das Glissando (gespenstisches Glissando), das „ in der Dunkelheit verschwindet“, ist ein Schlüsselpunkt. Es muss sehr schnell , leicht und entmaterialisiert (oft pianissimo) mit dem weichen Pedal (una corda) ausgeführt werden , um eine archaische und fast gespenstische Atmosphäre zu schaffen , die das unerwartete Ende dieses lebhaften Tanzes markiert .

Historischer Bezug

Bedenken Sie bei der Aufführung, dass dieses Stück dem Salonstil von Tschaikowsky oder Grieg ähnelt und nicht dem Impressionismus von „Mondschein“. Das Ziel ist eine brillante, klare und temperamentvolle Aufführung, die den Rhythmus des Tanzes feiert .

Episoden und Anekdoten

Danse bohémienne (1880) ist ein kurzes, aber anekdotenreiches Frühwerk, das oft mit dem frühen Leben des Komponisten und einem großen russischen Meister in Verbindung steht.

1. Der Orden der russischen Baronin

Die Geschichte des Böhmischen Tanzes ist eng mit Debussys Aufenthalt in Russland verbunden, der eine entscheidende Etappe seiner Ausbildung darstellte.

Der Lehrer: Im Jahr 1880 wurde Debussy im Alter von 18 Jahren von der wohlhabenden russischen Baronin Nadezhda von Meck eingestellt, die als Mäzenin und Brieffreundin Tschaikowskis bekannt war . Debussy arbeitete als Klavierlehrer und Salonmusiker für die Familie und begleitete sie auf Reisen nach Europa (Arcachon, Florenz, Moskau).

Kompositionskontext: Im Sommer 1880 , während er im Dienste der Familie von Meck in Russland stand (oder vielleicht auch kurz nach seiner Rückkehr), komponierte Debussy „Danse bohémienne“. Es gilt als sein erstes bekanntes Werk für Soloklavier, bevor er sich fast zehn Jahre lang vom Klavier zurückzog, um sich auf die Melodie zu konzentrieren .

2. Tschaikowskys strenges Urteil​

Die bekannteste Anekdote betrifft die Kritik, die Debussy von einer der bedeutendsten Persönlichkeiten seiner Zeit erhielt : Pjotr Iljitsch Tschaikowski .

Die Vermittlerin: Nadezhda von Meck zeigte Tschaikowsky die Partitur des jungen Debussy und fragte ihn nach seiner Meinung.

Die Antwort: In einem Brief vom 8. Oktober 1880 fällt Tschaikowsky ein eher gemischtes Urteil und beschreibt es wie folgt:

„Es ist eine sehr schöne Sache, aber eigentlich zu kurz; nichts ist ausgearbeitet und die Form ist schlampig . “

Der Umfang : Diese Rezension ist ein hervorragendes Zeugnis für den Stil des Werks: Sie zeigt, dass Debussy zu dieser Zeit noch romantische Salonmusik schrieb, jedoch ohne den strukturellen Ehrgeiz, den die Meister der großen russischen Tradition erforderten.

3. Das späte Entdeckungsrot

Trotz seines charmanten Charakters geriet das Werk , wie es bei frühen Stücken üblich ist, lange Zeit in Vergessenheit .

Posthume Veröffentlichung: La Danse bohémienne wurde erst 1932 veröffentlicht , lange nach Debussys Tod (der 1918 eintrat).

Titel und Charakter : Der Titel erinnert an den Geschmack der Zeit für exotische Tänze oder Tänze, die von Nomadenkulturen inspiriert waren (wie die Polka, die aus Böhmen stammte , oder an „Zigeuner“-Atmosphären). Das Werk bleibt daher eine charmante und brillante Spur des jungen „Achille de Bussy“ (wie er sich manchmal selbst nannte), bevor er zum Meister des Impressionismus, Claude Debussy, wurde.

Ähnliche Kompositionen

Danse Bohémien ist ein frühes Werk Debussys, das fest in der Tradition romantischer Salonmusik und Charaktertänze verwurzelt ist . Es hebt sich vom impressionistischen Stil ab, den Debussy später entwickeln sollte.

Hier sind einige ähnliche Kompositionen, sortiert nach Relevanz:

I. Andere frühe Stücke von Debussy (gleiche Periode und Stil)

Diese Stücke präsentieren einen Stil, der noch tonal und romantisch ist, vor der impressionistischen Wende:

Romantischer Walzer (1890): Ein weiteres Salonstück, leicht und in einem sentimentalen Stil , typisch für den romantischen Einfluss.

Mazurka (1890): Hat mit der Danse Bohémienne das Format eines stilisierten Charaktertanzes für Klavier gemeinsam, mit ausgeprägtem Rhythmus und nationalem Akzent .

Rêverie (um 1890): Obwohl ruhiger, weist es eine einfache Struktur und einen lyrischen Schreibstil auf, die es mit dieser prägenden Periode verbinden.

Tanz (Steirische Tarantella) (1890): Obwohl er später entstand und über fortgeschrittenere harmonische Farben verfügt, handelt es sich auch hier um einen virtuosen und lebhaften Tanz , der die Energie des Danse Bohémienne teilt .

Charakter und Salonmusik der Zeit

Der Stil des Bohemian Dance ähnelt dem der Komponisten der Salonmusik des späten 19. Jahrhunderts , die oft von ausländischen Tänzen inspiriert war :

Pjotr Iljitsch Tschaikowski :

Salonstücke für Klavier (wie jene in seiner Sammlung Les Saisons, Op. 37b): Ihre homophone Struktur ( begleitete Melodie ) und einfache Lyrik ähneln dem , was Debussy für Baronin von Meck anstrebte.

Frédéric Chopin :

Polonaisen oder Mazurkas: Obwohl anspruchsvoller, teilen sie die Idee eines stilisierten Nationaltanzes für virtuoses Klavier. Der Rhythmus der Danse Bohémienne wird oft mit dem Krakowiak verwandt, einem schnellen polnischen Tanz im 2/4-Takt.

Edvard Grieg:

Lyrische Stücke : Obwohl Griegs Stücke eher im nordischen Stil gehalten sind, weisen sie ebenfalls eine einfache Struktur, eine starke Lyrik und einen Charakter auf, der oft auf populären Tänzen basiert.

III. Andere Tänze von Debussy

Obwohl in einem moderneren Stil geschrieben, zeigen diese Stücke Debussys ständige Anziehungskraft zum Tanz:

Le Petit N è gre (Cakewalk, circa 1909): Später und vom Jazz inspiriert, ist dies ebenfalls ein schneller Tanz im 2/4-Takt, der Leichtigkeit und einen ausgeprägten Rhythmus erfordert .

La Plus que Lente (Walzer, 1910): Ein Walzer mit melancholischem Charakter , der aber ein Tanzstück im Geiste des Salons bleibt .

(Dieser Artikel wurde von Gemini generiert. Und er ist nur ein Referenzdokument, um Musik zu entdecken, die Sie noch nicht kennen.)

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