Mémoires sur À la manière de Borodine, M.63/1 (1914) de Maurice Ravel, information, analyse et tutoriel de performance

Aperçu général

“À la manière de Borodine, M.63/1” est une courte pièce pour piano de Maurice Ravel, composée en 1912-1913. Elle fait partie d’un diptyque de pièces humoristiques ou de pastiches, l’autre étant “À la manière de Chabrier”.

Voici un aperçu général de cette œuvre :

Pastiche musical : Comme son titre l’indique, la pièce est écrite “à la manière de” Borodine, un compositeur russe dont Ravel admirait la musique, notamment pour ses couleurs orchestrales et son lyrisme. Ravel ne copie pas une œuvre existante de Borodine, mais imite son style caractéristique.

Style : La pièce est souvent décrite comme une valse. Elle évoque l’atmosphère et l’idiome musical de Borodine, avec des mélodies lyriques et un sens de la narration, bien que cela soit traité avec la finesse et l’harmonie raffinée propres à Ravel.

Un clin d’œil à Borodine : On y retrouve des éléments qui font penser au compositeur russe, comme une certaine mélancolie slave, un lyrisme chaleureux et un côté poétique. Ravel parvient à capturer l’esprit de Borodine tout en conservant sa propre signature musicale.

Contexte : Ces deux pièces, “À la manière de Borodine” et “À la manière de Chabrier”, ont été écrites à la demande de l’éditeur de Ravel, pour être publiées dans un recueil de pastiches de compositeurs français de l’époque, ce qui explique leur caractère d’hommage et d’imitation stylistique.

Bref et concis : La pièce est assez courte, comme la plupart des pièces du recueil. C’est une miniature, un instantané du style de Borodine vu à travers le prisme de Ravel.

En résumé, “À la manière de Borodine” est un charmant hommage musical où Ravel, avec son talent de faussaire génial, parvient à incarner le style lyrique et poétique d’Alexandre Borodine tout en y apposant sa propre griffe, dans une courte pièce pour piano.

Histoire

L’histoire d'”À la manière de Borodine” est intimement liée à une amitié et à un jeu d’esprit entre musiciens parisiens du début du XXe siècle. L’idée de la pièce n’est pas venue de Ravel lui-même, mais d’un ami et compositeur, Alfredo Casella. Ce dernier avait déjà écrit une série de six pastiches musicaux en 1911 et a proposé à Ravel de s’associer à lui pour créer une nouvelle série de “portraits musicaux” à la manière d’autres compositeurs.

Ravel a accepté ce défi, et a choisi deux figures qu’il admirait profondément : Emmanuel Chabrier, pour sa musique française pleine de vitalité et de clarté, et Alexandre Borodine, un des compositeurs du célèbre “Groupe des Cinq” russe. Ce choix de Borodine était d’autant plus significatif que Ravel et ses amis, un cercle d’artistes et d’intellectuels parisiens se surnommant “Les Apaches”, avaient adopté un thème de la Deuxième Symphonie de Borodine comme leur signe de ralliement secret.

Ainsi, Ravel a composé “À la manière de Borodine” en 1912-1913. La pièce est une valse pour piano, mais c’est une valse qui n’a rien de parisien. Au contraire, elle est imprégnée du lyrisme et du chromatisme qu’il associait à Borodine. On y retrouve une mélancolie slave, un souffle poétique et des harmonies qui évoquent le style du compositeur russe, tout en restant dans le langage musical raffiné et élégant de Ravel.

La pièce, ainsi que sa compagne “À la manière de Chabrier”, fut finalement publiée en 1914. Elles furent créées en public le 10 décembre 1913 à la salle Pleyel, lors d’un concert de la Société musicale indépendante. Ce concert a marqué la naissance de ce diptyque qui n’était pas seulement une démonstration de virtuosité pianistique, mais aussi un hommage affectueux et plein d’humour à deux maîtres que Ravel chérissait. La pièce est depuis lors restée un exemple parfait du génie de Ravel à s’approprier un style étranger pour le sublimer avec sa propre signature.

Caractéristiques de la musique

“À la manière de Borodine” de Maurice Ravel est une pièce qui illustre parfaitement l’art du pastiche, où l’artiste ne se contente pas de copier, mais s’imprègne de l’esprit de son modèle pour créer une œuvre originale et personnelle. Dans cette courte valse pour piano, Ravel s’approprie les caractéristiques musicales de Borodine avec une finesse et une intelligence remarquables.

La composition se distingue par plusieurs traits musicaux distinctifs qui font écho au style du compositeur russe :

Une atmosphère lyrique et mélancolique : La pièce est empreinte d’une mélodie expressive et chaleureuse, typique du lyrisme de Borodine, souvent associé à l’âme russe. Ravel parvient à capturer cette expressivité avec des lignes mélodiques qui semblent respirer, portées par un tempo “Allegro giusto” qui les rend à la fois vives et élégantes.

Des harmonies et des couleurs orchestrales : Bien que la pièce soit écrite pour piano seul, Ravel utilise le clavier pour suggérer les sonorités d’un orchestre. On retrouve des harmonies riches et des dissonances expressives qui sont caractéristiques du romantisme russe. Le compositeur emploie fréquemment des accords de septième et de neuvième qui créent une atmosphère sonore luxuriante et une profondeur d’harmonie, rappelant l’écriture orchestrale de Borodine.

Le jeu sur les pédales et les ostinatos : Ravel utilise habilement la pédale de soutien pour créer des “pédales harmoniques” qui donnent l’impression que la mélodie flotte au-dessus d’une base sonore persistante. Cette technique, alliée à des motifs rythmiques répétés (ostinatos), est un clin d’œil à l’écriture de Borodine, notamment à l’effet de bourdon qui donne un sentiment d’ancrage et de couleur sonore.

Une forme de valse bien structurée : Malgré le caractère impressionniste et le pastiche, la pièce suit une forme claire et classique, une valse en ré bémol majeur avec une structure binaire et une coda. Cette clarté formelle est une marque de fabrique de Ravel, qui, même dans ses œuvres les plus “impressionnistes”, a toujours conservé un sens aigu de la structure et de la logique musicale, en contraste avec le style plus libre de certains de ses contemporains.

En somme, “À la manière de Borodine” n’est pas une simple imitation, mais une interprétation du style de Borodine par un Ravel qui a assimilé les éléments de son modèle pour les fusionner avec sa propre écriture. Il en résulte une œuvre qui, en évoquant la musique russe, est indéniablement et profondément ravélienne, témoignant de sa maîtrise technique et de sa capacité à créer des atmosphères musicales uniques.

Style(s), mouvement(s) et période de composition

Période et Mouvement

“À la manière de Borodine” a été composée par Maurice Ravel en 1912-1913, ce qui la place au cœur de la période de la musique moderne, plus précisément dans les dernières années du symbolisme et de l’impressionnisme musical. Ravel est souvent considéré comme l’une des figures de proue de ces mouvements, bien qu’il ait toujours cherché à se démarquer des étiquettes.

Un Dialogue entre Tradition et Innovation
La pièce est un exemple parfait du style de Ravel, qui est à la fois novateur et profondément enraciné dans la tradition.

Novatrice : L’œuvre est novatrice par son approche de l’harmonie. Ravel y utilise des accords complexes (neuvièmes, onzièmes), des dissonances expressives et des superpositions de tonalités qui sont caractéristiques de son style d’alors. Il s’éloigne des règles strictes du classicisme pour explorer de nouvelles sonorités, un peu comme ses contemporains impressionnistes.

Traditionnelle : Cependant, Ravel n’a jamais abandonné l’attachement aux formes classiques et à une certaine clarté structurelle. La pièce est une valse, une forme traditionnelle. De plus, elle est un pastiche, c’est-à-dire une œuvre qui imite le style d’un autre compositeur. Dans ce cas, il s’agit d’Alexandre Borodine, un compositeur de la période romantique et nationaliste russe.

Un Carrefour de Styles

La pièce est un mélange fascinant de plusieurs influences et styles :

Impressionniste et symboliste : Le traitement du piano, avec l’utilisation de la pédale et des ostinatos pour créer des atmosphères sonores et des couleurs, est typiquement impressionniste. L’ambiance générale est plus évocatrice que narrative.

Romantique et Nationaliste : Ravel rend hommage à Borodine en reprenant des éléments de son style : des mélodies lyriques et expressives, une certaine mélancolie slave et un côté narratif. C’est le style romantique et nationaliste de Borodine qui est imité, montrant l’admiration de Ravel pour la musique russe.

Néoclassicisme : Bien qu’il soit plus clairement identifiable dans ses œuvres ultérieures comme Le Tombeau de Couperin, le néoclassicisme est déjà présent ici par l’attachement à une forme claire et classique (la valse) qui contraste avec la richesse et l’audace de l’harmonie.

En conclusion, “À la manière de Borodine” est une œuvre qui témoigne de la complexité du style de Ravel. Elle est à la fois une pièce moderne, novatrice dans son langage harmonique et sa sonorité, et un hommage traditionnel à un compositeur romantique, le tout dans un cadre formel classique.

Analyse: Forme, Technique(s), texture, harmonie, rythme

L’Analyse musicale de “À la manière de Borodine”
“À la manière de Borodine” de Maurice Ravel est une pièce qui, sous ses airs de valse simple, révèle une grande sophistication technique et structurelle. Elle est un exemple parfait de la capacité de Ravel à imiter un style musical tout en y apportant sa propre signature.

La Méthode et les Techniques
La méthode de Ravel pour ce pastiche est celle de l’imitation stylistique. Il ne copie pas littéralement une mélodie de Borodine, mais s’approprie les caractéristiques de son style pour les transposer dans son propre langage musical. La technique principale est la transcription pianistique d’une pensée orchestrale. Ravel utilise les sonorités et les dynamiques du piano pour évoquer la richesse et la couleur d’un orchestre symphonique, à la manière de Borodine, dont la musique était particulièrement célèbre pour son instrumentation.

La Texture et la Forme
La texture de la musique est principalement homophonique, avec une mélodie claire et expressive dans la main droite, accompagnée d’un accompagnement harmonique dans la main gauche. Cependant, on peut entendre des moments de polyphonie subtile, notamment lorsque la mélodie principale est doublée ou enrichie par d’autres lignes mélodiques qui se meuvent de manière indépendante.

La forme est celle d’une valse A-B-A’, avec une coda. C’est une structure simple et claire, mais Ravel y apporte des variations et des développements.

Partie A : La valse principale est présentée, avec sa mélodie lyrique et mélancolique.

Partie B : Un passage plus contrasté, souvent plus lyrique et avec un changement de mode (passant du majeur au mineur) ou de tonalité.

Partie A’ : Le retour de la valse principale, souvent avec des variations subtiles dans l’accompagnement ou l’harmonie.

Coda : La pièce se termine par une section conclusive qui reprend des motifs de la valse.

L’Harmonie, la Gamme et le Rythme
Tonalité : La tonalité principale est en ré bémol majeur (

D♭
major), une tonalité souvent associée au lyrisme et à une certaine douceur. La pièce utilise des modulations et des emprunts harmoniques qui enrichissent la palette sonore.

Harmonie : L’harmonie est à la fois romantique et moderne. Ravel utilise des accords de septième et de neuvième qui créent des couleurs sonores complexes et expressives. Il y a aussi des dissonances non résolues et un chromatisme qui renforcent l’atmosphère mélancolique de la pièce.

Gamme : La gamme utilisée est la gamme diatonique (majeure) de ré bémol, mais Ravel y insère des notes chromatiques et des motifs qui évoquent les gammes exotiques ou orientales, ce qui est une autre caractéristique de la musique de Borodine.

Rythme : Le rythme est celui d’une valse, avec une mesure à trois temps 3/4 bien marquée. Le tempo est “Allegro giusto”, ce qui signifie “rapide, mais juste”, ce qui donne à la musique un caractère à la fois vif et élégant. L’utilisation d’ostinatos dans l’accompagnement (une répétition de motifs rythmiques) est une technique empruntée à Borodine qui ajoute un caractère hypnotique et persistant à la pièce.

Tutoriel, conseils d’interprétation et points importants de jeu

Introduction

Jouer “À la manière de Borodine” de Ravel, c’est comme s’engager dans une conversation avec deux maîtres. D’un côté, il y a la passion lyrique d’Alexandre Borodine, et de l’autre, le raffinement et l’élégance de Ravel. Pour réussir cette pièce, il faut trouver l’équilibre entre la mélancolie russe et la clarté française. Voici un tutoriel, des conseils d’interprétation et des points clés pour vous guider.

1. La Valse Lyrique et Souple

La pièce est une valse, mais elle est loin d’être un simple morceau de danse. Concentrez-vous sur un tempo “Allegro giusto”, ce qui signifie “assez rapide, mais avec un sentiment de justice et de justesse”. Ne vous précipitez pas ; le lyrisme de la mélodie a besoin de respirer.

Le rubato : Ravel n’indique pas de rubato, mais pour capturer l’esprit romantique de Borodine, vous pouvez légèrement accélérer et ralentir à certains endroits. L’idée est de faire chanter la mélodie, pas de la jouer mécaniquement.

La main droite : La mélodie doit être cantabile, c’est-à-dire “chantante”. Utilisez un toucher profond et souple pour que chaque note ait du poids. Pensez à la mélodie comme une voix de violoncelle ou de cor dans un orchestre, avec une sonorité pleine et chaleureuse.

2. Le Rythme de l’Accompagnement

La main gauche, en plus de fournir l’harmonie, maintient le rythme de valse. L’équilibre est crucial.

Le premier temps : Le premier temps de la mesure à

3/4

est lourd et accentué. Donnez-lui une impulsion, mais évitez qu’il soit trop lourd. Il doit lancer le mouvement de la mesure.

Le deuxième et le troisième temps : Les deux temps suivants sont plus légers et accompagnent délicatement le premier temps. Pensez à un pizzicato de cordes ou à un léger coup de cymbales. Le but est de créer un rythme fluide et dansant.

L’ostinato : Ravel utilise un ostinato rythmique dans le premier thème. Assurez-vous que cet ostinato reste régulier et stable. C’est la fondation sur laquelle la mélodie se déploie.

3. Les Harmonies et la Pédale

La pièce est riche en harmonies qui créent une atmosphère particulière. La pédale est essentielle pour en révéler toute la splendeur.

Le “son ravélien” : C’est le résultat d’un usage judicieux de la pédale. Changez de pédale à chaque changement d’accord pour éviter la boue, mais gardez le doigté legato. Parfois, une note de la mélodie est tenue plus longtemps que les autres, créant une résonance subtile qui ajoute de la richesse à l’harmonie.

Les dissonances : Ravel utilise des accords de neuvième et des dissonances pour ajouter de la tension et de la couleur. N’ayez pas peur de ces dissonances. Laissez-les s’exprimer et résonner ; elles font partie intégrante de la beauté de la musique.

4. Les Points Importants à Travailler

La clarté : Même si vous utilisez la pédale, gardez toujours un sens de clarté. Chaque voix doit être audible. Travaillez la mélodie et l’accompagnement séparément avant de les combiner.

Le caractère : Au-delà de la technique, l’interprétation est la clé. Pensez à ce que Ravel essaie de dire. C’est une conversation entre deux époques, deux styles. Le passage du thème lyrique à la partie plus intime et plus mélancolique doit se faire naturellement.

Les nuances : Les indications de nuances de Ravel sont précises et doivent être respectées. De “p” à “ff”, chaque nuance a un sens. Ne surchargez pas l’interprétation. Les nuances subtiles sont aussi importantes que les grandes envolées.

En résumé, pour réussir cette pièce, vous devez trouver le juste milieu entre l’expression romantique et la clarté formelle. N’hésitez pas à écouter les enregistrements de grands pianistes pour vous inspirer, mais n’oubliez pas de trouver votre propre voix dans cette belle valse.

Enregistrements célèbres

En dépit d’être une pièce courte et souvent considérée comme une miniature, “À la manière de Borodine” a été enregistrée par de nombreux grands pianistes, souvent dans le cadre d’intégrales des œuvres pour piano de Ravel.

Voici une sélection d’enregistrements célèbres, classés par type d’interprétation :

Les enregistrements historiques et de la grande tradition

Ces enregistrements témoignent d’une époque où l’interprétation était souvent plus libre et expressive, avec une attention particulière à la poésie et à la couleur.

Vlado Perlemuter : C’est une référence incontournable pour l’intégrale Ravel. Perlemuter a travaillé avec le compositeur lui-même, et ses interprétations sont donc d’une authenticité rare. Son “À la manière de Borodine” est à la fois lyrique et d’une clarté cristalline, avec une compréhension intime des nuances de Ravel.

Robert Casadesus : Une autre figure de la grande tradition française. Casadesus apporte une élégance et un raffinement qui sont caractéristiques de l’école française, avec une parfaite maîtrise du rythme et une sonorité claire et élégante.

Samson François : L’interprétation de Samson François est plus romantique et personnelle. Il privilégie la poésie et la liberté du phrasé, ce qui confère à sa version une mélancolie plus prononcée, tout à fait dans l’esprit du pastiche de Borodine.

Les enregistrements standards et contemporains

Ces enregistrements sont souvent le fruit d’une recherche plus poussée des intentions du compositeur, avec une grande fidélité à la partition et une virtuosité technique impressionnante.

Jean-Yves Thibaudet : L’intégrale de Ravel de Thibaudet est très acclamée. Son jeu est à la fois virtuose et poétique, et sa version d’ “À la manière de Borodine” est d’une grande fluidité. Il met en évidence les couleurs et les harmonies de la pièce avec une transparence remarquable.

Martha Argerich : Bien qu’elle n’ait pas enregistré l’intégrale de Ravel, ses enregistrements de ses œuvres sont légendaires. Son style fougueux et passionné, allié à une technique irréprochable, donne une intensité particulière à la pièce.

Angela Hewitt : Connue pour sa clarté et son intelligence musicale, l’interprétation d’Angela Hewitt est une référence moderne. Elle met en lumière la structure de la pièce tout en respectant son caractère poétique.

Steven Osborne : Son enregistrement est reconnu pour sa sonorité impeccable et son interprétation pensée de manière très analytique, tout en conservant l’émotion et la poésie. Il est souvent cité comme une référence pour l’intégrale des œuvres pour piano de Ravel.

Seong-Jin Cho : Plus récemment, cet enregistrement a été salué pour sa maîtrise technique et la maturité de son interprétation, soulignant l’aspect orchestral de la pièce.

Ces enregistrements offrent un large éventail d’interprétations, du romantisme élégant de l’ancienne tradition à la clarté analytique des interprétations modernes, illustrant la richesse de cette petite œuvre et le génie de Ravel.

Episodes et anecdotes

L’histoire de “À la manière de Borodine” est parsemée de petites anecdotes qui éclairent non seulement la pièce elle-même, mais aussi l’esprit de son compositeur, Maurice Ravel, et de son entourage.

Le cri de guerre des Apaches

L’une des anecdotes les plus célèbres est liée au groupe d’artistes et d’intellectuels parisiens que Ravel fréquentait au début du XXe siècle, et qui se surnommaient “Les Apaches”. Ce nom, qui leur a été donné par un journaliste, faisait référence à leur caractère d’individus marginaux et rebelles. Ce qui est moins connu, c’est leur “cri de guerre” secret : un thème musical tiré du début de la Deuxième Symphonie d’Alexandre Borodine. Ce thème, joué et chanté en guise de reconnaissance, est devenu un symbole de leur amitié et de leur admiration pour le compositeur russe. C’est donc tout naturellement que Ravel, en acceptant le défi de composer un pastiche, a choisi Borodine comme sujet, en hommage à cette connivence musicale qui les unissait.

L’ami italien et le défi musical

L’idée même de la pièce ne vient pas de Ravel, mais d’un de ses amis, le compositeur italien Alfredo Casella. Casella avait déjà publié sa propre série de pastiches musicaux et a proposé à plusieurs compositeurs, dont Ravel, de s’y joindre. Ravel, avec son sens de l’humour et sa passion pour le pastiche (qu’il avait déjà pratiqué à d’autres occasions), a accepté le défi avec enthousiasme. C’est ce qui a donné naissance à ce diptyque, “À la manière de Borodine” et “À la manière de Chabrier”, deux pièces qui montrent sa capacité à imiter le style de compositeurs très différents, l’un russe et lyrique, l’autre français et clair.

Le pastiche et l’authenticité

L’anecdote la plus subtile, et la plus révélatrice du génie de Ravel, se trouve dans la musique elle-même. Ravel, en bon “faussaire génial” comme on l’a souvent appelé, ne se contente pas de copier Borodine. Il s’approprie le style et y ajoute sa propre patte. La pièce est une valse, une forme qui n’est pas particulièrement associée à Borodine. Ravel utilise cette forme populaire pour y insuffler l’âme slave, la mélancolie et le lyrisme caractéristiques du compositeur russe. C’est une œuvre qui, en apparence, est de Borodine, mais qui, dans les détails harmoniques et la finesse du phrasé, est indubitablement de Ravel. Cette dualité est une blague musicale interne pour ceux qui connaissent la musique des deux compositeurs.

La création en temps de paix… avant la guerre

La pièce a été créée en public en décembre 1913, lors d’un concert de la Société musicale indépendante. Ce fut un événement célébrant l’amitié entre musiciens, l’humour et la créativité. Personne ne pouvait se douter qu’un an plus tard, la Première Guerre mondiale éclaterait, et que la sérénité et la frivolité de ces échanges artistiques seraient balayées par le conflit. “À la manière de Borodine” reste donc un témoignage d’une époque de paix et de créativité artistique insouciante qui précéda le grand bouleversement du XXe siècle.

Compositions similaires

Les pastiches et hommages

À la manière de Chabrier, M.63/2 de Maurice Ravel : C’est le diptyque de la pièce. Ravel y imite le style énergique, clair et rythmique d’Emmanuel Chabrier, un autre compositeur qu’il admirait. Le contraste entre les deux pièces est parfait.

Tributes to a Master d’Alfredo Casella : L’ami de Ravel qui a inspiré la création du diptyque. Casella a écrit plusieurs hommages à des compositeurs comme Fauré et Debussy, et ses pièces partagent la même approche intellectuelle du pastiche.

Images oubliées de Claude Debussy : Debussy, contemporain et rival de Ravel, a également écrit des pièces qui empruntent à d’autres styles ou évoquent des ambiances étrangères. “Hommage à Rameau”, dans Images, Livre I, est un exemple de son approche du passé.

L’influence russe

Scheherazade, op. 35 de Nikolaï Rimski-Korsakov : Ravel admirait la musique russe et, comme son ami Borodine, Rimski-Korsakov était un maître de l’orchestration et du lyrisme oriental. Les couleurs orchestrales et l’atmosphère narrative de cette œuvre ont inspiré de nombreux compositeurs français.

Le poème de l’extase, op. 54 d’Alexandre Scriabine : Ravel appréciait également la musique de Scriabine. Bien que très différente, cette œuvre partage avec Ravel une grande sophistication harmonique et une exploration des couleurs sonores.

Le sacre du printemps d’Igor Stravinsky : Même si les styles sont différents, l’œuvre de Stravinsky a eu un impact énorme sur Ravel et ses contemporains. L’utilisation audacieuse du rythme et l’évocation d’un passé mythique ont des résonances avec l’intérêt de Ravel pour la musique nationale.

Les pièces pour piano et les miniatures

Préludes, Livre I et Livre II de Claude Debussy : Les préludes de Debussy sont des miniatures pour piano qui, comme “À la manière de Borodine”, explorent une idée musicale ou une atmosphère particulière. On y trouve des titres évocateurs comme “La fille aux cheveux de lin” ou “Les collines d’Anacapri”, qui sont similaires à l’idée d’une esquisse musicale.

Feuillets d’album de Claude Debussy : Ces petites pièces pour piano sont aussi de parfaits exemples de miniatures charmantes, qui partagent avec Ravel une grande finesse d’écriture.

Morceaux de fantaisie, op. 3 de Sergei Rachmaninov : Ces pièces pour piano partagent avec “À la manière de Borodine” une mélancolie et un lyrisme qui sont caractéristiques de la musique russe.

(Cet article est généré par Gemini. Et ce n’est qu’un document de référence pour découvrir des musiques que vous ne connaissez pas encore.)

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Appunti su Sonatine, M.40 di Maurice Ravel, informazioni, analisi e tutorial di interpretazione

Panoramica

La “Sonatina per pianoforte, M. 40” di Maurice Ravel è un’opera iconica e concisa, composta tra il 1903 e il 1905. È dedicata agli amici del compositore, Ida e Cipa Godebski. L’opera è considerata uno dei capolavori pianistici di Ravel, spesso elogiata per la sua chiarezza, equilibrio e delicatezza .

Struttura in tre movimenti:

Moderato : Il primo movimento, in Fa diesis minore , è di grande eleganza . È caratterizzato da una melodia fluida e da un ricco linguaggio armonico, tipico dello stile di Ravel. Stabilisce un’atmosfera delicata e sognante .

Movimento di minuetto: questo movimento centrale, in re bemolle maggiore, è un minuetto stilizzato . Evoca la raffinatezza e l’eleganza del XVIII secolo , pur essendo permeato dal lirismo e dalla modernità di Ravel. Offre un contrasto di tempo e tonalità con gli altri due movimenti.

Animazione : il finale, in Fa diesis minore, è il più virtuosistico dal punto di vista tecnico. È pieno di energia e vivacità, con ritmi complessi e cambi di tempo (soprattutto tra 3/4 e 5/4). Si conclude con una brillante e luminosa conclusione in Fa diesis maggiore, che conclude trionfalmente l’opera .

Stile e caratteristiche:

Concisione e chiarezza: a differenza delle grandi sonate romantiche, la Sonatina di Ravel si distingue per la sua brevità e la struttura chiara , richiamando le forme classiche ma modernizzandole grazie al linguaggio armonico.

Influenza dei maestri francesi : Ravel trasse ispirazione dalla scrittura per tastiera dei maestri francesi del XVIII secolo , come Couperin e Rameau, che si riflette nella finezza e nell’eleganza dell’opera .

Delicato virtuosismo : sebbene meno monumentale di altre opere di Ravel come Gaspard de la nuit, la Sonatina richiede una grande finezza tecnica e una particolare sensibilità da parte dell’esecutore .

Importanza nell’opera di Ravel: La Sonatina è una delle prime opere di Ravel ad essere pubblicata dall’editore Durand, che sarebbe diventato il suo principale collaboratore. Segna una tappa importante nello sviluppo dello stile del compositore .

In sintesi , la “Sonatine, M. 40” è un capolavoro di Ravel per pianoforte, apprezzato per il suo perfetto equilibrio tra la tradizione classica e l’innovazione dell’impressionismo francese , combinando una rigorosa struttura formale con espressività lirica e sottile virtuosismo .

Elenco dei titoli

La Sonatina per pianoforte di Ravel, M. 40, è un’opera in tre movimenti. È dedicata a Ida e Cipa Godebski, grandi amici del compositore.

Ecco i dettagli dei suoi spostamenti:

I. Moderato

II. Movimento del minuetto

III. Animato

L’opera non ha sottotitoli in tedesco specifici o titoli alternativi, essendo essenzialmente un’opera francese . Il titolo “Sonatine” è un termine musicale per “piccola sonata”, che riflette la struttura classica e la concisione dell’opera rispetto a una sonata tradizionale.

Storia

La storia della Sonatina M. 40 di Maurice Ravel è affascinante quanto l’opera stessa , poiché la sua creazione è legata a un piccolo aneddoto della storia musicale francese .

Nel 1903, una rivista musicale parigina, la Weekly Critical Review, indisse un concorso di composizione. La sfida consisteva nel creare il primo movimento di una sonata per pianoforte in fa diesis minore, non più lunga di 75 battute. Si trattava di una commissione molto specifica , quasi una “specifica” per un compositore.

Ravel, che era già un musicista rinomato ma stava ancora cercando il suo posto nel mondo accademico della musica, accettò questa sfida. Compose il primo movimento della sua futura Sonatina. Tuttavia, la storia narra che Ravel avesse superato il limite delle 75 battute. Il movimento che creò ne contava 84, il che lo squalificò dal concorso. Si può immaginare la frustrazione del compositore, poiché era sia un perfezionista che uno spirito libero che non si sottometteva facilmente ai vincoli.

Ironicamente, la rivista fallì poco dopo , annullando di fatto il concorso. Ravel, avendo già una base di lavoro, decise di non abbandonare il suo progetto. Completò l’ opera aggiungendo altri due movimenti: l’affascinante “Movimento di Minuetto” e il virtuoso “Animé”. Così, la Sonatina fu completata nel 1905, diventando un brano completo ed equilibrato .

L’opera fu dedicata agli amici di Ravel, Ida e Cipa Godebski. Questa coppia, che gestiva un famoso salotto parigino , fu la casa di molti artisti dell’epoca, tra cui il gruppo degli “Apache” di cui Ravel faceva parte. È interessante notare che Ravel dedicò in seguito la sua suite per pianoforte a quattro mani, Mother Goose , ai figli di Godebski.

La prima esecuzione completa della Sonatina ebbe luogo a Lione il 10 marzo 1906, interpretata da Paule de Lestang. La prima esecuzione parigina seguì poco dopo . L’ opera fu accolta con successo e da allora è diventata uno dei brani più eseguiti e apprezzati del repertorio pianistico di Ravel .

Questo racconto è un esempio eccellente della creatività di Ravel , che trasformò un fallimento in un concorso in un’opera d’arte compiuta e senza tempo, combinando le esigenze della forma classica con la sua sensibilità moderna e impressionista.

Impatti e influenze

nonostante le sue piccole dimensioni, ha avuto un impatto significativo e un’influenza duratura. È spesso considerata un’opera fondamentale che incarna sia la tradizione classica che le innovazioni del XX secolo .

Impatti sulla musica per pianoforte

La rinascita della forma classica: in un’epoca dominata dal gigantismo romantico di compositori come Richard Wagner e dagli esperimenti impressionisti di Claude Debussy, Ravel scelse di tornare alla forma sonata, ma la ridusse a una “sonatina”. Questo approccio contribuì a rivitalizzare l’interesse per le strutture classiche, dimostrando che potevano essere utilizzate con un linguaggio armonico moderno. 🎻

Chiarezza ed equilibrio: l’opera è elogiata per la sua costruzione logica e il perfetto equilibrio. Ogni nota sembra avere il suo posto e la musica, pur essendo ricca di armonia, non è mai sovraccarica. Questa ricerca della chiarezza divenne un segno distintivo dello stile di Ravel e influenzò altri compositori a privilegiare precisione e concisione.

Scrittura pianistica: Ravel sviluppa uno stile virtuoso, ma di sottile finezza e delicatezza, lontano dalla spettacolare bravura del Romanticismo. Il terzo movimento , “Animé”, ne è un esempio perfetto, con i suoi ritmi complessi e il virtuosismo al servizio dell’espressione musicale, piuttosto che il contrario. Questo aprì la strada a un nuovo tipo di virtuosismo, più raffinato e meno dimostrativo .

Influenze su altri compositori e movimenti

Neoclassicismo: La Sonatina è una delle prime opere , se non la prima , ad essere considerata un capolavoro del neoclassicismo francese . Reinterpretando forme del passato con una sensibilità moderna, Ravel ispirò altri compositori, in particolare Igor Stravinsky e il Gruppo dei Sei, a esplorare questa strada. È un modello di equilibrio tra rispetto per la tradizione e innovazione.

Influenza su Stravinsky: Il compositore Igor Stravinsky, sebbene di temperamento diverso, rimase profondamente colpito dal perfezionismo e dalla maestria formale di Ravel . Echi della ricerca di chiarezza e del ritorno a forme più strutturate si possono trovare in Stravinsky, in particolare nel suo periodo neoclassico .

Influenza sui compositori cinematografici: la precisione orchestrale e la padronanza del colore di Ravel, già presenti nella Sonatina (anche se si tratta di un brano per pianoforte ) , hanno avuto una notevole influenza su molti compositori cinematografici del XX secolo , che hanno cercato di creare atmosfere sottili e complesse trame orchestrali.

Caratteristiche della musica

La Sonatina M. 40 di Maurice Ravel non è una raccolta o una suite, ma un’unica composizione in tre movimenti. Le sue caratteristiche musicali sono molto rappresentative dello stile di Ravel e del periodo neoclassico .

Chiarezza e forma classica

Ravel riprende la struttura tradizionale della sonata, ma la condensa, da cui il nome “sonatina” (piccola sonata). C’è un perfetto equilibrio tra i tre movimenti, ognuno con un carattere ben definito :

Moderato : Un primo movimento in forma sonata, elegante e lirico .

Movimento del minuetto: movimento lento e aggraziato, che ricorda le danze del periodo barocco e classico.

Animazione : Un finale veloce e virtuoso, che conclude l’opera con energia.
Questo approccio è un ottimo esempio di neoclassicismo, che cerca di modernizzare le forme del passato .

Armonia e linguaggio musicale

Sebbene la forma sia classica, il linguaggio armonico è decisamente moderno. Ravel utilizza accordi di nona e undicesima , armonie modali e cromatismi che conferiscono alla musica colore e ricchezza. I passaggi sono spesso costruiti su scale pentatoniche o modi antichi, creando un’atmosfera al tempo stesso familiare ed esotica. La tonalità principale, Fa diesis minore, è piuttosto insolita e contribuisce all’originalità dell’opera .

Scrittura per pianoforte

La scrittura di Ravel è molto raffinata . Non si tratta di un virtuosismo dimostrativo come quello di Liszt, ma di un virtuosismo di finezza e precisione. Il compositore enfatizza le tessiture, i timbri e la chiarezza delle linee melodiche. L’esecutore deve dimostrare grande destrezza per i ritmi complessi, in particolare i cambi di tempo nell’ultimo movimento, nonché una sensibilità per le sfumature delicate .

In sintesi , le caratteristiche musicali della Sonatina di Ravel risiedono nell’equilibrio tra forma classica, armonia moderna e una scrittura pianistica di grande finezza, che la rende un’opera senza tempo e un capolavoro del repertorio.

Stile(i), movimento(i) e periodo di composizione

La Sonatina M. 40 di Maurice Ravel, composta tra il 1903 e il 1905, è un’opera affascinante perché si colloca a un bivio stilistico nella musica del primo Novecento . Non può essere classificata in un’unica categoria , ma rappresenta piuttosto una sintesi di diverse correnti musicali.

Periodo : modernismo dei primi del XX secolo

La Sonatina fu scritta durante il cosiddetto periodo modernista. Fu un periodo di rottura con le tradizioni del XIX secolo , in cui i compositori esplorarono nuove armonie, nuove forme e nuove tessiture sonore. Ravel, insieme ai suoi colleghi come Claude Debussy, fu in prima linea in questo movimento in Francia.

Stile e movimento: un mix di classicismo, impressionismo e neoclassicismo
La musica della Sonatina è un mix di influenze antiche e moderne, il che la rende un’opera al tempo stesso tradizionale e innovativa.

Tradizionale e classica: il titolo stesso , “Sonatine”, è un omaggio alla forma sonata classica. Ravel trasse chiaramente ispirazione dai maestri del XVIII secolo , in particolare dai clavicembalisti francesi come François Couperin e Jean-Philippe Rameau. Il secondo movimento , un “Movimento di Minuetto”, è un omaggio diretto a queste antiche forme di danza. L’opera è strutturata in modo chiaro ed equilibrato , lontano dall’esuberanza e dall’ipertrofia delle opere post-romantiche del periodo.

Innovativo e impressionista: sebbene la forma sia classica, il linguaggio musicale è decisamente innovativo. L’opera reca chiari segni di impressionismo musicale. Ravel utilizza armonie ricche e complesse (accordi di nona , accordi di undicesima , ecc.), colori sonori delicati e una scrittura pianistica che mette in risalto il timbro dello strumento. La musica cerca di evocare atmosfere piuttosto che raccontare una storia , come si vede nel primo movimento, “Modéré ” , che emana un’atmosfera sottile e sognante .

Neoclassico : combinando la forma classica con l’armonia moderna, la Sonatina è spesso considerata una delle prime grandi opere del neoclassicismo francese . Questo movimento, che raggiunse il suo apice dopo la prima guerra mondiale , mirava a tornare alla chiarezza e alla semplicità delle forme antiche, pur impiegando un linguaggio musicale del XX secolo . L’opera di Ravel è un perfetto esempio di questa tendenza, dimostrando che è possibile creare qualcosa di nuovo partendo dalla tradizione.

In conclusione, la Sonatina di Ravel è un’opera del periodo modernista. Il suo stile è una fusione unica di diverse correnti: affonda le sue radici nel classicismo (forma), in un’estetica ispirata all’impressionismo (armonia e timbro) ed è un precursore del neoclassicismo (sintesi dei due). È allo stesso tempo antico e nuovo, tradizionale e innovativo, ed è questa dualità che la rende un capolavoro senza tempo e un brano essenziale per comprendere l’evoluzione della musica di Ravel e del suo tempo.

Analisi: Forma, Tecnica/e, Trama, Armonia, Ritmo

La Sonatina M. 40 di Maurice Ravel è un’opera ricca di sottigliezze, che unisce una struttura classica a un linguaggio musicale moderno.

Analisi della struttura e della forma

La Sonatina è un’opera in tre movimenti, che segue la tradizionale forma sonata, ma su scala più ridotta.

Moderato : Questo è un movimento in forma sonata classica. Presenta due temi principali che vengono enunciati, sviluppati e ribaditi , sebbene in modo più conciso e fluido rispetto alle sonate romantiche. Il movimento è in Fa diesis minore , con modulazione in altre tonalità .

Movimento di Minuetto: Si tratta di un minuetto stilizzato, una forma di danza barocca a tre voci (Minuetto-Trio-Minuetto). Ravel conserva la struttura ternaria, ma la infonde con il suo linguaggio armonico unico. La tonalità è Re bemolle maggiore.

Animazione : il finale è un rondò-sonata, una forma che combina la struttura del rondò (un tema principale ricorrente ) e le caratteristiche della forma sonata. È la più tecnicamente virtuosistica, con ritmi complessi. Si conclude brillantemente in Fa diesis maggiore.

Analisi della consistenza e della tecnica

La tessitura della Sonatina è prevalentemente polifonica e contrappuntistica. Ravel intreccia diverse linee melodiche, in particolare nel primo e nell’ultimo movimento, anziché avere un’unica melodia accompagnata da accordi. La melodia è spesso divisa tra le due mani del pianista, creando un effetto dialogico e di grande chiarezza .

La tecnica pianistica richiesta è molto raffinata . Non è una questione di forza, ma di precisione, agilità e leggerezza . Il compositore utilizza numerosi arpeggi , accordi e ottave ampi, nonché passaggi rapidi e cambi di tempo, soprattutto nell’ultimo movimento, che richiedono grande virtuosismo .

Armonia, scala, tonalità e ritmo
Armonia: l’armonia è il marchio di fabbrica di Ravel. È ricca, cromatica e modale. Ravel utilizza accordi arricchiti (none , undicesime , tredicesime ) e armonie non funzionali che creano un’atmosfera impressionistica ed eterea . Sono frequenti anche i tritoni e gli accordi di settima diminuita .

Scale e tonalità : la tonalità principale è il Fa diesis minore. Ravel esplora altre tonalità in tutta l’opera e spesso utilizza modi antichi (come il modo dorico o eolico) e la scala pentatonica per creare suoni distintivi e atmosfere esotiche.

Ritmo: il ritmo è uno degli elementi più innovativi. Ravel utilizza un’ampia varietà di schemi ritmici e cambi di tempo inaspettati (in particolare le alternanze tra 3/4 e 5/4 nell’ultimo movimento) che conferiscono alla musica un senso di squilibrio e sorpresa, pur rimanendo molto controllata .

In breve, la Sonatina è un modello di sintesi . È al tempo stesso polifonica nella tessitura, classica nella struttura e decisamente moderna nell’armonia, nel ritmo e nella tecnica, rendendola un capolavoro del repertorio pianistico del primo Novecento .

Tutorial, suggerimenti sulle prestazioni e punti importanti per giocare

Suonare la Sonatina M. 40 di Maurice Ravel al pianoforte non è solo una questione di tecnica, ma anche di comprensione dell’estetica e delle intenzioni del compositore. Ecco un tutorial, suggerimenti per l’esecuzione e punti chiave per ogni movimento.

Punti generali
Chiarezza e precisione : Ravel richiede un’esecuzione estremamente precisa . Ogni nota deve essere percepita chiaramente, anche nei passaggi veloci. Evitare sovrapposizioni di suoni o un uso eccessivo del pedale .

Tocco delicato: il suono non dovrebbe mai essere aspro o percussivo. Punta a un tocco leggero, melodioso e vellutato . Il virtuosismo di Ravel è sottile, non dimostrativo.

Ritmo: studia attentamente i ritmi. Usa un metronomo per padroneggiare i passaggi complessi , soprattutto nell’ultimo movimento.

Movimento I : Moderato

Atmosfera : questo movimento dovrebbe essere eseguito con un senso di calma e nobiltà. “Moderato ” non è un tempo lento, ma un tempo equilibrato , che consente alle frasi di respirare.

Tecnica:

Mano sinistra: il tema di apertura è per la mano sinistra. Dovrebbe essere cantilenante, con un bel suono. Assicuratevi che gli accordi della mano destra non coprano la melodia .

Passaggi arpeggiati : ci sono molti passaggi arpeggiati . Suonali in modo fluido e uniforme , come un’onda. Il pedale dovrebbe essere usato con parsimonia per evitare di confondere le armonie.

Suggerimento per l’esecuzione: pensate all’eleganza di un clavicembalista francese . Le frasi devono essere lunghe e liriche, ma con aristocratica sobrietà. L’atmosfera generale è sognante e intima.

Movimento II: Movimento del Minuetto

Atmosfera : Questo minuetto deve essere squisitamente aggraziato e leggero . Il personaggio è intimo e poetico, con un senso di classicismo .

Tecnica:

Il trio: la parte centrale (il trio) richiede una grande padronanza del legato. La melodia deve essere suonata con profonda espressione, come una canzone senza parole.

Equilibrio delle mani: spesso la mano sinistra presenta complesse figurazioni che accompagnano la mano destra. La mano sinistra deve essere leggera e trasparente , pur rimanendo ritmicamente precisa.

Suggerimento per l’esecuzione: immagina una scena di balletto, in cui ogni passo è misurato ed elegante . Ravel stesso ha coreografato alcune delle sue opere. Pensa a un delicato dialogo tra le due mani. Il suono dovrebbe essere chiaro e cristallino.

Movimento III: Animato

Atmosfera : è un movimento pieno di energia , vivacità e virtuosismo . Il termine “vivace” non si limita al tempo, ma suggerisce anche una certa passione e dinamismo.

Tecnica:

Ritmi complessi: i cambi di tempo (da 3/4 a 5/4 e altri) rappresentano la sfida più grande. Esercitatevi molto lentamente con il metronomo, battendo le suddivisioni per interiorizzarle .

Accordi e ottave: il movimento è ricco di accordi e ottave veloci. Allenta i polsi per evitare tensioni. Non suonare con forza, ma con un gesto rapido e leggero .

Chiarezza : anche ad alta velocità, ogni nota deve essere distinta. Il passaggio finale, con le sue sedicesime, deve essere eseguito con estrema precisione .

Suggerimento per l’esecuzione: questo movimento è una sorta di perpetuo mobile del pianoforte. Mantenete un’energia costante, come un motore che gira senza mai fermarsi . I crescendo dovrebbero essere graduali e la conclusione in Fa diesis maggiore dovrebbe essere un’esplosione di luce .

In sintesi , la chiave per eseguire la Sonatina di Ravel è la padronanza del suono, la chiarezza e il ritmo. Richiede un equilibrio tra virtuosismo tecnico e sensibilità artistica, ricercando sempre l’ eleganza e la finezza che sono il marchio di fabbrica del compositore.

Pezzo o collezione di successo in quel momento ?

Il successo della Sonatina M. 40 di Maurice Ravel al momento della sua uscita non fu immediato e clamoroso come quello di altre opere popolari, ma fu rapidamente riconosciuta dagli ambienti musicali e acquisì stima nel tempo.

Accoglienza critica

Alla sua prima esecuzione nel 1906, la Sonatina fu accolta con entusiasmo dalla critica musicale, che ne notò immediatamente la chiarezza , la concisione e l’eleganza . Fu salutata come un’opera che rivisitava le forme del XVIII secolo pur mantenendo un linguaggio armonico decisamente moderno. Fu percepita come un capolavoro di perfezione e raffinatezza, e lo stesso Ravel sembrava nutrire una grande stima per l’opera, includendola regolarmente nei suoi recital .

Tuttavia, è importante notare che il suo successo non fu paragonabile a quello di un fenomeno di massa. La Sonatina era un brano destinato a un pubblico informato e il suo sottile virtuosismo la rendeva meno spettacolare delle grandi opere post-romantiche.

Vendita di spartiti musicali

Le vendite degli spartiti della Sonatina all’epoca probabilmente non furono da record . La musica di Ravel, sebbene ammirata, non era ancora universalmente conosciuta come lo è oggi. L’editore di Ravel dell’epoca , Durand & Fils, svolse un ruolo cruciale nella diffusione delle sue opere, ma ci volle del tempo prima che la Sonatina diventasse un classico del repertorio pianistico.

Successo crescente

La Sonatina ha acquisito nel tempo la sua statura di capolavoro. Molti pianisti di fama l’hanno inclusa nel loro repertorio, ed è diventata un pezzo imperdibile per gli studenti di pianoforte. Il fatto che sia ora ampiamente disponibile, in formato cartaceo o digitale, è una testimonianza del suo successo duraturo . I critici musicali odierni la considerano una delle opere più importanti di Ravel, un “addio sconvolgente al mondo delle certezze artistiche”, secondo il musicologo Marcel Marnat.

In sintesi , la Sonatina non è stata un “successo” commerciale immediato , ma un’opera il cui valore è stato riconosciuto dagli esperti fin dal momento della sua uscita, e che ha guadagnato popolarità e successo nel corso dei decenni fino a diventare un classico indiscusso del repertorio pianistico.

Registrazioni famose

La Sonatina di Ravel è un’opera di riferimento nel repertorio pianistico. Molti grandi pianisti l’hanno registrata, offrendo interpretazioni variegate, che spaziano dalle tradizioni storiche ad approcci più moderni. Ecco un elenco di registrazioni famose e interpreti essenziali .

Registrazioni storiche e tradizionali

Alfred Cortot (registrazioni del 1931): Queste registrazioni sono preziosi documenti storici. Cortot, uno dei più grandi pianisti francesi , fu contemporaneo di Ravel e il suo modo di suonare incarna la grande tradizione romantica e francese . La sua interpretazione è molto espressiva , con grande libertà ritmica e pronunciato lirismo .

Robert Casadesus: Casadesus è spesso considerato uno degli interpreti più fedeli di Ravel . La sua esecuzione è caratterizzata da una chiarezza impeccabile, precisione tecnica ed eleganza che mettono in risalto la struttura neoclassica della Sonatina.

Vlado Perlemuter: allievo di Ravel , Vlado Perlemuter ha beneficiato della guida diretta del compositore. Le sue registrazioni sono quindi di fondamentale importanza. La sua interpretazione è al tempo stesso rigorosa e poetica, con un profondo senso del colore e delle sfumature. È un punto di riferimento assoluto per chiunque desideri comprendere lo spirito della musica di Ravel.

Walter Gieseking: questo pianista tedesco, noto per il suo tocco impressionista, ha lasciato una leggendaria registrazione della Sonatina. La sua interpretazione si distingue per un suono diafano, una notevole delicatezza e fluidità, ideali per l’aspetto impressionistico dell’opera .

Registrazioni standard e interpretazioni di riferimento
Samson François : L’approccio di Samson François è molto personale e affascinante. Il suo modo di suonare è audace, con un senso di fantasia e un’espressività unica che si allontana dalla semplice perfezione tecnica per creare un’interpretazione vivace e singolare .

Pascal Rogé : Pascal Rogé è un interprete francese di Ravel di fama mondiale. Le sue registrazioni sono apprezzate per la loro eleganza , chiarezza e musicalità. Combina la tradizione francese con un approccio moderno ed equilibrato .

Jean-Yves Thibaudet: questo interprete francese ha registrato l’opera completa per pianoforte di Ravel. Il suo approccio è sia tecnico che poetico, con un grande senso del colore e un suono ricco.

Interpretazioni moderne e contemporanee
Martha Argerich: Sebbene la sua registrazione sia già un classico, l’interpretazione di Argerich è ancora percepita come un punto di riferimento moderno per il suo virtuosismo incisivo e la sua energia sgargiante, soprattutto nel movimento finale.

al suo modo di suonare grande precisione ritmica e analisi strutturale , dando vita a un’interpretazione di una chiarezza quasi architettonica.

Angela Hewitt: La sua discografia di Ravel è molto apprezzata . L’ interpretazione della Sonatina di Angela Hewitt si distingue per il rigore tecnico e la sensibilità che rivelano dettagli e sfumature raramente ascoltati .

Seong-Jin Cho: Più di recente, il giovane pianista coreano ha registrato l’intera raccolta di Ravel, inclusa la Sonatina. La sua esecuzione è stata elogiata per il virtuosismo, la chiarezza e la maturità , dimostrando l’importanza dell’opera per le nuove generazioni di interpreti .

In definitiva, la scelta di un’incisione dipenderà dal gusto dell’ascoltatore: l’ eleganza di Casadesus, l’autorevolezza di Perlemuter, l’energia di Argerich o la chiarezza di Angela Hewitt. Ognuna di queste registrazioni offre una prospettiva diversa su questo capolavoro della musica per pianoforte.

Episodi e aneddoti

La Sonatina M. 40 di Ravel è circondata da alcuni aneddoti ed episodi che ne fanno luce sulla genesi e sul posto che occupa nella vita del compositore.

La competizione mancata

L’aneddoto più famoso e seminale nella storia della Sonatina è quello del concorso Weekly Critical Review. Nel 1903, questa rivista musicale lanciò una sfida ai compositori: scrivere il primo movimento di una sonata per pianoforte in fa diesis minore , con un limite di 75 battute. Ravel si mise al lavoro, ma creò un movimento di 84 battute, che lo squalificò automaticamente. Poco dopo , la rivista fallì e il concorso fu annullato. Fortunatamente, Ravel non si scoraggiò e decise di completare l’opera aggiungendo altri due movimenti, trasformando un fallimento in un capolavoro. Senza questo incidente , la Sonatina come la conosciamo oggi probabilmente non sarebbe mai esistita .

Un prezzo per una ” parte difettosa ”

Nel 1905, Ravel presentò la sua Sonatina al prestigioso Prix de la Ville de Paris, un concorso organizzato per promuovere la musica da camera. Ironicamente, l’opera fu respinta dalla giuria. Uno dei giudici, il celebre compositore Vincent d’ Indy, avrebbe dichiarato il brano ” mal scritto”. Questa decisione suscitò scalpore negli ambienti artistici e musicali parigini, che già ammiravano il talento di Ravel . Questo aneddoto illustra la difficoltà che Ravel incontrò nell’essere accettato dall’establishment musicale del suo tempo, spesso considerato troppo innovativo, anche per opere che oggi sembrano di chiara matrice classica.

Dedica agli amici del compositore

La dedica a Ida e Cipa Godebski non è di poco conto. Questa coppia, che teneva un rinomato salotto artistico e letterario a Parigi, era al centro della cerchia di amici di Ravel, soprannominata “Les Apaches”. Questo gruppo di artisti e scrittori, che si incontravano per discutere di arte e letteratura, fu una fonte fondamentale di ispirazione e sostegno per Ravel. Dedicare la sua Sonatina a questa coppia fu una testimonianza della profonda amicizia che li univa. Il legame tra Ravel e i Godebski sarebbe continuato, poiché il compositore avrebbe poi dedicato la sua suite per pianoforte a quattro mani, Ma mère l’Oye, ai figli della coppia.

Il legame con Maurice Delage

L’episodio della Sonatina è anche legato all’amicizia tra Ravel e il compositore Maurice Delage. Nel 1904, Delage aveva composto anche una Sonatina in mi bemolle maggiore. Si dice che Ravel, impressionato, gli abbia detto: “Allora ne scriverò anch’io una in fa diesis minore”. Questo è un bell’esempio del modo in cui i compositori di questo periodo si ispiravano a vicenda, in un clima di sana emulazione. La composizione della Sonatina da parte di Ravel può essere vista come una risposta amichevole e una sfida all’amico Delage.

Questi aneddoti dimostrano che la creazione della Sonatina non fu un processo semplice, ma fu costellato di sfide, delusioni e amicizie, che senza dubbio contribuirono a renderla una delle opere più care al cuore di Ravel e dei suoi ammiratori.

Composizioni simili

La Sonatina di Ravel è un’opera di transizione, sia neoclassica che impressionista. Cercare brani simili significa esplorare compositori che condividevano queste preoccupazioni stilistiche, sia come contemporanei di Ravel, sia come predecessori che lo ispirarono, sia come successori da lui influenzati .

Ecco alcune composizioni, suite o raccolte simili alla Sonatina di Ravel:

Altre opere per pianoforte di Ravel

l’opera pianistica di Ravel .

Le Tombeau de Couperin, M. 68: Questa è la suite più vicina nello spirito alla Sonatina. Composta durante la Prima Guerra Mondiale , è una suite di danze e forme del XVIII secolo , che rende omaggio agli amici caduti di Ravel. È un perfetto esempio del neoclassicismo di Ravel, che combina la struttura antica con un linguaggio armonico moderno.

Mirrors, M. 43: Sebbene più impressionistica e virtuosistica della Sonatina, questa suite condivide una particolare attenzione ai colori e alle texture del pianoforte. Brani come “The Valley of Bells” o “A Boat on the Ocean ” evocano atmosfere simili a quelle della Sonatina.

Valses nobles et sentimentales, M. 61: Questa suite di valzer è un’ulteriore esplorazione della forma classica attraverso il prisma di Ravel. La fluidità e l’eleganza del linguaggio armonico sono molto simili a quelle della Sonatina.

Claude Debussy (1862-1918)

Debussy, principale compositore dell’impressionismo musicale, influenzò notevolmente Ravel.

Suite Bergamasca: Il brano “Clair de lune” è emblematico dell’Impressionismo, con la sua armonia e le sue delicate tessiture. Il “Minuetto” di questa suite è anche un eccellente esempio della reinterpretazione di Debussy delle forme classiche .

Per pianoforte: questa suite è un esempio dell’approccio di Debussy, che unisce la scrittura virtuosistica (“Toccata”) a una grande ricerca timbrica.

Emanuele Chabrier (1841-1894)

Un compositore di cui Ravel ammirava la finezza e l’audacia armonica.

Picturesque Pieces : questa suite per pianoforte ha un carattere colorito e un sottile umorismo che ispirò notevolmente Ravel, in particolare nel suo uso dell’armonia.

Gabriele Faur ( 1845-1924)

Il maestro di Ravel , Fauré, influenzò il suo gusto per la chiarezza , l’eleganza e la raffinatezza .

Tema e variazioni in do diesis minore, op. 73: un brano che esplora la forma classica con un ricco linguaggio armonico e grande espressività, nello spirito della musica francese dell’epoca .

Altri compositori

Albert Roussel (1869-1937): Le sue opere per pianoforte, come la Suite in Fa, mostrano una chiarezza formale e un’energia ritmica vicine allo stile neoclassico di Ravel.

Manuel de Falla (1876-1946): la scrittura pianistica di De Falla, in particolare nei Pezzi spagnoli , unisce un grande virtuosismo a una chiarezza e una precisione che ricordano Ravel, con l’ulteriore vantaggio di una colorazione spagnola.

(Questo articolo è stato generato da Gemini. È solo un documento di riferimento per scoprire la musica che non conoscete ancora.)

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Apuntes sobre Sonatine, M.40 de Maurice Ravel, información, análisis y tutorial de interpretación

Descripción general​

La “Sonatina para piano, M. 40” de Maurice Ravel es una obra icónica y concisa, compuesta entre 1903 y 1905. Está dedicada a los amigos del compositor, Ida y Cipa Godebski. Se considera una de las obras maestras para piano de Ravel, a menudo elogiada por su claridad, equilibrio y delicadeza .

Estructura en tres movimientos:

Moderado : El primer movimiento, en fa sostenido menor , es de gran elegancia . Se caracteriza por una melodía fluida y un rico lenguaje armónico, típico del estilo de Ravel. Crea una atmósfera delicada y onírica .

Movimiento Minueto: Este movimiento central, en re bemol mayor, es un minueto estilizado . Evoca el refinamiento y la elegancia del siglo XVIII , a la vez que está imbuido del lirismo y la modernidad de Ravel. Ofrece un contraste de tempo y tonalidad con los otros dos movimientos.

Animado : El final, en fa sostenido menor, es el más virtuoso técnicamente. Rebosa energía y vivacidad, con ritmos complejos y cambios de compás (especialmente entre 3/4 y 5/4). Termina con una brillante y luminosa conclusión en fa sostenido mayor, que culmina la obra con un final triunfal .

Estilo y características:

Concisión y claridad: A diferencia de las grandes sonatas románticas, la Sonatina de Ravel se distingue por su brevedad y estructura clara , recordando formas clásicas al tiempo que se moderniza gracias a su lenguaje armónico.

Influencia de los maestros franceses : Ravel se inspiró en la escritura para teclado de los maestros franceses del siglo XVIII, como Couperin y Rameau, lo que se refleja en la delicadeza y elegancia de la obra .

Virtuosidad delicada : Aunque menos monumental que otras obras de Ravel como Gaspard de la nuit, la Sonatina exige una gran finura técnica y una sensibilidad particular por parte del intérprete .

Importancia en la obra de Ravel: La Sonatina es una de las primeras obras de Ravel publicadas por la editorial Durand, quien se convertiría en su principal colaboradora. Marca una etapa importante en el desarrollo del estilo del compositor .

En resumen , la “Sonatina, M. 40” es una obra maestra de Ravel para piano, apreciada por su perfecto equilibrio entre la tradición clásica y la innovación del impresionismo francés , combinando una estricta estructura formal con expresividad lírica y sutil virtuosismo .

Lista de títulos

La Sonatina para piano de Ravel, compás 40, es una obra en tres movimientos. Está dedicada a Ida y Cipa Godebski, grandes amigas del compositor.

Aquí están los detalles de sus movimientos:

I. Moderado

II. Movimiento del minueto

III. Animado

La obra no tiene subtítulos específicos en alemán ni títulos alternativos, ya que es esencialmente una obra francesa . El título “Sonatina” es un término musical para una “pequeña sonata”, lo que refleja la estructura clásica y la concisión de la obra en comparación con una sonata tradicional de larga duración.

Historia

La historia de la Sonatina M. 40 de Maurice Ravel es tan fascinante como la obra misma , ya que su creación está vinculada a una pequeña anécdota de la historia musical francesa .

En 1903, la revista musical parisina, la Weekly Critical Review, convocó un concurso de composición. El reto consistía en crear el primer movimiento de una sonata para piano en fa sostenido menor, de no más de 75 compases. Era un encargo muy específico , casi una «especificación» para un compositor.

Ravel, quien ya era un músico reconocido, pero aún se estaba formando en el mundo académico de la música, aceptó este reto. Compuso el primer movimiento de su futura Sonatina. Sin embargo, la historia cuenta que Ravel había superado el límite de 75 compases. El movimiento que creó fue de 84, lo que lo descalificó del concurso. Es imaginable la frustración del compositor, pues era a la vez perfeccionista y un espíritu libre que no se sometía fácilmente a las restricciones.

Irónicamente, la revista quebró poco después , cancelando así el concurso. Ravel, contando ya con una base sólida para su trabajo, decidió no abandonar su proyecto. Completó la obra añadiendo dos movimientos más: el encantador «Minueto» y el virtuoso «Animé». Así, la Sonatina se completó en 1905, convirtiéndose en una pieza completa y equilibrada .

La obra fue dedicada a los amigos de Ravel, Ida y Cipa Godebski. Esta pareja, que dirigía un famoso salón parisino , fue el hogar de muchos artistas de la época, incluyendo el grupo “Apaches”, del que Ravel era miembro. Cabe destacar que Ravel dedicó posteriormente su suite para piano a cuatro manos, “Mamá Ganso” , a los hijos de Godebski.

La primera interpretación completa de la Sonatina tuvo lugar en Lyon el 10 de marzo de 1906, interpretada por Paule de Lestang. Su estreno en París tuvo lugar poco después . La obra fue recibida con gran éxito y desde entonces se ha convertido en una de las piezas más interpretadas y apreciadas del repertorio para piano de Ravel .

Este relato es un excelente ejemplo de la creatividad de Ravel , que transformó un fracaso en un concurso en una obra de arte lograda y atemporal, combinando las exigencias de la forma clásica con su propia sensibilidad moderna e impresionista.

Impactos e influencias

La Sonatina M. 40 de Maurice Ravel, a pesar de su pequeño formato, ha tenido un impacto significativo y una influencia duradera. A menudo se considera una obra fundamental que encarna tanto la tradición clásica como las innovaciones del siglo XX .

Impactos en la música de piano

El renacimiento de la forma clásica: En una época dominada por el gigantismo romántico de compositores como Richard Wagner y los experimentos impresionistas de Claude Debussy, Ravel optó por regresar a la forma sonata, pero la redujo a una “sonatina”. Este enfoque contribuyó a revitalizar el interés por las estructuras clásicas, demostrando que podían utilizarse con un lenguaje armónico moderno. 🎻

Claridad y equilibrio: La obra es elogiada por su construcción lógica y su perfecto equilibrio. Cada nota parece tener su lugar, y la música, aunque rica en armonía, nunca resulta sobrecargada. Esta búsqueda de la claridad se convirtió en un sello distintivo del estilo de Ravel e influyó en otros compositores para favorecer la precisión y la concisión.

Escritura para piano: Ravel desarrolla un estilo virtuoso, pero de sutil fineza y delicadeza, lejos de la espectacularidad del Romanticismo. El tercer movimiento , «Animé», es un ejemplo perfecto, con sus ritmos complejos y un virtuosismo que sirve a la expresión musical, y no al revés. Esto abrió el camino a un nuevo tipo de virtuosismo, más refinado y menos ostentoso .

Influencias en otros compositores y movimientos

Neoclasicismo: La Sonatina es una de las primeras obras , si no la primera , considerada una obra maestra del neoclasicismo francés . Al reinterpretar formas del pasado con una sensibilidad moderna, Ravel inspiró a otros compositores, en particular a Igor Stravinsky y al Grupo de los Seis, a explorar este camino. Es un modelo de equilibrio entre el respeto por la tradición y la innovación.

Influencia en Stravinsky: El compositor Ígor Stravinsky, aunque de temperamento diferente, quedó profundamente impresionado por el perfeccionismo y la maestría formal de Ravel . Se pueden encontrar ecos de la búsqueda de claridad y el retorno a formas más estructuradas en Stravinsky, especialmente en su período neoclásico .

Influencia en los compositores de cine: La precisión orquestal de Ravel y su dominio del color, ya presentes en la Sonatina (aunque es una pieza para piano ) , tuvieron una influencia considerable en muchos compositores de cine del siglo XX , que buscaron crear estados de ánimo sutiles y texturas orquestales complejas.

Características de la música

La Sonatina de Maurice Ravel, compás 40, no es una colección ni una suite, sino una composición única en tres movimientos. Sus características musicales son muy representativas del estilo de Ravel y del período neoclásico .

Claridad y forma clásica.

Ravel toma la estructura tradicional de la sonata, pero la condensa, de ahí el nombre de “sonatina” (pequeña sonata). Existe un equilibrio perfecto entre los tres movimientos, cada uno con un carácter bien definido :

Moderado : Un primer movimiento en forma sonata, elegante y lírico .

Movimiento Minueto: Un movimiento lento y elegante, que recuerda a las danzas de los períodos barroco y clásico.

Animado : Un final rápido y virtuoso, que concluye la obra con energía.
Este enfoque es un excelente ejemplo del neoclasicismo, que busca modernizar las formas del pasado .

Armonía y lenguaje musical

Aunque la forma es clásica, el lenguaje armónico es decididamente moderno. Ravel utiliza acordes de novena y undécima , armonías modales y cromatismos que aportan a la música su color y riqueza. Los pasajes suelen construirse sobre escalas pentatónicas o modos antiguos, creando una atmósfera a la vez familiar y exótica. La tonalidad principal, fa sostenido menor, es bastante inusual y contribuye a la originalidad de la obra .

Escritura para piano

La escritura de Ravel es muy refinada . No se trata de un virtuosismo ostentoso como el de Liszt, sino de un virtuosismo de fineza y precisión. El compositor enfatiza las texturas, los timbres y la claridad de las líneas melódicas. El intérprete debe demostrar gran destreza para ritmos complejos, especialmente los cambios de compás en el último movimiento, así como sensibilidad para los matices delicados .

En resumen , las características musicales de la Sonatina de Ravel residen en el equilibrio entre la forma clásica, la armonía moderna y una escritura pianística de gran finura, lo que la convierte en una obra atemporal y una obra maestra del repertorio.

Estilo(s), movimiento(es) y período de composición

La Sonatina de Maurice Ravel, comp. 40, compuesta entre 1903 y 1905, es una obra fascinante porque se sitúa en una encrucijada estilística de la música de principios del siglo XX . No puede clasificarse en una sola categoría , sino que representa una síntesis de diversas corrientes musicales.

Periodo : Modernismo de principios del siglo XX

La Sonatina se compuso durante el llamado período modernista. Fue una época de ruptura con las tradiciones del siglo XIX , cuando los compositores exploraron nuevas armonías, nuevas formas y nuevas texturas sonoras. Ravel, junto con sus colegas como Claude Debussy, estuvo a la vanguardia de este movimiento en Francia.

Estilo y movimiento: Una mezcla de clasicismo, impresionismo y neoclasicismo.
La música de la Sonatina es una mezcla de influencias antiguas y nuevas, lo que la convierte en una obra al mismo tiempo tradicional e innovadora.

Tradicional y clásica: Su propio título , “Sonatina”, es un guiño a la forma sonata clásica. Ravel se inspiró claramente en los maestros del siglo XVIII , en particular en clavecinistas franceses como François Couperin y Jean-Philippe Rameau. El segundo movimiento , un “Movimiento Minueto”, es un homenaje directo a estas antiguas formas de danza. La obra está estructurada de forma clara y equilibrada , lejos de la exuberancia y la hipertrofia de las obras posrománticas de la época.

Innovador e impresionista: Aunque la forma es clásica, el lenguaje musical es decididamente innovador. La obra presenta claras huellas del impresionismo musical. Ravel utiliza armonías ricas y complejas (acordes de novena , undécima , etc.), delicados matices sonoros y una escritura pianística que realza el timbre del instrumento. La música busca evocar atmósferas en lugar de narrar una historia , como se aprecia en el primer movimiento, «Modéré » , que emana una atmósfera sutil y onírica .

Neoclásico : Al combinar la forma clásica con la armonía moderna, la Sonatina se considera a menudo una de las primeras obras importantes del neoclasicismo francés . Este movimiento, que alcanzó su apogeo tras la Primera Guerra Mundial , buscaba recuperar la claridad y la simplicidad de las formas antiguas , empleando un lenguaje musical del siglo XX . La obra de Ravel es un ejemplo perfecto de esta tendencia, demostrando que es posible crear algo nuevo a partir de la tradición.

En conclusión, la Sonatina de Ravel es una obra del período modernista. Su estilo es una fusión única de varias corrientes: tiene raíces en el clasicismo (forma), una estética inspirada en el impresionismo (armonía y timbre) y es precursora del neoclasicismo (síntesis de ambos). Es a la vez antigua y moderna, tradicional e innovadora, y es esta dualidad la que la convierte en una obra maestra atemporal y una pieza esencial para comprender la evolución de la música de Ravel y la de su época.

Análisis: Forma, Técnica(s), Textura, Armonía, Ritmo

La Sonatina, M. 40, de Maurice Ravel es una obra rica en sutilezas, que combina una estructura clásica con un lenguaje musical moderno.

Análisis de estructura y forma

La Sonatina es una obra en tres movimientos, siguiendo la forma sonata tradicional, pero en una escala más pequeña.

Moderado : Este es un movimiento en forma de sonata clásica. Presenta dos temas principales que se enuncian, desarrollan y reafirman , aunque de forma más concisa y fluida que en las sonatas románticas. El movimiento está en fa sostenido menor , con modulación en otras tonalidades .

Movimiento Minueto: Se trata de un minueto estilizado, una forma de danza barroca a tres voces (Minueto-Trío-Minueto). Ravel conserva la estructura ternaria, pero la impregna con su singular lenguaje armónico. La tonalidad es Re bemol mayor.

Animación : El final es un rondó-sonata, una forma que combina la estructura del rondó (tema principal recurrente ) con las características de la forma sonata. Es la más técnicamente virtuosa, con ritmos complejos. Termina brillantemente en fa sostenido mayor.

Análisis de textura y técnica

La textura de la Sonatina es predominantemente polifónica y contrapuntística. Ravel entrelaza varias líneas melódicas, especialmente en el primer y último movimiento, en lugar de una sola melodía acompañada de acordes. La melodía suele dividirse entre las dos manos del pianista, creando un efecto de diálogo y una gran claridad .

La técnica pianística requerida es muy refinada . No se trata de fuerza, sino de precisión, agilidad y ligereza . El compositor utiliza numerosos arpegios , acordes amplios y octavas, así como pasajes rápidos y cambios de compás, especialmente en el último movimiento, que exigen un gran virtuosismo .

Armonía, escala, tonalidad y ritmo
Armonía: La armonía es el sello distintivo de Ravel. Es rica, cromática y modal. Ravel utiliza acordes enriquecidos (novenas , undécimas y decimoterceras ) y armonías no funcionales que crean una atmósfera impresionista y etérea . Los tritonos y los acordes de séptima disminuida también son frecuentes .

Escalas y tonalidad : La tonalidad principal es fa sostenido menor. Ravel explora otras tonalidades a lo largo de la obra y a menudo utiliza modos antiguos (como el dórico o el eólico), así como la escala pentatónica, para crear sonidos distintivos y atmósferas exóticas.

Ritmo: El ritmo es uno de los elementos más innovadores. Ravel utiliza una amplia variedad de patrones rítmicos y cambios de compás inesperados (especialmente las alternancias entre 3/4 y 5/4 en el último movimiento) que confieren a la música una sensación de desequilibrio y sorpresa, a la vez que mantienen un gran control .

En resumen, la Sonatina es un modelo de síntesis . Es a la vez polifónica en textura, clásica en estructura y decididamente moderna en armonía, ritmo y técnica, lo que la convierte en una obra maestra del repertorio pianístico de principios del siglo XX .

Tutorial, consejos de interpretación y puntos importantes para tocar

Tocar la Sonatina, compás 40, de Maurice Ravel al piano no se trata solo de técnica, sino también de comprender la estética y las intenciones del compositor. Aquí tienes un tutorial, consejos de interpretación y puntos clave para cada movimiento.

Puntos generales
Claridad y precisión : Ravel exige una interpretación extremadamente precisa . Cada nota debe escucharse con claridad, incluso en pasajes rápidos. Evite la superposición de sonidos o el uso excesivo del pedal .

Toque delicado: El sonido nunca debe ser áspero ni percusivo. Procura un toque ligero, vibrante y aterciopelado . El virtuosismo de Ravel es sutil, no ostentoso.

Ritmo: Estudia los ritmos con atención. Usa un metrónomo para dominar los pasajes complejos , especialmente en el último movimiento.

Movimiento I : Moderado

Atmósfera : Este movimiento debe interpretarse con calma y nobleza. «Moderado » no es un tempo lento, sino un tempo equilibrado que permite que las frases respiren.

Técnica:

Mano izquierda: El tema de apertura se interpreta con la mano izquierda. Debe ser cantado, con un sonido hermoso. Asegúrese de que los acordes de la mano derecha no tapen la melodía .

Pasajes arpegiados : Hay muchos pasajes arpegiados . Tóquelos con suavidad y uniformidad , como una ola. El pedal debe usarse con moderación para evitar distorsionar las armonías.

Consejo de interpretación: Piense en la elegancia de un clavecinista francés . Las frases deben ser largas y líricas, pero con una moderación aristocrática. El ambiente general es soñador e íntimo.

Movimiento II: Movimiento Minueto

Ambiente : Este minueto debe ser exquisitamente elegante y ligero . El carácter es íntimo y poético, con un toque de clasicismo .

Técnica:

El trío: La parte central (el trío) exige un gran dominio del legato. La melodía debe interpretarse con profunda expresión, como una canción sin letra.

Equilibrio de la mano: A menudo, la mano izquierda presenta figuras complejas que acompañan a la derecha. La mano izquierda debe ser ligera y transparente , manteniendo al mismo tiempo la precisión rítmica.

Consejo de interpretación: Imagina una escena de ballet, donde cada paso es mesurado y elegante . El propio Ravel coreografió algunas de sus obras. Imagina un delicado diálogo entre ambas manos. El sonido debe ser claro y cristalino.

Movimiento III: Animado

Atmósfera : Es un movimiento lleno de energía , vivacidad y virtuosismo . El término “vivaz” no se limita al tempo, sino que también sugiere cierta pasión y dinamismo.

Técnica:

Ritmos complejos: Los cambios de compás (de 3/4 a 5/4 y otros) son el mayor desafío. Practica estos pasajes muy lentamente con el metrónomo, marcando las subdivisiones para asimilarlas .

Acordes y octavas: El movimiento está lleno de acordes y octavas rápidas. Relaja las muñecas para evitar la tensión. No toques con fuerza, sino con un gesto rápido y ligero .

Claridad : Incluso a alta velocidad, cada nota debe ser nítida. El pasaje final, con sus semicorcheas , debe ejecutarse con extrema precisión .

Consejo de interpretación: Este movimiento es una especie de piano perpetuum mobile. Mantenga una energía constante, como un motor que funciona sin parar . Los crescendos deben ser graduales y la conclusión en fa sostenido mayor debe ser una explosión de luz .

En resumen , la clave para interpretar la Sonatina de Ravel reside en el dominio del sonido, la claridad y el ritmo. Requiere un equilibrio entre el virtuosismo técnico y la sensibilidad artística, buscando siempre la elegancia y la finura que caracterizan al compositor.

¿Pieza o colección de éxito en su momento ?

El éxito de la Sonatina M. 40 de Maurice Ravel en el momento de su estreno no fue inmediato ni rotundo como el de otras obras populares, pero fue rápidamente reconocida por los círculos musicales y ganó estima con el tiempo.

Recepción crítica

En su estreno en 1906, la Sonatina tuvo una excelente acogida por parte de la crítica musical, que inmediatamente destacó su claridad , concisión y elegancia . Fue aclamada como una obra que revivía las formas del siglo XVIII, a la vez que era decididamente moderna en su lenguaje armónico. Se percibía como una obra maestra de perfección y refinamiento, y el propio Ravel parecía tener una gran estima por la obra, incluyéndola regularmente en sus recitales .

Sin embargo, es importante señalar que su éxito no alcanzó la escala de un fenómeno de masas. La Sonatina era una pieza destinada a un público informado, y su sutil virtuosismo la hizo menos espectacular que las grandes obras posrománticas.

Venta de partituras

Las ventas de las partituras de la Sonatina en aquella época probablemente no batieron récords . La música de Ravel, aunque admirada, aún no era tan conocida universalmente como lo es hoy. La editorial de Ravel en aquel entonces, Durand & Fils, desempeñó un papel crucial en la difusión de sus obras, pero la Sonatina tardó tiempo en convertirse en un clásico del repertorio pianístico.

Éxito creciente

La Sonatina se ha consolidado como obra maestra con el tiempo. Numerosos pianistas de renombre la han incluido en su repertorio y se ha convertido en una pieza imprescindible para los estudiantes de piano. Su amplia disponibilidad, tanto en formato impreso como digital, es prueba de su éxito perdurable . La crítica musical actual la considera una de las obras más importantes de Ravel, una «adiós demoledora al mundo de las certezas artísticas», según el musicólogo Marcel Marnat.

En resumen , la Sonatina no fue un “hit” comercial instantáneo , sino una obra cuyo valor fue reconocido por los expertos desde el momento de su lanzamiento, y que ha ganado popularidad y éxito a lo largo de las décadas hasta convertirse en un clásico indiscutible del repertorio para piano.

Grabaciones famosas​​

La Sonatina de Ravel es una obra de referencia en el repertorio pianístico. Numerosos grandes pianistas la han grabado, ofreciendo interpretaciones variadas, desde las tradiciones históricas hasta enfoques más modernos. Aquí encontrará una lista de grabaciones famosas e intérpretes esenciales .

Grabaciones históricas y tradicionales

Alfred Cortot (grabaciones de 1931): Estas grabaciones constituyen valiosos documentos históricos. Cortot, uno de los pianistas franceses más destacados , fue contemporáneo de Ravel y su interpretación encarna la gran tradición romántica y francesa . Su interpretación es muy expresiva , con gran libertad rítmica y un lirismo pronunciado .

Robert Casadesus: Casadesus es considerado a menudo uno de los intérpretes más fieles de Ravel . Su interpretación se caracteriza por una claridad impecable, precisión técnica y elegancia que realzan la estructura neoclásica de la Sonatina.

Vlado Perlemuter: Discípulo de Ravel , Vlado Perlemuter se benefició de la guía directa del compositor. Por ello, sus grabaciones son de suma importancia. Su interpretación es rigurosa y poética, con un profundo sentido del color y los matices. Es una referencia absoluta para quien desee comprender el espíritu de la música de Ravel.

Walter Gieseking: Este pianista alemán, conocido por su toque impresionista, dejó una grabación legendaria de la Sonatina. Su interpretación se distingue por un sonido diáfano, una delicadeza y una fluidez notables, ideales para el carácter impresionista de la obra .

Grabaciones estándar e interpretaciones de referencia
Samson François : El enfoque de Samson François es muy personal y fascinante. Su interpretación es audaz, con un sentido de fantasía y una expresividad única que se aleja de la simple perfección técnica para crear una interpretación vivaz y singular .

Pascal Rogé : Pascal Rogé es un intérprete francés de Ravel de renombre mundial. Sus grabaciones son elogiadas por su elegancia , claridad y musicalidad. Combina la tradición francesa con un enfoque moderno y equilibrado .

Jean-Yves Thibaudet: Este intérprete francés ha grabado la obra completa para piano de Ravel. Su enfoque es a la vez técnico y poético, con un gran sentido del color y una rica sonoridad.

Interpretaciones modernas y contemporáneas
Martha Argerich: Aunque su grabación ya es un clásico, la interpretación de Argerich todavía se percibe como una referencia moderna por su virtuosismo incisivo y energía extravagante, especialmente en el movimiento final.

Pierre-Laurent Aimard: Conocido por sus interpretaciones de música contemporánea, Aimard aporta una gran precisión rítmica y análisis estructural a su interpretación, dando como resultado una interpretación de una claridad casi arquitectónica.

Angela Hewitt: Su discografía sobre Ravel goza de gran prestigio . Su interpretación de la Sonatina se distingue por su rigor técnico y sensibilidad, revelando detalles y matices texturales raramente escuchados .

Seong-Jin Cho: Más recientemente, el joven pianista coreano grabó una colección completa de Ravel, incluyendo la Sonatina. Su interpretación ha sido elogiada por su virtuosismo, claridad y madurez , lo que demuestra la relevancia de la obra para las nuevas generaciones de intérpretes .

En última instancia, la elección de una grabación dependerá del gusto del oyente: la elegancia de Casadesus, la autoridad de Perlemuter, la energía de Argerich o la claridad de Angela Hewitt. Cada una de estas grabaciones ofrece una perspectiva diferente de esta obra maestra de la música para piano.

Episodios y anécdotas

La Sonatina de Ravel, M. 40, está rodeada de algunas anécdotas y episodios que arrojan luz sobre su génesis y lugar en la vida del compositor.

La competencia perdida

La anécdota más famosa y trascendental en la historia de la Sonatina es la del concurso Weekly Critical Review. En 1903, esta revista musical lanzó un reto a los compositores: escribir el primer movimiento de una sonata para piano en fa sostenido menor , con un límite de 75 compases. Ravel se puso manos a la obra, pero creó un movimiento de 84 compases, lo que lo descalificó automáticamente. Poco después , la revista quebró y el concurso se canceló. Afortunadamente, Ravel no se desanimó y decidió completar la obra añadiendo dos movimientos más, transformando un fracaso del concurso en una obra maestra. Sin este contratiempo , la Sonatina tal como la conocemos quizás nunca habría existido .

Un precio por una ” pieza mala ”

En 1905, Ravel presentó su Sonatina al prestigioso Prix de la Ville de Paris, un concurso organizado para promover la música de cámara. Irónicamente, la obra fue rechazada por el jurado. Se dice que uno de los jueces, el renombrado compositor Vincent d’ Indy, declaró que la pieza estaba ” mal escrita”. Esta decisión causó revuelo en los círculos artísticos y musicales parisinos, que ya admiraban el talento de Ravel . Esta anécdota ilustra la dificultad que tuvo Ravel para ser aceptado por el mundo musical de su época, que a menudo se consideraba demasiado innovador, incluso para obras que hoy parecen clásicamente claras.

Dedicatoria a los amigos del compositor

La dedicación a Ida y Cipa Godebski no es insignificante. Esta pareja, que organizaba un renombrado salón artístico y literario en París, era parte esencial del círculo de amigos de Ravel, apodado “Les Apaches”. Este grupo de artistas y escritores, que se reunían para hablar de arte y literatura, fue una fuente crucial de inspiración y apoyo para Ravel. Dedicar su Sonatina a esta pareja fue un testimonio de la profunda amistad que los unía. El vínculo entre Ravel y los Godebski continuaría, ya que el compositor dedicaría posteriormente su suite para piano a cuatro manos, Ma mère l’Oye, a los hijos de la pareja.

El vínculo con Maurice Delage

El episodio de la Sonatina también está vinculado a la amistad entre Ravel y el compositor Maurice Delage. En 1904, Delage también había compuesto una Sonatina en mi bemol mayor. Se dice que Ravel, impresionado, le dijo: «Entonces yo también escribiré una en fa sostenido menor». Este es un buen ejemplo de cómo los compositores de este período se inspiraban mutuamente, en un ambiente de sana emulación. La composición de la Sonatina por parte de Ravel puede considerarse una respuesta amistosa y un desafío a su amigo Delage.

Estas anécdotas muestran que la creación de la Sonatina no fue un proceso sencillo, sino que estuvo marcado por desafíos, desilusiones y amistades, lo que sin duda contribuyó a convertirla en una de las obras más queridas por Ravel y sus admiradores.

Composiciones similares

La Sonatina de Ravel es una obra de transición, tanto neoclásica como impresionista. Buscar piezas similares implica explorar a compositores que compartieron estas inquietudes estilísticas, ya sea como contemporáneos de Ravel, como predecesores que lo inspiraron o como sucesores a quienes influyó .

A continuación se muestran algunas composiciones, suites o colecciones similares a la Sonatina de Ravel:

Otras obras para piano de Ravel

la propia obra para piano de Ravel .

Le Tombeau de Couperin, M. 68: Esta es la suite más cercana en esencia a la Sonatina. Compuesta durante la Primera Guerra Mundial , es una suite de danzas y formas del siglo XVIII que rinde homenaje a los amigos caídos de Ravel. Es un ejemplo perfecto del neoclasicismo de Ravel, que combina una estructura antigua con un lenguaje armónico moderno.

Espejos, C. 43: Aunque más impresionista y virtuosa que la Sonatina, esta suite comparte una atención especial a los colores y las texturas del piano. Piezas como “El Valle de las Campanas” o “Un Barco en el Océano ” evocan atmósferas similares a las de la Sonatina.

Valses nobles y sentimentales, C. 61: Esta suite de valses es otra exploración de la forma clásica desde la perspectiva de Ravel. La fluidez y elegancia del lenguaje armónico son muy similares a las de la Sonatina.

Claude Debussy (1862-1918)

El principal compositor del impresionismo musical, Debussy, influyó enormemente en Ravel.

Suite Bergamasca: La pieza “Claro de luna” es emblemática del impresionismo, con su armonía y delicadas texturas. El “Minué” de esta suite es también un excelente ejemplo de la reinterpretación de las formas clásicas por parte de Debussy .

Para piano: Esta suite es un ejemplo del enfoque de Debussy, que combina la escritura virtuosa (“Toccata”) con una gran búsqueda del timbre.

Emmanuel Chabrier (1841-1894)

Un compositor cuya fineza y audacia armónica Ravel admiraba.

Piezas pintorescas : Esta suite para piano tiene un carácter colorido y un humor sutil que inspiró enormemente a Ravel, particularmente en su uso de la armonía.

Gabriel Faur ( 1845-1924)

El maestro de Ravel , Fauré, influyó en su gusto por la claridad , la elegancia y el refinamiento .

Tema y variaciones en do sostenido menor, Op. 73: Una pieza que explora la forma clásica con un rico lenguaje armónico y gran expresividad, en el espíritu de la música francesa de la época.

Otros compositores

Albert Roussel (1869-1937): Sus obras para piano, como la Suite en fa, muestran una claridad formal y una energía rítmica cercanas al estilo neoclásico de Ravel.

Manuel de Falla (1876-1946): La escritura para piano de De Falla, particularmente en las Piezas españolas , combina un gran virtuosismo con una claridad y precisión que recuerda a Ravel, con la ventaja adicional de un colorido español.

(Este artículo ha sido generado por Gemini. Es sólo un documento de referencia para descubrir música que aún no conoce.)

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