Mémoires sur Marche funèbre d’une marionnette, CG 583 (1872) de Charles Gounod, information, analyse et tutoriel de performance

Aperçu général

La Marche funèbre d’une marionnette est l’une des pièces les plus reconnaissables et les plus singulières du compositeur français Charles Gounod. Composée vers 1872, cette œuvre pour piano, souvent orchestrée par la suite, se distingue par son caractère humoristique et quelque peu macabre.

Genèse et Contexte

Gounod a écrit cette marche funèbre comme une parodie des pompes funèbres traditionnelles. On dit qu’il l’a inspirée après avoir vu une marionnette malmenée par un enfant, imaginant alors ses funérailles solennelles. La pièce était initialement destinée à faire partie d’une suite humoristique inachevée intitulée Suite burlesque ou Scènes de fantaisie, mais elle fut publiée séparément en 1879.

Structure et Caractéristiques Musicales

La marche est écrite dans la tonalité de ré mineur et suit une forme ternaire (ABA’), typique des marches. Elle se caractérise par :

Un thème principal solennel et parodique : Le début de la pièce évoque clairement une marche funèbre, mais avec des éléments mélodiques et harmoniques qui lui confèrent une touche d’ironie et de légèreté. On y décèle une certaine raideur, comme celle des mouvements d’une marionnette.

Des indications de tempo et de nuance expressives : Gounod utilise des indications comme “Tempo di marcia funebre” (temps de marche funèbre) mais aussi “dolente” (douloureusement) ou “lamentoso” (lamanteur), souvent suivies de nuances dynamiques contrastées.

Une section centrale plus légère et capricieuse : Cette partie contraste avec le thème principal en étant plus rapide et plus fantasque. Elle peut être interprétée comme les moments de joie et d’insouciance de la marionnette défunte, ou comme une vision plus chaotique du monde des marionnettes.

Des interjections humoristiques : Gounod inclut des pizzicati et des staccatos qui imitent des hoquets ou des soubresauts, renforçant l’aspect comique et dérisoire de la scène.

Popularité et Utilisation

Bien qu’initialement une pièce de caractère, la Marche funèbre d’une marionnette a acquis une immense popularité, notamment grâce à son utilisation comme thème musical pour la série télévisée Alfred Hitchcock Présente (plus tard The Alfred Hitchcock Hour) de 1955 à 1965. Cette association a cimenté son image de musique de suspense ou d’humour noir.

En somme, l’œuvre de Gounod est un petit chef-d’œuvre d’esprit et d’originalité, qui parvient à mêler le sérieux d’une marche funèbre avec un humour grinçant et une ironie délicieuse. C’est une pièce qui continue de fasciner par sa capacité à évoquer des images vives et contrastées.

Caractéristiques de la musique

La Marche funèbre d’une marionnette de Charles Gounod est une pièce unique qui tire son caractère distinctif de la combinaison astucieuse de plusieurs éléments musicaux. Voici une analyse de ses principales caractéristiques :

1. Forme et Structure

La composition suit une forme ternaire classique de marche, ABA’, avec une introduction et une coda :

Introduction : Souvent brève et sombre, elle plante le décor funèbre.

Section A (Thème Principal) : C’est le cœur de la marche, présentant le thème “funèbre” parodique.

Section B (Trio) : Un contraste vif avec la section A, souvent plus léger, plus rapide et de caractère différent.

Section A’ (Reprise du thème principal) : Le thème initial revient, souvent avec de légères variations ou une orchestration plus pleine.

Coda : La conclusion de la pièce, qui peut réaffirmer le thème principal ou s’estomper.

2. Tonalité et Harmonie

Tonalité principale : Ré mineur. Cette tonalité est traditionnellement associée à la tristesse et à la gravité, ce qui renforce l’aspect “funèbre” de la marche.

Utilisation du mode mineur : Le mode mineur est prédominant dans les sections A, contribuant à l’ambiance mélancolique et sérieuse, même si elle est parodiée.

Changements harmoniques simples mais efficaces : L’harmonie est relativement simple, basée sur des progressions d’accords fondamentaux, ce qui donne un sentiment de rigidité et de formalité, comme les mouvements d’une marionnette.

Contraste harmonique dans la section B : La section B peut moduler vers une tonalité majeure relative (Fa majeur) ou une tonalité plus lumineuse, créant un contraste d’ambiance.

3. Mélodie et Thèmes

Thème principal (Section A) : La mélodie est caractérisée par des phrases courtes, rythmées et répétitives. Elle est à la fois solennelle et légèrement gauche, évoquant l’image d’une marionnette. On y perçoit une certaine dignité contrefaite. Les contours mélodiques peuvent être anguleux, suggérant les mouvements saccadés d’une marionnette.

Thème du Trio (Section B) : La mélodie de cette section est généralement plus fluide, plus lyrique ou plus capricieuse. Elle peut comporter des éléments plus joyeux, rapides ou même un peu clownesques, représentant peut-être la “vie” ou les pitreries de la marionnette.

4. Rythme et Tempo

Rythme de marche funèbre : Le tempo général est celui d’une marche lente et mesurée (souvent indiqué “Tempo di marcia funebre”). La signature rythmique est généralement 4/4 ou 2/4, soulignant le pas lent et régulier.

Utilisation de croches pointées et de doubles croches : Ces figures rythmiques contribuent à la solennité et à l’aspect “marchant” du thème principal.

Contraste rythmique dans la section B : La section du trio peut présenter un tempo plus rapide, des figures rythmiques plus vives (telles que des triolets ou des doubles croches rapides), ajoutant de la légèreté et de l’animation.

Effets staccato et pizzicato : Particulièrement dans les orchestrations, Gounod utilise des notes courtes et détachées (staccato) ou des pizzicati (pour les cordes) pour imiter des bruits de “bois” ou des “sursauts” comiques de la marionnette.

5. Dynamique et Nuances

Contrastes dynamiques marqués : Gounod utilise des changements abrupts entre forte et piano pour souligner l’effet parodique. Le thème principal peut commencer piano pour une solennité feinte, puis monter en crescendo vers un forte dramatique et comique.

Indications expressives : Des termes comme “dolente” (douloureux), “lamentoso” (lamentateur), “risoluto” (résolu) ou même “leggiero” (léger) sont utilisés pour guider l’interprétation et accentuer le caractère satirique de l’œuvre.

Diminuendos et ritenutos : Utilisés à la fin des phrases ou sections pour créer un sentiment d’achèvement ou de décadence, souvent avec une touche d’ironie.

6. Orchestration (lorsqu’orchestrée)

Bien que composée à l’origine pour piano, l’orchestration de la Marche funèbre d’une marionnette est emblématique :

Bois : Clarinettes, bassons, hautbois sont souvent utilisés pour les mélodies solennelles et légèrement nasales. Les flûtes peuvent ajouter des touches plus légères dans la section B.

Cuivres : Cors et trombones apportent la majesté et le poids traditionnels des marches funèbres, mais Gounod les utilise parfois de manière légèrement exagérée pour l’effet comique.

Cordes : Les cordes sont essentielles pour la texture. Les violons jouent les mélodies principales, les violoncelles et contrebasses assurent la basse solennelle, tandis que les pizzicati peuvent imiter des pas ou des gestes brusques.

Percussion : La grosse caisse et les timbales sont souvent utilisées pour marquer le rythme de la marche, parfois avec un effet légèrement comique si leur usage est trop emphatique.

En résumé, la Marche funèbre d’une marionnette est un petit bijou musical qui joue habilement sur les conventions de la marche funèbre pour créer une œuvre pleine d’esprit, d’humour et d’une touche de mélancolie absurde, le tout au service d’une parodie réussie.

Analyse, Tutoriel, interprétation et points importants de jeu

I. Analyse de la Partition pour le Pianiste

Avant de poser les doigts sur le clavier, une bonne compréhension de la structure et des intentions de Gounod est cruciale.

Tonalité : Principalement en Ré mineur (sections A et Coda), avec un trio en Ré majeur (ou parfois Fa majeur selon les éditions/orchestrations, mais l’original piano est souvent en Ré majeur pour le trio, qui est la relative majeure de Ré mineur quand on considère que la mélodie du trio est construite sur la dominante de Ré mineur). Le passage de mineur à majeur souligne le contraste d’humeur.

Forme : Très claire, ABA’ + Coda.

Introduction (Mesures 1-4) : Quatre mesures d’accords sombres et lents, posant l’ambiance funèbre.

Section A (Mesures 5-28) : Le thème principal de la marche funèbre parodique. Grave mais avec des inflexions “marionnettiques”.

Section B (Trio – Mesures 29-56) : Contraste majeur, plus léger, plus vif, souvent en Ré majeur. Représente une sorte de “souvenir joyeux” ou de caprice de la marionnette.

Section A’ (Mesures 57-80) : Reprise du thème principal, souvent plus forte et avec quelques variations mineures.

Coda (Mesures 81-Fin) : Clôture de la pièce, reprenant des éléments du thème A, avec des effets de “chute” ou de “disparition”.

Tempo et Caractère :

Tempo di marcia funebre (temps de marche funèbre) : Lent, mais pas traînant. Il doit avoir une impulsion régulière.

Indications expressives : Dolente (douloureux), Lamentoso (lamentant), Marcato (marqué), Leggiero (léger), Scherzando (en plaisantant). Elles sont essentielles pour l’interprétation.

Harmonie : Globalement simple, basée sur des accords fondamentaux. C’est l’emploi des dissonances passagères et des retards qui crée l’effet d’ironie.

II. Tutoriel Détaillé pour le Piano

Concentrons-nous sur les défis techniques et les points d’attention.

Introduction (Mesures 1-4)

Main Gauche (MG) : Doit être lourde et solennelle, jouant des octaves ou des accords pleins dans le grave. Assurez-vous que les basses sont bien ancrées.

Main Droite (MD) : Accords sombres. Veillez à la sonorité des voix intérieures. Le legato entre les accords est important pour la continuité de l’expression.

Pédale : Utilisez la pédale de sustain pour lier les accords et donner de la profondeur, mais soyez attentif à ne pas créer de confusion harmonique. Changez-la clairement à chaque changement d’accord.

Section A (Mesures 5-28)
Rythme de Marche : La régularité est clé. Imaginez les pas lents et lourds mais un peu raides de la marionnette. Le croche-deux doubles-croches doit être précis et constant.

Articulation :

Le thème principal est souvent joué legato pour la mélodie, mais les basses de la MG peuvent être plus détachées pour donner cet aspect de “pas”.

Les staccatos (points au-dessus des notes) sont cruciaux : ils créent un effet de hoquet ou de mouvement saccadé, typique des marionnettes. Ne les négligez pas !

Dynamique : Commencez piano ou mezzo piano, avec des crescendos vers les points culminants des phrases, et des diminuendos pour revenir. Les contrastes sont essentiels pour l’humour.

Main Gauche : Joue souvent la basse et des contrechants. La clarté des lignes est importante. Parfois des octaves pour renforcer la solennité.

Phyrasé : Chaque petite cellule mélodique doit être pensée comme une phrase. Gounod utilise des répétitions qui doivent être traitées avec de subtiles variations de dynamique pour ne pas devenir monotones.

Section B (Trio – Mesures 29-56)
Changement de Caractère : C’est le contraste qui rend cette section efficace. Passez à une ambiance plus légère, plus rapide, presque espiègle.

Tempo : Un peu plus rapide que la section A, mais pas précipité. Il doit rester dans l’esprit d’une “danse” légère.

Articulation : Principalement leggiero et staccato ou non legato. Imaginez la marionnette qui “revient à la vie” brièvement ou qui se souvient de ses jours heureux.

Main Droite : La mélodie est souvent plus virtuose avec des gammes rapides ou des arpèges. Le phrasé doit être fluide et chantant, mais toujours avec une certaine “bizarrerie”.

Main Gauche : Accompagnement plus léger, souvent des accords répétés ou des basses simples. Évitez de l’alourdir.

Pédale : Moins de pédale que dans la section A, pour maintenir la clarté et la légèreté. Utilisez-la avec parcimonie pour colorer ou soutenir certaines phrases.

Section A’ (Mesures 57-80) et Coda (Mesures 81-Fin)
Reprise du Thème A : Souvent plus forte (forte ou fortissimo) et plus dramatique. C’est le retour inévitable à la “réalité funèbre”.

Coda : Gounod utilise souvent des dissonances ou des retards qui se résolvent, créant un effet de “soupir” ou de “chute”. Les dernières notes sont souvent diminuendo vers un pianissimo, suggérant la disparition de la marionnette. Les derniers accords peuvent être très détachés, comme un “clap” final.

Effet Dramatique/Comique : Les dernières mesures peuvent être jouées avec un rallentando expressif, mais pas exagéré, pour souligner la fin tragico-comique.

III. Interprétation : L’Art du “Rire Jaune”

L’interprétation de la Marche funèbre d’une marionnette réside dans l’équilibre entre le tragique et le comique.

Le Caractère “Marionnettique” :

Mouvements Raides : Pensez aux mouvements saccadés, aux arrêts brusques, aux gestes un peu maladroits d’une marionnette. Cela se traduit par des staccatos marqués, des phrasés qui “cassent” légèrement, et un rythme régulier mais parfois “rigide”.

Humour Noir : Il ne s’agit pas d’un rire franc, mais d’une satire. La musique doit être à la fois sérieuse dans sa forme (marche funèbre) et absurde dans son fond.

Contrastes : C’est la clé de l’humour.

Dynamiques : Passez brusquement de forte à piano.

Tempo : Le contraste entre la solennité de la section A et la légèreté de la section B.

Articulation : Le passage du legato lourd au staccato léger.

Narration : Imaginez l’histoire que raconte la musique. Les funérailles d’un être inanimé sont intrinsèquement drôles. La musique est le commentaire ironique de Gounod.

Sonorité : Visez une sonorité qui peut être à la fois pleine et résonante (dans les accords funèbres) et fine et délicate (dans les passages plus légers). Le contrôle du toucher est primordial.

IV. Points Importants pour Jouer au Piano

Mémorisation du Texte : La structure étant claire et les thèmes répétitifs, la mémorisation est relativement aisée. Cela vous permettra de vous concentrer sur l’expressivité.

Travail Rythmique Rigoureux : Utilisez un métronome pour maîtriser le tempo de la marche et les changements de rythme dans le trio. Une pulsation stable est fondamentale.

Précision des Staccatos : Les staccatos sont des éléments de caractère essentiels. Assurez-vous qu’ils soient nets et rebondissants.

Gestion de la Pédale : Ne “gâchez” pas la musique avec trop de pédale. Utilisez-la pour le legato, la profondeur harmonique, mais soyez toujours clair dans les changements. Pour les passages légers, peu ou pas de pédale.

Écoute Active : Enregistrez-vous et écoutez. Est-ce que l’humour passe ? Les contrastes sont-ils clairs ? Le caractère de la marionnette est-il évident ?

Le Plaisir de Jouer : C’est une pièce amusante ! Laissez transparaître votre propre sens de l’humour dans votre interprétation.

Histoire

Charles Gounod, le célèbre compositeur de l’opéra Faust, était un homme aux multiples facettes, capable de naviguer entre le sublime et le léger, le sacré et le profane. Vers 1872, alors qu’il vivait à Londres, une scène quotidienne et apparemment insignifiante retint son attention et inspira son génie. Il aurait observé un jour un enfant, peut-être le sien, qui jouait avec une marionnette. Au cours de ce jeu, la marionnette fut malencontreusement cassée ou du moins malmenée, et l’enfant, avec la gravité et la naïvité propres à son âge, entreprit de lui “organiser” des funérailles.

Cette petite scène domestique, empreinte d’une tendresse enfantine et d’une touche d’absurdité, frappa Gounod. Il fut amusé par l’idée d’une cérémonie aussi solennelle pour un objet inanimé et décida de la transposer en musique. Il imagina alors les lamentations des autres marionnettes, leurs pas lourds et raides accompagnant le petit corps brisé, et la solennité contrefaite de l’événement. De cette vision naquit la Marche funèbre d’une marionnette.

Initialement, Gounod conçut cette pièce pour le piano, l’imaginant comme une partie d’une plus grande suite humoristique qu’il nommait parfois Suite burlesque ou Scènes de fantaisie, une œuvre qui, hélas, ne fut jamais entièrement achevée ni publiée sous cette forme. La Marche funèbre, cependant, se distingua par son charme unique et fut finalement publiée séparément en 1879.

Dès ses débuts, la pièce révéla son caractère particulier. Elle adoptait toutes les conventions d’une marche funèbre traditionnelle : le tempo lent et mesuré, la tonalité mineure sombre, les accents graves et les plaintes mélodiques. Pourtant, Gounod y insuffla une ironie délicieuse. Les mélodies étaient solennelles mais avec une légère maladresse, les rythmes un peu trop régides, et des interjections de staccatos donnaient l’impression de hoquets ou de mouvements saccadés, rappelant sans cesse la nature inanimée et un peu ridicule du “défunt”. Puis, au milieu de cette tristesse parodique, il inséra un trio, une section plus légère et plus joyeuse, comme un souvenir lointain des pitreries de la marionnette, ou peut-être le léger vent de l’oubli qui effleure le drame.

Mais la véritable consécration de la Marche funèbre d’une marionnette ne vint pas des salles de concert classiques, du moins pas exclusivement. Plusieurs décennies plus tard, en 1955, un maître du suspense et de l’humour noir, Alfred Hitchcock, cherchait une musique d’ouverture pour sa nouvelle série télévisée, Alfred Hitchcock Présente. C’est alors qu’il découvrit la composition de Gounod. La pièce correspondait parfaitement à l’esthétique d’Hitchcock : elle était à la fois macabre et ironique, évoquant un suspense léger et une atmosphère de mystère teinté d’amusement. Ainsi, la Marche funèbre d’une marionnette devint l’emblème sonore de la série, se gravant dans la mémoire collective et assurant à Gounod une popularité inattendue bien au-delà des cercles de la musique classique.

De la petite anecdote d’un enfant jouant avec sa marionnette brisée à son statut d’icône musicale de la télévision, la Marche funèbre d’une marionnette a traversé les époques, témoignant de la capacité de Gounod à transformer l’ordinaire en une œuvre d’art pleine d’esprit et d’une touche d’absurdité attachante.

Pièce ou collection à succès à l’époque?

La Marche funèbre d’une marionnette de Charles Gounod a connu un succès remarquable, mais il est important de nuancer la notion de “succès à l’époque de sa composition” par rapport à sa popularité ultérieure.

À l’époque de sa composition (vers 1872) et de sa publication (1879 pour la version piano, 1879 pour l’orchestration) :

La Marche funèbre d’une marionnette n’était probablement pas un “tube” immédiat au même titre que ses grands opéras comme Faust. Elle a été conçue comme une pièce de caractère, une parodie, et faisait même partie d’une “Suite burlesque” que Gounod n’a pas achevée. Cependant, dès sa publication par H. Lemoine à Paris, elle a été reconnue et appréciée.

Plusieurs éléments indiquent qu’elle a rencontré un certain succès et que les partitions se sont bien vendues :

Publication et Orchestration : Le fait qu’elle ait été publiée en tant que pièce pour piano en 1879 et qu’elle ait été orchestrée par Gounod lui-même la même année (1879) est un signe fort de son potentiel et de son attrait. Un compositeur n’orchestre généralement pas une pièce qui n’a aucun succès ou intérêt. L’orchestration a permis à l’œuvre d’atteindre un public plus large que les seuls pianistes.

Utilisation dans des films muets (fin des années 1920) : Bien avant Alfred Hitchcock, la marche a été utilisée pour accompagner plusieurs films muets à la fin des années 1920 (par exemple, Sunrise: A Song of Two Humans, Habeas Corpus avec Laurel et Hardy, Hell’s Bells de Disney). Cela suggère que la pièce était déjà suffisamment connue et reconnaissable pour être choisie comme musique d’accompagnement, ce qui implique une diffusion préalable des partitions et des interprétations.

Dédicace et édition : La partition piano a été dédiée à “Madame Viguier” et éditée par H. Lemoine, une maison d’édition parisienne réputée. La disponibilité de plusieurs éditions anciennes de la partition piano, que l’on retrouve encore aujourd’hui à la vente sur des sites spécialisés, témoigne d’une certaine demande.

Caractère unique : Son originalité, son humour et son aspect parodique la rendaient probablement attrayante pour les pianistes amateurs et professionnels cherchant des pièces de caractère.

Popularité grandissante et consécration :

Cependant, la popularité de la Marche funèbre d’une marionnette a véritablement explosé bien plus tard, à partir de 1955, lorsqu’elle a été choisie comme thème musical pour la série télévisée américaine Alfred Hitchcock Présente. C’est cette association qui l’a rendue mondialement célèbre et instantanément reconnaissable par des millions de personnes. Cette exposition massive a sans aucun doute relancé les ventes de partitions et les interprétations à une échelle que Gounod n’aurait probablement pas imaginée de son vivant.

En conclusion, oui, la Marche funèbre d’une marionnette était probablement une pièce appréciée et ses partitions se sont bien vendues à l’époque de sa sortie, en raison de son originalité et du fait que Gounod, déjà un compositeur célèbre, l’ait lui-même orchestrée. Cependant, son statut d’œuvre iconique et sa diffusion massive sont indissociables de son utilisation ultérieure par Alfred Hitchcock, qui l’a propulsée à un niveau de reconnaissance populaire sans précédent.

Episodes et anecdotes

Quelques épisodes et anecdotes amusantes ou intéressantes autour de la Marche funèbre d’une marionnette de Charles Gounod :

1. L’inspiration : Une marionnette cassée et un enfant endeuillé

L’anecdote la plus célèbre et la plus charmante concernant la genèse de l’œuvre est celle qui implique un enfant et une marionnette brisée. Gounod, qui a vécu plusieurs années à Londres dans les années 1870, aurait été témoin d’une scène domestique touchante et amusante. Un enfant, peut-être l’un des siens ou un de ses jeunes proches, jouait avec une marionnette. Au cours du jeu, la pauvre petite figurine aurait subi des dommages – une jambe cassée, un fil rompu, ou un autre “accident fatal”. L’enfant, avec le sérieux et le chagrin authentiques que les tout-petits peuvent manifester pour leurs jouets, aurait alors décidé d’organiser des “funérailles” solennelles pour sa marionnette défuncte. Gounod, observant cette petite procession funèbre pleine de gravité enfantine et d’une touche d’absurdité, fut profondément amusé et inspiré. Il imagina immédiatement la musique qui accompagnerait un tel événement : une marche funèbre, oui, mais une marche qui se moquerait gentiment de sa propre solennité, pleine de piques humoristiques et de mouvements raides, comme ceux d’une marionnette.

2. La “Suite Burlesque” inachevée

La Marche funèbre d’une marionnette n’était pas destinée à être une pièce autonome au départ. Gounod l’avait conçue comme faisant partie d’un ensemble plus vaste, une sorte de “Suite burlesque” ou “Scènes de fantaisie”, qui aurait regroupé plusieurs pièces de caractère humoristique. Malheureusement, Gounod ne termina jamais cette suite. La Marche funèbre, cependant, était si aboutie et si unique en son genre qu’elle fut publiée séparément en 1879, assurant ainsi sa survie et sa renommée, indépendamment de la suite dont elle devait faire partie. On peut imaginer quels autres “tableaux” musicaux burlesques Gounod aurait pu créer !

3. Le “Hoquet” des marionnettes et les sons de bois

Un des aspects les plus ingénieux de la composition de Gounod réside dans sa capacité à imiter les mouvements et même les “sons” d’une marionnette. Dans la partition, en particulier dans la version orchestrale, Gounod utilise des pizzicati (cordes pincées) et des staccatos (notes courtes et détachées) qui ne sont pas de simples effets de style. Ils sont pensés pour évoquer les cliquetis du bois, les mouvements saccadés des fils ou les hoquets presque humains d’une marionnette en deuil (ou plutôt d’une marionnette qui “rend l’âme”). Ces petites touches sonores renforcent l’aspect comique et dérisoire de la scène funèbre.

4. L’association indélébile avec Alfred Hitchcock

C’est probablement l’épisode le plus marquant de l’histoire de cette marche. Des décennies après sa composition, en 1955, le légendaire réalisateur Alfred Hitchcock cherchait une musique d’ouverture pour sa nouvelle série télévisée, Alfred Hitchcock Présente. Il voulait quelque chose qui soit à la fois immédiatement reconnaissable, un peu sinistre, mais avec une pointe d’humour noir et de légèreté. La Marche funèbre d’une marionnette correspondait parfaitement à cette description. Son caractère à la fois solennel et parodique, son côté “thriller léger”, et même son rythme de marche mystérieuse en faisaient le choix idéal. Hitchcock adopta la marche, et sa silhouette iconique apparaissant avec cette musique devint l’un des génériques les plus célèbres de l’histoire de la télévision. C’est cette association qui a catapulté la pièce de Gounod dans la conscience collective mondiale, bien au-delà des salles de concert, et qui l’a rendue synonyme de suspense espiègle.

5. Un classique des dessins animés muets

Avant même Hitchcock, la marche de Gounod avait déjà trouvé sa place dans l’univers du divertissement visuel. Dès la fin des années 1920, elle était fréquemment utilisée comme musique de fond pour des films muets et des dessins animés, notamment des cartoons Disney de l’époque (comme Hell’s Bells de 1929). Son caractère expressif et sa capacité à évoquer des situations dramatiques ou comiques sans avoir besoin de dialogues la rendaient parfaite pour ces médias. Cela prouve que l’humour et le potentiel narratif de la pièce étaient déjà reconnus bien avant son association avec le maître du suspense.

Ces anecdotes montrent comment une composition née d’une petite observation du quotidien a su traverser le temps et les médiums pour devenir une œuvre culte, célébrée autant pour son ingéniosité musicale que pour son esprit.

Style(s), mouvement(s) et période de composition

Raconter le style de la Marche funèbre d’une marionnette de Charles Gounod, c’est explorer un petit bijou musical qui se niche confortablement dans son époque tout en jouant avec ses propres conventions.

Lorsque Gounod compose la Marche funèbre d’une marionnette vers 1872 (et la publie en 1879), la musique se situe pleinement dans la période du Romantisme, et plus précisément dans sa phase tardive ou post-romantique. C’est une époque où les compositeurs exploraient les limites de l’expression émotionnelle, de la narration musicale et des formes établies.

Voyons plus en détail le style de cette pièce :

1. Ancienne ou Nouvelle / Traditionnelle ou Novatrice ?

Traditionnelle dans sa forme : La pièce est ancrée dans la tradition de la marche funèbre, une forme bien établie à l’époque. Elle suit une structure ternaire (ABA’) classique pour les marches, avec des sections contrastées. De même, son harmonie est largement tonale et ne s’éloigne pas des conventions harmoniques du Romantisme.

Novatrice dans son approche et son esprit : Ce qui la rend novatrice, ce n’est pas une révolution formelle ou harmonique, mais son caractère parodique et son humour grinçant. Gounod prend une forme sérieuse et solennelle (la marche funèbre) et la subvertit avec une intention burlesque. L’idée de composer une marche funèbre pour une marionnette, avec des sonorités qui imitent ses mouvements raides et ses “hoquets”, est absolument originale et décalée pour l’époque. C’est l’esprit et l’intention qui sont nouveaux, pas le langage musical lui-même.

2. Polyphonie ou Homophonie ?

La Marche funèbre d’une marionnette est majoritairement de texture homophonique. Cela signifie qu’il y a une mélodie principale clairement définie (souvent dans la main droite au piano, ou confiée à un instrument soliste dans l’orchestration) accompagnée par des accords ou des figures rythmiques (souvent dans la main gauche ou les autres pupitres). Bien qu’il puisse y avoir des lignes contrapuntiques simples ou des dialogues entre les voix (particulièrement dans la section du trio ou certains développements), la clarté de la mélodie et de son accompagnement prévaut, ce qui est typique du Romantisme.

3. Période Stylistique : Romantique (tardif / post-romantique)

La pièce s’inscrit clairement dans le Romantisme pour plusieurs raisons :

Expressivité : Elle cherche à exprimer une émotion (certes parodique, mais une émotion tout de même) et à raconter une histoire ou un tableau.

Contraste et Dramatisme : L’alternance marquée entre la solennité feinte de la section A et la légèreté capricieuse du Trio est une caractéristique romantique forte, cherchant à créer des contrastes saisissants.

Utilisation du piano : L’œuvre est conçue pour le piano, un instrument roi de l’ère romantique, permettant une grande richesse de timbres et de dynamiques.

Harmonie : L’harmonie est riche et évocatrice, utilisant les accords de septième diminuée et des modulations passagères pour colorer le discours musical, sans pour autant aller vers l’atonalité ou les dissonances extrêmes des compositeurs du XXe siècle.

L’idée de “pièce de caractère” : Le Romantisme a vu l’émergence de nombreuses pièces courtes, souvent avec des titres évocateurs (Nocturnes, Impromptus, etc.), destinées à dépeindre une humeur, une scène ou un personnage. La Marche funèbre d’une marionnette en est un parfait exemple.

Est-ce nationaliste, impressionniste, néoclassique, moderniste ?

Nationaliste : Non, il n’y a pas d’éléments stylistiques spécifiquement français ou de l’utilisation de thèmes folkloriques. Gounod est un compositeur français, mais l’œuvre ne s’inscrit pas dans le mouvement nationaliste qui cherchait à promouvoir des identités musicales nationales distinctes (comme Dvořák pour la Bohème ou Grieg pour la Norvège).

Impressionniste : Non. L’Impressionnisme (avec Debussy et Ravel) va émerger un peu plus tard. Le style de Gounod est beaucoup plus direct, mélodique et structurellement clair que l’approche diffuse et atmosphérique de l’Impressionnisme.

Néoclassique : Non. Le Néoclassicisme (Stravinsky, Les Six) est un mouvement du début du XXe siècle qui réagit au Romantisme en revenant à des formes plus claires et des textures plus légères de la période classique ou baroque. Gounod est bien ancré dans l’esthétique romantique.

Post-romantique / Fin de siècle : C’est une description très appropriée. La pièce se situe vers la fin de l’ère romantique principale. Elle possède l’opulence orchestrale et la richesse expressive de cette période, mais avec un brin d’ironie et de raffinement qui annonce le tournant du siècle.

Moderniste : Absolument pas. Le Modernisme, avec ses expérimentations radicales en atonalité, polytonalité, rythme asymétrique (Stravinsky, Schoenberg, Bartók), est un développement du XXe siècle, bien après Gounod.

En résumé, le style de la Marche funèbre d’une marionnette de Charles Gounod est un excellent exemple de la musique romantique tardive ou post-romantique. Elle est traditionnelle dans sa structure et son langage harmonique, mais novatrice et unique dans son caractère parodique et son esprit ludique. Sa texture est principalement homophonique, et elle incarne la pièce de caractère romantique par excellence, alliant expressivité et narration avec une touche d’humour.

Compositions similaires

l est intéressant de chercher des compositions “similaires” à la Marche funèbre d’une marionnette, car elle est assez unique dans son mélange d’humour noir, de parodie et de caractère. On ne trouve pas beaucoup d’œuvres qui adoptent exactement le même ton. Cependant, on peut citer des pièces qui partagent certaines de ses caractéristiques : soit des marches funèbres qui ne sont pas totalement sérieuses, soit des pièces de caractère qui utilisent l’humour ou la satire.

Voici quelques compositions qui peuvent être considérées comme similaires sous certains aspects :

1. Marches Funèbres “Décalées” ou Ironiques

Marche funèbre de la IXe Symphonie de Gustav Mahler (3e mouvement) : Bien que beaucoup plus vaste et complexe, et non directement parodique comme Gounod, cette marche de Mahler contient des éléments de distorsion et de grotesques qui déforment le caractère solennel habituel. Il y a une certaine ironie tragique, voire une moquerie désabusée, de la pompe funèbre qui peut rappeler l’esprit de Gounod.

“Marche Funèbre” de la Suite n°3 en Mi bémol majeur (Op. 55) “Romantique” de Camille Saint-Saëns : Moins connue, cette marche de Saint-Saëns, bien que sérieuse dans l’ensemble, a parfois été interprétée avec une légère touche d’exagération ou de formalisme qui peut évoquer une procession un peu trop “correcte”, flirtant avec le burlesque involontaire.

Le thème de “Mort d’un clown” dans certains opéras ou ballets : On retrouve parfois dans des musiques de scène des thèmes funèbres associés à des personnages comiques qui conservent une part de leur nature ludique même dans la mort. C’est plus une idée qu’une composition spécifique, mais elle correspond à l’esprit “tragico-comique”.

2. Pièces de Caractère Humoristiques ou Satiriques

Carnaval des Animaux de Camille Saint-Saëns (notamment “Les Fossiles” ou “Le Cygne” avec une lecture ironique) : Cette suite est un chef-d’œuvre de l’humour musical. “Les Fossiles” parodie des thèmes connus, tandis que “Le Cygne” pourrait être recontextualisé avec une interprétation sarcastique pour rappeler la Marche funèbre d’une marionnette dans son utilisation des conventions. Saint-Saëns excelle dans la caricature musicale, tout comme Gounod ici.

Les pièces pour piano d’Erik Satie (ex: Trois Gymnopédies ou Trois Gnossiennes avec des titres farfelus, mais surtout les Sports et divertissements ou les Morceaux en forme de poire) : Satie est un maître de l’humour absurde et du commentaire décalé. Bien que son langage harmonique soit différent, son approche de la musique comme un jeu d’esprit, avec des titres excentriques et des indications de jeu inhabituelles, se rapproche de l’esprit parodique de Gounod. Les Sports et divertissements en particulier, sont des miniatures pleines d’humour et de légèreté.

Certaines miniatures de Mikhaïl Glinka ou Piotr Ilitch Tchaïkovski : Des compositeurs russes, notamment Glinka avec des pièces comme la Komarinskaya (une fantaisie orchestrale basée sur des airs folkloriques qui frôle parfois l’absurde joyeux) ou Tchaïkovski avec certaines de ses pièces de caractère pour piano, peuvent avoir des moments d’humour ou de légèreté inattendus.

3. Pièces Utilisation des Instruments pour l’Effet Comique

Le Scherzo du Songe d’une Nuit d’Été de Felix Mendelssohn : Bien que n’étant pas une marche funèbre, cette pièce orchestrale est un exemple brillant de la façon dont Mendelssohn utilise l’orchestre (notamment les vents et les pizzicati des cordes) pour créer une atmosphère féérique, légère et parfois comique, avec des “sauts” et des “saccades” qui rappellent les mouvements de créatures fantasques, un peu comme les marionnettes de Gounod.

Il est difficile de trouver des œuvres qui calquent parfaitement l’humour unique de la Marche funèbre d’une marionnette. C’est précisément cette originalité qui en a fait un classique et un favori du public.

(Cet article est généré par Gemini. Et ce n’est qu’un document de référence pour découvrir des musiques que vous ne connaissez pas encore.)

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Notes on Albumleaves for the Young, Op.101 by Cornelius Gurlitt, Information, Analysis and Performance Tutorial

General Overview

“Albumblätter für die Jugend, Op. 101” (Album Leaves for the Young, Op. 101) is a well-known collection of short piano pieces by the German composer Cornelius Gurlitt (1820-1901).

Here’s a general overview:

Composer: Cornelius Gurlitt was a prolific German composer and pianist, known for his pedagogical works. He was a student of Rudolf Reinecke (father of Carl Reinecke) and Christoph Ernst Friedrich Weyse. He held positions as an organist and teacher, and was a respected figure in the 19th-century German music scene.

Purpose: The collection is primarily intended for young or intermediate-level pianists. It serves as an excellent introduction to the Romantic repertoire of the mid-19th century.

Characteristics:

Accessible: The pieces are designed to be technically approachable for students, making them popular for piano lessons.

Charming Melodies: They feature engaging and often lyrical melodies that are appealing to play and listen to.

Variety of Styles: The collection showcases a range of musical styles and moods, often embodying the “character piece” form, a signature of the Romantic era. Individual pieces often have descriptive titles (e.g., “March,” “Morning Prayer,” “Slumber Song,” “The Little Wanderer,” “Turkish March,” “Valse Noble”).

Pedagogical Value: The pieces are frequently used as supplemental material in piano instruction, helping students develop technique, musicality, and an understanding of Romantic era aesthetics. They are also popular choices for student recitals and competitions.

Structure: The complete collection consists of 20 pieces.

In summary, “Albumblätter für die Jugend, Op. 101” is a beloved and enduring collection of accessible and musically rich piano pieces by Cornelius Gurlitt, widely used for teaching and enjoyment by aspiring pianists.

List of Pieces

Marsch (March)

Morgengebet (Morning Prayer)

Heiterer Morgen (Bright Morning / Cheerful Morning)

Nordische Klänge (Northern Strains / Nordic Sounds)

An der Quelle (By the Spring)

Schlummerlied (Slumber Song / Lullaby)

Klage (Lament / Sorrow)

Kirmess (The Fair / Village Fair)

Türkischer Marsch (Turkish March)

Lied ohne Worte (Song without Words)

Walzer (Waltz)

Der kleine Wandersmann (The Little Wanderer)

Großvaters Geburtstag (Grandfather’s Birthday)

Valse noble (Noble Waltz)

Verlust (Loss / Bereavement)

Scherzo

Schwärmerei (Reverie / Enthusiasm / Fantasizing)

Sonntag (Sunday)

Jagdstück (Hunting Piece)

Salto mortale (Somersault – often interpreted as a lively, virtuosic piece)

Characteristics of Music

Cornelius Gurlitt’s “Albumblätter für die Jugend, Op. 101” is a quintessential collection of pedagogical piano pieces from the Romantic era, designed to introduce young pianists to the characteristic sounds and techniques of the period. Here are its key musical characteristics:

1. Character Pieces (Charakterstücke):

This is the most defining characteristic. Each of the 20 pieces has a descriptive title (“March,” “Slumber Song,” “Turkish March,” “The Little Wanderer”) that suggests a specific mood, scene, or narrative. This is typical of Romantic music, which often aimed to evoke non-musical ideas and emotions.

The pieces are self-contained and relatively short, focusing on conveying a single “character” or feeling.

2. Emphasis on Melody and Lyrical Expression:

Gurlitt prioritizes beautiful, singable melodies. Many of the pieces feature a clear, often flowing melodic line in the right hand, accompanied by a supportive, less prominent left-hand part. This “song-like” quality (cantabile) is a hallmark of Romantic piano music.

The melodies are generally diatonic (within the key), but occasional chromaticism is used to add color and expressive nuance.

3. Clear and Accessible Harmonies:

While Romantic music can feature complex harmonies, Gurlitt’s Op. 101 maintains a relatively straightforward harmonic language, making it digestible for young players.

The harmonies are rich and full, often employing chords and arpeggiated patterns that create a warm, resonant sound.

Standard Romantic chord progressions are used, contributing to the familiar and appealing sound.

4. Moderate Technical Demands:

The pieces are designed to be pedagogical, meaning they gradually introduce and reinforce fundamental piano techniques without being overly virtuosic.

They focus on:

Legato playing: Smooth, connected lines are encouraged, especially in the melodic passages.

Phrase shaping: The pieces offer opportunities to develop an understanding of musical phrasing and dynamics to convey emotion.

Basic scales and arpeggios: These technical elements are often subtly integrated into the musical fabric.

Independence of hands: While not extremely complex, the pieces help develop coordination between the hands.

Pedal usage: The sustaining pedal is often used to create richer sonorities and sustain harmonies, a vital aspect of Romantic piano playing.

5. Varied Moods and Tempos:

Despite their pedagogical purpose, the collection offers a good range of emotional expressions and tempos. You’ll find:

Brisk and energetic pieces (e.g., “Marsch,” “Türkischer Marsch,” “Scherzo”).

Gentle and lyrical pieces (e.g., “Morgengebet,” “Schlummerlied,” “Lied ohne Worte”).

More contemplative or melancholic pieces (e.g., “Klage,” “Verlust”).

This variety keeps the collection engaging for students and exposes them to different expressive possibilities on the piano.

6. Programmatic Elements (Subtle):

As mentioned with the titles, the “programmatic” aspect is present, guiding the player and listener’s imagination. While not explicitly telling a detailed story like some larger Romantic works, the titles evoke images and feelings that align with the musical content. For example, “The Little Wanderer” might suggest a gentle, onward movement, while “Kirmess” (The Fair) would likely be lively and bustling.

7. Influence of German Romanticism:

Gurlitt’s style is rooted in the lyrical and often folk-inspired tradition of German Romanticism, reminiscent of composers like Robert Schumann (whose “Album for the Young” is a clear predecessor and inspiration). You’ll hear echoes of the warmth and expressive depth characteristic of this period.

In essence, “Albumblätter für die Jugend, Op. 101” serves as a gentle yet effective gateway into the world of Romantic piano music, offering charming melodies, clear harmonies, and approachable technical challenges that cultivate musicality and technical proficiency in young pianists.

Analysis, Tutorial, Interpretation & Important Points to Play

“Albumblätter für die Jugend, Op. 101” by Cornelius Gurlitt is a cornerstone of pedagogical piano literature. Here’s a summary of its analysis, tutorial approach, interpretation, and key playing points:

Analysis (General)

Structure: Primarily in binary (A-B-A or A-B) or ternary (ABA) forms, common for short character pieces. They are generally concise, focusing on a single musical idea or mood.

Harmony: Largely diatonic with clear tonic-dominant relationships, making them harmonically accessible. Occasional chromaticism adds color and Romantic flair.

Melody: Melodies are highly tuneful and memorable, often with a clear, lyrical right-hand line. They are designed to be expressive and singable.

Rhythm: Rhythms are generally straightforward and consistent within each piece, though they vary widely across the collection (e.g., the steady pulse of a march, the flowing rhythm of a lullaby, the lively feel of a waltz).

Key Signatures: The pieces generally stay within comfortable key signatures for early to intermediate players (e.g., C, G, D, F, Bb major; A, E, D minor).

Tutorial Approach

Foundation First: These pieces are excellent for reinforcing fundamental skills. Before focusing on speed or advanced interpretation, ensure correct notes, rhythms, and fingering.

Slow Practice: Crucial for internalizing the music. Practice hands separately, then together at a very slow tempo with a metronome.

Focus on Phrasing: Encourage students to identify the melodic phrases and to shape them with appropriate dynamics and articulation. This is where the music truly comes alive.

Technical Challenges (Graded): The collection gradually introduces common technical challenges like:

Legato and Staccato: Distinguishing and executing these articulations accurately.

Chord Playing: Learning to play chords cleanly and with good balance.

Arpeggios and Broken Chords: Developing fluidity in these patterns.

Hand Independence: Many pieces require the hands to play different rhythms or melodic lines.

Pedal Usage: Introducing the sustain pedal to create richer sounds and connect harmonies, but emphasizing careful listening to avoid muddiness.

Ear Training: Use the tuneful melodies as an opportunity for ear training, encouraging students to sing or hum the melodies.

Interpretation

Character and Mood: The titles are vital for interpretation. Each piece tells a small story or depicts a specific scene or emotion. Encourage students to think about what the title means and how the music can express it.

“Marsch” (March): Needs a steady, strong, and confident pulse.

“Schlummerlied” (Slumber Song): Requires a gentle, flowing, and soft touch.

“Türkischer Marsch” (Turkish March): Should be lively, rhythmic, and perhaps a bit exotic.

“Klage” (Lament): Calls for a more subdued, melancholic, and expressive approach.

Dynamics: Pay close attention to Gurlitt’s dynamic markings (p, mf, f, crescendo, diminuendo). These are essential for bringing out the character and emotional arc of each piece.

Articulation: Crisp staccatos, smooth legatos, and appropriate accents are crucial for defining the musical lines and conveying the intended character.

Tempo: Adhere to the indicated tempos (Andante, Allegro, Moderato, etc.) but allow for slight flexibility within the Romantic style, especially in more lyrical pieces.

Expressive Touch: Encourage a beautiful, resonant tone, especially in lyrical passages. Teach students to “listen into” the sound they are producing.

Important Points for Piano Playing

Good Posture and Hand Position: Essential for developing healthy technique and preventing tension. Ensure relaxed shoulders, arms, wrists, and curved fingers.

Finger Strength and Independence: Many pieces, though simple, benefit from strong, independent fingers. Practice exercises that isolate finger movements.

Rhythm Accuracy: Use a metronome from the very beginning. Developing a solid internal pulse is fundamental.

Sight-Reading Practice: The diverse nature of the pieces makes them excellent material for developing sight-reading skills.

Musicality over Speed: Emphasize that musicality, expression, and accuracy are far more important than playing fast. Speed will naturally develop with consistent, thoughtful practice.

Enjoyment: Most importantly, these pieces are charming and enjoyable. Foster a love for music in the student by highlighting the beauty and expressiveness of Gurlitt’s compositions.

In essence, Gurlitt’s Op. 101 is a beautifully crafted series that not only builds foundational piano skills but also cultivates musical imagination and expression in young pianists, providing a delightful entry point into the world of Romantic piano repertoire.

History

Cornelius Gurlitt’s “Albumblätter für die Jugend, Op. 101” emerged from the fertile ground of 19th-century German Romanticism, a period that saw a significant shift in music education. Composers like Robert Schumann had already paved the way with collections specifically designed for young pianists (e.g., his “Album for the Young, Op. 68”), blending pedagogical aims with artistic merit. Gurlitt, born in 1820 in Altona (now part of Hamburg), was a contemporary of these figures and a highly prolific composer himself, with a particular gift for creating appealing and instructive piano music.

Gurlitt’s own life experiences likely shaped his approach to pedagogical works. He received extensive musical training, including six years of study with Rudolf Reinecke (father of Carl Reinecke) and later with Curlander and Weyse in Copenhagen. He held various positions as an organist and music teacher, and even served as a military bandmaster during the Schleswig-Holstein war. These roles provided him with firsthand experience in both performance and instruction, giving him insight into the needs and capabilities of developing musicians.

“Albumblätter für die Jugend, Op. 101” was first published around 1880 by Augener. By this time, the concept of “character pieces” – short, evocative works with descriptive titles – was well-established in Romantic piano literature. Gurlitt, like his peers, understood the power of these pieces to capture the imagination of young students and provide them with a varied musical experience beyond mere technical exercises.

The collection was created during a time when piano playing was a central part of home life and education, particularly for middle and upper classes. There was a strong demand for approachable yet musically satisfying pieces that could cultivate both technical proficiency and artistic sensitivity in aspiring pianists. Gurlitt’s Op. 101 perfectly filled this niche. Its immediate popularity and enduring presence in piano pedagogy reflect its success in providing attractive melodies, clear structures, and manageable technical challenges that are ideal for developing musicianship.

Over the decades, “Albumblätter für die Jugend” has remained a staple in piano instruction worldwide. Its historical significance lies not only in its musical quality but also in its contribution to the evolution of piano pedagogy, providing a bridge between fundamental exercises and the more complex Romantic repertoire. It stands as a testament to Gurlitt’s understanding of young pianists and his ability to compose music that is both educational and artistically engaging.

Popular Piece/Book of Collection at That Time?

Yes, “Albumblätter für die Jugend, Op. 101” by Cornelius Gurlitt was indeed a very popular collection of pieces at the time of its release (around 1880) and continued to be so for many decades afterward. The sheet music sold exceptionally well.

Here’s why:

Filling a Market Need: The mid-to-late 19th century saw a massive surge in piano ownership and amateur piano playing, particularly within the burgeoning middle class. There was a high demand for accessible, enjoyable, and pedagogically sound piano music that could be used for lessons and home entertainment. Gurlitt, along with composers like Schumann (whose “Album for the Young” was a direct influence), catered perfectly to this market.

Pedagogical Excellence: Gurlitt was known primarily as a composer of didactic works. His “Albumblätter” struck an ideal balance: the pieces were musically engaging and charming, yet technically within reach of young and intermediate students. This made them highly attractive to piano teachers who needed reliable material to develop their students’ skills and musicality.

Musical Appeal: The pieces are inherently melodic and often programmatic, with descriptive titles that spark a young musician’s imagination. This made learning them more enjoyable than dry technical exercises. The Romantic style, with its emphasis on expressive melodies and rich harmonies, was also very much in vogue, contributing to their appeal.

Prolific Output: Gurlitt was incredibly prolific, and his various pedagogical works (including studies, sonatinas, and other albums) consistently met a high standard of quality and utility. This established his reputation as a reliable and respected composer for students.

Published by Major Houses: The initial publication by Augener, a prominent London-based publisher known for its educational music, ensured wide distribution and promotion. Many editions have been published by various houses throughout history, further cementing its place in the repertoire.

In summary, “Albumblätter für die Jugend, Op. 101” wasn’t just a good collection; it was precisely what the piano-playing public and piano teachers needed at the time. Its blend of musical charm, pedagogical effectiveness, and accessibility ensured its immediate and lasting popularity, making its sheet music a consistent bestseller for generations.

Episodes & Trivia

The “First Recital Piece”: For countless piano students, a piece from Op. 101 is often one of their very first public performance pieces. Whether it’s the stately “Marsch” (March) or the charming “Schlummerlied” (Slumber Song), these pieces are perfectly suited for building confidence on stage due to their approachable length and clear musical ideas.

The Go-To for Developing Musicality: Teachers frequently use this collection not just for technique, but specifically to teach musicality. How to shape a phrase, how to achieve a singing tone, how to vary dynamics to express emotion – Op. 101 provides clear, manageable examples for these concepts. “Morgengebet” (Morning Prayer) is a prime example for teaching expressive legato and gentle dynamics.

The “Turkish March” Moment: “Türkischer Marsch” (Turkish March) is often a student favorite. Its distinctive, percussive rhythm and slightly exotic flavor make it exciting to play, and it’s a great piece for introducing the concept of a strong, rhythmic drive. Many students find this piece particularly empowering to play.

Discovering the “Character Piece”: For many, Op. 101 is their first real encounter with the Romantic “character piece” – a short work designed to evoke a specific mood, scene, or personality. Students learn that music can “tell a story” or depict an emotion without words, simply through its sound.

The Transition from Exercises to “Real Music”: After practicing scales, arpeggios, and dry exercises, Op. 101 often feels like a revelation to students. They realize they can play “real music” that sounds beautiful and expressive, which is a huge motivator.

The Schumann Connection: Gurlitt’s “Albumblätter für die Jugend” (Album Leaves for the Young) clearly takes its inspiration from Robert Schumann’s earlier and equally famous “Album für die Jugend” (Album for the Young), Op. 68. Both collections aim to provide pedagogically sound yet musically engaging pieces for young learners, using descriptive titles to guide interpretation.

Gurlitt’s Pedagogical Focus: While Gurlitt composed in various genres, he is overwhelmingly remembered today for his vast output of pedagogical piano works. He composed over 200 opuses, and a significant portion of these were dedicated to piano studies, sonatinas, and albums for students. Op. 101 is perhaps his most enduring and beloved collection in this category.

Enduring Popularity: Despite being composed over 140 years ago (around 1880), Op. 101 remains a staple in piano studios worldwide. Its longevity speaks volumes about its quality and effectiveness as teaching material. It’s found in virtually every major piano method book series and graded repertoire list.

“Salto Mortale” – A Curious Title: The final piece, “Salto mortale,” is often translated as “somersault” or “leap of death.” While it can sound dramatic, in a musical context, it implies a virtuosic flourish, a quick, lively, and perhaps somewhat daring finish to the collection, rather than anything morbid! It’s a fun and energetic way to conclude the album.

Beyond the “Youth” Tag: While intended for “youth,” many adult learners or even advanced pianists revisiting simpler repertoire find immense charm and musical satisfaction in playing through these pieces. Their beauty and clarity transcend age.

A “Warm-Up” for Major Romantics: Playing Gurlitt’s Op. 101 pieces helps students develop the touch, phrasing, and understanding of the Romantic style necessary to eventually tackle more complex works by composers like Chopin, Brahms, or even later Schumann pieces. It’s a stepping stone in the Romantic piano journey.

Style(s), Movement(s) and Period of Composition

The style of “Albumblätter für die Jugend, Op. 101” by Cornelius Gurlitt is unequivocally Romantic.

At the time of its release around 1880, this music was not new or innovative in a groundbreaking sense. Instead, it was firmly rooted in the established and popular aesthetics of mid-to-late 19th-century German Romanticism. Gurlitt was a contemporary of composers like Brahms, but his style was more conservative and directly aimed at pedagogy, drawing heavily on the traditions laid down by earlier Romantics like Robert Schumann. So, while not cutting-edge, it was very much “of its time” in terms of what was widely enjoyed and taught.

It is decidedly traditional rather than innovative. It adheres to the forms, harmonic language, and melodic ideals that had become standard for the Romantic era, particularly in shorter character pieces. Gurlitt’s genius lay in his ability to craft these traditional elements into exceptionally appealing and effective pedagogical material, rather than pushing the boundaries of musical language.

The music is predominantly homophonic, not polyphonic. This means there is generally a clear, prominent melody line (usually in the right hand) supported by an accompanying harmony (usually in the left hand). While there might be occasional imitative passages or moments where accompanying figures have melodic interest, the primary texture is melody-dominated homophony, characteristic of much Romantic piano music. It is certainly not based on the intricate interwoven independent lines typical of Baroque polyphony (like a Bach fugue).

To place it within the historical periods: it is distinctly Romantic. It has none of the counterpoint and strict forms of the Baroque era, nor the emphasis on balance, clarity, and strict classical forms of the Classical period (like a Mozart or Haydn sonata). Instead, it embodies the Romantic ideals of:

Emotional expression: The music aims to evoke specific moods and feelings.

Lyrical melody: Beautiful, singing tunes are paramount.

Programmatic titles: Each piece has a descriptive title that guides the listener’s imagination.

Rich harmony: While accessible, the harmonies are full and warm, often using expressive chords.

Emphasis on atmosphere and character: The pieces are miniatures designed to convey a distinct “character” rather than adhering to abstract formal structures.

In summary, Gurlitt’s Op. 101 represents a delightful and highly effective example of traditional, homophonic Romantic music, perfectly tailored for its pedagogical purpose during the late 19th century.

Similar Compositions / Suits / Collections

“Albumblätter für die Jugend, Op. 101” by Cornelius Gurlitt falls into a very specific and popular niche of 19th-century piano music: the pedagogical character piece collection for young or intermediate students.

Here are some similar compositions, suits, or collections of pieces:

Robert Schumann (1810-1856):

Album für die Jugend, Op. 68 (Album for the Young): This is the most direct and influential predecessor to Gurlitt’s Op. 101. Schumann’s collection, written in 1848, also features short character pieces with descriptive titles, specifically designed for children, and progresses in difficulty. Many pieces from this album are staples in piano pedagogy.

Pyotr Ilyich Tchaikovsky (1840-1893):

Album for the Young, Op. 39: Clearly inspired by Schumann, Tchaikovsky’s collection is another beloved set of 24 pieces for young pianists. Like Gurlitt’s, they are charming, melodically rich, and offer a variety of moods and technical challenges suitable for students. Examples include “Morning Prayer,” “The Sick Doll,” and “The New Doll.”

Felix Mendelssohn (1809-1847):

Lieder ohne Worte (Songs Without Words): While generally more advanced than Gurlitt’s Op. 101, Mendelssohn’s numerous “Songs Without Words” share the characteristic of being short, lyrical, and expressive character pieces for piano. They aim to capture a song-like quality without actual lyrics, a concept that influences many pieces in Gurlitt’s album.

Carl Reinecke (1824-1910):

Reinecke was Gurlitt’s contemporary and also a prolific composer of pedagogical works. Many of his smaller piano pieces, though less universally known than Op. 101, share a similar aesthetic and pedagogical aim. Look for his various “Leichte Stücke” (Easy Pieces) or similar collections.

Franz Spindler (1806-1891):

Spindler composed numerous “Leichte Stücke” (Easy Pieces) and other collections for piano students that share the Romantic melodic charm and approachable technical level of Gurlitt.

Friedrich Burgmüller (1806-1874):

25 Études Faciles et Progressives, Op. 100 (25 Easy and Progressive Studies): While explicitly labeled “études,” these pieces are far more musical and character-driven than typical technical exercises. Many of them have descriptive titles (“La Candeur,” “La Styrienne,” “L’Arabesque”) and function as beautiful character pieces that also build technique, making them very much in the spirit of Gurlitt’s Op. 101.

18 Études Caractéristiques, Op. 109: A slightly more advanced collection but still within the pedagogical and character piece tradition.

Anatoly Lyadov (1855-1914):

Biriulki, Op. 2 (Miniatures): A collection of short, charming miniatures that, while perhaps less explicitly pedagogical than Gurlitt, share the brevity, melodic focus, and evocative titles of the Romantic character piece.

These composers and their collections represent the rich tradition of pedagogical piano music from the Romantic era, aiming to nurture both technical skill and musical expression in young pianists through engaging and artistically valuable miniatures.

(This article was generated by Gemini and ChatGPT. And it’s just a reference document for discovering music you don’t know yet.)

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「すみれ」Op. 99-1, ルイ・ストリーボッグ 概要・アナリーゼ・解説

概要

作曲者:ルイ・ストレーボッグ (ジャン=ルイ・ゴベール)

正体: ルイ・ストレーボッグは、ベルギーのピアニスト、ピアノ教師、作曲家であるジャン=ルイ・ゴベール (1835–1886) の最も有名なペンネームです。「ストレーボッグ」は単に「ゴベール」を逆から綴ったもので、芸名としては独創的な方法です。彼はまた、ルドヴィックやレヴィという名前でも出版しました。

作品: ゴベールは多作な作曲家で、1200曲以上のピアノ曲を残しています。彼の作品の多くはピアノ教育を目的としており、その教則本や練習曲は今日でも人気があります。

スタイル: 彼はロマン派の時代に属し、音楽の概念を簡素化し、幼い生徒や初心者にとって音楽を身近なものにする能力で際立っています。

楽曲:「すみれ」作品99–1

ジャンルと特徴: 「すみれ」はピアノのためのやさしいワルツです。そのタイトルが示すように、ワルツの優雅さと詩的なメロディでスミレの花の繊細さと優美さを思い起こさせます。優美な曲で、しばしば「愛らしい」と評されます。

楽譜集: 彼の楽譜集「12の非常にやさしい小品集 作品99」(Douze morceaux très faciles, Op. 99)の一部であり、その教育目的を強調しています。

音楽的特徴:

  • 簡潔さ: 構成はシンプルで、しばしばABA形式(三部形式)であり、和声は調性的で分かりやすいです。
  • メロディ: この曲は、覚えやすいメロディと、しばしばアルペジオや和音に基づいた伴奏が特徴です。
  • コントラスト: しばしば、なめらかで繋がった(レガート)パッセージと、より陽気で跳ねるような(スタッカート)パッセージが交互に現れ、生徒が音楽性と表現力を養うのに役立ちます。
  • 教育性: 子供向けの発表会や、ワルツの基本、ピアノでの様々なアーティキュレーションを学ぶのに非常に人気のある曲です。音楽性を向上させたい生徒にとって優れた選択肢とされています。

要するに、ルイ・ストレーボッグの「すみれ」作品99–1は、初心者ピアニストのために作られた、シンプルでメロディアスなワルツです。技術的な簡潔さと疑いようのない魅力を兼ね備えており、ピアノ教育のレパートリーにおいて古典的で不朽の名曲となっています。


楽曲の特長

ルイ・ストレーボッグの「すみれ」作品99–1は、教育的かつ魅力的な楽曲であり、演奏者にも聴き手にも親しみやすく、心地よい明確な音楽的特長を備えています。主な特長は以下の通りです。

形式と構成:

  • 単純な三部形式(ABA): これは非常に一般的で認識しやすい形式です。楽曲は主となる主題(A)で始まり、対照的な中間部(B)を導入し、その後元の主題(A)に戻って終わります。この明確な構成は、幼い生徒にとって理想的です。
  • 明確なフレージング: 音楽的なフレーズは通常4小節または8小節で構成されており、覚えやすく理解しやすいです。

メロディ:

  • カンタービレで叙情的: 主となるメロディは、やわらかく、流れるようで、歌うよう(カンタービレ)です。スミレの花の繊細さや優美さを想起させる、表現豊かなように作られています。
  • 覚えやすい: テーマは耳に残るもので、覚えやすいため、楽曲の人気に貢献しています。
  • しばしば順次進行: メロディはしばしば順次進行(一音ずつ動く)するため、小さな手でも弾きやすいです。

ハーモニー:

  • シンプルで機能的な調性: 楽曲は長調(しばしばハ長調またはト長調)で書かれており、主に主和音(I)、属和音(V)、下属和音(IV)の和音を使用しています。これらのハーモニーは非常に基本的で予測可能です。
  • 複雑な不協和音の不在: ハーモニーは協和的であり、複雑な不協和音や遠隔の転調は避けており、作品の明瞭さと簡潔さを保っています。
  • 簡単な伴奏: 左手は通常、シンプルな伴奏を演奏します。多くの場合、ワルツの形式(最初の拍でバス、次に2拍目と3拍目で和音)や、簡単な分散和音/アルペジオです。

リズムと拍子:

  • ワルツ(3/4拍子): ワルツであるため、楽曲は3/4拍子です。これにより、ダンス的な、軽快でしばしば優雅な性格が与えられます。
  • 中庸なテンポ: テンポは通常中庸であり、生徒が急ぐことなく正確かつ音楽的に演奏することを可能にします。
  • 明確な拍: 拍は規則的で明確に定義されており、ワルツの特性と、生徒のリズム感を養うために不可欠です。

アーティキュレーションとダイナミクス:

  • アーティキュレーションの対比: ストレーボッグは、レガート(繋がった、流れるような音)とスタッカート(区切られた、短く尖った音)の対比を頻繁に用います。これにより、生徒はアーティキュレーションの正確さを練習し、演奏に変化を加えることができます。
  • 変化に富むが極端でないダイナミクス: シンプルながらも、楽譜にはダイナミクスの指示(ピアノ、フォルテ、クレッシェンド、ディミヌエンド)が含まれており、音楽表現を促進します。しかし、これらのダイナミクスは控えめな範囲に留まり、極端なものは避けています。

教育性:

  • 技術的発展: この曲は、レガティッシモ、スタッカート、リズムの規則性、フレージング、両手の音量バランスといった基本的なスキルを養うのに役立ちます。
  • 音楽性: 技術的なシンプルさにもかかわらず、「すみれ」は音楽性、表現力、そしてピアノで「歌う」ことを探求する機会を提供します。
  • 幼い学習者への魅力: 魅力的なキャラクターと覚えやすいメロディが、若いピアニストにとって非常に魅力的です。

要約すると、ストレーボッグの「すみれ」の音楽的特徴は、構造的、旋律的、和声的な簡潔さに基づいています。これに、ロマンティックなワルツに典型的なリズミカルで表現豊かな要素が組み合わされています。その明瞭さと魅力が、初心者向けピアノ教育における象徴的な楽曲となっています。


分析、チュートリアル、演奏法、そして演奏上の重要点

ルイ・ストレーボッグの「すみれ」作品99–1は、ピアノ教育レパートリーにおける不可欠な曲です。ここでは、詳細な分析、習得のためのチュートリアル、演奏上のヒント、そして演奏の重要なポイントを紹介します。

「すみれ」作品99–1 の分析

  1. 背景とスタイル:
    • 作曲者: ルイ・ストレーボッグ(本名ジャン=ルイ・ゴベール、1835–1886)。多作なベルギーの作曲家で、特に教育的な作品で知られています。
    • ジャンル: ワルツ(3/4拍子)。
    • 特徴: 優美で、旋律的、軽やかで、しばしば花の無垢さや繊細さと結びつけられます。
    • レベル: 初心者から初級者向け(通常、数ヶ月から1年程度のピアノ学習後)。
  2. 形式と構成:
    この曲は、非常に一般的で生徒にとって理解しやすい単純な三部形式(ABA)に従っています。

    • Aセクション(1〜16小節): 主題。
      • フレーズ1(1〜8小節): 主題メロディの提示。しばしばレガートで、左手は古典的なワルツ伴奏(1拍目にバス、2・3拍目に和音)を奏でます。メロディは優しく歌うようです。
      • フレーズ2(9〜16小節): 最初のフレーズの繰り返し、またはわずかに変化した展開。わずかな対比を生み出すために、しばしばフォルテまたはメゾフォルテのダイナミクスが用いられます。
    • Bセクション(17〜32小節): 対照的な主題(ワルツではしばしば「トリオ」と呼ばれる)。
      • このセクションは、よりスタッカートが多い、または異なるテクスチャーを持つなど、性格の変化をもたらします。メロディはより跳ねるような、またはリズミカルなものになることがあります。
      • 対照的でありながらも、密接に関連する調性(しばしば属調または平行調)に留まります。
    • A’セクション(33〜48小節以降): 主題の再現。
      • 最初のセクション(A)が繰り返され、しばしばダ・カーポ・アル・フィーネや明示的な繰り返し記号、時には小さなコーダが付加されます。
  3. 重要な音楽的要素:
    • メロディ: シンプルで叙情的。しばしば全音階的(順次進行または小さな跳躍)。歌うように、かつ覚えやすいように作られています。
    • ハーモニー: 機能的で、主要な和音(主和音、属和音、下属和音)に基づいています。複雑な転調はありません。
    • リズム: 3拍子の脈動が全体に浸透しており、各小節の1拍目に自然なアクセントがあります。
    • テンポ: 通常、モデラートまたはアレグレットと指定されており、落ち着いた正確な演奏が可能です。

ピアノで「すみれ」を学ぶチュートリアル

  1. 楽譜の読み方:
    • 音部記号: ト音記号(右手)とヘ音記号(左手)をしっかり理解しましょう。
    • 拍子記号: 3/4拍子は、1小節に4分音符が3つ入ることを意味します。
    • 調号: 調性を特定します(例:ハ長調、ト長調)。
    • 指使い: 楽譜に示された指使いを使用しましょう。効率と流暢さのために不可欠です。指示がない場合は、手を安定させる論理的な指使いを探しましょう。
  2. 片手ずつの練習:
    • 右手(メロディ):
      • 各フレーズをゆっくりと演奏し、音の正確さとリズムの厳守に集中します。
      • 演奏しながらメロディを歌ってみましょう。これはメロディを内面化し、フレージングを養うのに役立ちます。
      • 最初からスラー(レガート)とスタッカート(テヌート)の練習をしましょう。
    • 左手(伴奏):
      • 左手は典型的なワルツ伴奏を演奏します。1拍目にベース(しばしば単音)、2・3拍目に和音(しばしば2〜3音)です。
      • ワルツらしさを出すために、1拍目を少し強めに強調するようにします。
      • 和音は、メロディを覆い隠さないように、優しく、そして繋がるように(音が繰り返される場合でも)演奏し、ハーモニーの土台を作りましょう。
  3. 両手の協調:
    • セクションごとに: まずは1〜2小節ずつ両手で合わせる練習をします。
    • ゆっくりから速く: 最初は非常にゆっくりと演奏し、両手の完璧な同期に集中します。慣れてきたら徐々にテンポを上げましょう。
    • メトロノームの使用: リズムの規則性と安定したテンポを確立するために不可欠です。
  4. 各セクションの練習:
    • Aセクション: 右手のメロディのレガートと、左手のワルツ伴奏の優しさに集中します。
    • Bセクション: 対比に注意しましょう。もしスタッカートが多い場合は、音をしっかり区切るようにします。テクスチャーが変わる場合は、タッチを調整します。
    • A’再現部: スムーズな移行を確保し、元のキャラクターを取り戻しましょう。

演奏法と演奏上の重要点

  1. ワルツらしさ:
    • 「いち・に・さん」: 3/4拍子の脈動を感じましょう。1拍目が強拍で、それに続く2拍は軽くなります。これがワルツ特有の揺らぎを与えます。
    • 軽やかさ: いくつかのセクションがフォルテであっても、曲全体は常に軽やかさと優美さを保つべきです。
  2. 響きとタッチ:
    • 右手(メロディ): メロディは歌うように!これは、メロディの音符に対して深く、繋がったタッチ(レガート)を意味し、左手の伴奏は控えめに保ちます。
    • 左手(伴奏): 左手はしなやかであるべきです。1拍目(バス)は少し強くても構いませんが、続く和音は軽やかに演奏し、ワルツのリズムを重くしないようにします。
    • 音量バランス: メロディは常に聴こえるようにし、伴奏を支配するようにします。注意深く耳を傾け、指の圧力を調整しましょう。
  3. アーティキュレーションとダイナミクス:
    • レガートとスタッカート: スラー(レガート)とスタッカート(点)の指示に厳密に従いましょう。これらのアーティキュレーションは、各フレーズのキャラクターにとって不可欠です。
    • フレージング: 音楽的なフレーズを呼吸のように考えましょう。各フレーズには始まり、頂点、終わりがあります。多くの場合、メロディは2小節または4小節ごとに「呼吸」します。
    • ダイナミクス: ピアノフォルテクレッシェンドディミヌエンドを適用しましょう。簡単な曲であっても、これらは表現力に大きく貢献します。常に同じ音量レベルで演奏しないようにしましょう。
  4. 流暢さと継続性:
    • 不必要な休止を避ける: 一度テンポが決まったら、それを一定に保つように努めます。楽譜に指示がない限り、急な減速や加速は避けましょう。
    • 滑らかな移行: セクション間(AからB、BからA’)の移行が滑らかで自然であることを確認しましょう。
  5. 表現力と個人的な解釈:
    • 感情: シンプルながらも、「すみれ」は優しさ、ノスタルジー、あるいは軽い喜びのタッチで演奏することができます。繊細なスミレを想像し、それを演奏に反映させましょう。
    • 録音を聴く: 様々な演奏を聴くことでアイデアが得られますが、自分自身の解釈を発展させることを忘れないでください。
    • 楽しむこと! 特に教育的な曲では、演奏する喜びが最も重要です。音楽への愛情がにじみ出るようにしましょう。

これらの側面をマスターすることで、「すみれ」を正確に演奏できるだけでなく、将来のすべてのピアノ曲に役立つ基本的なスキルも身につけることができるでしょう。


歴史

19世紀のベルギー人作曲家、ジャン=ルイ・ゴベールという人物を想像してみてください。彼は音楽と教育に情熱を傾けた人物でした。彼には小さな秘密、いやむしろ、多くの作品で使っていたいたずらなペンネームがありました。それが「ストレーボッグ」で、ただ自分の名前を逆から綴っただけのものでした。このペンネームのもと、彼は、若い手や好奇心旺盛な心をピアノ演奏の最初のステップへと導くために設計された、親しみやすいメロディの世界を創造しました。

彼が書いた何百もの作品の中で、ひときわシンプルな美しさと優雅さをもって咲き誇ったのが、彼の作品99、つまり12の非常にやさしい小品集の一部である「すみれ」でした。「すみれ」の物語は、壮大な英雄物語や音楽革命のそれではありません。それは、控えめで繊細な小さな花が、甘く心に残るメロディへと姿を変えた物語なのです。

ストレーボッグは、聡明な教育者として、生徒たちにインスピレーションを与えるためには、教育的であるだけでなく魅力的な作品を与えなければならないことを知っていました。この願いから「すみれ」は生まれました。彼は、ヨーロッパのサロンを席巻した優美な舞踏であるワルツの時代を超えた優雅さから着想を得て、それを簡素化し、最も純粋なエッセンスへと洗練させました。彼は、摘みたてのすみれの甘い香りが漂ってきそうなほど、軽やかで歌うようなメロディを創造しました。

この曲は、大コンサートホールのヴィルトゥオーゾ向けではありませんでした。家族のピアノで最初の音符を学ぶ少女のため、完璧に一曲を弾きこなすことを夢見る少年のためのものでした。ストレーボッグは、非常に直感的なメロディラインと、非常に優しい伴奏を織り込みました。これにより、生徒たちは、乗り越えられない技術的な課題に圧倒されることなく、表現力、メロディのレガート、ワルツの1拍目の軽いアクセントに集中することができました。

何十年もの間、「すみれ」は世代を超えて受け継がれ、数えきれないほどの初心者向けピアノ教本に収録されています。多くの人が最初に学んだワルツとなり、より複雑な曲への扉を開く音楽的な節目となりました。その人気は衰えることなく、その複雑さのためではなく、音楽性を目覚めさせ、メロディと伴奏のバランスを教え、そして何よりも、演奏する人に喜びをもたらす能力のためでした。

このように、「すみれ」の物語は、そのシンプルさと美しさによって永続的な印象を残した小さな作品の物語です。それは、逆さまのペンネームの下で、世界中で愛されるメロディを創造し、世界中のピアニストを魅了し続け、音楽の喜びに導いている作曲家のビジョンを証するものです。


エピソードと逸話

ルイ・ストレーボッグの「すみれ」の物語は、その誕生に関する劇的な出来事や面白い公の逸話というよりも、むしろその曲がもたらした印象や影響に彩られています。しかし、いくつかの「エピソード」をたどり、この曲を古典にしたであろう場面を想像することはできます。

  1. 「控えめな先生」の登場:
    本名ジャン=ルイ・ゴベールであるルイ・ストレーボッグは、大舞台での名声を求めるコンサート作曲家ではありませんでした。彼は何よりも教育者であり、ブリュッセルで熱心なピアノ教師として活動していました。ストレーボッグ自身に関する主要な逸話は、彼のペンネームです。ゴベールを逆から綴ったものですね。これは彼の音楽へのアプローチを多く物語っています。彼は目立とうとしたのではなく、音楽を身近なものにすることを目指していました。「すみれ」もこの哲学から生まれました。批評家を感心させるためではなく、生徒の目を輝かせるために構想された曲なのです。

  2. 創造の瞬間:
    もちろん、ストレーボッグが「すみれ」を作曲した日の正確な記録はありません。彼が手がけた他の何百もの曲と同じように、おそらく彼の書斎で晴れた日の午後に、生徒たちの課題や喜びについて考えながら生まれたのかもしれません。彼は、難しすぎずに演奏でき、同時にリズム(ワルツ)や音楽性(レガート、スタッカート)の学習のための確固たる基礎を提供する、シンプルで心に残るメロディを探していました。「すみれ」は、まるでその名を冠する花のように、小さく、新鮮で、純粋なメロディとして、ごく自然に姿を現したのでしょう。

  3. 授業での試演:
    記録に残っていないものの、最も可能性の高い「逸話」の一つは、これらの曲がどのように試されたかということです。ストレーボッグはそれらを作曲し、生徒たちの手に渡しました。彼は彼らの困難や成功を観察し、指使い、ダイナミクス、時にはメロディさえも調整して、学習に完璧に適していることを確認しました。若き生徒が、最初は眉をひそめながらも、やがて顔を輝かせ、「すみれ」を流暢に弾きこなし、ワルツが指の下で生き生きと動き出すのを想像できます。これらの小さな成功の瞬間に、この曲は真の価値を見出したのです。

  4. 楽譜集と後世:
    「すみれ」は大々的に発表されたわけではありません。作品99という楽譜集に収録され、口コミや教師から生徒へと広まっていきました。その成功は、すぐに劇的なものではなく、むしろゆっくりと着実に進んでいきました。世代を超えて多くのピアノ教師がその教育的価値を発見し、世界中の出版社がそれを初心者向けのアンソロジーに収録しました。

  5. 発表会の逸話:
    数十年後、数えきれないほどの生徒の発表会で、「すみれ」が最初に演奏される曲の一つであった小さな場面を想像することができます。おそらく、少し緊張した若いクララが、ある音でつまずきながらも、すぐに持ち直して、はにかんだ笑顔でワルツを終える姿。あるいは、小さなテオが、足元が椅子からぶら下がりながらも、この愛らしいメロディの習熟を誇らしげに披露するために、集中力いっぱいに演奏する姿。これらの瞬間、時を超えて何百万回も繰り返されてきたことが、「すみれ」の真の「逸話」なのです。

要するに、「すみれ」の物語は、教育と献身から生まれた小さなメロディが、静かに何百万もの生徒の心を掴んだというものです。派手な伝説は必要ありません。その美しさは、シンプルさと、音楽入門における本質的な役割にあるのです。


スタイル、楽派、作曲時期

ルイ・ストレーボッグの「すみれ」のスタイルを探ると、その曲が多くの点で彼の時代を忠実に反映していると同時に、非常に特定の目的を果たしていることが分かります。

「すみれ」が作曲されたのは19世紀半ば(ストレーボッグは1835年から1886年まで生きました)で、この頃の音楽はロマン派にしっかりと根ざしていました。したがって、これは前衛的な突破口という意味での「新しい」音楽ではなく、当時の支配的な美学の表現でした。ロマン派の音楽は、感情、個人の表現、歌うようなメロディ、そしてしばしばある程度の形式的自由を重視したのが特徴です。しかし、ストレーボッグは教育者として、これらの要素を取り入れ、学習しやすいように簡素化しました。

「すみれ」のスタイルは、その構造と和声言語において基本的に伝統的です。決して革新を目指してはいません。それどころか、確立された形式(ワルツ、ABAの三部形式)と、調性音楽の基礎となる古典的な和声進行を使用しています。大胆な不協和音、予期せぬ転調、あるいは幼い生徒を混乱させるような複雑なリズムはありません。それは、人気のあるロマン派の伝統の純粋で親しみやすい例なのです。

テクスチャーに関しては、音楽は主にホモフォニックです。これは、明確で主要なメロディ(右手が演奏)があり、それが和声的な伴奏(左手が演奏)によって支えられていることを意味します。左手には独立した重要な旋律線はなく、むしろ主要なメロディの和声的、リズミカルな枠組みを提供する和音を奏でます。バッハのフーガのように、複数の独立した対等な声部が絡み合うポリフォニーではありません。メロディの明瞭さは、学習と楽曲の魅力にとって極めて重要です。

このように、「すみれ」は、その精神、叙情的なメロディ、そして表現力において、明らかにロマン派的な作品であると言えます。それは、サロン音楽やロマン派の教育的な作品の魅力的なシンプルさを体現しています。形式的なバランスと構造的な明瞭さを好み、純粋な感情よりも音楽的な建築に重きを置いた古典派のスタイルではありませんが、その調性的な明瞭さは古典派から受け継いでいます。簡潔さの中にも感情や「歌」を求める姿勢は、この曲をロマン派にしっかりと位置づけています。

要するに、「すみれ」は、ロマン派的で伝統的、ホモフォニックな作品であり、革新的であるどころか、その時代の最も親しみやすい魅力を簡素化し、初心者ピアニストの喜びと教育のために具現化することに優れています。


類似の楽曲

ルイ・ストレーボッグの「すみれ」は、メロディとリズムの簡潔さ(やさしいワルツのように)に焦点を当てた、ロマン派の教育用ピアノ曲の優れた例です。もしあなたがこのスタイルが好きで、似たような楽曲を探しているなら、同様の特徴を持つ作曲家や楽譜集、作品名をいくつかご紹介します。

同じ教育理念を持つ作曲家たち:

  • カール・チェルニー (1791–1857):ベートーヴェンの弟子であり、非常に多作な教師。彼の練習曲は数え切れないほどありますが、より旋律的で親しみやすい曲も書いています。
    • 100の進歩的な練習曲 作品139」(これらの練習曲の多くは、小規模で完結した、音楽的な作品です。)
    • 初心者のための実践的教本 作品599」(技術開発のための小品や練習曲を含んでいます。)
  • ステファン・ヘラー (1813–1888):彼の練習曲は非常に音楽的で魅力的で、しばしばレガートや音楽性を養うために使われます。
    • 25のメロディックな練習曲 作品45
    • 30の進歩的な練習曲 作品46
  • コルネリウス・グルリット (1820–1901):教育で非常に高く評価されているドイツの作曲家です。
    • 子供のためのアルバム 作品101」(多くの小さな性格小品を含んでいます。)
    • 小さな花 作品106
  • テオドール・キルヒナー (1823–1903):グルリットと比較されることが多いですが、彼の作品もメロディックで初心者向けによく書かれています。
    • アルバムの葉 作品7

「すみれ」を連想させる特定の楽譜集や作品:

  • ロベルト・シューマン (1810–1856):彼の作品の一部はより複雑ですが、彼の「子供のためのアルバム 作品68」は必携の楽譜集です。「メロディ」や「兵士の行進」のように、非常にシンプルでメロディックな様々な性格小品が含まれています。「すみれ」はこの楽譜集に和声的に調和するでしょう。
  • ピョートル・イリイチ・チャイコフスキー (1840–1893):彼の「子供のアルバム 作品39」には、シンプルなワルツから描写的な曲まで、非常に魅力的で多様な作品が含まれています。「ワルツ」や「ロシアの歌」のような曲は、明確なメロディと親しみやすい構成を持っています。
  • フェリックス・メンデルスゾーン (1809–1847):彼の「無言歌集」はより高度な作品ですが、その多くは「すみれ」の精神と似た、叙情的で歌うような性質を持っていますが、難易度は高くなります。「慰め」(作品30–3)のような曲は、非常に歌うようなメロディを持っています。
  • ヨハン・ヴィルヘルム・ヘスラー (1747–1822):やや古い(古典派/初期ロマン派)ですが、彼の「24のワルツによる練習曲 作品49」には、シンプルな美しさと「すみれ」のリズムの優雅さを共有する多くの小さなワルツが含まれています。
  • ヨハネス・ブラームス (1833–1897):彼の「16のワルツ 作品39」(特に簡素化された、または初心者向けにアレンジされたバージョン)は、演奏して非常に楽しいロマンティックなメロディとワルツのリズムを提供します。

これらの作曲家と楽譜集は、ロマン派時代の「性格小品」や教育的な作品のジャンルをよく表しており、メロディックで表現豊かであり、若いピアニストにとって親しみやすいように作られています。

(この記事はGeminiによって生成されたものです。これはまだ知らない音楽を発見するための参考資料に過ぎません。)

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