Mémoires sur Trois grandes études de concert, S.144 de Franz Liszt, information, analyse et interprétations

Vue d’ensemble

Les Trois études de concert, S.144, composées par Franz Liszt entre 1845 et 1849, sont un ensemble de pièces pour piano très expressives et techniquement exigeantes. Ces œuvres n’ont pas été écrites uniquement pour la démonstration de virtuosité, mais incarnent également le style lyrique, poétique et dramatique de Liszt – chaque étude ayant un caractère distinct et une essence programmatique. Elles sont souvent étudiées et interprétées comme des jalons majeurs du répertoire pianistique romantique.

🔹 Aperçu de l’ensemble :

Titre : Trois Études de concert

Numéro Searle : S.144

Date de composition : 1845-1849

Dédicace : Aux élèves de Liszt (et dans un cas, à la maîtresse de Liszt, Marie d’Agoult)

Objectif : Études de concert, c’est-à-dire études techniques destinées à être jouées en public.

Niveau : Avancé à virtuose (LRSM/FRSM ou plus)

Les trois études :

1. « Il lamento » (no 1 en la bémol majeur)

Traduction : « La complainte »

Humeur : Tristesse poétique, désir ardent et mélancolie introspective.

Caractéristiques :

Arpèges fluides et lignes lyriques

Harmonies chromatiques et rubato expressif.

Exige un ton chantant et une technique de pédale raffinée.

Défis : Voix expressive, équilibre entre la mélodie et la texture, grandes portées arpégées.

Cette étude reflète l’âme poétique de Liszt, avec un mélange d’introspection et d’élégance émotionnelle. Elle ressemble souvent à un soliloque silencieux.

2. « La leggierezza » (no 2 en fa mineur)

Traduction : « La légèreté

Humeur : aérienne, brillante et enjouée.

Caractéristiques :

Courses chromatiques rapides et délicates et jeu de doigts léger

Phrasé gracieux, agilité extrême

Exige un contrôle exceptionnel du toucher et du poignet

Défis : Clarté du doigté, régularité du chromatisme, légèreté sans précipitation.

L’une des études les plus appréciées de Liszt, elle met en valeur une virtuosité éthérée et exige une technique flottante et sans effort.

3. « Un sospiro » (no 3 en ré bémol majeur)

Traduction : « Un soupir

Humeur : romantique, lyrique et transcendante.

Caractéristiques :

Accompagnement arpégé continu

La mélodie alterne d’une main à l’autre, ce qui exige une coordination entre les mains.

Riche palette harmonique avec des textures flottantes

Défis : Voix en croisant les mains, legato fluide, équilibre et contrôle de la tonalité.

« Un sospiro » est sans doute la plus célèbre des trois, admirée pour sa grande beauté et son jeu délicat entre les mains.

🧠 Importance musicale et technique :

Ces études allient virtuosité et expression poétique, reflétant la maturité du style de Liszt à la fin des années 1840.

Elles ont servi de pont entre les études poétiques de Chopin et l’écriture pianistique plus transcendante de Liszt.

Idéales pour les pianistes qui travaillent en vue d’un répertoire de concert avancé et qui souhaitent explorer le pianisme romantique, la couleur et la finesse technique.

Caractéristiques de la musique

Les Trois Études de concert, S.144 de Franz Liszt forment un ensemble unifié mais contrasté de pièces de caractère qui allient sophistication technique et expressivité romantique. Bien que chaque étude soit une déclaration musicale complète, elles partagent des caractéristiques musicales et idiomatiques communes qui font de ce recueil une contribution cohérente à la fois à la littérature pianistique de concert et à la littérature pédagogique.

🎼 CARACTÉRISTIQUES MUSICALES DU RECUEIL

Trois études de concert, S.144 (1845-1849)

1. Lyrisme virtuose

Contrairement aux études purement mécaniques (par exemple, celles de Czerny), les pièces de Liszt de la série S.144 sont des études poétiques – elles développent la technique par le biais du contenu expressif. Chaque dispositif technique est au service de l’expressivité musicale :

Des arpèges de grande envergure sont utilisés pour générer des lignes mélodiques étendues.

Les passages rapides sont intégrés à un phrasé lyrique ou dramatique.

La virtuosité met en valeur l’humeur, et pas seulement la brillance.

2. Caractère programmatique et titres poétiques

Chaque étude porte un titre (Il lamento, La leggierezza, Un sospiro) qui reflète son objectif expressif. Les études sont plutôt des poèmes pour piano, chacune évoquant :

le chagrin et la nostalgie (Il lamento)

Légèreté et grâce (La leggierezza)

Le soupir et la transcendance (Un sospiro)

Le choix des titres italiens par Liszt souligne également leur sensibilité opératique et émotionnelle.

3. L’unité thématique par le contraste

Bien que chaque étude soit distincte par sa tonalité, sa texture et sa technique, elles sont unifiées par :

Des gestes lyriques et dramatiques similaires.

Une structure commune : des formes en un seul mouvement (souvent A-B-A ou ternaire), avec un point culminant vers la fin.

Un langage harmonique romantique : chromatisme, modulations et dissonances expressives.

L’ensemble crée un arc émotionnel naturel – de la tristesse à la beauté rédemptrice en passant par l’espièglerie.

4. Utilisation avancée de la texture et de la pédale

Liszt explore un large éventail de textures pianistiques :

Il lamento et Un sospiro utilisent des accords brisés et des sonorités superposées.

La leggierezza utilise une articulation légère et détachée et des voix intérieures rapides.

Les études requièrent un usage magistral de la pédale pour :

mélanger les harmonies (en particulier dans Un sospiro)

mettre en valeur les lignes mélodiques sur les arpèges

Soutenir des phrases de grande envergure

5. Techniques de main croisée et d’indépendance de la main

Liszt exploite la chorégraphie spatiale :

Un sospiro est célèbre pour son jeu à mains croisées, la mélodie sautant d’une main à l’autre à travers des arpèges fluides.

Il lamento et La leggierezza requièrent une délicate indépendance d’expression entre les doigts intérieurs et extérieurs.

Ces éléments techniques sont autant visuels et théâtraux que musicaux.

6. Langage harmonique romantique

Liszt utilise :

des modulations chromatiques et des changements enharmoniques

des dissonances non résolues pour créer une tension émotionnelle

Des accords étendus (en particulier des 9e et 11e) pour approfondir la sonorité.

L’exploration harmonique dans ces études anticipe les œuvres tardives de Liszt et préfigure même l’impressionnisme.

7. Liberté du rythme et du rubato

Les études favorisent la souplesse du phrasé, le rubato et l’expressivité :

Il lamento et Un sospiro exigent une liberté lyrique, avec des flux et des reflux.

La leggierezza, bien que rapide, exige un rubato gracieux à l’intérieur de la pulsation.

Liszt traite le rythme de manière expressive et non rigide.

🎯 Résumé des principales caractéristiques musicales

Caractéristique Description

Style Romantisme poétique, virtuosité de concert
Forme Forme ternaire libre ou en arche (A-B-A, avec coda)
Harmonie Chromatisme, modulation enharmonique, sonorités riches
Texture Arpèges, mélodies superposées, main croisée, pédale colorée
Technique Dextérité des doigts avancée, vocalisation lyrique, indépendance des mains croisées
Caractère Émotionnel, expressif et pittoresque (triste, enjoué, transcendant)

Ces études représentent Liszt à un tournant – de la bravoure juvénile à la transcendance poétique. Elles font autant appel à l’imagination et à l’expression qu’aux prouesses techniques.

Analyse, Tutoriel, Interprétation & Points importants à jouer

Voici une analyse complète de Trois études de concert, S.144 de Franz Liszt, qui couvre l’analyse, le tutoriel, l’interprétation et les conseils d’exécution pour chaque pièce :

🎵 1. « Il lamento » en la majeur

🔍 Analyse :
Forme : Ternaire (A-B-A’ avec une coda)

Structure clé : A♭ majeur → Do mineur → Modulations → A♭ majeur.

Matériau motivique : Construit sur des figures de soupirs descendants, des voix intérieures chromatiques et des suspensions harmoniques expressives.

Humeur : élégiaque, nostalgique et intensément lyrique.

Harmonie : Riche en chromatisme, modulation enharmonique, accords napolitains et de sixte augmentée.

🎹 Tutorial & Technical Focus :
Voix : Contrôle de la mélodie au sein de textures denses (en particulier entre les voix supérieures et intermédiaires).

Phrasé legato : Utiliser la technique du chevauchement des doigts et un mélange subtil des pédales.

Arpèges : Accords brisés exécutés en douceur sur de grandes distances (nécessite la flexibilité de la main et la rotation de l’avant-bras).

Pédalage : La demi-pédale ou la pédale syncopée est nécessaire pour éviter le flou dans les passages chromatiques.

Interprétation :
Pensez-y comme un soliloque romantique – ne précipitez jamais le phrasé.

Utiliser le rubato pour respirer et façonner les lignes, en particulier lors des montées en puissance.

Souligner les contrastes entre les sections (de la complainte à l’espoir).

⭐ Conseils d’interprétation :
Façonner la dynamique comme un récitatif vocal.

Équilibrer soigneusement les voix intérieures sans laisser la texture s’embrouiller.

Pratiquer la mélodie séparément pour renforcer son phrasé au-dessus de l’accompagnement.

🎵 2. « La leggierezza » en fa mineur

🔍 Analyse :
Forme : Ternaire modifié avec des transitions de type cadence.

Structure de la clé : Fa mineur → A♭ majeur → F mineur.

Texture : Courses chromatiques rapides, figures staccato, accords brisés légers.

Humeur : Elfe, mercuriale, espiègle, mais gracieuse.

Harmonie : Utilisation de couleurs diminuées et de tons entiers, en particulier dans la cadence étincelante.

🎹 Tutoriel et technique :
Technique chromatique au doigt : Gammes légères et rapides avec substitution de doigts et articulation précise.

Contrôle du staccato : Nécessite un mouvement élastique du poignet et une pression minimale des doigts.

Cadence : Il faut être libre tout en étant conscient du rythme ; pratiquer les mains séparément, puis accélérer progressivement.

Ornementation : Les notes de grâce et les mordants rapides doivent être élégants et non précipités.

Interprétation :
Imaginez une danse de fée – jouez avec une touche ludique et délicate.

Varier l’articulation pour obtenir des nuances musicales.

Laisser les silences et les pauses ajouter au charme.

⭐ Conseils d’interprétation :
Gardez vos poignets et vos doigts détendus – la tension tue l’agilité.

Utilisez le groupement rythmique lorsque vous pratiquez des lignes chromatiques rapides.

Jouez-le pianissimo lorsque vous le pouvez – cela renforce le sentiment de légèreté et de contrôle.

🎵 3. « Un sospiro » en D♭ majeur

🔍 Analyse :
Forme : Ternaire (A-B-A’ + coda)

Texture : Arpèges fluides avec mélodie passée entre les mains.

Structure de la clé : Ré♭ majeur → C♯ mineur → Ré♭ majeur.

Humeur : transcendante, tendre, soupirs romantiques.

Harmonie : Hautement chromatique, utilisant des décalages enharmoniques et des couleurs harmoniques impressionnistes.

🎹 Tutoriel & Focus technique :
Technique des mains croisées : Croisement en douceur sans perturber le phrasé ; la mélodie doit toujours chanter.

Arpèges : réguliers, liés et rythmiquement stables (nécessitent une rotation contrôlée du poignet et l’équilibre du bras)

Pédalage : Utiliser des pédales superposées et syncopées pour maintenir le legato et soutenir les harmonies sans brouiller la mélodie.

Contrôle de la mélodie : Doit émerger de façon transparente, malgré les changements fréquents de main.

Interprétation :
Pensez à la mélodie comme à une voix unique qui flotte sur des vagues – les mains peuvent changer, mais la ligne doit rester continue.

Le tempo doit s’écouler comme un soupir – en poussant doucement et en se détendant.

Conseils d’exécution :
Pratiquez les arpèges lentement en prêtant attention à l’harmonisation.

Apprenez la mélodie seule, puis ajoutez l’accompagnement plus tard.

S’asseoir un peu plus haut que d’habitude pour faciliter les mouvements croisés des mains.

Utilisez la pédale una corda dans les passages doux pour contrôler la couleur.

🧠 Philosophie générale d’interprétation pour l’ensemble :
Chaque étude a une identité propre :

Il lamento = triste et expressif

La leggierezza = éclat ludique

Un sospiro = transcendance lyrique

Malgré les exigences techniques, l’expressivité règne en maître.

Considérez-les comme des poèmes miniatures, chacun avec son propre arc dramatique.

📝 Stratégie de pratique :
Isoler les voix : Pratiquer la mélodie et l’accompagnement séparément.

Les mains séparément : Particulièrement dans les sections à mains croisées ou les passages chromatiques.

Maîtrise du tempo lent : Garder la musicalité intacte même à vitesse lente.

Enregistrez-vous : Écoutez votre voix, votre rubato et la clarté de vos pédales.

Entraînement mental : Visualisez le mouvement des mains et le son loin du piano.

Histoire

Les Trois études de concert, S.144 de Franz Liszt, composées entre 1845 et 1849, ont vu le jour à une période charnière de la vie du compositeur, tant sur le plan artistique que personnel. Liszt, virtuose flamboyant des années 1830 et du début des années 1840, commence alors à se transformer en un artiste plus introspectif et spirituel. Après s’être largement retiré de la scène publique au milieu des années 1840, Liszt se concentre sur la composition, l’enseignement et le raffinement artistique. Les Trois études de concert sont nées dans ce climat de changement et de maturité créative.

Bien que ces études soient appelées « études de concert » – une étiquette qui suggère une virtuosité éblouissante – elles sont plus que des chefs-d’œuvre. Elles révèlent le désir de Liszt de créer des œuvres qui allient la virtuosité technique à une profonde expression poétique. En fait, elles marquent une nette évolution par rapport à ses études antérieures chargées de feux d’artifice, comme les Études transcendantales des années 1830. Les Trois études de concert ne sont pas axées sur la puissance pour elle-même, mais plutôt sur la profondeur expressive canalisée par un pianisme raffiné.

Chaque étude de la série a été conçue avec un fort caractère poétique, comme le soulignent leurs titres italiens : Il lamento (La complainte), La leggierezza (La légèreté) et Un sospiro (Un soupir). Ces titres ont probablement été ajoutés plus tard – peut-être par Liszt lui-même ou par les éditeurs – mais ils reflètent le monde émotionnel que Liszt explorait : la tristesse, la grâce et la transcendance. Le langage émotionnel de ces pièces s’aligne étroitement sur la fascination romantique pour l’humeur, la couleur et les états intérieurs de l’être, plutôt que sur l’affichage extérieur.

Historiquement, ces œuvres ont probablement été composées à Weimar, où Liszt a entamé son long mandat de maître de chapelle en 1848. Son poste lui a donné le temps et les ressources nécessaires pour s’adonner sérieusement à la composition. Il commençait également à rassembler autour de lui un groupe d’élèves qui allaient devenir le noyau de ce que l’on appelle sa « classe de maître ». Ces études font partie des nombreuses œuvres qu’il a écrites dans un but à la fois pédagogique et concertant – un double objectif qui deviendra la marque de fabrique de la production de Liszt à l’âge mûr.

Notamment, Un sospiro est devenue la plus célèbre des trois, fréquemment jouée pour sa texture magique et sa technique innovante de main croisée. Cependant, les trois œuvres ont été admirées en leur temps pour leur mélange d’exigence technique et de nuances expressives. En ce sens, elles représentent un changement philosophique dans le concept même de l’étude – d’un exercice mécanique à une œuvre d’art.

Ainsi, les Trois études de concert reflètent un moment où Liszt, n’ayant plus besoin de prouver ses capacités au clavier, a mis sa formidable technique au service de la beauté, de l’introspection et de la vérité émotionnelle. Ces pièces, modestes en nombre mais riches en substance, illustrent la transformation de Liszt le virtuose en Liszt le compositeur visionnaire.

Impacts et influences

Les Trois études de concert, S.144 – Il lamento, La leggierezza et Un sospiro – de Franz Liszt ont eu un impact profond et durable sur l’évolution de la musique pour piano. Ces œuvres ont contribué à redéfinir la façon dont les compositeurs, les pianistes et le public comprenaient la fonction et le potentiel de l’étude. Voici une exploration ciblée de leur impact et de leurs influences :

🎹 1. Réimaginer l’étude en tant qu’art poétique

Avant Liszt, la plupart des études (par exemple, Czerny, Clementi) étaient conçues principalement pour le développement technique. Liszt a redéfini le genre avec la S.144 en combinant la maîtrise technique avec la profondeur émotionnelle et le contenu lyrique. Ses études sont devenues des œuvres de concert, destinées non seulement à la salle de répétition mais aussi à la scène.

Impact :

Il a élevé l’étude au rang de forme légitime de musique de concert expressive.

Il a incité les compositeurs ultérieurs à imprégner les études d’ambiance, de couleur et de narration.

🎼 2. Influence sur les compositeurs romantiques et post-romantiques

Le langage harmonique de Liszt, ses innovations pianistiques et la liberté structurelle de la S.144 ont influencé de nombreux compositeurs importants :

Claude Debussy a été attiré par l’harmonie coloriste et les effets de pédale de Liszt (en particulier dans Un sospiro).

Maurice Ravel admirait la façon dont Liszt traitait la texture et l’atmosphère.

Alexandre Scriabine s’est inspiré du chromatisme et de la résonance spirituelle de Liszt, en particulier dans des œuvres émotionnellement intenses comme Il lamento.

Sergei Rachmaninoff a suivi le modèle de Liszt en écrivant des études chargées d’émotion qui allient virtuosité et lyrisme profond (Études-Tableaux).

Impact :

A inspiré les impressionnistes français et les mystiques russes.

A jeté les bases de l’idée de « poème sonore pour piano », influençant non seulement les études mais aussi les préludes et les fantaisies.

🎹 3. Impact pédagogique

Ces études sont devenues un répertoire essentiel pour les pianistes sérieux, fonctionnant comme :

Des études techniques avancées sur l’harmonisation, l’arpégation et le jeu à la main croisée.

Études du rubato, de la nuance dynamique et du contrôle de la couleur.

Impact :

Fait partie intégrante de la pédagogie du piano du niveau intermédiaire avancé au niveau avancé.

Introduction de techniques raffinées (par exemple, le chromatisme expressif, la mélodie flottante) que les pianistes doivent maîtriser.

🎶 4. Innovations dans la technique et la texture du piano

Liszt a inauguré dans ces études plusieurs techniques qui sont devenues la norme dans l’écriture pianistique du romantisme et du XXe siècle :

La mise en forme de la mélodie à la main croisée dans Un sospiro, anticipant les textures de Ravel et de Godowsky.

La figuration chromatique et rapide de La leggierezza, reprise plus tard par Scriabine et Debussy.

Mouvement expressif de la voix intérieure dans Il lamento, qui devient un modèle de dramatisation des lignes mélodiques internes.

Impact :

A ouvert de nouvelles possibilités dans la sonorité du piano et les textures superposées.

A fait progresser l’utilisation de la pédale et de l’harmonisation en tant qu’outils expressifs.

🌍 Héritage culturel et artistique

Les Trois études de concert de Liszt ont contribué à :

Cimenter son rôle non seulement en tant que virtuose, mais aussi en tant que compositeur-philosophe – un visionnaire qui recherchait une profondeur spirituelle et poétique dans la musique.

Encourager une génération de compositeurs et d’interprètes à s’intéresser à la musique qui exige à la fois des prouesses techniques et une grande maturité d’interprétation.

En résumé, les Trois études de concert, S.144 ont eu une influence considérable :

Elles ont redéfini l’étude en tant qu’œuvre de concert.

Elles ont ouvert la voie à de nouvelles possibilités expressives et techniques.

Elles sont devenues des modèles d’écriture pianistique romantique pour des générations de compositeurs et d’interprètes.

Elles continuent de façonner la manière dont les pianistes étudient, interprètent et comprennent le potentiel expressif du piano aujourd’hui.

Pièce populaire/livre de collection à l’époque ?

Oui, les Trois études de concert, S.144 de Liszt ont joui d’une popularité et d’une influence considérables peu après leur publication au milieu du XIXe siècle, en particulier parmi les pianistes avancés et les étudiants du répertoire romantique. Bien qu’elles ne fassent pas immédiatement sensation comme les œuvres plus éblouissantes de Liszt, telles que les Études transcendantales, les Trois études de concert ont été reconnues pour leur beauté poétique raffinée, leur profondeur expressive et leur innovation pianistique – et elles ont largement circulé sous forme imprimée.

Popularité et ventes de partitions

Les études ont été publiées en 1849 et ont été rapidement adoptées par les pianistes professionnels et les amateurs sérieux.

Liszt était déjà l’un des musiciens les plus célèbres d’Europe, et son nom garantissait l’intérêt commercial de ses publications.

Ces études s’inscrivent dans le cadre du « boom de la littérature pour piano » du XIXe siècle, lorsque des éditeurs (comme Breitkopf & Härtel, Schott ou Kistner) produisent de grandes quantités de musique pour piano afin de répondre à la demande des conservatoires et des salons nationaux.

La nature plus lyrique et intime de ces études – en particulier Un sospiro – les a rendues plus accessibles au public amateur cultivé, ce qui a accru leur popularité et leurs ventes.

🎶 Popularité de l’interprétation

Un sospiro est rapidement devenu l’une des œuvres favorites des programmes de récitals, en raison de sa technique unique de mains croisées et de son atmosphère éthérée. C’est toujours l’une des œuvres courtes de Liszt les plus jouées.

La leggierezza, avec sa brillance délicate, a particulièrement plu aux pianistes qui voulaient mettre en valeur leur toucher et leur agilité sans faire preuve d’une bravoure débordante.

Il lamento, bien que légèrement plus introspectif, a séduit ceux qui appréciaient la profondeur émotionnelle et les nuances harmoniques.

🎼 L’attrait pédagogique

Parce que ces études combinent défis techniques et substance musicale, elles étaient souvent recommandées par les professeurs de piano, en particulier dans les conservatoires comme ceux de Paris, de Leipzig et, plus tard, de Vienne.

À la fin du XIXe siècle, elles sont devenues partie intégrante du répertoire standard d’études avancées, aux côtés d’œuvres de Chopin et, plus tard, de Scriabine.

📈 Résumé de la réception à l’époque :

✅ Bien accueillies par les pianistes pour leur caractère lyrique et expressif.

✅ Les partitions se vendent régulièrement, surtout dans la classe moyenne cultivée.

✅ Un sospiro a gagné rapidement en popularité dans les concerts.

Leur succès artistique a renforcé la réputation de Liszt en tant que virtuose, mais aussi en tant que compositeur poétique et profond.

Episodes et anecdotes

Voici quelques épisodes et anecdotes fascinants concernant les Trois études de concert, S.144 de Franz Liszt – un ensemble qui, bien que compact dans sa forme, est riche en histoire, en inspiration poétique et en légende pianistique.

🎭 1. Les titres italiens : Pas à l’origine de Liszt ?

Bien que les études soient connues sous le nom de :

Il lamento (« La complainte »)

La leggierezza (« La légèreté »)

Un sospiro (« Un soupir »)

…on pense que ces titres n’ont pas été attribués par Liszt lui-même, du moins pas au moment de la composition. Ils ont probablement été ajoutés par des rédacteurs ou des éditeurs, peut-être pour rendre les œuvres plus évocatrices et plus commercialisables – une pratique courante à l’époque romantique. Quoi qu’il en soit, les titres sont appropriés et sont devenus inséparables de l’identité de la musique.

🎹 2. L’illusion d’optique d’Un sospiro

L’étude la plus célèbre, Un sospiro, utilise le jeu à mains croisées de telle sorte que la mélodie « flotte » au-dessus d’un accompagnement arpégé. Vu du public, le croisement fréquent des mains donne l’impression d’un mouvement élégant, digne d’un ballet, comme si le pianiste faisait surgir la musique de nulle part.

Cette chorégraphie physique est devenue l’un des effets visuels préférés de Liszt, qui exploitait souvent la gestuelle à des fins théâtrales et émotionnelles.

📜 3. Une étude inspirée par la souffrance ?

Il lamento (La complainte) a peut-être été inspirée par un chagrin personnel ou spirituel – peut-être la mort du père de Liszt en 1827, ou la propre crise existentielle de Liszt dans les années 1840, lorsqu’il a commencé à se retirer de la scène. Bien qu’il s’agisse d’une hypothèse, le riche chromatisme de l’étude et ses phrases soupirantes suggèrent un profond sentiment de deuil et de transformation émotionnelle.

🎼 4. La leggierezza a failli ne pas survivre

Pendant un certain temps, La leggierezza a été éclipsée par Un sospiro en termes de popularité et presque oubliée. Cependant, le XXe siècle a suscité un regain d’intérêt grâce à des pianistes comme Cziffra et Horowitz, qui ont mis l’accent sur son éclat et son esprit. Ses ornements complexes et ses lignes délicates sont aujourd’hui considérés comme un exemple précoce de la virtuosité « au toucher de plume » de Liszt.

🧠 5. L’héritage pédagogique de Liszt : Les études comme outils d’expression

Liszt ne s’est pas contenté de composer ces études, il les a enseignées. Dans le cadre de ses légendaires cours de maître à Weimar, il utilisait des pièces telles que les Trois études de concert pour guider les étudiants au-delà de la technique et vers la narration artistique. Il insistait sur le fait qu’Un sospiro ne devait pas sembler difficile, mais plutôt couler naturellement, comme la respiration.

📽️ 6. Cinéma et culture populaire

Un sospiro a été utilisé dans divers films, documentaires et partitions de ballet, notamment pour des scènes de romance, de désir ou de réflexion. Son caractère hypnotique et son élégance intemporelle en font un instrument de prédilection pour les scènes à forte résonance émotionnelle.

Il est même apparu dans les anime modernes, les films d’art et la culture du piano sur YouTube, souvent comme un symbole de goût raffiné ou d’expression spirituelle.

💬 7. Commentaires de grands pianistes

Claudio Arrau a qualifié Un sospiro d’« étude de la transcendance ».

Vladimir Horowitz a interprété La leggierezza avec une rapidité éblouissante, mais a également souligné sa « dangereuse légèreté » – laissant entendre qu’elle est plus difficile qu’elle n’en a l’air.

Compositions, suites et recueils similaires

Voici plusieurs suites, recueils et compositions individuelles dont l’esprit, le style ou le but sont similaires aux Trois études de concert, S.144 de Franz Liszt. Ces œuvres allient brillance technique et profondeur expressive, tout comme la série de Liszt. Elles vont des études romantiques aux pièces de concert poétiques, avec des objectifs et un art comparables.

🎼 Par Liszt lui-même

1. Études transcendantales, S.139

Ces études sont plus expansives et virtuoses que la S.144, mais plusieurs d’entre elles (par exemple Harmonies du soir, Ricordanza) partagent le côté poétique et lyrique que l’on retrouve dans Un sospiro ou Il lamento.

Montre une technique extrême associée à une peinture d’ambiance.

2. Grandes Études de Paganini, S.141

Études virtuoses basées sur les caprices pour violon de Paganini.

Partagez la bravoure et la magie des mains croisées de La leggierezza.

3. Années de pèlerinage, en particulier Deuxième année : Italie, S.161
Ces suites inspirées par les voyages (par exemple, Sposalizio, Sonnets de Pétrarque) explorent l’écriture profondément lyrique et expressive pour piano solo.

Idéal si vous admirez Un sospiro pour ses qualités spirituelles et poétiques.

🎹 D’autres compositeurs romantiques

4. Chopin – Études, Op. 10 & Op. 25

Comme les études de Liszt, elles allient poésie et technique.

Par exemple, l’opus 10 n° 3 (lyrique comme Il lamento) ou l’opus 25 n° 1 (texture arpégée comme Un sospiro).

5. Stephen Heller – 25 Études, Op. 45

Plus accessible, mais pleine de charme romantique et d’intention poétique.

Heller a été l’un des premiers à associer la technique à un véritable caractère et au lyrisme dans les études.

6. Alexandre Scriabine – Études, opus 8 et opus 42

Très expressives, souvent riches sur le plan harmonique et intenses sur le plan émotionnel, comme Il lamento.

Scriabine a été profondément influencé par le chromatisme et la texture pianistique de Liszt.

7. Claude Debussy – Études (1915)

Un style beaucoup plus tardif, mais qui transforme les défis techniques en expériences musicales.

Particulièrement pertinent si vous êtes intéressé par la couleur, les effets de pédale et l’humeur.

🌌 Pièces de concert poétiques, sans études

8. Rachmaninov – Études-Tableaux, op. 33 & op. 39

Il s’agit de poèmes sonores sous forme d’études, qui reprennent le modèle de Liszt.

Évoquez des ambiances, des paysages ou des images avec un pianisme puissant.

9. Charles-Valentin Alkan – Études dans les tons mineurs, op. 39

Monumentales et dramatiques, souvent spirituellement intenses.

La no 2 : En rythme molossique ou la no 12 : Le Festin d’Ésope montrent comment les études peuvent être épiques.

10. Mily Balakirev – Islamey : Fantaisie orientale

Une pièce de concert avec de l’exotisme, de la virtuosité et un caractère expressif – un peu comme une rhapsodie ou une étude lisztienne.

✨ Résumé : Collections similaires à explorer

Compositeur Œuvre/collection similaire à (S.144)

Liszt Études transcendantales, S.139 Contre-partie plus large et plus virtuose
Chopin Études, Op. 10 & 25 Lyrisme romantique + technique
Scriabine Études, Op. 8 & 42 Intensité harmonique/spirituelle
Debussy Études (1915) Transformation impressionniste des études
Rachmaninov Études-Tableaux, Op. 33 & 39 Études programmatiques avec virtuosité
Heller Études, op. 45 Accessibles mais poétiques
Alkan Études, Op. 39 Études romantiques monumentales
Balakirev Islamey Caractère éblouissant et exotisme

(Cet article est généré par ChatGPT. Et ce n’est qu’un document de référence pour découvrir des musiques que vous ne connaissez pas encore.)

Best Classical Recordings
on YouTube

Best Classical Recordings
on Spotify

Jean-Michel Serres Apfel Café Apfelsaft Cinema Music QR Codes Centre Français 2024.

Mémoires sur Étude en douze exercices, S.136 de Franz Liszt, information, analyse et interprétations

Vue d’ensemble

Les Études en douze exercices, S.136 (1826) de Franz Liszt sont une œuvre formatrice dans l’évolution de l’étude pour piano et un jalon important dans le développement de Liszt en tant que compositeur et virtuose. Voici un aperçu de son contexte, de son contenu et de son importance :

🎼 Vue d’ensemble : Études en douze exercices, S.136 (1826)

Compositeur : Franz Liszt
Année de composition : 1826 (publié en 1826 à Vienne)
Numéro de catalogue : S.136
Âge du compositeur : 15 ans
Nombre de pièces : 12 études
Dédicace : Carl Czerny (professeur de Liszt)

🧠 Contexte et but

Cette première série d’études a été composée lorsque Liszt était un adolescent prodige sous la tutelle de Carl Czerny, lui-même élève de Beethoven et maître pédagogue.

Les Études en douze exercices sont des études techniques, modelées sur les exercices de Czerny, avec des objectifs pédagogiques clairs : entraîner l’agilité, l’indépendance des doigts et la coordination technique de base.

Ce ne sont pas encore les études lisztiennes matures et éblouissantes que l’on associe à des œuvres comme les Études transcendantales ou les Grandes Études.

Cependant, elles préfigurent la virtuosité, l’audace harmonique et l’intérêt de Liszt pour la transformation thématique.

🎹 Caractéristiques musicales

Aspect technique : motifs de base avec les doigts, passages, accords brisés, gammes, notes répétées, etc.

Style : Influence classique évidente (en particulier de Czerny et du début de Beethoven), mais avec des indices de la voix personnelle de Liszt qui émergent.

Tonalité : Généralement conventionnelle, souvent diatonique, enracinée dans l’harmonie classique.

Structure : Courte et concise ; les études ne sont pas des « pièces de concert » mais plutôt didactiques.

🔁 Évolution de l’œuvre

Liszt a retravaillé cette série à deux reprises :

1837 – Douze Grandes Études, S.137

Ces études ont été massivement remaniées et élargies, exigeant une virtuosité extrême.

La plupart des pianistes de l’époque les considéraient comme pratiquement injouables.

1851 – Études transcendantes, S.139

La version finale, une condensation et un raffinement de la version de 1837.

Il s’agit d’études de concert de la maturité, chacune portant un titre programmatique (par exemple, « Mazeppa “, ” Feux follets »).

Représente Liszt à l’apogée de son innovation pianistique.

🎯 Pourquoi la S.136 est toujours d’actualité

Offre un aperçu de la formation initiale de Liszt et de la façon dont il a assimilé le langage technique de Czerny.

C’est un exemple rare de Liszt dans sa phase « étudiant compositeur », avant que sa pleine identité artistique ne prenne forme.

Les étudiants et les spécialistes les étudient pour retracer l’évolution de son style pianistique et la transformation du matériel technique en art.

Caractéristiques de la musique

Les Études en douze exercices, S.136 de Franz Liszt (1826), sont musicalement modestes mais importantes pour jeter les bases de son style virtuose ultérieur. Composées alors que Liszt n’avait que 15 ans, ces pièces sont essentiellement des études inspirées des travaux pédagogiques de Carl Czerny, et leurs caractéristiques musicales reflètent à la fois leur objectif didactique et les premiers signes de la voix créatrice de Liszt.

🎼 Caractéristiques musicales du recueil (S.136)

1. Objectif et fonctionnalité

Les études sont destinées au développement technique plutôt qu’au concert.

Elles ciblent des techniques digitales spécifiques, visant la dextérité, la régularité et la force.

Chaque étude se concentre sur un défi mécanique particulier, comme les gammes, les arpèges, les accords brisés, les notes répétées ou l’indépendance des mains.

2. Forme et structure

Généralement courtes et sectionnelles, avec des formes binaires ou ternaires claires.

Les phrases sont construites en périodes équilibrées de style classique (souvent 4 ou 8 mesures).

Il y a peu de développement thématique – l’accent est mis sur la figuration plutôt que sur la transformation des motifs.

3. Tonalité et harmonie

La tonalité est conventionnelle et diatonique, utilisant des gammes majeures et mineures simples.

Les progressions d’accords sont prévisibles et classiques, avec des relations tonique-dominante de base.

Quelques chromatismes et modulations précoces apparaissent, laissant entrevoir la future liberté harmonique de Liszt.

4. Texture et figuration

Les textures sont essentiellement homophoniques, avec des passages à la main droite sur un accompagnement à la main gauche.

Les textures varient entre

des passages scalaires courants

Motifs d’accords brisés

Accompagnements de type Alberti

Supports d’accords simples

Certaines études font allusion à l’indépendance contrapuntique à deux mains, une compétence que Liszt maîtrisera plus tard.

5. L’écriture mélodique

Les mélodies sont souvent implicites plutôt que lyriques, intégrées dans des motifs techniques.

Certaines études offrent des indices thématiques précoces, mais le matériel est généralement léger et construit sur des fragments de gammes ou des arpèges.

6. Virtuosité

Selon les critères ultérieurs de Liszt, ces études ne sont pas virtuoses.

Cependant, pour un compositeur de 15 ans, elles sont techniquement sophistiquées et précurseurs de son futur éclat.

On y trouve les signes rudimentaires des gestes lisztiens ultérieurs : grands sauts, répétitions rapides de notes et dynamisme rythmique.

7. Influences stylistiques

Forte influence de Czerny, tant dans la forme que dans le contenu.

Échos occasionnels des débuts de Beethoven et de Hummel, en particulier dans la cadence harmonique et le phrasé.

Plus conservatrice et retenue que même les premières fantaisies et transcriptions publiées par Liszt.

🧩 Caractéristiques générales de la suite

Bien que Liszt n’ait pas attribué de titres programmatiques ou d’arc narratif, les études peuvent être considérées comme une suite progressive :

Les études 1 à 6 se concentrent sur la technique de base des doigts et le mouvement scalaire.

Les études 7 à 9 explorent les accords brisés, les textures arpégées et les mouvements plus amples des mains.

Les études 10-12 commencent à faire preuve d’une plus grande ambition en matière de rythme, de texture et de variété harmonique.

🔍 Résumé

Catégorie Caractéristiques

Objectif Pédagogique ; études techniques fondamentales
Tonalité Classique, diatonique, principalement majeure/mineure
Texture Homophonique, avec des suggestions polyphoniques occasionnelles
Virtuosité Légère à modérée ; pas d’études de concert
Forme Binaire/ternaire ; phrasé classique
Influences Czerny, Beethoven à ses débuts, Hummel
Traits lisztiens Signes précurseurs : arpèges, octaves brisées, courses scalaires

Analyse, tutoriel, interprétation et points importants à jouer

Voici un guide complet couvrant l’analyse, le tutoriel, l’interprétation et les conseils d’exécution au piano pour chacune des douze études des Études en douze exercices, S.136 de Franz Liszt.

🎼 Études en douze exercices, S.136 – Guide complet

Objectif général de l’ensemble :
Servir d’exercices techniques de base

Introduire les aspects clés de l’indépendance des doigts, de l’articulation et du mouvement.

Structure pédagogique du début du 19e siècle, influencée par Czerny

Étude no 1 en do majeur

Focus : Mouvement de la main droite à cinq doigts et en forme de gamme
Forme : Ternaire (A-B-A), phrasé direct
Conseils d’apprentissage :

Pratiquez des motifs lents et legato à cinq doigts.

Travaillez la précision de l’articulation des doigts et évitez d’abuser du poids du bras.
Interprétation :

Gardez un ton régulier et net.

Façonnez chaque phrase musicalement, tout en restant concentré sur la technique.

🎹 Étude No. 2 en la mineur

Focus : Accords brisés et figuration mélodique
Forme : Forme à deux voix avec répétition rythmique
Tutorial Tips :

Isoler les arpèges de la main droite et s’entraîner à la régularité.

L’accompagnement en accords de la main gauche doit être doux et contrôlé.
Interprétation :

Mettez l’accent sur la qualité chantante de la mélodie cachée dans la figuration.

Maintenir le phrasé sur la répétition du motif.

🎹 Étude n° 3 en mi majeur

Focus : Gammes et arpèges rapides en doubles croches.
Forme : Binaire avec matériel contrasté
Tutorial Tips :

Utiliser des groupes rythmiques pour la pratique (par exemple, par 3 ou 4).

Appliquer une légère rotation du poignet dans les motifs ascendants/descendants.
Interprétation :

Les lignes fluides doivent être lyriques et ininterrompues.

De légères montées dynamiques aident à façonner les longues phrases.

🎹 Étude n° 4 en do dièse mineur

Focus : Chromatisme et agilité des doigts
Forme : Binaire avec contraste central
Tutorial Tips :

Doigté de la gamme chromatique : éviter les tensions en gardant des doigts souples.

Pratiquez lentement, en augmentant progressivement le tempo.
Interprétation :

Faites ressortir le contraste entre les passages chromatiques et diatoniques.

Utiliser un rubato subtil pour renforcer l’effet dramatique.

🎹 Étude n° 5 en si bémol majeur

Focus : Notes répétées et précision du staccato.
Forme : En forme de marche, avec une clarté rythmique
Tutorial Tips :

Utilisez le staccato des doigts sans raidir le poignet.

Pratiquez les accents sur différents temps pour stabiliser le rythme.
Interprétation :

Garder un caractère enjoué ou de marche.

Utiliser la dynamique pour contraster le phrasé.

🎹 Étude n° 6 en sol mineur

Focus : Déplacement d’octave et contrastes rythmiques
Forme : Dramatique avec une section centrale syncopée
Tutorial Tips :

Pratiquez les mains séparément pour gérer les sauts.

Utiliser le mouvement des bras pour des déplacements d’octave plus larges.
Interprétation :

Mettre l’accent sur l’élan rythmique et la syncope.

Transmettre un caractère plus sombre et plus dramatique.

🎹 Étude No. 7 en Ré Majeur

Focus : Arpèges à deux mains
Forme : Texture arpégée fluide
Conseils :

Coordonnez les croisements de mains et maintenez des transitions fluides.

Décomposer les grands arpèges en zones de position des mains.
Interprétation :

Maintenir une sonorité fluide, semblable à celle d’une harpe.

Mettre l’accent sur la résonance et le contrôle de la pédale.

🎹 Étude No. 8 en fa dièse mineur

Thème : Sixièmes et tierces brisées
Forme : Structure ABA
Tutorial Tips :

Pratiquez les intervalles lentement pour développer la forme et la précision de la main.

Utilisez la substitution des doigts pour un legato fluide.
Interprétation :

Visez une mélancolie lyrique ; laissez les voix intérieures chanter.

Utilisez subtilement la pédale pour mélanger les voix.

🎹 Étude n° 9 en mi majeur

Focus : Sauts larges et agilité de la main droite
Forme : Figuration virtuose sur des notes stables à gauche
Tutorial Tips :

Utiliser la rotation du poignet pour les sauts rapides.

Gardez le rythme de la basse gauche stable et non intrusif.
Interprétation :

Donnez à la MD un caractère « étincelant ».

Phraser la MD comme une mélodie légère et tourbillonnante.

🎹 Étude no 10 en do mineur

Focus : Alternance rapide d’accords et contrôle des doigts
Forme : Binaire, structure compacte
Conseils :

Pratiquez les accords bloqués lentement, puis introduisez le rythme.

Développez la force des doigts 3-4-5 pour la clarté des accords intérieurs.
Interprétation :

Créez une ambiance orageuse et intense.

Utiliser les accents et la dynamique pour sculpter les phrases.

🎹 Étude No. 11 en la bémol majeur

Focus : Courses de la main droite et formes lyriques
Forme : Fluide, presque improvisatoire
Conseils :

Pratiquer la main droite séparément pour façonner les traits musicaux.

Jouez avec un poignet léger et élevé pour plus de brillance.
Interprétation :

Laissez les lignes mélodiques se déployer gracieusement à partir de la texture.

Envisagez d’ajouter du rubato pour mettre en valeur le flair romantique.

🎹 Étude no 12 en fa mineur

Focus : Coordination et construction de la tension
Forme : Plus vaste, préfigure le style ultérieur de Liszt.
Tutorial Tips :

Pratiquez par sections, en vous concentrant sur les passages difficiles isolés.

Alignez les fioritures à droite avec les harmonies à gauche.
Interprétation :

Transmettez le drame et l’intensité – il s’agit de l’œuvre la plus mature de la série.

Façonnez le point culminant avec soin ; évitez de vous précipiter.

Conclusion : Points importants de l’interprétation

L’articulation est essentielle : Chaque étude développe le toucher-légato, le staccato, le phrasé brisé.

Équilibrer les mains : La main droite domine souvent avec la figuration, mais la main gauche doit toujours soutenir musicalement.

Régularité > Vitesse : La précision et la régularité du ton sont plus importantes à ce stade.

Façonner les phrases : Même les études simples doivent avoir un phrasé et une dynamique musicaux.

Pédalez avec parcimonie : Il s’agit d’œuvres du début du romantisme – utilisez la pédale pour donner de la couleur, pas pour couvrir les erreurs.

Observez la forme : Identifiez la structure pour mieux rythmer et respirer dans les études plus longues.

Histoire

Les Études en douze exercices, S.136, occupent une place unique dans le parcours artistique de Franz Liszt : il ne s’agit pas de chefs-d’œuvre éblouissants comme ses études ultérieures, mais plutôt d’études sérieuses, composées pendant son adolescence, qui préfigurent le génie technique et expressif qu’il deviendra.

Liszt a écrit ce recueil vers 1826, alors qu’il n’avait que 15 ans et qu’il étudiait à Paris sous la tutelle de Carl Czerny, élève de Beethoven et célèbre pédagogue. L’influence de Czerny se fait fortement sentir dans ces œuvres : elles sont profondément ancrées dans la tradition pédagogique, mettant l’accent sur la dextérité, l’indépendance des doigts et la technique fondamentale. Cependant, elles laissent également entrevoir la personnalité naissante de Liszt, avec notamment des croisements de mains audacieux, un chromatisme subtil et des textures ambitieuses.

À l’époque, Liszt s’efforçait non seulement de maîtriser le piano, mais aussi d’être reconnu comme un compositeur sérieux. Comme beaucoup de jeunes virtuoses du début du XIXe siècle, il commença par écrire des études – non pas de simples exercices, mais des pièces qui entraîneraient à la fois les mains et l’imagination. Les Études en douze exercices constituent son premier ensemble complet d’études et, bien qu’elles n’aient pas été largement publiées ou jouées de son vivant, elles forment la première couche de ce qui allait devenir une chaîne évolutive d’œuvres de plus en plus complexes.

Liszt a par la suite revisité et transformé ces douze études en des formes plus virtuoses et plus abouties sur le plan artistique. En 1837, il les révise pour en faire les Douze Grandes Études, S.137, qui élargissent considérablement l’étendue, la difficulté et la musicalité des œuvres originales. Puis, en 1851, il en a retravaillé six pour produire les légendaires Études transcendantales, S.139 – des œuvres d’une telle ambition technique et poétique qu’elles demeurent aujourd’hui des pierres angulaires du répertoire de concert.

Les Études en douze exercices, S.136, représentent donc la première étape d’une métamorphose en trois temps. Elles révèlent la technique fondamentale de Liszt et sa maîtrise précoce de la forme, du phrasé et de l’écriture au clavier. Bien que modestes en termes de difficulté et de portée par rapport à ses œuvres ultérieures, elles sont historiquement essentielles : la chrysalide avant le papillon, une fenêtre sur l’esprit juvénile de Liszt, et un témoignage du fait que même un prodige doit commencer par des éléments de base.

Pièce populaire/livre de collection à l’époque ?

Non, les Études en douze exercices, S.136 de Liszt n’ont pas connu une grande popularité ni un grand succès commercial au moment de leur composition ou de leur publication. En fait, ce premier recueil d’études est resté relativement obscur pendant une grande partie du XIXe siècle et a été rapidement éclipsé par les œuvres plus tardives et plus mûres de Liszt.

📜 Contexte historique et réception

Composées en 1826, alors que Liszt n’avait que 15 ans, les Études en douze exercices ont probablement été conçues davantage comme du matériel pédagogique privé que comme des pièces de concert ou commerciales.

Elles n’ont pas été publiées pendant la jeunesse de Liszt dans une édition largement diffusée, et elles n’ont pas circulé autant que les œuvres de son professeur Carl Czerny, qui dominait le répertoire didactique à l’époque.

Les études n’ont pas le flair dramatique et la technique innovante qui ont plus tard rendu Liszt célèbre, et elles ne se sont donc pas distinguées sur le marché concurrentiel des études pour piano, où des compositeurs comme Czerny, Cramer et Hummel s’étaient déjà taillé une réputation.

Il n’existe aucune preuve historique solide que ces études aient été un livre populaire ou une partition à succès dans les années 1820 ou 1830.

Le point de vue de Liszt

Liszt n’est jamais revenu à la promotion ou à la publication de cette première version (S.136) au cours de sa carrière.

Il s’est plutôt attaché à retravailler le matériau pour en faire les Douze Grandes Études (1837) et finalement les Études transcendantales (1851), qui étaient beaucoup plus importantes sur le plan artistique et commercial.

Ces dernières versions sont devenues celles qui sont associées à son héritage et à son génie, en particulier la série S.139, qui a été admirée et interprétée par des pianistes de premier plan comme Hans von Bülow et Ferruccio Busoni.

📉 En résumé

Les études S.136 n’étaient ni populaires, ni largement jouées, ni financièrement réussies à l’époque de leur parution.

Elles n’ont suscité un intérêt rétrospectif qu’en raison de leur rôle de précurseur des études de maturité de Liszt.

Aujourd’hui, elles sont étudiées principalement par les historiens, les érudits et les pianistes qui s’intéressent au développement artistique de Liszt, et non en raison de leur popularité au XIXe siècle.

Episodes et anecdotes

Voici plusieurs épisodes et anecdotes intéressants liés à Études en douze exercices, S.136 de Franz Liszt – une œuvre de jeunesse moins connue mais historiquement fascinante du futur virtuose :

🎹 1. Liszt les a écrites à l’adolescence, mais avec déjà de grandes ambitions

En 1826, à seulement 15 ans, Liszt compose les Études en douze exercices alors qu’il vit encore à Paris et étudie avec Carl Czerny. Bien que Czerny soit connu pour ses exercices techniques fonctionnels, Liszt cherche déjà à élever les études au rang d’art, même à ce jeune âge. Cette ambition définira la suite de sa carrière.

📝 Trivia : Liszt faisait déjà sensation dans les salons à l’époque où il a composé ces études, même s’il se qualifiait encore humblement de « petit compositeur ».

🧠 2. Les études sont un « ancêtre » caché des Études transcendantales

Chaque étude de S.136 correspond exactement en nombre et en tonalité aux Études transcendantales ultérieures, S.139. En d’autres termes :

Étude No. 1 en do majeur (S.136) → devient « Preludio » (S.139)

Étude n° 4 en do♯ mineur → devient « Mazeppa ».

🎭 Trivia : « Mazeppa », l’une des études les plus dramatiques et les plus célèbres de Liszt, a commencé sa vie comme un exercice de base pour les doigts de l’élève dans la S.136. La forme originale est presque méconnaissable à côté de la version finale.

📉 3. Liszt ne les a jamais jouées en public

Contrairement à ses études ultérieures, qui étaient des incontournables des concerts, Liszt n’a jamais inclus les pièces de la S.136 dans son répertoire d’interprétation. Elles étaient probablement considérées comme trop simples – ou pas assez mûres – pour la scène publique.

🎹 Trivia : Lorsque Liszt devint une superstar en tournée dans les années 1830, il avait déjà abandonné la série S.136 pour des pièces plus élaborées et plus expressives.

📚 4. Ils étaient essentiellement « perdus » jusqu’à ce que les éditions modernes les fassent revivre

Parce que Liszt n’a jamais insisté pour qu’elles soient publiées de son vivant, et parce qu’elles ont été éclipsées par des versions ultérieures (S.137 et S.139), les études S.136 sont restées largement inconnues jusqu’au XXe siècle. Elles ne sont devenues intéressantes que pour les musicologues et les pianistes qui retracent l’évolution de Liszt.

📖 Trivia : Aujourd’hui, les éditions critiques telles que la Neue Liszt-Ausgabe les incluent dans leur intégralité, aux côtés des versions révisées, permettant une comparaison côte à côte de son développement compositionnel.

🧬 5. Elles témoignent de l’influence de Czerny, mais laissent entrevoir une rébellion

La plupart des motifs de doigté, des accords brisés et des parcours scalaires ressemblent aux exercices de Czerny, mais Liszt ajoute ici et là des tournures d’harmonie inattendues ou des intervalles dramatiques. Ce sont de petits aperçus de la voix novatrice qui allait plus tard choquer le monde.

🧨 Trivia : Certaines phrases de la S.136 utilisent la modulation enharmonique ou des sauts élargis – des caractéristiques que l’on ne trouve généralement pas dans les études plus conservatrices de Czerny.

🧒 6. Elles étaient destinées en partie à discipliner sa technique

Liszt, même à un jeune âge, était conscient du risque de développer une technique voyante mais inégale. Ces études faisaient probablement partie de son propre entraînement pour stabiliser l’indépendance des doigts et l’équilibre de la main, et non pas seulement pour composer des œuvres tape-à-l’œil.

Trivia : Le père de Liszt, Adam Liszt, qui a géré les débuts de la carrière de Franz, était très soucieux d’une bonne formation technique et encourageait la pratique du style Czerny parallèlement à la composition.

Compositions, combinaisons et collections similaires

Voici plusieurs compositions ou recueils similaires aux Études en douze exercices, S.136 de Franz Liszt – des études techniques précoces ou des œuvres pédagogiques composées par des compositeurs jeunes ou en développement, en particulier celles qui ont été transformées plus tard en œuvres plus matures, tout comme les études de Liszt :

🎹 1. Carl Czerny – L’école de la vélocité, op. 299

Pourquoi c’est similaire : Czerny était le professeur de Liszt, et ce recueil met l’accent sur la vélocité des doigts, l’indépendance et l’articulation – plusieurs des mêmes objectifs que les études S.136 de Liszt.

Trivia : Liszt surpassera plus tard Czerny en termes de profondeur musicale, mais ces exercices ont jeté les bases de sa technique.

🎼 2. Frédéric Chopin – Études, opus 10

Pourquoi c’est similaire : Également écrites par un jeune compositeur d’une vingtaine d’années, les études de l’opus 10 de Chopin allient défi technique et beauté artistique – un modèle que Liszt suivra plus tard dans ses Études transcendantales.

Trivia : Liszt a fait l’éloge des études de Chopin et les a probablement perçues comme un défi pour élever ses propres études initiales.

🧒 3. Felix Mendelssohn – Six préludes et fugues, opus 35

Pourquoi c’est similaire : Composées alors que Mendelssohn était encore adolescent, ces œuvres mêlent la discipline contrapuntique à l’expression romantique – de la même manière que S.136 montre la voix en devenir de Liszt dans une enveloppe classique.

✍️ 4. Franz Liszt – Douze Grandes Études, S.137

Pourquoi c’est similaire : Il s’agit de la révision directe de la S.136 réalisée en 1837. Elle est beaucoup plus difficile et expressive, et comble le fossé entre l’exercice sec et l’étude de concert.

🌟 5. Robert Schumann – Études symphoniques, op. 13

Pourquoi c’est similaire : Bien qu’elles ne soient pas des exercices pour étudiants, ces variations fonctionnent comme des études déguisées, se concentrant sur différentes textures et ambiances. Comme Liszt, Schumann a fait de l’étude une forme poétique et structurelle.

🎻 6. Niccolò Paganini – 24 Caprices, op. 1 (pour violon solo)

Pourquoi c’est similaire : Ce sont des études virtuoses écrites par un jeune Paganini pour repousser les limites techniques. Liszt les admirait et en transcrivit plus tard plusieurs pour le piano, appliquant des idées similaires à l’écriture pour clavier.

🎵 7. Johannes Brahms – Exercices pour piano (51 Übungen et autres)

Pourquoi c’est similaire : Bien qu’écrits plus tard, les exercices pour piano de Brahms sont très systématiques et visent à résoudre des problèmes techniques d’une manière musicalement consciente, un peu comme les études de jeunesse de Liszt.

🎼 8. Sergei Rachmaninoff – Études-Tableaux, Op. 33 & 39

Pourquoi c’est similaire : Bien qu’elles aient été écrites beaucoup plus tard, ces études montrent une version mature de ce que Liszt a laissé entrevoir dans S.136 : la fusion de la technique pianistique avec une imagerie et une expression vives.

(Cet article est généré par ChatGPT. Et ce n’est qu’un document de référence pour découvrir des musiques que vous ne connaissez pas encore.)

Best Classical Recordings
on YouTube

Best Classical Recordings
on Spotify

Jean-Michel Serres Apfel Café Apfelsaft Cinema Music QR Codes Centre Français 2024.

Notes on Listz: Twelve Great Studies S.137 (1839), Information, Analysis and Performances

Overview

Franz Liszt’s “12 Grandes Études,” S.137 is an early and ambitious set of études composed between 1826 and 1837, when Liszt was still in his twenties. These pieces represent his initial large-scale effort to combine technical innovation with musical expressivity, and they laid the groundwork for what would later become his famous Transcendental Études, S.139.

🎼 Overview

✦ Title:
12 Grandes Études, S.137 (original version)

✦ Composer:
Franz Liszt (1811–1886)

✦ Composition Dates:
1826–1837

✦ Dedication:
Unspecified, but they reflect Liszt’s early ambition to push pianistic boundaries.

✦ Later Revisions:
These études were heavily revised into:

Douze Études d’exécution transcendante, S.139 (Transcendental Études, 1852)

Some thematic material also reappears in other works, such as the Paganini Études and Concert Études.

🎹 Musical and Technical Characteristics

Virtuosic ambition: These études are technically demanding and aim to expand pianistic possibilities.

Orchestral thinking: Liszt already begins to “orchestrate” at the piano, writing thick textures and multi-layered passages.

Youthful energy: Though not yet fully mature, the pieces are full of brilliance and drama.

Uneven polish: Some movements (e.g., Études 5 and 10) are more musically satisfying than others, which remain more mechanical.

📚 Importance and Legacy

Transitional Work: These études represent Liszt’s transition from a brilliant pianist-composer into a visionary innovator.

Evolution of Style: Comparing S.137 to the later S.139 allows us to trace how Liszt refined his ideas and focused more on poetic content, not just technical display.

Rarely Performed: Today, S.137 is mostly of historical interest. Pianists and scholars study it to understand Liszt’s development, but it is almost never performed in full due to its unevenness and the superior musical quality of the revised versions.

🎵 Structure (Titles Later Added in S.139)

The études are not titled in S.137, but their numbers correspond loosely to those in the final 1852 version. Here’s a basic map:

Étude No. Later Title in S.139 Remarks

1 Prelude Still in rudimentary form.
2 Molto vivace Less mature than final version.
3 Paysage Early version is more formulaic.
4 Mazeppa Already dramatic, but cruder than S.139.
5 Feux follets Complex but not yet refined.
6 Vision Powerful but dense.
7 Eroica Less lyrical than final.
8 Wilde Jagd Precursor to the famous final version.
9 Ricordanza Romantic, though less poetic.
10 Allegro agitato molto Became Appassionata in the 1838 version.
11 Harmonies du soir Not yet impressionistic.
12 Chasse-Neige Already evokes snowstorm imagery.

📖 Conclusion

The 12 Grandes Études, S.137 are a fascinating document of Liszt’s early genius. While they are rarely performed today, they offer valuable insight into:

His evolving technical philosophy,

His push toward musical narrative,

And his ultimate mastery of the concert étude form.

They are a key stepping stone in the lineage that would culminate in the Transcendental Études, among the greatest achievements in Romantic piano literature.

Characteristics of Music

The 12 Grandes Études, S.137 by Franz Liszt are a formative and ambitious early work that lay the foundation for his later Transcendental Études. As a collection, they exhibit a range of musical characteristics that reveal both Liszt’s youthful virtuosity and his burgeoning compositional vision. While they do not yet form a “suite” in the formal sense, they share common stylistic and pianistic traits that give the set coherence as a cycle of études.

🎵 MUSICAL CHARACTERISTICS OF THE COLLECTION — 12 Grandes Études, S.137

1. Technical Virtuosity Above All

These études were composed to demonstrate and expand the limits of piano technique.

Each piece focuses on specific technical challenges: rapid octaves, double notes, hand crossings, wide leaps, arpeggios, and more.

At this stage, many études are still closer to technical studies than fully integrated tone poems.

2. Symphonic and Orchestral Pianism

Even in this early phase, Liszt seeks to make the piano sound like a full orchestra.

Thick, layered textures, wide dynamic ranges, and pedal effects suggest orchestral sonority.

There is frequent use of tremolos, huge chords, and multivoice writing—hallmarks of his mature style.

3. Romantic Drama and Bold Character

Though less poetic than the later versions, the études contain dramatic contrasts, stormy emotions, and heroic gestures.

Works like Étude No. 4 (Mazeppa) and No. 10 are infused with narrative drama and intense emotional drive.

The style blends Beethovenian rigor with the flamboyant flair of Paganini and Berlioz.

4. Formal Experimentation

Many of the études use loose sonata, ternary (ABA), or fantasia-like structures.

They don’t follow a standardized form like Chopin’s Études; instead, Liszt allows the structure to follow the emotional arc or technical idea.

5. Cyclic Unity & Key Relationships

While not a suite in the Baroque or Classical sense, there is a sense of progression and contrast between the études.

The key scheme is not systematic, but Liszt does show awareness of variety and pacing, alternating lyrical, stormy, and virtuosic pieces.

There is a general flow from youthful exuberance (No. 1–2), through narrative and emotional peaks (No. 4–8), to reflective lyricism and desolation (No. 9–12).

6. Early Romantic Ideals

Deeply infused with Romantic spirit—individual expression, the sublime, nature, and struggle.

Emphasis on gesture and atmosphere sometimes outweighs motivic development.

The études reflect the influence of Beethoven, Weber, and Paganini, whom Liszt admired deeply.

7. Pianistic Imagination, Not Yet Mature

Some études feel dense or overloaded, reflecting Liszt’s youthful desire to impress.

In certain pieces, musical substance is secondary to technical fireworks.

Later revisions (1838 and 1852) would strip away excess and reveal more focused musical intentions.

✦ Summary of Collection Characteristics

Feature Description
Style Virtuosic, dramatic, exploratory
Texture Orchestral, dense, often multi-layered
Form Loose, experimental, often rhapsodic
Harmony Romantic, chromatic, bold modulations
Thematic Content Sometimes underdeveloped, but emotionally charged
Technical Focus Emphasizes velocity, leaps, octaves, arpeggios, and bravura figurations
Tone Colors Explores pedal effects, tremolos, dynamic extremes
Emotional Range Heroic, stormy, lyrical, reflective, even tragic

🌟 Conclusion

The 12 Grandes Études, S.137 are not just exercises—they are an early manifesto of Liszt’s pianistic and artistic vision. They stand as:

A musical laboratory for later masterworks,

A display of bravura and ambition, and

A raw portrait of a Romantic revolutionary pushing against tradition.

Despite their imperfections, they reflect Liszt’s aim to elevate the étude into an art form that fuses poetry, drama, and technical brilliance.

Analysis, Tutoriel, Interpretation & Importants Points to Play

A complete, in-depth guide to Franz Liszt’s 12 Grandes Études, S.137, covering musical analysis, technical tutorials, interpretation insights, and performance tips for the entire cycle. This early set (1826–1837) shows Liszt’s explosive creativity, albeit still developing in structural and poetic refinement compared to the final 1852 Transcendental Études, S.139.

🎼 Franz Liszt – 12 Grandes Études, S.137

Full Analysis, Tutorial, Interpretation & Performance Tips
🔢 General Notes on the Cycle
Date: Composed between 1826–1837 (age 15–26); revised into S.139 in 1852.

Style: Early Romantic, virtuosic, orchestral in texture.

Purpose: Push the boundaries of piano technique and set a foundation for future transcendental works.

Character: Technically brilliant but somewhat dense and underdeveloped in comparison to their later revisions.

Étude No. 1 in C Major

🎵 Analysis:
A brilliant fanfare-like prelude that opens the cycle.

Utilizes arpeggios, octave passages, and bold cadences.

Texture is bright, almost ceremonial.

🎹 Tutorial:
Focus on clarity in broken chords and scalar runs.

Practice even finger distribution in wide-spanning arpeggios.

Use strong wrist rotation to avoid stiffness in octaves.

🎨 Interpretation:
Play with heroic optimism; this is a triumphant call to arms.

Use rubato sparingly; aim for rhythmic steadiness.

Étude No. 2 in A Minor

🎵 Analysis:
Proto-Molto Vivace from S.139.

Full of rapid scales, chord bursts, and leaping gestures.

🎹 Tutorial:
Practice two-hand coordination; both hands are active and wide-ranging.

Use arm weight and rotation for fast repeated chords.

🎨 Interpretation:
Convey youthful turbulence and energy.

Balance aggression with control, avoiding chaos.

Étude No. 3 in F Major

🎵 Analysis:
Gentle, lyrical; early form of Paysage.

Has flowing triplets and serene harmonies.

🎹 Tutorial:
Use soft, relaxed wrists for even triplets.

Keep melody above arpeggios—voicing is essential.

🎨 Interpretation:
Pastoral and contemplative.

Evoke a natural landscape, like meadows or a forest breeze.

Étude No. 4 in D Minor – Mazeppa (proto-version)

🎵 Analysis:
Heavy, dramatic, galloping rhythms mimic the Mazeppa legend (man tied to a wild horse).

Proto version lacks the thematic clarity of S.139 but full of ferocity.

🎹 Tutorial:
Work hands separately on gallop rhythm.

Master control in hand leaps and octave jumps.

🎨 Interpretation:
Play with ruthless propulsion; relentless forward motion.

Narrative-driven — tell the story in your phrasing.

Étude No. 5 in B♭ Major

🎵 Analysis:
Precursor to Feux Follets.

Light, nimble, full of grace notes and chromatic runs.

🎹 Tutorial:
Use light fingertip touch—avoid heavy articulation.

Practice slowly and evenly before speeding up.

🎨 Interpretation:
Think fairy lights, flickering—be elusive, mysterious.

Don’t rush—precision > speed.

Étude No. 6 in G Minor – Vision (proto-version)

🎵 Analysis:
Grave and solemn character.

Chordal writing and low register dominate.

🎹 Tutorial:
Focus on voice leading through heavy textures.

Use arm weight, not finger force, for deep chords.

🎨 Interpretation:
Think cathedral organ or a funeral march.

Use pedal to blend, but avoid mud.

Étude No. 7 in E♭ Major – Eroica (early version)

🎵 Analysis:
Grand, expansive, rhythmic.

Early gestures of Liszt’s heroic style.

🎹 Tutorial:
Control dotted rhythms and martellato chords.

Practice octave runs slowly with accuracy.

🎨 Interpretation:
Play like a Beethovenian triumph—bold and noble.

Watch dynamic shaping to avoid monotony.

Étude No. 8 in C Minor – Wilde Jagd (proto-version)

🎵 Analysis:
Chase-like, with staggering leaps, fast tempo, and chromatic movement.

Energetic but rough in structure.

🎹 Tutorial:
Use compact arm movement for fast jumps.

Control fortissimo bursts—don’t bang.

🎨 Interpretation:
Think wild hunt, nature untamed.

Let the rhythmic drive dominate, but maintain precision.

Étude No. 9 in A♭ Major – Ricordanza (proto-version)

🎵 Analysis:
Highly lyrical and sentimental.

A love letter—melody is king.

🎹 Tutorial:
Master voicing in right hand melody.

Use finger pedaling and subtle rubato.

🎨 Interpretation:
Dreamy, nostalgic; play with poetic gentleness.

Bring out bel canto lines, like a soprano aria.

Étude No. 10 in F Minor – Allegro agitato molto / Appassionata

🎵 Analysis:
Dark, stormy, akin to Chopin’s Revolutionary Étude in character.

Fast repeated chords, stormy descending passages.

🎹 Tutorial:
Practice repeated chords with wrist bounce.

Avoid tension: break sections for relaxed execution.

🎨 Interpretation:
Think tempest, passion, rebellion.

Dynamics and rhythmic intensity are crucial.

Étude No. 11 in D♭ Major – Harmonies du soir (proto-version)

🎵 Analysis:
Impressionistic in color; anticipates Debussy in its lush harmonies.

Long pedal effects, dreamy textures.

🎹 Tutorial:
Work on overlapping pedal technique.

Prioritize voicing chords: melody floats above.

🎨 Interpretation:
Play as if you’re painting with sound—blurred edges, shimmering light.

Evening mood—serene but wistful.

Étude No. 12 in B♭ Minor – Chasse-Neige (proto-version)

🎵 Analysis:
Evocative of a blizzard—rapid repetitions, swirling texture.

One of the most atmospheric in the set.

🎹 Tutorial:
Focus on finger independence and evenness in tremolo textures.

Practice left-hand control—keep the blizzard swirling, not blaring.

🎨 Interpretation:
Suggest despair and desolation beneath the surface energy.

Use color changes, not just dynamics, to evoke shifting weather.

🎯 Final Performance and Study Tips

Choose Your Battles: Some études are musically undercooked. Focus on Nos. 4, 5, 9, 10, and 12 for concert-worthy performance.

Tone Palette: Work on wide dynamic contrasts and pedal control to access Liszt’s orchestral textures.

Physical Efficiency: These pieces demand smart practice: arm weight, rotation, and relaxation are key.

Historical Insight: Play them with an eye toward how Liszt would later refine the same ideas in S.139—look for the germ of transformation.

Romantic Imagination: Go beyond the notes. Each étude should feel like a scene, mood, or story.

History

Certainly. The history of Franz Liszt’s 12 Grandes Études, S.137 is a fascinating window into the evolution of both a young genius and the Romantic piano idiom itself. These études, composed between 1826 and 1837, represent Liszt’s earliest and most ambitious attempt to define himself as a transformative figure in pianism—not merely a performer, but a composer-innovator.

At the time Liszt began writing them, he was still a teenager—just 15 years old—but already recognized as a prodigious talent. He had been a pupil of Carl Czerny and Antonio Salieri, and his early works showed a blend of Classical training and Romantic ambition. However, Liszt was also deeply influenced by the technological advances of the piano and the rising tide of virtuosity that swept through Europe in the 1820s and 30s, particularly through figures like Paganini and Thalberg.

The first iteration of this set was published in 1826 under the title Étude en douze exercices, and though technically demanding, these early versions were more mechanical in character—intended primarily as finger studies. But by the mid-1830s, something changed. Liszt became increasingly enthralled by the expressive and poetic potential of technical display. He began transforming these études into what would become the 12 Grandes Études, expanding their scope, complexity, and musicality. These revised versions, completed around 1837, were no longer mere exercises—they were epic tone poems for the piano, saturated with Romantic ethos and dazzling showmanship.

The 12 Grandes Études (S.137) were published in 1839 and stood as one of the most technically challenging piano works of the day. However, they remained relatively obscure in performance, due in part to their dense textures and raw musical material—brilliant but often unpolished. Even Liszt recognized that they were more a stepping stone than a final product.

By the early 1850s, Liszt—now in his maturity and having undergone a stylistic and spiritual transformation—revisited the set once more. In 1852, he revised them into the celebrated Études d’exécution transcendante, S.139, smoothing out the harmonic rough edges, improving the formal structure, and giving each étude a programmatic title (e.g., Mazeppa, Feux follets, Harmonies du soir). This final version remains one of the pinnacles of piano literature.

Thus, the 12 Grandes Études, S.137, represent a crucial transitional work—a link between the didactic tradition of Czerny and the poetic transcendence of Liszt’s mature style. They are both historical documents and artistic statements, showcasing a young composer grappling with form, expression, and the limits of human technique.

In essence, these études are Liszt’s first architectural sketches of the vast Romantic cathedral he would later build. They reveal a prodigy in motion—still refining, still discovering—but already reshaping the very language of piano music.

Chronology

The chronology of Franz Liszt’s 12 Grandes Études, S.137—tracing their creative evolution, revisions, and historical context:

1826 – Étude en douze exercices (S.136)

At just 15 years old, Liszt composed his first version of these études.

Published as Étude en douze exercices, S.136.

These were purely technical studies, in the tradition of Czerny and Clementi.

Musical content was minimal; the goal was to build finger technique.

1837 – Grandes Études (S.137)

In his early 20s, Liszt undertook a radical revision of the 1826 études.

The 1837 version, titled 12 Grandes Études, S.137, was no longer mere exercises—they became massive, expressive concert pieces.

This version is extremely demanding, often considered unplayable at the time by most pianists.

Some of these works began to hint at programmatic or poetic content (e.g., the embryo of Mazeppa or Ricordanza appears here).

Published in Paris in 1839 by Haslinger.

1852 – Études d’exécution transcendante (S.139)

Liszt revised the études a second time, resulting in the final form most pianists know today.

Now titled Études d’exécution transcendante (Transcendental Études), S.139.

This version streamlined technical excess, clarified textures, and gave each étude a programmatic title and emotional identity.

For example:

No. 4 became Mazeppa

No. 5 became Feux follets

No. 11 became Harmonies du soir

No. 12 became Chasse-neige

This final version reflects Liszt’s mature artistic philosophy—virtuosity in the service of poetry.

Summary Table

Year Version Catalogue Key Characteristics
1826 Étude en douze exercices S.136 Simple, didactic, Czerny-like studies
1837 12 Grandes Études S.137 Virtuosic, dramatic, unpolished concert études
1852 Études d’exécution transcendante S.139 Programmatic, poetic, refined, and musically transcendent

In Context

These études trace Liszt’s development from child prodigy to Romantic visionary.

The Grandes Études (1837) are pivotal—representing the turning point between his early and mature style.

Today, pianists and scholars study S.137 not just for performance, but to understand the evolution of Romantic piano music and Liszt’s personal growth.

Impacts & Influences

The 12 Grandes Études, S.137 by Franz Liszt, though often overshadowed by their final 1852 revision (Transcendental Études, S.139), had profound impacts and influences—both historically and artistically. These works mark a crucial transformation in the role of the piano étude, and their existence signaled a shift in what Romantic music could achieve.

Here is a deep look at their influence and impact:

🎹 1. Transformation of the Étude Genre

Before Liszt, piano études were primarily technical drills (like those of Czerny, Clementi, or Moscheles). The 1837 Grandes Études were revolutionary in that they:

Combined extreme virtuosity with dramatic musical substance.

Paved the way for études to become concert repertoire, not just pedagogical material.

Influenced later composers to treat études as works of art, notably:

Chopin (Études, Opp. 10 & 25 — composed slightly earlier, but Liszt was aware of them).

Scriabin, Rachmaninoff, Debussy, and Ligeti, all of whom wrote poetic études.

🔥 2. Virtuosity Redefined

The 1837 études were considered nearly unplayable at the time. They:

Expanded the technical boundaries of the piano more than anything published before.

Demanded:

Huge leaps

Rapid octave passages

Polyrhythms

Complex hand-crossings

Dynamic control under stress

Inspired a generation of pianists to push technical limits, including:

Sigismond Thalberg

Hans von Bülow

Ferruccio Busoni

🛠️ 3. Bridge Between Youth and Maturity

The 12 Grandes Études reveal Liszt in creative transition.

They display:

His youthful obsession with virtuosity

His evolving poetic voice (some early signs of Mazeppa, Ricordanza, Feux follets already exist here)

They acted as blueprints for his mature works:

Transcendental Études (S.139)

Années de pèlerinage

Sonata in B minor

🎼 4. Harmonic and Structural Innovation

The études show Liszt experimenting with:

Bold chromaticism

Extended harmonic progressions

Form fragmentation and recombination

These traits anticipated later Romantic and even early modernist aesthetics.

The harmonic language here foreshadows Wagner and Scriabin.

📜 5. Historical and Pedagogical Value

Though rarely performed in full due to their complexity, the Grandes Études offer:

A historical document of Liszt’s pianistic vision before refinement.

A source of academic and comparative study with the S.139 version.

Insights into the evolution of Romantic pianism.

🎯 Influence in Summary:

Area Impact

Étude Genre Transformed études into expressive concert works
Pianistic Technique Set a new standard for difficulty and possibility
Compositional Style Bridged classical form with Romantic freedom
Future Composers Influenced Chopin, Scriabin, Rachmaninoff, Debussy
Performance Practice Encouraged pianists to become both technicians and artists

Even though the 12 Grandes Études, S.137 are often considered a precursor to the final Transcendental Études, their raw ambition, emotional intensity, and technical audacity left an indelible mark on Romantic music—and on the very identity of the piano as a solo instrument of unlimited expressive and technical range.

Popular Piece/Book of Collection at That Time?

The 12 Grandes Études, S.137 by Franz Liszt, published in 1839, were not widely popular at the time of their release—not in performance, nor in terms of sheet music sales. In fact, their initial reception was limited, and they were largely considered too difficult and impractical for most pianists of the era. Here’s why:

🎹 1. Extreme Technical Difficulty

At the time of their publication, the Grandes Études were seen as nearly unplayable by most pianists, even professionals.

They demanded unprecedented virtuosity, stamina, and technical control.

As a result, very few performers dared to include them in concert programs.

Liszt himself was likely the only pianist fully capable of performing the entire set as written in 1837.

📖 2. Sheet Music Sales

There is no historical evidence that the original S.137 études were commercially successful in terms of sheet music sales.

The études were more admired by a narrow circle of elite pianists and pedagogues, rather than the wider musical public or amateur market.

Unlike simpler collections by Chopin or Czerny, the Grandes Études were too complex for home use, limiting their sales potential.

🎼 3. Critical Reception and Influence

Though not popular with the general public, the études impressed musical elites and influenced the development of the concert étude.

They were viewed by forward-thinking composers and critics as bold, revolutionary, and even excessive.

However, this admiration did not translate into widespread performance or sales.

🔄 4. Replacement by the 1852 Version

Liszt revised the set in 1852 into the Études d’exécution transcendante (S.139), which became much more popular.

These revised versions:

Were more playable (relatively speaking),

Had poetic titles and clear character,

Had greater structural refinement and musical appeal.

The S.139 version effectively replaced S.137 in concert and publishing catalogs.

Final Thought

The 12 Grandes Études, S.137, were not popular in the conventional sense when first released. But they served a foundational role in Liszt’s artistic development and in the history of piano music. Their true value was architectural, not commercial—laying the groundwork for the more enduring and celebrated Transcendental Études of 1852.

Episodes & Trivia

Here are some fascinating episodes and trivia surrounding Franz Liszt’s 12 Grandes Études, S.137—stories that reveal their significance, mystery, and boldness in Liszt’s early career:

🎩 1. “Unplayable” Even for Virtuosos

When Liszt published the Grandes Études in 1839, even seasoned pianists like Sigismond Thalberg and Charles-Valentin Alkan found them unplayable.

Pianist-conductor Hans von Bülow reportedly said of these works:

“They are not written for ten fingers—but for twenty.”

🎼 2. Liszt Was Likely the Only Person to Perform Them in His Time

It’s quite likely that Liszt was the only pianist in Europe capable of performing the complete S.137 set when they were published.

He used them as part of his blazing concert tours, particularly in Vienna, Paris, and Weimar, but rarely all twelve—they were more of a technical and compositional laboratory than a performance suite.

🖋️ 3. Dedicated to Czerny, the Master Technician

Liszt dedicated the original 1837 version to his teacher Carl Czerny, whom he deeply respected for laying the technical foundation of his pianism.

This shows that despite the radical romanticism and drama of the études, Liszt acknowledged his classical roots in pedagogy.

⚔️ 4. Battle of the Virtuosos: Thalberg vs. Liszt

Around the time Liszt revised and published S.137, he was engaged in a legendary rivalry with Sigismond Thalberg.

Their “duel” at Princess Belgiojoso’s salon in 1837 showcased their contrasting styles:

Thalberg, polished and elegant.

Liszt, thunderous and transcendental.

Some believe the intense virtuosic character of the études was Liszt’s way of out-Thalberging Thalberg.

📚 5. Never Officially Titled Until Later

The 1837 version was simply called Études or Grandes Études—they had no poetic titles.

Liszt added evocative names like Mazeppa, Feux follets, Harmonies du soir, and Chasse-neige only in the 1852 S.139 version, making them more accessible and imaginative to audiences.

🔁 6. From Pedagogy to Poetry

These études represent a unique moment in music history when études ceased to be “school exercises” and became artistic statements.

S.137 can be seen as a “missing link” between Czerny’s didacticism and the emotionally charged concert music Liszt would later champion.

📐 7. Finger-Breakers with Architectural Complexity

Some études from the S.137 set (especially Nos. 4, 5, and 8) are so complex that modern editors still debate their fingerings and practical realization.

For example:

No. 5, a proto-Feux follets, contains leaps and passages with interlocking hands and inhumanly fast chromatic fluttering.

No. 4, the early Mazeppa, uses compound rhythms and massive chords that made editors question Liszt’s sanity.

🎹 8. Influence on Future Etudes

The techniques explored in S.137 later appeared in the études of:

Scriabin (who took Liszt’s textures and extended harmonies even further),

Debussy (in pianistic color),

and even Ligeti (in rhythmic complexity and transcendental effect).

🎵 9. Rarely Performed in Full Today

While the 1852 Transcendental Études are often performed as a cycle, the 1837 Grandes Études are almost never performed in their entirety.

However, individual études are occasionally recorded by pianists like Leslie Howard and Marc-André Hamelin, both of whom have made contributions to reviving S.137 for modern ears.

🌩️ 10. A Young Composer’s Bold Declaration

Liszt was only in his early 20s when he released these études, but they already express his grand ambition:

to expand what was technically and emotionally possible on the piano,

and to set the stage for virtuoso-composer identity that would define the Romantic era.

Similar Compositions / Suits / Collections

Frédéric Chopin’s Études (Opp. 10 and 25)

Composed around the same time as Liszt’s S.137, Chopin’s études are equally revolutionary but take a different path. Where Liszt’s are architectural and stormy, Chopin’s are poetic and refined. They require tremendous technical skill, but their musical depth and economy of gesture stand in contrast to the overt grandeur of Liszt. Chopin essentially redefined the étude as art, which Liszt would echo but with a far more dramatic and symphonic voice.

Charles-Valentin Alkan’s Études in All the Minor Keys, Op. 39

Alkan, a recluse and contemporary of Liszt, composed a set of études that rival—and arguably exceed—Liszt’s S.137 in difficulty and ambition. His set includes a full four-movement symphony and concerto for solo piano, as well as studies of extreme technical complexity and structural depth. These works reflect the same desire to push the boundaries of piano writing and expression.

Carl Czerny’s Technical Studies

As Liszt’s teacher, Czerny laid the groundwork for S.137 through exhaustive technical regimes like The School of Velocity (Op. 299) and The Art of Finger Dexterity (Op. 740). While far less poetic or harmonically adventurous, Czerny’s influence is essential—his mechanical rigor enabled Liszt to later transcend it.

Sigismond Thalberg’s Fantasias and Études

Thalberg was Liszt’s chief rival in the 1830s and 40s. His études and fantasies, such as L’art du chant appliqué au piano, explored lyrical phrasing within a virtuosic context. Though not as harmonically daring as Liszt, Thalberg’s refined pianism and “three-hand illusion” style (melody with both accompaniment parts simultaneously) challenged Liszt to refine his own technique.

Franz Liszt’s Later Works

Liszt eventually revised S.137 into the Transcendental Études, S.139, simplifying and refining their form while adding programmatic titles. Additionally, his Paganini Études, S.140, derived from violin caprices, achieve a similar transcendental level of virtuosity. His 3 Études de concert (S.144) and 2 Études de concert (S.145) also share the demanding textures and poetic ambition of the earlier set.

Rachmaninoff’s Études-Tableaux (Opp. 33 and 39)

These are spiritual successors to Liszt’s vision. Rachmaninoff fuses sheer virtuosity with lush, often brooding expressivity. His études tell stories (as “tableaux”) without titles, as Liszt’s S.137 originally did. Op. 39 in particular is dark and stormy, showing the Romantic lineage in full force.

Alexander Scriabin’s Études (especially Opp. 8 and 42)

Scriabin’s early études reflect the influence of Chopin and Liszt, while his later works transform the étude into something mystical and harmonically radical. The intense emotion and technical extremity of some of his pieces—like Op. 8 No. 12 or Op. 42 No. 5—evoke the transcendental aim of Liszt’s S.137.

Leopold Godowsky’s Studies on Chopin Études

Godowsky took Chopin’s études and reimagined them, layering contrapuntal complexity, left-hand versions, and mind-boggling technical innovations. These studies, written around the turn of the 20th century, continue the Lisztian tradition of transcendental difficulty taken to its absolute extreme.

Claude Debussy’s Douze Études

Though harmonically and stylistically different, Debussy’s études push pianistic color and texture to new places. Like Liszt, Debussy considered the étude not just a technical drill, but a platform for profound musical exploration.

György Ligeti’s Études (Books I–III)

Jumping to the 20th century, Ligeti’s études are often cited as the heir to Liszt’s transcendental legacy. They are rhythmically and technically extreme, and though modern in language, they retain Liszt’s core idea: that the étude can be a vessel for visionary artistry and virtuosity.

Kaikhosru Sorabji’s 100 Transcendental Studies

These works are some of the most massive and difficult ever written for the piano. Inspired by Liszt’s title and spirit, Sorabji’s studies are intellectual, layered, and often of unplayable difficulty, continuing the lineage of transcendental aspiration in music.

In sum, Liszt’s 12 Grandes Études, S.137, did not exist in isolation. They were born from the technical rigor of Czerny and the artistic vision of Chopin, and they inspired future generations—from Alkan and Rachmaninoff to Ligeti and Hamelin—to use the étude as a canvas for both virtuosity and poetry.

(This article was generated by ChatGPT. And it’s just a reference document for discovering music you don’t know yet.)

Best Classical Recordings
on YouTube

Best Classical Recordings
on Spotify

Jean-Michel Serres Apfel Café Music QR Codes Center English 2024.