Johannes Brahms: Notes sur sa vie et ses œuvres

Aperçu

Johannes Brahms est considéré comme l’un des compositeurs les plus importants de l’histoire de la musique. Il est souvent cité, avec Bach et Beethoven, comme l’un des « Trois Grands B » – un trio qui a profondément marqué la tradition de la musique classique allemande .

Voici un aperçu de sa vie, de son œuvre et de son style unique :

1. Vie et personnalité

Brahms est né à Hambourg en 1833 et a passé une grande partie de sa vie professionnelle à Vienne, qui était alors le centre du monde musical.

Humilité et perfectionnisme : Brahms était extrêmement autocritique. Il détruisit nombre de ses premières esquisses car elles ne répondaient pas à ses propres exigences élevées . Il travailla par exemple près de vingt ans à sa première symphonie.

Le lien avec Schumann : Dès le début de sa carrière, il fut salué comme un « génie » par Robert Schumann . Il a entretenu toute sa vie une amitié profonde et complexe sur le plan émotionnel avec l’épouse de Schumann, la pianiste Clara Schumann.

Le traditionaliste : À une époque où des compositeurs comme Wagner et Liszt voulaient révolutionner la musique par le biais de programmes dramatiques, Brahms est resté fidèle aux formes classiques (symphonie, sonate, quatuor).

2. Style musical

de Brahms allie la structure rigoureuse des périodes baroque et classique à la profondeur émotionnelle du romantisme.

« Musique absolue » : Contrairement aux opéras de Wagner, Brahms a écrit une musique qui se suffit à elle- même et qui n’a pas besoin de raconter une histoire extramusicale .

Complexité : Il était un maître du contrepoint ( semblable à Bach) et utilisait des rythmes complexes (tels que des triolets contre des binaires), donnant à sa musique une texture dense, presque « automnale ».

Influences de la musique folklorique : Il adorait la musique folklorique allemande et les rythmes gitans hongrois, ce qui est particulièrement évident dans ses célèbres danses hongroises .

3. Œuvres importantes

Brahms a laissé un héritage formidable dans presque tous les genres, à l’exception de l’opéra.

œuvres orchestrales

4 symphonies, 2 concertos pour piano, concerto pour violon

musique chorale

Un Requiem allemand (son œuvre révélatrice)

musique de chambre

Quintette pour piano en fa mineur, Quintette pour clarinette

musique pour piano

Danses hongroises , intermèdes, sonates pour piano

Musique vocale

Plus de 200 chansons (par exemple la célèbre « Berceuse » )

4. Son héritage

Bien que souvent qualifié de « conservateur » de son vivant, Brahms a ouvert la voie au modernisme . Le compositeur Arnold Schoenberg l’a même surnommé plus tard « Brahms le Progressiste » , tant sa méthode de « variation développée » (la modification constante de petits motifs) a fortement influencé la musique du XXe siècle.

Histoire

L’histoire de Johannes Brahms est celle d’un profond sens du devoir, d’une passion refoulée et d’un respect presque paralysant pour les géants du passé.

Tout a commencé dans les ruelles misérables de Hambourg . Fils d’un musicien de la ville, le jeune Johannes dut jouer du piano dans les tavernes du port dès son plus jeune âge pour compléter les revenus familiaux – une école rude qui forgea son caractère réservé mais chaleureux . Mais son talent était trop grand pour ces bouges, et c’est ainsi que, jeune homme, il partit à la conquête du monde, sa musique toujours à portée de main .

Le tournant décisif survint en 1853 lorsque Brahms, alors âgé de vingt ans, frappa à la porte de Robert et Clara Schumann à Düsseldorf . Robert Schumann fut si impressionné qu’il publia un article célèbre intitulé « Nouvelles Voies », dans lequel il saluait Brahms comme le messie à venir de la musique allemande . Cette notoriété précoce fut à la fois une bénédiction et une malédiction pour Brahms : il se sentait désormais tenu de se montrer à la hauteur de ces immenses attentes.

Peu après, Robert Schumann sombra dans une profonde crise de santé mentale et fut interné dans un hôpital psychiatrique. Durant cette période, Brahms devint le pilier de Clara Schumann . Il prit soin de ses enfants et de ses finances, tandis qu’une idylle naquit entre eux, qui continue d’intriguer les biographes . Bien qu’ils ne se soient jamais mariés après la mort de Robert, Clara demeura sa plus proche confidente et sa critique la plus exigeante jusqu’à la fin de sa vie.

Sa vie artistique fut marquée par « l’ ombre de Beethoven » . Brahms vouait une telle vénération à l’héritage de Beethoven qu’il affirmait entendre constamment « un géant marcher » derrière lui . C’est ce qui l’amena à ne terminer sa première symphonie qu’à l’âge de 43 ans – une œuvre si monumentale qu’elle fut aussitôt surnommée « la Dixième de Beethoven ».

Durant ses dernières années à Vienne, Brahms devint une véritable institution. Avec sa barbe fournie caractéristique et son style vestimentaire plutôt décontracté, il était une figure familière de la ville. Malgré sa fortune, il vivait modestement dans un appartement simple et soutenait secrètement de jeunes talents ou des parents dans le besoin .

Derrière une façade bourgeoise se cachait un homme mélancolique. Avec l’âge, sa musique devint de plus en plus intime et automnale. La mort de Clara Schumann en 1896 le plongea dans un profond désarroi. Un an plus tard , en avril 1897, il s’éteignait à Vienne. Il laissa derrière lui une œuvre qui conciliait la rigueur du classicisme et l’ardeur du romantisme , prouvant qu’il n’était pas nécessaire de renier la tradition pour créer une œuvre entièrement nouvelle.

Histoire chronologique

Le parcours de vie de Johannes Brahms peut être décrit comme une longue et constante ascension qui a débuté dans les ruelles d’Elbgassen à Hambourg et s’est achevée sur l’Olympe musical de Vienne.

Tout a commencé en mai 1833, lorsque Brahms est né dans une famille modeste à Hambourg. Ses premières années ont été marquées par un dur labeur ; dès l’âge de dix ans, il se produisait en public comme pianiste pour subvenir aux besoins de sa famille .

La consécration eut lieu en 1853. Lors d’une tournée de concerts, il rencontra le violoniste Joseph Joachim, qui le présenta à Robert Schumann. L’article enthousiaste de Schumann, « Neue Bahnen » (Nouvelles Voies), propulsa le jeune et timide Brahms sur le devant de la scène musicale. Mais ces années furent également assombries par une tragédie personnelle : après le malaise et la mort de Schumann en 1856, le lien indéfectible qui unissait Brahms à Clara Schumann se renforça.

Dans les années 1860, Brahms commença à affirmer son style personnel. Il s’installa définitivement à Vienne, qui devint sa ville d’adoption. Un deuil profond , la mort de sa mère en 1865, l’inspira à composer l’une de ses œuvres les plus importantes : un Requiem allemand . La création de la version intégrale en 1868 à la cathédrale de Brême le consacra définitivement comme compositeur de renommée internationale.

Malgré ce succès, la pression de la tradition demeurait forte. Ce n’est qu’en 1876, après près de vingt ans d’hésitations et de révisions, qu’il osa publier sa Première Symphonie . La glace était brisée, et au cours des dix années suivantes, jusqu’en 1885, il composa rapidement ses trois autres symphonies, qui font aujourd’hui partie intégrante du répertoire de tout orchestre .

Dans les années 1880 et au début des années 1890 , Brahms jouissait du statut de maître vivant. Il voyageait beaucoup, notamment en Italie et pour ses vacances d’été dans les Alpes, où il composa nombre de ses chefs-d’œuvre tardifs . Sa barbe devint sa marque de fabrique durant cette période, tout comme son goût pour la simplicité des tavernes viennoises.

Vers la fin de sa vie, aux alentours de 1890, il annonça effectivement sa retraite de la composition . Cependant, sa rencontre avec le clarinettiste Richard Mühlfeld l’ inspira de nouveau à créer une série d’œuvres de musique de chambre intimistes, aux accents automnaux.

Le dernier chapitre se referma en 1896, lorsque la mort de Clara Schumann le bouleversa profondément . Sa santé se détériora rapidement et, le 3 avril 1897, Johannes Brahms mourut d’un cancer du foie à Vienne. Il fut inhumé dans une tombe d’honneur au cimetière central de Vienne, à deux pas des sépultures de Beethoven et de Schubert, en présence d’une foule nombreuse.

Style(s), mouvement ( s) et période(s) de la musique

Johannes Brahms est le grand architecte du romantisme classique et tardif. Sa musique était paradoxale à son époque : perçue par beaucoup comme conservatrice et « vieille », elle recelait en réalité l’une des techniques de composition les plus novatrices de toute l’histoire de la musique.

Époque et courant

Brahms fut actif dans la seconde moitié du XIXe siècle. Alors que le monde musical se divisait en deux camps, il se plaça à l’avant-garde du courant « traditionnel » . Il rejeta la musique à programme de Franz Liszt et de Richard Wagner, qui cherchaient à fusionner la musique avec la littérature ou la peinture. Brahms défendit, quant à lui, l’idée d’une musique absolue. Pour lui , la musique n’avait besoin d’aucun récit extérieur ; son sens résidait uniquement dans sa logique et sa forme intrinsèques.

Style : Un pont entre les mondes

Son style peut être décrit comme une synthèse profonde . Il a pris les structures rigoureuses du baroque (telles que la fugue et le contrepoint de Bach) et les formes claires du classicisme (telles que la forme sonate de Beethoven) et les a imprégnées du contenu hautement émotionnel, dense et harmoniquement complexe du romantisme.

Une certaine mélancolie automnale caractérise son style . Ses textures, souvent denses et riches, se distinguent par des rythmes complexes, comme la superposition de motifs à deux et trois mesures . On y retrouve également des éléments de nationalisme, puisqu’il intègre harmonieusement des chants folkloriques allemands et des rythmes hongrois à ses œuvres classiques.

Ancien ou nouveau ? Traditionnel ou radical ?

Brahms était modéré dans la forme, mais radical dans le détail.

Traditionnel : Il s’en tenait rigoureusement aux symphonies, quatuors et sonates, même lorsque ces genres étaient déjà considérés comme démodés. À cet égard, sa musique apparaissait à ses contemporains comme un regard nostalgique sur le passé.

Innovant : Au sein de ces formes anciennes, Brahms a révolutionné la structure. Il a inventé la « variation évolutive » . Cela signifie qu’il ne se contentait pas de répéter des thèmes, mais laissait une œuvre monumentale se développer à partir d’un minuscule motif de trois ou quatre notes seulement , qu’il transformait constamment .

Cette technique était si novatrice qu’elle devint par la suite le fondement du modernisme . Des décennies plus tard, le moderniste radical Arnold Schoenberg écrivit un célèbre essai intitulé « Brahms le progressiste » . Il y reconnaissait que Brahms avait poussé la tonalité à ses limites et ouvert la voie au néoclassicisme et à l’atonalité du XXe siècle .

En résumé, Brahms n’était pas un avant-gardiste des sonorités assourdissantes , mais un maître du renouveau intérieur. Il était le « révolutionnaire conservateur » qui a démontré qu’il faut maîtriser parfaitement l’ancien pour rendre possible le nouveau .

Caractéristiques de la musique

La musique de Johannes Brahms se caractérise par une fascinante combinaison de rigueur mathématique et d’émotion profonde . Maître de l’architecture tonale , ses œuvres s’apparentent souvent à une tapisserie dense où chaque fil a sa signification.

Voici les caractéristiques clés qui rendent son style si distinctif :

1. La variation en développement

C’est peut-être là la caractéristique technique la plus importante de Brahms. Au lieu de simplement répéter un thème ou de l’embellir légèrement, il prenait un minuscule noyau musical — souvent deux ou trois notes seulement — et laissait toute l’œuvre se développer à partir de là. Chaque nouvelle idée est la suite logique de la précédente. Cela rend sa musique extrêmement compacte et intellectuellement dense ; il n’y a pratiquement aucun « remplissage » .

2. Complexité rythmique

Brahms aimait brouiller le tempo de la musique. Il utilisait souvent :

Hemiolas : Un changement de rythme où une mesure à 3/4 donne soudainement l’impression d’être une mesure à 2/4 .

Polyrythmie : le jeu simultané de deux temps contre trois (par exemple, la main droite joue des triolets tandis que la gauche joue des croches). Cela crée une impression de fluidité, souvent d’agitation ou d’urgence , caractéristique de son style.

3. Le timbre « automnal »

de Brahms sont souvent qualifiées d ‘« automnales » ou de « sombres ». Il privilégiait les registres médium et grave. Dans ses œuvres orchestrales, les cors, les altos et les clarinettes occupent souvent une place prépondérante . Son écriture pianistique est massive, avec de nombreux passages amples et des accords pleins dans le registre grave, produisant un son riche, chaleureux, mais parfois lourd.

4. Mélodie et chansons folkloriques

Malgré toute sa complexité , Brahms était un mélodiste de grand talent. Ses thèmes s’inspirent souvent de la musique folklorique allemande ou des rythmes hongrois (le style « tzigane » ). Ces mélodies sont souvent empreintes de mélancolie, de nostalgie et d’une grande musicalité. Elles se caractérisent par de longues phrases qui s’étendent sur plusieurs mesures.

5. Harmonie et contrepoint

Brahms était un fervent admirateur de Johann Sebastian Bach. Il a magistralement intégré des techniques baroques telles que les fugues et les canons à l’univers sonore romantique. Son harmonie, audacieuse , recourt souvent à des changements de tonalité soudains ou à des accords mineurs mélancoliques , tout en restant toujours ancrée dans la tonalité . Il utilise délibérément les dissonances pour créer une tension émotionnelle qui ne se résout souvent qu’après une longue période .

6. La préférence pour la « musique absolue »

Une caractéristique essentielle est l’absence de programmes. Brahms n’a pas composé de poèmes symphoniques sur des paysages ou des héros. Sa musique est « absolue » , c’est-à-dire que sa beauté et sa signification résident uniquement dans les sons , les harmonies et la forme elle-même. Il était convaincu que la pure logique musicale suffisait à exprimer les émotions humaines les plus profondes .

Effets et influences

L’influence de Johannes Brahms a largement dépassé le cadre de ses propres compositions. Il fut non seulement un gardien de la tradition, mais aussi un pionnier des bouleversements radicaux du XXe siècle.

Son œuvre peut être divisée en trois grands domaines d’influence :

1. L’influence sur le monde de la musique contemporaine

Brahms a constitué un contrepoids massif à la « Nouvelle École allemande » qui gravitait autour de Richard Wagner et Franz Liszt.

La rupture esthétique : il a prouvé que les genres classiques (symphonie, quatuor à cordes) étaient loin d’être morts. Grâce à lui, l’idée de musique absolue – c’est-à-dire de musique sans intervention extramusicale – est restée un concept sérieux.

Mécène des jeunes talents, Brahms a usé de son influence à Vienne pour soutenir de jeunes compositeurs . Sans son aide active et ses recommandations auprès des éditeurs, Antonín Dvořák , par exemple , n’aurait jamais connu une telle renommée internationale. Brahms a su déceler le potentiel de la musique folklorique bohémienne dans les œuvres de Dvořák et lui a ouvert la voie.

2. Pionnier du modernisme ( « Brahms le progressiste » )

Brahms a longtemps été considéré comme un compositeur « conservateur ». Cette perception a radicalement changé sous l’influence d’Arnold Schoenberg , le fondateur de la musique dodécaphonique .

Révolution structurelle : Schönberg a analysé les œuvres de Brahms et a montré que sa méthode de « variation progressive » (le changement constant et infime des motifs) était le véritable moteur de la modernité.

Dissolution de la symétrie : Brahms s’affranchissait souvent des mesures régulières et créait des phrases de longueur irrégulière . Cette liberté rythmique et structurelle a profondément influencé les compositeurs de la Seconde École de Vienne.

3. Influence sur les écoles et les genres nationaux

dont Brahms a traité la musique folklorique et sa maîtrise de la forme ont eu un impact dans toute l’Europe :

En Angleterre : des compositeurs tels qu’Edward Elgar et Hubert Parry ont été fortement influencés par le son orchestral de Brahms , ce qui a contribué à la renaissance de la tradition musicale britannique.

En musique de chambre : il a établi des normes en matière de densité et de profondeur pour les petits ensembles. Des compositeurs, jusqu’à Max Reger inclus, se sont directement inspirés du contrepoint complexe de Brahms.

Musique chorale : Avec son « Requiem allemand », il créa une nouvelle forme de musique sacrée affranchie des contraintes liturgiques et plaçant l’humanité et son réconfort au centre. Cette œuvre influença le développement de la musique chorale jusqu’au XXe siècle.

Résumé de la succession

majeure de Brahms réside dans la réconciliation du passé et de l’avenir. Il a enseigné aux générations suivantes qu’il n’est pas nécessaire de transgresser les règles strictes de Bach et de Beethoven pour être moderne, mais plutôt de les enrichir et de les affiner jusqu’à faire émerger une œuvre entièrement nouvelle . Il a rendu la musique « intellectuellement solide » sans en altérer la force émotionnelle.

Activités musicales autres que la composition

1. Le virtuose du piano

Brahms a débuté sa carrière comme pianiste et l’est resté toute sa vie. Dans sa jeunesse, il gagnait sa vie grâce à des tournées de concerts, souvent avec le violoniste Eduard Reményi, puis plus tard avec Joseph Joachim.

Interprète de ses propres œuvres : Il fut le premier à interpréter ses propres concertos pour piano et ses œuvres de musique de chambre. Son jeu était décrit comme puissant, moins axé sur la virtuosité que sur la plénitude orchestrale et la clarté de la structure.

Ambassadeur des classiques : lors de ses récitals de piano, il a défendu les œuvres de Bach, Beethoven et Schumann, contribuant ainsi à maintenir vivante leur héritage dans la conscience collective.

2. Le chef d’orchestre

Brahms était un chef d’orchestre très recherché, tant pour ses propres œuvres orchestrales que pour le grand répertoire classique.

Postes permanents : De 1857 à 1859, il dirige le chœur et l’orchestre de la cour de Detmold. Plus tard , à Vienne, il prend la direction de la Vienna Singakademie (1863-1864 ) et enfin le poste prestigieux de directeur artistique de la Société des Amis de la Musique (1872-1875 ).

Engagements en tant que chef invité : Il a parcouru l’Europe pour interpréter ses symphonies avec les plus grands orchestres de l’époque (comme l’Orchestre de la Cour de Meiningen) . Son style de direction était réputé précis et d’une grande fidélité à la partition.

3. Le chef de chœur

Le travail avec les chœurs fut un thème récurrent tout au long de sa vie. À Hambourg, il fonda le Chœur de femmes en 1859, pour lequel il réalisa non seulement les arrangements musicaux, mais dirigea également les répétitions avec assiduité. Cette expérience pratique de la voix humaine jeta les bases de ses œuvres chorales majeures ultérieures , telles que le « Requiem allemand ».

4. Le musicologue et éditeur

Brahms fut l’un des premiers compositeurs à étudier l’histoire de la musique de manière scientifique. Il possédait une importante collection de manuscrits originaux (dont ceux de Mozart et de Schubert).

Éditions complètes : Il a participé activement aux premières éditions historico-critiques complètes des œuvres de Schumann, Chopin et François Couperin .

Redécouverte de la musique ancienne : Il a exhumé des œuvres oubliées des périodes baroque et Renaissance et les a adaptées à la pratique d’interprétation de son époque, ce qui était très inhabituel pour un compositeur romantique à cette époque .

5. L’éducateur et le mentor

Bien qu’il n’ait jamais occupé de poste de professeur titulaire dans un conservatoire, il a œuvré en coulisses comme un mentor influent . S’il donnait rarement des cours de piano officiels, il examinait les manuscrits de nombreux jeunes compositeurs et leur fournissait des commentaires détaillés, souvent d’une franchise brutale. Sa correspondance révèle un correcteur méticuleux qui accordait une grande importance à la perfection technique.

6. L’avocat et l’expert

Brahms siégeait dans plusieurs comités, dont le jury de la bourse d’État autrichienne . À ce titre, il examinait d’innombrables partitions et décidait de l’attribution du soutien financier à de jeunes artistes . Sa découverte la plus importante dans ce contexte fut Antonín Dvořák , dont il reconnut le talent et qu’il soutint activement auprès des éditeurs et des organisateurs de concerts .

Activités autres que la musique

Loin des partitions et des scènes de concert, Johannes Brahms était un homme aux habitudes très marquées , presque rituelles. Il ne fréquentait pas les salons mondains, mais cherchait le réconfort dans la nature, le silence et une simplicité presque bourgeoise .

Voici ses principales activités en dehors de la musique :

La randonneuse passionnée et amoureuse de la nature

Brahms se disait « amoureux de la nature » . La randonnée n’était pas pour lui un simple loisir , mais une routine essentielle.

Retraite estivale : Il passait la majeure partie de l’année en ville, mais l’été, il était attiré par les montagnes ou les lacs (comme Ischl, Thoune ou Portschach). Là, il passait souvent ses matinées à randonner pendant des heures à travers les forêts .

Lève-tôt : Il se levait généralement vers cinq heures du matin pour profiter de la lumière matinale . Nombre de ses idées musicales ne lui venaient pas au piano, mais au cours de ces longues promenades , au rythme de ses pas.

Le bibliophile cultivé

Brahms bénéficiait d’une éducation impressionnante et possédait une immense bibliothèque privée. Il était un lecteur et un collectionneur de livres passionné .

Littérature et histoire : ses intérêts allaient de la poésie allemande et des classiques (Goethe, Schiller) aux manuels d’histoire et à la littérature contemporaine . Il ne lisait pas seulement pour se divertir, mais étudiait les textes en profondeur .

Collectionneur de manuscrits : outre les livres, il collectionnait avec passion les manuscrits originaux d’autres grands compositeurs, ainsi que des documents historiques. Cette collection était pour lui un véritable refuge .

Le voyageur enthousiaste

Bien qu’il aimât Vienne comme résidence permanente, il fut toujours attiré par les contrées lointaines, notamment l’Italie.

Nostalgie de l’Italie : Il effectua neuf voyages en Italie. Il s’intéressait moins à la vie mondaine qu’à l’architecture, aux beaux-arts et à la lumière méditerranéenne. Il voyageait souvent incognito ou accompagné d’amis proches et prenait plaisir à découvrir les trésors artistiques du Sud en simple touriste.

Le lieu de rencontre de l’auberge

Bien que Brahms fût célibataire et vécût seul, il n’était en aucun cas un ermite. Sa principale activité sociale consistait à fréquenter régulièrement l’auberge.

Sa table de prédilection : à Vienne, il était un habitué du restaurant « Zum roten Igel » (Le Hérisson roux) . Il y retrouvait ses amis pour manger et boire un verre. Il appréciait la cuisine simple et sans prétention et était connu pour être un interlocuteur sociable , quoique parfois sarcastique .

une générosité discrète , il profitait souvent de ses promenades pour distribuer des bonbons aux enfants. Philanthrope en secret, il donnait des sommes considérables à des amis ou des proches dans le besoin , sans jamais s’en vanter .

La vie simple : café et tabac

Deux choses étaient indispensables à sa vie quotidienne : le café fort et les cigares.

Rituel du café : C’était un connaisseur qui préparait lui-même son café avec un soin quasi religieux, généralement très fort .

Fumeur passionné : Brahms était presque toujours vu avec un cigare. Cela faisait partie intégrante de son apparence, au même titre que sa barbe fournie si caractéristique.

En tant que joueur

Lorsqu’on considère Johannes Brahms comme un « musicien », il faut distinguer deux aspects : le pianiste passionné, dont le style de jeu divisait les experts, et l’amateur privé de jeux sociaux et de divertissement, qui trouvait dans la pratique instrumentale un moyen de se détendre face à la dure vie quotidienne de la composition.

Voici un portrait de Brahms dans le rôle du joueur :

1. Le pianiste : la puissance plutôt que l’élégance

Brahms n’était pas un « beau musicien » au sens d’un Frédéric Chopin ou d’un Franz Liszt. C’était un musicien d’orchestre.

Puissance et physicalité : Ses contemporains décrivaient son jeu pianistique comme d’une puissance extraordinaire. Il ne se contentait pas de frapper les touches ; il semblait manier l’instrument comme un orchestre entier. Son jeu se caractérisait par une ligne de basse profonde et riche , et une prédilection pour les larges balayages et les sauts d’octave.

L’esprit prime sur la technique : vers la fin de sa vie, il négligea sa pratique quotidienne , ce qui entraîna parfois une certaine imprécision technique dans son jeu. Mais cela ne le dérangeait guère ; ce qui l’intéressait, c’était le contenu intellectuel. La célèbre pianiste Clara Schumann admirait tout particulièrement sa capacité à rendre la structure d’une œuvre parfaitement transparente.

Le jeune virtuose : Dans sa jeunesse, il était pourtant un technicien hors pair. Lors de ses tournées (par exemple avec le violoniste Reményi ) , il impressionnait le public en transposant de mémoire les œuvres les plus difficiles, comme les sonates de Beethoven, dans d’autres tonalités lorsque le piano sur place était désaccordé.

2. Le joueur au quotidien : cartes et socialisation

Dans sa vie privée, Brahms était un passionné de jeux de société classiques. Pour lui , les jeux étaient le ciment social qui le reliait à son cercle d’amis.

Skat et Tarock : dans les cafés viennois et ses résidences d’été, les jeux de cartes faisaient partie intégrante de son quotidien. Il affectionnait particulièrement le Skat et le Tarock, jeux populaires à Vienne . Il appréciait l’ atmosphère conviviale , la réflexion tactique et les échanges simples avec ses partenaires de jeu.

Victoires et défaites : Brahms était considéré comme un joueur passionné, mais aussi obstiné. Il pouvait être extrêmement concentré lorsqu’il jouait aux cartes, sans jamais perdre son sens de l’ humour . Pour lui, le jeu était l’un des rares moyens de se défaire de son perfectionnisme extrême.

3. Le collectionneur ludique : les soldats de plomb

Un aspect presque touchant de sa personnalité était son affection de toujours pour les soldats de plomb.

Stratégie sur le tapis : Brahms, même à l’âge adulte, possédait une collection de soldats de plomb. On raconte qu’il s’agenouillait sur le sol de son bureau et jouait avec ces figurines, rejouant des batailles ou construisant des formations.

Caractère enfantin : ce côté enjoué contrastait fortement avec son apparence souvent bourrue et revêche . Il témoigne d’une certaine curiosité enfantine et d’une capacité à se plonger totalement dans le jeu – une qualité que l’on retrouve également dans la fantaisie motivique de sa musique.

4. Jouer avec la musique : énigmes et variations

Brahms était aussi un « acteur » dans sa musique – quoique sur un plan hautement intellectuel.

Blagues musicales : Il aimait cacher de petits jeux musicaux ou des citations dans ses œuvres (par exemple le motif « FAE » pour « Free but lonely » ).

Pour lui , le genre de la variation était un formidable jeu de possibilités : « Que puis-je tirer d’autre de ce thème ? » Ce jeu de composition avec des règles et leur transgression artistique était sa véritable raison d’être.

Famille musicale

L’histoire de la famille de Johannes Brahms est celle d’ une ascension sociale et musicale fulgurante. Son talent ne lui est pas tombé du ciel, mais s’enracinait profondément dans la tradition musicale artisanale de ses ancêtres, même s’il fut le seul à atteindre les sommets de la gloire.

Le père : Johann Jakob Brahms

Johann Jakob a été la figure musicale la plus influente de l’enfance de Johannes . C’était un musicien de ville classique, un artisan du son simple et authentique .

Polyvalence : Il maîtrisait plusieurs instruments, notamment la contrebasse et le cor. Il gagnait sa vie dans les salles de danse et les pubs de Hambourg, puis au Théâtre municipal de Hambourg.

Soutien et conflits : Il reconnut très tôt le talent de son fils et lui permit de recevoir une solide éducation. Néanmoins, des frictions apparurent : tandis que le père considérait la musique comme un métier pratique permettant de gagner sa vie, Johannes aspirait aux plus hauts idéaux artistiques . Plus tard , devenu célèbre , Johannes soutint financièrement son père jusqu’à sa mort.

La mère : Johanna Erika Christiane Nissen

Bien qu’elle ne fût pas musicienne au sens professionnel du terme, elle exerça une influence énorme sur l’univers émotionnel du compositeur.

Contexte : Elle avait 17 ans de plus que son mari et était issue d’une famille de la classe moyenne qui avait connu la pauvreté. C’était une femme profondément religieuse et douce.

Un monument musical : sa mort en 1865 a profondément marqué Brahms. De nombreux musicologues considèrent son chagrin comme l’une des principales motivations de la composition de son œuvre chorale la plus célèbre, le « Requiem allemand » .

Les frères et sœurs : Elisabeth et Fritz

Brahms avait deux frères et sœurs dont la vie est restée étroitement liée à la sienne , mais qui vivaient dans l’ombre de sa célébrité.

Fritz Brahms : Il était le frère cadet et devint lui aussi musicien. Il travailla comme professeur de piano à Hambourg. Considéré comme talentueux, il souffrit toute sa vie de la comparaison avec son frère plus célèbre . À Hambourg, on le surnommait avec ironie le « faux Brahms » , ce qui mit à rude épreuve les relations entre les deux frères .

Élisabeth Brahms : Sa sœur aînée menait une vie plutôt recluse . Johannes subvenait à ses besoins tout au long de sa vie et entretenait une correspondance régulière avec elle.

Les « affinités électives » : Les Schumann

On ne peut parler de la famille de Brahms sans mentionner Robert et Clara Schumann . Bien qu’ils n’aient pas de lien de sang, ils formaient sa « famille musicale de cœur » .

Robert Schumann : Il était la figure paternelle et le mentor qui a rendu possible la carrière de Brahms .

Clara Schumann : Elle fut la personne la plus importante dans la vie de Brahms – à la fois mère de substitution, muse, amie la plus proche et amante inaccessible. Il la consultait pour chaque note qu’il composait.

Les enfants Schumann : Brahms était comme un oncle pour les enfants Schumann. Après la mort de Robert, il s’est occupé d’eux avec beaucoup d’attention et est resté très proche d’eux pendant des décennies .

Les ancêtres : artisans et agriculteurs

En remontant plus loin dans la lignée ancestrale , on ne trouve aucun musicien célèbre , mais plutôt des aubergistes, des artisans et des agriculteurs du nord de l’Allemagne. Johannes Brahms était fier de cet héritage de Basse -Saxe . Il pensait que sa ténacité , son assiduité et son pragmatisme — qualités qu’il appréciait également dans sa musique — lui venaient directement de ces ancêtres.

Relations avec les compositeurs

Les relations de Johannes Brahms avec ses contemporains étaient marquées par une loyauté inconditionnelle , de profondes divergences et une franchise quasi légendaire . Il n’était pas du genre à s’adonner à des conversations diplomatiques superficielles ; ses amis devaient supporter son honnêteté impitoyable.

Voici les relations directes les plus importantes avec d’autres compositeurs :

Robert Schumann : Le découvreur et le mentor

La rencontre de 1853 fut un tournant décisif dans la carrière de Brahms . Le jeune et timide Johannes arriva à Düsseldorf à pied . Après un seul récital, Schumann fut tellement bouleversé par le génie de Brahms qu’il le loua dans son article « Neue Bahnen » (Nouvelles Voies) comme celui « appelé à exprimer le plus haut idéal de son temps » . Cette déclaration quasi messianique pesa toute sa vie sur Brahms : il se sentait tenu de ne jamais décevoir la prophétie de Schumann .

Richard Wagner et Franz Liszt : les « ennemis héréditaires »

Brahms était au cœur de ce qu’on a appelé la « controverse musicale » du XIXe siècle.

diamétralement opposés dans le monde musical. Wagner voyait en Brahms un « gardien de la chasteté » musicale, un homme nostalgique ; Brahms, quant à lui , rejetait le gigantisme de Wagner et la fusion de la musique et du théâtre. Leur relation était néanmoins plus complexe : Brahms admirait secrètement le savoir-faire de Wagner et se qualifia un jour de « meilleur wagnérien », car il comprenait les partitions de Wagner mieux que nombre de ses disciples .

Liszt : Lors d’une visite à Weimar, Brahms se serait endormi pendant un concert de Liszt – un affront que l’entourage de ce dernier ne lui pardonna jamais. Brahms abhorrait la « musique du futur » et le culte de la personnalité qui entourait Liszt.

Antonín Dvořák : Le généreux mécène

Il s’agit là d’une des plus belles amitiés de l’histoire de la musique. Lorsque Brahms siégeait au jury de la bourse d’État autrichienne , il découvrit les partitions de Dvořák, alors encore pauvre et inconnu .

Aide active : Brahms le recommanda à son propre éditeur, Simrock, et corrigea même les épreuves de Dvořák pour épargner du travail au jeune homme .

Citations : Brahms a dit un jour de lui : « Ce type a plus d’idées que nous tous réunis. N’importe qui d’autre pourrait bricoler un thème principal avec ses bribes d’idées . » Dvořák est resté profondément reconnaissant envers Brahms toute sa vie.

Johann Strauss (fils) : Admiration mutuelle

Difficile à croire, mais le symphoniste Brahms et le « roi de la valse » , Strauss, étaient de proches amis. Brahms admirait beaucoup la légèreté viennoise.

La célèbre dédicace : Sur l’éventail d’ Adèle, l’épouse de Strauss , Brahms peignit les premières mesures de la valse « Le Beau Danube bleu » et écrivit en dessous : « Malheureusement, ce n’est pas de Johannes Brahms. » ### Giuseppe Verdi : Un respect admirable. Bien qu’ils aient évolué dans des univers radicalement différents (opéra contre symphonie), Brahms vouait un profond respect à l’Italien. À propos du Requiem de Verdi, Brahms déclara : « Seul un génie pouvait composer une telle œuvre. » Verdi, quant à lui, restait assez distant de la musique « savante » du compositeur nord-allemand , tout en reconnaissant l’importance de Brahms .

Piotr Ilitch Tchaïkovski : Une rencontre rafraîchissante

Les deux hommes se rencontrèrent à Leipzig en 1888. Ils s’entendirent bien, mais musicalement, leurs points communs étaient très différents. Tchaïkovski nota dans son journal qu’il trouvait la musique de Brahms « sèche » et « froide », tandis que Brahms se sentait déconcerté par l’exubérance émotionnelle du Russe.

Bruckner et Mahler : les voisins viennois

une distance quasi hostile entre Brahms et Bruckner. Brahms qualifiait ironiquement les symphonies de Bruckner de « serpents symphoniques géants » . La scène musicale viennoise était divisée entre « brahmsiens » et « bruckneriens » ; aucune réconciliation n’eut lieu.

Gustav Mahler : Le jeune Mahler rendit visite au vieux Brahms à Bad Ischl. Bien que leurs univers musicaux fussent très différents, Brahms fut impressionné par la personnalité de Mahler et son talent de chef d’orchestre.

Compositeurs similaires

Les parents spirituels (Les modèles à suivre)

Le jeu de Brahms avait souvent un son « semblable » à celui de ses prédécesseurs car il adaptait avec brio leurs techniques.

Robert Schumann : En tant que mentor, il représente le parallèle le plus évident. L’intimité romantique, le goût pour une musique pour piano poétique et les textures orchestrales denses, souvent empreintes de « terre », les unissent. Si vous appréciez les lieder de Brahms ou ses premières pièces pour piano , Schumann constitue la suite logique.

Ludwig van Beethoven : Du point de vue de la structure et du développement des motifs, Beethoven est le « père » de Brahms. On perçoit notamment dans ses symphonies la même force dramatique et la même volonté de construire un univers entier à partir d’un motif ténu.

Contemporains ayant une « ambiance » similaire

Antonín Dvořák : Bien que la musique de Dvořák sonne souvent plus « folklorique » et ensoleillée, l’architecture de ses symphonies et de sa musique de chambre est fortement influencée par Brahms. Tous deux partagent un goût pour les mélodies riches et une forme classique très rigoureuse.

Heinrich von Herzogenberg : Contemporain et ami proche de Brahms, sa musique ressemble souvent tellement à celle de ce dernier qu’elle en devient presque une copie. Brahms lui-même en était parfois amusé , parfois agacé. Pour les mélomanes en quête d’ une musique plus Brahms que Brahms lui-même, Herzogenberg est un trésor caché.

Les successeurs (la tradition de Brahms au XXe siècle)

Max Reger : Si vous appréciez la complexité et le contrepoint dense de Brahms, Reger représente l’ étape suivante . Il a poussé à l’extrême la technique de « variation développée » de Brahms et la tradition organistique de Bach. Sa musique est souvent encore plus dense et chromatique, tout en conservant la même profondeur.

Edward Elgar : Ce compositeur britannique est souvent surnommé le « Brahms anglais ». Ses symphonies et concertos possèdent ce mélange typiquement brahmsien de splendeur héroïque et d’une mélancolie très intime, presque timide . Une prédilection pour les cuivres graves et les sections de cordes complètes est un autre point commun.

Wilhelm Stenhammar : Le plus important compositeur suédois de cette période a écrit une musique qui s’inscrit pleinement dans la tradition nordique, mais avec la virtuosité technique de Brahms. Sa Deuxième Symphonie est un magnifique exemple de ce « style Brahms nordique » .

Un parent moderne (structurellement)

Arnold Schoenberg (premières œuvres) : Avant d’inventer l’atonalité , Schoenberg composait dans un style romantique tardif profondément influencé par Brahms. Des œuvres telles que « La Nuit transfigurée » ou son Quatuor à cordes n° 1 démontrent comment la richesse motivique de Brahms peut être transposée dans la modernité .

Relations

En tant que musicien, Johannes Brahms était profondément ancré dans le réseau des grands interprètes de son temps. Il ne recherchait pas le contact avec des virtuoses superficiels , mais plutôt avec des musiciens qui , comme lui , privilégiaient l’œuvre à la promotion personnelle. Ses relations avec les solistes et les orchestres étaient souvent des collaborations de toute une vie.

Voici les relations directes les plus importantes qu’il a entretenues avec les musiciens interprètes de son époque :

Joseph Joachim (Le Violoniste)

La relation de Brahms avec Joseph Joachim fut le partenariat artistique le plus important de sa vie . Joachim était le plus grand violoniste de son époque et celui qui ouvrit à Brahms les portes des Schumann .

Conseiller et créateur : Brahms confia à Joachim la quasi-totalité de ses œuvres pour cordes à relire. Joachim lui apporta des conseils techniques pour le célèbre Concerto pour violon op. 77 et en assura la création .

La réconciliation : Après une longue brouille (due à une affaire privée de Joachim), Brahms composa le Double Concerto pour violon et violoncelle afin de restaurer musicalement leur amitié.

Clara Schumann (La pianiste)

Bien qu’elle ait également composé, elle était avant tout la pianiste la plus importante de Brahms. Elle fut la plus importante ambassadrice de sa musique pour piano.

La première autorité : avant de publier une œuvre , Brahms la jouait pour elle ou lui envoyait le manuscrit. Son avis sur la jouabilité et l’effet était pour lui une référence absolue.

Interprète : Elle a interprété ses œuvres à travers l’Europe et a consolidé sa réputation de compositeur important pour piano et musique de chambre.

Richard Mühlfeld (Le Clarinettiste)

Sans ce musicien, les dernières œuvres de Brahms seraient complètement différentes . Après avoir envisagé d’abandonner la composition, Brahms entendit Richard Mühlfeld, clarinettiste de l’orchestre de la cour de Meiningen, jouer en 1891 .

La « Clarinette Müllfeld » : Brahms fut tellement conquis par le son chaleureux et lyrique de Mühlfeld (qu’il surnommait affectueusement « Clarinette Müllfeld ») qu’il composa pour lui le Quintette pour clarinette, le Trio et deux sonates . Ces œuvres figurent aujourd’hui parmi les plus importantes du répertoire pour cet instrument.

Hans von Bülow et la chapelle de la cour de Meiningen

Hans von Bülow fut l’un des chefs d’orchestre les plus importants du XIXe siècle. À l’origine fervent disciple de Wagner, il se convertit ensuite au camp de Brahms avec un zèle quasi religieux .

L’ « Orchestre de Brahms » : Bülow a transformé l’orchestre de la cour de Meiningen en un ensemble d’élite qui a servi de « laboratoire d’expérimentation » à Brahms . C’est là qu’il pouvait répéter et perfectionner sa 4e Symphonie en toute tranquillité avant qu’elle ne soit présentée au monde .

Les « Trois B » : Von Bülow a inventé le célèbre slogan des « Trois B » (Bach, Beethoven, Brahms) et a contribué de manière significative à la canonisation de Brahms comme classique .

Julius Stockhausen (Le Baryton)

Stockhausen était le chanteur le plus important du cercle de Brahms. Il a joué un rôle clé dans la diffusion du lied hors des salons privés et dans les salles de concert publiques .

, Stockhausen a créé des récitals de lieder qui ont établi de nouvelles normes . Il fut le premier à interpréter des cycles complets tels que les Romances de Magelone . Son baryton chaleureux et polyvalent était idéal pour lequel Brahms a composé nombre de ses plus de 200 lieder.

L’Orchestre philharmonique de Vienne et le Musikverein

Vienne était la patrie d’adoption de Brahms, et sa relation avec l’Orchestre philharmonique de Vienne était étroite, bien que parfois assombrie par les intrigues viennoises typiques .

artistique : Brahms a dirigé pendant de nombreuses années les concerts de la Société des Amis de la Musique (au célèbre Musikverein ). L’Orchestre philharmonique y a créé ses Deuxième et Troisième Symphonies. Le style de jeu de l’orchestre a été profondément marqué par l’exigence de précision et de richesse sonore de Brahms .

Relations avec des non-musiciens

Johannes Brahms était un homme qui, malgré sa célébrité, recherchait la simplicité et cultivait des amitiés profondes, souvent durables, avec des personnes qui n’étaient pas musiciens professionnels. Il aimait s’entourer d’intellectuels, de scientifiques et de philanthropes qui stimulaient son esprit vif et son humour parfois pince-sans-rire .

Voici les relations les plus importantes qu’il a entretenues avec des personnes non musiciennes :

Theodor Billroth (Le Chirurgien)

de Brahms avec le chirurgien de renommée mondiale Theodor Billroth fut l’une des plus importantes de sa vie. Billroth était un musicien amateur doué, mais sa véritable importance pour Brahms résidait dans son rôle d’interlocuteur scientifique .

Le premier critique : Brahms envoyait souvent ses manuscrits à Billroth avant même leur publication . Il appréciait le jugement de Billroth en tant que profane cultivé et sa compréhension de la structure logique de la musique.

Échanges scientifiques : Les deux hommes ont eu des discussions approfondies sur les parallèles entre la recherche médicale et la composition musicale. Les « Lettres Billroth » constituent aujourd’hui un document important pour comprendre les méthodes de travail de Brahms .

Max Klinger (le peintre et sculpteur)

Brahms avait une profonde affinité pour les arts visuels, et sa relation avec Max Klinger était caractérisée par une inspiration artistique mutuelle .

Fantaisie de Brahms : Klinger a créé un célèbre cycle graphique intitulé « Fantaisie de Brahms » , dans lequel il a traduit la musique du compositeur en mondes visuels .

Symbolisme : Brahms était fasciné par la capacité de Klinger à dépeindre des thèmes sombres, mythologiques et profonds , qui correspondaient souvent à l’atmosphère automnale et sérieuse de sa propre musique.

Élisabeth von Herzogenberg (La Confidante)

Bien qu’elle fût l’épouse du compositeur Heinrich von Herzogenberg, elle entretenait une relation intellectuelle très particulière avec Brahms. Femme cultivée, elle était une excellente connaisseuse de sa musique.

Correspondance : La correspondance entre Brahms et Elisabeth compte parmi les écrits les plus éclairants sur la musique. Brahms lui confiait ses doutes et acceptait ses critiques souvent acerbes. Elle était pour lui une sorte de « conscience féminine » concernant son œuvre artistique .

Victor Widmann (Le poète et pasteur)

Le pasteur et écrivain suisse Joseph Victor Widmann fut l’un des plus proches compagnons de voyage de Brahms.

Voyages en Italie : Brahms entreprit nombre de ses voyages en Italie, qu’il affectionnait particulièrement, en compagnie de Widmann. Ce dernier se chargeait de l’ aspect culturel ; il expliquait à Brahms l’architecture et la littérature du Sud .

Conseiller littéraire : Widmann tenta à plusieurs reprises de persuader Brahms d’ écrire des livrets d’opéra, mais en vain, en raison du scepticisme de Brahms envers le théâtre musical . Néanmoins, les échanges littéraires entre les deux hommes restèrent une composante essentielle de la vie de Brahms .

Hanslick et les critiques

Bien qu’Eduard Hanslick fût le critique musical le plus influent de Vienne, il entretenait avec Brahms une profonde amitié privée qui dépassait le cadre purement professionnel.

esthétique : Hanslick était le chef de file intellectuel du cercle de Brahms à Vienne. Il a posé les fondements théoriques de la musique de Brahms . Les deux hommes passaient souvent leur temps libre ensemble, à faire de la randonnée et à discuter d’histoire de l’art et de philosophie.

Le « peuple »

Brahms entretenait une relation remarquable avec les personnes qu’il rencontrait au quotidien – aubergistes, domestiques et surtout enfants.

Le philanthrope discret : il soutenait financièrement de nombreux non-musiciens de son entourage, souvent anonymement ou sous prétexte de rembourser d’anciennes dettes. Dans son pub viennois préféré , « Zum roten Igel » (Le Hérisson roux), il n’était pas traité comme « le grand compositeur » , mais comme un client apprécié et simple , ce qu’il appréciait beaucoup.

Genres musicaux

Johannes Brahms était un véritable universaliste de la musique, maîtrisant presque tous les genres de son temps – à une exception notable près : l’opéra. Il fuyait la scène , se concentrant plutôt sur la pureté du son et la profondeur de l’expression.

Voici un aperçu des univers musicaux qu’il a fréquentés :

Musique symphonique et orchestrale

de Brahms à la symphonie fut la réponse à la crise du genre après Beethoven. Il composa quatre symphonies monumentales, considérées comme des sommets de la musique absolue. Outre ses symphonies, il composa d’importants concertos, dont deux concertos pour piano monumentaux, un concerto pour violon et le Double Concerto pour violon et violoncelle. Ces œuvres se caractérisent par la virtuosité du soliste et sa fusion symphonique avec l’orchestre. Il composa également des ouvertures et de célèbres variations orchestrales (par exemple , sur un thème de Haydn).

musique de chambre

Pour de nombreux spécialistes, la musique de chambre est au cœur de son œuvre. Dans des genres tels que le quatuor à cordes, le quintette pour piano et les sonates pour violon, il a su perfectionner sa technique de « variation développée ». Sa musique de chambre est souvent très dense, dialogique et caractérisée par une immense palette d’émotions , allant de la puissance héroïque à la retenue élégiaque . Ses dernières œuvres pour clarinette, en particulier, sont considérées comme le summum de l’intimité en musique de chambre .

Musique vocale et chorale

Brahms fut l’un des plus importants compositeurs de musique chorale de son époque . Son œuvre majeure est le « Requiem allemand » . Contrairement à la messe de Requiem traditionnelle en latin, il s’agit d’une œuvre de consolation pour les endeuillés, basée sur des textes bibliques allemands. Elle allie la polyphonie baroque (fugues) à l’harmonie romantique. De plus, il composa de nombreux motets et chansons profanes , témoignant de son profond attachement à la tradition musicale protestante et au chant populaire.

Le chant artistique

Brahms a laissé plus de 200 lieder pour voix et piano , le plaçant ainsi dans la lignée directe de Schubert et Schumann. Ses lieder s’étendent de mélodies simples, presque folkloriques (comme la célèbre « Berceuse » ) , à des cycles philosophiques d’une grande complexité, tels que les « Quatre Lieder sérieux » , composés peu avant sa mort. Le piano n’y est jamais un simple accompagnateur, mais un partenaire à part entière, offrant une interprétation psychologique de l’atmosphère du texte.

La musique pour piano

Le piano était l’instrument de prédilection de Brahms. Son catalogue d’œuvres débute par de vastes sonates pour piano, quasi orchestrales, composées par un jeune compositeur impétueux et énergique . À l’âge mûr, il se concentre sur les variations (par exemple , sur des thèmes de Haendel ou de Paganini). Ses dernières œuvres pour piano , en revanche, consistent en de courtes pièces méditatives telles que des intermèdes, des capriccios et des rhapsodies, souvent décrites comme ses « journaux intimes » sonores : intimes , mélancoliques et d’une maturité compositionnelle exceptionnelle .

Œuvres importantes pour piano solo

de Johannes Brahms reflètent son évolution artistique : elles débutent avec la force orchestrale d’un jeune génie et s’achèvent dans la mélancolie intime, presque murmurée , d’un homme qui se remémore sa vie .

Voici ses œuvres pour piano solo les plus importantes, divisées selon leurs phases créatives :

1. Les premiers monuments : Les sonates

Dans sa vingtaine, Brahms voulait démontrer que le piano pouvait remplacer un orchestre entier. Ces œuvres sont d’une virtuosité technique extrême, monumentales et empreintes de passion.

Sonate pour piano n° 1 en do majeur (op. 1) : œuvre avec laquelle il se fit connaître des Schumann. Le début rappelle fortement la Sonate « Hammerklavier » de Beethoven et témoigne de son goût pour le monumental.

Sonate pour piano n° 3 en fa mineur (op. 5) : Une œuvre gigantesque en cinq mouvements . Elle est considérée comme le chef- d’œuvre de sa première période et allie une puissance héroïque à une poésie délicate (notamment dans le célèbre « Andante espressivo » ) .

2. L’ âge des variations : la maîtrise logique

Après les sonates, Brahms s’est attaché à explorer un thème jusque dans ses moindres détails. Son génie mathématique, allié à son plaisir de jouer, y est manifeste.

Variations et Fugue sur un thème de Haendel ( Op. 24) : L’une des œuvres de variations les plus importantes de l’histoire de la musique. Elle culmine dans une magnifique fugue finale qui témoigne de la profonde admiration de Brahms pour l’ époque baroque.

Variations sur un thème de Paganini (Op. 35) : Ces deux ouvrages sont réputés pour leur extrême difficulté technique. Brahms lui-même les qualifiait d’ « études » car ils explorent les limites du possible au piano .

3. Les « journaux » de la vieillesse : Les portraits de personnages

Dans les dernières années de sa vie, Brahms a tourné le dos aux formes de grande envergure . Il n’écrivait plus de sonates, mais des pièces courtes et méditatives , qu’il décrivait lui-même comme des « déjeuners de mes chagrins ».

8 Pièces pour piano (Op. 76) : Commence ici la transition vers le style intime avec les Capriccios et les Intermezzi.

Trois Intermezzi (Op. 117) : Ces pièces incarnent à la perfection la mélancolie de Brahms . Le premier Intermezzo, inspiré d’une ballade écossaise, évoque un doux adieu.

Pièces pour piano (Op. 118 et Op. 119) : Ces cycles renferment certaines de ses mélodies les plus célèbres , comme l’Intermezzo en la majeur (Op. 118, n° 2). La musique y est d’une grande densité : chaque note est essentielle et porte une profonde charge émotionnelle.

Un cas particulier : les danses hongroises

Bien qu’il ne s’agisse pas d’œuvres solo « sérieuses » au sens strict, les Danses hongroises ( initialement écrites pour piano à quatre mains , mais également arrangées par lui pour deux mains ) figurent parmi ses créations les plus populaires . Elles témoignent de son amour du folklore et de son talent pour insuffler des rythmes envoûtants et un tempérament fougueux à une forme classique .

Musique de chambre importante

Johannes Brahms est considéré comme le maître incontesté de la musique de chambre de la seconde moitié du XIXe siècle. C’est dans ce cadre intimiste qu’il a pu pleinement développer sa technique de « variation progressive ». Sa musique de chambre se caractérise souvent par un dialogue dense entre les instruments, où aucune partie n’est un simple accompagnement.

Voici ses œuvres les plus importantes, classées par instrumentation :

1. Travaille avec le piano

Brahms était lui-même pianiste ; le piano joue donc un rôle central, souvent presque orchestral, dans sa musique de chambre.

Quintette pour piano en fa mineur (op. 34) : souvent considéré comme le joyau de sa musique de chambre, c’est une œuvre d’une force dramatique et d’une ampleur symphonique . Initialement conçu comme un quintette à cordes, puis remanié en sonate pour deux pianos, il trouve sa forme idéale et d’une puissance exceptionnelle dans l’association du quatuor à cordes et du piano.

Trio pour piano n° 1 en si majeur (op. 8) : Une œuvre fascinante car elle unit deux périodes de sa vie. Brahms l’a composée à l’âge de vingt ans, alors qu’il était un jeune homme fougueux et déterminé , et l’ a profondément remaniée trente-cinq ans plus tard . La version la plus récente , la plus souvent interprétée aujourd’hui, allie l’énergie de la jeunesse à la sagesse de l’âge.

Les Quatuors pour piano (n° 1 en sol mineur et n° 3 en do mineur) : Le Quatuor en sol mineur (op. 25) est célèbre pour son final fougueux , le « Rondo alla Zingarese » (à la hongroise). Le Quatuor en do mineur (op. 60), quant à lui, est l’une de ses œuvres les plus sombres, caractérisée par une gravité presque tragique, souvent liée à son deuil suite à la disparition de Robert et Clara Schumann.

2. Fonctionne pour les chaînes de caractères

Dans les combinaisons d’instruments à cordes pures, Brahms est entré le plus clairement en compétition avec Beethoven.

Les trois quatuors à cordes : Brahms aurait détruit plus de vingt ébauches avant de publier ses deux premiers quatuors (Op. 51) . Ils constituent des exemples parfaits de densité structurale et d’ambition intellectuelle.

Sextuors à cordes n° 1 et 2 : Ces œuvres pour deux violons, deux altos et deux violoncelles comptent parmi les plus belles écrites pour cette formation. Le premier sextuor, en si bémol majeur, est d’une grande douceur et évoque une sérénade, tandis que le second , en sol majeur, est plus mystérieux et renferme dans son premier mouvement un cryptogramme musical évoquant son amour de jeunesse, Agathe von Siebold ( le motif AGAHE).

3. Les œuvres tardives pour clarinette

Vers la fin de sa vie, alors qu’il souhaitait réellement abandonner la composition, le clarinettiste Richard Mühlfeld l’inspira pour un dernier épanouissement de la musique de chambre.

Quintette pour clarinette en si mineur (Op. 115) : Cette œuvre est l’apogée de la période tardive « automnale » de Brahms . Elle est empreinte d’une immense mélancolie et d’une profonde nostalgie. La clarinette y fusionne presque magiquement avec le son des cordes. Elle est considérée comme l’une des œuvres les plus abouties de toute l’histoire de la musique.

Sonates pour clarinette (Op. 120) : Deux chefs-d’œuvre qui explorent les possibilités sonores de la clarinette (ou alternativement de l’alto) dans toute leur chaleur et leur profondeur.

4. Duo de sonates

Brahms a composé des sonates en duo pour presque tous les instruments importants, qui font désormais partie du répertoire standard :

Sonates pour violon : notamment la n° 1 en sol majeur ( « Sonate du chant de pluie » ) et la passionnée n° 3 en ré mineur.

Sonates pour violoncelle : La sonate en mi mineur (op. 38) est un hommage à Bach, tandis que la sonate en fa majeur (op. 99) impressionne par son caractère fougueux, presque moderne.

Musique pour violon et piano

1. Sonate pour violon n° 1 en sol majeur, op. 78 (« Sonate du chant de pluie » )

C’est peut-être sa sonate la plus lyrique et la plus intime. Elle a été composée entre 1878 et 1879 sous le coup d’un deuil personnel (la mort de son filleul Felix Schumann).

L’œuvre est surnommée « Chant de pluie » car Brahms y reprend le thème de sa propre chanson « Chant de pluie » (Op. 59) dans le troisième mouvement. Le motif rythmique de la pluie (croches pointées) traverse toute la pièce comme un fil conducteur.

Caractère : La musique est délicate, mélancolique et d’une beauté presque fragile . Elle évoque un long regard nostalgique sur le passé .

Sonate pour violon n° 2 en la majeur, op. 100 (« Sonate de Thun » )

Brahms a composé cette œuvre durant un été heureux de 1886 au bord du lac de Thoune, en Suisse. Il était alors dans un état d’esprit particulièrement détendu , ce qui s’entend clairement dans la musique .

Caractère : Elle est souvent décrite comme sa sonate la plus « rayonnante » ou la plus « attachante ». Les mélodies s’y déploient avec ampleur et chaleur . Brahms lui-même la qualifiait de « sonate en prévision d’une amie chère » (en référence à la chanteuse Hermine Spies).

Citations : Ici aussi, Brahms a dissimulé des mélodies dans ses lieder, par exemple dans « Wie Melodien zieht es mir » . L’œuvre, plus courte et plus concise que les deux autres, séduit par sa gaieté.

3e Sonate pour violon n° 3 en ré mineur, op. 108

Avec cette sonate (achevée en 1888), Brahms renoue avec un style grandiose et dramatique . C’est la seule de ses sonates pour violon en quatre mouvements ( les autres en comptent trois) et elle est considérablement plus virtuose et énergique.

Caractère : Tandis que les deux premières sonates sont plutôt intimistes et de style chambriste, la sonate en ré mineur possède des dimensions quasi orchestrales. Elle est passionnée, orageuse et caractérisée par une puissance sombre et envoûtante .

Particularité : Le troisième mouvement est un scherzo fantomatique, et le finale est un véritable concentré de virtuosité technique pour les deux instruments.

pièce individuelle importante : Le Scherzo en do mineur
Outre les trois sonates, il existe une autre œuvre importante pour cet ensemble, souvent jouée en bis ou dans le cadre d’un cycle :

Le Scherzo de la FAE : En 1853, le jeune Brahms, avec Robert Schumann et Albert Dietrich, composa une sonate commune pour leur ami Joseph Joachim. Brahms y interpréta le Scherzo.

Signification : La devise de la sonate était « Libre mais solitaire » (FAE), devise de Joachim. La contribution de Brahms est une œuvre rythmique et orageuse d’une puissance remarquable , qui présente déjà toutes les caractéristiques de son style de jeunesse .

Pourquoi ces œuvres sont-elles si spéciales ?

Dans ces duos, Brahms parvient à faire « chanter » le violon, tandis que le piano tisse une riche tapisserie harmonique. Il n’y a pas de hiérarchie dans ses sonates ; les deux instruments se renvoient les thèmes comme dans une conversation intense . Pour les violonistes , la Sonate en sol majeur, en particulier, compte parmi les œuvres les plus exigeantes du répertoire en raison de sa profondeur émotionnelle – non pas par virtuosité, mais par la maturité expressive qu’elle requiert .

Musique pour violoncelle et piano

1. Sonate pour violoncelle n°1 en mi mineur, op. 38

Cette œuvre a été composée entre 1862 et 1865 et résulte directement de l’étude approfondie que Brahms a menée de Johann Sebastian Bach.

Hommage à Bach : le thème principal du premier mouvement est une allusion manifeste à L’Art de la fugue. Le dernier mouvement tout entier est une fugue monumentale où le violoncelle et le piano se livrent à un véritable duel.

Le son : La sonate exploite particulièrement le registre grave et sonore du violoncelle. Il sonne profond, grave et presque un peu fragile .

L’anecdote : lors d’une répétition privée, Brahms joua du piano si fort que le violoncelle était à peine audible . Lorsque le violoncelliste s’en plaignit, Brahms se contenta de grogner : « Quelle chance pour toi ! » Cela montre à quel point il considérait le piano comme un partenaire égal et puissant.

2. Sonate pour violoncelle n° 2 en fa majeur, op. 99

Plus de vingt ans plus tard , durant l’ été doré de 1886 au bord du lac de Thoune, Brahms composa cette œuvre radicalement différente . Elle est dédiée au violoncelliste Robert Hausmann.

Le caractère : Alors que la première sonate était sombre et introspective, la seconde est passionnée, tumultueuse et lumineuse. Techniquement beaucoup plus exigeante, elle exploite toute la tessiture du violoncelle, jusqu’aux registres les plus aigus .

Modernité : Le premier mouvement s’ouvre sur un trémolo au piano, tel un rideau orchestral, derrière lequel le violoncelle surgit un thème héroïque. L’œuvre regorge d’ harmonies audacieuses et de rythmes complexes qui annoncent un avenir lointain.

L’Adagio : Le deuxième mouvement en fa dièse majeur est considéré comme l’un des mouvements les plus beaux et les plus profonds jamais écrits pour le violoncelle .

Un duo remarquable : Le Double Concerto (Chamber Music Spirit)
Bien qu’il s’agisse techniquement d’une œuvre orchestrale, le Double Concerto pour violon et violoncelle en la mineur (Op. 102) doit être mentionné lorsqu’on parle de Brahms et du violoncelle.

Il s’agit essentiellement d’une œuvre de musique de chambre monumentale. La relation entre le violon et le violoncelle est si étroite et dialogique que les deux solistes sonnent souvent comme un seul instrument à huit cordes. Brahms la qualifiait, non sans humour, de sa « dernière folie » , mais elle constitue un témoignage profondément émouvant de sa réconciliation avec son ami Joseph Joachim.

Pourquoi ces sonates sont-elles si importantes ?

finalement affranchi le violoncelle de son rôle d’instrument purement grave . Dans ses sonates, le violoncelliste doit non seulement maintenir une belle cantilène (ligne vocale), mais aussi être capable de rivaliser avec les accords massifs du piano .

La sonate en mi mineur est une œuvre de structure et de tradition.

La sonate en fa majeur est une œuvre de passion et de virtuosité .

Trio(s)/quatuor(s)/quintette(s) pour piano

Dans ces genres, Brahms se révèle comme l’héritier incontesté de Beethoven. Il utilise ici le piano non comme un instrument soliste accompagné, mais comme une fondation orchestrale qui se fond avec les cordes pour former une puissante unité.

Voici les étapes clés de ces trois professions :

1. Le Quintette pour piano en fa mineur, op. 34

Cette œuvre est souvent décrite comme le « nonplusultra » de la musique de chambre du XIXe siècle. C’est une œuvre d’une puissance titanesque et d’une passion sombre .

La recherche de la forme idéale : Brahms a longtemps cherché l’instrumentation parfaite. D’abord un quintette à cordes, puis une sonate pour deux pianos. Ce n’est que sur les conseils de Clara Schumann qu’il a opté pour la formation piano-quatuor à cordes.

Caractère : Ce quintette est d’une énergie explosive. Le premier mouvement se caractérise par une force presque surnaturelle, tandis que le finale s’achève dans un tourbillon époustouflant de rapidité. C’est une musique de chambre d’ une intensité débordante qui exige l’envergure d’un orchestre.

2. Les quatuors pour piano (piano + violon, alto, violoncelle)

Brahms a composé trois œuvres pour cet ensemble, chacune représentant un univers totalement unique :

Quatuor pour piano n° 1 en sol mineur, op. 25 : Célèbre pour son final entraînant, le « Rondo alla Zingarese » , il révèle toute la passion de Brahms pour la musique tzigane hongroise. L’œuvre est si brillante et si réussie qu’Arnold Schoenberg l’ a même orchestrée plus tard pour un grand orchestre.

Quatuor pour piano n° 2 en la majeur, op. 26 : la plus longue œuvre de musique de chambre de Brahms. Plus lyrique et plus ample, elle témoigne de son admiration pour Franz Schubert.

Quatuor pour piano n° 3 en do mineur, op. 60 (« Quatuor Werther » ) : Une œuvre empreinte de crise. Brahms s’inspira du héros tragique de Goethe, Werther. Il écrivit même à son éditeur qu’un homme, un pistolet sur la tempe, pourrait figurer sur la page de titre. L’œuvre est sombre , concise et d’une intensité émotionnelle extrême.

3. Les trios pour piano (piano, violon, violoncelle)

, le premier se distingue particulièrement, car il constitue un rare pont à travers toute sa vie :

Trio pour piano n° 1 en si majeur, op. 8 : Brahms le composa à l’ âge de vingt ans , débordant d’exubérance romantique. Des décennies plus tard , devenu un homme mûr, il le soumit à une révision radicale. Il en simplifia la forme et en élimina les redondances de jeunesse. Il en résulte un hybride unique : la fraîcheur de la jeunesse alliée à la maîtrise de l’âge.

Trio pour piano n° 2 en do majeur, op. 87 : On y retrouve le Brahms « classique ». C’est une œuvre d’une grande clarté, d’une grande solidité, et dont le Scherzo possède une tonalité presque folklorique.

Qu’est-ce qui rend ces œuvres si spéciales ?
Brahms résout le problème d’équilibre. Le piano a tendance à dominer les cordes . Cependant, Brahms compose la partie de piano avec une telle habileté – souvent avec des accords amples et des basses profondes – qu’elle agit comme une caisse de résonance pour les cordes.

Conseil d’écoute : Si vous recherchez une tension dramatique, commencez par le Quintette pour piano en fa mineur. Si vous êtes d’humeur à des rythmes endiablés, le finale du Quatuor pour piano en sol mineur est une introduction idéale.

Quatuor(s) à cordes / sextuor(s) / octet(s)

côté le plus rigoureux et, en même temps, le plus sonore . Alors qu’il était presque paralysé par la vénération pour Beethoven dans le quatuor à cordes , il a trouvé un univers sonore totalement nouveau, chaleureux et presque orchestral dans l’ensemble plus large du sextuor .

Voici les œuvres les plus importantes de ces genres :

1. Les sextuors à cordes (2 violons, 2 altos, 2 violoncelles)

Ces deux sextuors figurent parmi les œuvres les plus populaires de Brahms, car ils possèdent une richesse et une chaleur sonores difficilement atteignables dans le quatuor à cordes.

Sextuor à cordes n° 1 en si bémol majeur, op. 18 : une œuvre d’une fraîcheur et d’une luminosité presque solennelles. Le deuxième mouvement est un célèbre ensemble de variations sur un thème grave, aux accents baroques. C’est l’œuvre idéale pour une première approche de Brahms , car elle est très accessible et d’une grande beauté sonore .

Sextuor à cordes n° 2 en sol majeur, op. 36 : Cette œuvre est plus mystérieuse et d’une grande finesse. Son premier mouvement contient un adieu musical à son amour d’enfance, Agathe von Siebold : les violons jouent la séquence de notes AGAHE (THE n’est pas directement possible musicalement , mais le message était clair). Brahms dira plus tard : « Ici, je me suis libéré de mon dernier amour. »

2. Les quatuors à cordes

Brahms était terrifié par le genre du quatuor à cordes. Il affirmait avoir détruit plus de 20 quatuors avant d’oser publier les deux premiers .

Quatuor à cordes n° 1 en do mineur et n° 2 en la mineur, op. 51 : Ces deux œuvres sont d’une densité et d’une complexité intellectuelle extrêmes. Le quatuor en do mineur, en particulier, témoigne de la lutte acharnée avec l’héritage de Beethoven ; il est dramatique, fragmenté et caractérisé par une énergie presque haletante .

Quatuor à cordes n° 3 en si bémol majeur, op. 67 : Un caractère tout à fait différent . Il est joyeux , presque classique, et évoque l’esprit de Haydn ou de Mozart. Le troisième mouvement est particulièrement saisissant ; l’alto y tient le rôle principal, tandis que les autres instruments restent en sourdine .

3. Le Quintette à cordes (Un chef-d’œuvre)

Bien que vous ayez posé une question sur l’Octuor (que Brahms, soit dit en passant, n’a pas composé – il a laissé ce domaine au jeune Mendelssohn), ses Quintettes à cordes (avec deux altos) sont ses véritables chefs-d’œuvre de la musique de chambre à cordes tardive .

Quintette à cordes n° 2 en sol majeur, op. 111 : Brahms avait initialement prévu de clore sa carrière avec cette œuvre. C’est une pièce d’une vitalité et d’une puissance incroyables. L’ouverture, où le violoncelle lutte contre l’orchestre scintillant des autres cordes , est l’un des moments les plus exaltants de la musique de chambre.

Pourquoi pas une chaîne d’octets ?

Il est caractéristique de Brahms qu’il n’ait pas composé d’octuor à cordes. L’octuor de Felix Mendelssohn Bartholdy était considéré comme si parfait à l’époque (et l’est encore aujourd’hui) que Brahms , perfectionniste dans l’âme , préféra perfectionner l’instrumentation de son sextuor plutôt que de se mesurer directement au coup de génie de Mendelssohn.

En résumé : si vous recherchez un son somptueux, écoutez les sextuors. Si vous voulez voir Brahms « aux prises avec les dieux » , écoutez le Quatuor à cordes en do mineur.

Œuvres orchestrales importantes

de Johannes Brahms est quantitativement assez restreinte, mais qualitativement d’une densité et d’une perfection inégalées. Il attendit l’âge de 43 ans avant de publier sa première symphonie , car il entendait constamment le « géant » Beethoven planer derrière lui .

Voici les grandes étapes de son œuvre orchestrale :

1. Les quatre symphonies

Chacune de ses quatre symphonies possède un caractère tout à fait unique et représente un sommet du genre.

Symphonie n° 1 en do mineur (op. 68) : souvent surnommée la « Dixième de Beethoven », elle débute par un roulement de timbales grandiose et solennel, et se déploie des ténèbres jusqu’à un final radieux en do majeur. Une œuvre d’une intensité rare.

Symphonie n° 2 en ré majeur (op. 73) : Tout le contraire de la Première. Elle est joyeuse, pastorale et ensoleillée. On perçoit l’ atmosphère de la retraite estivale au bord du lac Wörthersee , où elle fut composée, même si elle recèle une certaine mélancolie.

Symphonie n° 3 en fa majeur (op. 90) : Célèbre pour sa devise FAF ( « Libre mais heureux » ). De facture concise et automnale, elle s’achève de façon inhabituellement calme et transcendante , ce qui était très rare pour l’époque .

Symphonie n° 4 en mi mineur (op. 98) : l’œuvre la plus complexe de Brahms . Le finale est une passacaille monumentale (une forme de variation baroque) qui illustre comment Brahms a intégré des techniques anciennes à la musique symphonique moderne. Une œuvre d’une grandeur tragique .

2. Les concertos instrumentaux

Brahms a écrit quatre concertos, qui ne sont pas simplement des pièces virtuoses , mais plutôt des « symphonies avec instrument obligé » .

Concerto pour piano n° 1 en ré mineur (op. 15) : Œuvre de jeunesse et d’impétuosité, elle exprime le choc de la mort de Robert Schumann. Elle est imposante et sombre.

Concerto pour piano n° 2 en si bémol majeur (op. 83) : Un véritable géant parmi les concertos. Il comporte quatre mouvements au lieu des trois habituels et se caractérise par une intimité presque de musique de chambre (notamment dans le mouvement lent avec le célèbre solo de violoncelle ) tout en faisant preuve d’une puissance orchestrale .

Concerto pour violon en ré majeur (op. 77) : écrit pour Joseph Joachim, il est considéré comme l’un des quatre chefs -d’œuvre du répertoire pour violon. D’une grande exigence, il reste néanmoins toujours guidé par une logique musicale implacable.

Double Concerto pour violon et violoncelle en la mineur (op. 102) : sa dernière œuvre orchestrale. Signe de réconciliation avec Joachim, où les deux instruments solistes dialoguent comme un seul et immense instrument.

3. Ouvertures et variations

Variations sur un thème de Haydn (Op. 56a) : Un chef-d’œuvre d’ orchestration. Brahms y démontre comment un thème simple peut se parer de timbres et d’atmosphères totalement différents .

Ouverture du festival académique (Op. 80) : Œuvre humoristique composée en remerciement de son doctorat honorifique . Il y a incorporé des chansons étudiantes bien connues.

Ouverture tragique ( op. 81) : pendant grave de la Symphonie académique , cette œuvre sombre et dense, sans programme précis, n’en capture pas moins l’atmosphère d’ une tragédie grecque .

4. Les danses hongroises

Composées à l’origine pour piano , les versions orchestrales (certaines orchestrées par Brahms lui-même, d’autres par Dvořák) sont aujourd’hui populaires dans le monde entier . Elles témoignent de la passion de Brahms pour les rythmes endiablés et le folklore.

L’œuvre vocale orchestrale : Un Requiem allemand
On ne saurait parler des œuvres orchestrales de Brahms sans évoquer son chef-d’œuvre : le Requiem allemand (Op. 45). Il ne s’agit pas d’un requiem au sens liturgique du terme, mais plutôt d’une musique de consolation pour les endeuillés, chantée en allemand. Cette œuvre lui apporta une renommée mondiale instantanée .

Autres œuvres importantes

Outre ses symphonies et sa musique instrumentale, Johannes Brahms fut l’un des compositeurs les plus importants pour la voix humaine. Son œuvre comprend des œuvres chorales monumentales ainsi que des mélodies intimistes qui capturent l’essence du romantisme allemand.

Voici les œuvres les plus importantes de ces catégories :

Œuvres chorales monumentales avec orchestre

Ces œuvres ont établi la renommée de Brahms comme l’un des plus grands compositeurs de son temps et démontrent sa capacité à répondre musicalement à de profondes questions existentielles.

Un Requiem allemand (Op. 45) : sans doute son œuvre la plus célèbre . Contrairement à la messe de Requiem traditionnelle en latin, il s’agit d’une musique de consolation pour les vivants. Brahms a lui-même choisi des textes tirés de la Bible de Luther. L’œuvre captive par son architecture monumentale, allant de passages choraux délicats à de puissantes fugues.

Chant du Destin (Op. 54) : Mise en musique d’un texte de Friedrich Hölderlin . Elle oppose la paix bienheureuse des dieux au destin douloureux et tourmenté des hommes. L’introduction et la conclusion orchestrales sont considérées comme parmi les plus beaux passages jamais composés par Brahms.

Rhapsodie pour alto (Op. 53) : Œuvre profondément personnelle pour alto solo, chœur d’hommes et orchestre, sur un texte de Goethe. Brahms la composa comme « chant de mariage » pour la fille de Clara Schumann, dont il était secrètement amoureux – la musique est ainsi caractérisée par une douloureuse solitude qui ne se mue en une consolation hymnique qu’à la fin.

Musique chorale profane et quatuors

Brahms adorait chanter en groupe et a composé de nombreuses pièces pour chœurs de toutes tailles , sans orchestre.

Valses d’amour (Op. 52 et 65) : Ces cycles pour quatre voix et piano à quatre mains furent de véritables succès de librairie du vivant de Brahms . Ils exhalent le charme viennois , une légèreté dansante et offrent une vision de l’amour tantôt amusée , tantôt empreinte de nostalgie .

de Brahms pour les rythmes hongrois est ici une fois de plus manifeste . Ces chants sont fougueux, rythmiquement concis et empreints de tempérament.

Motets (par exemple, op. 74 et 110) : Dans ces œuvres a cappella (chœur seul, sans instruments), Brahms atteint une maîtrise du contrepoint qui le rapproche directement de Johann Sebastian Bach . Elles sont d’une grande profondeur spirituelle et d’une complexité technique remarquable.

Mélodie pour voix solo et piano

Avec plus de 200 lieder, Brahms est un géant du genre. Ses mélodies se caractérisent par une parfaite harmonie entre les paroles et la musique, ainsi que par des accompagnements pianistiques d’une grande finesse artistique.

Quatre Chants sérieux ( Op. 121) : Son héritage musical . Il les composa peu avant sa mort. Les textes, tirés de l’Ancien et du Nouveau Testament, évoquent la fugacité de la vie et la puissance de l’amour. La musique est d’une profonde gravité et d’une grandeur simple .

Berceuse (Op. 49, n° 4) : « Bonsoir, bonne nuit » est sans aucun doute sa chanson la plus célèbre au monde. Il l’a écrite pour la naissance du deuxième enfant d’un ami d’enfance.

De l’amour éternel (op. 43, n° 1) : L’une de ses chansons les plus dramatiques et populaires, qui aborde l’invincibilité de l’amour.

La Nuit de mai (op. 43, n° 2) : Un exemple parfait de la mélancolie lyrique de Brahms , dans laquelle l’humeur de la nature reflète la solitude de l’homme.

Duos vocaux

Brahms a composé de nombreux duos pour différentes tessitures vocales (par exemple, soprano et alto), souvent empreints de poésie populaire, mais d’une grande finesse harmonique. Destinés à un usage privé , ils reflètent la culture musicale bourgeoise du XIXe siècle.

Opéras importants

Voici une petite « question piège » de l’histoire de la musique : Johannes Brahms n’a jamais écrit un seul opéra.

Bien qu’il ait vécu au XIXe siècle – l’âge d’or de l’opéra – et qu’il fût considéré comme l’un des plus importants compositeurs de son temps, il resta éloigné de la scène toute sa vie. Ce fait est d’autant plus remarquable que la quasi-totalité de ses contemporains ( tels que Wagner, Verdi ou, plus tard, Strauss ) considéraient l’opéra comme le but ultime de la composition.

Voici les raisons pour lesquelles il n’existe pas d’opéras de Brahms :

1. La recherche du livret « parfait »

passa des années à la recherche d’un livret approprié et en discuta longuement avec son ami, le poète Joseph Victor Widmann. Cependant, Brahms était extrêmement sélectif : il rejetait les sujets qu’il jugeait trop théâtraux, trop sentimentaux ou trop fantastiques (comme dans les œuvres de Wagner). Il recherchait une réalité humaine qu’il ne trouvait pas dans les thèmes opératiques de son époque.

2. Respect des espèces

Brahms était un perfectionniste. Il se sentait pleinement à l’aise dans les formes musicales « pures » (symphonie, musique de chambre). Il a dit un jour, en substance, que les efforts et les compromis qu’exigeait le théâtre lui répugnaient. Il voulait que la musique parle d’elle-même, sans les distractions que représentent les costumes , les décors et les effets théâtraux.

3. Le contraste avec Richard Wagner

Brahms était la grande antithèse de Richard Wagner. Tandis que Wagner prônait le « Gesamtkunstwerk » (l’œuvre d’art totale, fusion de tous les arts dans l’opéra), Brahms défendait la musique absolue . S’il avait composé un opéra, il aurait forcément dû affronter la comparaison directe avec le « géant du théâtre » Wagner – un conflit qu’il préférait éviter musicalement.

4. Ses « opéras de substitution »

Bien qu’il n’ait écrit aucune pièce de théâtre , on retrouve des éléments dramatiques et narratifs dans d’autres œuvres :

Rinaldo (op. 50) : Cantate pour ténor , chœur d’hommes et orchestre. C’est son œuvre la plus proche de l’opéra – une scène dramatique sur un texte de Goethe.

La Rhapsodie pour alto : Une plongée psychologique et dramatique intense dans l’âme humaine, qui s’apparente presque à un air d’opéra.

Les Romances de Magelone : Un cycle de mélodies qui raconte une histoire cohérente et qui est souvent décrit comme une sorte d’ « opéra miniature » pour la salle de concert.

Anecdotes et faits intéressants

Johannes Brahms était un homme plein de contradictions : souvent bourru , sarcastique et presque grossier en apparence, il cachait derrière cette façade un caractère extrêmement sensible, généreux et parfois presque timide .

Voici quelques-unes des anecdotes les plus célèbres et des faits curieux qui donnent vie à la personne derrière la musique :

1. Le « sarcasme de la modestie »

Brahms détestait la flatterie et l’adulation excessive . Un jour, après une représentation de sa Quatrième Symphonie, lorsqu’un admirateur enthousiaste lui demanda s’il ne pensait pas que l’œuvre était « immortelle », Brahms répondit sèchement :

« Je ne sais pas. Mais j’espère que ça durera au moins plus longtemps que mon chapeau haut-de-forme . »

2. Le problème avec l’opéra (et le mariage)

Brahms resta célibataire toute sa vie, bien qu’il ait souvent été amoureux. Il aimait comparer le mariage à l’opéra : les deux étaient trop risqués à ses yeux. L’une de ses déclarations les plus célèbres à ce sujet était :

« Composer un opéra et se marier sont deux choses qu’il faut faire dans sa jeunesse. Plus tard, on n’a plus le courage nécessaire pour les faire. »

3. Le connaisseur de vin

Brahms était un connaisseur. Un jour, un riche hôte l’invita à dîner et lui servit un vin cher, en disant : « Docteur, voici le Brahms des vins ! » Brahms prit une gorgée, reposa son verre et dit :

” Eh bien, alors vous feriez mieux de m’apporter le ruisseau.” (Indiquant qu’il préférait un vin encore meilleur et plus structuré).

4. L’ami secret des enfants

Malgré sa réputation de « hérisson » grognon (en référence à son pub viennois préféré, « Zum roten Igel » ), il avait un cœur tendre pour les enfants . Lors de ses promenades quotidiennes dans Vienne ou pendant ses vacances d’été, il emportait toujours des sacs remplis de bonbons et de petits jouets, qu’il distribuait en secret aux enfants qu’il croisait.

5. Le « poison » des critiques

Ses relations avec les critiques musicaux étaient notoirement difficiles . Lorsqu’un critique lui demanda un jour de lui montrer ses dernières compositions, Brahms lui envoya un colis. Or, celui-ci ne contenait aucune partition, mais seulement un recueil des critiques négatives écrites sur ses œuvres antérieures .

6. Le destin de la « musique du futur »

Lors d’une visite à Weimar, Brahms fut reçu par Franz Liszt. Ce dernier s’installa au piano et joua sa dernière sonate, d’une grande modernité. Au milieu de l’œuvre, Liszt jeta un coup d’œil autour de lui et vit que Brahms s’était paisiblement endormi dans son fauteuil. Cet incident marqua le début d’une querelle qui dura toute leur vie entre les disciples de Liszt et de Brahms.

Informations essentielles en un coup d’œil

La barbe : Sa barbe monumentale et fournie, devenue sa marque de fabrique, n’a poussé que sur le tard . Dans sa jeunesse, il était rasé de près et avait une allure presque elfique et délicate.

Accro au café : il préparait lui-même son café avec une méticulosité quasi religieuse. Il devait être « noir comme la nuit et fort comme le diable » .

Au contact de la nature : Brahms ne composait presque jamais au piano. Il disait avoir besoin de vagabonder pour trouver l’inspiration. Il portait souvent sa veste sur l’épaule et sifflait – beaucoup prenaient le compositeur de renommée mondiale pour un simple vagabond.

Soldats de plomb : Jusqu’à sa mort, il possédait une importante collection de soldats de plomb, avec lesquels il rejouait des batailles stratégiques dans son bureau pour se vider la tête.

Brahms était un homme si farouchement attaché à sa vie privée que, peu avant sa mort, il brûla la quasi-totalité de ses esquisses et œuvres inachevées. Il ne voulait montrer au monde que ses chefs-d’œuvre, et non le chemin ardu qui y avait mené.

(La rédaction de cet article a été assistée et effectuée par Gemini, un grand modèle linguistique (LLM) de Google. Et ce n’est qu’un document de référence pour découvrir des musiques que vous ne connaissez pas encore. Le contenu de cet article n’est pas garanti comme étant totalement exact. Veuillez vérifier les informations auprès de sources fiables.)

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Johannes Brahms (1833–1897): Mitschriften zu seinem Leben und Werk

Überblick

Johannes Brahms gilt als einer der bedeutendsten Komponisten der Musikgeschichte. Er wird oft zusammen mit Bach und Beethoven als einer der „Drei Großen Bs“ bezeichnet – ein Trio, das die deutsche klassische Musiktradition maßgeblich geprägt hat.

Hier ist ein Überblick über sein Leben, sein Werk und seinen einzigartigen Stil:

1. Leben und Persönlichkeit

Brahms wurde 1833 in Hamburg geboren und verbrachte einen Großteil seines Berufslebens in Wien, dem damaligen Zentrum der Musikwelt.

Bescheidenheit und Perfektionismus: Brahms war extrem selbstkritisch. Er vernichtete viele seiner frühen Skizzen, weil sie seinen eigenen hohen Ansprüchen nicht genügten. An seiner ersten Sinfonie arbeitete er beispielsweise fast 20 Jahre.

Die Schumann-Verbindung: Früh in seiner Karriere wurde er von Robert Schumann als „Genie“ angekündigt. Zu Schumanns Frau, der Pianistin Clara Schumann, pflegte er eine lebenslange, tiefe und emotional komplexe Freundschaft.

Der Traditionalist: In einer Zeit, in der Komponisten wie Wagner und Liszt die Musik durch dramatische Programme revolutionieren wollten, blieb Brahms den klassischen Formen (Sinfonie, Sonate, Quartett) treu.

2. Musikalischer Stil

Brahms’ Musik vereint die strenge Struktur des Barock und der Klassik mit der emotionalen Tiefe der Romantik.

„Absolute Musik“: Im Gegensatz zu den Opern von Wagner schrieb Brahms Musik, die für sich selbst steht und keine außermusikalische Geschichte erzählen muss.

Komplexität: Er war ein Meister des Kontrapunkts (ähnlich wie Bach) und nutzte komplexe Rhythmen (wie Triolen gegen Duolen), was seiner Musik eine dichte, fast „herbstliche“ Textur verleiht.

Volksmusik-Einflüsse: Er liebte die deutsche Volksmusik und ungarische Zigeunerrhythmen, was sich besonders in seinen berühmten Ungarischen Tänzen zeigt.

3. Wichtige Werke

Brahms hinterließ ein gewaltiges Erbe in fast allen Gattungen, mit Ausnahme der Oper.

Orchesterwerke

4 Sinfonien, 2 Klavierkonzerte, Violinkonzert

Chormusik

Ein deutsches Requiem (sein Durchbruchswerk)

Kammermusik

Klavierquintett in f-Moll, Klarinettenquintett

Klaviermusik

Ungarische Tänze, Intermezzi, Klaviersonaten

Vokalmusik

Über 200 Lieder (z.B. das berühmte „Wiegenlied“)

4. Sein Vermächtnis

Obwohl er zu Lebzeiten oft als „konservativ“ abgestempelt wurde, ebnete Brahms den Weg für die Moderne. Der Komponist Arnold Schönberg nannte ihn später sogar „Brahms der Fortschrittliche“, da seine Methode der „entwickelnden Variation“ (das ständige Verändern kleiner Motive) die Musik des 20. Jahrhunderts stark beeinflusste.

Geschichte

Johannes Brahms’ Lebensweg ist eine Geschichte von tiefem Pflichtbewusstsein, unterdrückter Leidenschaft und einem fast lähmenden Respekt vor den Giganten der Vergangenheit.

Es begann in den ärmlichen Gassen des Hamburger Gängeviertels. Als Sohn eines Stadtmusikanten musste der junge Johannes schon früh in den Hafenkneipen Klavier spielen, um die Haushaltskasse aufzubessern – eine raue Schule, die seinen spröden, aber herzlichen Charakter prägte. Doch sein Talent war zu groß für die Kaschemmen, und so zog er als junger Mann mit seiner Musik im Gepäck in die Welt hinaus.

Der entscheidende Wendepunkt ereignete sich im Jahr 1853, als der 20-jährige Brahms an der Tür von Robert und Clara Schumann in Düsseldorf klopfte. Robert Schumann war so beeindruckt, dass er einen berühmten Artikel mit dem Titel „Neue Bahnen“ veröffentlichte, in dem er Brahms als den kommenden Messias der deutschen Musik ankündigte. Dieser frühe Ruhm war für Brahms Segen und Fluch zugleich: Er fühlte sich nun verpflichtet, diesem gigantischen Anspruch gerecht zu werden.

Kurz darauf stürzte Robert Schumann in eine tiefe psychische Krise und wurde in eine Anstalt eingewiesen. In dieser Zeit wurde Brahms zum Fels in der Brandung für Clara Schumann. Er kümmerte sich um ihre Kinder und ihre Finanzen, während zwischen den beiden eine Liebe entfachte, die bis heute Biografen rätseln lässt. Obwohl sie sich nach Roberts Tod nie heirateten, blieb Clara bis zu ihrem Lebensende seine wichtigste Vertraute und strengste Kritikerin.

Sein künstlerisches Leben war geprägt vom „Schatten Beethovens“. Brahms hatte eine solche Ehrfurcht vor Beethovens Erbe, dass er behauptete, er höre hinter sich ständig „einen Riesen marschieren“. Dies führte dazu, dass er erst mit 43 Jahren seine erste Sinfonie vollendete – ein Werk, das so gewaltig war, dass man es prompt als „Beethovens Zehnte“ taufte.

In seinen späteren Jahren in Wien wurde Brahms zu einer Institution. Mit seinem charakteristischen Rauschebart und seinem eher nachlässigen Kleidungsstil war er eine bekannte Figur im Stadtbild. Trotz seines Reichtums lebte er bescheiden in einer einfachen Wohnung und unterstützte heimlich junge Talente oder bedürftige Verwandte.

Hinter der bürgerlichen Fassade verbarg sich jedoch ein melancholischer Mann. Seine Musik wurde im Alter immer intimer und herbstlicher. Als Clara Schumann 1896 starb, verlor Brahms seinen Lebensanker. Nur ein Jahr später, im April 1897, verstarb er in Wien. Er hinterließ ein Werk, das die strenge Logik der Klassik mit der brennenden Emotionalität der Romantik versöhnte und bewies, dass man die Tradition nicht zerstören muss, um etwas völlig Neues zu schaffen.

Chronologische Geschichte

Die Lebensreise von Johannes Brahms lässt sich als ein langer, stetiger Aufstieg beschreiben, der in den Hamburger Elbgassen begann und im musikalischen Olymp Wiens endete.

Alles nahm seinen Anfang im Mai 1833, als Brahms in Hamburg in bescheidenen Verhältnissen geboren wurde. Seine frühen Jahre waren geprägt von harter Arbeit; bereits als Zehnjähriger trat er öffentlich als Pianist auf, um seine Familie finanziell zu unterstützen.

Der große Durchbruch folgte im Jahr 1853. Auf einer Konzertreise lernte er den Geiger Joseph Joachim kennen, der ihn mit Robert Schumann bekannt machte. Schumanns enthusiastischer Artikel „Neue Bahnen“ katapultierte den jungen, schüchternen Brahms schlagartig ins Rampenlicht der Musikwelt. Doch diese Jahre waren auch von persönlicher Tragik überschattet: Nach Schumanns Zusammenbruch und Tod im Jahr 1856 vertiefte sich die lebenslange, schicksalhafte Bindung zu Clara Schumann.

In den 1860er Jahren begann Brahms, seinen eigenen, unverwechselbaren Stil zu festigen. Er zog dauerhaft nach Wien, das zu seiner Wahlheimat wurde. Ein schwerer persönlicher Verlust, der Tod seiner Mutter im Jahr 1865, inspirierte ihn zu einem seiner bedeutendsten Werke: „Ein deutsches Requiem“. Die Uraufführung der vollständigen Fassung im Jahr 1868 im Bremer Dom machte ihn endgültig zu einem Komponisten von Weltrang.

Trotz dieses Erfolges blieb der Druck der Tradition groß. Erst im Jahr 1876, nach fast zwei Jahrzehnten des Zögerns und Revidierens, traute er sich, seine 1. Sinfonie zu veröffentlichen. Das Eis war gebrochen, und in den folgenden zehn Jahren, bis 1885, schuf er in rascher Folge seine weiteren drei Sinfonien, die heute zum Kernrepertoire jedes Orchesters gehören.

In den 1880er und frühen 1890er Jahren genoss Brahms den Status eines lebenden Klassikers. Er reiste viel, oft nach Italien oder zur Sommerfrische in die Alpen, wo viele seiner späten Meisterwerke entstanden. Sein Bart wurde in dieser Zeit zu seinem Markenzeichen, genau wie seine Vorliebe für die einfache Wiener Gasthauskultur.

Gegen Ende seines Lebens, etwa ab 1890, kündigte er eigentlich seinen Rückzug vom Komponieren an. Doch die Begegnung mit dem Klarinettisten Richard Mühlfeld inspirierte ihn noch einmal zu einer Reihe von intimen, herbstlich anmutenden Kammermusikwerken.

Das letzte Kapitel schloss sich im Jahr 1896, als der Tod von Clara Schumann ihn tief erschütterte. Seine eigene Gesundheit verschlechterte sich rapide, und am 3. April 1897 verstarb Johannes Brahms in Wien an Leberkrebs. Er wurde unter großer Anteilnahme der Bevölkerung in einem Ehrengrab auf dem Wiener Zentralfriedhof beigesetzt, nur wenige Schritte von den Gräbern Beethovens und Schuberts entfernt.

Stil(en), Strömung(en) und Epoche(n) der Musik

Johannes Brahms ist der große Architekt der Hoch- und Spätromantik. Seine Musik war zu seiner Zeit ein Paradoxon: Sie wurde von vielen als konservativ und „alt“ wahrgenommen, während sie in Wahrheit eine der innovativsten kompositorischen Techniken der gesamten Musikgeschichte enthielt.

Epoche und Strömung

Brahms wirkte in der zweiten Hälfte des 19. Jahrhunderts. Während die Musikwelt sich in zwei Lager spaltete, stand er an der Spitze der „traditionellen“ Strömung. Er lehnte die Programmmusik von Franz Liszt und Richard Wagner ab, die versuchten, Musik mit Literatur oder Malerei zu verschmelzen. Stattdessen vertrat Brahms die Idee der Absoluten Musik. Für ihn brauchte Musik keine äußere Geschichte; sie fand ihren Sinn allein in ihrer inneren Logik und Form.

Stil: Eine Brücke zwischen den Welten

Sein Stil lässt sich als eine tiefgründige Synthese beschreiben. Er nahm die strengen Strukturen des Barock (wie die Fuge und den Kontrapunkt von Bach) und die klaren Formen des Klassizismus (wie die Sonatenform von Beethoven) und füllte sie mit dem hochemotionalen, dichten und harmonisch komplexen Gehalt der Romantik.

Typisch für seinen Stil ist eine gewisse „herbstliche“ Melancholie. Seine Texturen sind oft dick und schwer, geprägt von komplexen Rhythmen wie der Überlagerung von Zwei- gegen Dreitakt-Gefühlen. Zudem finden sich oft Elemente des Nationalismus, da er deutsche Volkslieder und ungarische Rhythmen organisch in seine klassischen Werke einwebte.

Alt oder Neu? Traditionell oder Radikal?

Brahms war moderat in der Form, aber radikal im Detail.

Traditionell: Er hielt starr an Sinfonien, Quartetten und Sonaten fest, als diese Gattungen bereits als veraltet galten. In dieser Hinsicht wirkte seine Musik auf Zeitgenossen wie ein Blick zurück in die Vergangenheit.

Innovativ: Innerhalb dieser alten Formen war Brahms ein Revolutionär der Struktur. Er erfand die „entwickelnde Variation“. Das bedeutet, dass er nicht einfach Themen wiederholte, sondern ein ganzes, gewaltiges Werk aus einem winzigen Motiv von nur drei oder vier Tönen wachsen ließ, die er ständig verwandelte.

Diese Technik war so fortschrittlich, dass sie später zur Grundlage für die Moderne wurde. Der radikale Modernist Arnold Schönberg schrieb Jahrzehnte später einen berühmten Aufsatz mit dem Titel „Brahms der Fortschrittliche“. Er erkannte, dass Brahms die Tonalität an ihre Grenzen führte und den Weg für den Neoklassizismus und die Atonalität des 20. Jahrhunderts ebnete.

Zusammenfassend war Brahms kein Avantgardist der lauten Töne, sondern ein Meister der inneren Erneuerung. Er war der „konservative Revolutionär“, der bewies, dass man das Alte perfekt beherrschen muss, um das Neue erst möglich zu machen.

Merkmale der Musik

Die Musik von Johannes Brahms zeichnet sich durch eine faszinierende Verbindung von mathematischer Strenge und tief empfundener Emotionalität aus. Er war ein Meister der Architektur in Tönen, dessen Werke oft wie ein dicht gewebter Teppich wirken, bei dem jeder Faden eine Bedeutung hat.

Hier sind die wesentlichen Merkmale, die seinen Stil so unverwechselbar machen:

1. Die entwickelnde Variation

Dies ist wohl das wichtigste technische Merkmal von Brahms. Anstatt ein Thema einfach zu wiederholen oder nur leicht zu verzieren, nahm er einen winzigen musikalischen Kern – oft nur zwei oder drei Töne – und ließ das gesamte Werk daraus wachsen. Jede neue Idee ist eine logische Fortführung der vorherigen. Das macht seine Musik extrem kompakt und intellektuell dicht; es gibt kaum „Füllmaterial“.

2. Rhythmische Komplexität

Brahms liebte es, das Zeitmaß der Musik zu verschleiern. Er nutzte oft:

Hemiolen: Eine Verschiebung des Rhythmus, bei der sich ein 3/4-Takt plötzlich wie ein 2/4-Takt anfühlt.

Polyrhythmik: Das gleichzeitige Spiel von „Zwei gegen Drei“ (z. B. spielt die rechte Hand Triolen, während die linke Achtelnoten spielt). Dies erzeugt ein fließendes, oft rastloses oder drängendes Gefühl, das typisch für seinen Stil ist.

3. Die „herbstliche“ Klangfarbe

Brahms’ Orchestrierung und Klaviersatz werden oft als „herbstlich“ oder „dunkel“ beschrieben. Er bevorzugte die mittleren und tiefen Lagen. In seinen Orchesterwerken dominieren oft die Hörner, Bratschen und Klarinetten. Sein Klaviersatz ist massiv, mit vielen weiten Griffen und vollen Akkorden in der tiefen Lage, was einen satten, warmen, aber manchmal auch schweren Klang erzeugt.

4. Melodik und Volksliednähe

Trotz aller Komplexität war Brahms ein begnadeter Melodiker. Seine Themen sind oft von der deutschen Volksmusik oder ungarischen Rhythmen (dem „Zigeunerstil“) inspiriert. Diese Melodien wirken oft melancholisch, sehnsüchtig und sehr gesanglich. Typisch sind weit gespannte Bögen, die über viele Takte hinweg atmen.

5. Harmonik und Kontrapunkt

Brahms war ein glühender Verehrer von Johann Sebastian Bach. Er integrierte barocke Techniken wie Fugen und Kanons meisterhaft in die romantische Klangwelt. Seine Harmonik ist kühn und nutzt oft plötzliche Tonartenwechsel oder eingetrübte Moll-Klänge, bleibt aber immer im Rahmen der Tonalität verankert. Er nutzt Dissonanzen gezielt, um emotionale Spannung aufzubauen, die sich oft erst nach langer Zeit auflöst.

6. Die Vorliebe für die „Absolute Musik“

Ein entscheidendes Merkmal ist das Fehlen von Programmen. Brahms schrieb keine Tondichtungen über Landschaften oder Helden. Seine Musik ist „absolut“, das heißt, ihre Schönheit und Bedeutung liegen rein in den Tönen, den Harmonien und der Form selbst. Er vertraute darauf, dass die rein musikalische Logik ausreicht, um tiefste menschliche Gefühle auszudrücken.

Auswirkungen und Einflüsse

Johannes Brahms hinterließ einen Einfluss, der weit über seine eigenen Kompositionen hinausging. Er war nicht nur ein Bewahrer der Tradition, sondern auch ein Wegbereiter für die radikalen Umbrüche des 20. Jahrhunderts.

Sein Wirken lässt sich in drei große Einflussbereiche unterteilen:

1. Der Einfluss auf die zeitgenössische Musikwelt

Brahms fungierte als das massive Gegengewicht zur „Neudeutschen Schule“ um Richard Wagner und Franz Liszt.

Die ästhetische Spaltung: Er bewies, dass die klassischen Gattungen (Sinfonie, Streichquartett) keineswegs tot waren. Durch ihn blieb die Idee der Absoluten Musik – also Musik ohne außermusikalische Handlung – als ernstzunehmendes Konzept bestehen.

Förderer von Talenten: Brahms nutzte seine Macht in Wien, um junge Komponisten zu unterstützen. Ohne seine tatkräftige Hilfe und Empfehlungen an Verlage hätte etwa Antonín Dvořák niemals seinen weltweiten Durchbruch geschafft. Brahms erkannte das Potenzial der böhmischen Volksmusik in Dvořáks Werken und ebnete ihm den Weg.

2. Wegbereiter der Moderne („Brahms der Fortschrittliche“)

Lange Zeit galt Brahms als der „konservative“ Komponist. Dies änderte sich radikal durch den Einfluss von Arnold Schönberg, dem Begründer der Zwölftonmusik.

Strukturelle Revolution: Schönberg analysierte Brahms’ Werke und zeigte auf, dass dessen Methode der „entwickelnden Variation“ (die ständige kleinste Veränderung von Motiven) der eigentliche Motor der Moderne war.

Auflösung der Symmetrie: Brahms brach oft mit regelmäßigen Taktgruppen und schuf unregelmäßige Phrasenlängen. Diese rhythmische und strukturelle Freiheit beeinflusste die Komponisten der Zweiten Wiener Schule massiv.

3. Einfluss auf nationale Schulen und Gattungen

Brahms’ Umgang mit Volksmusik und seine Beherrschung der Form strahlten auf ganz Europa aus:

In England: Komponisten wie Edward Elgar und Hubert Parry orientierten sich stark an Brahms’ Orchesterklang, was zur Wiederbelebung der britischen Musiktradition beitrug.

In der Kammermusik: Er setzte Maßstäbe für die Dichte und Ernsthaftigkeit kleiner Besetzungen. Komponisten bis hin zu Max Reger bauten direkt auf Brahms’ komplexem Kontrapunkt auf.

Chormusik: Durch sein „Deutsches Requiem“ schuf er eine neue Art der geistlichen Musik, die sich vom liturgischen Zwang löste und den Menschen und seinen Trost in den Mittelpunkt stellte. Dies beeinflusste die Entwicklung der Chormusik bis weit ins 20. Jahrhundert.

Zusammenfassung des Erbes

Brahms’ größter Einfluss liegt in der Versöhnung von Vergangenheit und Zukunft. Er lehrte die nachfolgenden Generationen, dass man die strengen Regeln von Bach und Beethoven nicht brechen muss, um modern zu sein, sondern dass man sie so weit dehnen und verfeinern kann, bis etwas völlig Neues entsteht. Er machte die Musik „intellektuell belastbar“, ohne ihre emotionale Schlagkraft zu verlieren.

Musikalische Aktivitäten außer dem Komponieren

1. Der Klaviervirtuose

Brahms begann seine Karriere als Pianist und blieb dies sein Leben lang. In seinen jungen Jahren bestritt er seinen Lebensunterhalt durch Konzertreisen, oft gemeinsam mit dem Geiger Eduard Reményi oder später mit Joseph Joachim.

Interpret eigener Werke: Er war der erste Interpret seiner eigenen Klavierkonzerte und Kammermusikwerke. Sein Spiel wurde als kraftvoll, weniger auf äußere Brillianz bedacht, sondern auf orchestrale Fülle und strukturelle Klarheit fokussiert beschrieben.

Botschafter der Klassiker: In seinen Klavierabenden setzte er sich intensiv für die Werke von Bach, Beethoven und Schumann ein und half so, deren Erbe im Bewusstsein des Publikums zu halten.

2. Der Dirigent

Brahms war ein gefragter Dirigent, sowohl für seine eigenen Orchesterwerke als auch für das große klassische Repertoire.

Festanstellungen: Er leitete von 1857 bis 1859 den Chor und das Orchester am Hof in Detmold. Später, in Wien, übernahm er die Leitung der Wiener Singakademie (1863–1864) und schließlich die prestigeträchtige Position als künstlerischer Direktor der Gesellschaft der Musikfreunde (1872–1875).

Gastdirigate: Er reiste durch ganz Europa, um seine Sinfonien mit den führenden Orchestern der Zeit (wie der Meininger Hofkapelle) aufzuführen. Sein Dirigierstil galt als präzise und tief am Notentext orientiert.

3. Der Chorleiter

Die Arbeit mit Chören zog sich wie ein roter Faden durch sein Leben. In Hamburg gründete er 1859 den Frauenchor, für den er nicht nur arrangierte, sondern den er auch probentechnisch intensiv leitete. Diese praktische Erfahrung mit der menschlichen Stimme bildete das Fundament für seine späteren großen Chorwerke wie das “Deutsche Requiem”.

4. Der Musikwissenschaftler und Herausgeber

Brahms war einer der ersten Komponisten, die sich wissenschaftlich mit der Musikgeschichte befassten. Er besaß eine bedeutende Sammlung von Originalmanuskripten (unter anderem von Mozart und Schubert).

Gesamtausgaben: Er arbeitete aktiv an den ersten historisch-kritischen Gesamtausgaben der Werke von Schumann, Chopin und François Couperin mit.

Wiederentdeckung alter Musik: Er grub vergessene Werke des Barock und der Renaissance aus und bearbeitete sie für die Aufführungspraxis seiner Zeit, was für einen Komponisten der Romantik damals sehr ungewöhnlich war.

5. Der Pädagoge und Mentor

Obwohl er nie eine formelle Professur an einem Konservatorium innehatte, wirkte er im Hintergrund als mächtiger Mentor. Er gab zwar nur selten offiziellen Klavierunterricht, prüfte aber die Manuskripte zahlreicher junger Komponisten und gab ihnen detailliertes, oft schroff-ehrliches Feedback. Seine Korrespondenzen zeigen ihn als akribischen Korrektor, der großen Wert auf handwerkliche Perfektion legte.

6. Der Jurist und Gutachter

Brahms war Mitglied in verschiedenen Gremien, darunter der Jury für das Österreichische Staatsstipendium. In dieser Funktion sichtete er unzählige Partituren und entschied über die finanzielle Förderung junger Künstler. Seine wichtigste Entdeckung in diesem Rahmen war Antonín Dvořák, dessen Talent er erkannte und den er massiv bei Verlagen und Konzertveranstaltern förderte.

Aktivitäten außer Musik

Abseits der Notenblätter und Konzertpodien war Johannes Brahms ein Mensch mit sehr ausgeprägten, fast schon rituellen Gewohnheiten. Er war kein Mann der glanzvollen Salons, sondern suchte Ausgleich in der Natur, in der Stille und in einer fast bürgerlichen Einfachheit.

Hier sind seine wichtigsten Aktivitäten außerhalb der Musik:

Der leidenschaftliche Wanderer und Naturfreund

Brahms war ein bekennender „Naturmensch“. Das Wandern war für ihn keine bloße Freizeitbeschäftigung, sondern eine lebensnotwendige Routine.

Sommerfrische: Den Großteil des Jahres verbrachte er in der Stadt, doch im Sommer zog es ihn in die Berge oder an Seen (etwa nach Ischl, Thun oder Portschach). Dort verbrachte er die Vormittage oft mit stundenlangen Wanderungen durch die Wälder.

Der frühe Vogel: Er stand meist gegen fünf Uhr morgens auf, um in der Morgendämmerung im Freien unterwegs zu sein. Viele seiner musikalischen Ideen entstanden nicht am Klavier, sondern während dieser ausgedehnten Spaziergänge im Rhythmus seiner Schritte.

Der belesene Bibliophile

Brahms besaß eine beeindruckende Bildung und eine riesige Privatbibliothek. Er war ein obsessiver Leser und Sammler von Büchern.

Literatur und Geschichte: Sein Interesse reichte von deutscher Lyrik und Klassik (Goethe, Schiller) über historische Fachbücher bis hin zu zeitgenössischer Literatur. Er las nicht nur zur Unterhaltung, sondern studierte Texte tiefgründig.

Sammler von Manuskripten: Neben Büchern sammelte er leidenschaftlich Originalmanuskripte anderer großer Komponisten, aber auch historische Dokumente. Diese Sammlung war für ihn ein privates Heiligtum.

Der begeisterte Reisende

Obwohl er Wien als festen Wohnsitz liebte, zog es ihn immer wieder in die Ferne, insbesondere nach Italien.

Italiensehnsucht: Er unternahm insgesamt neun Reisen nach Italien. Dabei interessierte ihn weniger das gesellschaftliche Leben als vielmehr die Architektur, die bildende Kunst und das mediterrane Licht. Er reiste oft inkognito oder in Begleitung enger Freunde und genoss es, als einfacher Tourist die Kunstschätze des Südens zu erkunden.

Der soziale Mittelpunkt im Gasthaus

Brahms war zwar Junggeselle und lebte allein, aber er war keineswegs ein Eremit. Seine wichtigste soziale Aktivität war der regelmäßige Besuch im Gasthaus.

Der Stammtisch: In Wien war er Stammgast im Restaurant „Zum roten Igel“. Dort traf er sich mit Freunden zum Essen und Trinken. Er liebte die einfache, bodenständige Küche und war bekannt dafür, ein geselliger, wenn auch manchmal sarkastischer Gesprächspartner zu sein.

Großzügigkeit im Stillen: Oft nutzte er seine Spaziergänge, um Kindern Süßigkeiten zuzustecken. Er war ein heimlicher Philanthrop, der beträchtliche Summen an bedürftige Freunde oder Verwandte verschenkte, dies jedoch nie an die große Glocke hängte.

Das einfache Leben: Kaffee und Tabak

Zwei Dinge waren aus seinem Alltag nicht wegzudenken: starker Kaffee und Zigarren.

Kaffee-Ritual: Er war ein Kenner und bereitete seinen Kaffee mit fast religiöser Sorgfalt selbst zu, meist sehr stark.

Passionierter Raucher: Brahms war fast immer mit einer Zigarre anzutreffen. Dies gehörte so sehr zu seinem Erscheinungsbild wie sein markanter Rauschebart.

Als Spieler

Wenn man Johannes Brahms als „Spieler“ betrachtet, muss man zwei Seiten unterscheiden: den leidenschaftlichen Pianisten, dessen Spielweise die Fachwelt spaltete, und den privaten Liebhaber von Gesellschafts- und Unterhaltungsspielen, der im Spiel Entspannung vom harten kompositorischen Alltag fand.

Hier ist ein Porträt von Brahms in der Rolle des Spielers:

1. Der Pianist: Kraft statt Eleganz

Brahms war kein „Schönspieler“ im Sinne eines Frédéric Chopin oder Franz Liszt. Er war ein orchestraler Spieler.

Körperlichkeit und Wucht: Zeitgenossen beschrieben sein Klavierspiel als enorm kraftvoll. Er schlug nicht einfach nur die Tasten an, er schien das Klavier wie ein ganzes Orchester zu behandeln. Sein Spiel war geprägt von einer tiefen, satten Bassführung und einer Vorliebe für weite Griffe und Oktavsprünge.

Geist über Technik: In seinen späteren Jahren vernachlässigte er das tägliche Üben, was dazu führte, dass sein Spiel technisch manchmal etwas unsauber wurde. Doch das störte ihn kaum; ihm ging es um den geistigen Gehalt. Die berühmte Pianistin Clara Schumann bewunderte an seinem Spiel vor allem die Fähigkeit, die Struktur eines Werkes vollkommen transparent zu machen.

Der junge Virtuose: In seiner Jugend war er jedoch durchaus ein brillanter Techniker. Auf seinen Reisen (etwa mit dem Geiger Reményi) beeindruckte er das Publikum dadurch, dass er schwierigste Stücke wie Beethovens Sonaten auswendig in andere Tonarten transponierte, wenn das Klavier vor Ort verstimmt war.

2. Der Spieler im Alltag: Karten und Geselligkeit

Privat war Brahms ein leidenschaftlicher Anhänger von klassischen Gesellschaftsspielen. Das Spiel war für ihn der soziale Kleber, der ihn mit seinem Freundeskreis verband.

Skat und Tarock: In den Wiener Kaffeehäusern und in seinen Sommerquartieren gehörte das Kartenspiel fest zu seinem Tagesablauf. Besonders das Skatspiel und das in Wien populäre Tarock hatten es ihm angetan. Er genoss dabei die bodenständige Atmosphäre, das taktische Denken und den unkomplizierten Austausch mit seinen Mitspielern.

Gewinnen und Verlieren: Brahms galt als leidenschaftlicher, aber auch eigenwilliger Spieler. Er konnte beim Kartenspiel sehr fokussiert sein, verlor aber nie den Sinn für den Humor der Situation. Das Spiel war für ihn eine der wenigen Möglichkeiten, seinen extremen Perfektionismus abzulegen.

3. Der spielerische Sammler: Zinnsoldaten

Ein fast rührender Aspekt seines Wesens war seine lebenslange Vorliebe für Zinnsoldaten.

Strategie auf dem Teppich: Bis ins hohe Erwachsenenalter besaß Brahms eine Sammlung von Zinnsoldaten. Es wird berichtet, dass er sich in seinem Arbeitszimmer auf den Boden kniete und mit diesen Figuren spielte, Schlachten nachstellte oder Formationen aufbaute.

Kindliches Gemüt: Dieser spielerische Zug bildete einen starken Kontrast zu seinem oft schroffen, bärbeißigen Äußeren. Es zeigt, dass er sich eine gewisse kindliche Neugier und die Fähigkeit zum völligen Versinken im Spiel bewahrt hatte – eine Eigenschaft, die man auch in der motivischen Verspieltheit seiner Musik wiederfindet.

4. Das Spiel mit der Musik: Rätsel und Variationen

Auch in seiner Musik war Brahms ein „Spieler“ – allerdings auf einem hochintellektuellen Niveau.

Musikalische Scherze: Er liebte es, kleine musikalische Rätsel oder Zitate in seinen Werken zu verstecken (z. B. das „F-A-E“ Motiv für „Frei aber einsam“).

Variationen: Die Gattung der Variation war für ihn ein großes Spiel mit Möglichkeiten: „Was kann ich aus diesem einen Thema noch alles herausholen?“ Dieses kompositorische Spiel mit Regeln und deren kunstvoller Brechung war sein eigentliches Lebenselement.

Musikalische Familie

Die Geschichte von Johannes Brahms’ Familie ist die Erzählung eines sozialen und musikalischen Aufstiegs. Sein Talent fiel nicht vom Himmel, sondern war tief in der handwerklichen Musiktradition seiner Vorfahren verwurzelt, auch wenn er der einzige war, der den Sprung in die Weltspitze schaffte.

Der Vater: Johann Jakob Brahms

Johann Jakob war die prägendste musikalische Figur in Johannes’ Kindheit. Er war ein klassischer Stadtmusikant, ein bodenständiger Handwerker der Töne.

Vielseitigkeit: Er beherrschte mehrere Instrumente, vor allem den Kontrabass und das Waldhorn. Er verdiente sein Geld in Hamburger Tanzlokalen, Kneipen und schließlich im Hamburger Stadttheater.

Unterstützung und Konflikt: Er erkannte das Talent seines Sohnes früh und ermöglichte ihm eine solide Ausbildung. Dennoch gab es Reibungspunkte: Während der Vater Musik als praktisches Handwerk zum Broterwerb sah, strebte Johannes nach den höchsten künstlerischen Idealen. Später, als Johannes berühmt war, unterstützte er seinen Vater finanziell bis zu dessen Tod.

Die Mutter: Johanna Erika Christiane Nissen

Obwohl sie keine Musikerin im professionellen Sinne war, hatte sie einen enormen Einfluss auf die emotionale Welt des Komponisten.

Herkunft: Sie war 17 Jahre älter als ihr Mann und stammte aus einer bürgerlichen Familie, die jedoch verarmt war. Sie war eine tief religiöse, sanfte Frau.

Musikalisches Denkmal: Ihr Tod im Jahr 1865 erschütterte Brahms zutiefst. Viele Musikwissenschaftler sehen in seiner Trauer um sie einen der Hauptantriebe für die Komposition seines berühmtesten Chorwerks, „Ein deutsches Requiem“.

Die Geschwister: Elisabeth und Fritz

Brahms hatte zwei Geschwister, deren Lebenswege eng mit seinem verknüpft blieben, die aber im Schatten seines Ruhms standen.

Fritz Brahms: Er war der jüngere Bruder und wurde ebenfalls Musiker. Er arbeitete als Klavierlehrer in Hamburg. Er galt als talentiert, litt aber zeitlebens unter dem Vergleich mit seinem übermächtigen Bruder. In Hamburg nannte man ihn spöttisch den „falschen Brahms“, was das Verhältnis zwischen den Brüdern belastete.

Elisabeth Brahms: Seine ältere Schwester führte ein eher zurückgezogenes Leben. Johannes sorgte zeit seines Lebens finanziell für sie und pflegte einen regelmäßigen Briefkontakt.

Die „Wahlverwandtschaft“: Die Schumanns

Man kann über Brahms’ Familie nicht sprechen, ohne Robert und Clara Schumann zu erwähnen. Sie waren zwar nicht blutsverwandt, aber sie bildeten seine „musikalische Wahlfamilie“.

Robert Schumann: Er war die Vaterfigur und der Mentor, der Brahms’ Karriere erst ermöglichte.

Clara Schumann: Sie war für Brahms die wichtigste Bezugsperson seines Lebens – eine Mischung aus Ersatzmutter, Muse, engster Freundin und unerreichbarer Geliebten. Er beriet sich mit ihr über jede Note, die er schrieb.

Die Schumann-Kinder: Brahms war für die Kinder der Schumanns wie ein Onkel. Er kümmerte sich nach Roberts Tod intensiv um sie und blieb ihnen über Jahrzehnte eng verbunden.

Die Ahnen: Handwerker und Bauern

Geht man weiter in der Ahnenreihe zurück, findet man keine berühmten Musiker, sondern Gastwirte, Handwerker und Bauern aus Norddeutschland. Johannes Brahms war stolz auf diese niedersächsische Herkunft. Er glaubte, dass seine Zähigkeit, sein Fleiß und seine Bodenständigkeit – Eigenschaften, die er auch in seiner Musik schätzte – direkt von diesen Vorfahren stammten.

Beziehungen zu Komponisten

Das Beziehungsgeflecht von Johannes Brahms zu seinen Zeitgenossen war geprägt von bedingungsloser Loyalität, tiefen Gräben und einer fast schon legendären Schroffheit. Er war kein Mann des diplomatischen Smalltalks – wer mit ihm befreundet war, musste seine gnadenlose Ehrlichkeit ertragen.

Hier sind die wichtigsten direkten Beziehungen zu anderen Komponisten:

Robert Schumann: Der Entdecker und Mentor

Die Begegnung im Jahr 1853 war der Urknall in Brahms’ Karriere. Der junge, schüchterne Johannes kam zu Fuß nach Düsseldorf. Schumann war nach nur einem Vorspiel so erschüttert von Brahms’ Genie, dass er ihn in seinem Artikel „Neue Bahnen“ als denjenigen pries, der „berufen sei, den höchsten Ausdruck der Zeit in idealer Weise auszusprechen“. Diese fast messianische Ankündigung war für Brahms eine lebenslange Bürde: Er fühlte sich verpflichtet, Schumanns Prophezeiung niemals zu enttäuschen.

Richard Wagner und Franz Liszt: Die „Erbfeinde“

Brahms stand im Zentrum des sogenannten „Musikstreits“ des 19. Jahrhunderts.

Wagner: Die beiden waren die Pole der Musikwelt. Wagner sah in Brahms einen rückwärtsgewandten „Keuschheitswächter“ der Musik; Brahms wiederum lehnte Wagners Gigantismus und die Verschmelzung von Musik und Drama ab. Dennoch war die Beziehung komplexer: Brahms bewunderte insgeheim Wagners Handwerk und bezeichnete sich selbst einmal als „den besten Wagnerianer“, weil er Wagners Partituren besser verstand als viele von dessen Anhängern.

Liszt: Bei einem Besuch in Weimar soll Brahms während einer Darbietung von Liszt eingeschlafen sein – ein Affront, den das Liszt-Lager ihm nie verzieh. Brahms verabscheute die „Zukunftsmusik“ und den Starkult um Liszt.

Antonín Dvořák: Der großzügige Förderer

Dies ist eine der schönsten Freundschaften der Musikgeschichte. Als Brahms in der Jury für das österreichische Staatsstipendium saß, entdeckte er die Partituren des damals noch armen und unbekannten Dvořák.

Aktive Hilfe: Brahms empfahl ihn seinem eigenen Verleger Simrock und korrigierte sogar Dvořáks Korrekturfahnen, um dem Jüngeren Arbeit abzunehmen.

Zitate: Brahms sagte einmal über ihn: „Der Kerl hat mehr Ideen als wir alle. Aus seinen Abfällen könnte sich jeder andere ein Hauptthema zusammenklauben.“ Dvořák blieb Brahms zeitlebens in tiefer Dankbarkeit verbunden.

Johann Strauss (Sohn): Die gegenseitige Bewunderung

Man würde es kaum glauben, aber der ernste Sinfoniker Brahms und der „Walzerkönig“ Strauss waren eng befreundet. Brahms war ein großer Bewunderer der Wiener Leichtigkeit.

Die berühmte Widmung: Auf den Fächer von Strauss’ Frau Adele malte Brahms die Anfangstakte des Walzers „An der schönen blauen Donau“ und schrieb darunter: „Leider nicht von Johannes Brahms.“ ### Giuseppe Verdi: Respekt aus der Ferne Obwohl sie in völlig unterschiedlichen Welten (Oper vs. Sinfonie) lebten, respektierte Brahms den Italiener zutiefst. Über Verdis Requiem sagte Brahms: „Nur ein Genie kann so etwas schreiben.“ Verdi hingegen blieb gegenüber der „gelehrten“ Musik des Norddeutschen eher distanziert, erkannte aber Brahms’ Bedeutung an.

Pjotr Iljitsch Tschaikowski: Ein kühles Treffen

Die beiden trafen sich 1888 in Leipzig. Menschlich fanden sie sich sympathisch, doch musikalisch konnten sie wenig miteinander anfangen. Tschaikowski notierte in seinem Tagebuch, dass er Brahms’ Musik für „trocken“ und „kalt“ hielt, während Brahms mit dem emotionalen Überschwang des Russen fremdelte.

Bruckner und Mahler: Die Wiener Nachbarn

Anton Bruckner: Zwischen Brahms und Bruckner herrschte eine fast feindselige Distanz. Brahms nannte Bruckners Sinfonien spöttisch „sinfonische Riesenschlangen“. Die Wiener Musikszene war in „Brahmsianer“ und „Brucknerianer“ gespalten – eine Versöhnung gab es nie.

Gustav Mahler: Der junge Mahler besuchte den alten Brahms in Bad Ischl. Obwohl ihre musikalischen Welten weit auseinanderlagen, war Brahms von Mahlers Persönlichkeit und seinem Talent als Dirigent beeindruckt.

Ähnliche Komponisten

Die geistigen Verwandten (Die Vorbilder)

Brahms klang oft deshalb „ähnlich“ wie seine Vorgänger, weil er deren Techniken meisterhaft adaptierte.

Robert Schumann: Als sein Mentor ist er die offensichtlichste Parallele. Die romantische Innigkeit, die Vorliebe für poetische Klaviermusik und die dichten, oft etwas „erdigen“ Orchestertexturen verbinden die beiden. Wenn Ihnen Brahms’ Lieder oder seine frühen Klavierstücke gefallen, ist Schumann der nächste logische Schritt.

Ludwig van Beethoven: In Sachen Struktur und motivischer Arbeit ist Beethoven der „Vater“ von Brahms. Besonders in den Sinfonien spürt man dieselbe dramatische Wucht und den Drang, aus einem winzigen Motiv ein ganzes Universum zu bauen.

Die Zeitgenossen mit ähnlichem „Vibe“

Antonín Dvořák: Obwohl Dvořák oft „folkloristischer“ und sonniger klingt, ist die Architektur seiner Sinfonien und der Kammermusik massiv von Brahms beeinflusst. Die beiden teilen eine Vorliebe für satte Melodien und eine sehr solide, klassische Formgebung.

Heinrich von Herzogenberg: Er war ein Zeitgenosse und enger Freund von Brahms. Seine Musik ähnelt der von Brahms oft so stark, dass sie fast wie eine Kopie wirkt. Brahms selbst war darüber manchmal amüsiert, manchmal genervt. Für Hörer, die „mehr Brahms als Brahms“ wollen, ist Herzogenberg ein Geheimtipp.

Die Nachfolger (Brahms-Tradition im 20. Jahrhundert)

Max Reger: Wenn Sie die Komplexität und den dichten Kontrapunkt von Brahms lieben, ist Reger der nächste Schritt. Er trieb Brahms’ Technik der „entwickelnden Variation“ und die Orgeltradition von Bach ins Extreme. Seine Musik ist oft noch dichter und chromatischer, atmet aber denselben ernsthaften Geist.

Edward Elgar: Der Brite wird oft als der „englische Brahms“ bezeichnet. Seine Sinfonien und Konzerte haben diese typische brahmsianische Mischung aus heroischer Pracht und einer sehr privaten, fast schüchternen Melancholie. Auch die Vorliebe für tiefes Blech und volle Streichersätze verbindet sie.

Wilhelm Stenhammar: Der bedeutendste schwedische Komponist dieser Zeit schrieb Musik, die sehr stark im nordischen Licht, aber mit dem handwerklichen Rüstzeug von Brahms steht. Seine 2. Sinfonie ist ein wunderbares Beispiel für diesen „nordischen Brahms-Stil“.

Ein moderner Verwandter (Strukturell)

Arnold Schönberg (frühe Werke): Bevor Schönberg die Atonalität erfand, komponierte er in einem spätromantischen Stil, der tief in Brahms verwurzelt war. Werke wie „Verklärte Nacht“ oder sein 1. Streichquartett zeigen, wie man Brahms’ dichte Motivarbeit in die Moderne überführen kann.

Beziehungen

Johannes Brahms war als praktizierender Musiker tief im Netzwerk der großen Interpreten seiner Zeit verwurzelt. Er suchte nicht den Kontakt zu oberflächlichen Virtuosen, sondern zu Musikern, die – wie er selbst – das Werk über die Selbstdarstellung stellten. Seine Beziehungen zu Solisten und Orchestern waren oft lebenslange Arbeitsgemeinschaften.

Hier sind die wichtigsten direkten Beziehungen zu den ausführenden Musikern seiner Zeit:

Joseph Joachim (Der Geiger)

Die Beziehung zu Joseph Joachim war die wichtigste künstlerische Partnerschaft in Brahms’ Leben. Joachim war der führende Geiger seiner Epoche und derjenige, der Brahms die Tür zu den Schumanns öffnete.

Berater und Uraufführer: Brahms schickte Joachim fast alle seine Werke für Streicher zur Korrektur. Joachim gab technische Ratschläge für das berühmte Violinkonzert op. 77 und spielte die Uraufführung.

Die Versöhnung: Nach einem langjährigen Bruch (wegen einer privaten Angelegenheit Joachims) komponierte Brahms das Doppelkonzert für Violine und Cello, um die Freundschaft musikalisch wiederherzustellen.

Clara Schumann (Die Pianistin)

Obwohl sie auch komponierte, war sie für Brahms vor allem die maßgebliche Pianistin. Sie war die wichtigste Botschafterin seiner Klaviermusik.

Die erste Instanz: Bevor Brahms ein Werk veröffentlichte, spielte er es ihr vor oder schickte ihr das Manuskript. Ihr Urteil über Spielbarkeit und Wirkung war für ihn Gesetz.

Interpretin: Sie interpretierte seine Werke in ganz Europa und festigte seinen Ruf als bedeutender Komponist für Klavier und Kammermusik.

Richard Mühlfeld (Der Klarinettist)

Ohne diesen Musiker sähe das Spätwerk von Brahms völlig anders aus. Nachdem Brahms das Komponieren eigentlich schon aufgeben wollte, hörte er 1891 den Klarinettisten der Meininger Hofkapelle, Richard Mühlfeld.

Die „Fräulein Klarinette“: Brahms war so verzaubert von Mühlfelds warmem, gesanglichem Ton (den er zärtlich „Fräulein Klarinette“ nannte), dass er für ihn das Klarinettenquintett, das Trio und zwei Sonaten schrieb. Diese Werke gehören heute zum wichtigsten Repertoire für dieses Instrument.

Hans von Bülow und die Meininger Hofkapelle

Hans von Bülow war einer der bedeutendsten Dirigenten des 19. Jahrhunderts. Er war ursprünglich ein glühender Anhänger Wagners, wechselte aber später mit fast religiösem Eifer in das Lager von Brahms.

Das „Brahms-Orchester“: Bülow machte die Meininger Hofkapelle zu einem Elite-Ensemble, das Brahms als „Versuchslabor“ diente. Hier konnte er seine 4. Sinfonie in Ruhe proben und perfektionieren, bevor sie der Welt präsentiert wurde.

Die „Drei Bs“: Von Bülow prägte das berühmte Schlagwort von den „Drei Bs“ (Bach, Beethoven, Brahms) und trug maßgeblich zur Kanonisierung von Brahms als Klassiker bei.

Julius Stockhausen (Der Bariton)

Stockhausen war der bedeutendste Sänger im Umkreis von Brahms. Er war maßgeblich daran beteiligt, das Kunstlied aus den privaten Salons in den öffentlichen Konzertsaal zu bringen.

Liederabende: Gemeinsam mit Brahms am Klavier gestaltete Stockhausen Liederabende, die Maßstäbe setzten. Er war der erste, der Zyklen wie die Magelone-Romanzen vollständig zur Aufführung brachte. Sein warmer, modulationsfähiger Bariton war das Ideal, für das Brahms viele seiner über 200 Lieder schrieb.

Die Wiener Philharmoniker und der Musikverein

Wien war Brahms’ Wahlheimat, und seine Beziehung zu den Wiener Philharmonikern war eng, wenn auch manchmal von den typischen Wiener Intrigen überschattet.

Künstlerisches Zentrum: Brahms wirkte jahrelang als Leiter der Konzerte der Gesellschaft der Musikfreunde (im berühmten Musikverein). Die Philharmoniker uraufführten seine 2. und 3. Sinfonie. Das Orchester wurde durch Brahms’ Ansprüche an Präzision und dichten Klang entscheidend in seinem Spielstil geprägt.

Beziehungen zu Nicht-Musikern

Johannes Brahms war ein Mensch, der trotz seines Ruhms die Einfachheit suchte und tiefe, oft jahrzehntelange Freundschaften zu Menschen pflegte, die keine professionellen Musiker waren. Er umgab sich gerne mit Intellektuellen, Wissenschaftlern und Philanthropen, die seinen scharfen Geist und seinen manchmal spröden Humor herausforderten.

Hier sind die wichtigsten Beziehungen zu Nicht-Musikern in seinem Leben:

Theodor Billroth (Der Chirurg)

Die Freundschaft zu dem weltberühmten Chirurgen Theodor Billroth war eine der bedeutendsten in Brahms’ Leben. Billroth war ein begnadeter Amateurmusiker, aber seine eigentliche Bedeutung für Brahms lag in seiner Rolle als wissenschaftlicher Gesprächspartner.

Der erste Kritiker: Brahms schickte Billroth oft seine Manuskripte noch vor der Veröffentlichung. Er schätzte Billroths Urteil als gebildeter Laie und dessen Verständnis für die logische Struktur der Musik.

Wissenschaftlicher Austausch: Die beiden tauschten sich intensiv über die Parallelen zwischen medizinischer Forschung und musikalischer Konstruktion aus. Die „Billroth-Briefe“ sind heute ein wichtiges Dokument für das Verständnis von Brahms’ Arbeitsweise.

Max Klinger (Der Maler und Bildhauer)

Brahms hatte eine tiefe Affinität zur bildenden Kunst, und seine Beziehung zu Max Klinger war von gegenseitiger künstlerischer Inspiration geprägt.

Brahms-Phantasie: Klinger schuf einen berühmten Grafikzyklus mit dem Titel „Brahms-Phantasie“, in dem er die Musik des Komponisten in visuelle Welten übersetzte.

Symbolismus: Brahms war von Klingers Fähigkeit fasziniert, dunkle, mythologische und tiefgründige Themen darzustellen, die oft mit der herbstlichen und ernsten Stimmung seiner eigenen Musik korrespondierten.

Elisabeth von Herzogenberg (Die Vertraute)

Obwohl sie die Frau des Komponisten Heinrich von Herzogenberg war, stand sie mit Brahms in einer ganz eigenen, intellektuellen Beziehung. Sie war eine hochgebildete Frau und eine exzellente Kennerin seiner Musik.

Briefwechsel: Der Briefwechsel zwischen Brahms und Elisabeth gehört zum Klügsten, was über Musik geschrieben wurde. Brahms vertraute ihr seine Zweifel an und akzeptierte ihre oft scharfe Kritik. Sie war für ihn eine Art „weibliches Gewissen“ seiner künstlerischen Arbeit.

Victor Widmann (Der Dichter und Pfarrer)

Der Schweizer Pfarrer und Schriftsteller Joseph Victor Widmann war einer von Brahms’ engsten Reisebegleitern.

Italienreisen: Gemeinsam mit Widmann unternahm Brahms viele seiner geliebten Reisen nach Italien. Widmann war für den kulturellen Rahmen zuständig; er erklärte Brahms die Architektur und die Literatur des Südens.

Literarischer Berater: Widmann versuchte mehrfach, Brahms für Opernlibretti zu gewinnen, was jedoch stets an Brahms’ Skepsis gegenüber dem Musiktheater scheiterte. Dennoch blieb der literarische Austausch zwischen den beiden ein fester Bestandteil von Brahms’ Leben.

Hanslick und die Kritiker

Obwohl Eduard Hanslick der einflussreichste Musikkritiker Wiens war, verband ihn mit Brahms eine tiefe private Freundschaft, die über das rein Berufliche hinausging.

Ästhetische Allianz: Hanslick war der intellektuelle Kopf der Brahms-Partei in Wien. Er lieferte die theoretischen Begründungen für Brahms’ Musik. Die beiden verbrachten oft ihre Freizeit zusammen, wanderten und diskutierten über Kunstgeschichte und Philosophie.

Das „einfache Volk“

Brahms hatte eine bemerkenswerte Beziehung zu den Menschen, denen er im Alltag begegnete – Gastwirten, Dienstboten und vor allem Kindern.

Der Philanthrop im Verborgenen: Er unterstützte viele Nicht-Musiker in seinem Umfeld finanziell, oft anonym oder unter dem Vorwand, es sei eine Rückzahlung alter Schulden. In seinem Wiener Stammbeisl „Zum roten Igel“ wurde er nicht als „der große Komponist“, sondern als geschätzter, bodenständiger Gast behandelt, was er sehr genoss.

Musikgenres

Johannes Brahms war ein wahrer Universalist der Musik, der fast jedes Genre seiner Zeit meisterte – mit einer einzigen, markanten Ausnahme: der Oper. Er mied die Bühne und konzentrierte sich stattdessen auf die Reinheit des Klangs und die Tiefe des Ausdrucks.

Hier ist ein Überblick über die musikalischen Welten, in denen er sich bewegte:

Die Sinfonik und Orchestermusik

Brahms’ Beitrag zur Sinfonie war die Antwort auf die Krise der Gattung nach Beethoven. Er schuf vier monumentale Sinfonien, die als Gipfelwerke der absoluten Musik gelten. Neben den Sinfonien komponierte er bedeutende Konzerte, darunter zwei gewaltige Klavierkonzerte, ein Violinkonzert und das Doppelkonzert für Violine und Cello. Diese Werke zeichnen sich dadurch aus, dass der Solist nicht nur virtuos glänzt, sondern sinfonisch mit dem Orchester verschmilzt. Hinzu kommen seine Ouvertüren und die berühmten Orchestervariationen (z. B. über ein Thema von Haydn).

Die Kammermusik

Für viele Experten ist die Kammermusik das Herzstück seines Schaffens. In Gattungen wie dem Streichquartett, dem Klavierquintett oder den Violinsonaten konnte er seine Technik der „entwickelnden Variation“ am feinsten ausarbeiten. Seine Kammermusik ist oft sehr dicht, dialogisch und von einer enormen emotionalen Spannweite geprägt – von heroischer Kraft bis zu elegischer Zurückhaltung. Besonders seine späten Klarinettenwerke gelten als Gipfel der kammermusikalischen Intimität.

Die Vokal- und Chormusik

Brahms war einer der bedeutendsten Chorkomponisten seiner Ära. Sein Hauptwerk ist hier „Ein deutsches Requiem“. Anders als die traditionelle lateinische Totenmesse ist es ein Werk des Trostes für die Hinterbliebenen, basierend auf deutschen Bibeltexten. Es verbindet barocke Polyphonie (Fugen) mit romantischer Harmonik. Daneben schuf er zahlreiche Motetten und weltliche Gesänge, die seine tiefe Verwurzelung in der protestantischen Kirchenmusiktradition und im Volkslied zeigen.

Das Kunstlied

Brahms hinterließ über 200 Lieder für Singstimme und Klavier. Damit steht er in der direkten Nachfolge von Schubert und Schumann. Seine Lieder reichen von einfachen, volksliedhaften Weisen (wie dem berühmten „Wiegenlied“) bis hin zu hochkomplexen, philosophischen Zyklen wie den „Vier ernsten Gesängen“, die er kurz vor seinem Tod komponierte. Das Klavier ist dabei nie nur Begleiter, sondern gleichberechtigter Partner, der die Stimmung des Textes psychologisch deutet.

Die Klaviermusik

Das Klavier war Brahms’ eigenes Instrument. Sein Werkkatalog beginnt mit groß angelegten, fast orchestralen Klaviersonaten des jungen Stürmers und Drängers. Im mittleren Alter konzentrierte er sich auf Variationen (z. B. über Themen von Händel oder Paganini). Sein Spätwerk für Klavier besteht hingegen aus kurzen, meditativen Stücken wie Intermezzi, Capriccios und Rhapsodien, die oft als seine „Tagebuchaufzeichnungen“ in Tönen bezeichnet werden – intim, melancholisch und von höchster kompositorischer Reife.

Bedeutende Klaviersolowerke

Johannes Brahms’ Klavierwerk ist ein Spiegel seiner künstlerischen Entwicklung: Es beginnt mit der orchestralen Wucht eines jungen Genies und endet in der intimen, fast flüsternden Melancholie eines Mannes, der auf sein Leben zurückblickt.

Hier sind seine bedeutendsten Klaviersolowerke, unterteilt in ihre Schaffensphasen:

1. Die frühen Monumente: Die Sonaten

In seinen Zwanzigern wollte Brahms zeigen, dass das Klavier ein ganzes Orchester ersetzen kann. Diese Werke sind technisch extrem anspruchsvoll, massiv und voller Leidenschaft.

Klaviersonate Nr. 1 C-Dur (op. 1): Das Werk, mit dem er sich bei den Schumanns vorstellte. Der Beginn erinnert stark an Beethovens „Hammerklavier-Sonate“ und zeigt seinen Drang zum Monumentalen.

Klaviersonate Nr. 3 f-Moll (op. 5): Ein gigantisches, fünfsätziges Werk. Es gilt als Krönung seiner frühen Phase und verbindet heroische Kraft mit zarter Poesie (besonders im berühmten „Andante espressivo“).

2. Die Ära der Variationen: Die logische Meisterschaft

Nach den Sonaten konzentrierte sich Brahms darauf, ein Thema bis in den letzten Winkel zu erforschen. Hier zeigt sich sein mathematisches Genie gepaart mit Spielfreude.

Variationen und Fuge über ein Thema von Händel (op. 24): Eines der bedeutendsten Variationswerke der Musikgeschichte. Es mündet in eine gewaltige Abschlussfuge, die Brahms’ tiefe Verehrung für den Barock demonstriert.

Variationen über ein Thema von Paganini (op. 35): Diese zwei Hefte sind berüchtigt für ihre extreme technische Schwierigkeit. Brahms selbst nannte sie „Studien“, da sie die Grenzen dessen ausloten, was auf dem Klavier physisch möglich ist.

3. Die „Tagebücher“ des Alters: Die Charakterstücke

In seinen letzten Lebensjahren kehrte Brahms den großen Formen den Rücken. Er schrieb keine Sonaten mehr, sondern kurze, meditative Stücke, die er selbst als „Wiegenlieder meiner Schmerzen“ bezeichnete.

8 Klavierstücke (op. 76): Hier beginnt der Übergang zum intimen Stil mit Capriccios und Intermezzi.

Drei Intermezzi (op. 117): Diese Stücke sind der Inbegriff der Brahms’schen Melancholie. Das erste Intermezzo basiert auf einer schottischen Ballade und wirkt wie ein sanfter Abschied.

Klavierstücke (op. 118 & op. 119): Diese Zyklen enthalten einige seiner berühmtesten Melodien, wie das Intermezzo in A-Dur (op. 118, Nr. 2). Die Musik ist hier hochkonzentriert: Kein Ton ist zu viel, jede Note trägt eine tiefe emotionale Last.

Ein Sonderfall: Die Ungarischen Tänze

Obwohl sie keine „ernsten“ Solowerke im strengen Sinne sind, gehören die Ungarischen Tänze (ursprünglich für Klavier zu vier Händen, aber von ihm selbst auch für zwei Hände bearbeitet) zu seinen populärsten Schöpfungen. Sie zeigen seine Liebe zur Folklore und seine Fähigkeit, mitreißende Rhythmen und feuriges Temperament in eine klassische Form zu gießen.

Bedeutende Kammermusik

Johannes Brahms gilt als der unbestrittene Meister der Kammermusik in der zweiten Hälfte des 19. Jahrhunderts. In diesem intimen Rahmen konnte er seine Technik der „entwickelnden Variation“ am feinsten ausarbeiten. Seine Kammermusik ist oft ein dichter Dialog zwischen den Instrumenten, bei dem kein Part bloße Begleitung ist.

Hier sind seine bedeutendsten Werke, gegliedert nach Besetzung:

1. Werke mit Klavier

Brahms war selbst Pianist, daher spielt das Klavier in seiner Kammermusik eine zentrale, oft fast orchestrale Rolle.

Klavierquintett f-Moll (op. 34): Oft als die „Krone“ seiner Kammermusik bezeichnet. Es ist ein Werk von dramatischer Wucht und sinfonischen Ausmaßen. Ursprünglich als Streichquintett geplant und dann als Sonate für zwei Klaviere umgearbeitet, fand es in der Kombination aus Streichquartett und Klavier seine perfekte, hochexplosive Form.

Klaviertrio Nr. 1 H-Dur (op. 8): Ein faszinierendes Werk, weil es zwei Lebensalter vereint. Brahms schrieb es als 20-jähriger „Stürmer und Dränger“ und überarbeitete es 35 Jahre später radikal. Die heute meist gespielte Spätfassung verbindet jugendlichen Schwung mit der Weisheit des Alters.

Die Klavierquartette (Nr. 1 g-Moll & Nr. 3 c-Moll): Das g-Moll Quartett (op. 25) ist berühmt für sein feuriges Finale im „Rondo alla Zingarese“ (ungarischer Stil). Das c-Moll Quartett (op. 60) hingegen ist eines seiner dunkelsten Werke, geprägt von einer fast tragischen Ernsthaftigkeit, die oft mit seinem Kummer um Robert und Clara Schumann in Verbindung gebracht wird.

2. Werke für Streicher

In den reinen Streicherkombinationen trat Brahms am deutlichsten in den Wettbewerb mit Beethoven.

Die 3 Streichquartette: Brahms vernichtete angeblich über 20 Versuche, bevor er seine ersten beiden Quartette (op. 51) veröffentlichte. Sie sind Musterbeispiele an struktureller Dichte und intellektuellem Anspruch.

Streichsextette Nr. 1 & 2: Diese Werke für zwei Violinen, zwei Bratschen und zwei Cellis gehören zum Schönsten, was für diese Besetzung geschrieben wurde. Das 1. Sextett in B-Dur ist eher warm und serenadenhaft, während das 2. in G-Dur mysteriöser ist und im ersten Satz ein musikalisches Kryptogramm seiner Jugendliebe Agathe von Siebold enthält (das Motiv A-G-A-H-E).

3. Die späten Klarinettenwerke

Gegen Ende seines Lebens, als er das Komponieren eigentlich schon aufgeben wollte, inspirierte ihn der Klarinettist Richard Mühlfeld zu einer letzten Blütezeit der Kammermusik.

Klarinettenquintett h-Moll (op. 115): Dieses Werk ist der Inbegriff der „herbstlichen“ Spätphase von Brahms. Es ist von einer unendlichen Melancholie und Wehmut durchzogen. Die Klarinette verschmilzt hier fast magisch mit dem Klang der Streicher. Es gilt als eines der vollkommensten Werke der gesamten Musikgeschichte.

Klarinettensonaten (op. 120): Zwei Meisterwerke, die die klanglichen Möglichkeiten der Klarinette (oder alternativ der Bratsche) in all ihrer Wärme und Tiefe ausloten.

4. Duo-Sonaten

Brahms schuf für fast alle wichtigen Instrumente Duo-Sonaten, die heute zum Standardrepertoire gehören:

Violinsonaten: Besonders die Nr. 1 G-Dur („Regenlied-Sonate“) und die leidenschaftliche Nr. 3 d-Moll.

Cellosonaten: Die e-Moll Sonate (op. 38) ist eine Hommage an Bach, während die F-Dur Sonate (op. 99) durch ihren feurigen, fast modernen Gestus besticht.

Musik für Violine und Klavier

1. Violinsonate Nr. 1 G-Dur, op. 78 („Regenlied-Sonate“)

Dies ist vielleicht seine lyrischste und innigste Sonate. Sie entstand zwischen 1878 und 1879 unter dem Eindruck persönlicher Verluste (dem Tod seines Patenkindes Felix Schumann).

Das Thema: Sie trägt den Beinamen „Regenlied“, weil Brahms im dritten Satz das Thema seines eigenen Liedes „Regenlied“ (op. 59) zitiert. Das rhythmische Motiv des Regens (punktierte Achtel) zieht sich wie ein roter Faden durch das gesamte Werk.

Charakter: Die Musik ist zart, melancholisch und von einer fast zerbrechlichen Schönheit. Sie wirkt wie ein langer, wehmütiger Rückblick.

2. Violinsonate Nr. 2 A-Dur, op. 100 („Thuner Sonate“)

Brahms schrieb dieses Werk während eines glücklichen Sommers 1886 am Thuner See in der Schweiz. Er war dort in einer besonders gelösten Stimmung, was man der Musik deutlich anhört.

Charakter: Sie wird oft als seine „strahlendste“ oder „liebenswürdigste“ Sonate bezeichnet. Die Melodien fließen großzügig und warm. Brahms selbst nannte sie eine „Sonate in Erwartung einer lieben Freundin“ (gemeint war die Sängerin Hermine Spies).

Zitate: Auch hier versteckte Brahms Melodien aus seinen Liedern, etwa aus „Wie Melodien zieht es mir“. Das Werk ist kürzer und kompakter als die anderen beiden und besticht durch seine Heiterkeit.

3. Violinsonate Nr. 3 d-Moll, op. 108

Mit dieser Sonate (vollendet 1888) kehrte Brahms zum großen, dramatischen Stil zurück. Sie ist die einzige seiner Violinsonaten in vier Sätzen (die anderen haben drei) und wirkt deutlich virtuoser und energischer.

Charakter: Während die ersten beiden Sonaten eher kammermusikalisch-intim sind, hat die d-Moll Sonate fast orchestrale Ausmaße. Sie ist leidenschaftlich, stürmisch und von einer dunklen, drängenden Kraft geprägt.

Besonderheit: Der dritte Satz ist ein geisterhaftes Scherzo, und das Finale ist ein wahrer Hexenkessel an technischer Brillanz für beide Instrumente.

Ein bedeutendes Einzelstück: Das Scherzo in c-Moll
Neben den drei Sonaten gibt es ein weiteres wichtiges Werk für diese Besetzung, das oft als Zugabe oder Teil eines Zyklus gespielt wird:

Das F-A-E Scherzo: Im Jahr 1853 komponierte der junge Brahms zusammen mit Robert Schumann und Albert Dietrich eine Gemeinschaftssonate für ihren Freund Joseph Joachim. Brahms steuerte das Scherzo bei.

Die Bedeutung: Das Motto der Sonate war „Frei aber einsam“ (F-A-E), der Lebensspruch Joachims. Brahms’ Beitrag ist ein stürmisches, rhythmisches Kraftpaket, das bereits alle Merkmale seines frühen Stils zeigt.

Warum sind diese Werke so besonders?

Brahms gelingt es in diesen Duetten, die Violine „singen“ zu lassen, während das Klavier einen dichten, harmonischen Teppich webt. In seinen Sonaten gibt es keine Hierarchie; die beiden Instrumente werfen sich die Themen wie in einem intensiven Gespräch zu. Für Geiger gehört besonders die G-Dur Sonate wegen ihrer emotionalen Tiefe zu den schwierigsten Aufgaben des Repertoires – nicht wegen der Fingerfertigkeit, sondern wegen der nötigen Reife im Ausdruck.

Musik für Cello und Klavier

1. Cellosonate Nr. 1 e-Moll, op. 38

Dieses Werk entstand zwischen 1862 und 1865 und ist ein direktes Ergebnis von Brahms’ intensiver Beschäftigung mit Johann Sebastian Bach.

Die Hommage an Bach: Das Hauptthema des ersten Satzes ist eine deutliche Anspielung auf die Kunst der Fuge. Der gesamte letzte Satz ist eine gewaltige Fuge, in der Cello und Klavier förmlich miteinander ringen.

Der Klang: Die Sonate nutzt vor allem die tiefe, sonore Lage des Cellos. Sie wirkt erdig, ernst und fast ein wenig spröde.

Die Anekdote: Bei einer privaten Probe spielte Brahms das Klavier so laut, dass das Cello kaum zu hören war. Als der Cellist sich beschwerte, knurrte Brahms nur: „Ein Glück für Sie!“. Das zeigt, wie sehr er das Klavier hier als gleichberechtigten, kraftvollen Partner sah.

2. Cellosonate Nr. 2 F-Dur, op. 99

Über zwanzig Jahre später, im „goldenen Sommer“ von 1886 am Thuner See, schuf Brahms dieses völlig andere Werk. Es ist dem Cellisten Robert Hausmann gewidmet.

Der Charakter: Wo die erste Sonate dunkel und nach innen gekehrt war, ist die zweite leidenschaftlich, stürmisch und voller Licht. Sie ist technisch weitaus anspruchsvoller und nutzt den gesamten Tonumfang des Cellos bis in die höchsten Lagen aus.

Modernität: Der erste Satz beginnt mit einem Tremolo im Klavier, das fast wie ein orchestraler Vorhang wirkt, hinter dem das Cello mit einem heroischen Thema hervorbricht. Das Werk ist voller kühner Harmonien und komplexer Rhythmen, die weit in die Zukunft weisen.

Das Adagio: Der zweite Satz in Fis-Dur gilt als einer der schönsten und tiefsinnigsten Sätze, die je für das Cello geschrieben wurden.

Ein bemerkenswertes Duett: Das Doppelkonzert (Kammermusikalischer Geist)
Obwohl es technisch gesehen ein Orchesterwerk ist, muss das Doppelkonzert für Violine und Cello in a-Moll (op. 102) erwähnt werden, wenn man von Brahms und dem Cello spricht.

Es ist im Grunde ein gigantisches Kammermusikwerk. Die Beziehung zwischen Violine und Cello ist hier so eng und dialogisch, dass die beiden Solisten oft wie ein einziges, achtsaitiges Instrument wirken. Brahms nannte es scherzhaft seine „letzte Dummheit“, doch es ist ein tief bewegendes Zeugnis der Versöhnung mit seinem Freund Joseph Joachim.

Warum sind diese Sonaten so bedeutend?

Brahms hat das Cello aus seiner Rolle als reines Bassinstrument endgültig befreit. In seinen Sonaten muss der Cellist nicht nur eine wunderschöne Kantilene (Gesangslinie) halten, sondern auch gegen die massiven Akkorde des Klaviers bestehen können.

Die e-Moll Sonate ist das Werk der Struktur und der Tradition.

Die F-Dur Sonate ist das Werk der Leidenschaft und der Virtuosität.

Klaviertrio(s)/-quartett(e)/-quintett(e)

In diesen Gattungen zeigt sich Brahms als der unbestrittene Erbe Beethovens. Er nutzt das Klavier hier nicht als Soloinstrument mit Begleitung, sondern als orchestrales Fundament, das mit den Streichern zu einer gewaltigen Einheit verschmilzt.

Hier sind die Meilensteine dieser drei Besetzungen:

1. Das Klavierquintett f-Moll, op. 34

Dieses Werk wird oft als das „Nonplusultra“ der Kammermusik des 19. Jahrhunderts bezeichnet. Es ist ein Werk von titanischer Kraft und düsterer Leidenschaft.

Die Suche nach der Form: Brahms rang jahrelang um die richtige Besetzung. Zuerst war es ein Streichquintett, dann eine Sonate für zwei Klaviere. Erst auf Anraten von Clara Schumann wählte er die Kombination aus Klavier und Streichquartett.

Charakter: Das Quintett ist hochexplosiv. Der erste Satz ist geprägt von einer fast unheimlichen Energie, während das Finale in einem atemberaubenden, rasanten Wirbelsturm endet. Es ist Kammermusik, die förmlich aus ihren Nähten platzt und nach der Größe eines Orchesters verlangt.

2. Die Klavierquartette (Klavier + Violine, Viola, Cello)

Brahms schrieb drei Werke für diese Besetzung, von denen jedes eine völlig eigene Welt darstellt:

Klavierquartett Nr. 1 g-Moll, op. 25: Berühmt für sein mitreißendes Finale, das „Rondo alla Zingarese“. Hier lässt Brahms seine Liebe zur ungarischen Zigeunermusik freien Lauf. Es ist so brillant und wirkungsvoll, dass Arnold Schönberg es später sogar für großes Orchester instrumentierte.

Klavierquartett Nr. 2 A-Dur, op. 26: Das längste Kammermusikwerk von Brahms. Es ist lyrischer, weitschweifiger und zeigt seine Bewunderung für Franz Schubert.

Klavierquartett Nr. 3 c-Moll, op. 60 („Werther-Quartett“): Ein Werk der Krise. Brahms bezog sich dabei auf Goethes tragischen Helden Werther. Er schrieb seinem Verleger sogar, man könne auf das Titelblatt einen Mann mit einer Pistole am Kopf abbilden. Es ist düster, kompakt und emotional extrem aufgeladen.

3. Die Klaviertrios (Klavier, Violine, Cello)

Unter seinen drei Trios ragt vor allem das erste heraus, da es eine seltene Brücke über sein ganzes Leben schlägt:

Klaviertrio Nr. 1 H-Dur, op. 8: Brahms komponierte es als 20-jähriger Jüngling voller romantischem Überschwang. Jahrzehnte später, als reifer Mann, unterzog er es einer radikalen Revision. Er straffte die Form und entfernte jugendliche Redundanzen. Das Ergebnis ist ein einzigartiges Hybrid: Die Frische der Jugend gepaart mit der Meisterschaft des Alters.

Klaviertrio Nr. 2 C-Dur, op. 87: Hier begegnen wir dem „klassischen“ Brahms. Es ist ein Werk von großer Klarheit, Festigkeit und einem fast volksliedhaften Tonfall im Scherzo.

Was macht diese Werke so besonders?
Brahms löst in diesen Werken das Problem der Balance. Das Klavier neigt dazu, Streicher klanglich zu erdrücken. Brahms komponiert den Klaviersatz jedoch so geschickt – oft mit weiten Akkorden und tiefen Bässen –, dass er wie ein Resonanzboden für die Streicher wirkt.

Hörtipp: Wenn Sie dramatische Hochspannung suchen, beginnen Sie mit dem Klavierquintett f-Moll. Wenn Sie Lust auf feurige Rhythmen haben, ist das Finale des g-Moll Klavierquartetts der perfekte Einstieg.

Streichquartett(e)/-sextett(e)/-oktett(e)

In der reinen Streicherbesetzung zeigt sich Brahms von seiner strengsten und zugleich klangprächtigsten Seite. Während er beim Streichquartett fast gelähmt vor Ehrfurcht vor Beethoven war, fand er in der größeren Besetzung des Sextetts eine völlig neue, warme und fast orchestrale Klangwelt.

Hier sind die bedeutendsten Werke dieser Gattungen:

1. Die Streichsextette (2 Violinen, 2 Violen, 2 Celli)

Die beiden Sextette gehören zu den beliebtesten Werken von Brahms, da sie eine klangliche Fülle und Wärme besitzen, die im Streichquartett kaum zu erreichen ist.

Streichsextett Nr. 1 B-Dur, op. 18: Ein Werk voller jugendlichem Glanz und serenadenhafter Helle. Der zweite Satz ist ein berühmter Variationensatz über ein ernstes, fast barock anmutendes Thema. Es ist das ideale Einstiegswerk für Brahms-Neulinge, da es sehr zugänglich und klangschön ist.

Streichsextett Nr. 2 G-Dur, op. 36: Dieses Werk ist mysteriöser und feiner gewebt. Es enthält im ersten Satz ein musikalisches Abschiedsgeschenk an seine Jugendliebe Agathe von Siebold: Die Geigen spielen die Notenfolge A-G-A-H-E (T-H-E ist musikalisch nicht direkt möglich, aber die Botschaft war klar). Brahms sagte später: „Hier habe ich mich von meiner letzten Liebe losgeschrieben.“

2. Die Streichquartette

Brahms hatte eine Heidenangst vor der Gattung des Streichquartetts. Er behauptete, über 20 Quartette vernichtet zu haben, bevor er sich traute, die ersten beiden zu veröffentlichen.

Streichquartett Nr. 1 c-Moll & Nr. 2 a-Moll, op. 51: Diese beiden Werke sind extrem dicht und intellektuell anspruchsvoll. Besonders das c-Moll Quartett spiegelt den harten Kampf mit dem Erbe Beethovens wider – es ist dramatisch, zerklüftet und von einer fast atemlosen Energie geprägt.

Streichquartett Nr. 3 B-Dur, op. 67: Ein völlig anderer Charakter. Es ist fröhlich, fast klassizistisch und erinnert an den Geist von Haydn oder Mozart. Besonders auffällig ist der dritte Satz, in dem die Bratsche (Viola) die Hauptrolle spielt, während die anderen Instrumente gedämpft bleiben.

3. Das Streichquintett (Ein Gipfelwerk)

Obwohl Sie nach dem Oktett fragten (das Brahms übrigens nicht komponiert hat – er überließ dieses Feld dem jungen Mendelssohn), sind seine Streichquintette (mit zwei Bratschen) seine eigentlichen Meisterwerke der späten Streicherkammermusik.

Streichquintett Nr. 2 G-Dur, op. 111: Brahms wollte hiermit eigentlich seine Karriere beenden. Es ist ein Werk von einer unglaublichen Vitalität und Kraft. Der Beginn, bei dem das Cello gegen das flirrende Orchester der anderen Streicher ankämpft, ist einer der mitreißendsten Momente der Kammermusik.

Warum kein Streichoktett?

Es ist bezeichnend für Brahms, dass er kein Streichoktett schrieb. Das Oktett von Felix Mendelssohn Bartholdy galt damals (und gilt heute) als so vollkommen, dass Brahms – der Perfektionist – es vorzog, die Besetzung des Sextetts zu perfektionieren, anstatt in den direkten Vergleich mit Mendelssohns Geniestreich zu treten.

Zusammenfassend: Wenn Sie schwelgerischen Klang suchen, hören Sie die Sextette. Wenn Sie Brahms beim „Ringen mit den Göttern“ zusehen wollen, hören Sie das c-Moll Streichquartett.

Bedeutende Orchesterwerke

Johannes Brahms’ Orchesterwerk ist quantitativ eher schmal, qualitativ jedoch von einer Dichte und Perfektion, die ihresgleichen sucht. Er wartete bis zu seinem 43. Lebensjahr, bevor er seine erste Sinfonie veröffentlichte, da er den „Riesen“ Beethoven ständig hinter sich marschieren hörte.

Hier sind die Meilensteine seines orchestralen Schaffens:

1. Die vier Sinfonien

Jede seiner vier Sinfonien hat einen völlig eigenen Charakter und markiert einen Höhepunkt der Gattung.

1. Sinfonie c-Moll (op. 68): Oft als „Beethovens Zehnte“ bezeichnet. Sie beginnt mit einem gewaltigen, schicksalhaften Paukenschlag und arbeitet sich von der Dunkelheit zum strahlenden C-Dur-Finale vor. Ein Werk des harten Ringens.

2. Sinfonie D-Dur (op. 73): Das krasse Gegenteil zur Ersten. Sie ist heiter, pastoral und sonnig. Man spürt die Atmosphäre der Sommerfrische am Wörthersee, wo sie entstand, auch wenn sie im Kern eine gewisse Melancholie verbirgt.

3. Sinfonie F-Dur (op. 90): Berühmt für das Motto F-A-F („Frei aber froh“). Sie ist kompakt, herbstlich und endet untypischerweise leise und verklärter, was für die damalige Zeit sehr ungewöhnlich war.

4. Sinfonie e-Moll (op. 98): Brahms’ komplexestes Werk. Das Finale ist eine gewaltige Passacaglia (eine barocke Variationsform), die zeigt, wie Brahms alte Techniken in die moderne Sinfonik integrierte. Ein Werk von tragischer Größe.

2. Die Instrumentalkonzerte

Brahms schrieb vier Konzerte, die allesamt keine bloßen Virtuosenstücke sind, sondern „Sinfonien mit obligatem Instrument“.

1. Klavierkonzert d-Moll (op. 15): Ein jugendliches, stürmisches Werk, das die Erschütterung über Robert Schumanns Tod verarbeitet. Es ist massiv und düster.

2. Klavierkonzert B-Dur (op. 83): Ein wahrer Gigant unter den Konzerten. Es hat vier statt der üblichen drei Sätze und ist von einer fast kammermusikalischen Innigkeit (besonders im langsamen Satz mit dem berühmten Cello-Solo) bei gleichzeitiger orchestraler Wucht geprägt.

Violinkonzert D-Dur (op. 77): Für Joseph Joachim geschrieben. Es gilt als eines der „großen Vier“ der Geigenliteratur. Es ist extrem anspruchsvoll, aber immer der musikalischen Logik untergeordnet.

Doppelkonzert für Violine und Cello a-Moll (op. 102): Sein letztes Orchesterwerk. Ein Zeichen der Versöhnung mit Joachim, bei dem die beiden Soloinstrumente wie ein einziges, riesiges Instrument miteinander kommunizieren.

3. Ouvertüren und Variationen

Variationen über ein Thema von Haydn (op. 56a): Ein Meisterstück der Orchestrierung. Brahms zeigt hier, wie man ein einfaches Thema in völlig verschiedene Klangfarben und Stimmungen kleiden kann.

Akademische Festouvertüre (op. 80): Ein humorvolles Werk, das er als Dank für seine Ehrendoktorwürde schrieb. Er verarbeitete darin bekannte Studentenlieder.

Tragische Ouvertüre (op. 81): Das ernste Gegenstück zur Akademischen. Sie ist düster, konzentriert und ohne konkretes Programm, fängt aber das Gefühl einer griechischen Tragödie ein.

4. Die Ungarischen Tänze

Ursprünglich für Klavier geschrieben, sind die Orchesterfassungen (einige von Brahms selbst, andere von Dvořák instrumentiert) heute weltweit populär. Sie zeigen Brahms’ Liebe zur feurigen Rhythmik und zur Folklore.

Das vokale Orchesterwerk: Ein deutsches Requiem
Man kann Brahms’ Orchesterwerke nicht nennen, ohne sein größtes Werk zu erwähnen: Ein deutsches Requiem (op. 45). Es ist kein Requiem im liturgischen Sinne, sondern eine Trostmusik für die Hinterbliebenen in deutscher Sprache. Es machte ihn schlagartig weltberühmt.

Weitere Bedeutende Werke

Abgesehen von seinen Sinfonien und der Instrumentalmusik war Johannes Brahms einer der bedeutendsten Komponisten für die menschliche Stimme. Sein Schaffen umfasst monumentale Chorwerke ebenso wie intime Lieder, die den Kern der deutschen Romantik treffen.

Hier sind die wichtigsten Werke aus diesen Kategorien:

Monumentale Chorwerke mit Orchester

Diese Werke begründeten Brahms’ Ruhm als einer der größten Komponisten seiner Zeit und zeigen seine Fähigkeit, tiefe existenzielle Fragen musikalisch zu beantworten.

Ein deutsches Requiem (op. 45): Sein wohl berühmtestes Werk überhaupt. Anders als die traditionelle lateinische Totenmesse ist dies eine Musik des Trostes für die Lebenden. Brahms wählte selbst Texte aus der Luther-Bibel aus. Das Werk besticht durch eine gewaltige Architektur, die von zarten Chorstellen bis zu machtvollen Fugen reicht.

Schicksalslied (op. 54): Eine Vertonung eines Textes von Friedrich Hölderlin. Es kontrastiert die selige Ruhe der Götter mit dem leidvollen, rastlosen Schicksal der Menschen. Die orchestrale Ein- und Ausleitung gilt als eine der schönsten Passagen, die Brahms je geschrieben hat.

Alt-Rhapsodie (op. 53): Ein tief persönliches Werk für eine Alt-Solistin, Männerchor und Orchester auf einen Text von Goethe. Brahms komponierte es als “Hochzeitslied” für die Tochter von Clara Schumann, in die er heimlich verliebt war – die Musik ist dementsprechend von einer schmerzlichen Einsamkeit geprägt, die sich erst am Ende in einen hymnischen Trost verwandelt.

Weltliche Chormusik und Quartette

Brahms liebte den gemeinsamen Gesang und schrieb zahlreiche Stücke für kleinere und größere Chorbesetzungen ohne Orchester.

Liebeslieder-Walzer (op. 52 & 65): Diese Zyklen für vier Singstimmen und Klavier zu vier Händen waren zu Brahms’ Lebzeiten absolute „Bestseller“. Sie sprühen vor Wiener Charme, tänzerischer Leichtigkeit und mal amüsierten, mal sehnsüchtigen Blicken auf die Liebe.

Zigeunerlieder (op. 103): Hier zeigt sich wieder Brahms’ Leidenschaft für ungarische Rhythmen. Die Lieder sind feurig, rhythmisch prägnant und voller Temperament.

Motetten (z. B. op. 74 & 110): In diesen A-cappella-Werken (nur Chor ohne Instrumente) erreicht Brahms eine Meisterschaft im Kontrapunkt, die direkt an Johann Sebastian Bach anknüpft. Sie sind spirituell tiefgründig und technisch hochkomplex.

Das Kunstlied für Solostimme und Klavier

Mit über 200 Liedern ist Brahms ein Gigant dieser Gattung. Seine Lieder zeichnen sich durch eine perfekte Einheit von Wort und Ton sowie durch sehr kunstvolle Klavierbegleitungen aus.

Vier ernste Gesänge (op. 121): Sein musikalisches Vermächtnis. Er schrieb sie kurz vor seinem Tod. Die Texte aus dem Alten und Neuen Testament behandeln die Vergänglichkeit des Lebens und die Macht der Liebe. Die Musik ist von erschütternder Ernsthaftigkeit und schlichter Größe.

Wiegenlied (op. 49, Nr. 4): „Guten Abend, gut’ Nacht“ ist zweifellos sein weltweit bekanntestes Lied. Er schrieb es zur Geburt des zweiten Kindes einer Jugendfreundin.

Von ewiger Liebe (op. 43, Nr. 1): Eines seiner dramatischsten und beliebtesten Lieder, das die Unbesiegbarkeit der Liebe thematisiert.

Die Mainacht (op. 43, Nr. 2): Ein Musterbeispiel für Brahms’ lyrische Melancholie, in dem die Naturstimmung die Einsamkeit des Menschen spiegelt.

Vokalduette

Brahms schrieb zahlreiche Duette für verschiedene Stimmlagen (z. B. Sopran und Alt), die oft einen volksliedhaften Charakter haben, aber harmonisch sehr fein ausgearbeitet sind. Sie waren für das gemeinsame Musizieren im privaten Rahmen gedacht und spiegeln die bürgerliche Musikkultur des 19. Jahrhunderts wider.

Bedeutende Opern

Das ist eine kleine „Fangfrage“ der Musikgeschichte: Johannes Brahms hat keine einzige Oper geschrieben.

Obwohl er im 19. Jahrhundert lebte – dem goldenen Zeitalter der Oper – und er als einer der bedeutendsten Komponisten seiner Zeit galt, blieb er der Bühne zeitlebens fern. Das ist besonders bemerkenswert, da fast alle seine zeitgenössischen Kollegen (wie Wagner, Verdi oder später Strauss) die Oper als das höchste Ziel der Komposition betrachteten.

Hier sind die Gründe, warum es keine Brahms-Opern gibt:

1. Die Suche nach dem „perfekten“ Libretto

Brahms hat durchaus mit dem Gedanken gespielt, eine Oper zu verfassen. Er suchte jahrelang nach einem geeigneten Textbuch (Libretto). Er führte darüber intensive Gespräche mit seinem Freund, dem Dichter Joseph Victor Widmann. Brahms war jedoch extrem wählerisch: Er lehnte Stoffe ab, die ihm zu theatralisch, zu rührselig oder zu phantastisch (wie bei Wagner) waren. Er suchte nach einer menschlichen Realität, die er in den damaligen Opernstoffen nicht fand.

2. Respekt vor der Gattung

Brahms war ein Perfektionist. Er fühlte sich in den „reinen“ musikalischen Formen (Sinfonie, Kammermusik) am wohlsten. Er sagte einmal sinngemäß, dass ihm der Aufwand und die Kompromisse, die man beim Theater eingehen muss, zuwider seien. Er wollte, dass die Musik für sich selbst spricht, ohne die Ablenkung durch Kostüme, Bühnenbilder und schauspielerische Effekte.

3. Der Kontrast zu Richard Wagner

Brahms war der große Gegenpol zu Richard Wagner. Während Wagner das „Gesamtkunstwerk“ (die Verschmelzung aller Künste in der Oper) propagierte, stand Brahms für die Absolute Musik. Hätte er eine Oper geschrieben, hätte er sich automatisch dem direkten Vergleich mit dem „Theater-Giganten“ Wagner stellen müssen – einem Streit, dem er musikalisch lieber aus dem Weg ging.

4. Seine „Ersatz-Opern“

Obwohl er keine Bühnenwerke schrieb, finden sich dramatische und erzählerische Elemente in anderen Werken:

Rinaldo (op. 50): Eine Kantate für Tenor, Männerchor und Orchester. Es ist sein Werk, das einer Oper am nächsten kommt – eine dramatische Szene nach einem Text von Goethe.

Die Alt-Rhapsodie: Ein hochdramatischer, psychologischer Einblick in eine menschliche Seele, der fast wie eine Opernarie wirkt.

Magelone-Romanzen: Ein Liederzyklus, der eine zusammenhängende Geschichte erzählt und oft als eine Art „Miniatur-Oper“ für den Konzertsaal bezeichnet wird.

Anekdoten & Wissenswertes

Johannes Brahms war ein Mann voller Widersprüche: Nach außen hin oft bärbeißig, sarkastisch und fast schon grob, verbarg sich dahinter ein extrem empfindsamer, großzügiger und manchmal fast schüchterner Charakter.

Hier sind einige der berühmtesten Anekdoten und kuriosen Fakten, die den Menschen hinter der Musik lebendig werden lassen:

1. Der „Bescheidenheits-Sarkasmus“

Brahms hasste Schmeicheleien und übertriebene Verehrung. Als er einmal nach einer Aufführung seiner 4. Sinfonie von einem begeisterten Bewunderer gefragt wurde, ob er nicht finde, dass das Werk „unsterblich“ sei, antwortete Brahms trocken:

„Das weiß ich nicht. Aber ich hoffe, dass es zumindest länger hält als mein Zylinder.“

2. Das Problem mit der Oper (und der Ehe)

Brahms blieb Zeit seines Lebens Junggeselle, obwohl er sich oft verliebte. Er verglich die Ehe gerne mit der Oper – beides war ihm zu riskant. Eine seiner berühmtesten Aussagen dazu war:

„Eine Oper zu schreiben und zu heiraten sind zwei Dinge, die man in der Jugend tun muss. Später hat man nicht mehr den nötigen Mut dazu.“

3. Der Wein-Kenner

Brahms war ein Genießer. Einmal lud ihn ein wohlhabender Gastgeber zum Essen ein und servierte einen teuren Wein mit den Worten: „Das hier, Herr Doktor, ist der Brahms unter den Weinen!“ Brahms probierte einen Schluck, stellte das Glas ab und sagte:

„Na, dann bringen Sie mir lieber mal den Bach.“ (Womit er andeutete, dass er einen noch besseren, strukturierteren Wein bevorzugte).

4. Der heimliche Kinderfreund

Trotz seines Rufs als mürrischer „Igel“ (nach seinem Wiener Stammlokal „Zum roten Igel“) hatte er ein Herz für Kinder. Bei seinen täglichen Spaziergängen durch Wien oder in der Sommerfrische trug er immer Taschen voller Bonbons und kleiner Spielzeuge bei sich, die er heimlich an Kinder verteilte, denen er begegnete.

5. Das „Gift“ für die Kritiker

Sein Verhältnis zu Musikkritikern war legendär schwierig. Als ein Kritiker ihn einmal bat, ihm seine neuesten Kompositionen zu zeigen, schickte Brahms ihm ein Paket. Darin befanden sich jedoch keine Noten, sondern lediglich die gesammelten schlechten Kritiken, die über seine früheren Werke geschrieben worden waren.

6. Das Schicksal der „Zukunftsmusik“

Bei einem Besuch in Weimar wurde Brahms von Franz Liszt empfangen. Liszt setzte sich ans Klavier und spielte seine neueste, hochmoderne Klaviersonate vor. Mitten im Spiel blickte Liszt sich um und sah, dass Brahms in seinem Sessel friedlich eingeschlafen war. Das war der Anfang einer lebenslangen Feindschaft zwischen den Anhängern von Liszt und Brahms.

Wissenswertes im Schnelldurchlauf

Der Bart: Sein monumentaler Rauschebart, der heute sein Markenzeichen ist, wuchs erst in seinen späteren Jahren. In jungen Jahren war er glattrasiert und sah fast elfenhaft-zart aus.

Kaffee-Junkie: Er bereitete seinen Kaffee mit fast religiöser Akribie selbst zu. Er musste „schwarz wie die Nacht und stark wie der Teufel“ sein.

Natur pur: Brahms komponierte fast nie am Klavier. Er sagte, er müsse wandern, um Ideen zu finden. Er trug dabei oft seine Jacke über der Schulter und pfiff vor sich hin – viele Leute hielten den weltberühmten Komponisten für einen einfachen Landstreicher.

Zinnsoldaten: Bis zu seinem Tod besaß er eine große Sammlung von Zinnsoldaten, mit denen er in seinem Arbeitszimmer strategische Schlachten nachspielte, um den Kopf frei zu bekommen.

Brahms war ein Mensch, der seine Privatsphäre so sehr schützte, dass er kurz vor seinem Tod fast alle seine Skizzen und unvollendeten Werke verbrannte. Er wollte, dass die Welt nur seine perfekten Ergebnisse sieht, nicht den harten Weg dorthin.

(Das Schreiben dieses Artikels wurde von Gemini, einem Google Large Language Model (LLM), unterstützt und durchgeführt. Es handelt sich lediglich um ein Referenzdokument zum Entdecken von Musik, die Sie noch nicht kennen. Es kann nicht garantiert werden, dass der Inhalt dieses Artikels vollständig korrekt ist. Bitte überprüfen Sie die Informationen anhand zuverlässiger Quellen.)

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André Messager: Notatki o jej życiu i twórczości

Przegląd

André Messager (1853–1929) był kluczową postacią francuskiej muzyki Belle Époque. Kompozytor, dyrygent i administrator, potrafił połączyć wymagania „wielkiej” muzyki z urokiem operetki .

Oto przegląd życia i twórczości człowieka, który odcisnął swoje piętno na historii Opery Paryskiej.

1. Mistrz operetki i Opéra-Comique

Messager jest najbardziej znany ze swoich lekkich utworów , przesiąkniętych typowo francuską elegancją . Daleki od wulgarnej farsy , wnosił do swoich kompozycji harmoniczną finezję i melodyczną klarowność .

Do jego najważniejszych dzieł należą:

Véronique (1898): Jej największy sukces , arcydzieło francuskiej operetki.

Les P’tites Michu (1897): Żywa komedia .

Fortunio (1907): Bardziej poetycka komedia liryczna, oparta na twórczości Alfreda de Musseta.

Monsieur Beaucaire (1919): Międzynarodowy sukces , który zaprowadził go aż do Londynu.

2. Wizjoner-dyrygent

Messager nie tylko zasiadał za biurkiem kompozytora ; był jednym z najwybitniejszych dyrygentów swoich czasów. Jego najważniejszym wkładem historycznym była niewątpliwie światowa premiera „Peleasa i Melizandy” Claude’a Debussy’ego w 1902 roku.

Sam Debussy chwalił jego interpretację partytury, dostrzegając w niej doskonałe zrozumienie jego złożonej muzyki. Messager dyrygował największymi instytucjami:

Opera – Komiks.

Opera Paryska (której był dyrektorem).

Covent Garden w Londynie.

3. Styl i dziedzictwo

Styl Messagera charakteryzuje się dyskrecją, poczuciem humoru i perfekcją techniczną.

Szkoła francuska : Uczeń Gabriela Fauré i Saint-Saënsa . Odziedziczył klasyczny rygor, który stosował do gatunków uważanych za „ mniejsze ”.

Nowoczesność: Mimo przywiązania do tradycji, wspierał awangardę swoich czasów, łącząc romantyczny XIX wiek z nowoczesnością XX wieku .

Messanger był ostatnim z wielkich kompozytorów francuskiej muzyki rozrywkowej , ale posiadał wiedzę mistrza muzyki poważnej ”.

Historia

Historia André Messagera to historia człowieka , który żył na pograniczu dwóch światów: lśniącej lekkości operetki i akademickiego rygoru opery . Urodzony w Montluçon w 1853 roku , nie od razu został przeznaczony do rozgłosu w Paryżu. To pod skrzydłami wielkich mistrzów , takich jak Camille Saint-Saëns , a zwłaszcza Gabriel Fauré, z którym nawiązał bliskie przyjaźnie, rozwinął swoje ogromne umiejętności techniczne .

Jego kariera nabrała rozpędu, gdy uświadomił sobie, że jego talent tkwi w elegancji rozrywki. Podczas gdy inni kompozytorzy poszukiwali dramatycznej powagi, Messager nasycił popularne utwory rzadką inteligencją harmoniczną. Jego nazwisko stało się nierozerwalnie związane z sukcesami Belle Époque, zwłaszcza z utworem „Véronique”, który uchwycił ducha Paryża z wdziękiem , starannie unikając wulgarności. Jego muzyka emanowała francuską klarownością , zbudowaną z powściągliwości i nuty melancholii.

Jednak sprowadzenie Messagera do operetek byłoby historycznym błędem. Był on muzycznym dyplomatą i dyrygentem o ogromnym wpływie. Jako dyrektor Opery Paryskiej i londyńskiego Covent Garden , poruszał się po najwyższych szczeblach sztuki operowej z naturalnym autorytetem. Przełomowym momentem jego artystycznego życia był niewątpliwie rok 1902: wbrew wszelkim przeciwnościom, poprowadził i dyrygował premierą „Pelleasa i Melizandy” Claude’a Debussy’ego. Bez niezachwianego wsparcia i technicznej precyzji Messagera to arcydzieło nowoczesności mogłoby nigdy nie ujrzeć światła dziennego, spotykając się z drwinami konserwatywnej publiczności.

Na płaszczyźnie osobistej, jego życie było równie ściśle związane z jego sztuką. Poślubił Hope Temple, irlandzką kompozytorkę, jako swoją drugą żonę, co wzmocniło jego więzi z Anglią, gdzie był prawdziwą gwiazdą. Aż do śmierci w 1929 roku Messager pozostał tym „wielkim małym mistrzem ” – człowiekiem , który potrafił rano dyskutować o kontrapunkcie z najwybitniejszymi intelektualistami, a wieczorem sprawić, by cały Paryż nucił jego muzykę. Pozostawił po sobie wizerunek artysty kompletnego , który udowodnił, że muzyka nie musi być surowa , by być genialna .

Historia chronologiczna

Życie André Messagera toczy się niczym idealnie rytmiczna partytura, przemierzając epoki z niezwykłą łatwością – od końca Drugiego Cesarstwa po szalone lata dwudzieste.

Wszystko zaczęło się w 1853 roku w Montluçon , gdzie urodził się w mieszczańskiej rodzinie. Jego naturalny talent szybko zaprowadził go do Paryża, gdzie studiował w prestiżowej École Niedermeyer, gdzie otrzymał solidne wykształcenie w zakresie gry na instrumencie kościelnym. To właśnie tam spotkał Gabriela Fauré , który został jego nauczycielem, a następnie przyjacielem na całe życie.

W 1874 roku objął swoją pierwszą ważną posadę organisty w kościele Saint-Sulpice, jednocześnie zaczynając bywać w modnych kręgach muzycznych. Ciekawość odwiodła go jednak od gry na organach: w 1883 roku ukończył operetkę „François les bas-bleus”, niedokończoną przez Firmina Bernicata. Ten natychmiastowy sukces otworzył mu drzwi paryskich teatrów i ostatecznie wkroczył w świat sceny .

Koniec XIX wieku ugruntował jego geniusz melodyczny . W 1890 roku stworzył „La Basoche” w Opéra -Comique, ale to rok 1897 przyniósł mu przełom, gdy stworzył „Les P’tites Michu”, a tuż po nim, w 1898 roku, jego absolutne arcydzieło „Véronique ” . W tamtym czasie Messager był najwybitniejszą postacią francuskiej sceny muzyki rozrywkowej .

Na przełomie XIX i XX wieku artysta przyjął rolę lidera i wizjonera. W 1898 roku został mianowany dyrektorem muzycznym Opéra -Comique. To właśnie na tym stanowisku odniósł swój największy triumf w 1902 roku: dyrygował światową prapremierą „Pelleasa i Melizandy” Debussy’ego, dzieła, które zrewolucjonizowało muzykę współczesną. Jego sława przekroczyła kanał La Manche i w latach 1901–1907 pełnił funkcję dyrektora artystycznego londyńskiego Covent Garden , stając się kulturalnym mostem między Francją a Anglią.

W latach 1907–1914 osiągnął szczyt oficjalnej hierarchii, obejmując stanowisko współdyrektora Opery Paryskiej. Pomimo tych ciężkich obowiązków administracyjnych, kontynuował komponowanie, zwłaszcza w 1907 roku, kiedy to powstał „Fortunio”. Po I wojnie światowej , wraz ze zmianą gustów, udowodnił, że nie stracił nic ze swojego geniuszu, tworząc w Londynie w 1919 roku „Monsieur Beaucaire” , a następnie „L’Amour masqué” w 1923 roku z librettem Sachy Guitry’ego, prezentując w nim niesłabnącą nowoczesność i humor.

W 1926 roku został wybrany do Instytutu Francuskiego, co było ukoronowaniem jego osiągnięć dla kogoś, kto poświęcił całe życie na promowanie tak zwanych gatunków muzyki lekkiej. Zmarł w Paryżu w 1929 roku, pozostawiając po sobie wizerunek eleganckiego mężczyzny , który przez ponad pięćdziesiąt lat dyrygował najsłynniejszymi orkiestrami za dnia i rozpalał serca nocą.

Styl, ruch i okres muzyczny

, który wybrał lekkość . Odpowiadając precyzyjnie na Twoje kategorie , nie sytuuje się on w skrajnościach , lecz w strefie równowagi , bardzo charakterystycznej dla kultury francuskiej końca XIX wieku.

Umiarkowany i tradycyjny, a zarazem wyrafinowany styl

W jego czasach muzykę Messagera postrzegano raczej jako tradycyjną niż nowatorską. W przeciwieństwie do jego przyjaciela Debussy’ego, nie dążył on do przełamywania struktur tonalnych. Jest to muzyka powściągliwa , odrzucająca chaos i nieuzasadnione dysonanse. Wniósł jednak „nowość” poprzez jakość: wniósł wyrafinowanie harmoniczne (wynikające z jego klasycznego wykształcenia) do operetki, gatunku, który wówczas często uważano za wulgarny lub niechlujny .

Między romantyzmem, klasycyzmem i impresjonizmem

Messager jest w pełni produktem szkoły francuskiej . Jego styl jest przede wszystkim postromantyczny w chronologii i lirycznym wyczuciu melodii, ale głęboko przesiąknięty protoneoklasycyzmem . Przedkładał jasność , oszczędność środków i precyzję – cechy typowe dla „ XVIII wieku ” – nad germańską bombastyczność Wagnera.

Choć nie jest kompozytorem impresjonistycznym w ścisłym tego słowa znaczeniu (jak Ravel czy Debussy), jego muzyka cechuje się płynnością i elegancją , które do nich pasują. Unika orkiestrowej ciężkości , preferując przejrzyste i zwiewne faktury .

Polifonia i struktura

Jego muzyka oczywiście nie jest monofoniczna (pojedynczy głos bez akompaniamentu), ale nie jest też złożoną i gęstą polifonią jak u Bacha. Messager stosuje styl akompaniowanej melodii , ale z wyjątkową dbałością o głosy drugoplanowe. Jego orkiestracje są niezwykle dopracowane , każdy instrument ma precyzyjnie określone miejsce , nie przytłaczając jednak wokalisty.

Nacjonalizm i modernizm

Messager jest głęboko nacjonalistyczny, ale w subtelny sposób : ucieleśnia „francuskiego ducha ” jasności, dowcipu i odrzucenia nadmiernego sentymentalizmu. Absolutnie nie jest postacią awangardową ani radykalnym modernistą jak Strawiński . Pozostał wierny formalnemu pięknu i zrozumiałości .

Podsumowując , gdybyśmy mieli go sklasyfikować, André Messager jest w głębi duszy kompozytorem klasycznym, rozwijającym się w ramach nurtu postromantycznego, którego geniusz polegał na wykorzystaniu techniki „wielkiego mistrza” w celu stworzenia przystępnej i urzekającej sztuki.

Gatunki muzyczne

André Messager był muzykiem wszechstronnym, którego kariera obejmowała niemal wszystkie dziedziny kreacji dźwięku, choć na zawsze pozostał związany ze sceną operową. Oto gatunki muzyczne, w których się wyróżnił :

Operetka i Opéra-Comique

, który przyniósł mu sławę. Messager przekroczył granice operetki, nadając jej niezwykłą szlachetność. Wahał się między błyskotliwą lekkością ( operetką właściwą ) a głębszą komedią liryczną (opéra-comique), w której emocje i psychologia postaci górowały nad prostą farsą.

Balet

Znany raczej z muzyki wokalnej niż choreograficznej, Messager komponował jednak balety, które odcisnęły piętno na swojej epoce, takie jak „Les Deux Pigeons”. W tym gatunku potrafił wykorzystać swój talent kolorysty orkiestrowego, tworząc niezwykle wizualną i rytmicznie pomysłową muzykę , idealnie dopasowaną do ruchów tancerzy.

Muzyka kameralna i instrumentalna

Na początku swojej kariery, pod wpływem swoich nauczycieli Fauré i Saint-Saënsa , komponował bardziej kameralne utwory. Jest autorem przede wszystkim utworów na fortepian, ale także utworów konkursowych dla studentów Konserwatorium , takich jak słynne „ Konkursowe Solo” na klarnet i fortepian, które do dziś pozostaje standardem w repertuarze na ten instrument.

Muzyka sakralna

Choć Messager zrobił karierę teatralną , nie zapominajmy, że zaczynał jako organista. Jego najwybitniejszym wkładem w tę dziedzinę jest „Messe des pêcheurs de Villerville”, napisany wspólnie z Gabrielem Fauré. To dzieło przesiąknięte łagodnym zapałem i prostotą daleką od religijnej pompatyczności.

Muzyka sceniczna

Messager komponował również muzykę do sztuk teatralnych , gatunku bardzo popularnego w tamtych czasach, podkreślającego dramatyczną akcję, jeszcze przed pojawieniem się kina . Potrafił tworzyć natychmiastową atmosferę , stosując przy tym niezwykłą oszczędność środków.

Podsumowując , jeśli Messager jest „królem operetki” Belle Époque, to był wszechstronnym kompozytorem , który potrafił przejść od organów Saint-Sulpice do baletów operowych z tą samą techniczną elegancją .

Charakterystyka muzyki

Muzykę André Messagera wyróżnia natychmiast rozpoznawalny „sztuczny akcent”, który ówcześni krytycy nazywali „francuskim stylem ” w najczystszej postaci. Dalekie od przesadnej ckliwości czy bombastyczności, jego kompozycje opierają się na bardzo precyzyjnych filarach estetycznych .

Elegancja i przejrzystość melodyczna

Cechą charakterystyczną Messagera jest jego wrodzone wyczucie melodii. Jego linie wokalne są zawsze płynne, naturalne i skrupulatnie respektują akcenty języka francuskiego . Unika zbędnej wirtuozerii wokalnej na rzecz szczerej ekspresji i doskonałej klarowności dykcji. To muzyka, która zdaje się „mówić” równie mocno, co śpiewać.

Wyrafinowana nauka harmoniczna

Choć pisał dla szerokiego grona odbiorców, Messager nigdy nie upraszczał swojej twórczości . Wyszkolony w grze na organach i u największych mistrzów , posługuje się subtelnymi harmoniami, często inspirowanymi twórczością Faurégo. Jego muzyka charakteryzuje się eleganckimi modulacjami i akordami nonowymi lub tenastkowymi , które nadają jej nowoczesny charakter i lekką melancholię , nawet w najbardziej radosnych momentach.

Przejrzysta orkiestracja

Jako znakomity dyrygent, Messager posiadał dogłębną wiedzę o instrumentach. Jego orkiestracja nigdy nie była gęsta. Preferował instrumenty dęte drewniane (flety, klarnety, oboje), aby podkreślić dowcipne fragmenty, i wykorzystywał instrumenty smyczkowe, aby stworzyć jedwabiste ciepło. Potrafił stworzyć atmosferę za pomocą niewielkiej liczby nut, unikając głośnego dźwięku instrumentów dętych blaszanych, aby zachować zrozumiałość tekstu.

Humor i psychologiczna finezja

W przeciwieństwie do Offenbacha , którego humor bywa farsowy lub satyryczny, Messager oferuje humor bardziej konwersacyjny. Jego muzyka jest dowcipna, pełna aluzji i czułości. Doskonale oddaje romantyczne uczucia: jego muzyka nigdy nie karykaturuje postaci, lecz towarzyszy im z ironiczną dobrocią.

Struktura i równowaga

Messager jest architektem muzyki. Jego partytury są konstruowane z klasycznym rygorem: wstępy, finały i przejścia są dopracowane z taką samą dbałością, jak w przypadku symfonii. To właśnie ta formalna solidność pozwala jego utworom pozostać ponadczasowymi i wytrzymywać wielokrotne słuchanie.

„W Messager lekkość nigdy nie jest lenistwem, jest raczej wyrazem uprzejmości wobec słuchacza ”.

Wpływy i wpływy

Wpływ André Messagera na muzykę francuską wykracza daleko poza urokliwe melodie, które skomponował. Jego wpływ przejawiał się poprzez trzy główne role : kompozytora, dyrygenta i administratora, co uczyniło go prawdziwym „ośmigłowcem” paryskiego życia muzycznego w latach 1880–1920.

1. Nobilitacja operetki

Przed Messagerem operetkę często postrzegano jako gatunek drugorzędny, wręcz wulgarny, przeznaczony wyłącznie do rozrywki.

lekką można pisać z rygorem kompozytora klasycznego. Wprowadzając złożone harmonie i wyrafinowaną orkiestrację, zmusił poważne instytucje (takie jak Opéra-Comique) do ponownego przemyślenia tego repertuaru.

Dziedzictwo: Utorował drogę takim kompozytorom jak Reynaldo Hahn czy później Francis Poulenc, którzy odziedziczyli po nim zamiłowanie do przejrzystości i francuskiego ducha .

2. „Ojciec chrzestny” współczesnej muzyki

To niewątpliwie jego najważniejszy wpływ, choć często pomijany przez opinię publiczną. Jako dyrygent i dyrygent:

” w 1902 roku, Messager umożliwił narodziny muzycznego impresjonizmu. Bez jego autorytetu i technicznej precyzji dzieło Debussy’ego – uważane wówczas za niewykonalne – mogłoby okazać się kompletną porażką.

Wsparcie dla awangardy: Pomimo raczej klasycznych gustów osobistych , wykorzystywał swoją pozycję w Operze Paryskiej do tworzenia programów nowatorskich dzieł, pomagając muzyce francuskiej uwolnić się od konserwatyzmu XIX wieku.

3. Most kulturowy między Francją a Anglią

Messager dysponował rzadką jak na muzyka umiejętnością dyplomatyczną.

Wpływy z obu stron kanału La Manche: Dyrygując przez kilka lat w Covent Garden, zapoznał Brytyjczyków z repertuarem francuskim , a tym samym wprowadził do Francji pewien rodzaj rygorystycznego angielskiego zarządzania.

Styl międzynarodowy: Jego dzieło Monsieur Beaucaire, które po raz pierwszy powstało w Birmingham, pokazało , że francuski kompozytor może podbić świat anglosaski, zapowiadając międzynarodowe sukcesy współczesnej komedii muzycznej .

na śpiew francuski

Messager wywarł bezpośredni wpływ na sposób występów śpiewaków we Francji. Wymagał od wykonawców perfekcyjnej dykcji i odrzucenia nadmiernego vibrato czy ckliwego sentymentalizmu. Ta szkoła „dobrego mówienia” i „dobrego śpiewania” wywarła wpływ na pokolenia śpiewaków operowych i do dziś pozostaje kamieniem węgielnym interpretacji francuskiego repertuaru .

André Messager był łącznikiem między końcem romantyzmu a nowoczesnością XX wieku . Pozostawił po sobie wizerunek artysty, który potrafił utrzymać absolutny poziom doskonałości, pozostając jednocześnie przystępnym dla szerokiej publiczności.

Działania poza kompozycją

1. Kariera jako czołowy dyrygent

Messager był uważany za jednego z najbardziej precyzyjnych i eleganckich dyrygentów swojego pokolenia . Jego batuta nie służyła efektownym efektom, lecz klarowności faktury muzycznej.

Orędownik nowoczesności: Jego największym osiągnięciem pozostaje dyrygowanie światową premierą „Pelleasa i Melizandy” Debussy’ego w Opéra – Comique. Spędził miesiące na próbach z orkiestrą i śpiewakami , aby opanować partyturę, którą wszyscy uważali za niezrozumiałą .

był kompozytorem muzyki rozrywkowej , podziwianym interpretatorem Richarda Wagnera, którego opery dyrygował z typowo francuską czystością , unikając wszelkiej germańskiej ciężkości.

Koncerty Lamoureux: Był dyrektorem tej prestiżowej instytucji, która pomagała w edukacji paryskiej publiczności na temat wielkich dzieł symfonicznych.

2. Administrator i Dyrektor Instytucji

Messager piastował najbardziej prestiżowe i złożone stanowiska w świecie operowym, udowadniając, że posiadał doskonały zmysł zarządzania i dyplomacji.

Dyrektor Opery Paryskiej (1907-1914): współdyrektor „Grand Boutique” (Palais Garnier), unowocześniający repertuar i podnoszący jakość produkcji scenicznych .

Dyrektor muzyczny Opéra -Comique: zapoczątkował tam okres świetności, czyniąc tę scenę laboratorium nowej muzyki francuskiej .

Kierownictwo artystyczne w Londynie (Covent Garden): Przez sześć lat zarządzał sezonami letnimi jednego z największych teatrów świata, stając się ulubieńcem brytyjskiej wyższej sfery .

3. Organista i muzyk kościelny

Często o tym zapominamy, ale Messager zaczynał swoją karierę na uboczu.

Był organistą w chórze kościoła Saint-Sulpice w Paryżu (pod dyrekcją wielkiego Charles-Marie Widora).

Następnie pełnił funkcję dyrygenta chóru w kościele Saint-Paul-Saint-Louis, a później w kościele Świętej Trójcy. To rygorystyczne podejście do gry na organach ukształtowało jego słuch i etykę pracy.

4. Krytyk i akademik

Pod koniec życia Messager wykorzystywał swój autorytet, aby zachęcać do refleksji nad swoją sztuką.

Krytyk muzyczny: Pisał dla kilku gazet, prezentując ostre, ale często życzliwe spojrzenie na swoich kolegów .

Instytut Francuski: W 1926 roku został wybrany do Académie des Beaux-Arts. Pełnił tam rolę strażnika francuskiego gustu , pozostając jednocześnie otwartym na rozwój młodszych pokoleń .

Podsumowując , Messager był „dyrygentem” francuskiego życia muzycznego i czuł się równie swobodnie w biurach menedżerskich , jak i przy pulpicie na nuty lub przy klawiaturach organów.

Aktywności poza muzyką

1. Człowiek pióra i kręgów towarzyskich

Messager nie był muzykiem odosobnionym w swojej wieży z kości słoniowej; był ważną postacią w życiu towarzyskim Belle Époque.

Jego obecność na Salonach: Bywał w najbardziej wpływowych salonach Paryża, zwłaszcza w salonie hrabiny Greffulhe (która zainspirowała Prousta). Spotykał się tam z pisarzami, malarzami i politykami, pełniąc rolę kulturalnego dyplomaty.

Przyjaźnie literackie : Był bardzo blisko związany z postaciami takimi jak Sacha Guitry, z którymi łączyło go wybitne zamiłowanie do dowcipu, błyskotliwych uwag i dramaturgii. Te relacje wzbogaciły jego rozumienie teatru daleko poza samo opracowywanie muzyki.

2. Wielki podróżnik i anglofil

Messager spędził znaczną część swojego życia na podróżach , co było mniej powszechne wśród muzyków jego czasów prowadzących siedzący tryb życia.

Jego fascynacja Londynem: Był głęboko zakochany w brytyjskiej kulturze. Jego dłuższe pobyty w Anglii nie były wyłącznie spowodowane względami zawodowymi; cenił angielski styl życia, opanowanie i elegancki ubiór londyńskiego towarzystwa .

Życie za granicą : Jego małżeństwo z irlandzką kompozytorką Hope Temple wzmocniło jego kosmopolityczną tożsamość, czyniąc go jednym z najbardziej „międzynarodowych” Francuzów swoich czasów.

3. Kolekcjoner i pasjonat sztuki

Podobnie jak wielu mężczyzn jego rangi w tamtym czasie, miał wyrafinowany gust , jeśli chodzi o przedmioty sztuki.

Był żywotnie zainteresowany malarstwem i sztuką dekoracyjną. Jego estetyka muzyczna, charakteryzująca się klarownością i precyzją, znajdowała odzwierciedlenie w jego osobistym zamiłowaniu do wyrafinowanych wnętrz i starannie dobranych dzieł sztuki.

4. Człowiek posiadający władzę administracyjną

Mimo że jego działalność związana jest ze sferą muzyki, jako dyrektora instytucji (Opera Paryska, Covent Garden) w większym stopniu koncentrowała się na zarządzaniu ludźmi, polityce i finansach niż na czystej sztuce.

Musiał zarządzać ogromnymi budżetami, negocjować ze związkami zawodowymi, współpracować z ministerstwami i rozwiązywać konflikty ego między gwiazdami epoki. Był prawdziwym menedżerem i strategiem , rzadkimi umiejętnościami w świecie kreatywnym.

5. Burzliwe życie miłosne

Jego życie prywatne również było obecne w kronikach tamtych czasów. Po pierwszym małżeństwie z Edith Clouette, romans, a następnie małżeństwo z Hope Temple, a także przyjaźnie z kobietami w świecie teatru uczyniły z niego postać, której przygody śledziły gazety towarzyskie.

Podsumowując , Messager był uosobieniem światowego mężczyzny lat 1900: elegancki , dyplomatyczny, wielki podróżnik i obdarzony ciekawością intelektualną , która znacznie wykraczała poza ograniczenia fortepianu.

Muzyczna rodzina

1. Jego rodzice: burżuazja prowincjonalna

André Messager urodził się w Montluçon w regionie Allier . Jego rodzice nie należeli do zawodowego środowiska artystycznego.

Jego ojciec , Paul-Philippe Messager, był urzędnikiem skarbowym ( poborcą finansowym). Pochodził z zamożnej klasy średniej, której priorytetem była stabilność i społeczna reputacja.

Jej matka , Sophie-Clarisse Courtin: Podobnie jak wiele kobiet w jej środowisku, prawdopodobnie otrzymała wykształcenie obejmujące grę na fortepianie, ale nie zajmowała się muzyką zawodowo .

Przełom finansowy: W 1862 roku, gdy André miał zaledwie dziewięć lat, rodzina poniosła poważne straty finansowe. To nieszczęście miało decydujący wpływ na jego karierę : rodzice starali się zapewnić mu wysokiej jakości edukację za niższą cenę. Został więc wysłany do paryskiej École Niedermeyer , która oferowała stypendia uzdolnionym uczniom aspirującym do zostania muzykami kościelnymi. To właśnie ta potrzeba finansowa ukształtowała jego muzyczne przeznaczenie.

2. Jego „wybrana rodzina” i mentorzy

Ponieważ jego biologiczna rodzina nie była muzykalna, Messager zbudował sobie „rodzinę adopcyjną” w paryskich kręgach artystycznych:

Gabriel Fauré : Jest centralną postacią. Fauré był jego nauczycielem w szkole Niedermeyer, ale szybko stał się bliskim przyjacielem . Ich przyjaźń trwała całe życie. Podróżowali razem (m.in. do Bayreuth, aby odkryć Wagnera), a nawet wspólnie skomponowali Messe des pêcheurs de Villerville .

Camille Saint- Saëns : Saint-Saëns, jeden z jego nauczycieli, odgrywał rolę ojca artystycznego, przekazując mu rygorystyczne zasady klasycznej struktury i zamiłowanie do przejrzystości .

3. Jego własna rodzina: związek międzynarodowy

Messager założył rodzinę, która tym razem była mocno związana z muzyką:

Jego druga żona, Hope Temple (Dotie Davies), była bardzo znaną irlandzką kompozytorką popularnych piosenek w Anglii pod koniec XIX wieku . Ich małżeństwo w 1895 roku stworzyło prawdziwą „muzyczną parę” i znacznie ułatwiło Messagerowi integrację z brytyjskim towarzystwem .

Jego dzieci: Z tego drugiego małżeństwa miał córkę, Madeleine Messager. Choć dorastała w tym wysoce kulturalnym środowisku, nie dążyła do osiągnięcia światowej sławy, jaką zdobył jej ojciec .

Relacje z kompozytorami

Relacje André Messagera z jego współczesnymi są kluczowe dla zrozumienia muzyki francuskiej końca XIX i początku XX wieku . Messager był postacią centralną, wiernym przyjacielem i żarliwym obrońcą kompozytorów o radykalnie odmiennych stylach .

1. Gabriel Fauré : Przyjaźń na całe życie

To najgłębsza i najdłuższa relacja Messagera. Fauré był jego nauczycielem w szkole Niedermeyer , zanim został jego bliskim przyjacielem.

Współpraca twórcza : Wspólnie skomponowali Mszę rybacką z Villerville (1881) i świetnie się bawili, parodiując Wagnera w Souvenirs de Bayreuth, utworze na fortepian na cztery ręce.

Niezachwiane wsparcie: Messager często dyrygował pracami Faurégo i wspierał go w okresach artystycznej niepewności. Ich korespondencja świadczy o braterskiej miłości i nieustającym wzajemnym podziwie.

2. Claude Debussy: Szok nowoczesności

Chociaż Messager był muzykiem tradycji klasycznej, to on jako pierwszy zrozumiał rewolucyjny geniusz Debussy’ego .

Zbawiciel „Pelléasa”: W 1902 roku Messager dyrygował premierą „Pelléasa i Melizandy”. Bez jego cierpliwości i kunsztu technicznego orkiestra nigdy nie byłaby w stanie wykonać tej partytury, uważanej wówczas za „nieczytelną”.

Wzajemny podziw: Debussy, mimo że znany był z ostrej krytyki kolegów , czuł dozgonną wdzięczność dla Messagera, opisując go jako dyrygenta o niezwykłej inteligencji. Messager z kolei widział w Debussy’m przyszłość muzyki francuskiej .

3. Camille Saint-Saëns : Szacunek dla Mistrza

Saint-Saëns był drugim wielkim mistrzem Messagera .

Przekaz: To właśnie po nim Messager odziedziczył swój lęk przed nieporządkiem i zamiłowanie do przejrzystej orkiestracji.

Powiązanie instytucjonalne: Saint-Saëns często zalecał Messagerowi stanowiska kierownicze, widząc w nim administratora zdolnego utrzymać prestiż szkoły francuskiej w obliczu rosnącego wpływu niemieckiego romantyzmu.

4. Jules Massenet: Rywalizacja i szacunek

Massenet był „królem” opery w czasach, gdy Messager dominował na scenie operetkowej .

Wpływ stylistyczny: Messager prezentuje pewną melodyjną zmysłowość, podobną do tej u Masseneta, lecz z większą powściągliwością.

Rola lidera : Jako dyrektor opery Messager musiał zarządzać repertuarem Masseneta, co było delikatnym ćwiczeniem dyplomatycznym między dwoma kompozytorami, którzy cieszyli się uznaniem paryskiej publiczności.

5. Maurice Ravel i młodzi moderniści

Messager, mimo że był starszy , utrzymywał serdeczne stosunki z następnym pokoleniem .

Otwartość umysłu: Podczas gdy wielu jego współczesnych w Akademii odrzucało nowe idee, Messager pozostał ciekawy świata. Zachęcał do wprowadzania nowoczesnych partytur do najważniejszych instytucji, którymi kierował.

Zwykła elegancja : Ravel podziwiał w Messagerze precyzję złotnictwa i odrzucenie patosu, cechy, które można odnaleźć w pracach samego Ravela .

Podsumowując , Messager był „wielkim animatorem”: pozwalał geniuszom swoich czasów wyrażać się, sam pozostając twórcą szanowanym przez wszystkich, od najbardziej konserwatywnych po najbardziej radykalnych.

Podobni kompozytorzy

1. Reynaldo Hahn (1874-1947)

Jest niewątpliwie najbliższym duchowym spadkobiercą Messagera. Podobnie jak on, Hahn był człowiekiem światowym, wspaniałym dyrygentem i melodystą o niezwykłej finezji . Jego muzyka, szczególnie w operetkach takich jak Ciboulette, cechuje się tą samą klarownością , tą samą dystynkcją i tym samym odrzuceniem wulgarności, co Messager.

2. Gabriel Fauré ( 1845-1924)

Chociaż Fauré koncentrował się bardziej na muzyce kameralnej i poważnych melodiach , jest nierozerwalnie związany z Messagerem. Jego mistrzostwo harmonii i poczucie powściągliwości wywarły głęboki wpływ na Messagera. Obaj panowie łączą typowo francuską płynność melodyczną , unikającą romantycznych ozdobników.

3. Emmanuel Chabrier (1841-1894)

Messager wielce podziwiał Chabriera . Chociaż muzyka tego drugiego była bardziej żywiołowa i barwna (jak w „L’Étoile”), obaj kompozytorzy podzielali pragnienie wniesienia wielkiego technicznego wyrafinowania do gatunków uważanych za „lekkie”. Obaj udowodnili, że muzyczny humor może być erudycyjny .

4. Léo Delibes (1836-1891)

Znany ze swoich baletów („Coppélia”, „Sylvia”) i opery „Lakme” , Delibes łączy z Messagerem pokrewieństwo w podejściu do komponowania muzyki tanecznej. Messager z kolei podąża śladami Delibesa, zachwycając wdziękiem orkiestracji i wyczuciem dramatycznego rytmu.

5. Francis Poulenc (1899-1963)

Choć Poulenc należał do kolejnego pokolenia , odziedziczył „ ducha posłańca”. W jego dziełach komicznych (takich jak „Mamuśki Tyrezjasza”) czy piosenkach odnajdujemy ten typowo paryski sojusz sekretnej melancholii i błyskotliwego humoru, a wszystko to podane w niezwykle precyzyjnym stylu .

6. Karol Lecocq (1832-1918)

Lecocq stanowi krok poprzedzający Messagera w ewolucji francuskiej operetki w kierunku czegoś bardziej muzycznego. Jego dzieło „Córka pani Angot” utorowało drogę „ wyrafinowanej ” operetce , w której Messager stał się absolutnym mistrzem .

Relacje z muzykami

1. Z piosenkarzami: znaczenie dykcji

Messager miał „rzeźbiarską” relację ze swoimi wykonawcami . Nie znosił przesadnej emfazy i zbyt mocnego śpiewu, który poświęcał tekst.

Mary Garden: To niewątpliwie jego najbardziej legendarna współpraca. Messager wybrał i wyszkolił tę szkocką sopranistkę do roli Melizandy w operze Debussy’ego. Podziwiał ją za umiejętność ucieleśniania kruchości i nienaganną francuską dykcję .

Yvonne Printemps: Pod koniec swojej kariery ściśle współpracował z tą wielką gwiazdą teatru i operetki ( żoną Sachy Guitry’ego). Pisał dla niej role skrojone na miarę w „L’Amour masqué”, wykorzystując jej lekki głos i wrodzony zmysł komediowy .

Jean Périer: Baryton, który stworzył Pelléasa . Messager docenił w nim tę szkołę „śpiewu mówionego”, która sprawiała, że każda sylaba była zrozumiała, co stanowiło centralną cechę stylu Messagera.

2. Z orkiestrami: Dyscyplina przejrzystości

Messager nie był autorytarnym i porywczym przywódcą w stylu Toscaniniego, ale miał ogromne wymagania techniczne, aby osiągnąć przejrzystość dźwięku.

Orkiestra Opéra-Comique: To właśnie z tym zespołem osiągnął swoje największe sukcesy. Przekształcił tę orkiestrę, często przyzwyczajoną do rutynowego repertuaru, w falangę zdolną do grania najsubtelniejszych niuansów muzyki współczesnej (Debussy, Fauré ).

Orkiestra Société des Concerts du Conservatoire: Był jej głównym dyrygentem w latach 1908–1919 . Z nią podtrzymał tradycję francuskiej doskonałości i odbył historyczne tournée po Stanach Zjednoczonych w 1918 roku, wzmacniając prestiż francuskich muzyków po drugiej stronie Atlantyku.

szacunkiem za swoją umiejętność dyscyplinowania angielskich muzyków i wpajania im „ szyku” i lekkości niezbędnych w repertuarze francuskim .

3. Z muzykami i edukatorami

Jego wpływ objął również kształcenie przyszłych wirtuozów.

Konserwatorium Paryskie: Chociaż nie wykładał tam regularnie, tak jak Fauré, był autorytetem dla studentów . Pisał utwory konkursowe (zwłaszcza na klarnet), które do dziś służą do sprawdzania muzykalności młodych wykonawców .

Muzycy kameralni: Utrzymywał bliskie kontakty z wybitnymi instrumentalistami swoich czasów (skrzypkami, wiolonczelistami). Jego dogłębna znajomość orkiestracji uczyniła go cenionym doradcą w kwestii równowagi między solistą a zespołem.

4. Relacje z wydawcami muzycznymi

, takimi jak Heugel i Durand. Uważnie nadzorował grawerowanie swoich partytur, aby upewnić się, że jego wskazówki dotyczące niuansów i frazowania były przestrzegane co do joty, gwarantując w ten sposób, że przyszli wykonawcy nie zdradzą jego intencji .

„Messager nie prosił muzyków, aby grali głośno lub cicho, prosił ich, aby grali poprawnie, w każdym znaczeniu tego słowa: poprawnie pod względem tonu, poprawnie pod względem rytmu i poprawnie pod względem ducha”.

Relacje z postaciami innych płci

1. Sacha Guitry: wspólnik paryskiego ducha

Jedną z najważniejszych relacji pod koniec jego kariery była ta z dramatopisarzem i aktorem Sachą Guitrym.

Przyjaźń oparta na dobrym guście: Obaj mężczyźni podzielali zamiłowanie do dowcipu, elegancji i pewnego rodzaju lekkiej ironii .

Współpraca: Ich więź dała początek filmowi „L’Amour masqué” (1923). Messager, mimo że miał 70 lat , znalazł w Guitrym partnera zdolnego odnowić jego inspirację. Ta relacja opierała się na wzajemnym podziwie dla paryskiego szyku.

2. Hrabina Greffulhe: Wsparcie arystokracji

Messager był stałym bywalcem salonu hrabiny Greffulhe, jednej z najbardziej wpływowych kobiet w życiu towarzyskim i artystycznym tamtych czasów (była modelką księżnej Guermantes w powieści Prousta).

Mecenat za kulisami: Ta relacja była kluczowa dla jego roli dyrektora Opery . Hrabina, prezes Société des Grandes Auditions Musicales, wykorzystywała swoje wpływy , aby wspierać projekty Messagera, zwłaszcza jeśli chodzi o wystawianie śmiałych lub kosztownych dzieł. Była filarem jego pozycji społecznej.

3. Reżyserzy i administratorzy teatrów

Będąc dyrektorem , Messager musiał negocjować i współpracować z wysokimi rangą urzędnikami administracyjnymi, którzy nie byli zawodowymi muzykami .

Albert Carré: Dyrektor Opéra-Comique. Ich współpraca odmieniła tę instytucję. Carré zajął się inscenizacją i zarządzaniem, a Messager stroną artystyczną. Razem stworzyli znakomity duet, który narzucił nową, bardziej realistyczną i nowoczesną estetykę teatralną.

Broussan: Był współdyrektorem Messagera w Operze Paryskiej. Ich relacje przypominały relacje partnerów biznesowych, którzy musieli radzić sobie z kaprysami abonentów, budżetami państwowymi i wymogami technicznymi zabytku.

4. Autorzy i libreciści

Przygotowując libretta Messager ściśle współpracował z pisarzami.

Albert Vanloo i Georges Duval: Ci dramatopisarze byli jego stałymi współpracownikami. Messager utrzymywał z nimi bardzo precyzyjne relacje robocze , często ingerując w strukturę dramatyczną, aby tekst odpowiadał płynności jego muzyki.

Catulle Mendès : Ten wpływowy poeta i pisarz (pasierb Théophile’a Gautiera) był bliskim przyjacielem Messagera. Ich relacja ilustruje integrację Messagera z nurtem parnasizmu i symbolizmu w literaturze francuskiej .

5. Malarze i dekoratorzy

Jako dyrektor opery Messager nadzorował pracę wielu scenografów i projektantów kostiumów.

Był jednym z pierwszych, którzy zrozumieli , że opera powinna być widowiskiem totalnym. Utrzymywał bliskie relacje z artystami sztuk wizualnych swoich czasów, modernizując często zakurzone scenografie Palais Garnier, dążąc do zharmonizowania wizji wizualnej z własnymi wymogami klarowności orkiestry .

Utwory na fortepian solo

Choć sława André Messagera opiera się głównie na jego operach i dyrygenturze orkiestrowej, pozostawił po sobie kilka utworów na fortepian solo, które odzwierciedlają jego elegancję i rygorystyczne wykształcenie. Nie posiadają one transcendentnej wirtuozerii Liszta, lecz melodyczną finezję i harmoniczną klarowność jego nauczyciela , Gabriela Fauré .

Oto jego najsłynniejsze dzieła na fortepian solo:

Walc (1885): To niewątpliwie jego najsłynniejszy utwór na fortepian. Doskonale oddaje styl „Belle Époque”, z płynną gracją i bardzo wyrafinowanym, salonowym stylem pisania .

Trzy walce (1884): Zbiór krótkich utworów, w których Messager eksploruje różne niuanse walca, od błyskotliwej animacji po dyskretną melancholię.

Impromptu: Utwór ukazujący swoje klasyczne dziedzictwo, z subtelnymi modulacjami przypominającymi Impromptus Faurégo .

Caprice w tonacji Es-dur : Nieco bardziej żywy utwór, podkreślający lekkość gry i poczucie rytmu.

Pawana: Choć jest bardziej znany ze swoich nowoczesnych form tanecznych, ten utwór pokazuje jego przywiązanie do form starożytnych, odtworzonych z wrażliwością końca XIX wieku.

Warto zauważyć, że Messager napisał także wiele utworów na fortepian na cztery ręce, często o charakterze rozrywkowym lub parodystycznym, jak na przykład słynne Souvenirs de Bayreuth (napisane wspólnie z Fauré), będące humorystycznymi kadrylami na tematy wagnerowskie .

Utwory muzyki kameralnej

Konkursowe Solo na klarnet i fortepian (1899): To niewątpliwie jego najsłynniejszy i najczęściej wykonywany na świecie utwór kameralny . Napisany na egzaminy do Konserwatorium Paryskiego, wymaga wielkiej zręczności technicznej i mistrzowskiego frazowania . W ostatniej części utworu oscyluje między marzycielskim liryzmem a błyskotliwą wirtuozerią.

Utwór g – moll na obój i fortepian: Podobnie jak utwór na klarnet, utwór ten ukazuje ekspresyjny potencjał tego instrumentu. Cechuje go melodyczna elegancja, która starannie unika wszelkiej ciężkości.

Rybacka z Villerville (wersja oryginalna na mały zespół): Chociaż jest to utwór religijny napisany wspólnie z Gabrielem Fauré, jego pierwotna wersja z 1881 roku była przeznaczona na mały zespół kameralny (harmonium i skrzypce solo). Stanowi ona cenny dowód jego umiejętności komponowania na kameralne składy.

, który ukazuje bezpośredni wpływ Saint-Saënsa . To pełen charakteru, zrównoważony utwór , w którym dialog między dwoma instrumentami jest zawsze płynny i przejrzysty.

Barkarola na wiolonczelę i fortepian: Krótki i melodyjny utwór , który wykorzystuje głębokie i śpiewne brzmienie wiolonczeli, typowe dla dyskretnej melancholii , którą Messager potrafił zaszczepić w swoich kompozycjach.

Należy zauważyć , że Messager często traktował fortepianowe wersje swoich baletów i operetek jako prawdziwe dzieła salonowe, ale jego wkład w muzykę kameralną pozostaje przede wszystkim związany z jego rolą nauczyciela i członka jury w konserwatorium.

Utwory symfoniczne

1. Dwa gołębie (balet – 1886)

To jego arcydzieło na wielką orkiestrę. Choć jest to balet, partytura jest tak bogata, że często wykonuje się ją na koncertach jako suitę symfoniczną. Orkiestracja jest olśniewająca, pełna inwencji rytmicznej i zapadających w pamięć tematów melodycznych . Utwór jest uważany za jedno z najwybitniejszych dzieł XIX-wiecznej francuskiej muzyki tanecznej .

2. Isoline (Suita orkiestrowa – 1888)

Pierwotnie baśń, Messager stworzył bardzo popularną suitę symfoniczną . Zawiera ona w szczególności słynną „ Symfonię leśną ” , moment czystej poezji orkiestrowej, w którym Messager wykorzystuje przejrzyste faktury, niemal zapowiadające impresjonizm.

3. Symfonia A-dur (1875)

To wczesny utwór, napisany pod silnym wpływem swoich nauczycieli . Choć dziś rzadko wystawiany, dowodzi, że Messager doskonale opanował klasyczne formy i rozwinął rozległą tematykę, zanim poświęcił się teatrowi .

4. Rycerz kwiatów (1897)

Ten balet-pantomima zawiera wspaniałe partie symfoniczne, zwłaszcza „Walc kwiatów” i „Preludium”, które świadczą o zdolności kompozytora do tworzenia wzniosłej i eleganckiej atmosfery, bez wrażenia ciężkości.

5. Przygoda Guimarda (1900)

Kolejny balet, którego orkiestracja jest wzorem klarowności i dowcipu. Messager wykorzystuje orkiestrę z złotniczą precyzją, aby przywołać elegancję XVIII wieku – styl, który szczególnie ukochał .

6. Otwarcie „La Basoche” (1890)

Choć jest to początek opery komicznej, uwertura ta jest często wykonywana jako samodzielny utwór symfoniczny . Jest doskonałym przykładem jego stylu: solidna struktura, znakomita orkiestracja i idealna równowaga między instrumentami dętymi blaszanymi i drewnianymi.

Krótko mówiąc , jeśli szukasz „wielkiego symfonicznego posłańca”, to właśnie jego partytury baletowe są tym, czego szukasz. To właśnie tam jego geniusz orkiestracyjny wyraża się z największą swobodą .

Inne znane dzieła

1. Jego operetki i komedie liryczne

To właśnie w tym obszarze jego paryski duch jaśnieje najjaśniej. Messagerowi udało się wznieść te gatunki na nowy poziom, tworząc teksty o wyjątkowej wartości.

Véronique ( 1898 ) : Jej absolutny triumf. To archetyp eleganckiej operetki , słynącej z „ Donkey Duet ” i „Swing Duet”. Utwór ten na stałe zagościł w światowym repertuarze dzięki świeżości i finezji .

Les P’tites Michu (1897): Ogromny sukces , który opowiada historię dwóch sióstr, które stają się nie do odróżnienia po wypadku kąpielowym w dzieciństwie. Muzyka jest żywa, skoczna i pełna humoru.

Fortunio (1907): Bliższe operze komicznej, to dzieło oparte na twórczości Alfreda de Musseta jest nieskończenie poetyckie. Ukazuje bardziej lirycznego, niemal melancholijnego Posłańca, zdolnego do ukazania najdelikatniejszych uczuć miłosnych.

Monsieur Beaucaire (1919): Pierwotnie stworzona w języku angielskim, ta komedia romantyczna odniosła ogromny sukces na całym świecie, łącząc francuską elegancję z anglosaskim zamiłowaniem do wielkich historycznych eposów.

L’Amour masqué (1923): Napisane do libretta Sachy Guitry’ego dla Yvonne Printemps. Jest to dojrzałe dzieło , pełne dowcipu, które wyznacza przejście do współczesnej komedii muzycznej.

2. Jego opery komiczne

W swoich dziełach Messager wpisuje się w wielką francuską tradycję dramatu przeplatanego dialogami mówionymi .

La Basoche (1890): Dzieło historyczne, którego akcja rozgrywa się za panowania Ludwika XII. Udowodniło, że Messager potrafi komponować złożone i solidne zespoły wokalne, co przyniosło mu podziw „poważnych” kolegów.

Madame Chrysanthème ( 1893): Opera oparta na powieści Pierre’a Lotiego (o tym samym temacie , co Madame Butterfly Pucciniego), ukazująca bardziej egzotyczną i impresjonistyczną stronę talentu kompozytora.

3. Muzyka wokalna i religijna

Msza dla rybaków z Villerville (1881): Napisana wspólnie z przyjacielem Gabrielem Fauré na potrzeby akcji charytatywnej w Normandii. Jest to krótki utwór, pełen łagodnej i jasnej pobożności , daleki od tragicznego mroku.

* Melodie na głos i fortepian: Choć akompaniowane są fortepianem, są to główne utwory wokalne (takie jak „Regret d’avril” czy „Ritournelle”). Stanowią one odpowiednik arii operowych , kładąc nacisk na poetyckość tekstu i czystą linię wokalną .

Gatunek piosenki scenicznej

Messager skomponował także wiele pojedynczych melodii do rewii i sztuk teatralnych , które stały się popularnymi przebojami okresu Belle Époque, noszonymi przez największe gwiazdy bulwarów.

Odcinki i anegdoty

1. „Wojna Pellé ”

Najsłynniejszym epizodem pozostaje powstanie Peleasa i Melizandy Debussy’ego w 1902 roku. Atmosfera była elektryzująca: publiczność była wrogo nastawiona do tej nowej muzyki, a dyrektor Opéra-Comique był w konflikcie z Debussym.

Anegdota: Messager, stojąc na podium, musiał zmierzyć się z orkiestrą, która uznała partyturę za niemożliwą do zagrania. Podobno podczas prób muzycy otwarcie się śmiali. Messager , z olimpijskim spokojem, powiedział im: „Panowie, śmiejecie się, bo jeszcze nie rozumiecie. Za dziesięć lat będziecie to grać ze łzami w oczach ” . Miał rację.

2. Podróż „wagnerowska” z Fauré

Messager i Gabriel Fauré byli nierozłączni. Jako młodzi mężczyźni pojechali razem do Niemiec, aby odkryć opery Wagnera w Bayreuth.

Anegdota: Aby sfinansować podróż, grali na fortepianie w salonach. Ich bliska relacja często graniczyła jednak z farsą. Razem skomponowali „Souvenirs de Bayreuth”, kadryla na fortepian na cztery ręce, który podejmuje najbardziej tragiczne tematy Wagnera ( takie jak „Pierścień Nibelunga”) i przekształca je w rytmy polki i galopa, przypominające popularny taniec. Był to ich bardzo „ francuski ” sposób oddania hołdu niemieckiemu mistrzowi, przy jednoczesnym zachowaniu krytycznego ducha.

Swing Véronique

Tworząc operetkę „Véronique” , Messager musiał zmierzyć się z nietypowym wyzwaniem technicznym: bohaterka miała śpiewać w duecie, huśtając się jednocześnie na huśtawce .

Anegdota: Technicy teatralni obawiali się, że ruch może wpłynąć na wysokość głosu śpiewaka lub spowodować wypadek. Messager, skrupulatny w kwestii rytmu, podobno obliczył tempo utworu na podstawie naturalnego kołysania się liny, tak aby mocne uderzenia padały dokładnie w szczytowym momencie jej trajektorii. Rezultatem był „Swing Duet”, który stał się największym przebojem epoki .

4. Reżyser z aksamitną ręką

Pełniąc funkcję dyrektora Opery Paryskiej, musiał radzić sobie z kaprysami wielkich gwiazd. Pewna słynna sopranistka pewnego dnia odmówiła śpiewania, dopóki nie zmieniono jej kostiumu, który uznała za „niepochlebny” .

Anegdota: Zamiast się złościć, Messager długo komplementował jej głos, stwierdzając, że publiczność będzie tak zachwycona jej śpiewem, że zapomni nawet spojrzeć na jej ubranie. Pochlebiona tym komplementem od tak mistrzowskiej osoby , piosenkarka wyszła na scenę, nie zmieniając ani jednego szwu.

5. „Chic” pana Beaucaire’a

Messager był legendarną postacią krawieckiej elegancji . Kiedy komponował dla angielskiej publiczności „Monsieur Beaucaire”, został zaproszony na przyjęcie, gdzie ludzie byli zdumieni, widząc Francuza tak idealnie „brytyjskiego” w manierach .

Anegdota: Pewien angielski lord zapytał go, jak osiągnął taki spokój. Messager odpowiedział z właściwą sobie ironią: „To bardzo proste , Wasza Lordowska Mość: dyryguję francuskimi orkiestrami od trzydziestu lat. Po tym, jak przetrwałem nastroje paryskich muzyków, nic na świecie nie jest w stanie zakłócić mojego spokoju ” .

(Niniejszy artykuł został przygotowany przy wsparciu i udziale modelu Gemini, dużego modelu językowego (LLM) firmy Google. Jest to jedynie dokument referencyjny służący do odkrywania muzyki, której jeszcze nie znasz. Treść tego artykułu nie gwarantuje pełnej dokładności. Prosimy o weryfikację informacji w rzetelnych źródłach.)

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